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Osiane 2021 : Brazzaville accueille les acteurs clés du numérique de l’Afrique centrale

avril 15, 2021

La 5e édition du Salon international des technologies de l’information et de l’innovation (Osiane) se tiendra du 27 au 30 avril prochain, dans la capitale congolaise, sous le thème « Co-construction de notre futur », en mode hybride : présentiel et virtuel (visioconférence) à cause de la crise sanitaire de Covid-19.

1- Vue de la salle lors de l’édition de 2019

Osiane 2021 va réunir à Brazzaville les acteurs majeurs des secteurs publics et privés de l’écosystème numérique de l’Afrique centrale. Cette rencontre sera organisée sous le patronage du gouvernement congolais qui veut faire de la transformation digitale un véritable enjeu stratégique économique et social.

L’édition va porter un regard lucide sur l’impact du digital sur les entreprises, l’accélération et l’implication pour les sociétés africaines de la sous-région tout en projetant sur les meilleures perspectives du dynamisme des écosystèmes numériques.

« L’édition de cette année mettra, en effet, d’une part, l’accent sur la convergence des univers physiques et virtuels, auxquels doivent faire face les entreprises à l’ère de la transformation numérique, d’autre part, des exigences du développement de l’environnement socioéconomique, de la pandémie du coronavirus et de valorisation des compétences digitales », a déclaré Luc Missidimbazi, président de l’ONG Pratic qui organise depuis 2017 le salon Osiane.

En sus des aspects technologiques, les participants évoqueront également les enjeux économiques en matière de transactions, de monnaie électronique, de financement de projets innovants, de sécurité physique et virtuelle des systèmes d’information et leur contenu qui influent sur l’existence et le développement de l’ensemble des systèmes économiques, sociaux, culturels…

Durant les quatre jours du salon Osiane, au Palais des congrès, il est prévu les ateliers spécifiques, les débats de leaders et personnalités africains, l’exposition des inventions destinées à augmenter la visibilité des entreprises ou de leurs produits, afin de leur permettre d’aller à la conquête de nouveaux marchés dans la sous-région d’Afrique centrale. Pour cela, trois espaces appropriés leur seront réservés : l’espace entreprises avec des stands ouverts au Palais des congrès ; l’espace start-up sur e-Osiane et l’espace médias. 

Financement du numérique et peering forum

Organisée en marge du Salon, la conférence sur le financement du numérique et de l’innovation a pour but de renforcer le rapprochement des acteurs des écosystèmes, numérique et financier pour soutenir la mise en œuvre des projets ou initiatives intégrateurs. Elle bénéficie du soutien de Deloitte avec la participation de la Banque européenne d’investissement et d’autres institutions.

Dans le même élan, et pour la deuxième année consécutive, le Forum sur le Peering en Afrique centrale (FPAC) réunira des experts de l’écosystème du Peering de la sous-région et d’ailleurs. Organisé par la communauté du Peering en Afrique centrale, avec l’appui de l’Internet Society, l’évènement se focalisera sur la protection des données, la création et la distribution de contenu Internet et comment créer et maintenir des communautés techniques. Il débuchera sur des recommandations concrètes en vue d’une infrastructure Internet plus stable et plus sécurisée en Afrique centrale.

Débats, table ronde, atelier et formation

2- Panel ministériel lors de la même édition

Des panels stratégiques constitués d’experts de renommée internationale se concentreront essentiellement sur : « le numérique à l’ère de la distanciation, l’automatisation et la mobilité » ; « le rôle des acteurs dans l’écosystème d’Internet et l’innovation pour la responsabilité publique » ; « le rapport de l’économie numérique à la Covid-19 » ;  « l’impulsion de la Fintech en Afrique centrale » ; « le nouveau espace d’échange continental et le défi de e-commerce » ;  « les identificateurs d’innovation technologique ».

Des espaces « B2B » seront ouverts pour faire connaître les différentes opportunités dans l’écosystème digital ; mettre en lumière les atouts des entreprises de l’Afrique centrale ; favoriser les échanges entre les professionnels du numérique par la création de clusters d’entreprise (monnaie, distribution e-commerce, sécurité, services, développement). L’Osiane académie proposera aux participants et partenaires une large gamme de formations dispensées par des partenaires ou des experts de l’académie numérique le puits.

Rendez-vous incontournable des acteurs de l’écosystème du numérique de l’Afrique centrale, Osiane bénéficie, depuis sa première édition, de l’appui de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques. Le salon s’est accordé du soutien des institutions internationales comme Afrinic, Internet Society, le PNUD, mais également des entreprises du secteur des télécommunications à l’instar du groupe Vivendi Africa (GVA), Congo Télécom, Burotop Iris, MTN, SAP et ORACLE.

Organisé tous les deux ans par l’ONG Pratic (Promotion, réflexion et analyse sur les technologies de l’information et de la communication), Osiane impulse désormais une dynamique nouvelle dans cette zone géographique en favorisant les interactions entre les différents acteurs aptes à mener la réflexion sur les défis, les opportunités et les bonnes pratiques engendrés par la révolution numérique et la transformation digitale.

Avec Adiac-Congo par Quentin Loubou

Congo-B/Ville: le cadavre d’une femme découvert à l’hôtel Bikoumou

avril 13, 2021

Un corps sans vie d’une jeune dame âgée d’une trentaine d’années, originaire de la République démocratique du Congo, a été découvert le 12 avril  à l’hôtel Bikoumou situé à Poto-Poto, à Brazzaville. Ce corps déjà en état de décomposition a été conduit au cimetière public de Mayitoukou au sud de la capitale pour l’inhumation.

Dérangés par les odeurs qui sortaient dans l’une des chambres d’un hôtel de la place, les proches d’une jeune femme la trentaine révolue qui se nommait Jeannine, avaient résolu tôt ce matin de connivence avec  certaines personnes épis de bonne volonté, de défoncer la porte où elle était logée depuis un certain temps, pour retrouver le corps sans vie  de la victime en décomposition.

Le corps de la victime a été sorti de la chambre par les services de la pompe funèbre, emballé  dans un sachet avec l’aide des jeunes du quartier OCH, avant d’être mis  dans un cercueil fabriqué de toute pièce par les jeunes du quartier.

D’après le témoignage de ses amies,  la dernière fois qu’elles ont pu échanger, remonte à plus de trois jours.  Distraite, la victime qui était une prostituée, avait l’habitude de déserter sa chambre d’hôtel pendant les jours, pour réapparaître après. C’est la raison pour laquelle ses amies  ne se sont pas inquiétées de sa disparition.

Cet hôtel qui se trouve actuellement dans un état piteux, avec les chambres  transformées en appartement pour les jeunes filles prostituées, ressemble à une maison close.

Affligées, ses amies n’ont pas pu retenir leurs larmes, de voir le corps de Jeannine enseveli dans un cercueil et peinent encore à réaliser la disparition tragique d’une proche. C’est au cimetière public de Mayitoukou, au sud de Brazzaville que le corps de Jeanine repose pour l’éternité.

Une brigade de la police est arrivée sur le lieu et a mis la main sur l’un des responsables de l’hôtel, qui était conduit aux services de la police pour les besoins d’enquêtes.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo-Présidentielle 2021 : Charlotte Opimbat mène une campagne de proximité à Poto-Poto II

mars 12, 2021

La directrice locale de campagne du candidat Denis Sassou N’Guesso dans la deuxième circonscription électorale de Poto-Poto, Charlotte Opimbat, a effectué le 11 mars des descentes dans les cellules du Parti congolais du travail (PCT) du quartier 333.

Charlotte Opimbat s’adressant aux militants de la cellule 24

Des cellules 24, 26 C, 26 A, 26 B, 25 A, 25 B, 21 et 20 du PCT, dans la section 4, en passant par les cellules Loango, Mbakas, Banziri et Dispensaire dans la section 3, Charlotte Opimbat et les autres membres de la direction de campagne ont invité les potentiels électeurs à voter pour Denis Sassou N’Guesso. « Nous sommes en train de poursuivre l’opération porte-à-porte visant à mobiliser les potentiels électeurs au niveau de leurs rues et zones. Nous avons donc procédé à une visite des militants qui composent les cellules. Le message est celui de voter notre candidat Denis Sassou N’Guesso le 21 mars parce qu’il est le meilleur. Je pense que la population comprend bien, elle l’a presque choisi et nous sommes satisfaits », s’est réjoui Charlotte Opimbat.

La directrice locale de campagne du candidat de la majorité présidentielle a, en effet, exhorté l’électorat de Poto-Poto II à aller voter le 21 mars en groupe, afin que la victoire du président sortant parte du troisième arrondissement en général et de sa circonscription en particulier. « Renseignez-vous déjà sur les centres de bureaux de vote. Vous êtes directrice et directeur de campagne dans vos cellules respectives. Le 21 mars vous devez être accompagnés d’autres électeurs. Denis Sassou N’Guesso est le candidat de la paix. Car sans la paix, nous ne pouvons rien », a-t-elle justifié.

Un message bien saisi par les responsables du PCT des différentes cellules visitées. « L’heure est grave, elle n’est plus aux longs discours. Notre cellule votera le président Denis Sassou N’Guesso à 100%. Dès 12 heures, nous aurons déjà clôturé », a promis la secrétaire à l’organisation et à la mobilisation de la cellule 24 du PCT, Sophie Mvoumath.

 

Les membres de la cellule 26 A/Adiac

Charlotte Opimbat a, enfin, annoncé la célébration, le dimanche 14 mars prochain, d’une messe d’action de grâce à la cathédrale Sacré-Cœur. Cette messe à laquelle la gent féminine est conviée sera consacrée à l’unité nationale et la paix en cette période électorale.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama 

Développement du football : la Fifa inaugure le bureau Afrique centrale à Brazzaville

février 20, 2021

Gianni Infantino a procédé le 20 février au siège de la Fédération congolaise de football (Fécofoot)  à l’ouverture du bureau régional de développement de la FIFA pour l’Afrique centrale

Gianni Infantino au bureau regional de developpement de la FIfa /Adiac

L’ouverture dudit  bureau régional est l’aboutissement de l’accord de siège signé  le 29 novembre 2019 entre  le gouvernement congolais et la FIFA. Quinze mois après son premier passage à Brazzaville, Gianni Infantino a tenu ses promesses  en dotant Brazzaville d’un bureau stratégique qui sert, en effet, d’examiner les différents programmes de développement  soumis par les associations membres de la Fifa.

«  C’est important que nous soyons présents. La FIFA est une organisation qui se veut être à l’écoute des fédérations. Nous devons travailler ensemble …On a déjà commencé avec notre programme Forward, un programme qui aide  les fédérations et qui nous a permis de multiplier par cinq les investissements qu’on fait dans le football », a expliqué le président de la Fifa.

Gianni Infantino, qui veut faire plus pour l’Afrique, a  estimé que ce bureau régional  va aider toutes les fédérations de l’Afrique centrale et contribuer en même temps au   rayonnement  du  football africain.

Le président de la Fifa a aussi confirmé l’augmentation du nombre des sélections  africaines  lors de la phase finale de la  Coupe du monde 2026. Il passera de cinq à  dix  dont neuf seront directement qualifiés et le 10e  passera par les barrages.

Le président de la Fifa et le ministre des Sports et de l’Education physique procédant à l’inauguration/ Adiac

Jean  Guy Blaise Mayolas a exprimé toute sa gratitude au président de la FIFA et à ses collaborateurs qui ont œuvré pour l’installation du bureau régional pour l’Afrique centrale à Brazzaville. « Nous pouvons désormais dire que nous sommes plus proches de la FIFA et nos différents projets seront mieux examinés et connaitront un aboutissement heureux, pour un meilleur développement du football en Afrique centrale », a-t-il déclaré.

De son côté, Hugues Ngouélondélé  a remercié, au nom du  gouvernement,  la FIFA pour ses multiples  réalisations au Congo, citant notamment la  rénovation du Centre technique d’Ignié et l’installation des deux poules synthétiques.  

Le Congo aspire grâce à la réalisation et à devenir l’épicentre du football de la sous région Afrique centrale, a-t-il souhaité. Le ministre compte par ailleurs sur l’appui de la FIFA pour la réalisation d’un certain nombre de projets.   « Notre pays  prépare, en concertation avec l’ensemble du mouvement sportif, une série de textes visant à créer les conditions  idoines pour un  développement harmonieux du sport et sa valorisation.  Nous serons heureux de compter la Fifa parmi nos partenaires stratégiques; le football étant le sport roi », a  rappelé  le ministre. 

Avec Adiac-Congo par James Golden Eloué

Congo-Hommage : Alex Ramel nous a quittés

février 10, 2021

Alex Michel Ramel, titulaire de la pharmacie Mavré, est décédé à l’âge de 66 ans le dimanche 31 janvier à Grenoble, en France, des suites d’une longue maladie qu’il aura combattue de toutes ses forces. Cette force singulière, il la tenait de ses parents, François Ramel et Marie Baudey cultivateurs à Mieussy, village des terres de Savoie où Alex repose désormais.

À 11 ans, il prit sa valise pour ses études en pensionnat. Baccalauréat, faculté de médecine à Grenoble, pharmacie à Bordeaux puis, après son service militaire à Berlin, il part travailler aux Antilles.

À 46 ans, vient le grand départ pour Brazzaville, une aventure de 20 ans, marquée par la disponibilité envers les autres de celui qui apporta une aide constante et sans faille auprès des personnes malades ou en difficulté. Alex Ramel reprit la pharmacie Mavré où sa réputation d’homme généreux et bienveillant se forgea d’années en années en fournissant gratuitement des médicaments aux personnes sans ressources et aux femmes enceintes. Entreprenant, il fit un grand nombre d’actions caritatives et humanitaires en collaboration avec l’Ordre de Malte dont il avait été fait officier du Mérite, et qui le nomma ambassadeur de l’Ordre souverain de Malte près de la République du Congo.

Puis, en 2002, s’instaura une relation unique entre sa majesté le Makoko Gaston Nguayoulou et le Docteur Alex Ramel. Celui-ci, ayant appris les aides que ce dernier avait apportées à certains de ses sujets malades, le fit venir dans son Royaume à Mbé. Marquant sa sympathie, il mettait à sa disposition les terres d’Issala, d’une surface de 30 000 hectares pour la réalisation d’un projet de développement. Avec une âme d’entrepreneur, Alex Ramel eut alors le désir de cultiver ces terres pour la production d’huiles essentielles, avec la collaboration de parfumeurs français. Il s’entoura alors d’une équipe armée de compétence d’organisation, de connaissances scientifiques de grande qualité et d’expérience.

Bénéficiant de la confiance répétée du successeur du roi Gaston Nguayoulou, le roi Auguste Ngempio accorda son soutien à Alex Ramel. Considérant l’enjeu, et soucieux de parrainer ce projet dans le plus grand respect de la tradition Téké, le roi a voulu de manière solennelle, le 13 janvier 2018, avec les douze grands dignitaires de la cour au complet, offrir sa bénédiction, une bénédiction des terres, des protecteurs et des auteurs du projet Arômes du Congo.

Aujourd’hui, plus que jamais, l’équipe et ses partenaires se consacreront à la réalisation de ce projet tant rêvé et souhaité par son initiateur Alex ramel.

Bienveillant, entreprenant, généreux, tolérant, tels sont les mots prononcés lors des hommages rendus solennellement à Mieussy, à celui qui aurait voulu « poser sa valise » dans son pays d’adoption, le Congo.

Avec Adiac-Congo par Alex Ramel

Congo-Enseignement supérieur : démarrage des cours à l’université de Kintélé

février 1, 2021

 Les cours académiques ont commencé le 1er février au niveau de deux établissements de l’université Denis-Sassou-N’Guesso à Kintélé, dans la banlieue nord de Brazzaville. 

La délégation officielle du ministre face aux étudiants architectes/Adiac

Il s’agit notamment de l’institut supérieur des sciences géographiques, environnement et aménagement ainsi que de l’institut supérieur d’architecture, urbanisme, bâtiments et travaux publics.

Les étudiants de la faculté des sciences appliquées et ceux d’autres instituts et facultés vont attendre encore un peu de temps pour commencer les enseignements. Ce retard est dû au manque d’enseignants et d’équipement en matériel de plusieurs autres bâtiments. 

Encourageant les étudiants et le corps professoral à s’adonner au travail, le ministre de l’Enseignement supérieur Bruno Jean-Richard Itoua a insisté sur « l’enseignement de qualité qui doit être à la hauteur des ambitions. Le taux d’échec ne doit pas dépasser 1%. Pour le troisième établissement, nous souhaitons voir démarrer les activités dans les meilleurs délais ».

Après l’équipement des autres bâtiments, les étudiants s’installeront dans les campus où plusieurs places leur sont réservées. Profitant de sa présence sur le site, le ministre de l’Enseignement supérieur a échangé avec le corps professoral et félicité la tenue de la session inaugurale du comité de direction de cette université.

L’université de Kintélé dispose également d’une école supérieure des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication, d’un institut supérieur d’éducation, des facultés des sciences et techniques consacrées à la formation en chimie, physique, mathématiques, biologie, génétique, géologie et les sciences informatiques. On y trouve aussi l’école des mines, de l’hydraulique et de l’énergie ; l’institut supérieur des sciences et techniques de la communication ; l’institut supérieur des sports et de l’éducation physique.

Avec Adiac-Congo par Fortuné Ibara

Musique : « Les mamans du Congo », de la cuisine à la scène

janvier 14, 2021

Créé en 2018, sous l’impulsion de la chanteuse et percussionniste Gladys Samba, le groupe « afro féministe » scande le quotidien de la femme africaine en général et de la femme congolaise en particulier sur des rythmiques complexes, réalisées avec des ustensiles de cuisine et du matériel de récupération.

Le groupe, Les mamans du Congo, en pleine prestation/DR

Elles sont jeunes, belles, pleines d’énergie et ont la verve musicale dans les veines. L’aventure des « Mamans du Congo » force l’admiration; car peu de femmes oseraient s’affirmer comme elles l’ont fait. Tout est parti d’un simple constat: « La femme n’est pas faite que pour rester dans la cuisine ».

« Nous utilisons les ustensiles de cuisine pour remporter le combat face à certains hommes qui estiment toujours que la place de la femme se trouve dans la cuisine et non dans un bureau ou sur  scène. Ainsi, à travers l’utilisation des ustensiles de cuisine comme instruments de musique, nous voulons montrer que la femme peut faire autre chose de ses mains et exercer le même travail que l’homme » a indiqué la fondatrice du groupe, Gladys Samba.

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Leurs créations se situent à mi-chemin entre la tradition et la modernité. Les mamans du Congo mettent essentiellement en valeur des berceuses congolaises chantées en diverses langues vernaculaires du pays. Dans leurs chants, elles peignent le quotidien des femmes africaines et plus particulièrement de celles du Congo, avec une poignée d’humour. Leur vision se résume à pérenniser et valoriser le côté traditionnel de la femme d’aujourd’hui. Comme instruments leur permettant de créer des rythmes, figure tout ce qui se trouve dans la cuisine, à savoir : les fourchettes, cuillères, assiettes, paniers, pilons, marmites et biens d’autres matériels de récupération.

Dans ses débuts, le groupe regorgeait douze femmes et quatre hommes. Chemin faisant, certaines mamans ont fini par jeter l’éponge;  car n’appréciant pas l’idéologie du groupe et d’autres se sont retirées sous la pression de leurs époux  qui ne jugeaient  pas dignes de voir leurs femmes faire partie d’un groupe musical. Aujourd’hui, elles sont restées  cinq à faire vivre le  projet, soutenu depuis le début par l’Institut français du Congo. Qualifiées de « femmes battantes », il s’agit précisément de : Gladys Samba, Odette Valdemar Ghaba Koubende, Argéa Déodalsy Kimbembe, Penina Sionne Livangou Tombet et Emira Fraye Milisande Madieta et la plus jeune de la fratrie âgée de 21 ans.

Congo : les « mamans du Congo » sont de retour ! Contes et berceuses bantous rythmés par des musiques électroniques, c’est l’histoire de leur premier album, né d’une rencontre avec le producteur et DJ français Robin

Leur premier album concocté avec la participation du beatmaker hip-hop et house français, Rrobin, est déjà disponible sur le marché du disque. Le 13 janvier, en début de soirée, « Les mamans du Congo » ont livré un spectacle haut en couleur qui a émerveillé le public présent.

Avec Adiac-Congo par Grace Merveille Ngapia (stagiaire)

Congo/Musique : hommage à Franklin Boukaka

novembre 26, 2020

L’Institut français du Congo (IFC) organise en partenariat avec le ministère de la Culture et des Arts, 2 Rives productions de Claude Blanchard Ngokoudi et Frémeaux et associés, un hommage à l’artiste musicien qui sera diffusé le 27 novembre sur toutes les chaines de télévisions et radios nationales. 

Photo : Franklin Boukaka (crédit photo/ DR)

Au programme, de la rumba engagée, de la poésie musicale et panafricaniste. Après le mot de Sony Benga, maître de cérémonie, les artistes Zoba Casimir Zao et Liz Babindamana feront leur apparition sur scène, accompagnés de l’orchestre symphonique kimbaguiste. S’ensuivra le chœur Jubilate Deo.

Sont programmés également, Egige Lenguis, Alban Kodia, Atisse, sous la direction artistique de Faustin Nsakanda et de Big Kloz à la réalisation.  

Pour Claude Blanchard Ngokouli, porteur du projet, cet immense artiste aurait eu 80 ans cette année. « On ne pouvait pas laisser passer cette occasion sans pourtant lui rendre un hommage, puisque ses œuvres sont restées intemporelles. C’est pourquoi nous avons souhaité lui rendre un hommage par rapport à l’ensemble de sa carrière et de l’œuvre qu’il nous a léguée. Quand on écoute Franklin Boukaka aujourd’hui c’est l’actualité. Nous avons voulu aussi faire un petit rappel à l’histoire afin que les nouvelles générations sachent que le Congo a connu un grand artiste qu’on appelait Franklin Boukaka. Parce qu’aujourd’hui, il y a des jeunes qui fredonnent la chanson “Aye Africa” mais ne savent pas que cette chanson engagée est de lui », a-t-il déclaré.

Artisté engagé, Franklin Boukaka a chanté tout, l’amour, l’engagement… « L’engagement tient de son amour du prochain. Parce que c’est quelqu’un qui voyait le bien-être pour tous. C’est donc un événement riche à ne pas raté », a estimé Claude Blanchard Ngokouli.

Il est prévu pendant cet hommage des témoignages de plusieurs personnalités dont son fils Malcom Boukaka ; des chroniqueurs et producteurs d’émissions, Robert Brazza et Claudy Siar. « Franklin Boukaka, c’est un immortel », pense Robert Brazza, alors que pour Claudy Siar, « Franklin Boukaka, c’est l’homme des Bucherons, c’est l’homme de Ayé Africa. Cette chanson qui est un hymne du panafricanisme pourrait peut-être devenir l’hymne de l’Union africaine. »

Franklin Boukaka en peu de mots

Né le 10 octobre 1940 à Brazzaville et mort assassiné le 22 février 1972 dans la même ville, Franklin Boukaka est un chanteur, guitariste et auteur-compositeur congolais, spécialiste de la rumba et du soukous. D’après Maxime N’Debeka et Clément Ossinondé, François Boukaka alias Franklin Boukaka, est un ancien musicien de l’ensemble musical La gaieté. Franklin Boukaka n’use pas trop longtemps le fond de ses culottes sur les bancs de l’école. Il cède très vite à la forte sollicitation de l’art. Ainsi, en 1955, il débute sa carrière d’artiste dans le groupe musical Sexy Jazz fondé par Miguel Samba, Siscala Mouanga et Aubert Nganga. Deux ans plus tard, en 1957, il se retrouve dans le groupe Sympathic Jazz avec lequel il fait une tournée au Cabinda et à Léopoldville. Dans cette grande métropole, Franklin rencontre Michel Boyimbanda et Jean Mokuna avec qui il monte l’orchestre Negro Band. Cette nouvelle aventure ne le satisfait. Elle va être brève comme les premières. Le jeune artiste semble vaguer. Mais il est à la recherche de quelque chose. Franklin Boukaka sent en tout cas qu’il lui faut continuer la quête du Graal. Rien ne l’arrête. Il se lance dans d’autres aventures, s’ouvre à de nouvelles expériences. Tout d’abord dans l’orchestre Jazz Africain avec le clarinettiste Edo Clary Lutula, avec Jeannot Bobenga, Tabu Ley, Mutshipule alias Casino, André Kambite alias Damoiseau, papa Bouanga, Charles Kibongue et autres musiciens, qui réalisent merveilleusement les toutes premières et belles œuvres de Tabu Ley. Puis dans l’orchestre Vox Africa qu’il fonde avec Jeannot Bobenga et d’autres musiciens après dislocation du Jazz Africain en 1959 tandis que Tabu Ley va s’engager ailleurs…

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

Congo: Monuments historiques : bientôt l’implantation d’un buste du sergent Malamine Camara à Brazzaville

novembre 14, 2020

L’annonce a été faite, le 13 novembre, par le ministre de la Culture du Sénégal, Abdoulaye Diop, lors de sa visite au Mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza, lieu choisie pour édifier ce buste.

Photo 1 : Belinda Ayessa remettant la photographie du sergent Malamine Camara au ministre Abdoulaye Diop (crédit photo/ Adiac)

« Avec madame l’ambassadeur, nous sommes en train de voir comment apporter le buste du sergent Malamine Camara qui a joué un rôle important dans l’histoire ici au Mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza. Nous sommes aussi en train de réfléchir comment avec nos écrivains et artistes avoir un peu plus de documentation sur lui pour avoir une déclinaison théâtrale sur la vie et l’œuvre de ce brave sergent ici à Brazzaville. Mais au-delà de cela, on va continuer à travailler dans le cadre de la commission mixte entre les deux parties », a indiqué le ministre à l’issue de sa visite.

Appréciant l’espace qu’il a visité qui reprend l’histoire de la ville de Brazzaville, Abdoulaye Diop a souligné également qu’il n’y a pas que l’histoire de Pierre Savorgnan de Brazza qui est relatée, mais aussi celle de leur compatriote, le sergent Malamine Camara. «Nous devons tous continuer à magnifier cette belle histoire qui doit continuer à instruire nos populations. Merci pour la chaleur de l’accueil et merci pour le contenu de l’histoire. »

Photo 2 : Le ministre Abdoulaye Diop et sa délégation posant pour la postérité avec Belinda Ayessa (crédit photo/ Adiac)

En effet, l’histoire de Pierre Savorgnan de Brazza est indissociable de celle du sergent Malamine Camara qui, sans sa bravoure, Brazzaville, sinon la République Congo, serait la continuité de Kinshasa ou mieux du Congo-Léopoldville. C’est le sergent Malamine Camara qui a tenu tête devant Stanley et son équipe. « Très jeune à cette époque-là, avoir ce courage, avoir cette vision très claire, c’est ça qui fait l’intérêt de l’Afrique  parce que nous avons des dignes fils partout qui sont très utiles. Je crois qu’aujourd’hui, ça prouve, à partir de tous les témoignages faits par les compatriotes, que Malamine est un enfant de l’Afrique », a déclaré le ministre Abdoulaye Diop.

Bien auparavant, le ministre sénégalais de la Culture a bénéficié de la visite guidée. Avant de se séparer de son hôte de marque, la directrice générale du Mémorial Pierre Savorgnan-de-Brazza, Belinda Ayessa, lui a offert un présent constitué de la photographie du sergent Malamine Camara.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

Congo: Qui était Dieudonné MIAKASSISSA ?

novembre 14, 2020

Un homme simple qui nous a appris l’humilité et la dignité.   

Il ne fut pas un universitaire, mais un Aide-comptable doté d’un flair politique et d’une empathie. Il était croyant, catholique comme sa mère, notre grand-mère avec laquelle je fus très jeune l’un des fondateurs de « Dila sambila ». Nous allions chanter dans des veillées de ceux qui étaient éprouvés, et le matin de bonne heure je devais ensuite me préparer pour aller à l’école de la poste depuis la rue Makoua à Poto-Poto. L’école de Poto-Poto était au bout de la rue Makoua, mais il préféra mettre ses enfants à l’école de la Poste où nous y allions parfois à pied.   

Il exerça dans sa vie plusieurs métiers : Aide-comptable pour la compagnie Shell, Syndicaliste, Directeur de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), Membre du Conseil d’État, Responsable du Programme alimentaire mondiale (PAM) à Kinkala, Premier député de Kinkala puis Premier Président de l’Assemblée Nationale Populaire (ANP) élu par ses pairs.   

Il était toujours guidé par la justice et le devenir radieux du Congo-Brazzaville. Il œuvrait pour l’unité nationale à sa façon, si bien qu’il eut 13 enfants de mères issues du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest en passant par le Centre du Congo-Brazzaville, ainsi que de mères de la République Démocratique du Congo (RDC) dont je suis l’un d’eux. Il perdit de son vivant un enfant notre regretté frère Thierry MIAKASSISSA qu’il va rejoindre.    

Dès son éviction de la Présidence de l’ANP, il mit fin à sa carrière politique car très tôt il perçut la mauvaise direction qu’empruntait notre pays le Congo-Brazzaville. Lors de la première redevance pétrolière de 21 milliards de francs CFA que reçut notre pays d’ELF, Dieudonné MIAKASSISSA demanda au Président Marien NGOUABI, qui disait « qu’il n’y allait plus avoir de chômeurs au Congo-Brazzaville », la création d’un Fonds congolais en dehors du budget national ainsi que le versement à la ville de Pointe-Noire d’un pourcentage fut-il infime pour le développement de cette ville qui nous fournissait la quasi-totalité de notre budget en dehors du bois. N’ayant pas été entendu, il s’en alla après avoir été démis par ses pairs. Voilà la genèse de la gabegie financière du Congo-Brazzaville jusqu’à ce jour.   

De Président de l’Assemblée Nationale Populaire, il réintégra la fonction publique au grade d’Aide-comptable avec un salaire de 40 000 francs CFA. Ce fut presque la déchéance mais l’homme garda le cap, il ne sollicita aucune aide et vécut avec ce qui lui revenait. En tant qu’enfant cela me marqua de la façon dont nous traitons nos hommes politiques après leur passage aux affaires. Il ne fut membre d’aucun parti politique au Congo-Brazzaville, car la politique est une question de bon sens en général.   

Pendant longtemps, il n’eut aucune affectation et ce fut très difficile de voir mon Père tous les matins assis à la devanture de sa maison et regarder passer ses concitoyens qui allaient au travail. Je ne suis pas dans le secret des Dieux, mais à ma connaissance il ne sollicita aucune aide.   

Il traversa des périodes difficiles, notamment lorsqu’il fut emprisonné pendant plus d’une année pour un hypothétique coup d’état comme nous savions les fomenter au Congo-Brazzaville en ces temps-là. Pour nous ses enfants ce fut douloureux, surtout pour moi qui préparait mon baccalauréat. Mais en Afrique, la famille et les amis sont toujours présents dans ces moments pour aider. Il n’eut aucun procès et fut libéré sans explication aucune. Dieudonné MIAKASSISSA était comme ce roseau qui plie mais ne rompt pas.   

Tellement démuni après ton passage en prison, Papa je t’avais donné mes deux premières bourses d’étudiant pour que tu puisses respirer financièrement. Tu ne fus pas surpris car j’étais ton fils, et encore moins de l’éducation et des valeurs que tu m’avais inculqué : toujours tendre la main vers les autres en cas de difficulté.  

Le Congo-Brazzaville est un pays plein de paradoxes bons ou mauvais ; C’est notre pays ! La Conférence Nationale Souveraine (CNS) rétablit ses anciens dirigeants dans leur droit. Ainsi, Dieudonné MIAKASSISSA commença à percevoir une pension qui lui permettait de vivre dignement avec un véhicule mis à sa disposition. Nous avons le droit d’élire nos dirigeants, mais nous avons aussi le droit de les respecter lorsqu’ils ne sont plus en fonction.   

Aujourd’hui Dieudonné MIAKASSISSA nous a quitté le cœur léger. Cet Aide-comptable laisse parmi ses enfants un ancien député qui est membre du Comité central du PCT (Parti Congolais du Travail), un Enseignant, une Infirmière, une Couturière, une Puéricultrice, une Pédiatre et un Gynécologue-obstétricien… Il laisse également des petits-enfants Ingénieurs, mathématicien et d’autres qui poursuivent des études supérieures à travers le monde. Comme, il aimait le dire, sa richesse c’était ses enfants. Chacun de nous a un rang qu’il doit respecter nonobstant ses titres académiques ou sa richesse.   

Le legs que nous laisse Dieudonné MIAKASSISSA c’est l’éducation qu’il nous a inculqué et ce nom MIAKASSISSA, qui au-delà d’être un art de vivre, est pour celui qui le porte signification de dignité, d’humilité, d’union et de respect des autres. De lui nous retiendrons ce que disait René Char : « Impose ta chance, sers ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront. »   

Va Papa retrouver ton fils, nos aïeux et reposer en paix. Je poursuivrais la réalisation de ta volonté pour un Congo uni avec une redistribution juste des richesses à toutes les Congolaises et tous les Congolais.   

Tu es parti comme tu es venu dans ce monde avec un cri de joie et les mains vides. Mais ton nom MIAKASSISSA est pour nous le seul héritage car tu n’avais pas de comptes bancaires en Suisse ni dans aucun des paradis fiscaux.   

Mes larmes coulent telle une fontaine pendant que j’écris ces mots qui résument ta vie que tu ne pourras lire.   

Que le bon Dieu puisse te recevoir dans son humble demeure comme tu as vécu en toute humilité dans ce monde.   

Je t’aime mon Père et comme toi nous continuerons à vivre en toute humilité.   

Dans ces circonstances politiques où je ne serai pas là quand tu seras mis en terre, je dirais comme Victor Hugo : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » pour me recueillir devant ta tombe.   

Adieu Président et je suis très fier d’être ton fils.   

Avec Congo-liberty par Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA