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Brésil: un ministre démissionne pour avoir gonflé son CV

juin 30, 2020

 

Le tout nouveau ministre brésilien de l’Education a présenté mardi sa démission au président Jair Bolsonaro, avant même sa prise de fonctions, pour avoir menti sur ses titres universitaires. Cinq jours après avoir été nommé, Carlos Alberto Decotelli a présenté sa démission au chef de l’Etat à Brasilia, a annoncé à la presse l’un de ses conseillers, Paulo Roberto. Il avait été choisi pour être la première personne noire à intégrer le gouvernement Bolsonaro, remplaçant au portefeuille de l’Education le sulfureux Abraham Weintraub, qui avait démissionné le 18 juin après une série de polémiques.

L’«ex-futur ministre», comme l’appelaient de nombreux médias ces derniers jours, avait revendiqué sur son curriculum vitae «un Master à la Fondation Getulio Vargas, un doctorat à l’Université de Rosario, en Argentine, et un post-doctorat à l’Université de Wuppertal, en Allemagne». Ces titres universitaires, cités par Jair Bolsonaro sur Twitter lors de la nomination du ministre, un officier de réserve de la Marine, ont tous été remis en cause les jours suivants.

Dès vendredi, le recteur de l’Université de Rosario avait assuré sur Twitter que Carlos Alberto Decotelli n’avait «pas obtenu le titre de docteur cité» dans le tweet de Jair Bolsonaro, n’ayant pas soutenu sa thèse. Lundi, le ministre s’est défendu en expliquant que le jury lui avait demandé d’apporter des «adaptations» à la thèse, mais qu’il avait dû se rendre au Brésil en raison de «difficultés financières» sans pouvoir retourner en Argentine pour la soutenir. Auparavant, lundi, l’université allemande de Wuppertal avait jeté un autre pavé dans la mare, en affirmant dans un communiqué que Carlos Alberto Decotelli n’avait «obtenu aucun titre» en son sein.

Un autre soupçon sur le cursus universitaire du ministre est venu du Brésil, avec des accusations de plagiat sur des extraits de son mémoire de Master à la Fondation Getulio Vargas (FGV), à Rio de Janeiro. Mais le coup de grâce semble avoir été donné mardi, avec un autre démenti de la FGV: il n’aurait jamais été professeur de cette fondation de 2016 à 2018, comme l’affirmait pourtant son CV.

Lundi, le président Bolsonaro avait déclaré sur Facebook que Carlos Alberto Decotelli était «conscient de son erreur», tout en vantant ses qualités pour ce portefeuille. Il devait être le troisième titulaire en un an et demi d’un ministère secoué par les crises. Le gouvernement Bolsonaro a connu depuis qu’il a pris ses fonctions en janvier 2019 une dizaine de démissions ou de limogeages de ministres, en raison de polémiques ou pour incompatibilité avec le président. Ce fut le cas récemment des deux derniers titulaires de la Santé, en pleine pandémie de Covid-19. Fervent bolsonariste, Abraham Weintraub, prédécesseur de Carlos Alberto Decotelli, avait notamment fait sur Twitter des déclarations racistes antichinoises et qualifié de «connards» les juges de la Cour suprême, estimant qu’ils devraient être «jetés en prison».

Par Le Figaro avec AFP

Brésil: le CV du nouveau ministre de l’Education contesté

juin 29, 2020

Le nouveau ministre de l’Education du Brésil n’a pas encore pris ses fonctions, mais il fait déjà l’objet de nombreuses polémiques, avec la contestation de plusieurs des titres universitaires affichés sur son curriculum vitae. Économiste et professeur d’université, Carlo Alberto Decotelli est devenu jeudi dernier la première personne noire nommée au gouvernement du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, remplaçant Abraham Weintraub, qui avait démissionné le 18 juin après une série de polémiques.

Au moment d’annoncer cette nomination, le chef de l’Etat a cité sur Twitter les principaux titres universitaires du nouveau ministre, dont «un Master à la Fondation Getulio Vargas, un doctorat à l’Université de Rosario, en Argentine, et un post-doctorat à l’Université de Wuppertal, en Allemagne». Tous remis en cause les jours suivants. Le président brésilien a déclaré sur Facebook qu’Alberto Decotelli était «conscient de son erreur» et a vanté «sa capacité à construire une éducation inclusive». Selon la presse, Bolsonaro étudierait la possibilité de remplacer Decotelli. Ce dernier a confirmé à des journalistes, après un entretien avec le chef de l’Etat, qu’il «était ministre» et qu’il prendrait ses fonctions, même si aucune date n’a encore été fixée.

