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Royaume-Uni : pourquoi les jours de Boris Johnson au 10 Downing Street sont comptés

janvier 16, 2022

Confronté à de multiples accusations portant sur le non-respect des règles du confinement au 10 Downing Street en 2020, Boris Johnson vacille malgré des excuses présentées mercredi au Parlement. Le Premier ministre est contesté par l’opposition travailliste et par des députés de son propre camp, où des Tories veulent organiser un vote de défiance pour le faire démissionner.

Bientôt la sortie pour le principal artisan du Brexit ? Boris Johnson est dans la tourmente depuis plusieurs semaines, à la suite de multiples affaires révélées par la presse britannique concernant le non-respect des règles du confinement au 10 Downing Street au printemps et à l’hiver 2020.

Dernière en date : des pots ont été organisés chaque vendredi à Downing Street pendant le confinement, a affirmé samedi 15 janvier le journal The Mirror. Photos à l’appui, le tabloïd explique que « tout au long de la pandémie, le personnel de Downing Street a organisé des ‘vendredis du vin’, Boris Johnson assistant régulièrement à ces rencontres. (…) Le Premier ministre encourageait ses collaborateurs à ‘se défouler’ malgré l’interdiction de se réunir à l’intérieur, conformément aux règles de confinement. » Et d’ajouter que ces « apéros du vendredi » étaient « programmés dans les agendas électroniques d’une cinquantaine d’employés du N° 10, entre 16 h et 19 h chaque semaine ».

Cette affaire, qui finit de fragiliser Boris Johnson, vient ponctuer un mois de révélations ayant constamment mis le Premier ministre sur le devant de la scène : la presse britannique a d’abord révélé et s’est indignée de la tenue d’une fête clandestine au 10 Downing Street en décembre 2020, au moment où les Britanniques étaient soumis à des restrictions sanitaires. Boris Johnson, qui a alors affirmé ne pas avoir été présent à cette fête, a promis des sanctions.

Une semaine plus tard, The Guardian et The Independent ont révélé que « Boris Johnson s’est joint au personnel du N° 10 pour une fête à Downing Street » en mai 2020, lors du premier confinement au Royaume-Uni. « Il s’agissait de réunions de personnes au travail parlant du travail », a justifié le Premier ministre quelques jours plus tard. 

Mais c’est la chaîne ITV qui a mis le feu aux poudres en révélant, le 10 janvier, que l’invitation à cette fête – intitulée « Apportez votre alcool » – a été envoyée « par courriel à une centaine de personnes par le secrétaire personnel de Boris Johnson, Martin Reynolds, et la fête a rassemblé une quarantaine de convives, dont le chef du gouvernement ».

« Politiquement, le Premier ministre est un mort-vivant »

Le « Partygate » a valu à Boris Johnson de présenter « du fond du cœur » ses excuses, mercredi, à la Chambre des communes, affirmant au sujet de la garden party de mai 2020 : « Je croyais implicitement que c’était un événement professionnel. »

L’opposition travailliste lui a répondu qu’il fallait qu’il démissionne. « La fête est finie, Boris Johnson », a lancé le chef de file du Labour, Keir Starmer. « Après des mois de tromperie, (voici) le spectacle pathétique d’un homme qui est arrivé au bout du chemin. Sa défense – il ne s’est pas rendu compte qu’il était à une fête – est tellement ridicule qu’elle est insultante pour le peuple britannique. »

The party is over @BorisJohnson.

Resign.— Keir Starmer (@Keir_Starmer) January 12, 2022

Face aux appels à sa démission, Boris Johnson a expliqué qu’il n’était pas en mesure d’anticiper les résultats de l’enquête interne menée par Sue Gray, secrétaire permanente du Cabinet Office, sur plusieurs événements organisés au 10 Downing Street pendant les périodes de confinement.

Cette enquête va durer au moins plusieurs semaines. « Il ne s’agit pas d’une enquête parlementaire formelle, d’une enquête menée par un juge (…), donc ce (ne sera) pas le dernier mot », estime auprès de Sky News Catherine Haddon, chargée de mission à l’Institute for Government. « Toutefois, le rapport pourrait contenir des éléments si explosifs et si accablants qu’ils provoqueraient une crise politique pour le Premier ministre. Il devra alors (…) obtenir suffisamment de soutien pour rester à la tête du pays. »

Et les soutiens se font rares actuellement pour Boris Johnson. Sa fin pourrait être précipitée avant même les conclusions de l’enquête de Sue Gray, tant certains députés de son propre camp politique semblent souhaiter sa démission. « Il me semble, j’en ai peur, que politiquement, le Premier ministre soit un mort-vivant », a déclaré le député conservateur Sir Roger Gale.

D’autres, comme le député conservateur William Wragg, considèrent que la position de Boris Johnson est « intenable ». « Il revient au Parti conservateur, si ce n’est au Premier ministre lui-même, de prendre cette décision », a aussi déclaré sur la BBC celui qui est le vice-président du Comité 1922. 

C’est d’ailleurs ce puissant comité, en charge de l’organisation parlementaire du Parti conservateur, qui pourrait pousser le Premier ministre à la démission. Plusieurs députés Tories ont déjà envoyé une lettre de défiance au Comité 1922, et il en faut au total 54 – soit 15 % des membres du groupe conservateur au Parlement – pour déclencher un vote de défiance qui conduirait probablement Boris Johnson à la démission.

Rishi Sunak et Liz Truss évoqués pour succéder à Boris Johnson

Cette situation de plus en plus tendue au sein du camp conservateur indique au moins que le Premier ministre est tombé « en disgrâce » vis-à-vis de ses pairs, comme l’explique à RFI Sophie Loussouarn, docteure spécialiste de l’histoire politique du Royaume-Uni : « Boris Johnson connaît la disgrâce après avoir gagné une majorité de 80 sièges à la Chambre des communes lors des dernières élections législatives, c’est-à-dire la plus grande victoire pour les conservateurs depuis 1987. (…) Ce soulèvement est une humiliation pour (lui), qui a perdu la confiance d’une partie de ses députés ».

Dans sa situation actuelle, Boris Johnson est sur un siège éjectable et les conversations pour lui succéder à la tête des Tories ont démarré bien avant les accusations qu’il affronte depuis des semaines, comme l’indiquait en décembre dernier The Independent.

Deux noms reviennent avec insistance pour briguer le poste de Premier ministre : le chancelier de l’Échiquier – le ministre chargé des Finances et du Trésor – Rishi Sunak et la ministre des Affaires étrangères Liz Truss, « l’un des ministres les plus expérimentés (du gouvernement) Johnson » selon Politico.

I’ve been on a visit all day today continuing work on our #PlanForJobs as well as meeting MPs to discuss the energy situation.

The PM was right to apologise and I support his request for patience while Sue Gray carries out her enquiry.— Rishi Sunak (@RishiSunak) January 12, 2022

Absent à la Chambre des communes mercredi lorsque Boris Johnson a présenté ses excuses, Rishi Sunak est soupçonné par plusieurs médias britanniques de prendre ses distances avec le Premier ministre en lui ayant apporté un soutien timoré dans un tweet : « (Boris Johnson) a bien fait de présenter ses excuses et je soutiens sa demande de faire preuve de patience; »

Dans l’immédiat, Boris Johnson entend s’attaquer à la « culture sous-jacente » à Downing Street ayant permis des fêtes pendant des périodes de confinement. Selon le Sunday Times, le Premier ministre va bientôt annoncer des mesures « pour sauver son poste », parmi lesquelles l’interdiction de l’alcool dans les bureaux du 10 Downing Street. Dont il reste pour le moment le locataire, même dans la tourmente.

Avec France24 par Jean-Luc Mounier

Grande-Bretagne: Boris Johnson en position précaire après une défaite lors d’une élection partielle

décembre 17, 2021
Helen Morgan s'apprête à crever un ballon sur lequel est écrit : « Boris Bubble ».

La libérale-démocrate Helen Morgan, au lendemain de sa victoire dans le North Shropshire, avec 47 % des suffrages PHOTO : GETTY IMAGES / CHRISTOPHER FURLONG

Accusé d’avoir participé à des fêtes en plein confinement, défié par son propre camp au Parlement et maintenant fragilisé par une défaite électorale de son Parti conservateur, le premier ministre britannique Boris Johnson se retrouve vendredi en position précaire.

La fin de l’année tourne au cauchemar pour le dirigeant conservateur, deux ans après sa victoire électorale historique sur la promesse de réaliser le Brexit. Il voit désormais les scandales s’accumuler, l’inflation s’envoler et les contaminations au coronavirus s’emballer de manière spectaculaire, chamboulant les plans de Noël des Britanniques.

Jeudi, une élection partielle dans le North Shropshire, circonscription très rurale du centre de l’Angleterre acquise de longue date aux conservateurs, a été remportée par les libéraux-démocrates avec 47 % des suffrages.

Les électeurs ont exprimé clairement à Boris Johnson que la fête est finie, a lancé la gagnante Helen Morgan, après l’annonce de sa victoire. Votre gouvernement, dirigé par des mensonges et des fanfaronnades, devra rendre des comptes, a-t-elle prévenu.

Ce camouflet pour le dirigeant de 57 ans reflète, de l’aveu même des conservateurs, une exaspération populaire.

« Les électeurs du North Shropshire en ont eu marre. Je pense qu’ils voulaient nous envoyer un message et […] nous l’avons bien entendu. »— Une citation de  Oliver Dowden, président du Parti conservateur, en entrevue à SkyNews

Pour le quotidien conservateur The Telegraph, la défaite du Parti conservateur dans une circonscription qu’il tenait depuis près de 200 ans est une humiliation pour le premier ministre.

