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L’Ukraine sous une pluie de bombes russes au 25e jour du conflit

mars 20, 2022

Une habitante de Marioupol. Photo : Reuters

Au 25e jour de l’invasion, l’armée russe ne laisse aucun répit aux Ukrainiens, surtout à Marioupol, où une école servant d’abri aurait été bombardée, selon les autorités ukrainiennes. Un quart de la population a déjà fui la guerre pour s’établir ailleurs au pays ou à l’extérieur des frontières.

L’Organisation des Nations uniesONU confirme que 10 millions de personnes ont fui leurs foyers. De ce nombre, près de six millions seraient déplacées à l’intérieur du pays et plus de trois millions l’auraient tout simplement quitté.

« La guerre en Ukraine est si dévastatrice que 10 millions de personnes ont fui, soit déplacées à l’intérieur du pays, soit réfugiées à l’étranger.  »— Une citation de  Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés

Selon les derniers chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, plus de 900 civils ont perdu la vie et près de 1500 ont été blessés depuis le début du conflit. La plupart des morts et des blessés ont été victimes de tirs d’artillerie, de lance-roquettes et de frappes aériennes.

Implorant la communauté internationale à s’engager sincèrement pour mettre fin à cette guerre répugnante, le pape François a dénoncé les meurtres et atrocités commis en Ukraine.

« C’est un massacre insensé, chaque jour se répètent les massacres et les atrocités […] Rien ne peut justifier cela. »— Une citation de  Le pape François

Une école d’art bombardée

Les autorités ukrainiennes ont rapporté dimanche que les forces russes avaient bombardé une école d’art servant de refuge à plusieurs centaines de personnes à Marioupol, grande ville assiégée dans le sud-est de l’Ukraine. Des civils seraient coincés sous les décombres.

« Hier [samedi], les occupants russes ont largué des bombes sur l’école d’art G12 située sur la rive gauche de Marioupol, où 400 habitants de Marioupol, des femmes, des enfants et des personnes âgées, s’étaient réfugiés. »— Une citation de  Extrait d’un communiqué de la municipalité de Marioupol

Ces déclarations ne pouvaient pas être vérifiées de manière indépendante dans l’immédiat.

Jeudi, l’Ukraine avait accusé Moscou d’avoir bombardé un théâtre de la ville où s’étaient réfugiés des centaines d’habitants. Aucun bilan n’est encore disponible.

Selon Kiev, plus de 2100 civils et combattants ont été tuées à Marioupol depuis le début de l’invasion russe, le 24 février.

Les résidents de Marioupol tentent de survivre malgré les bombardements de leur ville au 24e jour de l’invasion russe de l’Ukraine. Photo : Reuters

Toujours à Marioupol, l’usine sidérurgique et métallurgique Azovstal, une des plus grandes d’Europe, a été fortement endommagée par des bombardements, selon les autorités ukrainiennes.

Les pertes économiques pour l’Ukraine sont immenses, a affirmé la députée Lesia Vasylenko, qui a publié sur son compte Twitter une vidéo montrant d’épaisses colonnes de fumée s’élevant d’un complexe industriel.

La ville de Mykolaïv, dans le sud de l’Ukraine, n’a pas été épargnée. Les raids aériens russes s’y sont succédé à un rythme rapide. Des dizaines de soldats ont été tués la veille dans une frappe contre une caserne de l’armée, selon le gouverneur de la région.

Pas moins de 200 soldats dormaient dans les baraquements, a raconté un militaire interrogé sur place, selon lequel au moins 50 corps ont été extraits. Un autre militaire a estimé qu’il pourrait y avoir eu 100 morts.

À Kiev, où semblait régner un calme précaire depuis plusieurs heures, un obus a explosé dimanche dans une cour devant un immeuble d’habitation dans le nord-ouest de la capitale, blessant au moins cinq personnes, dont deux ont été hospitalisées, selon le maire Vitali Klitschko.

