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Brexit: vers la grande explication électorale

octobre 29, 2019

 

Le Parlement britannique a donné son feu vert mardi soir pour la tenue d’élections le 12 décembre.

BRITAIN-EU-POLITICS-BREXIT

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, s’adresse à la chambre des communes du Parlement, mardi à Londres. HO/AFP

Après des mois d’escarmouches parlementaires, partisans et adversaires du Brexit vont s’affronter dans les urnes. Le Parlement a donné son feu vert mardi soir. Les Britanniques vont bien voter avant Noël, pour la première fois à cette époque de l’année depuis 1923…

Dénonçant une fois de plus «l’obstructionnisme parlementaire», Boris Johnson a déclaré que des élections étaient «la seule façon maintenant de faire avancer ce pays». Et bien sûr de mener à bien le Brexit. Pour le premier ministre, l’horizon électoral s’est ouvert le week-end dernier avec le basculement de deux partis d’opposition – les Libéraux démocrates et le SNP écossais – se prononçant pour un scrutin anticipé. Il s’est définitivement dégagé mardi matin, quand le patron du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, jusqu’à présent debout sur les freins, s’est dit lui aussi prêt à aller aux urnes. Le Parlement sera dissous le 6 novembre.

Lundi, la Chambre des communes avait rejeté une première motion proposant la tenue du scrutin le 12 décembre. Mais mardi soir, elle a accueilli favorablement une nouvelle tentative du premier ministre, en adoptant une loi fixant au 12 décembre ces mêmes élections anticipées après avoir rejeté un amendement de l’opposition plaidant pour le 9 décembre. Pour emporter l’adhésion de l’opposition, Boris Johnson a accepté de ne pas pousser parallèlement son accord de retrait, ce qui a suscité quelques toussotements dans les rangs conservateurs.

Un non à des élections un jour, un oui le lendemain, d’étranges chicaneries sur la date du scrutin – 9, 11 ou 12 décembre -, les derniers développements du Brexit peuvent laisser perplexes. Derrière ces prises de position fluctuantes, il y a un mélange de défiance extrême et de calculs électoraux. La soudaine décision des Libéraux démocrates, farouchement anti-Brexit, de soutenir un scrutin pouvant doter Boris Johnson d’une majorité lui permettant de réaliser ce même Brexit, a pu surprendre. Les lib-dems ont compris que le vote d’un second référendum était compromis et que le «deal» de Johnson risquait de passer avec des voix du Labour. Surtout, leur dirigeante, Jo Swinson, a fait ses comptes. Le parti revient de loin et entend bien continuer sa remontée. Or, une fois le Brexit effectif, les lib- dems pourraient ne plus avoir grand-chose de saillant à proposer aux électeurs. Qui plus est, ils espèrent profiter de la mauvaise passe du Labour et de sa position ambiguë sur le Brexit. Le SNP (Parti national écossais), lui, espère voler des voix à des conservateurs qui veulent de facto faire sortir l’Écosse malgré elle de l’UE.

Crédibilité économique

De son côté, le Labour ne pouvait se permettre d’être la seule formation d’opposition à refuser un scrutin que, par ailleurs, il appelle depuis longtemps de ses vœux. À partir du moment où l’élection devenait inéluctable, il s’exposait à l’aborder encore plus affaibli par sa frilosité. Jeremy Corbyn a justifié son revirement. «Notre condition d’exclure une sortie sans accord est désormais remplie», avec le nouvel ajournement du Brexit accepté par l’UE, a-t-il dit. Il a promis «la campagne la plus ambitieuse et la plus radicale pour un véritable changement que notre pays ait jamais vue». Un ancien poids lourd du parti, Peter Mandelson, a pourtant averti que le Labour manquait de crédibilité économique. Pour l’ancien ministre, les projets de nationalisation des services publics et de renforcement des syndicats risquent de «réaffirmer la pensée étatiste que le Nouveau Labour avait désavoué».