Dès vendredi, le recteur de l’Université de Rosario avait assuré sur Twitter qu’Alberto Decotelli n’avait «pas obtenu le titre de docteur cité» dans le tweet de Jair Bolsonaro. Le ministère de l’Éducation avait réagi dans la foulée, reproduisant un document de l’université argentine attestant que l’ensemble du cursus du doctorat avait été suivi. Mais le nouveau ministre a ensuite rectifié son CV sur la base de références nommée Lattes, en précisant qu’il avait suivi le cursus mais «sans soutenance de thèse», ce qui l’empêche de revendiquer le titre de docteur. Lundi, le ministre s’est défendu en expliquant que le jury lui avait demandé d’apporter des «adaptations» à la thèse, mais qu’il avait dû se rendre au Brésil en raison de «difficultés financières» sans pouvoir retourner en Argentine pour la soutenir.

Auparavant, lundi, l’université allemande de Wuppertal avait jeté un autre pavé dans la mare, en affirmant dans un communiqué que M. Decotelli n’avait «obtenu aucun titre» au sein de cette institution. D’après ce communiqué, le ministre y a «mené une recherche de trois mois en janvier 2016», qui n’est pas suffisante pour être reconnue comme un post-doctorat, lequel prend normalement plusieurs années. Il n’aurait de toute façon pas pu prétendre à un tel titre sans que son doctorat soit reconnu.

Un autre soupçon sur le cursus universitaire du ministre est venu du Brésil, avec des accusations de plagiat sur des extraits de son mémoire de Master à la Fondation Getulio Vargas, à Rio de Janeiro. Sur ce point, Alberto Decotelli a admis qu’il aurait pu commettre une «étourderie» (en détaillant ses sources) mais pas un plagiat. «Un plagiat, c’est quand on fait Control C, Control V, et ce n’était pas le cas», a-t-il affirmé.

Le gouvernement de Jair Bolsonaro a connu depuis qu’il a pris ses fonctions en janvier 2019 une dizaine de démissions ou de limogeages de ministres, en raison de polémiques ou pour incompatibilité avec le président. Ce fut le cas récemment des deux derniers titulaires de la Santé, en pleine pandémie de Covid-19. Fervent bolsonariste, Abraham Weintraub, prédécesseur d’Alberto Decotelli, avait notamment fait sur Twitter des déclarations racistes antichinoises et qualifié de «connards» les juges de la Cour suprême, estimant qu’ils devraient être «jetés en prison».

Par Le Figaro avec AFP

Les voyageurs venus des États-Unis, du Brésil et de Russie pas admis dans l’UE à ce stade

juin 26, 2020

 

Les pays européens doivent se prononcer sur une proposition de liste d’une quinzaine d’États dont les voyageurs seront admis dans l’Union au 1er juillet, qui exclut les États-Unis et qui inclut la Chine sous condition, a-t-on appris vendredi de sources diplomatiques. Cette liste a été élaborée lors d’une réunion des ambassadeurs des pays de l’UE et de l’espace Schengen vendredi soir. Certains d’entre eux ne se sont pas prononcés, et les capitales ont samedi jusqu’à 18 heures pour donner une réponse, selon plusieurs sources européennes, après quoi la présidence croate de l’UE décidera de la marche à suivre.

La liste proposée contient quatorze pays: Algérie, Australie, Canada, Géorgie, Japon, Monténégro, Maroc, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Corée du Sud, Thaïlande, Tunisie, Uruguay. S’y ajoute la Chine, sous condition de réciprocité, c’est-à-dire à condition qu’elle accueille sur son sol les voyageurs venant de l’UE, selon une source diplomatique. Sont aussi admis les voyageurs d’Andorre, Monaco, du Vatican et Saint-Marin.

La liste ne comprend donc pas les États-Unis, pays le plus touché par la pandémie de coronavirus, tant en nombre de morts que de cas, avec 124.732 décès pour 2,4 millions de cas. Pas plus que le Brésil ou la Russie. Elle devrait être révisée toutes les deux semaines, selon une source européenne.

