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Centrafrique: 3 morts dans le crash d’un hélicoptère de l’ONU

septembre 27, 2019

 

Un hélicoptère de combat utilisé par les forces de l’ONU en Centrafrique s’est écrasé vendredi 27 septembre au moment de son atterrissage à Bouar, dans l’ouest du pays, faisant trois morts et un blessé, a annoncé vendredi l’ONU.

«C’est avec une peine immense que j’ai appris le crash d’un hélicoptère de combat sénégalais avec trois morts et un blessé au moment de son atterrissage à Bouar», a écrit le chef de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca) sur Twitter.

Le crash de cet hélicoptère russe de type Mi-35 a été confirmé par l’armée sénégalaise dans un communiqué publié vendredi après-midi. «L’état-major général des armées est en contact permanent avec les autorités de l’ONU en vue de l’évacuation du blessé et du rapatriement des dépouilles», a indiqué le ministère des forces armées. L’aéronef «revenait d’une mission opérationnelle» au profit de la Minusca, a-t-il ajouté. La Minusca a mené jeudi une attaque contre le groupe armé centrafricain Retour réclamation réhabilitation (3R) à Koui, dans le nord-ouest du pays. Jeudi soir, le mouvement rebelle avait affirmé qu’une de ses bases avait été bombardée par des casques bleus. 3R fait partie des 14 groupes armés signataires le 6 février d’un accord de paix avec le gouvernement centrafricain, qui a pour ambition de mettre fin aux conflits qui déchirent le pays depuis 2013.

Mercredi, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, avait appelé le leader des 3R, Sidiki Abass, «à livrer les auteurs des massacres commis en mai dernier dans la région de Paoua». Quarante-six civils avaient été tués par des éléments des 3R dans cette région du nord du pays. A ce jour, seuls trois auteurs présumés ont été livrés aux autorités. Le 4 septembre, Sidiki Abass, également connu sous le nom de Sidi Bi Soulemane, avait annoncé sa démission de son poste de conseiller militaire auprès du gouvernement centrafricain, qu’il occupait dans le cadre de l’accord de paix. Sidi Bi Soulemane avait intégré le gouvernement le 6 mars, en même temps que d’autres représentants des 14 groupes armés signataires de l’accord de Khartoum.

Malgré une relative accalmie depuis la signature de cet accord de paix, les violences contre les civils et entre groupes armés se poursuivent en Centrafrique. Le 14 septembre, deux groupes armés signataires de l’accord se sont affrontés à Birao, dans l’extrême nord-est du pays. Quelque 13.000 personnes ont été déplacées par ces combats, qui ont causé la mort de 23 miliciens. Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée depuis 2013 par une guerre qui a forcé près d’un quart de ses 4,7 millions d’habitants à fuir leur domicile.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Centrafrique: 4 morts dans des combats entre ex-rebelles et milices

octobre 26, 2013

BANGUI – Des combats entre milices paysannes d’auto-défense et ex-rebelles désormais au pouvoir à Bangui ont fait quatre morts samedi près de Bouar, dans l’ouest de la Centrafrique, a-t-on appris de source militaire.

Ces milices anti-balakas (anti-machettes), munies d’armes de guerre et de machettes, ont encerclé la ville tôt samedi et des tirs ont été entendus dans plusieurs endroits de Bouar, ville située à environ 400 km au nord-ouest de Bangui, dans une région considérée comme acquise à l’ex-président François Bozizé, renversé le 24 mars par la la coalition rebelle Séléka de Michel Djotodia, investi le 18 août président de transtion, a expliqué cette source.

Ces combats opposant les miliciens aux ex-rebelles Séléka intégrés dans les forces de défense centrafricaines ont fait quatre morts parmi les groupes d’auto-défense et plusieurs blessés dans les deux camps, a affirmé la même source, ajoutant que le calme était revenu dans la ville dans la journée.

Les habitants qui n’avaient pu fuir avant l’arrivée des milices s’étaient terrés chez eux. Les assaillants ont encerclé la ville. Nous sommes bloqués. On ne sait dans quelle direction fuir, avait affirmé Maxime Lalaï, un habitant de Bouar, en fin de matinée.

Un commerçant musulman de Bouar, Awalou Mamadou, disait craindre des violences ciblées envers la communauté musulmane de la ville majoritairement chrétienne, et estimait le nombre des assaillants à entre 300 et 500 hommes.

Les exactions sans fin d’ex-rebelles ont provoqué des violences inter-communautaires qui menacent de prendre un tour religieux entre chrétiens, qui constituent la grande majorité de la population, et musulmans. Les combattants qui formaient les rangs de l’ex-rébellion se revendiquent de confession musulmane et M. Djotodia est le premier président musulman de l’histoire du pays.

Ces exactions ont également provoqué une très grave crise humanitaire dans une population déjà éprouvée par des années de troubles et de rébellions.

Depuis le renversement du régime Bozizé, la population du pays vit une tragédie, selon l’ONU, qui insiste sur le rétablissement de la sécurité dans le pays, dont 10% des cinq millions d’habitants ont été déplacés par le conflit.

Sous pression internationale, le président Djotodia a dissout la Séléka et cherche depuis à neutraliser les chefs des bandes armées qui en faisaient partie et qui ont multiplié les exactions.

Une force africaine – qui compte actuellement 2.500 soldats sur un total prévu de 3.600 – tente d’y rétablir la sécurité et de désarmer ces hommes. Mais son action est limitée par des difficultés logistiques et financières.

Lundi, un sommet des dix pays membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) a ordonné à cette force de désarmer sans délai et par la force si nécessaire tous les éléments armés étrangers qui martyrisent une population livrée aux crimes de bandes armées.

En réclamant des moyens conséquents pour la Misca, les pays d’Afrique centrale se placent sur le même terrain que la France, l’ancienne puissance coloniale qui est montée en première ligne au Conseil de sécurité de l’ONU afin d’obtenir un renforcement du mandat de la force et se dit prête à augmenter le nombre de ses troupes dans le pays. Paris a un détachement de 400 soldats qui contrôlent l’aéroport de Bangui mais ne participent pas aux opérations de la Misca.

Romandie.com avec(©AFP / 26 octobre 2013 23h48)