Boris Johnson a incontestablement remporté ce dernier bras de fer. Il reste à savoir s’il réussira à se doter d’une majorité absolue. Afin de rassembler, il vient de réintégrer dans le parti 10 des 21 députés conservateurs rebelles, dont Nicholas Soames, le petit-fils de son cher Winston Churchill. Pour l’heure, les sondages sourient aux Tories, qui devancent le Labour de 10 à 15 points. Mais les campagnes électorales ont leurs mystérieuses dynamiques et la saga du Brexit a appris à se défier de la rationalité…

Le Figaro.fr par Arnaud de La Grange, Correspondant à Londres

Royaume-Uni: Boris Johnson a été nommé premier ministre britannique

juillet 24, 2019

 

Boris Johnson, en tant que nouveau chef du Parti conservateur, a été nommé premier ministre britannique mercredi par la reine Elizabeth. «M. Johnson a accepté l’offre de Sa Majesté et lui a embrassé la main lors de son investiture comme premier ministre», a écrit le palais dans un communiqué.

L’ancien maire de Londres, qui a été porté à la tête des Tories par les deux tiers des 160.000 adhérents du parti, succède à Theresa May au moment où le Royaume-Uni est divisé et affaibli après trois années d’une crise ouverte par le référendum sur la sortie de l’Union européenne.

L’arrivée de Boris Johnson au palais de Buckingham a été perturbée par des militants de Greenpeace, qui ont tenté de bloquer son convoi afin d’alerter le futur premier ministre sur l’urgence climatique.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Trump se dit convaincu que Boris Johnson «va faire un excellent travail»

juillet 19, 2019

 

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi qu’il s’était entretenu avec Boris Johnson, le favori au poste de premier ministre britannique, et qu’il était convaincu que ce dernier ferait un «excellent travail» à Downing Street.

«J’aime bien Boris Johnson, je lui ai parlé hier, je pense qu’il fera un excellent travail», a déclaré Donald Trump depuis le Bureau ovale, se disant convaincu qu’ils auraient d’«excellentes relations». «Je pense que la première ministre précédente a fait du très mauvais boulot sur le Brexit», a-t-il ajouté, répétant ses critiques déjà maintes fois exprimées à l’encontre de Theresa May. «C’est un désastre et il n’y aucune raison que ce soit le cas», a-t-il ajouté. «Je pense que Boris va régler le dossier». «J’ai toujours aimé Boris. C’est quelqu’un d’original, mais on dit que moi aussi je suis quelqu’un d’original, on s’entend bien», a-t-il conclu.

Une tempête diplomatique a éclaté début juillet entre Washington et Londres après la publication dans la presse de mémos diplomatiques confidentiels rapportant des propos peu amènes de l’ambassadeur britannique à Washington, Kim Darroch, envers Donald Trump. Furieux, le président américain avait réitéré ses attaques contre Theresa May et sa gestion du Brexit.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Brexit: Boris Johnson voit l’UE sortir « victorieuse » des négociations

septembre 3, 2018

Londres – L’ancien ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson a critiqué une fois de plus les propositions de Theresa May pour le Brexit, estimant que Bruxelles sortira « victorieuse » des négociations avec Londres.

« Je crains que le résultat inévitable soit une victoire pour l’UE, avec le Royaume-Uni mis au tapis, 12 étoiles tournant symboliquement autour de notre tête à moitié étourdie », écrit l’ancien ministre conservateur dans le quotidien The Telegraph lundi.

Boris Johnson avait claqué la porte du gouvernement dans la foulée du ministre chargé du Brexit David Davis, en désaccord avec le « plan de Chequers » proposé par Theresa May, qui prévoit le maintien d’une relation commerciale étroite entre le Royaume-Uni et l’UE après le Brexit.

Avec ces propositions, la cheffe du gouvernement a provoqué la fureur des partisans d’un Brexit « pur et dur » mais aussi le scepticisme des dirigeants de l’UE, qui ont mis en doute la viabilité de ce plan.

« Il peut y avoir certains aspects des propositions de Chequers qu’ils prétendent ne pas aimer (…) Mais en réalité, dans cette négociation, l’UE a jusqu’à présent remporté toutes les manches importantes », estime Boris Johnson.

Pour ce fervent « Brexiter », avec les propositions de Chequers, Londres s’est lancé dans la bataille « en agitant un drapeau blanc ».

Tandis que les négociations entre Londres et Bruxelles patinent, en particulier sur la frontière irlandaise, Boris Johnson a accusé le gouvernement de « n’avoir même pas essayé » de régler cette question.

Ses propos font écho à ceux de David Davis qui a estimé dimanche que le « plan de Chequers » était « presque pire que de rester dans l’UE ».

Dans la même veine, 20 députés conservateurs, dont les anciens ministres eurosceptiques Iain Duncan Smith et Priti Patel, ont rejoint « Stand Up 4 Brexit », un mouvement militant pour le « rejet » du plan de Chequers.

Décrivant le projet de Theresa May comme une « humiliation » qui aboutirait à un accord « dicté par Bruxelles », un autre député conservateur, Nick Boles, a publié sur internet une alternative qui verrait notamment le Royaume-Uni annuler dans un premier temps son engagement à payer la facture du divorce, soit plusieurs dizaines de milliards d’euros.

De quoi donner le ton de la rentrée parlementaire, mardi, alors que la Première ministre a promis de maintenir son projet.

Le négociateur en chef de l’Union européenne sur le Brexit, Michel Barnier, a de son côté appelé Londres à détailler en urgence sa proposition sur l’Irlande.

S’il a ouvert la porte à une prolongations des négociations, qui étaient censées aboutir d’ici à un sommet des dirigeants des pays de l’Union européenne le 18 octobre, M. Barnier a prévenu qu’un accord devait être trouvé « d’ici à mi-novembre », pour avoir le temps d’être ratifié par les parlements britannique et européen avant le Brexit, programmé fin mars 2019.

« C’est possible. Ce dont nous avons besoin ce n’est pas de temps mais de décisions politiques », a-t-il déclaré dimanche au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.

M. Barnier a également répété être en désaccord avec certains points du plan de Chequers, notamment celui prévoyant des « règles communes » pour les biens et le secteur agro-alimentaire.

« Si nous laissons les Britanniques choisir à la carte dans notre ensemble de règles, cela aurait des conséquences graves. Alors n’importe quel autre pays tiers pourrait revendiquer que nous leur proposions les mêmes avantages. Ce serait la fin du marché unique et du projet européen! », a déclaré le négociateur.

Romandie.com avec(©AFP / 03 septembre 2018 10h00)                                                        

GB/démissions: « Nous sommes en désaccord » sur la manière de mener à bien le Brexit » (May)

juillet 9, 2018

Londres – Les démissions du ministre des Affaires étrangères Boris Johnson et du ministre chargé du Brexit David Davis, deux poids lourds de l’exécutif britannique, résultent d’un « désaccord » sur la manière de mener à bien le Brexit, a déclaré lundi la Première ministre Theresa May.

« Nous sommes en désaccord sur la meilleure manière de mettre à exécution notre engagement commun d’honorer le résultat du référendum » de juin 2016, au cours duquel les Britanniques s’étaient prononcés à 52% en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, a-t-elle déclaré devant les députés britanniques.

Elle a toutefois voulu « rendre hommage » aux ministres démissionnaires « pour leur travail au cours des deux dernières années » au sein de son gouvernement, soulignant notamment « la passion » de Boris Johnson pour promouvoir le Royaume-Uni dans le monde.

Mme May a également défendu l’accord trouvé vendredi au sein de son gouvernement, portant sur la volonté de maintenir une relation commerciale étroite avec l’UE après le Brexit, prévu le 29 mars 2019.

Ce plan, qui prévoit de mettre en place une zone de libre échange et un nouveau modèle douanier avec les 27 afin de maintenir un commerce « sans friction » avec le continent, offre une « base responsable et crédible » dans les négociations avec Bruxelles, a-t-elle estimé.

Les démissions de Boris Johnson et David Davis plongent davantage encore l’exécutif britannique dans la crise, alors qu’il est déjà englué dans les divisions de sa majorité sur l’avenir du Royaume-Uni hors de l’UE.

Romandie.com avec(©AFP / 09 juillet 2018 15h15)                                                        

GB: Boris Johnson dénigre l’UE pour mieux rassembler sur le Brexit

février 14, 2018

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson prononce un discours sur le Brexit, le 14 février 2018 à Londres / © AFP / Daniel LEAL-OLIVAS

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson s’est posé mercredi en rassembleur d’un pays profondément divisé par le Brexit, mais sans pouvoir s’empêcher de dénigrer l’Union européenne.

« Le succès du Brexit dépendra de ce que nous en ferons. Et ensemble, nous en ferons un succès », a-t-il déclaré dans un discours prononcé à Londres, dans une volonté de tendre la main à ceux qui ont voté pour le maintien du Royaume-Uni dans l’UE. « Au fil du temps, ce projet peut unir ce pays », a-t-il assuré.

Boris Johnson, qui s’affiche depuis la campagne du référendum sur l’appartenance à l’UE comme l’un des leaders du camp pro-Brexit, a d’abord tenté de rassurer ses opposants sur les conséquences économiques et sécuritaires du retrait, refusant l’image d’un Royaume-Uni refermé sur lui-même.

« Il ne s’agit pas d’un bras d’honneur adressé depuis les falaises de Douvres », a-t-il affirmé, « la question n’est pas de revenir au système autarcique des années 1950 », mais seulement de « reprendre le contrôle de nos frontières et de nos lois ».

Alors que la société britannique reste profondément divisée sur le sujet et que le gouvernement peine à se mettre d’accord sur la mise en oeuvre du retrait, Boris Johnson a mis en garde les opposants au Brexit, estimant que revenir en arrière sur la sortie de l’UE provoquerait un « sentiment permanent et ineffaçable de trahison ».

– « État européen global » –

Il a également adressé de nombreuses critiques à l’UE, estimant que « l’objectif de créer un État européen global » ne correspondait pas à « l’ambition » du Royaume-Uni et son « désir légitime d’autonomie gouvernementale ».

Il a dénigré le fonctionnement des institutions européennes, qu’il a jugées « complexes et obscures ». « A mes plus proches amis opposés au Brexit, je leur demande de m’expliquer le processus des Spitzenkandidaten », s’est-il amusé, raillant le processus de désignation du président de la Commission européenne.

Le président de la Commission européenne, Jean Claude Juncker, a réagi à ces propos, estimant que l’idée d’un « État européen global » était un « non-sens total ».

Boris Johnson s’est également attiré les critiques de plusieurs élus britanniques, parfois au sein de son propre parti. La députée conservatrice Anna Soubry a ainsi estimé qu’il n’avait pas « compris les véritables inquiétudes posées par le Brexit ».

Le ministre s’est d’ailleurs bien gardé de répondre aux questions en suspens sur l’après-Brexit, notamment sur les droits des citoyens européens installés au Royaume-Uni, qui « font encore l’objet de discussions ».

– Série de discours –

Son discours doit être le premier d’une série d’interventions de membres du gouvernement, y compris sa cheffe Theresa May, qui doit exposer sa vision des futures relations avec l’UE.

Le Royaume-uni n’a toujours pas défini sa position dans les négociations avec Bruxelles sur leur future relation commerciale et n’est pas non plus d’accord sur les modalités de la période de transition qu’il a réclamée après le Brexit, prévu le 29 mars 2019.

L’exécutif est déchiré entre les partisans d’une franche rupture avec les 27, parmi lesquels Boris Johnson et le ministre de l’Environnement Michael Gove, et ceux qui veulent maintenir des liens forts avec l’UE, en particulier Philip Hammond, le ministre des Finances.

Habitué à se poser en challenger de la Première ministre Theresa May, Boris Johnson est cette fois-ci rentré dans le rang, expliquant qu’il avait « entièrement confiance » dans l’assurance qu’elle a donné de parvenir à « un bon accord commercial » entre le Royaume-Uni et l’UE.

D’autres membres du gouvernement livreront leur vision du Brexit dans les deux prochaines semaines: le ministre du Brexit David Davis évoquera les futures normes commerciales, le ministre d’Etat David Lidington abordera la répartition des compétences avec les parlement régionaux, et le secrétaire d’Etat au Commerce international Liam Fox doit livrer la stratégie sur la signature de futurs accords commerciaux.

Romandie.com avec(©AFP / 14 février 2018 15h14)                

La sortie de l’UE se fera sans précipitation, affirme un Boris Johnson hué devant chez lui

juin 24, 2016

Londres – La sortie de l’Union européenne votée par les Britanniques se fera sans précipitation, a déclaré vendredi le chef de la campagne pour le Brexit, Boris Johnson, hué devant sa porte par des manifestants pro-UE.

Il n’y pas besoin de se précipiter, a déclaré l’ex-maire conservateur de Londres devant la presse lors de sa première apparition publique depuis l’annonce du résultat, après avoir été hué par une centaine de personnes en colère devant son domicile du nord de Londres.

Honte à vous, Vous allez le payer !, a hurlé la foule en le huant, tentant d’empêcher sa voiture de progresser tandis que la police essayait de faire barrage.

Lors de sa conférence de presse, Boris Johnson a affirmé que comme vient de déclarer le Premier ministre, rien ne changera dans le court terme si ce n’est que le travail devra démarrer pour appliquer la volonté du peuple et sortir ce pays de ce système supranational que constitue l’UE.

David Cameron a annoncé sa démission en début de matinée, pour laisser à un autre le soin d’engager les négociations avec Bruxelles. Il restera en place jusqu’à la nomination de son successeur, qui devrait intervenir au congrès du Parti conservateur début octobre.

En attendant, il n’y aura pas de changement immédiat dans la manière dont notre population voyage, dont nos biens circulent et dont nos services sont vendus, a-t-il dit.

Bruxelles a toutefois pressé le Royaume-Uni de lancer dès que possible la procédure de sortie.

Nous attendons maintenant que le gouvernement du Royaume-Uni rende effective cette décision du peuple britannique dès que possible, ont écrit les présidents du Conseil européen, Donald Tusk, de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, du Parlement européen, Martin Schulz, et le Premier ministre Néerlandais Mark Rutte dont le pays assure la présidence tournante de l’UE.

Nous nous tenons prêts à lancer les négociations rapidement avec le Royaume-Uni en ce qui concerne les termes et conditions de son retrait de l’Union européenne, ont-ils ajouté dans un communiqué commun, estimant que tout report prolongerait inutilement l’incertitude.

M. Johnson, s’adressant aux jeunes électeurs britanniques qui se sont majoritairement exprimés pour rester dans l’UE, a promis que le Royaume-Uni resterait une grande puissance européenne.

Nous ne pouvons pas tourner le dos à l’Europe. Nous faisons partie de l’Europe (…) Mais il n’y a tout simplement pas besoin au XXIe siècle de faire partie d’un système de gouvernement fédéral basé à Bruxelles. C’était une idée noble mais qui n’est plus justifiée.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2016 14h05)

Prince George, personne la plus influente de Londres

septembre 20, 2013
Prince George

Le « royal baby » classé devant sa mère, son père,

Le « royal baby » classé devant sa mère, son père, la reine et Cara Delevingne

La valeur n’attend pas le nombre des années pour le prince George qui, à deux mois, est déjà couronné comme la personnalité la plus influente de Londres. Devant le maire de la ville Boris Johnson mais aussi devant tous les membres de la famille royale d’après le journal Evening Standard.

Il n’a fait aucune déclaration, n’a pris aucune décision et ses apparitions publiques se font rares. C’est pourtant bien lui que les Londoniens considèreraient comme la personnalité la plus influente de la capitale britannique, George Alexander Louis, 2 mois.

Le journal Evening Standard a établi ce classement et se justifie: « Londres est un aimant pour le reste du monde et notre nouveau résident, le Prince George est un symbole éternel » écrit la rédactrice en chef Sarah Sands. « Il est notre meilleur attraction touristique, avec sa grand-mère, ce qui est la raison pour laquelle nous l’avons choisi comme le premier des Londoniens » ajoute t-elle.

Plus important que le maire lui-même, classé second ou que le Premier ministre britannique David Cameron, qui arrive en quatrième position. George ne serait pas là sans sa mère Kate et son père William qui n’obtiennent pourtant respectivement que la 7ème et 11ème place du classement. Sa grand-mère, la reine Elizabeth est elle reléguée en seizième position.

Côté people, ce top 20 compte également Harry Styles, le chanteur du groupe One direction (17e), celle qui serait sa petite-amie, Cara Delevingne (20e) et le tennisman Andy Murray (8e). Le reste du classement comprend des patrons de banques, des hommes et femmes d’affaires, des personnalités politiques ou encore un archevêque. Etonnamment, pas d’acteurs ni de stars de la mode comme Stella Mc Cartney, Vivienne Westwood ou même Kate Moss ne figurent dans ce palmarès qui ne tient qu’à l’appréciation de l’Evening Standard.

Gala.fr par Clara Baillot

Gangnam Style fait danser la planète et franchit le milliard de vues sur YouTube

décembre 21, 2012

La vidéo du tube planétaire Gangnam Style galopait vendredi vers le milliard de vues sur YouTube, un record historique pour le chanteur sud-coréen Psy et sa célébrissime danse du cheval invisible, phénomène …plus musical de l’année 2012

La vidéo du tube planétaire Gangnam Style a franchi vendredi le milliard de vues sur YouTube, soit 1.002.046.450, un record historique pour le chanteur sud-coréen Psy et sa célébrissime danse du cheval invisible, phénomène musical de l’année 2012.

Peu avant 16H00 GMT, la vidéo « Gangnam Style » a franchi le cap du milliard avec 1.000.382.639 connexions selon le décompte de YouTube.

Fin novembre, elle avait détrôné « Baby », du chanteur canadien Justin Bieber, de la place de clip le plus regardé de l’histoire de YouTube, dépassant en quatre mois les 800 millions de vues, alors qu’il avait fallu plus de deux ans à « Baby ».

« C’est un véritable phénomène culturel pop », soulignait alors le magazine américain professionnel dédié à la musique Billboard.

Malgré des paroles en sud-coréen, les pas de danse et le rythme diabolique de la mélodie ont séduit au-delà des frontières le grand public comme les célébrités et les grands de ce monde, de Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, au maire de Londres Boris Johnson, en passant par le président américain Barack Obama.

Au matin de l’élection présidentielle, Obama a assuré à la radio qu’il était tout à fait capable de réaliser les pas du chanteur. « Mais je ne pense pas que les bals d’inauguration (qui saluent le début d’un mandat présidentiel) seraient l’endroit pour me lancer. Je le ferai en privé pour (ma femme) Michelle », a-t-il ajouté.

Mélange de fierté et perplexité en Corée du Sud

Le clip, qui parodie la vie des riches oisifs du quartier chic de Séoul, Gangnam, a été imité et détourné par les élèves du très select pensionnat britannique d’Eton, les étudiants du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) et quantité de groupes d’anonymes.

L’artiste chinois dissident Ai Weiwei en a fait un manifeste pour la liberté d’expression –immédiatement retiré de la toile en Chine.

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Rome, Paris ou Milan pour des « flashmobs », des mobilisations qui voient la foule imiter les pas de danse de Psy le temps de quelques minutes.

Qualifié de feu de paille par ses critiques, déclaré « fini » maintes fois, le succès planétaire du chanteur ne semble pourtant pas près de s’éteindre.

Récemment, des vidéos postées sur YouTube, qui se basent sur une (fausse) citation de Nostradamus, font même du Sud-Coréen le messager de la fin du monde, prévue pour ce vendredi selon des prophéties s’appuyant sur le calendrier maya.

Dans son pays natal, la soudaine notoriété de Psy a été reçue avec un mélange de fierté et perplexité.

Psy, qui chante depuis une dizaine d’années, n’appartient pas au mouvement K-Pop, la pop sud-coréenne peuplée de chanteurs de boys band à la beauté lisse et au style parfaitement calibré par les maisons de production. Les ritournelles sentimentales constituent le gros de leur répertoire.

Et surtout, l’humour, notamment satirique, est totalement absent de la scène pop grand public sud-coréenne.

Chez lui, Psy est réputé pour ses performances sur scène et sa personnalité légèrement en marge d’une société sud-coréenne très normative. Il a été condamné pour consommation de marijuana et des dizaines de ses chansons et vidéos ont été interdites aux moins de 18 ans par la censure sourcilleuse du pays, qui jugeait les paroles et les images sexuellement explicites ou grossières.

AFP par Giles HEWITT