L’effondrement calamiteux du soutien aux conservateurs […] va effrayer de nombreux députés conservateurs et risque de susciter des questions à propos de l’avenir de Johnson, note le quotidien de gauche The Guardian.

L’hypothèse d’un vote de défiance contre lui au sein du parti, qui aboutirait à le remplacer à la tête de l’exécutif, n’est plus taboue, même si peu d’élus ont pour l’instant indiqué soutenir une telle démarche.

Les noms des ministres des Affaires étrangères Liz Truss et des Finances Rishi Sunak circulent déjà pour le remplacer. Car ce revers électoral s’ajoute à une série de scandales.Boris Johnson sort de Downing Street par l'arrière de la bâtisse.

Le premier ministre Boris Johnson, qui quitte Downing Street par une porte arrière, s’est fait discret vendredi, au lendemain de la défaite dans le North Shropshire. Photo: Reuters/Toby Melville

Scandales, fronde et crise de confiance

La révélation d’événements festifs à Downing Street à l’hiver 2020, alors que les Britanniques étaient soumis à de fortes restrictions pour lutter contre la pandémie, a fait chuter sa popularité.

Même l’archevêque de Canterbury, Justin Welby, s’est dit déçu, appelant chacun à respecter les règles.

S’y est ajoutée jeudi la révélation par les journaux The Guardian et The Independant d’une apparition de Boris Johnson à un pot à Downing Street le 15 mai 2020, malgré les restrictions sanitaires.

Oliver Dowden a déclaré vendredi qu’il s’agissait d’une réunion qui s’était tenue dans un jardin, pour limiter les risques de transmission de la COVID-19. Je pense que c’était parfaitement approprié et raisonnable, a-t-il affirmé.

Ces affaires tombent au plus mal pour M. Johnson, au moment où le Royaume-Uni est soumis, selon ses termes, à un raz-de-marée de contaminations dues au variant Omicron du coronavirus dans un pays qui déplore près de 147 000 morts.

Sa crédibilité fragilisée, il a peiné mardi au Parlement à faire accepter de nouvelles restrictions contre la COVID-19 : 99 députés de son camp ont voté contre l’instauration d’un passeport sanitaire pour les grands événements, jugée liberticide, mesure finalement adoptée grâce aux voix de l’opposition travailliste.

À l’échelle du parti, seule l’ancienne première ministre Theresa May avait connu pire depuis la Seconde Guerre mondiale.

Pour le Daily Mail, Boris Johnson vit un cauchemar avant Noël et la défaite révèle le niveau élevé de fureur publique contre le premier ministre.

Le député conservateur Roger Gale a estimé que Boris Johnson doit prouver qu’il est à même de diriger le pays s’il veut garder son poste.

Le Parti conservateur a la réputation de ne pas faire de prisonniers. Si le premier ministre échoue, le premier ministre s’en va, a-t-il déclaré vendredi sur la BBC. Et de rappeler que Boris Johnson est lui-même arrivé au pouvoir après que Theresa May en a été chassée par son camp.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Grande-Bretagne: Boris Johnson ciblé par de nouvelles attaques de son ex-conseiller

juillet 20, 2021
Boris Johnson cible par de nouvelles attaques de son ex-conseiller
Boris Johnson ciblé par de nouvelles attaques de son ex-conseiller© AFP/Archives/Tolga Akmen

L’ancien conseiller de Boris Johnson, Dominic Cummings, s’est livré à une nouvelle charge contre le Premier ministre britannique, affirmant que le chef du gouvernement conservateur s’était montré réticent à ordonner un deuxième confinement car ceux qui mouraient avaient plus de 80 ans.

Après avoir longuement étrillé Boris Johnson sur son blog, sur Twitter et pendant sept heures d’audition devant une commission parlementaire il y a deux mois, Dominic Cummings, qui a quitté Downing Street à l’automne dernier sur fond de luttes internes, a accordé une longue interview à la BBC, diffusée mardi soir.

Dans un extrait de l’interview publié avant sa diffusion, Dominic Cummings affirme qu’à l’automne dernier, Boris Johnson résistait à l’avis des scientifiques et de l’opposition travailliste d’ordonner un deuxième confinement car il estimait que « les confinements ne fonctionnent pas » et que « les gens qui meurent sont tous essentiellement âgés de plus de 80 ans et on ne peut pas tuer l’économie juste parce que des gens meurent à plus de 80 ans ».

L’ex-conseiller cite à l’appui des messages de son ancien patron sur WhatsApp, dans lesquels celui-ci affirmait le 15 octobre dernier que l’âge médian des victimes du Covid, « 82-81 ans pour les hommes, 85 ans pour les femmes », était « au-dessus de l’espérance de vie ».

