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Congo-Disparition : dernier hommage de la République à l’ancien ministre Gabriel Entcha-Ebia

janvier 5, 2022

Décédé le 11 décembre au Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville, à l’âge de 65 ans, l’ancien Garde des sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains, Gabriel Entcha-Ebia, a été inhumé le 5 janvier au cimetière du Centre-ville.  La République reconnaissante lui a rendu un dernier hommage au Palais des congrès, en présence du chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso.

Né le 24 août 1956 à Souanké, dans le département de la Sangha, Gabriel Entcha-Ebia a été ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat de 2002 à 2005 ; Garde des sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains de 2005 à 2007, puis ministre des Postes et Télécommunications, chargé des Nouvelles technologies de l’information et de la communication en 2007.

Magistrat hors classe, il est diplômé de l’Université Marien-Ngouabi et de l’Ecole nationale de la magistrature de Paris, section internationale, et ancien procureur général près la Cour suprême du Congo. Ambassadeur du Congo au Nigeria de 2009 à 2012, Gabriel Entcha-Ebia fut également l’ambassadeur de la République du Congo en République centrafricaine de 2012 à 2017.

Président du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) et ami intime de l’illustre disparu, Philippe Mvouo a eu des mots justes pour rendre un hommage à celui qu’il qualifie comme l’un des plus grands serviteurs de la République. « Gabriel Entcha-Ebia, pour me fixer sur la cruelle réalité du moment, n’est plus. Votre fidèle et honnête serviteur s’en est allé. 65 ans de vie sur terre, l’enfant de Souanké s’est forgé un parcours assez commun à celui de tout enfant de campagne qui embrasse les chemins de l’école avec comme ressources essentielles, l’effort, l’endurance, la persévérance, mais aussi la témérité à affronter la brutalité des autres et le cœur large à digérer l’inaptitude et les échecs scolaires… », a témoigné Philippe Mvouo dans son oraison funèbre.

Sur le plan scolaire, Gabriel Entcha-Ebia a débuté ses études primaires à Souanké. Il a fréquenté aux collèges de Ouesso et Mafoua Virgile à Brazzaville avant de poursuivre ses études au lycée de la Libération, actuel Pierre-Savorgnan-de-Brazza. En effet, après le BEMG et le baccalauréat littéraire, le défunt est admis à l’Université Marien-Ngouabi où il en est sorti avec une licence en droit privé. Ce qui l’emmène à l’Ecole nationale de magistrature de Paris, section internationale où il termine diplômé en 1982.

« Un magistrat est né. Un intellectuel a germé en puissance de la maturité sociale, de la responsabilité professionnelle, de l’humaine sagesse et de l’autorité intellectuelle… Gabriel Entcha-Ebia, le magistrat, vient de tirer sa révérence après une brillante carrière professionnelle qu’il commence au tribunal de grande instance de Pointe-Noire », a poursuivi Philippe Mvouo.  

Gabriel Entcha-Ebia était aussi un écrivain. Auteur de « Djiha », son unique œuvre fictionnelle, il a publié cinq essais dont, « 800 jours au ministère de la Fonction publique et de la réforme de l’Etat », en 2009, « Les institutions de la République du Congo », en 2010, « Congo : 50 ans d’indépendance pour quel avenir ? « , en 2010, « Le moment de choisir la parole au peuple souverain », en 2015, et « Adieu Madiba », préfacé par Denis Sassou N’Guesso, en 2016.

« L’œuvre littéraire de Gabriel Entcha-Ebia est déjà immense dans sa dimension historique, politique et juridique pour constituer un précieux héritage à la postérité. Par la plume et avec sa plume, il a gravé son nom sur le marbre des immortels, des artistes immortels dont la mort se transfigure en vie sans mort pour rire de nos larmes tandis que, eux sont devenus des dieux. Car on ne pleure pas les dieux, on les célèbre. Entcha-Ebia est à célébrer désormais », a déclaré le président du CSLC.