L’envoyée spéciale de Radio-Canada en Ukraine, Marie-Ève Bédard, parle d’une capitale où tout peut basculer.

Plusieurs quartiers de banlieue, notamment ceux du nord-ouest de Kiev, sont soumis à des tirs nourris des forces russes, qui tentent toujours d’avancer dans la capitale. Une vingtaine de kilomètres les séparent du centre-ville.

Du côté nord-est, les Ukrainiens ont affirmé avoir repoussé les assauts des troupes russes, mais ils s’attendent à une attaque importante.

Moscou utilise de nouveau ses missiles hypersoniques

Après un premier tir samedi, l’armée russe a affirmé avoir utilisé des missiles hypersoniques en Ukraine pour le deuxième jour consécutif. Cette fois, c’était pour détruire une réserve de carburant de l’armée ukrainienne dans le sud du pays.

Une importante réserve de carburant a été détruite par des missiles de croisière « Kalibr » tirés depuis la mer Caspienne, ainsi que par des missiles balistiques hypersoniques tirés par le système aéronautique « Kinjal » depuis l’espace aérien de la Crimée, a précisé le ministère russe de la Défense.

Ces missiles appartiennent à une famille de nouvelles armes développées par la Russie et que le président Poutine qualifie d’invincibles, car censés pouvoir échapper aux systèmes de défense adverses.

Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse et Reuters

Ukraine: Kharkiv et Marioupol sous les bombes, combats à Kherson

mars 2, 2022
Des pompiers éteignent les restes d'un incendie dans un grand bâtiment presque entièrement démoli.

Les tirs russes ont détruit des infrastructures sur le campus de l’Université nationale de Kharkiv le 2 mars 2022. Photo : Reuters/Oleksandr Laphyn

La Russie poursuit son offensive contre plusieurs grandes villes d’Ukraine mercredi, dont Kharkiv, où une université et un hôpital ont notamment été visés, faisant des victimes parmi les civils.

Au septième jour de l’invasion lancée par Vladimir Poutine, une nouvelle salve de bombes s’est abattue mercredi matin sur Kharkiv, deuxième ville du pays, visant les sièges régionaux des forces de sécurité et de police, de même que l’université de cette métropole située à 50 km de la frontière russe.

Selon une estimation des services d’urgence, ces attaques ont fait au moins quatre morts et neuf blessés. Les secours précisent aussi avoir déployé 21 véhicules et 90 personnes pour éteindre des incendies en cours et prendre en charge les victimes.

« Il ne reste plus de zone à Kharkiv où un obus d’artillerie n’a pas encore frappé. »— Une citation de  Anton Guerachtchenko, conseiller du ministre de l’Intérieur ukrainien

Quelques heures plus tôt, le gouverneur de la région, Oleg Synegubov, avait estimé que les derniers tirs de missiles et barrages d’artillerie avaient tué au moins 21 personnes en plus d’en blesser 112 autres.

Des troupes aéroportées russes sont aussi débarquées à Kharkiv, a annoncé à l’aube l’armée ukrainienne, sans donner une idée de leur nombre.

Ces troupes ont attaqué un hôpital local, peut-on lire dans une publication de l’État-major ukrainien parue tôt mercredi matin sur Telegram. Un combat est en cours entre les envahisseurs et les Ukrainiens.

Des athlètes canadiens qui tiennent des drapeaux du Canada.

Au 7e jour de l’invasion de l’Ukraine, la ville de Kharkiv dans l’est a été sévèrement touchée par des bombardements. Les détails avec Marie-Eve Bégin.

Kharkiv, ville de 1,4 million d’habitants, avait déjà été bombardée au cours des derniers jours, faisant plusieurs dizaines de victimes parmi les civils.

Le dernier décompte provisoire des Nations unies affirme qu’au moins 136 civils ont été tués et que 400 autres ont été blessés depuis le début de l’assaut russe, jeudi dernier. Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU a toutefois averti que le bilan réel risque d’être nettement plus élevé.