Si le contrôle des frontières reste une compétence de chaque État, l’UE s’efforce de se coordonner le plus possible sur la question des voyageurs à autoriser sur son sol, en raison de la libre circulation qui reprend dans l’espace Schengen, avec la levée des restrictions décidées pour lutter contre le coronavirus. Les voyages non essentiels vers l’UE sont interdits depuis la mi-mars. Cette mesure doit être levée progressivement à partir du 1er juillet, en privilégiant les visiteurs venus de pays dont la situation épidémiologique est semblable à celle de l’UE, où la pandémie a reflué, voire meilleure.

Certains pays touristiques se montrent désireux de rouvrir sans tarder. La Grèce a pour sa part commencé dès le 15 juin à rouvrir ses aéroports à plusieurs pays hors UE, dont la Chine, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud. «Nous demandons instamment qu’un accord soit conclu rapidement», avait déclaré dans la journée la porte-parole du gouvernement espagnol, Maria Jesus Montero.

La proposition européenne fixe plusieurs critères épidémiologiques pour qu’un pays soit sur la liste des admis, notamment un taux de nouveaux cas de Covid-19 proche ou en-dessous de 16 pour 100.000 habitants (moyenne dans l’UE) sur les 14 derniers jours. Mais également une tendance à la stabilité ou à la baisse des nouveaux cas, ainsi que les mesures mises en place par un pays pour lutter contre la pandémie, dont la pratique de tests. Plusieurs Etats membres ont toutefois jugé «problématique» la fiabilité des données épidémiologiques fournies par des pays tiers, notamment la Chine

Par Le Figaro avec AFP

Situation du coronavirus au Brésil, Mexique et Guatemala

juin 19, 2020

Coronavirus: Le Brésil franchit le cap du million de contaminations

Le Brésil a dépassé vendredi le cap du million de cas de contaminations confirmées de coronavirus, après un record de nouveaux cas quotidiens, a annoncé vendredi le ministère de la Santé.

Le plus grand pays d’Amérique latine compte au total 1.032.913 cas de contamination après un bond très important de 54.771 nouveaux cas d’infection en une journée et déplore 48.954 décès, après 1.206 morts supplémentaires en 24 heures, selon ces données jugées très sous-estimées par les scientifiques.

Mexique: le coronavirus a fait plus de 20.000 morts

Le bilan de l’épidémie de Covid-19 au Mexique a dépassé vendredi le seuil des 20.000 morts, a annoncé le gouvernement, qui a également fait état de plus de 5.000 nouveaux cas de contamination en une seule journée. Le nouveau coronavirus a fait 647 décès supplémentaires en 24 heures, ce qui porte le bilan de la pandémie au Mexique à 20.394 morts, a indiqué au cours d’une conférence de presse le directeur de l’Epidémiologie, José Luis Alomia. En une journée, 5.030 nouveaux cas de contamination ont été recensés, portant le total à 170.485 dans le pays, a-t-il précisé.

Coronavirus: le ministre de la Santé limogé au Guatemala

Le président du Guatemala, Alejandro Giammattei, a limogé vendredi le ministre de la Santé Hugo Monroy, critiqué pour la stratégie sanitaire mise en oeuvre pour lutter contre la pandémie de coronavirus, qui a contaminé près de 12.000 personnes et fait plus de 400 morts dans le pays. Outre le ministre, trois vice-ministres ont été relevés de leur fonctions, a annoncé à la presse le responsable de la communication de la présidence, Victor Valenzuela.

Monroy est remplacé par Amelia Flores, qui a déjà occupé plusieurs postes au sein du ministère de la Santé. La gestion de l’épidémie dans le pays d’Amérique centrale de 17 millions d’habitants a fait l’objet de vives critiques. Les hôpitaux se sont vite retrouvés saturés et le ministère a été accusé d’avoir caché des informations sur la pandémie.

Les personnels de santé se plaignent également du manque de matériels de protection. Au moins 400 soignants ont été contaminés et huit sont morts depuis la détection d’un premier cas dans le pays le 13 mars. Selon les derniers chiffres officiels, le pays a enregistré 11.251 cas déclarés de Covid-19 et 432 morts. Pour tenter de freiner l’épidémie, le gouvernement a notamment ordonné la fermeture des centres commerciaux, interdit les transports publics, limité la circulation et imposé un couvre-feu partiel.

