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Musique : « Les mamans du Congo », de la cuisine à la scène

janvier 14, 2021

Créé en 2018, sous l’impulsion de la chanteuse et percussionniste Gladys Samba, le groupe « afro féministe » scande le quotidien de la femme africaine en général et de la femme congolaise en particulier sur des rythmiques complexes, réalisées avec des ustensiles de cuisine et du matériel de récupération.

Le groupe, Les mamans du Congo, en pleine prestation/DR

Elles sont jeunes, belles, pleines d’énergie et ont la verve musicale dans les veines. L’aventure des « Mamans du Congo » force l’admiration; car peu de femmes oseraient s’affirmer comme elles l’ont fait. Tout est parti d’un simple constat: « La femme n’est pas faite que pour rester dans la cuisine ».

« Nous utilisons les ustensiles de cuisine pour remporter le combat face à certains hommes qui estiment toujours que la place de la femme se trouve dans la cuisine et non dans un bureau ou sur  scène. Ainsi, à travers l’utilisation des ustensiles de cuisine comme instruments de musique, nous voulons montrer que la femme peut faire autre chose de ses mains et exercer le même travail que l’homme » a indiqué la fondatrice du groupe, Gladys Samba.

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Leurs créations se situent à mi-chemin entre la tradition et la modernité. Les mamans du Congo mettent essentiellement en valeur des berceuses congolaises chantées en diverses langues vernaculaires du pays. Dans leurs chants, elles peignent le quotidien des femmes africaines et plus particulièrement de celles du Congo, avec une poignée d’humour. Leur vision se résume à pérenniser et valoriser le côté traditionnel de la femme d’aujourd’hui. Comme instruments leur permettant de créer des rythmes, figure tout ce qui se trouve dans la cuisine, à savoir : les fourchettes, cuillères, assiettes, paniers, pilons, marmites et biens d’autres matériels de récupération.

Dans ses débuts, le groupe regorgeait douze femmes et quatre hommes. Chemin faisant, certaines mamans ont fini par jeter l’éponge;  car n’appréciant pas l’idéologie du groupe et d’autres se sont retirées sous la pression de leurs époux  qui ne jugeaient  pas dignes de voir leurs femmes faire partie d’un groupe musical. Aujourd’hui, elles sont restées  cinq à faire vivre le  projet, soutenu depuis le début par l’Institut français du Congo. Qualifiées de « femmes battantes », il s’agit précisément de : Gladys Samba, Odette Valdemar Ghaba Koubende, Argéa Déodalsy Kimbembe, Penina Sionne Livangou Tombet et Emira Fraye Milisande Madieta et la plus jeune de la fratrie âgée de 21 ans.

Congo : les « mamans du Congo » sont de retour ! Contes et berceuses bantous rythmés par des musiques électroniques, c’est l’histoire de leur premier album, né d’une rencontre avec le producteur et DJ français Robin

Leur premier album concocté avec la participation du beatmaker hip-hop et house français, Rrobin, est déjà disponible sur le marché du disque. Le 13 janvier, en début de soirée, « Les mamans du Congo » ont livré un spectacle haut en couleur qui a émerveillé le public présent.

Avec Adiac-Congo par Grace Merveille Ngapia (stagiaire)

Congo/Musique : hommage à Franklin Boukaka

novembre 26, 2020

L’Institut français du Congo (IFC) organise en partenariat avec le ministère de la Culture et des Arts, 2 Rives productions de Claude Blanchard Ngokoudi et Frémeaux et associés, un hommage à l’artiste musicien qui sera diffusé le 27 novembre sur toutes les chaines de télévisions et radios nationales. 

Photo : Franklin Boukaka (crédit photo/ DR)

Au programme, de la rumba engagée, de la poésie musicale et panafricaniste. Après le mot de Sony Benga, maître de cérémonie, les artistes Zoba Casimir Zao et Liz Babindamana feront leur apparition sur scène, accompagnés de l’orchestre symphonique kimbaguiste. S’ensuivra le chœur Jubilate Deo.

Sont programmés également, Egige Lenguis, Alban Kodia, Atisse, sous la direction artistique de Faustin Nsakanda et de Big Kloz à la réalisation.  

Pour Claude Blanchard Ngokouli, porteur du projet, cet immense artiste aurait eu 80 ans cette année. « On ne pouvait pas laisser passer cette occasion sans pourtant lui rendre un hommage, puisque ses œuvres sont restées intemporelles. C’est pourquoi nous avons souhaité lui rendre un hommage par rapport à l’ensemble de sa carrière et de l’œuvre qu’il nous a léguée. Quand on écoute Franklin Boukaka aujourd’hui c’est l’actualité. Nous avons voulu aussi faire un petit rappel à l’histoire afin que les nouvelles générations sachent que le Congo a connu un grand artiste qu’on appelait Franklin Boukaka. Parce qu’aujourd’hui, il y a des jeunes qui fredonnent la chanson “Aye Africa” mais ne savent pas que cette chanson engagée est de lui », a-t-il déclaré.

Artisté engagé, Franklin Boukaka a chanté tout, l’amour, l’engagement… « L’engagement tient de son amour du prochain. Parce que c’est quelqu’un qui voyait le bien-être pour tous. C’est donc un événement riche à ne pas raté », a estimé Claude Blanchard Ngokouli.

Il est prévu pendant cet hommage des témoignages de plusieurs personnalités dont son fils Malcom Boukaka ; des chroniqueurs et producteurs d’émissions, Robert Brazza et Claudy Siar. « Franklin Boukaka, c’est un immortel », pense Robert Brazza, alors que pour Claudy Siar, « Franklin Boukaka, c’est l’homme des Bucherons, c’est l’homme de Ayé Africa. Cette chanson qui est un hymne du panafricanisme pourrait peut-être devenir l’hymne de l’Union africaine. »

Franklin Boukaka en peu de mots

Né le 10 octobre 1940 à Brazzaville et mort assassiné le 22 février 1972 dans la même ville, Franklin Boukaka est un chanteur, guitariste et auteur-compositeur congolais, spécialiste de la rumba et du soukous. D’après Maxime N’Debeka et Clément Ossinondé, François Boukaka alias Franklin Boukaka, est un ancien musicien de l’ensemble musical La gaieté. Franklin Boukaka n’use pas trop longtemps le fond de ses culottes sur les bancs de l’école. Il cède très vite à la forte sollicitation de l’art. Ainsi, en 1955, il débute sa carrière d’artiste dans le groupe musical Sexy Jazz fondé par Miguel Samba, Siscala Mouanga et Aubert Nganga. Deux ans plus tard, en 1957, il se retrouve dans le groupe Sympathic Jazz avec lequel il fait une tournée au Cabinda et à Léopoldville. Dans cette grande métropole, Franklin rencontre Michel Boyimbanda et Jean Mokuna avec qui il monte l’orchestre Negro Band. Cette nouvelle aventure ne le satisfait. Elle va être brève comme les premières. Le jeune artiste semble vaguer. Mais il est à la recherche de quelque chose. Franklin Boukaka sent en tout cas qu’il lui faut continuer la quête du Graal. Rien ne l’arrête. Il se lance dans d’autres aventures, s’ouvre à de nouvelles expériences. Tout d’abord dans l’orchestre Jazz Africain avec le clarinettiste Edo Clary Lutula, avec Jeannot Bobenga, Tabu Ley, Mutshipule alias Casino, André Kambite alias Damoiseau, papa Bouanga, Charles Kibongue et autres musiciens, qui réalisent merveilleusement les toutes premières et belles œuvres de Tabu Ley. Puis dans l’orchestre Vox Africa qu’il fonde avec Jeannot Bobenga et d’autres musiciens après dislocation du Jazz Africain en 1959 tandis que Tabu Ley va s’engager ailleurs…

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

Congo: Monuments historiques : bientôt l’implantation d’un buste du sergent Malamine Camara à Brazzaville

novembre 14, 2020

L’annonce a été faite, le 13 novembre, par le ministre de la Culture du Sénégal, Abdoulaye Diop, lors de sa visite au Mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza, lieu choisie pour édifier ce buste.

Photo 1 : Belinda Ayessa remettant la photographie du sergent Malamine Camara au ministre Abdoulaye Diop (crédit photo/ Adiac)

« Avec madame l’ambassadeur, nous sommes en train de voir comment apporter le buste du sergent Malamine Camara qui a joué un rôle important dans l’histoire ici au Mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza. Nous sommes aussi en train de réfléchir comment avec nos écrivains et artistes avoir un peu plus de documentation sur lui pour avoir une déclinaison théâtrale sur la vie et l’œuvre de ce brave sergent ici à Brazzaville. Mais au-delà de cela, on va continuer à travailler dans le cadre de la commission mixte entre les deux parties », a indiqué le ministre à l’issue de sa visite.

Appréciant l’espace qu’il a visité qui reprend l’histoire de la ville de Brazzaville, Abdoulaye Diop a souligné également qu’il n’y a pas que l’histoire de Pierre Savorgnan de Brazza qui est relatée, mais aussi celle de leur compatriote, le sergent Malamine Camara. «Nous devons tous continuer à magnifier cette belle histoire qui doit continuer à instruire nos populations. Merci pour la chaleur de l’accueil et merci pour le contenu de l’histoire. »

Photo 2 : Le ministre Abdoulaye Diop et sa délégation posant pour la postérité avec Belinda Ayessa (crédit photo/ Adiac)

En effet, l’histoire de Pierre Savorgnan de Brazza est indissociable de celle du sergent Malamine Camara qui, sans sa bravoure, Brazzaville, sinon la République Congo, serait la continuité de Kinshasa ou mieux du Congo-Léopoldville. C’est le sergent Malamine Camara qui a tenu tête devant Stanley et son équipe. « Très jeune à cette époque-là, avoir ce courage, avoir cette vision très claire, c’est ça qui fait l’intérêt de l’Afrique  parce que nous avons des dignes fils partout qui sont très utiles. Je crois qu’aujourd’hui, ça prouve, à partir de tous les témoignages faits par les compatriotes, que Malamine est un enfant de l’Afrique », a déclaré le ministre Abdoulaye Diop.

Bien auparavant, le ministre sénégalais de la Culture a bénéficié de la visite guidée. Avant de se séparer de son hôte de marque, la directrice générale du Mémorial Pierre Savorgnan-de-Brazza, Belinda Ayessa, lui a offert un présent constitué de la photographie du sergent Malamine Camara.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

Congo: Qui était Dieudonné MIAKASSISSA ?

novembre 14, 2020

Un homme simple qui nous a appris l’humilité et la dignité.   

Il ne fut pas un universitaire, mais un Aide-comptable doté d’un flair politique et d’une empathie. Il était croyant, catholique comme sa mère, notre grand-mère avec laquelle je fus très jeune l’un des fondateurs de « Dila sambila ». Nous allions chanter dans des veillées de ceux qui étaient éprouvés, et le matin de bonne heure je devais ensuite me préparer pour aller à l’école de la poste depuis la rue Makoua à Poto-Poto. L’école de Poto-Poto était au bout de la rue Makoua, mais il préféra mettre ses enfants à l’école de la Poste où nous y allions parfois à pied.   

Il exerça dans sa vie plusieurs métiers : Aide-comptable pour la compagnie Shell, Syndicaliste, Directeur de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), Membre du Conseil d’État, Responsable du Programme alimentaire mondiale (PAM) à Kinkala, Premier député de Kinkala puis Premier Président de l’Assemblée Nationale Populaire (ANP) élu par ses pairs.   

Il était toujours guidé par la justice et le devenir radieux du Congo-Brazzaville. Il œuvrait pour l’unité nationale à sa façon, si bien qu’il eut 13 enfants de mères issues du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest en passant par le Centre du Congo-Brazzaville, ainsi que de mères de la République Démocratique du Congo (RDC) dont je suis l’un d’eux. Il perdit de son vivant un enfant notre regretté frère Thierry MIAKASSISSA qu’il va rejoindre.    

Dès son éviction de la Présidence de l’ANP, il mit fin à sa carrière politique car très tôt il perçut la mauvaise direction qu’empruntait notre pays le Congo-Brazzaville. Lors de la première redevance pétrolière de 21 milliards de francs CFA que reçut notre pays d’ELF, Dieudonné MIAKASSISSA demanda au Président Marien NGOUABI, qui disait « qu’il n’y allait plus avoir de chômeurs au Congo-Brazzaville », la création d’un Fonds congolais en dehors du budget national ainsi que le versement à la ville de Pointe-Noire d’un pourcentage fut-il infime pour le développement de cette ville qui nous fournissait la quasi-totalité de notre budget en dehors du bois. N’ayant pas été entendu, il s’en alla après avoir été démis par ses pairs. Voilà la genèse de la gabegie financière du Congo-Brazzaville jusqu’à ce jour.   

De Président de l’Assemblée Nationale Populaire, il réintégra la fonction publique au grade d’Aide-comptable avec un salaire de 40 000 francs CFA. Ce fut presque la déchéance mais l’homme garda le cap, il ne sollicita aucune aide et vécut avec ce qui lui revenait. En tant qu’enfant cela me marqua de la façon dont nous traitons nos hommes politiques après leur passage aux affaires. Il ne fut membre d’aucun parti politique au Congo-Brazzaville, car la politique est une question de bon sens en général.   

Pendant longtemps, il n’eut aucune affectation et ce fut très difficile de voir mon Père tous les matins assis à la devanture de sa maison et regarder passer ses concitoyens qui allaient au travail. Je ne suis pas dans le secret des Dieux, mais à ma connaissance il ne sollicita aucune aide.   

Il traversa des périodes difficiles, notamment lorsqu’il fut emprisonné pendant plus d’une année pour un hypothétique coup d’état comme nous savions les fomenter au Congo-Brazzaville en ces temps-là. Pour nous ses enfants ce fut douloureux, surtout pour moi qui préparait mon baccalauréat. Mais en Afrique, la famille et les amis sont toujours présents dans ces moments pour aider. Il n’eut aucun procès et fut libéré sans explication aucune. Dieudonné MIAKASSISSA était comme ce roseau qui plie mais ne rompt pas.   

Tellement démuni après ton passage en prison, Papa je t’avais donné mes deux premières bourses d’étudiant pour que tu puisses respirer financièrement. Tu ne fus pas surpris car j’étais ton fils, et encore moins de l’éducation et des valeurs que tu m’avais inculqué : toujours tendre la main vers les autres en cas de difficulté.  

Le Congo-Brazzaville est un pays plein de paradoxes bons ou mauvais ; C’est notre pays ! La Conférence Nationale Souveraine (CNS) rétablit ses anciens dirigeants dans leur droit. Ainsi, Dieudonné MIAKASSISSA commença à percevoir une pension qui lui permettait de vivre dignement avec un véhicule mis à sa disposition. Nous avons le droit d’élire nos dirigeants, mais nous avons aussi le droit de les respecter lorsqu’ils ne sont plus en fonction.   

Aujourd’hui Dieudonné MIAKASSISSA nous a quitté le cœur léger. Cet Aide-comptable laisse parmi ses enfants un ancien député qui est membre du Comité central du PCT (Parti Congolais du Travail), un Enseignant, une Infirmière, une Couturière, une Puéricultrice, une Pédiatre et un Gynécologue-obstétricien… Il laisse également des petits-enfants Ingénieurs, mathématicien et d’autres qui poursuivent des études supérieures à travers le monde. Comme, il aimait le dire, sa richesse c’était ses enfants. Chacun de nous a un rang qu’il doit respecter nonobstant ses titres académiques ou sa richesse.   

Le legs que nous laisse Dieudonné MIAKASSISSA c’est l’éducation qu’il nous a inculqué et ce nom MIAKASSISSA, qui au-delà d’être un art de vivre, est pour celui qui le porte signification de dignité, d’humilité, d’union et de respect des autres. De lui nous retiendrons ce que disait René Char : « Impose ta chance, sers ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront. »   

Va Papa retrouver ton fils, nos aïeux et reposer en paix. Je poursuivrais la réalisation de ta volonté pour un Congo uni avec une redistribution juste des richesses à toutes les Congolaises et tous les Congolais.   

Tu es parti comme tu es venu dans ce monde avec un cri de joie et les mains vides. Mais ton nom MIAKASSISSA est pour nous le seul héritage car tu n’avais pas de comptes bancaires en Suisse ni dans aucun des paradis fiscaux.   

Mes larmes coulent telle une fontaine pendant que j’écris ces mots qui résument ta vie que tu ne pourras lire.   

Que le bon Dieu puisse te recevoir dans son humble demeure comme tu as vécu en toute humilité dans ce monde.   

Je t’aime mon Père et comme toi nous continuerons à vivre en toute humilité.   

Dans ces circonstances politiques où je ne serai pas là quand tu seras mis en terre, je dirais comme Victor Hugo : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » pour me recueillir devant ta tombe.   

Adieu Président et je suis très fier d’être ton fils.   

Avec Congo-liberty par Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Congo-Brazzaville : 8 collégiens surpris entrain de tourner un film « nzoto na nzoto » à Mikalou

novembre 5, 2020

Les campagnes de dépravations des mœurs initiées par les autorités de la république à travers leurs comportements indécents poussent les élèves à tout genre de dérapages dans les établissements scolaires. A Mossaka, on a appris que lors du confinement, plusieurs élèves ont été enceintées, et à Brazzaville, la vie de débauche est à la mode parmi les écoliers dont huit ont été surpris de tourner un film porno avec leurs téléphones portables. Comme toujours, la zone Nord de la capitale semble être le carrefour de la bêtise entre les bébés noirs et les sexologues.

Le lundi dernier, huit collégiens de Mikalou, ont été surpris en plein tournage d’un film adulte par la maman de l’un d’eux. Les collégiens ont séché les cours et profitant de l’absence des parents d’un des leurs pour s’adonner à cette pratique.

Autour de 10 heures, 8 élèves soient 5 garçons et 3 filles, ont été surpris en tenues d’Adam et Eve. Claustrés dans un domicile familial, situé au quartier la ferme, ils étaient en plein tournage d’un film pornographique. A chacun des quatre angles de la maison, ils avaient pris la peine d’installer au moins une caméra. Dès que le tournage du film a commencé, le gardien qui trouvait suspecte la présence de tant de gamins a alerté sa patronne qui s’est vite ramenée

Une fois sur place, elle a surpris ses élèves dont son propre fils en plein acte et a manqué de mots pour réagir passant le flambeau au gardien. Ces enfants, âgés entre 13 et 15 ans, ont été priés de quitter les lieux, pendant que le fils, lui a pris la fuite.

La liberté d’accès à internet est entrain d’entraîner une utilisation négative des téléphones par les enfants au Congo. Ce qui devrait être un outil d’apprentissage est devenu une découverte des pratiques sexuelles. Les parents ne peuvent rien reprocher aux enfants dans la mesure qu’eux-mêmes excellent dans la dépravation.

Avec Sacer-infos par Pascal Nguie

Commémoration : la ville de Verquin honore la mémoire des soldats africains morts pour libérer la France

octobre 30, 2020

Pendant que Brazzaville vivait au rythme des travaux du colloque international « De Gaulle et Brazzaville, une mémoire partagée entre la France, le Congo et l’Afrique », Verquin dans le Haut de France, en souvenir de Brazzaville, honorait les combattants africains pour la liberté du monde.

Verquin en France lors de l'hommage rendu aux combattants africains morts pour la France

Photo : Verquin en France lors de l’hommage rendu aux combattants africains morts pour la France Crédit photo : Verquin Seja

Mardi 27 octobre dernier, a été commémoré le 80e anniversaire du Manifeste de Brazzaville. Cet événement a donné lieu, à la fois au Congo Brazzaville, dont la capitale devint, en octobre 1940, la capitale de la France libre et à Verquin, petite ville du Pas-de-Calais, devant un ensemble de sculptures érigées en hommage aux combattants africains qui ont contribué à la victoire de la France libre et des forces alliées contre le nazisme.

Cette cérémonie placée sous l’égide de l’ambassade du Congo à Paris s’est déroulée en présence de Chantal Ambroise, sous-préfète de Béthune, Félix Mokiemo, ministre conseiller près l’ambassade du Congo en France, Thierry Tassez, maire de la ville hôte et Anatole Collinet Makosso, ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, invité d’honneur de cette commémoration et qui pour la circonstance  a été élevé en qualité de citoyen d’honneur de la ville de Verquin.

En cette année 2020, consacrée au général de Gaulle, natif de Lille, les élèves des écoles de Verquin ont travaillé sur le Congo en abordant différents aspects. Par exemple, durant une semaine, ils ont  appris à connaître la situation géographique du Congo en commençant à s’intéresser à sa faune et sa flore, sa littérature, sa cuisine et la musique et ses contes.

Selon le maire de Verquin, de cette éducation des jeunes à la découverte du monde, naîtront les armes pour lutter contre le racisme et cultiver le « vivre ensemble ». Dans la continuité de sa pensée, il a invité le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation du Congo pour  recevoir une médaille de la ville pour  son travail dans le cadre de la poursuite du droit à l’éducation aux enfants congolais durant la crise sanitaire du moment.

Tout en remerciant le peuple congolais, à l’époque de l’empire, d’avoir su donner la dignité à la France, le maire s’est engagé à effectuer les démarches afin d’inscrire sur la liste des commémorations en France, le 27 octobre comme date de la commémoration du Manifeste de Brazzaville.

A titre symbolique,  Chantal Ambroise, Anatole  Collinet Makosso, Thierry Tassez, Félix Mokiemo, ont déposé des gerbes de fleurs pour honorer la mémoire de ces soldats africains morts pour la France.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

France/Attentat islamiste à Nice : «C’est la France qui est attaquée», dénonce Emmanuel Macron

octobre 29, 2020

Des policiers gardent la rue menant à la basilique Notre-Dame de l’Assomption, à Nice.

Selon une source policière au Figaro, une première femme, âgée et venue prier de bon matin, a été retrouvée égorgée et «quasiment décapitée» près du bénitier dans l’édifice religieux. Un homme, le sacristain, a également été retrouvé égorgé dans l’église. Une seconde femme, qui avait réussi à se réfugier dans un café voisin, y a perdu la vie, le corps lardé de plusieurs coups de couteaux. L’attaque a également fait plusieurs blessés.

La police municipale a interpellé l’auteur des faits, qui a été transporté à l’hôpital à la suite d’une blessure par balle. Il s’agirait d’un Tunisien de 21 ans qui se nomme Brahim Aouissaoui. Non demandeur d’asile en France, il serait arrivé par Lampedusa fin septembre. Il aurait déclaré avoir agi seul et revendiquerait les faits, sans plus de précisions à l’heure actuelle.

Le président Emmanuel Macron s’est rendu sur place. Devant la basilique Notre-Dame, il a dénoncé une « attaque terroriste islamiste ». Une réunion de crise a par ailleurs été ouverte à l’Intérieur, présidée par le ministre Gérald Darmanin. Le premier ministre Jean Castex a de même quitté l’Assemblée pour participer à la réunion.

Le parquet antiterroriste a ouvert immédiatement une enquête pour «assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste» et «association de malfaiteurs terroriste criminelle». Le procureur antiterroriste Jean-François Ricard s’est rendu sur place.

Jean-Yves Le Drian lance « un message de paix au monde musulman »

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a lancé un «message de paix au monde musulman», en soulignant que la France était le «pays de la tolérance», pas du «mépris ou du rejet».

«N’écoutez pas les voix qui cherchent à attiser la défiance. Ne nous laissons pas enfermer dans les outrances d’une minorité de manipulateurs», a-t-il déclaré lors de l’examen du budget de son ministère à l’Assemblée nationale.

L’assaillant est un Tunisien de 21 ans arrivé par Lampedusa

L’attaquant au couteau est un Tunisien de 21 ans qui se nomme Brahim Aouissaoui. Non demandeur d’asile en France, il était arrivé en Europe par Lampedusa fin septembre, où il avait été mis en quarantaine par les autorités italiennes avant d’être visé par une obligation de quitter le territoire italien et laissé libre, a ajouté cette source. Il est sur le territoire français depuis le début du mois d’octobre.

Selon certaines sources judiciaires, son identité n’est pas encore formellement confirmée. Les enquêteurs ne disposeraient pour l’instant que d’un document de la Croix rouge italienne correspondant à l’identité de Brahim Aouissaoui.

«Fermeté et unité, telle est la ligne que nous devons suivre», insiste Macron

Le chef de l’État, devant la basilique Notre-Dame de Nice, a ensuite appelé les Français à «l’unité de tous» et à «ne rien céder à l’esprit de division». «Fermeté et unité, telle est la ligne que nous devons suivre», a-t-il insisté avant de clore son allocution.
Des policiers surveillent les abords de la basilique Notre-Dame de l’Assomption à Nice, quelques heures après l’attentat terroriste islamiste.

Macron : «Je veux dire le soutien de la nation tout entière aux catholiques»

Lors de son allocution à la presse, devant la basilique Notre-Dame de Nice, le président Emmanuel Macron a souhaité avant tout «dire le soutien de la nation tout entière aux catholiques de France et d’ailleurs».

Le président français parle aux médias à Nice.
«Après l’assassinat du père Hamel à l’été 2016, c’est une nouvelle fois les catholiques qui sont attaqués dans notre pays, menacés», a ajouté le chef de l’État, se référant à l’assassinat du père Jacques Hamel, égorgé dans son église par des terroristes islamistes le 26 juillet 2016 à Saint-Étienne-du-Rouvray.

«La nation tout entière se tient à leurs côtés et se tiendra pour que la religion puisse continuer de s’exercer librement dans notre pays», a poursuivi le chef de l’État.

«Très clairement, c’est la France qui est attaquée», a poursuivi Emmanuel Macron, notamment accompagné du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, du ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, du maire de Nice Christian Estrosi et du président des évêques de France Mgr Éric de Moulins-Beaufort.

Au même moment, un site consulaire français était attaqué en Arabie-Saoudite à Jeddah, a rappelé le chef de l’État – un vigile du consulat français à Jeddah a en effet été blessé au couteau ce jeudi matin. Et «au même moment, des interpellations sur notre territoire se faisaient», a continué le président.

«Si nous sommes attaqués (…) c’est pour les valeurs qui sont les nôtres, pour notre goût de la liberté, pour cette possibilité sur notre sol de croire librement (…). Nous n’y céderons rien», a poursuivi Emmanuel Macron devant la presse, à Nice. Le président a également annoncé le passage de 3000 à 7000 militaires pour l’opération Sentinelle.

Lors de son déplacement à Nice, le président de la République a dénoncé, lors d’un point presse, «une attaque terroriste islamiste».
Emmanuel Macron lors d’un point presse, à Nice, ce jeudi. AFP

De nombreuses églises viennent de sonner le glas à 15 heures, à Strasbourg, Mulhouse, La Rochelle, Nantes, Lourdes et Paris.

Cette décision survient après un appel de la conférence des évêques de France (CEF), qui a invité dans un communiqué les catholiques à prier pour les victimes : «Malgré la douleur qui les étreint, les catholiques refusent de céder à la peur (…) Partout où cela sera possible, le glas des églises de France sonnera aujourd’hui à 15h. Les catholiques seront invités à une prière pour les personnes victimes».

Dans la capitale, le glas de la cathédrale Notre-Dame de Paris, toujours en travaux, a retenti à 15h. Plusieurs passants se sont alors recueillis sur le parvis, tandis que des policiers surveillaient leurs alentours, rapporte notre journaliste Alban Barthélémy sur place :

Le glas de Notre-Dame est sonné par les compagnons et architectes en chef du chantier de sécurisation de la cathédrale, précise une journaliste de Paris Notre Dame, le journal du diocèse de Paris.

À Nantes, l’église Sainte-Croix a également sonné le glas, rapporte un journaliste sur place :

Le glas a également été sonné à Lourdes, tandis que le rosaire était récité pour les victimes de l’attentat.

En janvier 2015, après l’attentat contre le pourtant très anticlérical hebdomadaire Charlie Hebdo, les cloches des églises de France avaient déjà sonné le glas. Après les attentats du 13 novembre 2015, c’est le glas de Notre-Dame de Paris qui avait retenti.

«À la suite de l’attentat de ce matin à la basilique Notre-Dame de Nice, l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, présidera une messe à l’intention des victimes à 15h15 à Saint-Sulpice, après la sonnerie du glas», a annoncé le diocèse de la capitale dans un communiqué.

À 20h30, Mgr Michel Aupetit rencontrera le premier ministre Jean Castex à Matignon. Il donnera une conférence de presse à l’issue de sa rencontre, précise le diocèse.

Selon nos informations, l’individu, né en 1994 et connu des services de renseignements, était vêtu d’une djellaba et d’une veste de treillis. Son arrestation a semble-t-il permis d’éviter une nouvelle tragédie.

L’Arabie saoudite a «condamné avec force» l’attentat survenu à Nice dans la matinée. «Nous condamnons avec force et dénonçons l’attaque terroriste qui a fait des morts et des blessés (…) à Nice, en France», a indiqué le ministère saoudien des Affaires étrangères sur Twitter. «Nous réitérons le rejet catégorique du royaume à de tels actes extrémistes qui sont contraires à toutes les religions, les croyances et le bon sens», ajoute le texte.

Il appelle en outre à «rejeter les pratiques qui entraînent la haine, la violence et l’extrémisme».

Trois personnes ont été tuées ce matin. La première des victimes était une femme âgée d’environ 70 ans. La deuxième victime, une trentenaire, a succombé aux nombreux coups de couteau donnés par l’assaillant. Enfin, la troisième victime n’était autre que le sacristain de l’église, Vincent, père de deux filles.

Emmanuel Macron est arrivé à Nice, en compagnie notamment du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti est à ses côtés, ainsi que Christian Estrosi, le maire de la ville.
Éric Dupond-Moretti, Gérald Darmanin, Emmanuel Macron et Christian Estrosi, ce jeudi, à Nice. AFP

La président de la République est actuellement en train de discuter avec des forces de l’ordre présentes sur place. Les policiers municipaux ont effectivement contribué à l’interpellation de l’auteur des faits ce matin.

Le grand imam de la mosquée et université Al-Azhar, l’un des plus hauts dignitaires de l’islam sunnite, a condamné et dénoncé dans un tweet «cet abominable attentat terroriste». «Il n’y a aucune justification pour ces actes terroristes haineux qui contredisent les enseignements tolérants de l’islam et de toutes les religions divines», a-t-il poursuivi. Il met également en garde contre «l’escalade de la rhétorique de la violence et de la haine» et appelle à «la prédominance de la voix de la sagesse».

Les anciens présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande ont tous deux dénoncé un acte de «barbarie», Nicolas Sarkozy appelant la France à «faire preuve d’une détermination sans faille» contre «les ennemis de la démocratie», François Hollande affirmant que «la démocratie est notre arme» face au «terrorisme islamiste».

«Je suis proche de la communauté catholique de Nice, en deuil après l’attaque qui a semé la mort dans un lieu de prière et de consolation. Je prie pour les victimes, pour leurs familles et pour le bien-aimé peuple français, afin qu’il puisse réagir au mal par le bien», a réagi officiellement le pape François sur son compte Twitter.

«Dès la nouvelle de cet attentat à Nice, la responsable de la sécurité de la cathédrale pour l’État est d’ailleurs venue me trouver pour voir si nous ne devions pas renforcer notre dispositifconfie à La Vie l’archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, qui avait été confronté en 2016 à l’assassinat islamiste du père Hamel. Mais nous ne devons pas céder devant la peur. Nous ne devons pas fermer nos églises.»

« C’est un moment de tristesse, dans un moment de confusion. Le terrorisme et la violence ne peuvent jamais être acceptés », a déclaré Matteo Bruni, directeur de la salle de presse du Vatican, ce 29 octobre , rapporte l’agence de presse romaine I.Media. «L’attentat d’aujourd’hui a semé la mort dans un lieu d’amour et de consolation, comme la maison du Seigneur », ajoute-t-il. Le pape selon lui est informé de la situation et se fait proche de la communauté catholique en deuil. «Il prie pour les victimes et leurs proches, pour que la violence cesse, pour qu’on recommence à se regarder comme frères et soeurs et non comme des ennemis, pour que le peuple français puisse réagir uni contre le mal, avec le bien.»La chancelière allemande Angela Merkel a exprimé la «solidarité» de l’Allemagne avec la France. «Je suis profondément bouleversée par les meurtres cruels dans une église à Nice», a déclaré la dirigeante citée sur le compte Twitter du porte-parole du gouvernement allemand. «Dans ces heures difficiles, l’Allemagne adresse sa solidarité à la nation française», a-t-elle ajouté.

La Turquie a «fermement» condamné l’attaque «sauvage» au couteau de Nice, mettant de côté les vives tensions entre Ankara et Paris pour exprimer sa «solidarité».

«Nous condamnons fermement l’attaque qui a été commise aujourd’hui à l’intérieur de l’église Notre-Dame de Nice (…) et présentons nos condoléances aux proches des victimes», a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

«Il est clair que ceux qui ont commis une telle attaque sauvage dans un lieu de culte sacré ne peuvent s’inspirer de quelque valeur religieuse, humaine ou morale que ce soit», a ajouté le ministère, exprimant sa «solidarité avec le peuple français face au terrorisme et à la violence».

Le premier ministre britannique Boris Johnson s’est dit, dans un tweet en français, «sous le choc» après «l’attaque barbare» qui a fait au moins trois morts dans une église de Nice, dans le sud-est de la France.

«Je suis sous le choc d’apprendre la nouvelle de l’attaque barbare au sein de la basilique Notre-Dame à Nice. Nos pensées vont aux victimes et à leurs familles, et le Royaume-Uni est aux côtés de la France pour lutter contre la terreur et l’intolérance», a-t-il écrit.

L’auteur de l’attaque au couteau a crié «Allah Akbar» en accomplissant son geste, selon une source proche de l’enquête citée par l’AFP.

Le plan vigipirate est porté au niveau «urgence attentat» sur l’ensemble du territoire national après l’attentat de Nice, vient d’annoncer devant l’Assemblée nationale Jean Castex, précisant qu’un conseil de défense aurait lieu vendredi matin.

Le premier ministre a également dénoncé une «attaque aussi lâche que barbare qui endeuille le pays tout entier».

Deux fidèles, qui connaissaient le sacristain assassiné, témoignent, bouleversées, devant un journaliste de Nice Matin: «C’était un homme calme, très calme. Il ne disait rien, il servait l’église. Il était tout le temps à l’écoute (…).»«Il est urgent que cette gangrène soit stoppée comme il est urgent que nous retrouvions l’indispensable fraternité qui nous tiendra tous debout face à ces menaces», ajoutent les évêques dans leur communiqué.«C’est parce qu’elles se trouvaient dans la Basilique que ces personnes ont été attaquées, assassinées. Elles représentaient un symbole à abattre»commente la CEF dans un communiqué«Ces assassinats nous rappellent le martyre du Père Jacques Hamel. À travers ces actes horribles, c’est tout notre pays qui est touché. Ce terrorisme vise à installer l’angoisse dans toute notre société.» 

La conférence des évêques de France (CEF) a appelé dans un communiqué à un hommage à 15h, invitant les catholiques à prier pour les victimes et toutes les églises du territoire national à faire sonner le glas : «Malgré la douleur qui les étreint, les catholiques refusent de céder à la peur (…) Partout où cela sera possible, le glas des églises de France sonnera aujourd’hui à 15h. Les catholiques seront invités à une prière pour les personnes victimes».

À Rome, les cloches de l’église Saint-Louis-des-Français sonneront également le glas à 15h.Après les départs à Nice d’Emmanuel Macron, Gérald Darmanin (Intérieur) et Éric Dupond-Moretti (Justice), et Jean Castex à l’Assemblée nationale, la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, assure la présidence de la cellule interministérielle de crise à Beauvau, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

Le président de la République se rendra à la basilique Notre-Dame de Nice en début d’après-midi, a indiqué l’Élysée à la mi-journée. Il sera accompagné du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, du ministre de la Justice Éric Dupont-Moretti, de Jean François Ricard, chef du parquet national antiterroriste ainsi que de Mgr de Moulin Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, précise l’Élysée dans un communiqué. Emmanuel Macron échangera avec les forces de sécurité et secours mobilisées sur place. Il rencontrera sur place le maire de Nice, Christian Estrosi ainsi que les députés Cédric Roussel et Eric Ciotti.

Selon des sources policières du Figaro, deux heures après l’attaque de la basilique de Notre-Dame de Nice, un homme a tenté d’attaquer des policiers à Avignon, dans le quartier de Montfavet. Il a été abattu par les forces de l’ordre vers 11h15.

«Ma tristesse est infinie en temps qu’humain devant ce que d’autres êtres, dits humains, peuvent commettre», a réagi Mgr André Marceau, évêque de Nice, dans un communiqué ce jeudi en fin de matinée. «À cet instant, toutes les églises de Nice sont fermées jusqu’à nouvel ordre, et placées sous protection policière», indique-t-il.

«Toutes mes prières rejoignent les victimes, leurs proches, les forces de l’ordre en première ligne de cette tragédie, prêtres et fidèles meurtris dans leur foi et leur espérance, ajoute Mgr Marceau. Que l’esprit de pardon du Christ prévale face à ces actes barbares.»

«Je suis profondément choqué et attristé par la nouvelle de l’horrible attentat de Nice. Cette douleur est ressentie par nous tous en Europe, a réagi David Sassoli, président du Parlement européen, sur son compte Twitter. Nous avons le devoir de nous unir contre la violence et ceux qui cherchent à inciter et à répandre la haine.»

«Solidarité avec les famillles des victimes et tous les habitants de Nice, une nouvelle fois frappée au coeur. Restons unis et déterminés de toutes nos forces pour faire face à la menace du terrorisme islamiste sur notre pays», a réagi l’ancien premier ministre et ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault.

«Pensée de compassion affligée pour les victimes de l’attentat de Nice. Solidarité émue avec les catholiques de France», a réagit ce matin le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur Twitter.
Interrogée par un reporter de Nice Matin, une Niçoise témoigne : «souvent, je passe le matin (dans la basilique), pour mettre un cierge. Cela aurait pu être moi».

Une autre femme, à quelques mètres du drame, s’indigne et crie sa rage, à quelques mètres du drame, rapporte encore Nice Matin. 

Les premières images des agences de presse montrent les forces de l’ordre continuer de boucler le secteur de la basilique Notre-Dame et des riverains sous le choc, après l’attentat terroriste ayant causé la mort de trois personnes.

Les forces spéciales du Raid, unité d’élite de la police nationale du Raid, ont investi la basilique.

«Drame à Nice. Ma prière pour les victimes et leurs proches. Dimanche, pour la Toussaint, nous entendrons le Seigneur : Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. Heureux si l’on vous persécute à cause de moi. Car votre récompense sera grande dans les cieux», écrit l’archevêque du diocèse de Reims et président de la Conférence des évêques de France, Mgr de Moulins-Beaufort, dans un tweet en hommage aux victimes.

«Ma prière toute spéciale encore pour les diocésains de Nice et Mgr Marceau, leur évêque. Qu’ils sachent se soutenir dans cette épreuve et soutenir ceux qui sont éprouvés dans leur chair», a-t-il ajouté.Prêtre à Versailles, blogueur influent et régulièrement invité sur les plateaux télévisés, l’abbé Pierre-Hervé Grosjean a réagi ce matin sur Twitter à l’attaque survenue dans le secteur de la basilique Notre-Dame de Nice : « Immense peine après l’attentat dans l’église Notre Dame de Nice. Communion avec les prêtres, les paroissiens, le diocèse. Prière pour les défunts, tués parce qu’ils étaient chrétiens. Prière et… immense colère contre ces barbares islamistes, qui viennent nous attaquer si lâchement», a-t-il écrit.

«Les fleurs et les bougies ne suffiront pas», a-t-il poursuivi dans un second tweet. « Nous croyants, nous prierons pour les défunts et leurs proches, pour la conversion du coeur des barbares… mais la mission des politiques, ce n’est pas les fleurs ni les bougies. C’est de nous protéger contre cet ennemi et de le vaincre», a-t-il insisté.

«Aujourd’hui, nous sommes en train de payer un tribut beaucoup trop lourd en étant une fois de plus victimes de l’islamo-fascisme (…) Cela ne fait aucun doute, (…) il n’a cessé de répéter ‘Allah akbar’», a précisé à la presse Christian Estrosi.
«Je condamne avec force l’attentat terroriste qui s’est produit près de la basilique Notre-Dame de Nice. En signe de deuil et de solidarité avec les victimes et leurs proches, j’appelle les musulmans de France à annuler toutes les festivités de la fête du Mawlid», commémoration de la naissance du prophète Mahomet, a réagi jeudi matin sur Twitter le Conseil français du culte musulman (CFCM).

«Mes premiers mots sont des mots de compassion à l’égard des proches et des familles des victimes, ainsi que pour tous ceux de la communauté paroissiale de la basilique Notre-Dame de Nice», a déclaré à la presse le maire de la ville. Il s’est également adressé à «tous les Niçois qui sont sous le coup de l’émotion», et a rendu «hommage aux forces de l’ordre».

Avec Lefigaro par Bénedicte Lutaud, Margaux d’Adhémar, Christophe Cornevin et Steve Tenré

Congo: Manifeste de Brazzaville. La solidarité au cœur de l’Appel du général de Gaulle

octobre 27, 2020

 

A l’ouverture, mardi 27 octobre, du colloque « De Gaulle et Brazzaville : une mémoire partagée entre la France, le Congo et l’Afrique », l’essentiel des allocutions a porté sur la volonté des intervenants de voir les parties concernées œuvrer à l’avènement d’une relation nouvelle tournée vers la solidarité et le respect mutuel.

Pendant deux heures, les chefs d’Etat et de délégation ont salué la célébration dans la capitale congolaise, ancienne capitale de la France libre, des 80 ans de la signature par le général Charles de Gaulle du Manifeste appelant à ne pas capituler face à l’Allemagne nazie. Ils ont plaidé pour que soit reconnue, à sa juste valeur, la place tenue par l’Afrique dans la mobilisation qui permit de triompher de l’occupant pendant la Seconde Guerre mondiale.

Les présidents Denis Sassou N’Guesso, Idriss Déby Itno, Faustin Archange Touadera, Félix Tshisekedi, les Premiers ministre gabonais et camerounais, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, la secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo et d’autres personnalités, parmi lesquelles, le président de la Fondation Charles de Gaulle, Hervé Gaymard et le maire de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, ont mentionné l’intérêt pour la France et l’Afrique de se mettre ensemble face aux défis communs du terrorisme, de la pauvreté et de la crise sanitaire de covid-19.

Avec Adiac-Congo par Gankama N’Siah

Thèse de doctorat : aperçu sur l’impact des aides publiques au développement rural au Congo

octobre 27, 2020

 La chercheuse Nicole Yolande Ebama vient de soutenir, le 26 octobre à Brazzaville, sa thèse en géographie rurale et économique. S’appuyant sur le cas du département des Plateaux, au nord du pays, l’auteure aborde la question de l’efficacité des aides publiques et privées en faveur des paysans, dont les résultats restent mitigés dans le monde rural.  

L’impétrante Nicole Yolande Ebama/Adiac

La thèse de Nicole Yolande Ebama est pionnière en matière d’étude du développement rural en République du Congo. Elle présente l’organisation des paysages ruraux, le développement local des zones rurales, les principales activités agricoles, l’habitat et l’urbanisation. L’auteure a choisi le département des Plateaux comme terrain d’étude, en raison de sa position géographique, situé au centre de la République du Congo, de sa diversité culturelle et de ses activités agricoles.

La chercheuse qui désigne l’aide au développement rural comme une action volontaire par un acteur extérieur pour impulser le développement local et agricole, distingue à ce titre trois catégories de donateurs. Il s’agit tout d’abord de l’État à travers ses divers projets comme le Fonds de soutien à l’agriculture, le Projet de développement agricole et de réhabilitation des pistes rurales ; les partenaires au développement parmi lesquels la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) le FIDA (Fonds international de développement agricole) ; et les acteurs privés tels que les associations caritatives et politiques, les anonymes.

Elle a soulevé l’ambiguïté persistante quant à l’affectation des aides, les réalités opérationnelles et leurs impacts réels sur les activités de production, avec des chiffres à l’appui. Pendant longtemps, la conception de l’aide est limitée à l’apport financier et en assistance technique de la part des donateurs vers le monde rural. « L’aide est efficace si et seulement si les projets mis en place sur le terrain arrivent aux paysans ou améliorent le quotidien des bénéficiaires. Le département des Plateaux par rapport aux autres localités du pays n’a pas bénéficié de l’aide efficace », a estimé Nicole Yolande Ebama.

Durant ses enquêtes, l’universitaire a pu interroger 3360 paysans, dans douze catégories socio-économiques, répartis dans quatre localités du département des Plateaux. D’après le directeur de la thèse, le professeur Bonaventure Maurice Mengho, celle-ci dresse le bilan de l’ensemble des aides dont bénéficie le département des Plateaux de l’indépendance à nos jours. Elle questionne sur l’utilité de ce mode d’investissement en faveur du monde rural qui ne tient compte des réalités locales et dont les ressources budgétaires font l’objet de détournement.

C’est aussi l’avis du professeur Marc Louis Ropivia, président du jury et ancien recteur de l’Université Omar Bongo (Libreville), qui a souligné l’urgence de la modélisation des techniques d’intervention en milieu rural, l’amélioration de la production agricole pour assurer la sécurité alimentaire, la production diversifiée. « Il faut revoir les formes des aides apportées et le ciblage des bénéficiaires », a-t-il dit. La détérioration du monde rural est due à l’inadéquation des aides apportées, l’absence d’un mécanisme de suivi-évaluation, la mauvaise gestion et le détournement des subventions allouées.

À noter que l’auteure Nicole Yolande Ebama a validé sa thèse avec une mention très honorable et félicitation du jury. Sa thèse intitulée « Les aides publiques et privées au développement rural au Congo : l’exemple du département des Plateaux. Bilan et perspectives », est riche de 440 pages divisées en trois parties et neuf chapitres.

Avec Adiac-Congo par Fiacre Kombo

      

Congo-Brazzaville/CHU: des syndicalistes ont envoyé la photo et cheveux du nouveau Dg chez un féticheur à Mouyondzi

octobre 17, 2020
peine installé dans ses fonctions, après sa nomination en conseil des ministres le 23 septembre dernier, Denis Bernard Raiche, canadien d’origine n’a pas raté l’occasion le 28 du même mois de fixer les objectifs de son mandat basées essentiellement sur la performance. L’une de ses premières décisions a été le limogeage du leader de l’intersyndicale mafieux Bienvenu Victor Kouama qui a mis les bâtons dans les roues des deux derniers directeurs de cet hôpital. S’en est suivie une vive polémique sanctionnée par un pacte après des menaces de grève illimitée. Des sources du CHU, on apprend que les ennemis du nouveau DG se seraient rendu à Mouyondzi, dans la Bouenza, remettre son sort entre les mains d’un vieux féticheur, à la base de la mort de Zulu Bad.

Les sorciers n’aiment pas être bousculé et surtout voir un étranger venir éclairer leurs ténèbres, les empêchant ainsi de bien fonctionner. C’est le cas des mafieux du CHU de Brazzaville qui ont fait de cet établissement hospitalier leur fond de commerce, au point de défier même les hautes autorités de la république.

Les Congolais, jusque là, ne comprennent toujours pas comment tout un Sassou qui n’hésite pas à traquer ses opposants reste impuissant face aux bêtises de la mafia du CHU et qui coûte la vie aux Congolais dont ses propres parents.

Cet unique grand centre hospitalier du pays a même été fermé pendant un long moment à cause de la crise permanente qui y existe et entretenue à escient par l’intersyndicale, dont le leader n’est entre autre que Victor Bienvenu Kouama, un simple personnel médical devenu subitement multimillionnaire.

Après le départ du dernier directeur général canadien aussi, Sylvain Villard, le nouveau, Denis Bernard Raiche, sans doute coaché par son compatriote a vite voulu prendre le taureau pas les cornes en licenciant le meneur des troubles.

Le président de l’Intersyndicale du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Brazzaville, qui a longtemps dénoncé une mauvaise gestion par la direction canadienne de cet établissement, a été limogé en tant qu’agent. Une décision mal digérée par ses collègues qui ont demandé son rétablissement et menacé d’entrer en grève.

Selon la note de licenciement signée par le nouveau directeur général du CHU, Denis Bernard Raiche, il est reproché notamment à Victor Bienvenu Kouama d’avoir tenu des propos injurieux et proféré des menaces à l’endroit des autorités. Mais ce licenciement ne passait aux yeux du Dr Albert Ngatsé Oko, membre de l’Intersyndicale.

Malgré un compromis de dernière minute trouvé entre la direction et l’intersyndicale qui a sauvé le face des uns comme des autres, le mal persiste ainsi que la méfiance. Les dernières nominations à la tête des structures par le canadien n’augurent pas un avenir radieux pour les mafieux qui ont décidé d’agir en Congolais en faisant recours à la sorcellerie africaine.

Des traîtres parmi les mafieux, comme il en existe partout au Congo, ont fait savoir qu’un délégation aurait séjourné au village Nkila Tari à Mouyondzi, à la rencontre d’un grand féticheur du coin pour neutraliser le nouveau directeur canadien.

Parmi les objets ramenés par ces mafieux chez le féticheur, figureraient la photo du canadien, ses cheveux, du sable où il aurait marché. Le vœu le plus cher des mafieux est de voir le canadien leur laisser le champ libre comme il en a toujours été.

Avec Sacer-infos par Pasal Nguie