Les autorités ukrainiennes, elles, rapportent plus de 350 morts parmi les civils, dont 14 enfants.

La Russie, pour sa part, communique très peu sur son offensive, et encore moins sur ses pertes sur le terrain. Affirmant avoir capturé des dizaines de soldats russes, le ministère de la Défense ukrainien a invité mercredi leurs mères à venir les chercher sur son territoire, à Kiev, plus précisément.

Des armes interdites et dévastatrices?

Des organisations comme Amnistie internationale et Human Rights Watch dénoncent depuis quelques jours l’emploi par l’armée russe de bombes à sous-munitions –interdites par la convention d’Oslo depuis 2010– dans les zones civiles, et évoquent des crimes de guerre, photos et vidéos à l’appui. L’usage d’armes thermobariques, extrêmement dévastatrices et très peu précises, a également été évoqué, mais n’a pas été confirmé de façon indépendante.

Calme relatif à Kiev

Dans la capitale, où les habitants qui n’ont pas fui se préparent depuis des jours à un assaut, un calme relatif règne mercredi, après des frappes la veille sur la tour de télévision, qui ont fait cinq morts.

Des photos de la société américaine d’imagerie satellitaire Maxar diffusées dans la nuit de lundi à mardi montraient un long convoi russe, composé de chars et de blindés, mais aussi de camions citernes, à environ 25 kilomètres au nord de Kiev.

Un responsable du Pentagone a cependant indiqué que la progression de ce convoi d’une soixantaine de kilomètres semblait au point mort, évoquant de possibles problèmes d’approvisionnement en nourriture et en carburant.

Le ministère ukrainien de la Défense a par ailleurs indiqué dans la nuit redouter une offensive à Kiev depuis le Bélarus, au nord, pays limitrophe de l’Ukraine qui sert d’arrière-base pour les troupes de Vladimir Poutine.

Le maire de Kiev, l’ex-boxeur Vitaly Klitschko, a fait état de combats dans la banlieue de la ville et a appelé tous les résidents de Kiev à faire preuve de résilience.

« Kiev tient et va tenir. »— Une citation de  Vitaly Klitschko, maire de KievUne femme marche avec des sacs près d'un char militaire qui semble brûlé.

Une femme marche près d’un char militaire, à Boutcha, en banlieue nord-ouest de Kiev. Photo : Reuters/Serhii Nuzhnenko

Le contrôle de Kherson revendiqué

Le ministère de la Défense russe a affirmé mercredi matin s’être emparé de la ville portuaire de Kherson, située au sud du pays, près de la péninsule de Crimée, après des combats de rue acharnés ces dernières heures.

Quelques minutes plus tôt, le maire ukrainien de la ville, Igor Kolykhaïev, avait toutefois indiqué que la localité était toujours sous contrôle ukrainien, même si les Russes étaient au port et à la gare.

Nous sommes encore l’Ukraine. Nous résistons toujours, a-t-il indiqué sur son compte Facebook, s’engageant du même coup à trouver des solutions pour rassembler les morts, pour rétablir l’électricité, le gaz, l’eau et le chauffage dans les endroits où cela a été coupé.

La ville et sa périphérie, situées au niveau de l’embouchure du fleuve Dniepr et de la mer Noire, ont subi ces dernières heures d’intenses bombardements.

La ville n’est pas tombée, nous continuons le combat, a pour sa part assuré Oleksi Arestovich, un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky, à la mi-journée mercredi.

Marioupol, autre ville stratégique et portuaire du sud, était elle aussi toujours la cible mercredi de bombardements incessants. Nous nous battons, nous n’abandonnerons pas la défense de notre patrie, a déclaré le maire de Marioupol, Vadim Boïtchenko, en direct à la télévision ukrainienne.