Boris Johnson finira pas ordonner un deuxième confinement d’un mois en novembre, puis un troisième de plusieurs mois en janvier, en raison d’une explosion des cas due au variant Alpha.

L’essentiel des dernières restrictions a été levé lundi en Angleterre, obligation du port du masque y compris, malgré la reprise en flèche des l’épidémie, en raison du variant Delta, hautement contagieux.

Le gouvernement met en avant le succès de la campagne de vaccination (près de 69 % des adultes sont totalement vaccinés) au Royaume-Uni, qui avec plus de 128.700 morts figure parmi les pays les plus durement touchés par la pandémie en Europe.

« Difficile d’imaginer pire »

Sur les ondes de la BBC, le secrétaire d’Etat aux Entreprises Paul Scully a contesté l’accusation selon laquelle Boris Johnson aurait été prêt à sacrifier les plus de 80 ans pour préserver l’économie, soulignant que « le Premier ministre a eu de très difficiles décisions à prendre ».

Selon Dominic Cummings, Boris Johnson voulait le 18 mars 2020, cinq jours avant le premier confinement, aller voir la reine Elizabeth II comme chaque semaine, alors que le gouvernement recommandait d’éviter les contacts avec les personnes âgées.

« Je lui ai dit, +il y a des gens dans ce bureau qui s’isolent, vous avez peut-être le coronavirus, j’ai peut-être le coronavirus, vous ne pouvez pas aller voir la reine+ », a déclaré Dominic Cummings.

« J’ai dit, +si vous lui donnez le coronavirus et qu’elle meure, qu’est-ce que vous… vous ne pouvez pas faire ça, vous ne pouvez pas prendre ce risque, c’est complètement fou+ », a-t-il poursuivi, avant d’expliquer que Boris Johnson avait alors renoncé.

Downing Street a démenti auprès de la BBC l’existence de cette scène et affirmé que « depuis le début de la pandémie, le Premier ministre a pris les mesures nécessaires pour protéger des vies » en « s’appuyant sur les meilleurs avis scientifiques ».

Sur Twitter, l’un des responsables de l’opposition travailliste, Richard Burgon, a dénoncé de « nouvelles révélations choquantes au sujet de l’attitude épouvantable du Premier ministre » face à la crise sanitaire. Il a appelé à ce que l’enquête publique sur la gestion de la pandémie, prévue en 2022, commence « immédiatement ».

« Difficile d’imaginer avoir pire Premier ministre que Boris Johnson pendant une pandémie », a quant à lui tweeté le député travailliste David Lammy.

Par Le Point avec AFP

Covid-19: Johnson forcé de s’isoler à veille de la levée des restrictions en Angleterre

juillet 18, 2021
Covid-19: Johnson force de s'isoler a veille de la levee des restrictions en Angleterre
Covid-19: Johnson forcé de s’isoler à veille de la levée des restrictions en Angleterre© POOL/AFP/Archives/David Rose

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, cas contact et à l’isolement, a appelé dimanche à la « prudence » à la veille de la levée des restrictions liées à la pandémie en Angleterre, en pleine flambée des contaminations.

Le Covid-19 a fait plus de 128.600 morts au Royaume-Uni où les contaminations montent en flèche depuis des semaines, avec au total plus de 585.000 cas recensés depuis le 1er juillet. Le pays est le plus touché en Europe en nombre de cas, dépassant le seuil des 50.000 nouvelles contaminations quotidiennes vendredi et samedi.

Boris Johnson a malgré tout assuré dimanche que c’était le « bon moment » pour procéder à cette étape majeure du déconfinement, rebaptisé « Jour de la liberté », tout en appelant la population à la vigilance.

« S’il vous plaît, soyez prudents », a-t-il plaidé dans une vidéo postée sur son compte Twitter dans laquelle il souligne l' »extrême contagiosité » du variant Delta du virus.

Le Premier ministre est contraint de s’isoler jusqu’au 26 juillet après avoir été en contact avec le ministre de la Santé Sajid Javid, qui a annoncé samedi être positif au Covid-19.

Boris Johnson « continuera à mener des réunions avec les ministres à distance », depuis Chequers, la résidence de campagne des chefs de gouvernement, au nord-ouest de Londres, a indiqué le porte-parole de Downing Street.

Ce porte-parole avait indiqué dans un premier temps que Boris Johnson et son ministre des Finances Rishi Sunak, également cas contact, échapperaient à un isolement complet en raison de leur participation à un « programme pilote de dépistages quotidiens » qui « leur permet de continuer à travailler depuis Downing Street ».

Toutefois, devant l’indignation provoquée par cette annonce, l’opposition dénonçant un gouvernement « au dessus des lois », Downing Street est revenu en arrière et a finalement annoncé que les deux hommes observeront bien leur période d’isolement.

