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La chute d’un pan de falaise tue 10 personnes et en blesse 32 dans un lac brésilien

janvier 9, 2022

BRASILIA, Brésil — Une imposante plaque de roche s’est détachée d’une falaise et s’est effondrée samedi sur des plaisanciers naviguant sur un lac brésilien, faisant au moins 10 morts.

© Fournis par La Presse Canadienne

Les autorités brésiliennes ont mis à jour dimanche le bilan de la tragédie de la veille. Elles avaient précédemment fait état de six morts.

Le chef de la police Marcos Pimenta a dit que des gens manquaient encore à l’appel à la suite de l’effondrement de la falaise survenu entre les villes de Sao Jose de Barra et de Capitolito, dans l’État du Minas Gerais.

Les autorités ont recensé au moins 32 blessés, bien que la plupart aient obtenu leur congé des hôpitaux, samedi soir.

Des vidéos montrent un rassemblement de petits bateaux se déplaçant lentement en bas de la falaise rocheuse du lac Furnas, puis une fissure apparaître dans la roche et un énorme morceau tomber sur au moins deux des embarcations.

Les autorités tentaient d’identifier les victimes, une tâche difficile en raison de «l’impact à forte énergie» du rocher sur les passagers du bateau, a ajouté M. Pimenta. Il a ajouté que l’une d’entre elles était un homme âgé de 68 ans,

Le service de presse du Minas Gerais a indiqué à l’Associated Press que les pompiers avaient déployé des plongeurs et des hélicoptères sur les lieux. Le gouverneur de l’État, Romeu Zema, a publié des messages de solidarité avec les victimes via les réseaux sociaux.

Le lac Furnas, qui a été créé en 1958 pour l’installation d’une centrale hydroélectrique, est un attrait touristique populaire dans la région, située à environ 420 kilomètres au nord de Sao Paulo. Les responsables de Capitolio, qui compte environ 8400 habitants, affirment que la ville peut souvent accueillir environ 5000 visiteurs pendant la fin de semaine et jusqu’à 30 000 pendant les jours fériés.

Les responsables ont suggéré que le pan de falaise qui s’est détaché pourrait avoir été la conséquence des fortes pluies qui ont récemment provoqué des inondations dans l’État et forcé près de 17 000 personnes à quitter leurs maisons.

Au début de l’année dernière, le Brésil a connu sa pire sécheresse en 91 ans, ce qui a obligé les autorités à réduire le débit d’eau du barrage du lac Furnas.

La marine brésilienne, qui a également aidé à l’opération de sauvetage, a annoncé qu’elle enquêterait sur les causes de l’accident.

By The Associated Press

Brésil: le président Jair Bolsonaro hospitalisé pour des douleurs à l’estomac

janvier 3, 2022

SAO PAULO — Le président brésilien, Jair Bolsonaro, a été emmené dans un hôpital de São Paulo, lundi matin, pour y subir des examens après avoir ressenti des douleurs abdominales, a annoncé le gouvernement.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le président «se porte bien» et de plus amples informations seront fournies ultérieurement dans un bulletin médical, selon un communiqué du gouvernement publié par le média Globo.

M. Bolsonaro est revenu dans la capitale économique du pays pendant la nuit, après des vacances du Nouvel An sur la côte, et a été immédiatement emmené à l’hôpital Vila Nova Star, selon Globo.

Le président a déjà eu besoin de plusieurs opérations médicales à l’estomac depuis qu’il s’est fait poignarder dans un rassemblement politique en 2018.

Globo a déclaré que le docteur de M. Bolsonaro, Antônio Luiz Macedo, était en vacances aux Bahamas et qu’il attendait un vol de retour au Brésil pour voir son patient, qui n’avait apparemment prévu aucune apparition publique pour lundi.

En juillet dernier, il avait été hospitalisé en raison d’un grave cas de hoquet.

Par La Presse canadienne avec The Associated Press

Piano : le virtuose brésilien Nelson Freire est mort à 77 ans

novembre 1, 2021

Le pianiste s’est éteint dans son pays natal, à Rio de Janeiro, rapporte France Musique. Il était l’un des plus grands pianistes de sa génération.

Le pianiste bresilien Nelson Freire est decede lundi a l'age de 77 ans, a Rio de Janeiro.
Le pianiste brésilien Nelson Freire est décédé lundi à l’âge de 77 ans, à Rio de Janeiro.© FRANK PERRY / AFP

Ses touches de piano auront marqué à jamais le monde de la musique. France Musique a appris lundi 1er novembre la mort du Brésilien Nelson Freire, à l’âge de 77 ans, à Rio de Janeiro. Ce monstre sacré du piano, l’un des plus grands musiciens de la seconde moitié du XXe siècle, avait pour domaine de prédilection le répertoire romantique, avec notamment ses remarquables enregistrements de Robert SchumannFrédéric Chopin ou encore de Johannes Brahms, rappelle France Musique.

Né en 1944 à Boa Esperança, dans le sud-est du Brésil, Nelson Freire se voit rapidement détecter un talent pour le piano et décroche une bourse pour aller étudier à Vienne, en Autriche, auprès du légendaire professeur Bruno Seidlhofer. Dès le début des années 1960, les succès s’enchaînent pour le pianiste brésilien qui remporte successivement la médaille Dinu Lipatti à Londres, en 1964, le premier prix du concours Vianna-da-Motta, à Lisbonne et le prix Edison, pour son enregistrement des Préludes de Chopin, en 1972.

Un fidèle ami de Martha Argerich

Fier représentant de l’école brésilienne des pianistes, Nelson Freire était un proche de Martha Argerich, qu’il considère, comme beaucoup de ses confrères, comme la meilleure pianiste de sa génération. Deux ans après s’être fracturé l’humérus droit à la suite d’une chute dans une rue de Rio, en 2019, Nelson Freire avait récemment annulé plusieurs concerts et sa participation au jury de la 18e édition du concours international de piano Frédéric-Chopin, qui s’est déroulé en octobre à Varsovie.

Avec Le Point

Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde

octobre 22, 2021
Coronavirus: le point sur la pandemie dans le monde
Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde© AFP/Dimitar DILKOFF

Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.

Le Kremlin blâme les Russes

Le Kremlin a reconnu vendredi l’échec de sa campagne de vaccination anti-Covid en comparaison à l’Europe, mais a pointé du doigt la responsabilité de la population, en pleine vague épidémique meurtrière.

La Russie a enregistré vendredi de nouveaux records quotidiens de décès et de contaminations, avec 1.064 morts et 37.141 infectés recensés.

A peine un tiers des Russes se sont fait vacciner depuis décembre sur fond de méfiance à l’égard des vaccins développés par la Russie.

Record de décès en Ukraine

L’Ukraine a enregistré vendredi un record de nouvelles contaminations et de décès dus au coronavirus, pour la deuxième journée consécutive, alors que la capitale, Kiev, s’apprête à réintroduire des restrictions strictes.

Selon les chiffres du gouvernement, 23.785 nouvelles infections ont été recensées ces dernières 24 heures et 614 personnes sont mortes dans cette ex-république soviétique, dont le système de santé manque cruellement de ressources.

France: près de 600 soignants suspendus en Guadeloupe

En Guadeloupe (Antilles françaises), l’Agence régionale de santé (ARS) a annoncé que la suspension de près de 600 soignants qui refusent l’obligation vaccinale « était en cours ».

Au final, l’ARS se félicite d' »une phase plutôt positive »: environ 66 % des soignants sont désormais vaccinés en Guadeloupe, contre quelque 30 à 40 % dans les semaines précédentes.

Sur l’île, qui a connu une flambée épidémique cet été, les indicateurs sont désormais très en baisse, bien que le virus « continue de circuler », selon les autorités. En conséquence, les restrictions sanitaires devraient s’alléger.

Australie: Melbourne célèbre la fin des confinements

Les habitants de Melbourne ont profité vendredi de la réouverture de la ville après l’une des plus longues séries de confinements au monde pour se rendre dans les bars, restaurants ou chez le coiffeur.

Depuis le début de la pandémie, les cinq millions de Melbournais ont dû rester enfermés chez eux pendant plus de 260 jours au total, en six confinements. Mais maintenant que 70 % des personnes éligibles à Melbourne et dans l’État de Victoria (sud-est) sont entièrement vaccinées, les restrictions qui ont débuté le 5 août sont levées.

La pandémie, aubaine pour le vélo « made in Portugal »

Les commandes de vélos se sont envolées au Portugal, numéro un en Europe pour la fabrication de bicyclettes, avec la crise sanitaire.

Le secteur souffre toutefois des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement mondial, les délais de livraison de composants pouvant aller « jusqu’à deux ou trois ans » de la part des fournisseurs, majoritairement asiatiques, selon le responsable export d’une usine d’assemblage de vélos dans le nord du pays.

En 2020, le Portugal a produit 2,6 millions de bicyclettes, dont la quasi-totalité a été exportée, ce qui le place au premier rang européen devant l’Italie et l’Allemagne, selon Eurostat.

Plus de 4,9 millions de morts

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 4.926.579 morts dans le monde depuis que le bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles vendredi à 10H00 GMT.

Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 733.218 décès pour 45.301.092 cas recensés, selon le comptage de l’université Johns Hopkins.

Après les États-Unis, les pays les plus touchés sont le Brésil avec 604.679 morts, l’Inde (453.042 morts), le Mexique (285.669 morts) et la Russie (228.453 morts).

Avec AFP par burx-npk/ber/mba

Au Brésil, des dizaines de milliers de manifestants réclament la destitution de Jair Bolsonaro

juillet 25, 2021

Pour le quatrième week-end consécutif, la gauche appelait à défiler contre la mauvaise gestion de la pandémie par le gouvernement.

Manifestation contre Jair Bolsonaro à Rio de Janeiro, au Brésil, le 24 juillet 2021.
Manifestation contre Jair Bolsonaro à Rio de Janeiro, au Brésil, le 24 juillet 2021. CARL DE SOUZA / AFP

Des dizaines de milliers de Brésiliens sont descendus dans les rues, samedi 24 juillet, réclamant la destitution du président, Jair Bolsonaro, pour sa gestion de la crise sanitaire, alors que le bilan de l’épidémie dépasse le demi-million de morts. Les manifestants ont défilé pour le quatrième week-end d’affilée à l’appel des partis de gauche et des syndicats notamment contre le président de droite, qui est visé par une enquête pour avoir présumément fermé les yeux sur des détournements de fonds publics dans l’achat de vaccins.

A Rio, des milliers de personnes habillées de rouge et portant des masques ont défilé sous des slogans comme « Dehors le criminel corrompu ». Les organisateurs avaient appelé à manifester dans tout le pays « pour défendre la démocratie, la vie des Brésiliens et pour mettre Bolsonaro dehors ». A Rio comme ailleurs, les manifestants ont dénoncé le démarrage tardif de la campagne de vaccination au Brésil, le chômage massif et ont réclamé davantage d’aides pour les populations pauvres confrontées à la pandémie.

« Pour le retour de la démocratie »

« Il est très important que quiconque se sent offensé ou opprimé par ce gouvernement sorte dans la rue parce que nous devons lutter pour le retour de la démocratie », explique Laise de Oliveira, une employée des services sociaux de 65 ans venue manifester. La presse brésilienne faisait état, dans l’après-midi, de manifestations dans 20 des 26 Etats brésiliens. Ni les organisateurs ni les autorités n’avaient rendu publiques d’estimations du nombre de manifestants à cette heure. Mais des grandes manifestations étaient attendues à Sao Paulo, la ville brésilienne la plus peuplée avec 12,3 millions d’habitants, et dans la capitale, Brasilia.

Jair Bolsonaro est confronté au pire moment de sa présidence, entamée en 2019. Son taux d’approbation a atteint un plus bas de 24 % et les sondages suggèrent qu’il perdrait l’élection présidentielle d’octobre face à son prédécesseur de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva, dont le Parti des travailleurs soutenait les manifestations de samedi.

Le Brésil a enregistré officiellement près de 550 000 morts du Covid-19, un bilan dépassé par les seuls Etats-Unis, dont la population est supérieure de 120 millions à celle du géant sud-américain. Jair Bolsonaro s’est montré ouvertement sceptique quant à la crise sanitaire, à la nécessité du port du masque et des autres mesures visant à réduire la propagation du virus. L’opposition a présenté, le 30 juin, une plainte en destitution constituée de 20 accusations différentes contre le président, mais Jair Bolsonaro dispose toujours de suffisamment de soutien au Congrès pour bloquer ces initiatives.

Avec Le Monde avec AFP

Brésil: Jair Bolsonaro autorisé à quitter l’hôpital

juillet 18, 2021

BRÉSIL: JAIR BOLSONARO AUTORISÉ À QUITTER L'HÔPITAL

© Reuters/Amanda Perobelli 

BRASILIA (Reuters) – Le président brésilien Jair Bolsonaro a obtenu l’autorisation dimanche de quitter l’hôpital de Sao Paulo où il était pris en charge depuis mercredi pour des complications liées à l’agression au couteau dont il a été victime lors de la campagne électorale de 2018.

Dans un communiqué, l’hôpital Vila Nova Star a déclaré que le dirigeant resterait sous la surveillance d’une équipe médicale.

Le président brésilien de 66 ans est entré mercredi à l’hôpital pour y subir des examens médicaux et recevoir des soins à la suite d’une occlusion intestinale. Il n’a pas subi d’intervention chirurgicale.

« Je vais bien, Dieu merci. Le problème que j’ai eu plus tôt cette semaine était encore dû au coup de couteau que j’ai reçu en 2018. De temps en temps, cela affecte l’intestin « , a déclaré Jair Bolsonaro lors d’un événement diffusé en direct sur internet samedi.

« Je suis impatient de reprendre le travail, de voir mes amis et de faire avancer le Brésil », a-t-il ajouté.

Avec Reteurs (Reportage Alexandre Caverni, Eduardo Simoes et Jamie McGeever; version française Camille Raynaud et Gwénaëlle Barzic)

Brésil : Jair Bolsonaro condamné pour non-port du masque

juin 13, 2021

Samedi, le président brésilien a participé à une manifestation de motards et il ne portait pas le masque. La police lui a infligé une amende.

Cent huit dollars, c’est le montant de l’amende qui a été infligée à Jair Bolsonaro pour non-port du masque. Le président brésilien a participé samedi à une manifestation de motards – baptisée « Accélérons pour le Christ » – dans l’État de Sao Paulo et n’a respecté aucune mesure sanitaire. Il a même pris la tête du cortège, le casque ouvert et, donc, sans masque.

Les autorités de l’État de São Paulo ont indiqué qu’elles avaient infligé une amende de 552 reais (environ 108 dollars) à Jair Bolsonaro, à son fils Eduardo, membre du Congrès, et au ministre des Infrastructures, Tarcisio Gomes, pour ne pas avoir porté de masque et ne pas avoir respecté les mesures de distanciation sociale lors du rassemblement. La présidence brésilienne n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

Le Covid-19 a tué près de 485 000 personnes au Brésil

Jair Bolsonaro, qui a appelé à des rassemblements dans tout le Brésil en vue de l’élection présidentielle de l’année prochaine, n’a pas tenu compte des avertissements du gouverneur de São Paulo, João Doria, un rival politique, qui avait déclaré que le président serait condamné à une amende s’il ne respectait pas les lois de l’État.

Jair Bolsonaro s’est opposé à plusieurs reprises à João Doria et à d’autres gouverneurs au sujet des mesures imposées pour lutter contre la pandémie du Covid-19, qui a fait près de 485 000 morts au Brésil.

Le président critique régulièrement les mesures de confinement et le port du masque, et fait la promotion de médicaments tels que la chloroquine, alors que des études montrent qu’ils sont inefficaces. S’adressant à une foule de partisans brandissant des drapeaux, Jair Bolsonaro s’est à nouveau élevé contre le port du masque.

Le président a estimé que les personnes vaccinées ne devraient pas avoir à porter le masque. « Il est impossible pour une personne vaccinée de transmettre le virus », a-t-il déclaré. Il n’y a pas de consensus scientifique sur la question de savoir si les personnes vaccinées peuvent être contagieuses.

Par Le Point avec AFP

Guyane: difficile combat contre le variant brésilien, devenu majoritaire

avril 17, 2021
Guyane: difficile combat contre le variant bresilien, devenu majoritaire
Guyane: difficile combat contre le variant brésilien, devenu majoritaire© AFP/Archives/jody amiet

Le variant brésilien ? « Aucune idée de ce que c’est, il n’y a que les scientifiques qui le savent », sourit Gui, Guyanais de 84 ans. Contrairement à la population, les autorités locales s’inquiètent, ont renforcé les restrictions et étendu la vaccination aux plus de 30 ans.

En Guyane, département qui partage une frontière fluviale et terrestre de 730 kilomètres avec le Brésil, « Le variant P1, dit brésilien, représente aujourd’hui plus de 84 % des prélèvements positifs », a indiqué cette semaine le préfet Thierry Queffelec.

Selon les autorités sanitaires, « la couverture vaccinale de 5,32 % en Guyane reste trop limitée pour protéger le territoire », elles ont donc annoncé élargir la cible vaccinale aux personnes de plus de 30 ans, dans cette région où une personne sur deux a moins de 25 ans.

Pourtant, au centre de vaccination de l’Encre, le seul de Guyane, les patients venus recevoir leur injection ne semblent pas tous s’en inquiéter.

Outre Gui, l’octogénaire, qui se dit, en souriant, pas du tout effrayé par le variant brésilien, Thomas, 32 ans, se montre tout aussi décontracté. Il espère même pouvoir voyager au Brésil bientôt grâce au vaccin.

Le personnel de santé enchaîne les vaccins sans temps mort, « entre 60 et 100 piqûres par jour », précise l’un d’eux. Cependant, pas de bousculade, ni de file d’attente, les patients arrivent 15 minutes avant l’heure du rendez-vous, se font enregistrer et passent dans une des sept lignes de vaccination.

Hervé, 73 ans, est venu avant tout pour prémunir sa famille. En revanche, le variant l’inquiète un peu plus que les autres. « Nous sommes voisins du Brésil, où la contamination est énorme, il était nécessaire de me protéger à ce niveau-là », car il n’est pas serein: « nous n’avons pas de frontière », déplore-t-il, « on ne sait pas qui rentre et qui sort ».

Contenir le variant

La suspension des liaisons aériennes entre la France et le Brésil a braqué les projecteurs sur la Guyane voisine. Mercredi, le ministère de l’Intérieur annonçait la mise en place de tests antigéniques à l’arrivée des vols en provenance de Cayenne, en plus du test PCR négatif et du motif impérieux obligatoire pour voyager.

Le lendemain, la préfecture dévoilait un nouveau train de mesures : un couvre-feu du samedi 19H00 au lundi 05H00 dans huit communes, dont Cayenne et Kourou, un auto-test à réaliser à l’aéroport pour les voyageurs vers Paris, et un renforcement des contrôles à la frontière avec le Brésil.

A l’hôpital de Cayenne, le plan blanc a été déclenché mercredi, 18 des 23 lits de réanimation étant occupés, en majorité par des malades du Covid-19. La Guyane a connu une remontée fulgurante du taux d’incidence ces dernières semaines. Il culmine à 173 cas pour 100.000 habitants et atteint 200 à Cayenne et les communes limitrophes.

La prégnance du variant brésilien incite maintenant des personnes à se faire vacciner.

Fatoumata Traoré, infirmière au Centre Hospitalier de Cayenne, remarque que beaucoup d’institutrices viennent au centre de vaccinations. « Elles craignent d’être contaminées à la reprise des cours par des élèves qui seraient allés au Brésil pendant les vacances », explique-t-elle à l’AFP, « ces personnes n’étaient pas très motivées mais sont venues ».

Le récent arrêt des liaisons aériennes entre la France et le Brésil ne concerne pas le département, car il n’y a plus de liaisons aériennes entre la Guyane et le Brésil depuis longtemps, l’unique compagnie assurant ces vols a quitté le territoire dès le premier confinement.

Mais si la frontière terrestre est fermée depuis plus d’un an, elle reste poreuse, des piroguiers parviennent à déjouer la surveillance sur le fleuve Oyapock. Le trafic des pirogues a diminué mais n’a pas cessé. En revanche, le prix de la traversée a augmenté.

Cayenne avec (AFP) –

Le Portugal lève la suspension des vols avec le Royaume-Uni et le Brésil

avril 16, 2021

Le Portugal a décidé de lever la suspension des vols avec le Royaume-Uni et le Brésil qui était en vigueur depuis la fin janvier, mais les voyages touristiques restent interdits, a annoncé vendredi le gouvernement de Lisbonne.

La suspension des vols en provenance ou à destination du Brésil ou du Royaume-Uni est levée, uniquement pour les voyages essentiels«, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. Sont considérés comme voyages essentiels les déplacements réalisés »pour motifs professionnels, d’études, de réunion familiale, pour des raisons de santé ou pour des raisons humanitaires », a-t-il précisé.

Après avoir été frappé par une violente vague de l’épidémie de coronavirus en début d’année, le Portugal entrera lundi dans la troisième étape d’un plan de déconfinement graduel, a confirmé jeudi soir le Premier ministre Antonio Costa.

Une quarantaine de 14 jours pour les Français

Le rétablissement des contrôles à la frontière espagnole sera maintenu pour au moins 15 jours supplémentaires, de même que l’obligation pour les voyageurs arrivant au Portugal de présenter un test négatif, voire d’observer une quarantaine, avait-il déjà expliqué.

Le Portugal continuera donc à exiger aux voyageurs en provenance des pays présentant un taux d’incidence du coronavirus supérieur à 500 cas pour 100.000 habitants qu’ils observent une quarantaine de 14 jours. Parmi ces pays se trouvent le Brésil et l’Afrique du Sud, mais aussi la France ou les Pays-Bas.

Les voyages en provenance de pays avec une incidence supérieure à 150 cas pour 100.000 habitants – tels que l’Espagne, l’Allemagne ou l’Italie – sont également limités aux déplacements jugés essentiels, a détaillé vendredi le ministère de l’Intérieur.

Par ailleurs, tous les passagers arrivant au Portugal par avion, devront toujours présenter un test PCR négatif au coronavirus. A l’exception d’une dizaine de municipalités, le Portugal poursuivra son plan de déconfinement comme prévu, avec la réouverture lundi des restaurants, des centres commerciaux, des salles de spectacle, des lycées et des universités.

Il s’agit de la troisième étape sur quatre d’une levée progressive des restrictions sanitaires entamée à la mi-mars, après deux mois de confinement général pour endiguer la troisième vague de l’épidémie. Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 détectés chaque jour au Portugal s’est stabilisé autour des 500 contagions quotidiennes, contre un pic de près de 13.000 à la fin janvier, et le nombre de personnes hospitalisées pour cause de Covid est retombé sous les 500 patients pour la première fois depuis septembre.

Par Le Figaro avec AFP

Covid-19 : Paris suspend «jusqu’à nouvel ordre» tous les vols entre le Brésil et la France

avril 13, 2021

Les craintes liées aux variants brésiliens ont amené la France à suspendre les vols entre les deux pays.

Paris a décidé de suspendre «jusqu’à nouvel ordre» tous les vols entre le Brésil et la France en raison des inquiétudes autour du variant brésilien du Covid-19, a annoncé mardi le Premier ministre Jean Castex.

«Nous constatons que la situation s’aggrave et nous avons donc décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre tous les vols entre le Brésil et la France», a expliqué le chef du gouvernement lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

La situation sanitaire n’a cessé de s’aggraver au Brésil depuis février en raison de l’émergence d’un variant local du virus, appelé P1, considéré comme plus contagieux et plus mortel, mais encore très minoritaire en France.

Craintes dues au variant P1

Le variant P1 a été observé pour la première fois à la mi-décembre dans la ville de Manaus, dans la partie brésilienne de la forêt amazonienne. Il se caractérise par les mutations de la protéine Spyke N501Y et E484K, comme les souches britanniques et sud-africaines, ainsi que K417T. Cela impacte la contagion et la résistance à l’immunité de cette nouvelle variante. Selon la revue médicale MedRxiv , le variant brésilien peut s’avérer jusqu’à 2,5 fois plus contagieux que la souche originelle. Son potentiel de réinfection, soit sa capacité à contaminer des personnes infectées par le passé, est estimé entre 25 à 61%.

Plusieurs indices laissent également croire que P1 touche des patients bien plus jeunes que les autres variants. L’Association brésilienne des soins intensifs(AMIB) a révélé dimanche 11 avril que plus de la moitié des quelque 11.000 malades en réanimation dans le pays avaient moins de 50 ans.

Lundi, le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari avait expliqué que la France avait «gardé quelques lignes» avec le Brésil, en justifiant le maintien des liaisons aériennes par le respect du droit, le Conseil d’Etat ayant disposé que les ressortissants français «au nom de la liberté de circulation, devaient pouvoir continuer à venir».

Critiques de l’opposition

De nombreux responsables de l’opposition, surtout à droite, ont réclamé mardi la suspension des vols avec le Brésil ou une mise en quarantaine plus stricte.

«Nous sommes gouvernés par des irresponsables qui, depuis un an, n’ont rien compris et rien appris. Qu’attendent-ils pour suspendre TOUS les vols en provenance du #Brésil où l’épidémie est hors de contrôle ?», s’est ainsi offusquée la patronne du Rassemblement national sur Twitter. «La fermeture des frontières est utile et absolument nécessaire et je ne vois pas comment au moment où on confine les Français, on puisse maintenir cette liaison aérienne », a affirmé sur la radio RFI le président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale, Damien Abad, quand le communiste Alain Roussel a appelé à «prendre des mesures de fermeture des frontières ou d’isolement strict des personnes qui viennent des pays où il y a un variant dangereux».

Le numéro 2 du Rassemblement national Jordan Bardella a lui estimé que «le gouvernement laisse entrer 1.000 passagers par semaine en provenance du Brésil, où l’épidémie est hors de contrôle avec un variant résistant». «Après tout ce que notre pays a subi, et alors qu’on continue d’enfermer les Français, comment cette dinguerie est-elle encore possible ?», s’est-il demandé.

Mesures mises en place

En France, les mesures prises avant la suspension des vols étaient un peu moins restrictives. Dans le cas du Brésil, les voyages touristiques étaient interdits dans les deux sens, «y compris via un autre pays». Les voyageurs depuis le Brésil devaient présenter un test PCR négatif de moins de 72h et les passagers non-résidents européens ou non européens devaient présenter «une preuve d’un motif impérieux nécessitant une venue en France». À l’arrivée en France, les passagers présentant un «test douteux» étaient testés, et, «dans la majorité des cas, l’ensemble des passagers des vols venant du Brésil sont resoumis à un test antigénique», moins fiable mais plus rapide, précise le ministère de la Transition écologique. Si le test s’avérait positif, la personne devait obligatoirement se placer en quatorzaine et «réaliser au plus vite un test PCR» pour confirmer le résultat.

Face aux critiques de l’opposition, le Premier ministre s’est donc défendu de toute inaction.

Par Le Figaro avec AFPP