Par Le Figaro avec AFP

Situation du coronavirus aux États-Unis et au Brésil

juin 8, 2020

Coronavirus: 450 morts aux États-Unis en 24 heures

Le nouveau coronavirus a fait 450 décès supplémentaires en 24 heures aux Etats-Unis, selon le comptage à 20 heures 30 lundi de l’université Johns Hopkins, un bilan journalier au plus bas depuis environ deux mois. Il faudra toutefois attendre pour savoir si les chiffres de lundi se confirment sur la durée, car les données de l’université, actualisées en continu, ont tendance à mécaniquement baisser en sortie de week-end, en fonction des remontées transmises par les autorités sanitaires locales.

Le nombre total de morts liées au Covid-19 dans le pays est de 110.900, et plus de 1.955.000 cas ont par ailleurs été recensés, d’après les chiffres de l’université. Quelque 506.000 personnes sont déclarées guéries.

Les Etats-Unis avaient commencé à franchir la barre des 500 morts journaliers vers la fin mars, jusqu’à enregistrer une fois plus de 3.000 décès en 24 heures mi-avril. Depuis deux semaines, les bilans journaliers sont régulièrement repassés en dessous des 1.000 morts. Mais le pays continue à enregistrer autour de 20.000 nouveaux cas de coronavirus chaque jour, et peine à infléchir cette courbe des nouvelles infections.

Les Etats-Unis sont, en valeur absolue, de loin le pays le plus touché par la pandémie, tant en nombre de décès que de cas diagnostiqués. Mais rapporté à la population, plusieurs pays européens -dont la France, l’Italie ou l’Espagne- comptent plus de morts par habitant que l’Amérique. Selon une moyenne de neuf modèles épidémiologiques réalisée par des chercheurs de l’université du Massachusetts, le nombre de décès du Covid-19 devrait avoisiner les 127.000 morts dans le pays d’ici le 27 juin

Coronavirus: plus de 670 décès en vingt-quatre heures au Brésil

Le Brésil a recensé lundi 679 nouveaux décès et 15.654 nouveaux cas de contamination causés par le coronavirus, selon le Conseil national des secrétaires d’Etat, qui regroupent les responsables de la santé publique dans chacun des Etats constitutifs de la fédération brésilienne. Le Conseil, qui ne fait pas partie du ministère de la santé, a commencé a publier ses propres chiffres depuis ce week-end, après que le ministère a retiré d’un site Internet public plusieurs mois de statistiques et a cessé de faire paraître le bilan global de l’épidémie.

Selon le Conseil, le nombre total de morts causées par le coronavirus s’élève à 37.134 et le nombre total de cas de contamination est de 707.412 malades.

Par Le Figaro avec AFP et Reuters

Brésil/Coronavirus : Bolsonaro menace de quitter l’Organisation mondiale de la santé

juin 6, 2020

 

Le président brésilien accuse l’OMS de «parti pris idéologique».

Le président brésilien Jair Bolsonaro a menacé vendredi 5 juin de quitter l’Organisation mondiale de la santé (OMS) après que l’agence des nations unies a averti les gouvernements latino-américains du risque que représente la levée des mesures de confinement avant d’avoir réussi à ralentir la propagation de l’épidémie de coronavirus dans la région.

«Je vous le dis ici, les Etats-Unis sont partis de l’OMS, nous y songeons, à l’avenir (…). Soit l’OMS travaille sans parti pris idéologique, soit nous la quittons aussi. Nous n’avons pas besoin de gens de l’extérieur pour donner leur sentiment sur la santé ici», a-t-il déclaré à la presse à Brasilia. «Trump leur a retiré l’argent et ils sont revenus sur tout», a commenté Bolsonaro. «La chloroquine est de retour», a-t-il ajouté.

Jeudi, un nouveau record de décès a fait passer le Brésil devant l’Italie en terme de nombre de morts. Cependant, Bolsonaro continue de demander une levée rapide des mesures d’isolement ordonnées, affirmant que le coût économique de l’épidémie est supérieur aux risque sanitaire.

Dans un éditorial publié en une du journal de Sao Paulo, Folha, le quotidien soulignait que seulement 100 jours se sont écoulés depuis que Bolsonaro a décrit le virus qui «tue un brésilien par minute» comme «une légère grippe». «Tandis que vous lisiez cela, un brésilien est mort du coronavirus», déclare le journal.

Les deux pays les plus peuplés d’Amérique latine, le Brésil et le Mexique, voient leurs taux d’infections au coronavirus être bien supérieur à ceux des autres pays de la région.

Vendredi soir, le Brésil a fait état de 1005 morts supplémentaires et le Mexique en a recensé 625.

Par Le Figaro avec Reuters

Situation du coronavirus aux États-Unis et au Brésil

mai 30, 2020

 

Coronavirus: 1.225 décès en 24 heures aux Etats-Unis

Les Etats-Unis ont recensé 1.225 nouveaux décès dus au coronavirus en 24 heures, selon le comptage quotidien de l’université Johns Hopkins, qui fait référence, à 20 heures 30 vendredi (02 heures 30 à Paris samedi). Cela porte à plus de 102.000 le nombre total de morts déplorés dans le pays, de loin le plus endeuillé par la pandémie.

Depuis le premier mort du Covid-19 annoncé fin février, les Etats-Unis ont enregistré plus de 1,7 million de cas, selon le comptage actualisé en continu de l’université Johns Hopkins. Les experts, dont l’immunologiste Anthony Fauci, conseiller de la Maison Blanche, s’accordent toutefois pour dire que ces bilans officiels sont vraisemblablement en dessous de la réalité.

Coronavirus: le Brésil devient le cinquième pays avec le plus de morts

Le Brésil est devenu vendredi le cinquième pays ayant enregistré le plus de décès du coronavirus, avec 27.878 morts selon le ministère de la Santé, devançant l’Espagne. Le géant sud-américain a connu une nouvelle journée à plus d’un millier de morts (1.124 en 24 heures), et un nombre record de contaminations, avec 26.928 en une journée, ce qui porte le total à 465.166 depuis le début de la pandémie. Les quatre pays officiellement les plus endeuillés sont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Italie et la France.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus: le Brésil face à une hécatombe annoncée

mai 2, 2020

 

Opération de désinfectioin dans une favela de Rio de Janeiro, le 20 avril 2020 au Brésil
© Mauro PIMENTEL Opération de désinfectioin dans une favela de Rio de Janeiro, le 20 avril 2020 au Brésil

Avec un confinement de moins en moins respecté et un système de santé précaire, le Brésil semble condamné à devenir le prochain épicentre de la crise planétaire du coronavirus, qui s’y propage à une vitesse galopante.

Des femmes font la queue pour une distribution de nourriture dans une favela de Rio de Janeiro, le 7 avril 2020 au Brésil

© MAURO PIMENTEL Des femmes font la queue pour une distribution de nourriture dans une favela de Rio de Janeiro, le 7 avril 2020 au Brésil
« La question n’est pas de savoir si le Brésil sera un jour le principal foyer de contamination au monde: c’est déjà le cas », dit à l’AFP Domingos Alves, responsable du Laboratoire de renseignements sur la Santé (LIS) de l’université de Sao Paulo (USP).

Des cercueils stockés dans un entrepôt des services funéraires de Manaus, le 27 avril 2020 au Brésil

© MICHAEL DANTAS Des cercueils stockés dans un entrepôt des services funéraires de Manaus, le 27 avril 2020 au Brésil
Selon les estimations du collectif de chercheurs Covid-19 Brasil, dont il fait partie, le Brésil comptait plus d’1,3 million de cas de coronavirus jeudi et une hécatombe se profile.

C’est 16 fois plus que les 85.646 cas confirmés ce jour-là par le ministère de la Santé, dans ce pays de 210 millions d’habitants où l’on dépiste très peu.

À titre de comparaison, les Etats-Unis, qui comptent le plus grand nombre de personnes infectées, viennent de franchir officiellement le cap du million.

Le Brésil a par ailleurs le taux de contamination le plus élevé du monde (2,8), selon l’Imperial College of London.

Dans certains Etats brésiliens où la situation est la plus critique, comme celui d’Amazonas (nord), le nombre de cas réels pourrait même être 38 fois supérieur au bilan officiel.

En dépit de cette énorme sous-évaluation, le Brésil est déjà le 2e pays (après les Etats-Unis) qui enregistre le plus de nouveaux cas par jour (6.209 vendredi), alors même qu’il est loin de son pic de pandémie.

Le nombre de décès, 6.329 selon le dernier bilan national, soit 428 supplémentaires lors des dernières 24 heures, pourrait également être largement en-dessous de la réalité.

Des familles enterrent leurs proches au cimetière de Taruma, à Manaus, au Brésil, où de nouvelles tombes sont creusées pour les victimes potentielles et confirmées du nouveau coronavirus.

© Yan Boechat Des familles enterrent leurs proches au cimetière de Taruma, à Manaus, au Brésil, où de nouvelles tombes sont creusées pour les victimes potentielles et confirmées du nouveau coronavirus.
En raison de la lenteur des résultats des tests, de nombreuses familles enterrent leurs proches sans connaître la cause du décès.

Mais d’après les registres d’état civil, le nombre de décès liés à des syndromes respiratoires aigus sévères a augmenté de près de 1.200% depuis le 16 mars par rapport à la même période de l’année dernière.

Des personnels soignants s'occupent d'un patient atteint du coronavirus dans une unité de soins intensifs à l'hôpital Emilio Ribas de Sao Paulo, le 20 avril 2020 au Brésil

© Miguel SCHINCARIOL Des personnels soignants s’occupent d’un patient atteint du coronavirus dans une unité de soins intensifs à l’hôpital Emilio Ribas de Sao Paulo, le 20 avril 2020 au Brésil
Pic incertain

Pour Domingos Alves, la situation est d’autant plus préoccupante que le Brésil est un pays « aux dimensions continentales, avec des populations très vulnérables, comme les habitants des favelas ou les indigènes. Sans compter une faible adhésion aux mesures de confinement ».

Jeudi, le nouveau ministre de la Santé Nelson Teich a admis que le Brésil pourrait dépasser prochainement le seuil de 1.000 morts par jour.

Le même jour, le président d’extrême droite Jair Bolsonaro, corona-sceptique notoire, a affirmé que les mesures de confinement décidées contre son gré par les gouverneurs des Etats avaient été « inutiles ».

Domingos Alves prône au contraire des mesures bien plus strictes: « C’est impossible de prévoir quand le Brésil va atteindre le pic de contaminations, mais une chose est sûre: moins les gens sont confinés, plus la courbe va s’accentuer et plus on aura de morts en raison de la surcharge du système de santé ».

– Confinement en baisse –

Dans l’Etat de Sao Paulo (sud-est), le plus peuplé et le plus touché du pays, le taux de confinement mesuré à partir du signal des téléphones mobiles n’était que de 46% vendredi, au plus bas depuis le début de la quarantaine décrétée par le gouverneur.

Dans celui de Rio de Janeiro (sud-est), des files de voitures de touristes attendaient d’entrer dans la station balnéaire de Buzios pour le long week-end férié du 1er mai.

D’après le quotidien Estado de Sao Paulo, plus de 70% des lits de soins intensifs sont déjà occupés dans six des 27 Etats du Brésil, avec 96% dans le Pernambouc (nord-est), 95% à Rio de Janeiro et 89% dans l’Amazonas (nord).

À Rio, certains hôpitaux sont bien dotés de lits disponibles munis de respirateurs, mais ils sont vides en raison… du manque de médecins.

À Manaus, capitale de l’Etat d’Amazonas, où les cadavres sont entassés dans des camions frigorifiques près des hôpitaux, le nombre d’enterrements en avril a presque triplé par rapport au même mois de 2019.

Dans le Para, autre Etat en grande partie recouvert par la forêt amazonienne, les décès liés au Covid-19 ont triplé en une semaine. Dans la capitale du Para, la maire n’a décidé la fermeture des commerces non essentiels que cette semaine, plus d’un mois et demi après Rio et Sao Paulo.

Et à Blumenau (sud), le nombre de cas a doublé en une semaine, après la réouverture des centres commerciaux.

Par MSN Québec  avec AFP

Coronavirus/Brésil: «Désolé, certains vont mourir», dit Bolsonaro

mars 28, 2020
CORONAVIRUS/BRÉSIL: "DÉSOLÉ, CERTAINS VONT MOURIR", DIT BOLSONARO
© Reuters/UESLEI MARCELINO CORONAVIRUS/BRÉSIL: « DÉSOLÉ, CERTAINS VONT MOURIR », DIT BOLSONARO RIO DE JANEIRO/SAO PAULO (Reuters) –
Jair Bolsonaro a émis vendredi des doutes sur le nombre de décès liés au coronavirus à Sao Paulo et a accusé son gouverneur de manipuler les chiffres à des fins politiques, sans apporter de preuves, une nouvelle étape dans la querelle que se livrent sur la question le président brésilien et les élus locaux.