Keir Starmer, chef du Parti travailliste, a dénoncé sur Twitter un gouvernement en plein « chaos », envoyant des messages contradictoires à la veille de la levée de presque toutes les restrictions restantes en Angleterre, y compris l’obligation de porter le masque ou la distanciation sociale.

Boris Johnson justifie cette étape par le succès d’une campagne de vaccination menée tambour battant depuis décembre – plus de deux tiers des adultes entièrement vaccinés – qui a « fortement affaibli » selon lui le lien entre maladie, hospitalisations et décès, permettant au système public de santé de faire face. Il y a actuellement quelque 550 malades du Covid-19 en soins intensifs contre plus de 4.000 au pic de la seconde vague, en janvier.

A partir de lundi, le télétravail ne sera plus la norme. Les salles de spectacle et les stades rouvriront à pleine capacité, les discothèques pourront de nouveau accueillir du public, le service au bar sera de nouveau possible dans les pubs et le nombre de personnes autorisées à se rassembler ne sera plus limité.

Le masque ne sera plus obligatoire mais recommandé dans les transports et magasins.

« Saper les efforts »

Ce grand relâchement est jugé « imprudent » par l’opposition travailliste, face à la montée des contaminations dues au variant Delta, particulièrement contagieux. Le nombre de contaminations quotidiennes pourrait atteindre 100.000 d’ici quelques semaines, de l’aveu même du ministre de la Santé.

Un groupe d’influents scientifiques internationaux a ainsi appelé vendredi le gouvernement à revenir sur sa décision qui « risque de saper les efforts de contrôle de la pandémie non seulement au Royaume-Uni, mais également dans d’autres pays ».

Outre les personnes contaminées, des millions de personnes, cas contact, ont été priées de rester chez elles pendant dix jours.

La pression des milieux économiques monte pour que l’application utilisée par le service public de santé soit révisée en raison du grand nombre de gens contactés, qui fait craindre des pénuries de personnel empêchant certains services de fonctionner. Samedi, une ligne du métro de Londres a dû ainsi être interrompue, faute de personnel suffisant dans la salle de contrôle.

Aux frontières, un assouplissement entre en vigueur lundi pour certaines destinations.

Les personnes entièrement vaccinées au Royaume-Uni et venant de pays classés « orange », parmi lesquels de nombreuses destinations touristiques comme l’Italie ou l’Espagne, n’auront plus besoin d’observer de quarantaine à leur arrivée en Angleterre.

Les arrivées de France devront elles continuer à observer une quarantaine en raison de la « présence persistante » de cas du variant Beta, qui inquiète le gouvernement en raison de sa résistance au vaccin AstraZeneca, massivement utilisé au Royaume-Uni.

Par Le Point avec AFP

Covid-19: l’Angleterre repousse de quatre semaines la levée des dernières restrictions

juin 14, 2021

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, a préféré repousser d’un mois la réouverture totale prévue le 21 juin en raison d’une poussée de cas liée au variant Delta, initialement apparu en Inde.

Le variant indien (ou Delta) a fait dérayer le calendrier. Boris Johnson a annoncé lundi soir le report des dernières restrictions liées au coronavirus, ce « Freedom Day » (jour de la liberté) comme on l’appelle ici. Ce retour à la normale était prévu pour le 21 juin. L’échéance est repoussée d’un mois, soit au 19 juillet.

Le premier ministre a finalement écouté ses conseillers scientifiques, qui s’alarment de la rapidité de propagation de cette mutation « indienne », 60 % plus contagieuse que le variant anglais (ou Alpha). Alors que les chiffres de contamination étaient descendus très bas, ils sont remontés à plus de 7000 cas par jour. Dimanche, en marge du G7, le premier ministre a confié que la situation était « très préoccupante » et que les « niveaux d’hospitalisation augmentaient ». Il a toutefois reconnu ne pas savoir « dans quelle mesure cela allait se traduire par une surmortalité ». BoJo veut « sauver des milliers de vies » en permettant à plus de personnes d’être vaccinées avant de tout relâcher. Il s’est dit confiant sur le fait que ce report serait le dernier.

Certes, la vie quotidienne a déjà repris un cours très normal, avec les relâchements successifs opérés depuis la fin d’un long et strict confinement hivernal. Pubs, restaurants, magasins et clubs de sport sont ouverts et le port du masque dans la rue n’a jamais été obligatoire. Mais le 21 juin, les dernières mesures de « distanciation sociale » devaient être levées. Les salles de spectacle devaient pouvoir opérer à pleine capacité, les mariages et les rassemblements se tenir sans limites, les pubs assurer le service au bar et les discothèques rouvrir.

Accélérer les vaccinations

Plus de 41,5 millions de personnes – soit près de 79 % de la population adulte -, ont reçu une première dose de vaccin et 29,8 millions de personnes – soit 56,6 % des adultes – ont été doublement vaccinées. Le secrétaire d’État à la Santé, Edward Argar, a estimé que la situation serait plus rassurante quand 10 millions de personnes supplémentaires auront reçu deux doses de vaccin, avec une protection passant de 33 % à 81 %. « On ne peut pas avoir une approche zéro Covid, on doit vivre avec, et pour cela, la vaccination est la clé », a-t-il dit, se félicitant qu’elle ait permis de « couper le lien » entre la maladie et les hospitalisations ou les décès.

De nombreux députés conservateurs et les milieux économiques reprochent justement au gouvernement de ne pas tenir compte de ce « lien coupé » entre la circulation du virus et les cas graves ou mortels. De faire comme si une grande partie de la population, dont la totalité des personnes les plus fragiles, n’était pas déjà vaccinée. Les critiques viennent des durs du Covid Recovery Group comme Steve Baker, mais aussi de personnalités plus modérées. Ancien ministre de la Santé, Stephen Hammond trouve ainsi « extraordinaire que l’on ait plus de restrictions en place maintenant que lorsque l’on n’avait pas de vaccin ».

Les milieux d’affaires s’inquiètent de la tournure des choses, avec un Royaume-Uni que le succès de sa campagne de vaccination avait fait prendre de l’avance sur le continent et qui pourrait finalement se retrouver à la traîne pour la réouverture totale. L’ancienne première ministre Theresa May a mené une charge contre la frilosité dans l’ouverture des frontières, si coûteuse pour l’économie. « Si à chaque fois qu’arrive un nouveau variant, les ministres s’affolent, nous ne voyagerons jamais » a-t-elle dit. Évoquant le grand slogan de Boris Johnson, elle a constaté que pour le moment, le « Global Britain » était bien fermé…

Avec Le Figaro par Arnaud De Lagrange Correspondant à Londres

Grande-Bretagne: Une dure semaine et un mariage pour le premier ministre Boris Johnson

mai 30, 2021

LONDRES — Le premier ministre britannique Boris Johnson a épousé sa fiancée, Carrie Symonds, lors d’une petite cérémonie privée qui s’est déroulée à la fin d’une semaine tumultueuse au cours de laquelle un ancien haut fonctionnaire a déclaré qu’il n’était pas apte à occuper ses fonctions.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le couple s’est marié samedi à la cathédrale catholique romaine de Westminster devant un petit groupe d’amis et de membres de la famille, a déclaré dimanche le bureau de Boris Johnson, confirmant les informations d’articles de journaux publiés dans la nuit. Des photos prises après la cérémonie dans le jardin de la résidence du premier ministre montraient Carrie Symonds portant une longue robe blanche et un bandeau fleuri. Boris Johnson portait un costume noir.

«Le Premier ministre et Mme Symonds se sont mariés hier après-midi lors d’une petite cérémonie à la cathédrale de Westminster», a déclaré Downing Street. «Le couple célébrera son mariage avec la famille et les amis l’été prochain.»

Le couple aurait envoyé des cartes d’invitation à la famille et aux amis pour une célébration le 30 juillet 2022. Sous les restrictions actuelles liées à la pandémie, pas plus de 30 personnes peuvent assister à un mariage.

Boris Johnson, 56 ans, et Carrie Symonds, une employée du Parti conservateur de 33 ans et militante pour l’environnement, ont annoncé leur engagement en février 2020. Leur fils, Wilfred, est né en avril de l’année dernière.

Le mariage est le troisième de Boris Johnson. Il a au moins cinq autres enfants issus de relations antérieures.

Les mariages précédents de Boris Johnson ne l’empêchent pas d’avoir un mariage catholique parce qu’ils n’avaient pas eu lieu dans l’Église catholique, a déclaré Matt Chinery, un avocat ecclésiastique et canoniste, à Times Radio.

«Aux yeux de l’Église catholique, Boris Johnson s’est réveillé la semaine dernière en tant que personne qui n’était pas mariée et qui n’avait jamais été mariée et qui était donc libre de se marier dans la cathédrale ce week-end», a-t-il déclaré.

Boris Johnson a été baptisé dans l’Église catholique, mais il a été confirmé comme membre de l’Église d’Angleterre à l’adolescence.

Le dernier premier ministre britannique à se marier en fonction était Lord Liverpool en 1822.

Semaine politique difficile pour Boris Johnson

Son ancien conseiller principal, Dominic Cummings, a déclaré mercredi aux législateurs que Boris Johnson avait gâché la réponse du gouvernement à la pandémie de coronavirus et a déclaré qu’il était «inapte à l’emploi».

La Grande-Bretagne a le plus grand nombre de décès liés au coronavirus en Europe, avec plus de 128 000 personnes, mais elle a également produit l’un des programmes de vaccination les plus réussis au monde, inoculant 74% de ses adultes. Les décès quotidiens ont chuté sous la barre de la dizaine ces derniers temps, comparativement à plus de 1 800 par jour en janvier.

Vendredi, un conseiller en éthique du gouvernement a publié ses conclusions très attendues sur le scandale du «cash contre rideaux» dans lequel Boris Johnson a été critiqué pour ne pas avoir révélé qu’un riche donateur du Parti conservateur avait payé pour la redécoration de la résidence officielle du premier ministre à Londres. Bien que Boris Johnson ait par la suite réglé la facture, l’enquête a révélé qu’il avait agi «imprudemment» en effectuant les travaux sans savoir d’où provenait l’argent.

Le parti travailliste d’opposition n’a laissé à Boris Johnson aucun espace pour une lune de miel.  Le député  travailliste, Jon Trickett, a même suggéré que le mariage du week-end était «un bon moyen d’enterrer les mauvaises nouvelles de cette semaine».

Avec Danica Kirka, The Associated Press

Grande-Bretagne: Le premier ministre britannique Boris Johnson s’est marié en secret

mai 30, 2021

Downing street a confirmé dimanche que le premier ministre britannique Boris Johnson a épousé la veille sa fiancée Carrie Symonds, lors de ce que la presse a qualifié d’une « cérémonie secrète ».

Le premier ministre Boris Johnson et sa fiancée Carrie Symonds se rendant à un bureau de vote au Methodist Central Hall le 06 mai 2021 à Londres.

© Barcroft Media/Getty Images Le premier ministre Boris Johnson et sa fiancée Carrie Symonds se rendant à un bureau de vote au Methodist Central Hall le 06 mai 2021 à Londres.

Les journaux Mail on Sunday et The Sun avaient affirmé samedi que Boris Johnson, 56 ans et connu pour sa vie amoureuse mouvementée, venait d’épouser Carrie Symonds, 33 ans, dans la cathédrale catholique de Westminster, devant des amis proches et des parents.

Le premier ministre et Mme Symonds se sont mariés hier après-midi lors d’une petite cérémonie à la cathédrale de Westminster», a confirmé dimanche un porte-parole de Downing street, ajoutant que le couple fêtera son mariage avec sa famille et ses amis l’été prochain.»

C’est le deuxième premier ministre britannique à se marier pendant son mandat, le premier étant Robert Jenkinson en 1822.

Le couple attendait depuis des mois de s’unir après que leur projet initial de mariage l’année dernière avait été retardé par la pandémie. Fiancés en décembre 2019, les nouveaux époux sont aussi les parents d’un petit garçon d’un an, Wilfred.

Selon le Mail on Sunday, une trentaine d’invités ont assisté au service – le maximum actuellement autorisé – dans le centre de Londres, après avoir été invités à la dernière minute.

Félicitations au premier ministre et à Carrie Symonds pour leur union», a salué dimanche sur Sky News le secrétaire d’État responsable de la campagne de vaccination Nadhim Zahawi, qui n’était pas de la partie.

Le mariage a été célébré par le prêtre qui a baptisé le fils du couple, qui était également présent, selon The Sun.

Boris Johnson a été marié deux fois auparavant. Il a eu quatre enfants avec sa précédente épouse, l’avocate Marina Wheeler, avant qu’ils ne se séparent en 2018. Il aurait également une fille née à la suite d’une liaison.

Lors de son élection en 2019, il est devenu le premier chef de gouvernement à vivre à Downing Street en étant en couple non marié.

Carrie Symonds, une ancienne responsable de la communication du Parti conservateur, a donné naissance à leur fils quelques semaines après que Johnson a quitté les soins intensifs alors qu’il se remettait d’un cas grave de coronavirus.

Avec  CBC/Radio-Canada

Grande-Bretagne: Boris Johnson obtient l’annulation d’une dette réclamée par la justice

mai 13, 2021

Le premier ministre britannique Boris Johnson a obtenu l’annulation d’une dette de 535 livres sterling (624 euros) que lui réclamait la justice britannique, qui faisait mauvais effet au moment où le dirigeant est en cause dans une série de scandales sur son intégrité.

Le bimensuel satirique d’informations Private Eye avait révélé l’existence de ce jugement datant du 26 octobre 2020, trouvé dans une base de données en ligne des tribunaux civils anglais et gallois.

Consultée par l’AFP, la décision de justice ne donnait pas de détails sur la nature de la dette, ni le créancier. Elle désigne en revanche clairement comme débiteur Boris Johnson, inscrit sous la célèbre adresse du 10 Downing Street, résidence des Premiers ministres britanniques depuis 1735.

Downing Street avait indiqué avoir déposé un recours pour annuler cette dette «totalement sans fondement» et le jugement a été retiré dans la journée de jeudi, a indiqué une source judiciaire à l’agence de presse britannique PA.

Selon le quotidien Daily Mail, Boris Johnson devait cette somme à une conspirationniste procédurière qui accuse le chef du gouvernement de «diffamations répétées». Elle lance régulièrement des procédures contre diverses institutions et envoie des copies de ses plaintes à la reine, à la BBC et au Parlement, selon le journal.

Il précise que le jugement en question avait été rendu par défaut car la procédure était restée sans réponse de la part de Boris Johnson. Elle avait été initiée auprès d’un tribunal local, alors que les procédures de diffamation sont normalement traitées par les magistrats de la Haute Cour de Londres.

Par Le Figaro avec AFP

COVID-19 : Boris Johnson s’isole après un contact avec une personne infectée

novembre 15, 2020

Le premier ministre britannique Boris Johnson s’est placé en isolement après avoir été en contact avec une personne infectée par le nouveau coronavirus, a annoncé dimanche soir un porte-parole de Downing Street.

Le premier ministre britannique Boris Johnson© ANDREW PARSONS /Reuters Le premier ministre britannique Boris Johnson

Il a rencontré un petit groupe de législateurs pendant environ une demi-heure jeudi. L’un d’entre eux a par la suite développé des symptômes liés à la COVID-19 et a été testé positif.

Boris Johnson a été hospitalisé en soins intensifs après avoir contracté le virus en avril dernier.

Le porte-parole de Downing Street soutient qu’il se sent bien et n’a aucun symptôme de la maladie, ajoutant qu’il continuerait à travailler depuis Downing Street, notamment pour mener la réponse du gouvernement face à la pandémie de coronavirus.

Des responsables ont déclaré qu’ils évaluaient conjointement avec les autorités parlementaires la façon dont le premier ministre pourrait participer aux travaux du Parlement à distance. Il envisage de continuer à parler au pays pendant sa période d’auto-isolement , a-t-il ajouté.

Les négociations avec Bruxelles sur un accord commercial post-Brexit atteignent un point culminant avec l’expiration de la période de transition avec l’Union européenne, le 31 décembre. Le premier ministre doit également décider ce qu’il adviendra des restrictions liées au nouveau coronavirus après avoir imposé un confinement de quatre semaines qui doit se terminer le 2 décembre.

Cette nouvelle survient moins d’une semaine après qu’un des architectes du Brexit, Dominic Cummings, a quitté son poste de conseiller de Boris Johnson.

Avec CBC/Radio-Canada

Coronavirus: Boris Johnson espère un retour à la normale «pour Noël»

juillet 17, 2020

 

Le premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé vendredi les prochaines étapes clef du déconfinement dans son pays, disant espérer un «retour à la normale au plus tôt à partir de novembre, peut-être à temps pour Noël».

Avec 45.000 morts, le Royaume-Uni est le pays le plus durement touché en Europe par la pandémie, et le gouvernement conservateur de Boris Johnson se retrouve sous le feu des critiques pour sa gestion de la crise.

Pour autant, le dirigeant conservateur s’est montré plutôt optimiste pour le futur. «J’espère vivement et sincèrement que nous pourrons supprimer les mesures extraordinaires» mises en place pour contenir l’épidémie «et permettre un vrai retour à la normale au plus tôt à partir de novembre, peut-être à temps pour Noël», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Pour ce faire, le gouvernement compte augmenter encore sa capacité de dépistage, visant «au moins 500.000 tests par jour, soit 3,5 millions par semaine» à la fin octobre.

Prochaines étapes

Boris Johnson a aussi dévoilé les prochaines étapes de son plan pour sortir graduellement l’Angleterre du confinement instauré le 23 mars afin de lutter contre la propagation du coronavirus. Le dirigeant conservateur a ainsi encouragé les Anglais à reprendre les transports en commun dès vendredi et les a incités à retourner sur leur lieu de travail à partir du 1er août, en s’en remettant aux employeurs pour déterminer si les salariés doivent poursuivre le télétravail ou revenir dans un environnement de travail conforme aux recommandations.

Jeudi pourtant, le conseiller scientifique du gouvernement Patrick Vallance avait estimé que le télétravail était une «parfaitement bonne solution» et qu’il n’y avait «absolument aucune raison» de changer les recommandations à cet égard. Les casinos, bowlings, patinoires, esthéticiennes et salles de spectacles rouvriront aussi le 1er août, a annoncé Boris Johnson.

Les écoles, collèges et systèmes de garde pour enfants reprendront du service à plein temps à partir de septembre. L’automne sonnera le retour des mariages jusqu’à 30 personnes, des conférences et des évènements dans les stades.

Le premier ministre a cependant précisé que ce calendrier restait «conditionnel» et soumis à l’évolution de l’épidémie. «Si nous continuons à nous serrer les coudes comme nous l’avons fait jusqu’ici, je sais que nous pouvons vaincre ce virus», a-t-il estimé, précisant «espérer le meilleur scénario, mais se préparer pour le pire».

Par Le Figaro avec AFP