La veille, plus d’une centaine de personnes ont été blessées dans des tirs de l’armée russe, selon M. Boïtchenko.Un homme blessé sur une civière entouré de secouristes.

Des ambulanciers paramédicaux prennent en charge un homme blessé par un bombardement dans un quartier résidentiel de Marioupol, dans le sud-est du pays, où un hôpital de maternité a été converti pour soigner les blessés. Photo: AP/Evgeniy Maloletka

Le contrôle de Marioupol pourrait permettre aux troupes russes de rejoindre celles des séparatistes de la région du Donbass, créant ainsi un pont de la Crimée annexée jusqu’à la frontière russe. Ce gain stratégique permettrait aussi à Vladimir Poutine de bloquer l’accès à la mer d’Azov à l’Ukraine.

Selon Moscou, cette jonction entre les deux groupes serait déjà faite depuis mardi, mais cette information n’a pas été confirmée par les autorités ukrainiennes.

Le port de Berdiansk, lui, est officiellement aux mains de l’armée russe.

Radio-Canada avec les informations de Reuters, Agence France-Presse et Associated Press

L’Espagne renonce à une vente de bombes à l’Arabie Saoudite

septembre 4, 2018

Madrid – L’Espagne a renoncé à une vente de 400 bombes à guidage laser à l’Arabie saoudite, engagée dans un conflit meurtrier au Yémen, a annoncé mardi le ministère de la Défense.

Cette confirmation d’une information de la radio Cadena SER intervient après des bombardements cet été au Yémen, qui ont tué au moins 66 enfants au cours de raids en août.

Selon la Cadena SER, le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez, arrivé au pouvoir début juin, a enclenché en juillet la procédure pour annuler le contrat signé à l’été 2015 sous son prédécesseur conservateur.

Les 9,2 millions d’euros déjà payés pour 400 bombes à guidage laser vont être rendus à l’Arabie saoudite, a annoncé la radio, sans préciser quelle compagnie les avait fabriquées.

« La Défense confirme l’information diffusée par la Cadena SER », a déclaré mardi le ministère dans un courriel à l’AFP, sans plus de commentaires.

L’annonce a été faite tandis que la secrétaire d’État au Commerce Xiana Méndez, dont dépendent les contrats d’armement, recevait des ONG militant contre la vente d’armes à Ryad, dont Amnesty International, Oxfam et Greenpeace.

Le gouvernement n’a pas pris d’autres engagements concrets lors de cette réunion, a déclaré à l’AFP Lara Contreras, représentante d’Oxfam.

Au sujet de l’annulation de la vente de bombes, « c’est 1% des ventes qui se font à l’Arabie saoudite mais c’est un message clair que c’est quelque chose d’important » pour le gouvernement, a-t-elle jugé.

Ces ONG redoutaient que ces armes ne soient utilisées au Yémen, où l’Arabie saoudite est engagée dans une guerre qui a fait quelque 10.000 morts, surtout civils, et provoqué la pire crise humanitaire au monde selon l’ONU.

En août, un raid de la coalition pro-gouvernementale sous commandement saoudien a ainsi tué 51 personnes dont 40 enfants à Dahyan, dans la province de Saada, fief des rebelles Houthis dans le nord du Yémen.

Ce carnage a suscité une vague de réprobation internationale. Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé à une enquête « crédible et transparente ».

Les ONG réclament l’arrêt immédiat de toute vente à Ryad d’armes qui peuvent être utilisées dans la guerre au Yémen.

En avril, au cours de la visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane en Espagne, l’Arabie et l’Espagne avaient signé un protocole d’accord pour l’achat par Ryad de cinq corvettes (navires de guerre) pour environ 1,8 milliard d’euros.

L’Espagne a exporté pour 4,35 milliards d’euros de matériel de défense en 2017, dont 270 millions à l’Arabie saoudite, selon les données du gouvernement.

Romandie.com avec(©AFP / 04 septembre 2018 11h55)

Les bombes mortelles sur les enfants innocents

octobre 30, 2016

 

Larguées avec furie du haut des avions

Les bombes mortelles de la coalition

Sont tombées sur les écoles des enfants

Détruisant impitoyablement les bâtiments

 

Dans la fragmentation de la détonation

Au regard du champignon de poussière

Montrant ses volutes de victoire de malheur

Leurs auteurs tordaient la langue de justification

 

Devant ce triste et douloureux constat

Dans l’amoncellement mortel des amas

Des cris de colère et des larmes coulèrent

Pour dénoncer cette action de punition amère

 

Enfants, partis pour l’instruction et l’épanouissement

Ils ne reviendront plus jamais ces pauvres innocents

Auprès de leurs parents désormais inconsolables

Pour la perte chère de leur précieux trésor irremplaçable.

 

Bernard NKOUNKOU

 

Bombes de la seconde guerre mondiale neutralisées près de Paris

septembre 6, 2015

Des démineurs sont intervenus dimanche sur un chantier de la SNCF à Noisy-le-Sec, en région parisienne pour traiter des engins explosifs de la seconde Guerre mondiale. Ils ont neutralisé deux bombes et en ont fait sauter une troisième, a constaté l’AFP.

Ces trois bombes anglaises de 1000 livres étaient pourvues de charges explosives de 280 kg. L’une d’entre elles était « très détériorée et ne (pouvait) pas être transportée » en raison de son instabilité, a indiqué la préfecture de Seine-Saint-Denis, au nord-est de Paris.

Avant la mise à feu, elle a été ensevelie sous un dôme de plus de 1000 tonnes de sable pour contenir l’effet de souffle. Plus tôt, l’équipe de huit démineurs du laboratoire central de la préfecture de police de Paris (LCPP) avait excavé puis neutralisé les deux autres engins.

8000 habitants évacués
Un périmètre de sécurité de 700 m correspondant à la zone de projection d’éclat a été totalement vidé de quelque 8000 habitants dimanche matin. Quatre cents policiers ont été mobilisés pour évacuer une à une les habitations du périmètre de sécurité à partir de 06H00 du matin.

Le périmètre de sécurité mis en place autour du chantier a immédiatement été levé après la destruction de la troisième bombe permettant la reprise du trafic routier et ferroviaire. En fin d’après-midi, les habitants ont pu commencer à regagner leurs domiciles.

L’importante gare de triage de Noisy-le-Sec avait été la cible d’un bombardement allié massif en 1944 en préparation du Débarquement.

Romandie.com

Planquées par le régime de Laurent Gbagbo: 78 bombes de 7000 tonnes sécouvertes à Yamoussoukro, hier

septembre 2, 2011

78 bombes de plusieurs milliers de tonnes, c`est la stupéfiante et incroyable découverte que les Forces républicaines de Côte d`Ivoire (Frci), la Gendarmerie et la police nationales viennent de faire hier à Yamoussoukro, dans notre paisible capitale politique et administrative. Un arsenal de guerre, que dis-je, de armes de destruction massive minutieusement planquées dans l`enceinte d`un domaine privé, afin de n`éveiller aucun soupçon, par le régime de M. Laurent Gbagbo.

Des engins explosifs pesant 7000 tonnes chacun selon des sources militaires que l`ancien chef de l`Etat se proposait certainement d`utiliser dans le cadre d`une guerre éclair pour tuer, détruire, installer la ruine et le chaos. Fort heureusement, Dieu n`a pas voulu cela.

Or donc, nous n`avions pas tout vu, or donc nous avons tous minimisé l`instinct criminel de M. Laurent Gbagbo. Les Ivoiriens croyaient en effet avoir tout vu après la découverte des cargaisons entières d`armes de toutes sortes et de minutions entreposées dans le sous sol du palais présidentiel du Plateau. Des armes qui, selon l`avis de certains experts en armement, devraient coûter environ 800 milliards de Fcfa.