Le chef de l’Etat s’est attiré les foudres d’une grande partie de la classe politique en estimant qu’une paralysie de l’économie serait plus néfaste qu’un confinement généralisé visant à limiter la propagation de l’épidémie, qualifiant le coronavirus de « petite grippe ».

Suivant les recommandations des experts en santé publique, la grande majorité des 26 gouverneurs du pays ont interdit les activités commerciales et les services publics non-essentiels afin d’endiguer l’épidémie dans leurs Etats respectifs, notamment à Sao Paulo et Rio de Janeiro, quasiment à l’arrêt.

« Je suis désolé, certaines personnes vont mourir, c’est la vie », a déclaré Jair Bolsonaro lors d’un entretien télévisé vendredi soir. « Vous ne pouvez pas arrêter une usine automobile à cause des accidents routiers », a-t-il ajouté.

Le président d’extrême droite a dit que le bilan semblait « trop élevé » dans l’Etat de Sao Paulo, coeur économique du pays. « Nous devons regarder ce qu’il s’y passe, cela ne peut pas être un jeu chiffré pour favoriser des intérêts politiques », a-t-il poursuivi.

Sao Paulo a rapporté le bilan le plus élevé dans le pays, avec 1223 cas de contamination et 68 décès liés à l’épidémie.

PLUS DE 3400 CAS DANS LE PAYS, SELON LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ

Plus tôt dans la journée, le gouverneur de Sao Paulo, Joao Doria, ancien allié de Bolsonaro qui devrait être son rival lors de l’élection présidentielle de 2022, a accusé le chef de l’Etat de propager une « désinformation » avec une campagne publicitaire télévisée critiquant les restrictions en vigueur.

Des alliés de Jair Bolsonaro ont partagé sur les réseaux sociaux cette publicité au slogan #LeBrésilNePeutPasS’Arrêter. « Pour le vendeur de quartier, pour les propriétaires de commerces dans les centre-villes, pour les employés de maison, pour des millions de Brésiliens, le Brésil ne peut pas s’arrêter », dit la publicité télévisée, montrant des salles de classe et des rues commerçantes bondées.

Selon deux personnes au fait de la question, cette campagne a été préparée sur demande des services du président sans consultation avec le ministère de la Santé, et a coûté environ 1 million de dollar.

Un représentant du ministère de la Santé a déclaré aux journalistes qu’il ne ferait aucun commentaire sur Bolsonaro et que les recommandations sur la distanciation sociale n’avaient pas changé.

Le gouvernement brésilien a interdit vendredi aux étrangers ne disposant pas d’un titre de résidence d’entrer dans le pays via ses aéroports afin d’éviter la propagation du virus. Émise par le ministère de la Justice et publiée au Journal officiel, cette interdiction prend effet lundi pour une durée de 30 jours.

Plus de 3400 cas de contamination ont été confirmés au Brésil, selon le dernier bilan communiqué vendredi par le ministère de la Santé, contre près de 1.900 cas lundi. Le nombre de décès s’est alourdi à 92.

La popularité de Bolsonaro a décliné depuis le début de la crise sanitaire, et de nombreuses personnes à travers le pays affichent chaque soir leur désaccord avec Bolsonaro depuis leurs fenêtres.

Avec Reuters par Pedro Fonseca et Marcelo Rochabrun

Le Brésil rappelle «tout» son personnel diplomatique du Venezuela

mars 5, 2020

 

Le gouvernement brésilien d’extrême droite a rappelé jeudi «tout» son personnel diplomatique du Venezuela et demandé à Caracas de retirer ses représentants au Brésil, a annoncé à l’AFP une source gouvernementale.

«Tout le personnel diplomatique brésilien a été rappelé. Il n’y aura plus personne au Venezuela», a déclaré cette source. Les deux pays entretiennent des relations tendues depuis l’arrivée au pouvoir du président brésilien Jair Bolsonaro début 2019. Selon la presse locale, le processus de retrait devrait prendre deux mois environ.

Mais cette mesure ne signifie pas pour autant une fermeture de l’ambassade, souligne cette source gouvernementale. «Le gouvernement brésilien est en train d’évaluer la façon dont l’assistance consulaire sera assurée», a-t-elle ajouté, en référence aux quelque 10.000 Brésiliens vivant au Venezuela qui pourraient se voir affectés.

Cette mesure intervient peu avant la visite du président Bolsonaro aux Etats-Unis, prévue samedi.

Par Le Figaro avec AFP