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Congo: Le pasteur Moukala lance son église ce dimanche

octobre 16, 2021

L’ex-président de l’Eglise évangélique du Congo désormais patron d’Eglise Echelle.

L’ancien président de l’EEC, puis récemment démissionnaire de cette Eglise avec perte de toute qualité, Edouard Moukala va finalement lancer sa propre Eglise, Eglise Echelle, ce dimanche 17 octobre 2021 à la préfecture de Brazzaville.

Désormais, c’est lui le patron. Le seul leader. Le Pasteur Moukala dont l’épouse est toujours salariée (pasteure) à la paroisse du Centenaire a pris une sérieuse option dans sa foi chrétienne. Pas seulement, car pour avoir été responsable numéro un des Protestants, il pourra embarquer beaucoup de fidèles.

Il parait même que certains pasteurs de l’EEC n’attendent que des garantis de salaires et autres avantages pour rejoindre leur ancien président. En effet, la crise financière qui secoue l’église Misioni depuis des années atteint un niveau inquiétant où les rémunérations des pasteurs, évangélistes et autres personnels ne sont plus versées.

Les pensions de retraites sont aussi incertaines. La direction de l’EEC, soutenue par une forte opinion laïque et intellectuelle avait accusé le pasteur Edouard Moukala d’avoir détourné plus de 8 millions de francs CFA. De l’argent qui l’aurait permis de construire des maisons à étage et de faire installer sa famille en Europe.

Mais dans la vraie, le pasteur Moukala est locataire à Diata et vit en famille, son épouse et ses enfants à ses côtés. C’est d’ailleurs ses propres filles, formées en musique, qui animeront la première chorale de ce dimanche à la préfecture de Brazzaville. Le pasteur Edouard Moukala a ainsi réussi à tourner la page du conflit qui aurait existé entre lui et l’EEC.

Par Stany Frank avec @Arsène SEVERIN

Congo: Mokoko vit avec des graffitis, tags, rats, cafards et autres insectes qui pullulent dans sa cellule

octobre 16, 2021

La Maison d’arrêt de Brazzaville, la capitale congolaise, est de nouveau pointée du doigt pour les conditions déplorables de détention. Surpopulation carcérale, graffitis, tags, rats, cafards, délabrement… le constat est accablant. Un phénomène qui n’est pas nouveau mais massif, durable et particulièrement indigne. Cette promiscuité provoque des problèmes sanitaires et une hygiène désastreuse. Les conditions de détention violent gravement les droits fondamentaux des détenus. Le général Jean-Marie Michel Mokoko vit chaque jour avec des graffitis, tags, rats, cafards et autres insectes qui pullulent dans sa cellule, a-t-on appris auprès d’un surveillant pénitentiaire.

Sur tout ce que l’enfermement et la solitude sont capables de féconder au-delà des graffitis, tags, rats, moustiques, vétusté ou délabrement de la Maison d’arrêt de Brazzaville, les prisons congolaises, loin d’être des lieux de grande créativité, d’imagination artistique, d’épanouissement intellectuel et de réinsertion, sont uniquement des véritables lieux de sanction , des lieux de souffrance.

Les détenus n’ont rien d’autre pour les distraire. La prison dope leur imaginaire.

Les conditions de détention sont «effroyables» dans les prisons du Congo-Brazzaville où la répression se déroule «à huis clos», a dénoncé en mai 2019 l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) dans un rapport qui fait état de la mort d’une trentaine de détenus entre 2017 et 2018.

«Ces conditions sont difficiles et assimilables à des maltraitances. Il y a des décès en prison. Nous en avons enregistré une trentaine entre 2017 et 2018», la période couverte par le rapport d’une centaine de pages, avait indiqué Trésor Nzila, directeur exécutif de l’OCDH.

«L’exemple le plus récent, c’est la prison d’Ouesso (au nord) où nous avons enregistré 9 décès. Leur mort serait due à la malnutrition selon les responsables pénitentiaires», avait déploré le membre de l’OCDH. «Quand les gens meurent de malnutrition en prison, (c’est) une illustration parfaite de la torture», selon lui.

Le rapport souligne le «difficile accès aux prisonniers de haut profil». L’ONG fait allusion au général Jean-Marie Michel Mokoko, chef d’état-major de l’armée entre 1987 et 1993. Cet officier de 74 ans a défié le Président Denis Sassou N’Guesso à la présidentielle contestée de 2016.

En 2018 il a été jugé pour «atteinte à la sécurité intérieure de l’État» et condamné à 20 ans de prison. «Nous avons eu des alertes inquiétantes : les conditions de détention du général Mokoko ont été durcies. Il est interdit aux ONG de le voir. Il faut craindre qu’on enregistre un drame en prison», avait dénoncé Trésor Nzila.

Les avocats de Jean-Marie Michel Mokoko ont eux aussi interdiction de le voir sous prétexte qu’il a été «définitivement condamné».

«La doctrine du gouvernement congolais sur la question des droits de l’homme se résume par la duplicité manipulatrice: d’un côté vous avez des discours d’un État promoteur des droits de l’homme, qui ratifie les traités. De l’autre côté, la violation des droits fondamentaux est systématique, la terreur et la répression se poursuivent à huis clos», avait relevé Trésor Nzila.

Suite à des plaintes déposées en 2020 et 2021 par les familles de prisonnier, Trésor Nzila a affirmé que « Les cellules sont infestées de cafards, de rats, de puces, de moustiques et autres insectes. Tous les détenus qui y sont dorment à même le sol. Lorsque vous arrivez là-bas, si vous êtes un homme, automatiquement on vous déshabille avant l’entrée en cellule. La lumière, y compris naturelle, est très faible. La chaleur est intense. Les conditions sont très inhumaines et dépassent le seuil de gravité ».

Trésor Nzila a demandé au gouvernement congolais d’agir au plus vite : « Nous interpellons le gouvernement de prendre des mesures urgentes pour humaniser les conditions de détention ».

Par Satny Frank avec Sacer-infos

Congo: Décès de Paul Dihoulou, ce matin à Brazzaville

octobre 11, 2021


Paul Dihoulou était Secrétaire général par intérim de l’UDR- Mwinda, et membre de l’opposition politique congolaise.

Avec Brazzanews

Congo: Décès en prison du fils du défunt Jacques Koyo

octobre 1, 2021

Cheribo Koyo (fils ) assassin de chairman Jacques koyo à été retrouvé mort dans sa cellule de la Maison d’arrêt de Brazzaville.

Avec Brazzanews

Congo-Disparition : décès à Brazzaville de Christophe Moukouéké

septembre 30, 2021

L’ancien secrétaire général de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) et membre du Congrès africain pour le progrès (CAP) est décédé le 30 septembre à Brazzaville, à l’âge de 82 ans.

Christophe Moukoueké

Christophe Moukoueké a été plusieurs fois ministre et député de Mabombo, dans le département de la Bouenza. L’un des cofondateurs du Parti congolais du travail (PCT), il a quitté ce navire après la Conférence nationale souveraine de 1991 pour rejoindre l’Upads de Pascal Lissouba.

Homme de combats et de convictions, il avait souhaité être candidat à l’élection présidentielle de 2009, mais la limitation constitutionnelle de l’âge ne le lui avait pas permis. Il avait mis à profit cette occasion pour exposer son projet de reconstruction du Congo dans son ouvrage intitulé « Le Congo d’après-guerre (1997-2000) : défis majeurs et nécessaires mutations ». Dans cet ouvrage, il expose sa vision sur la réconciliation nationale, la restauration et l’approfondissement de la démocratie, la décentralisation, la réforme industrielle et la révolution éthique et morale.

A la suite des querelles de positionnement, Christophe Moukoueké et quelques ténors de l’Upads, notamment Victor Tamba-Tamba, Jean Itadi, Dominique Nimi Madingou et Arsène Tsaty Mboungou quittent cette formation politique pour créer le CAP. Cette nouvelle organisation politique, qui ne se départ en rien des idéaux de Pascal Lissouba, a pour emblème la noix de palme et est ancrée à l’opposition.

Christophe Moukoueké est parmi les hommes ayant marqué l’histoire politique du Congo. Il a été maintes fois commissaire politique du gouvernement, poste équivalent actuellement à celui du préfet de département.  C’est ainsi que le vendredi 2 mai 2014, le journaliste et historien Mfumu lui consacrait, dans sa rubrique « Brin d’histoire » paraissant dans « Les Dépêches de Brazzaville », une tribune aux allures dithyrambiques.

« Au début des années 1970, Christophe Moukouéké, enseignant de carrière, fait partie des jeunes loups du PCT. Nos destins se sont croisés alors qu’il était directeur du collège Javouhey à Brazzaville. J’y ai passé trois mois en qualité d’élève et de président de l’Union générale des élèves et étudiants congolais sous son encadrement bienveillant. Tous ceux qui l’ont connu à cette époque gardent de lui le souvenir d’un homme ouvert, disponible et travailleur. Après le travail, il a ses entrées dans les concerts des Bantous de la capitale où il était une figure familière. Il fut nommé ministre de l’Enseignement primaire et secondaire le 16 décembre 1971. Il y fit la preuve de ses qualités de grand clerc de l’Etat. Je perdis avec son départ le parapluie qui faisait de moi un personnage important dans ce collège », écrivait Mfumu.

Avec Adiac-Congo par Roger Ngombé

Congo: Décès de Christophe Moukoueke

septembre 30, 2021

Christophe Moukouéké

Très affaibli ces dernières années, Christophe Moukouéké, homme politique congolais, cofondateur du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir), député, plusieurs fois ministre et secrétaire général de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) le parti du Président Pascal Lissouba, est décédé ce jeudi matin à la clinique Leyono à Brazzaville, à l’âge de 82 ans.

Au début des années 1970, Christophe Moukouéké, enseignant de carrière, fait partie des jeunes loups du Parti congolais du travail.

Tous ceux qui l’ont connu à cette époque gardent de lui le souvenir d’un homme ouvert, disponible et travailleur.

Après le travail, le réconfort, dit-on trivialement. Bon vivant, il a ses entrées dans les concerts des Bantous de la capitale où il était une figure familière.

Il fut nommé ministre de l’Enseignement primaire et secondaire le 16 décembre 1971. Il y fit la preuve de ses qualités de grand clerc de l’État.

Après une trêve ministérielle, il retrouve le gouvernement le 9 janvier 1975 en qualité de ministre de l’Information.

Voilà un homme que la politique n’avait pas changé. Il avait su garder son habituel entregent. Pendant plus de deux décennies, à différents postes de responsabilité, il est au firmament de la politique dans notre pays, jusqu’à un passage à vide qui ne dura pas longtemps, heureusement pour lui.

La Conférence nationale, dont il fut l’un des instigateurs acharnés, lui donna l’occasion de rebondir. En politique, on n’est jamais définitivement perdu. Très vite, dans une démocratie en gestation où chacun cherchait ses marques, il se retrouva en définitive dans l’Upads, le parti du professeur Pascal Lissouba. Il en devint le secrétaire général.

Politiquement, il ne fut pas exempt de critiques. Et certains de ses propos le classèrent dans le camp des « durs » sous le régime du président Lissouba. Dans le feu de l’action, ceux qui agissent se trompent parfois. Absolution, s’il en est.

Son destin bascula avec la guerre du 5 juin 1997. Il prit avec d’autres compatriotes la route de l’exil.

Il y a un temps pour se battre, il y a un temps pour se réconcilier. Tous ceux qui étaient en exil purent rentrer au Congo. Christophe Moukouéké revint au pays et se fit élire, dans la foulée, député de la circonscription de Mabombo en 2007.

Ténor de l’opposition, Christophe Moukouéké, né le 25 avril 1939 à Mvouti, est constitutionnellement disqualifié de la course présidentielle en 2009, iniquement déclassé par le verrou de l’âge contenu dans la constitution incriminée. Il a pourtant un vrai potentiel à mettre au service du Congo. Son âge sonne, hélas, comme un thrène.

Il expose son projet de reconstruction de la République du Congo dans son ouvrage « Le Congo d’après guerre (1997-2000), Défis majeurs et nécessaires mutations ». Il y préconise entre autres la réconciliation nationale, la restauration et l’approfondissement de la démocratie, la décentralisation, la réforme industrielle ainsi qu’une révolution éthique et morale.

Après maintes tentatives de réconciliation au sein de l’UPADS à la suite de querelles de positionnement, Christophe Moukouéké avec certains ténors de l’upads entre autres Tamba-Tamba Victor, Jean Itadi, Nimi Madingou et Arsene Tsaty Mboungou vont définitivement tourner la page upadesienne pour la création d’une nouvelle formation politique, le Congrès africain pour le progrès (CAP). Cette nouvelle structure, qui ne se départ en rien des idéaux essentiels du professeur Pascal Lissouba, a pour emblème fondamental la noix de palme et semble parfaitement ancrée dans l’opposition congolaise.

La mort ne consulte aucun calendrier. Repose en paix, Christophe. Tu auras bien vécu.

Les Échos du Congo-Brazzaville présentent ses condoléances les plus attristées à la famille cruellement éprouvée et à toute la population de Mabombo dans la Bouenza (sud).

Paix à son âme.

Par Jean-Jacques DOUNDA-MFUMU / Les Echos du Congo-Brazzaville

Célébration : le 141e anniversaire de Brazzaville au rythme de la rumba congolaise

septembre 29, 2021

Célébré sur le thème « Brazzaville et la rumba congolaise », le 141e anniversaire de la fondation de Brazzaville s’étendra du 5 au 7 octobre autour des tables rondes, des projections documentaires et d’une exposition.

L’exécution de la rumba/DR

Initiée par l’Institut français du Congo (IFC) en partenariat avec la mairie de Brazzaville, Les Dépêches de Brazzaville et le ministère de la Culture et des Arts, la commémoration du 141e anniversaire de Brazzaville mettra l’accent sur la rumba congolaise, dont la campagne d’inscription sur la liste représentative du patrimoine immatériel de l’humanité se fait conjointement en ce moment avec la République démocratique du Congo. L’événement permettra, ainsi, au public de découvrir des documentaires retraçant l’histoire de la rumba congolaise, une exposition ainsi qu’un cycle de conférences réunissant des experts de la musique congolaise.

L’ouverture de ce rendez-vous, le 5 octobre, se fera par la projection du documentaire « Hommage à Edo Ganga », réalisé en 2020 par Prince Kloz Baloubeta et produit par l’IFC. Le film laisse à voir un concert présenté par Médard Milandou avec la participation des artistes musiciens Zao, Roga-Roga et biens d’autres en hommage au dernier des fondateurs du mythique orchestre Les bantous de la capitale, Edo Ganga, décédé l’année dernière.

S’en suivra, dans la même journée, une conférence sur le thème « L’histoire de la rumba à Brazzaville, au Congo », ainsi que le vernissage d’une exposition collective dévoilant les pochettes de vinyle, coupures de presse, photos des lieux et figures emblématiques de la rumba congolaise. Un travail regroupant le photographe Désiré Kinzenguélé, Nicolas Bissi, le collectif Bisso na Bisso et Les Dépêches de Brazzaville.

Le lendemain de l’ouverture sera ponctué par la diffusion du documentaire « Hommage à Franklin Boukaka », un film d’environ 1h 20 mn réalisé également l’an dernier par Prince Kloz Baloubeta. Visionnaire, humaniste, ardent défenseur de la cause des Noirs, le musicien congolais Franklin Boukaka aurait eu 80 ans en 2020. Pour lui rendre hommage, Zao, l’orchestre Kimbanguiste et le chœur Jubilate Deo ont repris ses plus grands succès. Un concert assaisonné de témoignages de ceux que l’artiste a connus et inspirés.

La dernière journée de ces moments de célébration permettra au public de suivre la diffusion du film documentaire « Sur les chemins de la rumba », de David Pierre Fila. Sorti en 2014 et d’une durée d’environ 1h 38 mn, le long-métrage fait voyager avec une simplicité apparente à travers un cheminement de l’autre côté du monde. Le film entraîne donc le spectateur à travers les côtes africaines, du Bassin du Congo, de Cuba… afin de lui partager l’harmonie, la beauté, des hommes et femmes, ainsi que des paysages qu’incarne cette musique.

Notons que plus qu’un genre musical, la rumba est un héritage commun des deux Congo, qui a connu sa maturité après l’indépendance des pays africains dans les années 1960. Les pères fondateurs sur le plan national sont, entre autres, les artistes Ganga Edo, Franklin Boukaka, Pamelo Mounk’a, Antoine Moundanda, etc.

Merveille Atipo

Enseignement supérieur : reprise des activités à l’Université Marien-Ngouabi

septembre 27, 2021

Dans une déclaration lue par le porte-parole du  collège intersyndical, Célestin Désiré Niama, le collège a décidé de reprendre avec ses activités académiques, ce 27 septembre.

 La décision de lever la grève illimitée observée depuis plus d’une semaine au sein de l’ Université Marien-Ngouabi a été prise le 25 septembre, à l’issue de la réunion du collège intersyndical. L’objectif était de faire le point sur la situation sociale des travailleurs entraînant l’arrêt de toutes les activités académiques depuis plus d’une semaine.

Après discussion entre les membres pendant plus de quatre heures, le collège a relevé dans sa déclaration des avancées significatives suite aux doléances exprimées auprès du gouvernement, soulignant les démarches entreprises par la coordination du collège intersyndical avec le gouvernement et la présidence de l’Université. 

L’échange entre les deux parties a conduit à l’apaisement du climat social à l’Université Marien-Ngouabi, la signature d’un relevé de conclusions avec le gouvernement ainsi qu’à l’implication du président de l’Université Marien-Ngouabi dans la résolution des problèmes posés par le collège intersyndical, précise la déclaration.   

En rappel, les revendications du collège intersyndical portaient sur le respect du gouvernement des engagements écrits, pris dans le protocole d’accord signé le 1er août 2019, en versant les six quotités restantes sur dix-huit convenues. Le collège exigeait également le paiement des heures diverses dues de 2014 à 2020, le respect de paiement  des salaires des agents de la Fonction publique ainsi que le versement d’une enveloppe spéciale pour la rentrée académique  2021-2022.

Avec Adiac-Congo par Lydie Gisèle Oko

L’Abbé Mesmin Massengo appelle les catholiques congolais à se soumettre au frère Sassou-NGuesso, le bienfaiteur de l’église catholique congolaise.

septembre 19, 2021

Dans sa parution n°4087 du Mardi 14 Septembre, le Journal « La Semaine Africaine » a publié une interview de Mesmin Massengo (Voir intégralité de l’interview ci-dessous).

A première vue, cet entretien dépeint l’état d’âme d’un homme frustré, aigri, plein d’amertume, de hargne et de colère, et donc prêt à en découdre avec ses supérieurs…et surtout, d’un esclave et serviteur du dictateur Dénis Sassou-NGuesso.

Nous vous proposons ci-dessous, les extraits d’un droit de réponse d’un évêque qui a requis l’anonymat

La Rédaction

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1 /Abbé Mesmin Massengo « Avec la compréhension d’un Grand homme, Denis Sassous Nguesso, Président de la République, nous avons bâti le siège de l’ACERAC… »

Réponse à Abbé Mesmin Massengo : M. « l’Abbé », vous êtes vraiment prétentieux et3arrogant. Vous parlez du siège des Evêques comme si c’était un don de Mesmin Massengo à l’Eglise… Vous ne mentionnez même pas la volonté et la contribution des Evêques, qui ont travaillé énormément pour la réalisation de cette œuvre, surtout Monseigneur Anatole Milandou qui a cédé ce terrain, en plus, c’est lui qui a fait de vous, ce que vous êtes devenu. Vous ne l’avez même pas remercié, quelle ingratitude ! Vous voulez nous faire croire qu’avec le tyran Sassou vous avez cotisé 9 milliards et six cent cinquante millions pour construire le palais des Evêques de l’Afrique Centrale? De plus, vous appelez Sassou Nguesso Grand Homme pendant que vous manquez de respect à vos Evêques en les traitant d’hypocrites, de ceux-là qui le jour critiquent le pouvoir et à la nuit tombée vont mendier. Monsieur l’abbé vous êtes très impoli.

2/ Abbé Mesmin Massengo Parlant des relations entre l’Eglise et l’Etat. Tu t’en prends aux Évêques qui le jour critiquent le pouvoir, mais à la nuit tombée vont faire « la politique de la main tendue« .

Réponse à Abbé Mesmin : l’argent ou les dons que le pouvoir donne aux Evêques, est l’argent du contribuable congolais, c’est l’argent des salaires impayés des fonctionnaires, c’est l’argent des bourses de nos étudiants, c’est l’argent de nos chrétiens et donc l’argent de nous tous. Ce ne sont pas leurs salaires que ces hommes politiques remettent aux Evêques. En Occident les prêtres sont payés par l’Etat. Ce n’est pour autant pas que ces Eglises doivent se taire devant les erreurs et les égarements de leurs gouvernements.

3/ Abbé Mesmin Massengo « …nous avons la chance d’avoir un Président qui est catholique et qui nous a fait beaucoup de largesses… »

Réponse à Abbé Mesmin : Mesmin, voilà le sommet de votre blasphème. Un Président qui a tué le Cardinal Biayenda, a empoisonné Mgr Kombo, a assassiné Mgr Benoît Gassongo, a fusillé les hommes de Dieu envoyés en mission à Mindouli ; un Président qui a massacré vos parents et nos parents du Pool, a empoissonné leurs rivières, coupé leurs arbres fruitiers ; un Président qui a violé nos mamans, nos sœurs, filles et fillettes ; un Président qui a tué tous les cadres politiques et militaires du Pool dont les derniers en date sont Brice Kolélas et Philippe Bikinkita. C’est cet homme que vous, prêtre que vous appelez une chance ? Est- ce que par hasard à votre naissance vous n’êtes pas tombé du berceau ? Quelle méchanceté ! En plus vous vous dites être du Pool ?  Non réellement vous êtes un traitre de l’Eglise et de votre Région. Si j’étais votre Evêque, j’allais vous donner un siècle d’années sabbatique au pôle nord.

4/ Abbé Mesmin Massengo « … Il ne faudrait pas qu’on soit toujours là à faire des médecins après la mort. Nous devons les dénoncer dès maintenant. » Cette phrase est la conclusion à la première question du journaliste sur votre bilan comme vicaire judiciaire.

Réponse à Abbé Mesmin : M. « l’Abbé », qu’allez-vous dénoncer ? Est-ce tout ce que vous avez appris et entendu pendant 19 ans d’exercice de votre fonction comme vicaire judiciaire ? Devrais-je vous apprendre que le secret de confession n’est pas lié à une quelconque fonction dans l’Eglise, mais plutôt à la nature et à l’état du prêtre. J’ai bien l’impression que vous avez besoin de reprendre vos cours d’ecclésiologie. Profitez-en pendant votre année sabbatique. En vérité, cher confrère, vous êtes très dangereux pour l’Eglise. Vous vous êtes fait prêtre pour détruire l’Eglise catholique du Congo de l’intérieur, et la mettre au service de votre maître dont vous vantez les mérites tout au long de votre interview. En plus, vous vous êtes servi de l’Eglise pour l’appauvrir et vous enrichir immensément, jusqu’à fêter vos millions à Paris….où est passé l’argent de la cause du Cardinal Emile Biayenda ? Les biens de l’Eglise vendus comme des petits pains, où avez-vous planqué cet argent ?

5/ Abbé Mesmin Massengo « … Mais je vais partir. Je suis l’unique prêtre congolais enseignant à l’Université de Kinshasa ».

Réponse à Abbé Mesmin : Ah pauvre vicaire judiciaire ! Quelle arrogance ! Dans l’Eglise personne n’est indispensable même pas le Pape lui-même. Seul le Christ est indispensable. Parlons de ces cours à Kinshasa : je croyais que vous dispensez des cours à la Sorbonne et à Harvard ou à l’Université Catholique de l’Afrique Centrale. D’ailleurs l’Abbé Luc Augustin Samba, alors qu’il n’était pas encore Docteur, enseignait dans la même université. Les intellectuels dans l’Eglise « ce n’est pas ce qui manque ! ». Pour t’en citer quelques-uns : les Abbés Paulin Pouckouta , Minkala, Pépin, Hervé, Malanda, Luc Augustin, etc. Vous ne pourrez même pas les atteindre par la cheville. Ils sont un million de fois plus intelligents que vous. Par jalousie vous les avez combattus pour que vous puissiez régner en maître. Le seul et unique prêtre qui reconnaisse votre intelligence, c’est le morveux de compère Abbé Mabanza qui manque de personnalité et de caractère et vous suit comme un idiot. Votre seule œuvre, c’est le torchon de 20 pages bourré de fautes, que vous avez écrit sur Monseigneur Barthélémy Batantu.

6/ Abbé Mesmin Massengo « … Je suis héritier parmi tant d’autres de Monseigneur Barthémy Batantu qui ne paniquait jamais devant les événements… »

Réponse à Abbé Mesmin : Parce qu’il a séjourné dans l’eau, le crapaud se croit devenir caïman. Vous êtes vraiment audacieux, votre narcissisme vous conduira dans les abîmes. L’abbé Mesmin, vous « héritier de Batantu » ? Je comprends ! Voilà pourquoi vous êtes parti vous faire curé à Notre Dame pour attendre l’épiscopat. Vous dites bien que lui ne paniquait pas. Mais vous ? Une simple affection vous plonge dans tous les états. Cela prouve à suffisance que vous manquez de sagesse. Vous êtes un prêtre immature, normalement votre place se trouve en prison avec votre complice de faux gestionnaire, je cite l’abbé Mabanza. Comme vous avez peur d’être au cachot, voilà pourquoi vous faites les éloges du dictateur Sassou afin qu’il vous sauve.

By Congo-Liberty

Interview de Mesmin Massengo (La semaine africaine N°4087 du 14 septembre 2021Télécharger

Urgent : Exil de ALPHA Condé par Mamady Doumbouya en France/Brazzaville..

septembre 16, 2021

Avec Nouvelles du Monde