La disparition de Gabriel Entcha-Ebia est une perte pour la République, a estimé le directeur général de l’autorité de régulation des marchés publics, David Martin Obami. « Je suis resté son directeur de cabinet jusqu’à son affectation à l’étranger comme ambassadeur. C’est pour moi à la fois un aîné, un mentor et quelqu’un qui m’a permis de mettre le pied à l’étrier de hautes charges de l’Etat », se souvient-il encore.  

Notons que l’illustre disparu a laissé six orphelins.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Congo – Archidiocèse de Brazzaville : Tentative de profanation de la tombe du Cardinal Émile Biayenda

décembre 25, 2021

Cardinal Émile Biayenda

Le sépulcre du Cardinal Émile Biayenda a connu une tentative de profanation, dans la nuit du jeudi 23 au vendredi 24 décembre. Le profanateur a tenté de forcer en vain, la grille qui protège le cercueil, pour accéder au corps. Sans doute pour le voler ou réaliser des orgies ou autres rituels mystiques.

Un individu mal intentionné pris pour un visiteur, a essayé de s’emparer de la dépouille du cardinal Émile Biayenda en s’introduisant de nuit à la cathédrale du Sacré-Cœur à Brazzaville, où repose le prélat.

Visiblement bien décidé à accomplir sa besogne, le malfrat a forcé les grilles de protection qui recouvrent le caveau, pour les décoller, au moyen vraisemblablement d’un pied-de-biche. En certaines parties du caveau, ils ont entamé la structure de béton qui scelle la grille.

Mal lui en a pris car les précédentes tentatives avaient amené les autorités épiscopales à renforcer la protection de cette tombe tant convoitée par certains praticiens occultes aux buts inavoués et désormais, il faut carrément de la dynamite, pour en venir à bout.

Informé de cette intrusion, Monseigneur Bienvenu Manamika archevêque Métropolitain de Brazzaville, est allé s’enquérir de la situation et s’assurer que la tentative de profanation avait échoué, mais surtout renforcer les mesures de protection de la tombe, partant de la dépouille du Cardinal Émile Biayenda.

Les constats d’usage effectués et les mesures de renforcement de la protection de la tombe prises, Monseigneur Manamika a conclu l’instant par une prière, pour rendre grâce à Dieu.

« Dieu notre père, nous te disons simplement merci, parce que par ta grâce, rien n’a été touché et tu nous préviens déjà de ce qui peut arriver. Donne-nous l’intelligence de protéger ces lieux comme il se doit. Pour notre vénéré cardinal, applique ces suffrages, ces prières. Intercède, non seulement pour notre archidiocèse, mais également pour tout le peuple congolais. Nous voulons te demander pardon pour tous ces esprits de vandalisme qui sont l’expression de la corruption du cœur de l’Homme. Pour eux et pour nous tous, je confesse à Dieu tout puissant… »

Dans sa prière, Monseigneur Manamika a également fait réciter la prière demandant à « Dieu qui a révélé aux hommes, par Jésus-Christ, les voies du Royaume des cieux et de l’éternité bienheureuse, d’accorder à son serviteur, le cardinal Émile Biayenda, la grâce d’être glorifié parmi ses élus du ciel, lui qui par ses vertus et le sacrifice de sa vie, a témoigné sur terre du véritable amour de Dieu et du prochain ». 

Il a terminé en demandant au « bon cardinal Émile Biayenda d’intercéder pour nous ».

À l’issue de la prière, la porte métallique couvrant la tombe a été remise et les lieux nettoyés.

Avec Lesechos-congobrazza par Faye Monama et Bertrand BOUKAKA/

Congo-Brazzaville: L’hôpital général de Djiri mis en service ce mercredi

décembre 15, 2021

Le Congo a engagé de nombreux chantiers sanitaires afin d’améliorer son système de santé publique. Le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso procédera, ce mercredi 15 décembre 2021, à l’inauguration officielle de l’hôpital général de Djiri, situé à Nkombo (Brazzaville).

L’hôpital général de Djiri proposera aux patients 13 services cliniques et paracliniques, à savoir la pédiatrie, la néonatalogie, l’imagerie (Radio, scanners et IRM), laboratoire (y compris la PCR), la pharmacie médicale, les urgences, la réanimation, la gynécologie obstétrique, le bloc opératoire, la stomatologie, l’ophtalmologie, l’ORL et la chirurgie. Ces services sont complétés par 5 autres services techniques d’appui nécessaires à la bonne prise en charge et au traitement des patients.

L’hôpital général de Djiri a prévu également un dispositif de lutte contre la Covid-19. Il s’agit, pour le pays de renforcer la prise en charge des malades notamment dans le cadre de cette crise sanitaire.

Construit sur une superficie globale de 504 500 m², l’hôpital général de Djiri dispose d’une capacité 210 lits. Il compte un bâtiment principal de 13 000 m2, abritant l’ensemble des services.

La mise en service de l’hôpital général de Djiri va permettre aux habitants de Brazzaville Nord de ne plus faire de trop longues distances et affronter les embouteillages pour leurs besoins en soins de santé. Ils n’avaient que l’hôpital de référence de Talangaï et le Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville (CHUB) pour cela.

L’hôpital général de Djiri intègre la dynamique de construction des hôpitaux généraux dans les 12 départements du Congo. Ces chantiers ont été mis à l’arrêt faute de financement. Pour faciliter l’accès à l’offre de santé, les travaux des hôpitaux généraux de Brazzaville et de Pointe-Noire ont été relancés en chantiers prioritaires.

L’objectif stratégique étant de rendre disponible et accessible à tous les Congolais, des soins de base de qualité.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo: Accueil chaleureux de Mgr Gélase Armel Kema, nouvel évêque de Ouesso, aux deux grands séminaires de Brazzaville

décembre 9, 2021

Avec Archidiocèse de Brazzaville

Congo: Décès de l’artiste-musicien Kassoul Chalkidri

décembre 8, 2021

Décès mardi 7 décembre 2021, à l’hôpital militaire de Brazzaville de l’ex sociétaire de extra musique de roga roga, Kassoul Chalkidri. Ce jeune artiste talentueux était maintenant dans Extra Musica nouvel horizon.

Kassoul Chalkidri

Auteur de la chanson « Maman Mapassa » dans l’album Vision où il fait l’éloge de Pamela Ondongo. Un chef-d’œuvre de mélodie sympathique mais également de très haute inspiration unique et prophétique.

Repose en paix

Avec Brazzanews

Congo-Circuit routier de Brazzaville : l’incivisme détruit le viaduc à petit feu

décembre 6, 2021

Une vue du viaduc/ Photo Grands travaux

Construit sur le lit du fleuve Congo, le viaduc est mis à mal aujourd’hui. En effet, à la recherche des pierres pour la construction de leurs ouvrages personnels, certains citoyens mal intentionnés démolissent les piliers qui soutiennent le viaduc de Kintélé, long de sept kilomètres. Environ quatre piliers, en partant du quartier « Petit-Chose », dans le 6e arrondissement Talangaï, portent les marques de ces actes d’incivisme pouvant causer l’effondrement de l’infrastructure si l’on n’y prend pas garde.

En octobre dernier, à l’issue d’une descente de terrain du commandant territorial de Brazzaville des forces de police, pour déterminer les causes des multiples accidents qui s’y produisent, l’idée de placer les caméras de surveillance le long du viaduc a été émise. Avec ces actes de vandalisme, les caméras de surveillance peuvent aider à renforcer la sécurité de l’infrastructure. Il est donc utile de réunir les moyens pour passer à la réalisation du projet. Les pouvoirs publics peuvent prendre d’autres dispositions complémentaires pour stopper cet incivisme capable de réduire à néant les efforts consentis pour construire le viaduc.

Il faut également souligner que l’écoulement du sable qui vient des montagnes du quartier Ngamakosso, en période de pluie, engloutit les piliers qui s’enfoncent dans le sable par endroits.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Congo : plusieurs jeunes boucantiers de Brazza et Ponton mangent du caca des inconnus pour de l’argent

décembre 1, 2021

La course a de l’argent facile prend des proportions inquiétantes au Congo, pays où la réussite est désormais liée à son appartenance à la franc-maçonnerie. Un jeune qui vient d’être délivré dans une église confie qu’ils sont nombreux à accepter des conditions impossibles pour devenir riches dans la vie. Beaucoup de jeunes qui font le boucan dans les deux grandes villes du pays mangent du caca pour le plaisir des esprits qui leur procurent de l’argent mystique. C’est l’une des conditions imposées par la Loge.

«N’enviez jamais tous ces jeunes qui vous voyez dans la ville rouler dans de belles voitures, vivre dans une belle villa et dépenser des sous à tout va! Ils vivent un calvaire quotidien» a confessé ce jeune auprès du pasteur.

Fatigué de manger du caca des inconnus au quotidien, ce jeune a décidé un bon matin de mettre terme à cette pénitence et n’a pas trouvé mieux que la maison de Dieu pour échapper aux représailles. Il a confié s’être débarrasser de toutes les richesses accumulées en mangeant du caca des inconnus. La secte dans laquelle il était lui interdit formellement de démissionner au risque des sévères représailles dont la mort.

Étant donné que Dieu reste le maître des circonstances que son amour est totalement gratuit, ce jeune s’est donc confié aux hommes de l’église pour son salut. Son pasteur et les membres de cette église affirment avoir été victime des attaques de la Loge les premiers jours des séances de délivrance de ce jeune. Un combat spirituel qu’ils ont gagné avec l’aide de Dieu.

Aujourd’hui sauvé, ce jeune tente aussi d’en faire de même avec certains de ses amis restés dans la Loge et qui continuent de manger du caca des inconnus. «J’avais une vie de rêve, toutes les belles filles de Brazzaville à mes pieds, mais Dieu m’a fait savoir que ce n’était pas celle-là ma vie et je devais le servir » affirme ce jeune la trentaine révolue.

Beaucoup de jeunes ont choisi la voie de la facilité en adhérant massivement aux Loges avec des conditions que l’on sait. Certains livrent leurs fesses, d’autres mangent du caca des inconnus et tous sacrifient les membres de leurs familles ou des innocents pour de l’argent et la réussite socio-professionnelle.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo-Revendications sociales : les retraités de la CRF pourront relancer leur sit-in au Palais des congrès

décembre 1, 2021

Les pensionnés de la Caisse de retraite des fonctionnaires (CRF) pourront renouveler leur sit-in illimité au Palais des congrès, si jamais le gouvernement ne trouve une réponse urgente à leurs revendications. Le collectif des syndicats des retraités l’a souligné, le 30 novembre à Brazzaville, à la Commission économie et finances (Ecofin) de l’Assemblée nationale.

Malgré les assurances qu’ils ont eues de la part du chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, et du président du Sénat, Pierre Ngolo, les retraités de la CRF ont tenu à croiser la chambre basse du Parlement pour exposer leurs doléances. Ils ont souligné à la commission Ecofin que depuis 2016, le rythme de paiement de leurs pensions de retraite a changé. Ce qui fait qu’ils accusent à ce jour trente-huit mois d’arriérés de pensions. Dans la loi de finances 2022, ils espéraient une ligne de crédit conséquente leur permettant de retrouver le calendrier initial de paie mais hélas ! Pour cette année, le gouvernement n’a prévu que 49 milliards FCFA à cet effet, contre plus de 130 milliards de la masse annuelle.

Une somme qu’ils estiment maigre, car selon eux, elle ne représente à peine que quatre mois de pension à payer dans l’année. Ils se sont donc rapprochés de l’Assemblée nationale, garante de l’autorité budgétaire, pour espérer des ajustements à leur profit dans ladite loi de finances en examen.  

Entre-temps, les retraités menacent de renouveler leur avis de sit-in intermittent au siège du Parlement, si jamais le gouvernement ne trouve une solution idoine et définitive à leurs revendications sociales. 

« Nous sommes venus vous dire, vous qui votez les lois de la République, de trouver une issue à notre situation. Faute de quoi, nous viendrons assiéger ici, le Parlement, où vous travaillez », a prévenu Eugène Bakoula, le porte-parole des syndicats des pensionnés de la CRF.

Ayant recueilli leurs doléances, le président de la commission Ecofin de la chambre basse du Parlement a déclaré : « Nos compatriotes admis à la retraite sont venus nous présenter leurs doléances. Nous avons résolu de travailler techniquement et politiquement afin qu’une réponse durable soit trouvée à la question de paiement des pensions de nos aînés admis à la retraite. L’affaire sera débattue avant tout à la Commission économie et finances, avant d’ouvrir des débats avec le ministre des Finances, pour qu’un ajustement soit porté dans la loi de finances 2022 en examen. Cette solution sera présentée à l’ensemble des députés lors de la séance plénière qui se tiendra avant le 20 décembre », a rassuré Maurice Mavoungou, président de la commission Ecofin de l’Assemblée nationale.

Avec Adiac-Congo par Firmin Oyé

Congo-Rétrocession : des reliques de Savorgnan de Brazza remises au mémorial éponyme

novembre 27, 2021

Le patron de la société Architecture du marbre, Franco Villarici, en compagnie du patron du groupe Agence d’information d’Afrique centrale (Adiac), Jean Paul Pigasse, ont remis, le 26 novembre à Brazzaville, un lot de matériel se trouvant au départ sur la tombe de Pierre Savorgnan de Brazza à Alger, en Algérie, à la directrice générale du mémorial éponyme, Bélinda Ayessa.

Photo : Bélinda Ayessa, Manuel Villarici, Franco Villarici et Jean Paul Pigasse posant devant les reliques remises au mémorial / Adiac

Pierre Savorgnan de Brazza reposant pour l’éternité à Brazzaville, il est de bon aloi que toutes les reliques ayant trait à cet explorateur franco-italien soient ramenées sur place. C’est dans ce contexte que des objets de valeur inestimable constitués d’un buste et d’une plaque en cuivre ainsi que deux autres pièces en marbre ont été remis à Bélinda Ayessa par Franco Villarici et Jean Paul Pigasse pour compléter les reliques déjà existantes de Savorgnan de Brazza dans son mémorial de Brazzaville.

Après l’accomplissement de l’acte symbolique, le vice-directeur général de la société Architecture du marbre, Manuel Villarici, a retracé l’origine de ces reliques. « Ce matériel se trouvait sur la tombe de Pierre Savorgnan de Brazza à Alger. Grâce au président de la République, chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso, et grâce à la directrice générale du mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza, Bélinda Ayessa, on a pu récupérer ces œuvres et on a donné une nouvelle vie à ces grandes pierres qui sont ici avec lui dans Brazzaville », a-t-il laissé entendre.

Très heureuse de vivre ces moments qui n’arrivent pas souvent, la directrice générale du mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza a dit toute sa reconnaissance à ce geste combien symbolique. « C’est un grand moment que nous sommes en train de vivre. La symbolique est totalement forte que l’on ne peut que se réjouir. Recevoir toutes ces reliques aujourd’hui, il y va du bonheur des Congolais mais aussi de ceux qui viendront de l’extérieur pour découvrir le mémorial Pierre-Savorgnan sous toutes ses facettes. Je tiens à remercier les Villarici et tous ceux qui ont préservés ces reliques pour pouvoir donner la possibilité aux gens de venir découvrir ce qui a été en réalité Savorgnan de Brazza et aussi les œuvres qu’il a eu à accomplir de son vivant, parce que Savorgnan de Brazza, on ne le dira jamais assez, c’était un grand homme », a souligné Bélinda Ayessa.

Joyeuse et émue, elle a signifié que les grandes choses se taillent dans des petites. Et lorsque l’on ne fait pas attention, c’est de l’inattendu, de l’inespéré et finalement l’on arrive à la conclusion que même si les hommes ne mettent pas l’histoire à leur place, l’histoire elle-même finit toujours par faire son tri. Puis, renchérissant: « C’est un grand moment que nous vivons aujourd’hui, pour moi, mon équipe et tous ceux qui aiment ce mémorial. Ces reliques sont pour le mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza d’une valeur inestimable, c’est le nec plus ultra. »

Tout en promettant d’en faire bon usage, Bélinda Ayessa a demandé à tous ceux qui ont des objets qui ont tant soi peu un lien avec Pierre Savorgnan de Brazza de les apporter, parce que leur place c’est au mémorial pour lequel, elle a rappelé avec insistance que c’est grâce à la volonté du président Denis Sassou N’Guesso qu’il existe. Sans quoi, elle et son équipe n’auraient pas reçus ces reliques datant de 1905, soit 116 ans aujourd’hui.

Décédé à l’hôpital central de Dakar, au Sénégal, le 14 septembre 1905, Savorgnan de Brazza a été inhumé à Paris, en France, le 3 octobre de la même année avant que sa dépouille ne soit transférée à Alger en 1908. C’est finalement, le 3 octobre 2006, que ses restes mortels sont inhumés à Brazzaville (ville dont il a exploré) selon sa dernière volonté.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

Congo: Décès de Lekoundzou Itihi Ossetumba à Brazzaville

novembre 25, 2021

Ancien ministre et membre du comité d’honneur du Parti congolais du travail (PCT), Justin Lékoundzou Itihi Ossetoumba est décédé le 25 novembre à Brazzaville à l’âge de 80 ans, des suites d’une maladie.

Justin Lékoundzou Itihi Ossetoumba/DR

Né vers 1941 à Boundji, dans le département de la Cuvette, l’illustre disparu fut plusieurs fois ministre. Directeur général du Bureau de la commission de contrôle, organe public chargé de contrôler les entreprises d’État (1968-1969), Justin Lékoundzou Itihi Ossetoumba a occupé les fonctions de ministre de l’Industrie, des Mines et du Tourisme de 1971 à 1973. Ministre des Finances et du Budget de 1984 à 1989, il fut également ministre de la Reconstruction (1997-1999) et ministre délégué à la présidence chargé de la Défense nationale de 1999 à 2002. Elu député de Boundji en 1992, il y est resté jusqu’en 2007 où il était président du groupe parlementaire du PCT à l’Assemblée nationale à partir de 2002.

Rongé par la maladie depuis plusieurs années, l’ancien directeur de la Congolaise de raffinage est apparu en public à quelques rares occasions sur sa chaîse roulante comme lors de la cérémonie de prise d’armes en hommage à l’ancien président de la République, Jacques Joachim Yhomby Opango, le 30 octobre 2020, à l’esplanade du Palais des congrès à Brazzaville. « Il était humble, on s’aimait malgré tout. Même devant le président Lissouba, on s’embrassait avec lui »témoignait Justin Lékoundzou Itihi Ossetoumba. 

Ancien élève du collège Chaminade, il fut président de l’Association des étudiants congolais en France alors qu’il étudiait à l’École supérieure de commerce de Strasbourg. Malade à Paris, il avait regagné Brazzaville il y a quelques jours à bord d’un vol d’Air France.

Le secrétaire général du PCT, Pierre Moussa, a, dans un communiqué, rendu hommage à une « icône », disant partager  « son chagrin avec président du Comité central qui vient de perdre un compagnon de lutte. Le secrétaire général s’incline avec déférence devant la mémoire de l’illustre disparu et adresse ses condoléances les plus émues à sa famille biologique».

Avec Brazzanews et Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama