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Congo : la plasticienne Rhode Bath-Schéba Makoumbou et l’espace-Mak

août 6, 2021

Née le 29 août 1976 à Brazzaville en République du Congo, Rhode Bath-Schéba Makoumbou s’est intéressée à la peinture depuis sa tendre enfance, avec son père David Makoumbou comme mentor. De cette dévotion est né l’espace-Mak, un atelier visant à mettre en valeur ses œuvres, celles de son père et de biens d’autres peintres congolais. L’inauguration de l’espace-Mak aura lieu le 21 août à Brazzaville.

L’artiste peintre Rhode Makoumbou entrain de finaliser une de toile/DR

Rhode Bath-Schéba Makoumbou s’est réellement engagée dans l’art à partir de 1989. À travers ses œuvres, ce sont surtout les activités sociales de la femme africaine qui sont mises en valeur. Dans les peintures à l’huile, elle peint généralement au couteau. La variété de ses toiles s’illustre dans un style nettement africain (à partir de l’art statuaire traditionnel), mais également influencé par les courants de l’art réaliste, expressionniste et cubiste.

Depuis 2002, Rhode Makoumbou a créé de nombreuses sculptures en matière composée (sciure et colle à bois sur une structure métallique) représentant les métiers des villages qui tendent à disparaître. Certaines ont plus de trois mètres de haut ! Elle se considère un peu comme une artiste archiviste de la mémoire sociale et culturelle de l’Afrique en général, et du Congo en particulier. Elle s’exprime souvent dans ses interviews sur le respect des notions idéologiques de l’identité et de la diversité culturelle pour lesquelles elle accorde une grande importance à la question du sens dans l’art et du rapport entre l’artiste et son public.

À partir de 2003, Rhode a entamé une importante carrière internationale, et expose maintenant dans le monde entier. En dix ans, elle a participé à 220 expositions collectives ou individuelles dans le monde, sans compter ses 20 participations dans son pays natal. La peintre congolaise a déjà présenté ses œuvres dans 19 pays : Congo Brazzaville, Gabon, France, Belgique, Niger, Cameroun, Etats-Unis, Côte d’Ivoire, Tanzanie, Allemagne, Sénégal, Maroc, Espagne, Suède, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse, Canada et Qatar.

A l’occasion du Grand Prix des Arts et des Lettres qui lui a été décerné en 2012 par le président de la République du Congo, l’artiste a également été décorée à titre exceptionnel dans l’Ordre du dévouement congolais au grade d’officier le 13 juillet 2013 par le président Denis Sassou N’Guesso à l’ouverture du Festival panafricain de musique.

Sa dernière œuvre en 2018 a été la réalisation de la sculpture de Patrice Lumumba qui a été présentée à Bozar et au Kaaitheater à Bruxelles. Elle a un atelier à Bruxelles en Belgique, mais elle continue parallèlement à travailler à Brazzaville un ou deux mois par an.

Espace-Mak

Sous la direction de  Rhode Makoumbou et Marc Somville, l’Espace-Mak est une galerie permanente où seront présentées les œuvres de Rhode Makoumbou et son père David Makoumbou (1946-2014), ainsi que d’autres membres de la famille.

Dans un second temps, il sera prévu d’organiser des expositions avec d’autres artistes de la République du Congo, ainsi que de multiples activités culturelles et intellectuelles. Un bar pour les amoureux des arts sera juxtaposé à la galerie.

L’ouverture de cet espace culturel est prévue le 21 août de 17 h à 22 h au n°10 de la rue Mpoutou, dans le quartier Mansimou (OMS), à Brazzaville. « Bienvenue à tous, tout en respectant les mesures sanitaires en vigueur », a lancé l’artiste Rhode Makoumbou.

Avec Adiac-Congo par Aubin Banzouzi

Congo-Disparition : le général Gilbert Bokemba s’en est allé

juillet 29, 2021
Photo de BrazzaNews.

Chef d’état-major de l’armée de terre, le général de brigade Gilbert Bokemba, a rendu l’âme le 29 juillet à l’hôpital des Armées Pierre-Mobengo à la suite d’une courte maladie.

Il était officier des troupes aéroportées et instructeur commando. Il a suivi sa formation initiale à Riazan (ex URSS), au centre national d’entraînement commando de Mont-Louis (en France), à l’école militaire unifiée d’Odessa, puis à l’Académie militaire Frounze de Moscou (ex URSS). Le général Bokemba a également fréquenté l’institut de Hautes études de défense nationale de Paris (France).

Il a suivi des stages à l’école d’état-major de Compiègne (France) ; à l’école d’application de l’infanterie à Montpellier (France) ; à l’état-major du 11e DP à Toulouse ; au 14e régiment parachutiste de commandement et des services de Balma ; au 9e régiment chasseur parachutisme de Pamiers ; au 17e régiment du génie parachutisme de Montauban ; au centre d’instruction des troupes aéroportées de Pau en France.

Le général Gilbert Bokemba a occupé, entre autres, les fonctions de chef de corps du groupement aéroporté ; commandant de la zone militaire de défense n°5, commandant de la zone de défense n°2 ; commandant de la zone de défense n°9.

Il a reçu les distinctions honorifiques suivantes : grand officier dans l’ordre du mérite congolais ; médaille d’or de la Croix de la valeur militaire ; commandeur dans l’ordre du conseil de paix et sécurité de l’Afrique centrale et médaille de la valeur militaire du Tchad.

Avec Adiac-Congo par Guillaume Ondzé

Congo-Musique: Clément Ossinondé en séjour à Brazzaville

juillet 26, 2021

Depuis début juillet, c’est de Brazzaville que Clément Ossinonde publie ses chroniques sur la musique congolaise. En tant que membre du comité scientifique national du Congo, il participe aux travaux de l’inscription de la rumba sur la liste du patrimoine culturel de l’humanité de l’Unesco.

Clément Ossinonde et Marie Coco Demba, membre de l'UMC

Photo : Clément Ossinonde et Marie Coco Demba, membre de l’UMC

Aux côtés de ses pairs, Honoré Mobonda, Ghislain Amédée Moussoungou, Jean Omer Ntady, Charles Bouetoumoussa-Bouetoum-Kiyindou, Romain Pindou et du Pr Joachim Ngomathéthé, pour ne citer que ces membres, Clément Ossinonde met à profit ses connaissances dans le domaine musical. Il participe également à la réflexion de la relance des activités de l’orchestre les Bantous de la Capitale.

Par la fréquence soutenue de ses chroniques sur les réseaux sociaux, Clément Ossinonde se trouve, pour ses « suiveurs », toujours à Lyon. Pourtant, c’est de Brazzaville qu’il les distille depuis le début du mois de juillet.

Un peu comme le journaliste destiné à raviver la mémoire des mélomanes, avec une précision dans le temps et l’espace, il porte un éclairage, tantôt sur les chansons qui ont fait le Congo et demeurent tant savoureuses que ludiques à travers les générations, tantôt sur leurs auteurs mythiques, et évoque en même temps le rôle pionnier des maisons d’éditions.

À chaque description, il illustre son récit par une photo et une bande sonore. C’est un passionné portant une pédagogie preuve à l’appui.

« Une volonté de garder la mémoire musicale pour mieux la connaître et assurer la survie de la musique des deux Congo« , pourrait résumer ce travail de mémoire sans répit.

Extrait de la chronique sur l’orchestre les Bantous de la Capitale :

(Nouvelle appellation de l’orchestre Bantous, adoptée en 1962 à Bruxelles)

1962 – L’ orchestre Bantous fait sa première tournée outre-atlantique. Il est d’ailleurs le premier orchestre congolais de Brazzaville à se rendre en Europe, précisément à Bruxelles et à Paris.

Une tournée fructueuse car 50 disques CD, soit 100 chansons, vont être enregistrés dans un temps record sous la marque CEFA. Mais au terme de l’enregistrement de 99 chansons, une va manquer pour parvenir à réunir 100 chansons. C’est à ce moment que Célestin Kouka va entonner « Orchestre Bantous de la capitale  » et le coup était joué.

Ce titre « Orchestre Bantous de la capitale » sera plébiscité comme celui qui devait donner au groupe un attribut. Célestin Kouka peut donc se révéler légitimement en étant l’auteur.

Tel est le devoir de mémoire poursuivi régulièrement par Clément Ossinonde.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Congo/Université Marien-Ngouabi : les étudiants évoquent les conditions de vie difficiles dans les campus

juillet 21, 2021

Lors d’un échange avec la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel, le 20 juillet à Brazzaville, les membres des comités de gestion des campus de l’Université Marien-Ngouabi ont fait état des problèmes auxquels ils sont confrontés afin que des solutions soient trouvées.

Les étudiants lors de l’échange avec la ministre en charge de l’Enseignement supérieur

Dans les cinq campus de l’Université Marien-Ngouabi, en effet, les étudiants sont confrontés quasiment aux mêmes problèmes : difficultés d’accès à l’eau potable, insuffisance d’éclairage dans les logements, insuffisance de literie, vétusté des sanitaires, insécurité, manque de matériel de salubrité… Ces manquements rendent la vie difficile aux étudiants résidant aux campus.

Répondant aux préoccupations des étudiants, la ministre Edith Delphine Emmanuel a assuré que le processus d’assainissement lancé, il y a quelques jours dans les campus, sera suivi de la réhabilitation voire de l’extension des résidences universitaires. Elle a exprimé l’engagement du gouvernement d’y améliorer les conditions de vie en mobilisant les moyens nécessaires en cette période de crise financière et sanitaire. A l’immédiat, la ministre a instruit ses collaborateurs à saisir les services d’hygiène pour procéder à la désinfection des campus.

La ministre et l’ambassadeur de Chine

Avant d’échanger avec les étudiants, Edith Delphine Emmanuel s’est entretenue avec l’ambassadeur de Chine, Mâ Fulin. Les deux personnalités ont passé en revue les différents axes de coopération entre le Congo et la Chine dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique. Le diplomate chinois a aussi évoqué la participation du Congo à la huitième édition du Forum Chine-Afrique qui aura lieu prochainement à Dakar, au Sénégal.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Nkombo (Congo-Brazzaville) : à cause de son refus d’adhérer à la Loge, un jeune qui touchait 24 salaires retrouvé mort dans son lit

juillet 8, 2021

Ces amis l’appelaient le boss des boss et lui redistribuait généreusement son dû avec les siens contrairement à d’autres qui s’exhibent dans l’égoïsme. Aux accusations d’appartenir à la Loge maçonnique, Gervais le boss répondait ne pas être fou pour en être membre. Il a été retrouvé mort le lundi 05 juillet matin dans son lit avec des signes de violence. Un règlement de comptes ? Un braquage qui a mal tourné ? Des interrogations que se posent ses proches.

Gervais le boss, selon ses plus proches n’avait aucun lien avec la franc-maçonnerie ou les fétiches. Sa fortune provenait de la fonction publique où il disposait de plusieurs salaires fictifs. Originaire de la Cuvette, il faisait partie de ce circuit des ceux qui profitent impunément des caisses de l’État. Au total, ce sont 24 salaires à plusieurs chiffres 0 qu’il percevait mensuellement.

A César ce qui est à César, Gervais n’était pas égoïste avec ses proches et aimait bien lâcher que l’argent du peuple doit profiter au peuple. Sa mort est une grande perte pour tout ceux qui profitaient de sa générosité et un ouf de soulagement pour les caisses de l’État.

Des langues racontent que Gervais le boss aurait été approché plusieurs fois par des francs-maçons, mais avait toujours opposé son refus, les traitant de tous les noms. «  Je n’ai pas besoin d’aller donner les fesses ou sacrifier mes parents pour devenir riche, à chacun son circuit !» répondait-il souvent à ce genre de proposition indécente.

De milliers de jeunes Congolais perçoivent plusieurs salaires sans être réellement fonctionnaire au Congo malgré tous les contrôles opérés. C’est une circuit bien entretenu par quelques dignitaires du régime. Dans la ville, on peut remarquer le train de vie accéléré de ces mafieux qui ne se cachent plus. Et Gervais le boss était l’un d’eux.

Les signes de violence retrouvés sur son corps poussent à diverses interprétations. Lui-même se plaignait selon ses proches des pressions dont il faisait l’objet de la part des jeunes francs-maçons qui considéraient comme un affront son refus catégorique de les rejoindre à la Grande Loge du Congo.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo-Brazzaville/Talangai : à 16 ans, il vole 25 millions de son père colonel de la GR et fait la fête avec ses amis pendant une semaine

juillet 5, 2021

Une grande fête entre jeunes lascars dans un appartement loué dans une auberge à Moukondo par le fils d’un colonel de la Garde Républicaine, âgé à peine de 16 ans et qui a volé 25 millions cfa dans la chambre de ses parents.

Les travailleurs de cette auberge située à Moukondo ont été aux anges toute la durée de séjour de cette bande de jeunes mineurs. Ils affirment avoir reçu chacun quelques 200.000 cfa pour garder silence et ne pas inquiéter les fêtards. « Ils organisaient des partouzes avec des jeunes filles et d’ici on entendait des gémissements » confie un travailleur.

La loi interdit normalement à tout mineur la fréquentation de certains milieux. Mais au Congo, tout est autorisé et les mineurs ont accès dans des hôtels, bars et même boites de nuit.

Le fils d’un influent colonel de la Garde républicaine, âgé de 16 ans a volé à son père la somme de 25 millions cfa et s’est réfugié avec ses amis pendant une semaine dans un appartement dans une auberge à Moukondo dans le 4e arrondissement Moungali.

Les travailleurs de cette auberge ont assisté à ce qu’on appelle véritable fête à l’instar de celles organisées par des stars. Il y’ avait du champagne et boisson à gogo, de la bouffe. Un travailleur affirme avoir pour la première fois de sa vie manger des crustacés, ce qu’il appelle « nourriture des riches et blancs »

Ces jeunes mineurs ont fait défilé non seulement des filles mineures comme eux, mais aussi des prostituées Kinoises majeures avec lesquelles, ils organisaient des partouzes. Deux travailleurs de cette auberge affirment avoir été invités à y participer. «J’ai sauté une petite de 16 ans et elle était trop bonne ! » se félicite le travailleur majeur.

Paniqué par la disparition de son fils qu’il croyait hors du pays, le Colonel a fait passer le message par ses amis qu’il ne le tiendrait pas rigueur et comprenait que c’était une folie de jeunesse. Le jeune voleur en devenir a regagné tranquillement le domicile familial après sa folie. Il a été pardonné par ses parents, 25 millions cfa ne représentent rien à leurs yeux !

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo-Littérature : l’écrivain Ludovic Julien Kodia n’est plus

juin 29, 2021

L’écrivain congolais Ludovic Julien Kodia est décédé le 27 juin à Brazzaville des suites d’une longue maladie.

   

L’écrivain Ludovic Julien Kodia /DR

« La douleur est profonde et nos larmes interminables. Nous demeurons proches de toi par tes écrits. Nous échangions, je l’ignorais, nos derniers moments de gaieté. Après cela, ce fut la maladie. Après la maladie, la mort…», ont écrit les écrivains congolais sur leur page Facebook.

De son côté, l’écrivain Sauve Gérard Ngoma Malanda a fait un témoignage sur l’illustre disparu. « Avec Julien Kodia nous avons entretenu une relation de plusieurs années. Il était venu vers moi pour la première fois, comme beaucoup d’auteurs pour passer à l’émission télévisée Cultura. Je l’ai reçu pour son roman « Destin cruel » puis récemment pour son recueil de nouvelles  » L’absurdité de la vie ». Notre amitié a dépassé le cadre de la camaraderie », a-t-il dit.

« C’est tout le sens de la condition humaine. Mais, Julien Kodia, le sentimental, c’est aussi l’intrusion de la chanson dans la littérature congolaise ! Cette ballade heureuse qu’il nous fait dans son recueil de nouvelles, en convoquant des grands noms de la rumba congolaise des deux rives des années 60/70 … C’est donc un auteur qui a su décrire, sinon traduire son affection et nous nous réjouissons de ce partage ! Cet héritage littéraire qu’il nous laisse… », a-t-il ajouté.

Ludovic Julien Kodia fut auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels « Mes larmes coulent en silence », « Destin cruel », « De l’amour à la haine », « Le sentiment trahi », « L’absurdité de la vie ». Economiste, il était aussi membre du Centre biblique évangélique.

Avec Adiac-Congo par Rosalie Bindika 

Congo: Décès du Général Joseph Niombella-Mambula

juin 20, 2021

Décès de JIM NIOMBELLA, Un Homme, un Officier de valeur, un Officier général, un homme qui s’est converti à l’écosystème à travers son association, un Officier Général vient de nous quitter ce jour:

Il refusa d’accepter la proposition d’être l’aide de Camp du Président Marien NGOUABI, en estimant que le rôle d’un Officier formé à Saint-Cyr, « n’est pas d’ouvrir les portes des voitures.  »

Après le mouvement du 5 février 1979, il est victime de l’intolérance politique, il est radié des effectifs de l’Armée Populaire Nationale (APN) et sera affecté à notre ambassade en Italie.

Il rejoindra les rangs des Forces Armées Congolaises à la suite de la tenue de la Conférence Nationale Souveraine et nommé au grade de Colonel.

Il sera promu au grade de Général de Brigade en août 1993 par le Président Pascal LISSOUBA.

Admis à la 2ème section, il se consacre dans la vie associative dans l’écosystème.

Ayant appris la triste nouvelle de sa mort, le Général Anselme Mackoumbou-Nkouka s’est exprimé en ces termes:

« C’est avec une grande tristesse que j’apprends la disparition brutale du général Niombella. Un frère d’armes, un ami avec qui j’ai souvent passé des moments agréables, inoubliables dans son domaine de Ndjiri. Adieu Jim?« 

Dernier hommage au général Joseph Niombella Mambula

L’officier supérieur des Forces armées congolaises (FAC) à la retraite, le général Joseph Niombella Mambula, a eu droit le 23 juin aux honneurs religieux de ses frères d’armes et aux rites traditionnels de son terroir avant son inhumation, dans l’intimité familiale, à Kintélé. 

Lors de la levée du corps à la morgue municipale de Brazzaville, une poignée des fidèles catholiques et les membres de sa famille se sont recueillis à la chapelle en témoignage de son attachement à l’église et à l’illustre disparu.

Par la suite, les hauts officiers du commandement des FAC, des membres du gouvernement et les membres de sa famille se sont inclinés, tour à tour, devant la dépouille mortelle du général. L’hymne de Saint-Cyr a été entonné par les militaires parce que l’officier supérieur fut parmi les premières promotions d’élèves congolais finalistes à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (ESM Saint-Cyr).

Le général Joseph Niombella Mambula est né le 09 décembre 1943 à Mossaka, dans le département de la Cuvette. Fils de Niombella Martin et de Saholamoyi Emilie, il s’est intéressé au métier des armes et, est engagé le 21 septembre 1963 dans l’armée populaire nationale. Il a commencé sa carrière au premier bataillon congolais pour le compte de l’unité marine.

Les mérites et les qualités de cet officier supérieur des FAC sont reconnus de tous ceux qui l’ont fréquenté. « Je l’ai connu depuis le lycée. C’était un homme qui n’aimait pas les injustices. Il était pour l’honneur, la droiture et le travail bien fait », a reconnu le professeur Honoré Mobonda.

Pour sa part, le docteur Tatiana Mobengo a ajouté : « Je l’ai découvert depuis 2006 non seulement comme un militaire, mais aussi comme un papa et un meilleur conseiller, un guide. Je venais chez lui à la maison pour qu’il me parle de sa vie et du Congo. C’est une perte pour moi et pour le pays ».

Au terme des études supérieures en France et en Russie, il était affecté au premier groupe d’artillerie en qualité d’officier adjoint et prend ses fonctions le 2 mai 1968. Le 1er août 1968, il est nommé chef de corps du 1er groupe d’artillerie tout en bénéficiant son avancement au grade de lieutenant par décret n°068 / 197 du 18 juillet 1968.

En 1972, il est devenu capitaine. En 1969, il est nommé directeur à Mantsimou cumulativement avec ses fonctions de chef de corps du 1ergroupe d’artillerie. En 1973, il est détaché auprès du ministre des Travaux publics et de l’Aviation civile en qualité de responsable permanent de l’organisation de la sécurité du port de Pointe-Noire.

Le général Joseph Niombella Mambula était promu au grade de général de brigade en août 1993 par le président Pascal Lissouba. Durant sa vie, il s’est consacré à l’écosystème à travers l’association des ressortissants du monde d’eau (Arem’Eau).

Dans  l’intimité traditionnelle, un concert de la danse rituelle Mouengué réservée aux initiés guérriers du village Sengolé, dans le district de Mossaka, a été organisé en l’honneur de l’illustre disparu.

Avec Brazzanews

Congo-Brazzaville/L’Ecole de peinture de Poto-Poto : le 70e anniversaire se profile à l’horizon

juin 16, 2021

En partenariat avec le ministère de la Culture et des Arts et l’Institut français du Congo (IFC), l’Ecole de peinture de Poto-Poto célébrera les 70 ans de sa création, du 22 au 26 juin prochain, autour d’une panoplie d’activités.

1- L’entrée de l’école/DR

On ne peut parler peinture au Congo sans faire mention de l’Ecole de peinture de Poto-Poto. Située en plein cœur de Moungali, dans le 4e arrondissement de Brazzaville, cette école est réputée pour avoir permis à de nombreux artistes de perfectionner leur art et d’en faire un métier noble. Parmi eux, on cite : Marcel Gotène, François Thango, François Iloki, Philippe Ouassa, Joseph Dimi, Nicolas Ondongo, Jacques Zigoma, Eugène Malonga, André M’Bon ou Michel Hengo.

1951, l’Ecole de peinture de Poto-Poto voit le jour sous l’impulsion du Français Pierre Lods. Pour ses 70 ans, le centre d’art prévoit diverses activités du 22 au 26 juin, parmi lesquelles des projections cinématographiques, des conférences débats en présentiel et en ligne, un atelier de formation, un colloque, une grande exposition, des visites guidées de l’école et découvertes de plusieurs œuvres. Ainsi, comme le souhaitent ses membres, « cette célébration sera un véritable moment de souvenir, de partage et de joie ».

La journée inaugurale de ces festivités sera agrémentée par la projection du documentaire « Rendez-vous de juillet » réalisé par Jacques Becker. Le film s’intéresse particulièrement au triomphe médiatique qui accompagne le retour des explorateurs-ethnologues de l’expédition Ogooué-Congo, suite à leur mission au Congo. Ces jeunes gens sont à l’image d’une génération qui veut tourner la page des années noires de l’occupation et de la barbarie nazie. Néanmoins, le film ne parle que d’ethnologie, il passe aussi au peigne fin le jazz, la poésie, l’existentialisme, la liberté, la soif et la découverte d’autres mondes.

2- Quelques toiles exposées à l’Ecole de peinture de Poto-Poto/DR

Par ailleurs, pour célébrer les 70 ans de l’Ecole de peinture de Poto-Poto, l’IFC a choisi de mettre en valeur les artistes évoluant au sein de cet espace à travers un documentaire de 26 min qui sera réalisé par Sapouley Nkodia, projeté en exclusivité le 22 juin à l’IFC en fin d’après-midi.

Dans un élan de perpétuer le savoir-faire dont regorge l’Ecole de peinture de Poto-Poto, vingt cours d’une durée d’un mois seront offerts à plusieurs jeunes peintres en herbe, au sein de cet établissement culturel.

Notons que, malgré le temps qui passe, l’Ecole de peinture de Poto-Poto continue d’offrir au public un large panorama de la culture congolaise. Dans ce centre d’art, on découvre et on contemple l’art traditionnel africain, et plus particulièrement congolais dans toute sa splendeur et sa grandeur.

Avec Adiac-Congo par Merveille Atipo

Congo: Brazzaville et les 2 tours avec son Centre-ville

juin 12, 2021

Avec LocomodevTV