Après cette trouvaille, beaucoup d`encre et de salive ont coulé. Mais les Ivoiriens étaient loin de s`imaginer que celui qui utilise des armes non conventionnelles comme les orgues de Staline dans le cadre de la crise post-électorale était capable de franchir certaines limites dans sa volonté de conserver le pouvoir en anéantissant tous ceux qui contestaient son pouvoir volé dans les urnes.

Grâce à la précieuse collaboration de la population de Yamoussoukro, les Frci, la gendarmerie et la police nationales qui ont reçu récemment mission du chef de l`Etat Alasane Ouattara et du Premier ministre Guillaume Soro, dans le cadre de la grande opération de sécurisation et de protection de la population, de mener des investigations nécessaires en vue d`annihiler toutes les poches potentielles d`insécurité et de menace d`insurrection ont découvert, dans un domaine privé à Yamoussoukro, une cache d`armes singulière.

Des bombes, 78 au total pesant chacune 7000 tonnes, si l`on en croit des sources militaires. Une trouvaille qui a complètement sidéré nos hommes en uniforme pourtant habitués aux armes. Tous s`interrogeraient sur la cruauté et les desseins qui ont guidé les acquéreurs de ces engins de mort et de destruction. Comment, dans le cadre d`un conflit même armé entre frères, l`on puisse recourir à de telles armes ?
A-t-on imaginé les ravages que pouvait occasionner l`explosion d`une seule de ces bombes ?

Yamoussoukro a été transformée par Gbagbo en une poudrière sans que les populations ne le sachent. Et plus grave, la ville aurait pu être totalement soufflée par l`explosion de ces engins diaboliquement dévastateurs. Comme en 2004, Gbagbo n`aurait pas hésité pour faire pleuvoir ces bombes sur les populations des zones CNO.

On est à se demander si tous ceux qui, à la faveur de la fin des hostilités grâce aux Frci et aux Forces impartiales, réclament à cor et à cri la libération de M. Laurent Gbagbo, ont une idée de l`obscurité dans laquelle ce dernier voulait plonger le pays tout entier.

Le Nouveau Réveil par Akwaba Saint Clair

Libye : des bombes pour l’anniversaire de Kaddafi

juin 8, 2011

Le « Guide », qui a fêté ses 69 ans hier en réaffirmant qu’il ne quitterait pas le pouvoir, a reçu une pluie de bombes de la part de l’Otan en guise de cadeau d’anniversaire. Pendant ce temps, le rapprochement des Russes et des Chinois avec les rebelles du CNT se poursuivait. Comme les défections à Tripoli…

À ceux qui en doutaient – dans son entourage ou dans la coalition -, Mouammar Kaddafi a réaffirmé son acharnement à rester au pouvoir. « Malgré les bombardements, nous ne nous soumettrons jamais », a-t-il déclaré mardi dans un message audio diffusé par la télévision libyenne. La réponse de l’Otan – qui était aussi une manière de fêter les 69 ans du « Guide » (né le 7 juin 1942) – ne s’est pas fait attendre : Tripoli a connu ses plus violents bombardements depuis le début de la campagne de frappes aériennes, le 19 mars dernier.

Selon le porte-parole du régime, Moussa Ibrahim, « l’Otan a mené une attaque haineuse sur Tripoli qu’il a frappée avec plus de 60 bombes », faisant « 31 morts » et « des dizaines de blessés ». « Je suis à proximité des bombardements mais je résiste toujours », avait assuré Kaddafi dans son message, tout en appelant « le peuple à résister ».

Aïcha Kaddafi porte plainte contre l’Otan

Mais les moyens d’action du « Guide » paraissent plus limités que jamais. Sa fille, Aïcha (qui serait réfugiée en Algérie), a tenté une contre-attaque judiciaire en portant plainte mardi contre l’Otan, à Bruxelles et à Paris, pour « crimes de guerre ». En cause : le raid qui, le 30 avril, avait tué le plus jeune fils et trois petits-enfants du dirigeant libyen à Tripoli. Mais cette manœuvre juridique ne cache pas l’essentiel : le régime a perdu la main sur le terrain des opérations militaires.

« Nous continuons à faire pression sur le régime en limitant la capacité de Kaddafi à donner des ordres à travers ses centres de commandement », a expliqué un porte-parole de l’Otan, Mike Bracken. La résidence du colonel dans le centre de Tripoli, ainsi que la banlieue de Tajoura (est) et la route de l’aéroport au sud de la capitale, sont particulièrement visés par les bombardements. Quant au vaste complexe résidentiel du dirigeant libyen, ce n’est plus désormais qu’un tas de ruines et de gravats fumants.

La pression diplomatique est également très forte. « Kaddafi doit quitter le pouvoir et le rendre aux Libyens, et la pression ne fera que s’intensifier jusqu’à ce qu’il le fasse », a déclaré Barack Obama, qui a assuré voir une « tendance inexorable » se dessiner pour le départ du colonel Kaddafi.

Kaddafi « ne peut plus diriger la Libye »

« Quoi qu’il arrive, il y aura une solution négociée, même avec le temps. Dans tous les cas, Kaddafi ne peut plus diriger la Libye. Son départ devient une nécessité », a estimé de son côté le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, qui préside un comité de chefs d’État de l’Union africaine (UA) chargé de trouver une solution négociée au conflit libyen.

Du côté de la Russie et de la Chine, si l’on maintient officiellement une volonté de jouer les médiateurs aux côtés de l’UA, les choses bougent en faveur des rebelles du Conseil national de transition (CNT). Après que Pékin a décidé, quelques jours plus tôt, de s’impliquer dans la résolution du conflit en prenant bouche avec les insurgés, un émissaire russe s’est rendu pour la première fois à Benghazi, mardi, pour « faciliter le dialogue entre les deux camps ». Et surtout pour officialiser la nouvelle position de Moscou, longtemps proche de Tripoli. « Nous croyons que Kaddafi a perdu sa légitimité dès la première balle qui a tué un innocent », a déclaré l’envoyé spécial du Kremlin, Mikhaïl Marguelov.

Sentant ses derniers soutiens le lâcher, Tripoli a envoyé mardi le chef de la diplomatie libyenne, Abdelati al-Obeïdi, en Chine pour évoquer une solution politique et tenter d’empêcher un rapprochement entre Pékin et les rebelles. Mais les diplomates chinois étaient déjà en train d’arriver à Benghazi pour y rencontrer des membres du CNT…

Peau de chagrin

Le royaume de Kaddafi se rétrécit comme une peau de chagrin. L’isolement complet du « Guide » se traduit aussi au plan intérieur par des défections en série. Dernière en date : celle du ministre du Travail, Al Amin Manfur, qui a annoncé son soutien à la rébellion alors qu’il était en déplacement à Genève.

Dans ce contexte, l’envoyé spécial de l’ONU Adbel-Ilah al-Khatib est arrivé à Tripoli pour une visite qui n’avait pas été annoncée. Objectif : rapprocher les parties en faveur d’un cessez-le-feu que Mouammar Kaddafi n’a jamais appliqué concrètement sur le terrain. L’UA est aussi engagée depuis des semaines dans des efforts de médiation bien accueillis par le « Guide » mais systématiquement rejetés par la rébellion, qui refuse toute discussion avant le départ du dirigeant.

Sur le plan humanitaire, la situation de la Libye se détériore de plus en plus. Quelque 6 850 réfugiés fuyant les violences en Libye ont franchi la frontière tunisienne entre lundi et mardi matin, selon les autorités tunisiennes. Depuis le début le 15 février de l’insurrection, entre « 10 000 et 15 000 » personnes sont mortes et 890 000 ont pris la fuite, selon l’ONU.

Jeuneafrique.com avec AFP