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USA: Qui étudie s’appauvrit

mai 24, 2019

 

La dette moyenne des étudiants américains atteint pas moins de 30 000 $US.
© Drew Angerer Agence France-Presse La dette moyenne des étudiants américains atteint pas moins de 30 000 $US.
 

Marie-Pier Frigon, d’Albuquerque au Nouveau-Mexique, a 25 ans et une dette étudiante accumulée de plus de 160 000 $US, soit l’équivalent de 210 000 $ dans son Québec d’origine. Son remboursement lui gruge 1400 $US par mois, soit environ la moitié de son revenu de chargée de communications du groupe de pression Voices for Children.

« C’est un gros stress, confie-t-elle au Devoir. C’est extrêmement difficile pour moi. Je me demande si je vais sortir de ça. J’en ai pour encore vingt ans à rembourser cette dette qui va me coûter 350 000 $ au total. Il me reste juste le minimum pour vivre. Je ne pourrai peut-être pas m’acheter de maison. »

Mme Frigon s’exprime en français, sa langue maternelle. Elle est née à Montréal et a déménagé en Californie avec ses parents à l’âge de trois ans. Elle n’a pas encore demandé sa citoyenneté américaine.

Sitôt ses études secondaires terminées, elle a entamé une formation en photographie à l’Academy of Art, université privée de San Francisco, à plus de 21 000 $ par année. Elle ne se qualifiait pas pour des bourses et ses parents ont endossé ses emprunts à des banques privées. « J’avais 18 ans et je n’avais pas conscience de ce que ça voulait dire, de m’endetter autant avec des paiements qui reviennent chaque mois. »

La coûteuse formation a duré cinq ans, jusqu’en août 2017. Elle a ensuite assez vite quitté San Francisco et son coût de la vie exorbitant. Il y a deux mois, elle a décidé de lancer un appel à l’aide sur la plateforme de sociofinancement GoFundMe. « Parce qu’un ami m’a dit que parfois du monde riche paie pour ces affaires-là, dit-elle. Je n’espère pas vraiment que ça va marcher. Jusqu’à maintenant, je n’ai reçu que 100 $… »

Un océan rouge 

La recherche « student loan » donne plus de 23 000 dossiers sur GoFundMe et « student tuition », 25 200 pages. Une large majorité semblent en provenance des États-Unis. Le site sert aussi beaucoup, beaucoup à rechercher du financement pour payer les frais médicaux.

Les données du problème global donnent le vertige. La dette des prêts étudiants états-uniens dépasse maintenant les 1500 milliards $US. On répète : plus de 2 billions de dollars canadiens.

La moyenne de l’endettement pour scolarité s’établit maintenant à environ 30 000 $US par étudiant et fait une autre culbute quand on ajoute la part versée par les parents. La moyenne des bourses oscille autour de 15 000 $ par année.

Par comparaison, en 2015, l’emprunt moyen par étudiant universitaire auprès de diverses sources (État, banques ou parents) était de 26 800 $ au Canada, avec de fortes disparités allant de 12 500 $ environ au Québec à 35 200 $ au Nouveau-Brunswick.

Plus de 44 millions d’Américains remboursent des prêts liés à leurs études. Ce découvert dépasse les sommes dues par les détenteurs de cartes de crédit de tout le pays. Des experts redoutent d’ailleurs que la prochaine bulle financière à éclater vienne des dettes d’étude.

Trois facteurs expliquent cette coulée au fin fond du rouge : les droits de scolarité de plus en plus élevés (+ 85 % en 25 ans) ; la faiblesse du système des bourses ; puis la culture nationale qui encourage les étudiants du vaste pays à quitter le nid familial pour entrer dans l’âge adulte en s’installant à gros frais supplémentaires sur un campus, pendant plusieurs années.

Faire payer les riches 

La charité et l’entraide prennent plusieurs formes. Le milliardaire Robert F. Smith a profité dimanche de son discours devant 396 finissants de l’université Morehouse à Atlanta, tous des hommes afro-américains, pour annoncer qu’il allait se charger de la totalité de leurs dettes d’étude. En fait, sa richissime famille va créer une fondation qui va prendre en charge les prêts évalués à environ 40 millions de dollars, en récoltant au passage des abattements fiscaux.

Ces comptes établissent donc la moyenne de la dette à rembourser à quelque 100 000 $ par tête à mortier.

