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Côte d’Ivoire : Bouygues se retire complètement des secteurs de l’eau et de l’électricité

septembre 12, 2015
La CIE a en charge la fourniture de l’électricité en Côte d’Ivoire. © Nabil Zorkot - JA

La CIE a en charge la fourniture de l’électricité en Côte d’Ivoire. © Nabil Zorkot – JA

Exclusif. Le groupe français Bouygues a cédé à plusieurs filiales d’AXA les parts qu’il détenait encore dans la Compagnie ivoirienne d’électricité et dans la Société de distribution d’eau de la Côte d’Ivoire.

Selon les informations de Jeune Afrique, le groupe français Bouygues est totalement sorti de l’eau et de l’électricité ivoirienne, en cédant les parts qu’il détenait indirectement dans la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), opérateur privé qui a en charge la fourniture de l’électricité en Côte d’Ivoire, ainsi que dans le producteur indépendant Compagnie ivoirienne de production d’électricité (Ciprel) et dans la Société de distribution d’eau de la Côte d’Ivoire (Sodeci). Via la SAUR, Bouygues était un actionnaire historique de ces entreprises qui gèrent des services publics fondamentaux.

Au moment où nous publions ces lignes l’opération n’a pas été rendue publique mais la cession est intervenue le 31 juillet. Elle s’est déroulée via la cession des 18,63% que Bouygues détenait encore dans le holding Eranove (ex Finagestion), basé à Paris et détenteur de plusieurs actifs énergétiques en Afrique subsaharienne francophone, principalement en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

Trois filiales d’AXA

Les parts de Bouygues, qui cherchait à vendre depuis plusieurs années, ont été acquises par trois entités du groupe AXA : Axa France, Axa Suisse et Axa Italie.

Les administrateurs représentant Bouygues (dont Olivier Bouygues) au capital d’Eranove ont aussitôt démissionné de leurs fonctions, remplacés par AXA et par Philippe de Martel, l’un des dirigeant d’AXA Reim, la filiale du groupe d’assurance dédiée à l’investissement immobilier.

ECP vers la sortie ?

Eranove, qui opère également depuis peu au Mali, où il a remporté la construction d’un barrage hydraulique, reste majoritairement détenu par le capital-investisseur Emerging Capital Partners, qui avait racheté en 2008 et 2009 la majorité du capital du holding à Bouygues.

Selon nos informations, le capital-investisseur (qui a investi via un fonds dont la fin de vie est proche) aurait de son côté été approché par plusieurs investisseurs pour céder ses parts.

ECP n’a pas souhaité répondre aux questions de Jeune Afrique.

Jeuneafrique.com par Frédéric Maury et Marion Douet

Guinée équatoriale: plus de 150 employés de Bouygues expulsés

juillet 25, 2011

MALABO – Plus de 150 employés étrangers du groupe français Bouygues accusés d`être en possession de documents officiels
(autorisations d`entrée et cartes de séjour) falsifiés devaient quitter la Guinée équatoriale, a appris l`AFP de sources concordantes samedi.

« Ces étrangers ont (eu) 48H00 (à compter de mercredi) pour abandonner le pays parce qu`ils ont des documents officiels falsifiés (autorisations d`entrée sur le territoire, cartes de séjour) », a déclaré à l`AFP sous couvert de l`annonymat un commissaire de police à Malabo.

« Nous avons reçu un document provenant du commissariat contenant plus de 150 noms de personnes qui doivent abandonner le pays », a indiqué à l`AFP un responsable de Bouygues à Malabo qui a refusé de donner son nom.

Selon lui « des gens » de la société chargée de recruter le personnel pour Bouygues auraient fait « des faux documents au personnel de Bouygues », a-t-il dit, expliquant que « cette décision est dure pour la société. L`absence de ces personnes expulsées va paralyser les travaux de Bouygues surtout le stade de Bata où va se jouer la Coupe d`Afrique des nations 2012 (CAN-2012) ».

Un employé de Bouygues à Bata (ville située sur la partie continentale de la Guinée équatoriale) a affirmé sous couvert de l`anonymat que parmi les étrangers se trouvaient des Camerounais, Gabonais et Ivoiriens.

Bouygues a récemment construit un hôtel 5 étoiles à Sipopo, une ville nouvelle paradisiaque ayant accueilli le sommet des chefs d`Etat de l`Union africaine fin juin.

L`entreprise française participe également à la construction de la ville industrielle d`Oyala au centre du pays, près de la ville natale du président Teodoro Obiang Nguema.
AFP

Construction du 3e pont, relance des activités: Les groupes français sur les premiers marchés

juin 20, 2011

Pour favoriser la création d’emplois, le Président de la République, Alassane Ouattara a donné l’instruction de reprendre rapidement les grands travaux. Notamment la construction du troisième pont d’Abidjan qui est resté en projet depuis plusieurs années.

Récemment, lors de ses Assemblées Annuelles à Lisbonne, la Banque africaine de développement (BAD) a débloqué une enveloppe de 30 milliards de FCFA pour la réalisation des travaux de cette infrastructure routière. Ce contrat juteux sera exécuté par le Groupe français Bouygues. Les activités devront permettre de relancer l’économie ivoirienne par la création de nombreux emplois.

Le groupe Bolloré, très présent également en Côte d’Ivoire dans des domaines aussi divers que le transport maritime, la logistique terrestre, la manutention, le transit maritime et aérien, ou encore le transport ferroviaire dégage déjà un important investissement pour les prochains jours. Après la crise, le groupe veut entreprendre un nouveau programme d’investissements à exécuter via sa filiale Bolloré Africa Logistics. Enveloppe globale de ces nouveaux investissements inscrits dans son « plan d’expansion sur trois ans »: 50 milliards FCFA.

Principales activités auxquelles devront bénéficier cette manne: la gestion du Terminal à conteneurs du Port Autonome d’Abidjan et le transport ferroviaire entre la Côte d’Ivoire et les pays de l’hinterland. Les plus hauts standards internationaux. Ainsi donc, 14% de cette enveloppe, soit 7 milliards FCFA, seront consacrés à l’acquisition, auprès du groupe finlandais Konecranes, de huit nouveaux portiques de parc RTG (Rubber Tyre Gantry), qui devront renforcer le parc actuel de cinq portiques (dont quatre mobiles). Ces nouveaux équipements, d’une capacité de levage de 40 tonnes, devraient accroître la productivité de la Société d’exploitation du Terminal de Vridi (SETV), à qui, l’Etat a concédé, en 2005, la gestion du terminal à conteneurs.

Le plan d’urgence de relance du transport par rail « Vision 2030 », adopté lors du Conseil d’Administration de SITARAIL de juillet 2009, prescrit un investissement global de 265 milliards FCFA sur vingt ans dont 186 milliards FCFA financés par Bolloré Africa Logistics pour le renouvellement du parc de locomotives, la réhabilitation et la transformation de la flotte actuelle de wagons de marchandises, et la prise en compte des charges nécessaires au bon fonctionnement de la voie.

Le Mandat B.S