Tout en reconnaissant l’indéniable et généreuse contribution du citoyen Smith, un éditorial du New York Times publié il y a quelques jours soulignait à quel point cette situation témoigne d’un système vicié jusque dans sa moelle. La fiscalité des États-Unis ne prélève pas assez d’argent aux riches (16,5 % au fédéral) pour assurer l’école gratuite pour tous et la philanthropie ne règle ce problème qu’à la toute petite pièce.

Le sociofinancement sert d’ailleurs aussi à faire de l’activisme autour du problème social. Sur GoFundMe, le projet Scared to Debt demande 250 000 $ pour réaliser cet été un film sur le sujet de la dette étudiante. Plus de 40 personnes ont déjà donné 22 000 $ en une semaine.

Des candidats démocrates à l’investiture présidentielle promettent de s’y attaquer politiquement. La sénatrice Elizabeth Warren propose d’annuler une partie des dettes étudiantes et de mettre en place un réseau de garderies et de maternelles abordables en prélevant un impôt sur les grandes fortunes.

Marie-Pier Frigon se définit comme « très, très démocrate », même si elle ne peut pas encore voter aux États-Unis. Elle appuie les idées de Bernie Sanders qui veut lui aussi éliminer la dette étudiante et rendre l’éducation gratuite pour ne pas reproduire le cercle infernal. Elle doute cependant que cette utopie concrète se réalise.

« Pour y arriver, il faut un président qui ne fait pas de compromis et un Congrès démocrate, dit-elle en terminant l’entrevue. Je ne sais pas si c’est possible dans le climat politique actuel, mais si ça arrivait, je serais vraiment contente. »

Passer le chapeau 
L’Ontarienne Na’Shantéa Miller prend le problème à rebours en cherchant à financer ses études aux États-Unis avant de s’y engager. Elle a postulé à Oxford, à McGill, à l’Université de Toronto, à la London School of Economics et à Harvard. Elle a été acceptée partout.
Elle souhaite intégrer le programme de maîtrise en politiques publiques de la Harvard Kennedy School. Les charges scolaires et de vie sont fixées à environ 110 000 $CAN par année pour deux ans, disons près d’un quart de million de dollars au total dans une école qui n’offre pratiquement aucune bourse.

« C’est beaucoup d’argent, dit-elle au Devoir. Mais c’est la chance d’une vie, et j’ai décidé de tenter ma chance avec le sociofinancement. J’aime mieux essayer et voir ce qui arrive plutôt que de ne rien faire et de le regretter. »

La jeune femme de 24 ans a jusqu’au 15 juin pour s’inscrire à Boston. Elle a environ 40 000 $ en poche. Elle cherche 75 825 $ par l’entremise de GoFundMe pour boulonner sa première année de formation. Elle en avait amassé un peu moins de la moitié (34 000 $) en date de jeudi.

Pressecanadienne.ca par Stéphane Baillargeon

Congo/fausses bourses Suisses: 320 étudiants Mbochis escroqués par le ministère des Affaires étrangères

avril 26, 2018

Dans un communiqué publié et signé par le secrétaire des affaires étrangères, de la coopération et des congolais de l’étranger Cyprien Sylvestre Mamina, et estampillé « large diffusion », on portait à la connaissance des congolais de l’offre de 500 bourses d’études et emplois de la confédération Helvétique. Comme avec les bourses cubaines, les parents des étudiants Mbochis et même des fonctionnaires se sont taillés la part du gâteau qui s’est avéré être une grande escroquerie. 320 prétendus étudiants ont déboursé chacun 1.000.000 frs pour figurer dans la liste.

Finalement au Congo, certaines autorités ont eu le courage cynique d’arnaquer même les pauvres étudiants, l’avenir de demain. On comprend pourquoi l’éducation dans ce pays jadis un modèle en Afrique Centrale en matière d’éducation est devenu la risée du monde.

   

Ni plus ou moins que le ministère des affaires étrangères, à travers son secrétariat a organisé une arnaque dans un secteur très prisé par les congolais, à savoir quitter ce pays contrôlé par le clan Sassou. Conscient qu’actuellement 6 congolais sur 10 habitants Brazzaville et Pointe-Noire rêverait s’en aller à l’étranger, Cyprien Sylvestre Mamina a «  tapé sur le côté le plus pêté pêté » en inventant une offre de 500 bourses d’études de la Suisse aux étudiants et employés congolais.

Convaincus de la fiabilité de l’information, publiée à travers un communiqué officiel, de nombreux étudiants congolais s’y sont intéressés. Et comme au Congo, dans ce genre de deal, on privilégie d’abord la famille et la contrée, 320 Mbochis sont tombés facilement.

Parmi les conditions d’obtention de cette bourse fantôme, figurait en bonne place le paiement d’une somme d’un million de francs cfa. Somme dérisoire pour tous ses voleurs de la république désireux de placer leurs rejetons hors du pays.

De nombreux fonctionnaires, ont aussi choisi l’occasion, pour réaliser leur rêve de s’éloigner à jamais de Sassou Nguesso et sa famille. Ils ont versé aussi la dite somme pour compléter leurs dossiers.

La Suisse qui a eu vent de cette arnaque organisée par le ministère des affaires étrangères du Congo, a réagi par la publication d’un communiqué qui dément et met à nue les velléités boukoutoires sur les étudiants des autorités diplomatiques congolaises.

Cyprien Sylvestre Mamina qui était pressenti comme ambassadeur du Congo en France, et qui est à la tête de cette grosse arnaque aura-t-il la décence de rembourser les sommes versées par tous ses étudiants, employés et prétendus étudiants ?

Sacer-infos.com par Stany Franck

Pété-pété: mou, crédule, naïf

Boukoutoires: cupides, escroqueries

Cuba: les étudiants congolais sont devenus des musiciens et putes pour survivre

mars 1, 2018

Les étudiants Congolais à Cuba vivent des moments difficiles à cause du non paiement par l’État Congolais de leurs bourses d’études. Si les hommes sont obligés de se lancer dans le trafic de drogue ou dans la musique, les filles se prostituent pour pouvoir vivre. Et comme ça au Congo, dit-on il y a un chef d’État qui pense à l’avenir du pays.

La première vague des étudiants Congolais envoyés à Cuba était constituée de 700 personnes dont 600 ressortissants du nord et 100 du sud. Ce choix répondait à la politique tribale du pouvoir de Sassou qui projette de créer une élite nordiste qui dominerait le sud .

Mais peine perdue, les meilleurs étudiants s’avèrent tous être ceux du sud, alors que ceux du nord sont des éternels redoublants. Choisis par accointances ethniques, nombreux sont les étudiants qui se demandent toujours le but réel de leur séjour à Cuba.

Habitués à la facilité du pays où les parents leur accordaient toutes les commodités avec l’argent volé, ces pseudos étudiants se retrouvent dans une situation difficile dans l’île des caraïbes depuis que l’État n’arrive plus à honorer à ses engagements.

Abandonnés à eux-mêmes, certains étudiants n’hésitent plus à travailler pour les petits trafiquants de drogue Cubains pour avoir de quoi vivre. D’autres sont devenus des musiciens de la salsa et animent des soirées dans différents cabarets de la « isla de la juventud » et de la Havane.

Les filles par contre se sont lancées dans la chasse aux touristes en offrant ce qu’elles ont de plus précieux, à savoir leur corps.

60 étudiants ont pu s’échapper de Cuba pour les USA via le Mexique avec tous les risques que cela comporte. La base du développement d’une nation est l’éducation qui favorise des ressources humaines qualifiées. En négligeant cela, le pouvoir montre à quel point, le devenir du Congo n’est pas son obsession.

Partis pour étudier et servir le Congo demain, les étudiants sont devenus des grands animateurs des cabarets où ils se distinguent par des danses venues de Brazza et Ponton dans l’espoir d’obtenir quelques billets de dollars.

Dans le futur, quel sera le comportement de cette ancienne étudiante qui aura vendu son corps pour vivre dans l’administration publique ?

Sacer-infos.com par Stany Franck

Congo: Lamy Nguélé dénonce la gestion calamiteuse des établissements publics

décembre 23, 2017

 

Le président de la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude, Lamyr Nguélé  a dénoncé le 22 décembre à Brazzaville, la gestion calamiteuse de cinq établissements publics gangrenés par la corruption entravant ainsi leur fonctionnement. Il a, séance tenante, requis les services d’un huissier de justice pour saisir le procureur de la République à ce sujet.

Les cinq dossiers de malversations financières, concernent le Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU), la gestion des fonds publics pour l’achat des antirétroviraux, la gestion des bourses des étudiants en formation à l’étranger, l’établissement des fausses déclarations de douane et la gestion des pensions de retraite.

Pour Lamyr  Nguélé, des crédits publics alloués au CHU n’ont pas respecté les règles en matière de l’orthodoxie financière. Sur une subvention de 4 milliards 800 millions par an, la part réservée à l’achat de médicament représente à peine 0, 4 %, soit la somme de 19 millions 44.000 francs CFA.

A ce sujet, il a recommandé l’audit sur la dette du CHU vis-à-vis de ses créanciers, qui se situe au tour de 8 milliards 268 millions 976.831 francs CFA.

De même, l’audit réalisé par  la commission de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude au sujet des pensions versée à la Caisse de retraite des fonctionnaires (CRF), a révélé que sur un total 7 milliards 997 millions 618. 882 francs CFA, décaissés au trésor public pour le paiement du mois de novembre et décembre 2016, cet argent n’a pas été versé aux retraités.

Lamyr Nguélé a dit sans ambages qu’il s’emploie ardemment à remplir simplement un devoir, de connivence avec le collège des commissaires de cette institution de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude.

Le président de l’institution de lutte contre  la corruption a remis, séance tenante à l’huissier de justice, Me Richard Elenga Otongo,  les trois dossiers sur cinq comportant les malversations financières des entités publiques, pour transmission au parquet, afin que les poursuites judiciaires soient engagées à l’égard de ces malfaiteurs économiques.

Il  a rassuré de ce fait que ces dossiers seront transmis.

 Par Marna Julie MANKENE 22 décembre 2017

L’euphorie gagne les marchés dans l’espoir d’un accord sur la Grèce

juillet 10, 2015

Paris (awp/afp) – Les marchés européens étaient en ébullition vendredi en début d’après-midi, avec un bond des Bourses et de l’euro, les investisseurs se montrant optimistes sur les chances d’un accord entre la Grèce et les Européens après plusieurs jours d’incertitude.

« La probabilité d’un accord entre la Grèce et ses créanciers vient d’augmenter sensiblement. C’est précisément ce que semble +jouer+ les investisseurs », résument les gérants chez Barclays Bourse.

A la clôture, les indices européens ont bondi, la Bourse de Francfort ayant pris 2,90%, Paris 3,07%, Londres 1,39%, Madrid 3,08%, Milan 3,00%, Lisbonne 3,04% et Zurich 1,66%.

De même, vers 16h00 GMT/18H00 HEC, l’euro grimpait à 1,1154 dollar, après être passé brièvement au-dessus de 1,12 dollar, contre 1,1036 dollar jeudi vers 21H00 GMT.

De leur côté, les taux d’emprunt des pays du sud de l’Europe se sont détendus sur le marché de la dette en zone euro, la Grèce en tête.

Après avoir ouvert en hausse, le taux à 10 ans du pays a signé une baisse spectaculaire à 13,583% contre 18,797% la veille sur le marché secondaire, où s’échange la dette déjà émise.

Le taux d’emprunt à 10 ans de l’Italie a reculé à 2,134% (contre 2,176%), celui de l’Espagne à 2,129% (contre 2,173%) et celui du Portugal à 2,844% contre 2,923%.

Athènes a fait jeudi soir des propositions de réformes économiques et sociales, préalable indispensable aux yeux des créanciers (BCE, UE et FMI) au démarrage de négociations sur un nouveau paquet d’aide.

Elles doivent être étudiées par les créanciers avant d’être soumises samedi aux ministres des Finances de la zone euro, avant un sommet extraordinaire des 28 pays de l’Union européenne convoqué dimanche à Bruxelles.

Une « décision majeure » doit être prise samedi au sujet de la Grèce, a déclaré le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem.

Le pays souhaite une solution « pour régler » son énorme dette publique, qui atteint 320 milliards d’euros, soit près de 180% du PIB, ainsi qu’un « paquet de 35 milliards d’euros » consacré à la croissance.

Pour les stratégistes de Crédit Mutuel-CIC, les investisseurs saluent les « propositions de réformes de la part du gouvernement grec qui combinent aussi bien une hausse des recettes qu’une baisse des dépenses de l’Etat ».

Selon eux, « cet équilibre est de nature à satisfaire davantage les créanciers internationaux, crédibilise l’émergence d’un compromis ce week-end et conforte le regain d’appétit pour les actifs européens ».

Romandie.com avec(AWP / 10.07.2015 18h40)

Congo: Les policiers dispersent une manifestation d’étudiants à Bayardelle

mai 6, 2013

 

Des éléments de la police nationale ont dispersé ce 6 mai à Brazzaville, une manifestation des étudiants de la faculté des lettres et des sciences humaines (FLSH) de l’université Marien Ngouabi.


Les policiers dispersent une manifestation d’étudiants à Bayardelle
Selon des témoins, ces étudiants réclamant le paiement de leur bourse ont obstrué la voie à hauteur de Bayardelle aux environs de 8heures 30mn. Le calme est revenu quelques minutes plus tard, la grande majorité d’étudiants ayant regagné leurs domiciles.

Les policiers n’ont pas accédé à l’enceinte de la faculté des lettres ; ils ont dispersé les manifestants dans les environs du centre hospitalier et universitaire (CHU).

Etudiant au département de géographie (FLSH), Doré Kimbongui a confié que «les étudiants ont manifesté devant la faculté pour réclamer le paiement de la bourse au titre du 1er trimestre 2013. Ils ont fermé l’avenue avant que la police ne les pourchasse à coup de gaz lacrymogène».

Depuis l’année 1998, la bourse est versée aux étudiants chaque trimestre. Cette aide de l’Etat a été revalorisée l’année dernière par le gouvernement, la faisant passer de 30 à 45.000 francs CFA le mois (cas des étudiants des facultés de l’université Marien Ngouabi).

Le président de l’Union libre des élèves et étudiants du Congo (ULEECO), Stalgar Gantsala Mbouala a expliqué que le retard du paiement de la bourse était causé par certains établissements universitaires.

«Les étudiants se sont manifestés à cause du retard de paiement de la bourse dû à quelques établissements qui n’ont pas fourni les procès verbaux à temps, notamment les facultés de droit et des sciences et techniques. N’étant pas dans cette situation, les étudiants de la FLSH veulent à tout prix être payés. Dans la semaine, les listes des boursiers seront publiées, et le processus de paiement de la bourse sera engagé par la suite», a-t-il renchéri.

En rappel, la sous commission des bourses de la commission nationale des ressources humaines du ministère de l’enseignement supérieur a planché du 3 au 6 mars 2013 sur quelque 6722 dossiers d’attribution de bourse dont 4601 ont reçu l’avis favorable et 1695 défavorables.

Au niveau de l’universitaire Marien Ngouabi, sur 4097 dossiers, 3459 jugés favorables et 628 défavorables. Pour les étudiants congolais évoluant en Afrique, l’on a dénombré 611 dossiers favorables et 545 défavorables. En ce qui concerne ceux de l’Europe de l’Est, l’Asie et l’Amérique latine, 257 favorables et 95 défavorables ; l’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Nord 274 contre 427.

Congo-site.com par

France : les folles nuits des étudiants africains à Paris

janvier 23, 2013
 

Le rappeur Booba, patron du hip-hop français vient parfois animer les soirées. Le rappeur Booba, patron du hip-hop français vient parfois animer les soirées. © David Benoliel/AZ/Universal

Organisées dans les cadres les plus somptueux de la capitale française, les soirées African Money ont la préférence des enfants de grandes familles guinéennes, béninoises, gabonaises ou congolaises.

Lorsqu’ils débarquent sur la prestigieuse avenue Foch chaque vendredi soir, les internes de Saint-Martin-de-France délaissent aussitôt leur austère vie scolaire. Ils jettent d’abord leur dévolu sur Le Madrigal ou le Louis 25, deux restaurants-bars des Champs-Élysées. Ces adresses huppées qui ne sont pas à la portée de toutes les bourses constituent un excellent cadre pour un before avant la sortie en boîte de nuit.

Les soirées African Money ont ensuite la préférence de cette jeunesse dorée. Organisées dans les cadres les plus somptueux de la capitale française (Le Club Haussmann, le Trocadéro Ozu Club…), elles proposent deux formules. Le low-cost, pour le fêtard ordinaire qui ne débourse que 20 euros pour une entrée simple avec accès au bar. Et le service haut de gamme, pour ceux qui recherchent l’aisance et l’intimité d’un salon privé, de 550 euros à 2 000 euros la réservation. Il n’est pas rare que de jeunes clients dépensent jusqu’à trois fois ce montant. Le service est alors sur mesure : barmen à disposition, organisateurs bienveillants et agents de sécurité.

Stars

Lors de ces soirées bimestrielles, ces enfants de grandes familles guinéennes, béninoises, gabonaises ou congolaises font la fête avec des guest stars. Le rappeur Booba, patron du hip-hop français, le Congolais Fally Ipupa ou encore l’Ivoirien DJ Arafat, champion du coupé-décalé, viennent animer le show sur invitation. Les organisateurs envisagent aussi de faire venir les superstars nigérianes du duo P-Square ainsi que D’Banj.

Lancées en 2010 par le jeune businessman guinéen Sékou Diawara, les soirées African Money s’exportent à Yaoundé, Libreville, Abidjan et même Montréal. Prochaine édition, Casablanca.

Jeuneafrique.com par Abdel Pitroipa

Afrique: aucun pays en récession en 2012

juillet 31, 2012
Afrique: aucun pays en récession en 2012 Afrique: aucun pays en récession en 2012 © AFP

Aucun pays africain ne connaît plus de croissance négative, quand bien même une bonne partie du monde s’enfonce dans la crise, a souligné mardi à Johannesburg l’économiste en chef de la banque africaine de développement (BAD).

« Tous les pays sont en croissance, et c’est ça le principal: il n’y a aucun pays en Afrique qui est dans le rouge! Même les pays les moins bons font légèrement mieux qu’en Europe », a indiqué à l’AFP Mthuli Ncube, économiste en chef et vice-président de la BAD, qui commentait les prévisions de croissance de l’institution.

« Le plus bas taux (de croissance) est le Swaziland, avec 0,8% », a-t-il relevé.

« Et même en Afrique du Nord: la Tunisie s’est reprise, l’Egypte s’est reprise, et la Libye s’est reprise d’une façon spectaculaire », s’est-il exclamé.

Parmi les économies africaines qui devraient croître le plus vite entre la mi-2012 et la mi-2013, la Libye mène le bal, avec un taux de croissance attendu de 14,8%. En pleine guerre civile, le PIB avait chuté de plus de 40% l’an dernier.

Des croissances comprises entre 7 et 8% concernent ensuite la Côte d’Ivoire, la Zambie, l’Ethiopie, le Rwanda, l’Angola, le Mozambique, le Ghana et le Libéria, le Niger étant numéro deux avec 8,6% attendus.

« Nous ne prétendons absolument pas que cette croissance concerne tous les domaines et qu’elle entraîne la création de nombreux emplois. (. . . ) Mais c’est tout de même de la croissance, et elle est la bienvenue », a commenté M. Ncube.

Les deux pays les plus intéressants sont à ses yeux l’Ethiopie, qui a créé des Bourses pour écouler les productions de ses agriculteurs, attiré des investissements étrangers et lancé de grands travaux d’infrastructures (notamment des barrages hydroélectriques), ainsi que le Ghana, qui a découvert du pétrole et a consolidé sa démocratie.

Quant à l’Afrique du Sud, principale économie du continent, elle fait partie des mauvais élèves avec une prévision de croissance (fraîchement révisée à la baisse) de 2,9% pour 2012/13. Son économie est plus intégrée dans les circuits mondiaux, et donc plus sensible aux crises des pays développés, a expliqué Mthuli Ncube.

La BAD a confirmé ses prévisions de croissance publiées fin mai: la croissance moyenne de l’Afrique devrait rebondir cette année à 4,5%, contre 3,4% en 2011 (année marquée par les révolutions arabes au nord du continent), et s’accélérer à 4,8% en 2013.

La croissance de l’Afrique subsaharienne devrait être de 5,3% en 2012 et 5,4% en 2013, et de 6,3% pour les deux années si l’on exclut l’Afrique du Sud, selon ces prévisions compilées avec l’OCDE et les Nations Unies.

La crise européenne – synonyme pour l’Afrique d’une baisse du tourisme, d’une réduction des achats de matières premières et d’une possible raréfaction des investissements et des aides – reste cependant un danger pour l’Afrique, a prévenu Mthuli Ncube.

« Toute baisse de 1% dans le PIB en Europe entraîne facilement une baisse de 0,5% dans le PIB africain », a-t-il relevé.

Jeuneafrique.com avec AFP