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Le taux de chômage britannique au plus bas depuis 1974 malgré le Brexit

mai 14, 2019

Le taux de chômage au Royaume-Uni a atteint son plus bas niveau depuis 1974.

Le taux de chômage au Royaume-Uni a atteint son plus bas niveau depuis 1974. AFP

Le taux de chômage au Royaume-Uni a atteint son plus bas niveau depuis 1974, à 3,8% au premier trimestre, signe de la solidité du marché de l’emploi malgré le Brexit, sans occulter le poids des inégalités dans le pays. Ce chiffre publié aujourd’hui par l’Office des statistiques nationales (ONS) dépasse les anticipations. La baisse du chômage, à son niveau le plus faible depuis la période d’octobre à décembre 1974, témoigne encore une fois de la solidité du marché du travail qui continue de créer des emplois malgré les incertitudes du Brexit.

Le taux d’emploi s’est maintenu à 76,1% pendant cette période, toujours à un sommet depuis le début de la compilation de ces statistiques en 1971. L’ONS explique cette performance par le fait que davantage de femmes travaillent entre 60 et 65 ans en raison d’une réforme des pensions des retraite. Celle-ci incite à travailler plus tard car elle recule la période d’indemnisation pleine.

Plusieurs économistes expliquent en outre les bons chiffres du chômage ces derniers mois par la décision d’entreprises d’embaucher plutôt que de lancer des projets d’investissements compte tenu du flou entourant les conditions de sortie de l’UE. Initialement prévu fin mars, le Brexit a été repoussé à fin octobre compte tenu du blocage politique dans le pays qui empêche la Première ministre Theresa May de faire adopter l’accord négocié avec Bruxelles.

Les bons chiffres de l’emploi ne masquent en outre pas un niveau préoccupant d’inégalités économiques et sociales au Royaume-Uni, comme le rappelle une étude du respecté organisme indépendant Institute for fiscal studies (IFS). Après dix ans d’austérité, les inégalités de revenus au Royaume-Uni sont les plus élevées parmi les pays riches à l’exception des Etats-Unis et se sont rarement faites autant sentir sur la société, si bien qu’elles représentent une menace pour la démocratie et la cohésion du pays, prévient l’étude.

De son côté, la puissante organisation syndicale TUC s’alarme dans une enquête également publiée aujourd’hui de salaires toujours inférieurs à ce qu’ils étaient avant la crise financière pour les travailleurs, notamment dans le secteur public, loin du florissant monde de la finance. «Il n’est pas juste que les salaires bondissent dans la City au moment où la plupart des travailleurs sont dans une situation pire qu’il y a dix ans», s’inquiète Frances O’Grady, sa secrétaire générale.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Londres traitera les Européens comme les autres immigrés après le Brexit (May)

octobre 2, 2018

Birmingham (Royaume-Uni) – La Première ministre britannique Theresa May a annoncé mardi de nouvelles règles en matière d’immigration au Royaume-Uni, qui entreront en vigueur après le Brexit, et donneront la priorité aux travailleurs qualifiés en supprimant la libre circulation des citoyens européens.

« Quand nous quitterons (l’Union européenne), nous mettrons en place un système d’immigration qui met fin, une fois pour toutes, à la libre circulation » des citoyens européens au Royaume-Uni, a déclaré la cheffe du gouvernement dans un communiqué. « Ce sera un système basé sur les compétences des travailleurs, et non sur leurs origines ».

« Ce nouveau système permettra de réduire l’immigration des personnes peu qualifiées », a ajouté la cheffe du gouvernement. « Il mettra le Royaume-Uni sur la voie d’une immigration réduite à des niveaux viables, comme promis ».

Theresa May s’était engagée, dans le programme présenté pour les élections législatives de juin 2017, à réduire le solde migratoire à moins de 100.000 personnes par an, contre 273.000 en 2016. La dirigeante britannique devrait détailler ce nouveau système dans un discours qu’elle prononcera mercredi au congrès du Parti conservateur, à Birmingham (centre de l’Angleterre).

Selon ces nouvelles règles, les personnes souhaitant s’installer outre-Manche devront attester d’un certain niveau de revenu, pour garantir qu’elles n’occupent pas des emplois « qui pourraient être pourvus » par la population britannique.

Les visas délivrés aux étudiants ne seront pas soumis aux mêmes critères.

Le ministre de l’Intérieur Sajid Javid a de son côté proposé une réforme du test que doivent passer les personnes souhaitant obtenir un passeport britannique, en y intégrant des références aux « valeurs britanniques ».

Le test actuel, qui porte sur la culture du pays, son histoire, le sport ou encore la cuisine, « n’est pas suffisant », a déclaré mardi le ministre lors d’un discours devant le congrès des Tories.

« Certes, a-t-il développé, il est peut-être utile de connaître le nom de la sixième épouse d’Henri VIII (NDLR: Catherine Parr). Mais le plus important pour moi, c’est (de) comprendre aussi les valeurs progressistes et démocratiques qui unissent notre société ».

« Nous devons en faire un test sur les valeurs britanniques – et c’est exactement ce que je vais faire », a-t-il dit.

Les citoyens de l’Union européenne sont actuellement libres de s’installer et de travailler au Royaume-Uni, une situation qui doit prendre fin à l’issue de la période de transition post-Brexit, en décembre 2020, en cas d’accord entre Londres et Bruxelles sur les conditions de la sortie britannique de l’UE.

Le nouveau système présenté par Mme May s’appuie sur les recommandations du Comité consultatif sur les migrations (CAM) dans un rapport publié le 18 septembre.

Dans ce rapport, le CAM recommandait d’élaborer un système d’immigration qui n’offre aucune préférence aux citoyens issus de l’Espace économique européen si la question de l’immigration n’est pas intégrée aux négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE.

Downing Street a précisé qu’un Livre blanc sur l’immigration serait publié dès cet automne, tandis qu’un projet de loi sera présenté en 2019.

Romandie.com avec(©AFP / 02 octobre 2018 12h42)                                                        

Fraude aux importations chinoises: l’UE donne deux mois à Londres pour rembourser 2,7 mds d’euros

septembre 24, 2018

L’UE donne deux mois au Royaume-Uni pour rembourser 2,7 milliards d’euros de droits de douane destinés au budget européen / © AFP/Archives / Daniel LEAL-OLIVAS

La Commission européenne a donné lundi « deux mois » au Royaume-Uni pour rembourser 2,7 milliards d’euros de droits de douane destinés au budget européen, lui reprochant d’avoir frauduleusement laissé entrer en Europe des produits chinois soumis à un niveau de taxes inadéquat.

Cette demande, qui s’inscrit dans le cadre d’une procédure dite « d’infraction » engagée par Bruxelles, menace d’exacerber encore les tensions dans le cadre des négociations sur le Brexit, quelques jours seulement après un sommet européen tendu en Autriche.

Londres dispose « d’un délai de deux mois pour agir, à défaut de quoi, la Commission pourrait saisir la Cour de justice de l’UE », explique Bruxelles dans un communiqué.

« Bien qu’il ait été informé des risques de fraude liés à l’importation de textiles et de chaussures originaires de la République populaire de Chine dès 2007 et qu’il lui ait été demandé de prendre des mesures appropriées de maîtrise des risques, le Royaume-Uni n’est pas intervenu de manière efficace pour empêcher la fraude », poursuit la Commission.

Cet ultimatum constitue la deuxième étape de la procédure d’infraction, qui avait été lancée en mars par l’UE, à la suite d’un rapport de l’Office européen de lutte antifraude (Olaf).

L’Olaf avait révélé qu’entre 2013 et 2016, des montants de droits de douane importants avaient été éludés grâce à de fausses factures, des factures fictives et en présentant des déclarations de valeur en douane incorrectes.

Or, les droits de douane font partie des ressources du budget de l’UE.

L’Olaf, qui estimait alors le préjudice à 2 milliards d’euros, avait recommandé à l’Union de « récupérer l’argent » auprès « du gouvernement du Royaume-Uni ».

D’autres contrôles menés par la Commission ont ensuite fait apparaître « une augmentation considérable de l’ampleur de ce mécanisme de fraude » pour la période comprise entre novembre 2011 et décembre 2017.

Cette fraude a selon elle « entraîné des pertes pour le budget de l’UE s’élevant à 2,7 milliards d’euros ».

L’affaire est d’autant plus inopportune que la proposition de Londres pour sa future relation avec l’UE après le Brexit repose sur un « accord douanier simplifié »: le Royaume-Uni collecterait les droits de douanes sur les biens entrant sur son territoire à destination de l’UE et appliquerait ses propres taxes sur ses importations en provenance de pays tiers.

Bruxelles et Londres prévoient de s’entendre sur un accord de retrait et le cadre de leur futur relation d’ici le moins de novembre, afin de permettre au Royaume-Uni de quitter comme prévu l’UE fin mars 2019.

Romandie.com avec(©AFP / (24 septembre 2018 13h07)

Brexit: Theresa May « humiliée » à Salzbourg à quelques jours du congrès de son parti

septembre 21, 2018

La Première ministre britannique Theresa May a été « humiliée » par les dirigeants européens qui l’ont appelée à revoir sa copie sur le Brexit, la laissant quelque peu démunie à quelques jours du congrès de son Parti conservateur, soulignaient vendredi les médias britanniques.

« Humiliation », titraient le Guardian et le journal gratuit City AM, le « désastre de Salzbourg », renchérissait le « i » tandis que le tabloïd Sun dépeignait le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le président français Emmanuel Macron, qui ont eu des mots durs pour le projet de Mme May, en malfrats prêts à lui « tendre une embuscade ».

En se rendant à Salzbourg (Autriche) pour un sommet informel des dirigeants de l’UE, Mme May ne s’attendait certes pas à un accueil enthousiaste de son plan dit « de Chequers » -qui prône le maintien de liens étroits en matière de commerce de biens et produits agricoles. Mais leur réaction l’a cueillie à froid tant elle espérait un geste pour la conforter face à son parti ultra-divisé sur le Brexit.

Au contraire, Donald Tusk a prévenu que « le cadre des relations économiques tel qu’il est proposé ne fonctionnera pas », tandis que M. Macron a jugé que les propositions britanniques n’étaient « pas acceptables en l’état » car elles « ne sont pas respectueuses de l’intégrité du marché unique ».

Pour Simon Usherwood, professeur de Sciences politiques à l’Université du Surrey, les Européens ont « conscience que les médias britanniques et le débat politique semblent penser que l’UE (…) est prête à faire des concessions, ce qui n’est pas du tout ce qu’ils disent ». « Donc hier, il s’agissait d’une sorte de mise au point », a-t-il dit à l’AFP.

Une mise au point qui intervient à un moment très délicat pour Mme May, à quelques jours de devoir rendre des comptes devant son parti, qui se réunit en congrès à partir du 30 septembre à Birmingham (centre de l’Angleterre).

– ‘Situation impossible

Fragilisée depuis le résultat malheureux des élections législatives anticipées qu’elle avait convoquées en juin 2017, à la tête d’une très courte majorité au Parlement, elle sait qu’elle est attendue au tournant par les tenants d’une rupture nette avec Bruxelles qui voudraient la déboulonner.

« Elle s’est mise dans une situation impossible. Elle pensait que la réunion (de Salzbourg) allait l’aider lors du congrès (des Tories) mais il la handicape », a estimé Keir Starmer, le responsable Brexit du Parti travailliste, principal parti d’opposition du pays.

Pour le ministre britannique du Logement et soutien de Mme May, James Brokenshire, il n’y a toutefois pas à s’inquiéter outre mesure du raidissement de Bruxelles, naturel selon lui, « dans la phase finale des négociations ». « Je pense que nous aurons un accord, je reste positif », a-t-il ajouté vendredi matin sur la BBC.

« Nous ne sommes pas en guerre avec le Royaume-Uni », mais « quand deux hérissons s’étreignent, ils doivent faire attention à ne pas s’égratigner », a réagi de son côté le chef de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, dans une interview au quotidien autrichien Die Presse vendredi.

Les positions des 27 et de Londres « se rapprochent » mais la question de la frontière irlandaise, l’un des derniers points d’achoppement des discussions, « est très difficile », a-t-il ajouté.

Les deux parties sont d’accord pour éviter le retour d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande. En revanche, Londres conteste le « filet de sécurité » (« backstop ») demandé par l’UE, qui consiste à garantir un alignement réglementaire de l’Irlande du Nord sur l’UE faute d’autre solution.

Mme May a annoncé jeudi qu’elle allait présenter « sous peu » aux Européens une nouvelle proposition sur la frontière irlandaise mais le calendrier est serré.

Initialement, Londres et les 27 espéraient s’entendre lors du prochain sommet du 18 et 19 octobre à Bruxelles sur un accord scellant leur divorce, prévu fin mars 2019, ainsi que sur une déclaration fixant le cadre de leur future relation, en particulier au niveau économique. Mais il est désormais question d’un nouveau sommet autour de la mi-novembre.

Romandie.com avec(©AFP / (21 septembre 2018 13h55)                                                        

Brexit: la Banque d’Angleterre évoque un possible krash immobilier

septembre 14, 2018

Londres – Le gouverneur de la Banque d’Angleterre a prévenu le gouvernement britannique que les prix de l’immobilier pourraient chuter de 25 à 35%, dans le scénario le plus pessimiste envisagé en cas de Brexit sans accord, rapportait vendredi la presse.

Jeudi en fin de journée, Mark Carney a présenté au Conseil des ministres plusieurs cas de ce qu’il pourrait advenir à l’économie britannique, notamment en cas d’un Brexit sans accord entre Londres et Bruxelles.

En vertu du scénario le plus noir, les prix de l’immobilier chuteraient de 25 à 35% en trois ans, le taux de chômage passerait de 4% aujourd’hui à plus de 10% et le transport aérien et ferroviaire entre le Royaume-Uni et l’UE serait bloqué.

La presse britannique rapporte ces données avec effroi vendredi matin, mais un ministre présent à la réunion a déclaré au quotidien The Guardian qu’il ne s’agissait toutefois que d’une hypothèse de travail pour Mark Carney. « Il n’a pas dit que tout cela allait se produire, mais tout le monde est d’accord sur le fait qu’il faut tenir compte du scénario du pire », a dit au journal ce ministre, dont le nom n’a pas été cité.

Jointe par l’AFP, la Banque d’Angleterre n’a pas souhaité faire de commentaires au sujet de propos rapportés sur une réunion à huis clos.

Ce scénario sombre tel que présenté dans la presse ressemble toutefois à celui échafaudé par la Banque d’Angleterre l’an passé pour réaliser ses « tests de résistance », un exercice théorique visant à déterminer si les grandes banques du pays seraient capables de résister à un retournement cataclysmique de la conjoncture.

« La Banque d’Angleterre est bien préparée à tout ce qui pourrait arriver à l’économie, y compris à la variété des résultats possibles du Brexit », a d’ailleurs tenu à rassurer vendredi M. Carney lors d’un discours à Dublin.

« Nous avons utilisé nos tests de résistance pour nous assurer du fait que les banques britanniques pourront continuer de répondre aux besoins des foyers et des entreprises, même en cas de Brexit désordonné – une hypothèse peu vraisemblable néanmoins », a ajouté le gouverneur, laissant penser que les chiffres présentés au Conseil des ministres ne constituaient bel et bien pas une prévision mais plutôt une hypothèse théorique.

« Après tout, notre travail est de préparer l’économie au pire, pas d’espérer le meilleur », a aussi glissé M. Carney, dont le mandat, qui devait s’achever en juin 2019 soit trois mois après le Brexit, a été prolongé pour sept mois supplémentaires afin d’assurer une continuité à la tête de l’économie britannique pendant les turbulences du départ de l’UE.

Face à des négociations avec Bruxelles qui patinent sur les conditions du Brexit, le gouvernement conservateur de Theresa May a accéléré ces dernières semaines les préparatifs d’une éventuelle sortie sans accord avec l’UE à la fin mars 2019. Il a publié jeudi une deuxième série de notes techniques analysant les risques associés.

Réagissant à la publication de ces notes, la patronne des patrons britanniques, Carolyn Fairbairn, a prévenu vendredi qu’un Brexit sans accord constituerait un « coup de massue ». « De nombreuses petites entreprises ne peuvent pas s’y préparer, ce qui doublerait l’impact potentiel si nous devions chuter de cette falaise », s’est inquiétée sur la BBC Mme Fairbairn, directrice générale de l’organisation patronale CBI.

D’après elle, le gouvernement « doit concentrer toute son énergie à conclure un accord de sortie, obtenir une période transition » entre le Brexit formel prévu dans six mois et le moment où le Royaume-Uni obéira aux nouvelles règles issues du départ, à la fin 2020.

Romandie.com avec(©AFP / 14 septembre 2018 13h23)                                                        

Le Royaume-Uni ouvre ses portes aux travailleurs saisonniers non-UE

septembre 6, 2018

Salon horticole consacré aux fleurs à Harrogate dans le nord de l’Angleterre, le 18 septembre 2015 / © AFP/Archives / OLI SCARFF

Le Royaume-Uni a annoncé jeudi qu’il allait autoriser ses producteurs horticoles à recruter jusqu’à 2.500 travailleurs saisonniers hors UE par an en 2019-2020 afin de pallier la pénurie de main-d’œuvre saisonnière, un problème exacerbé par le Brexit.

Ces travailleurs se verront accorder un visa de six mois dans le cadre de cette mesure réclamée de longue date par les producteurs de fruits et légumes, confrontés à une baisse du nombre de saisonniers européens, originaires principalement de Roumanie et de Bulgarie.

Le projet pilote démarrera au printemps 2019 et s’étendra jusqu’à la fin décembre 2020, quand s’achèvera la période de transition consécutive à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne le 29 mars 2019 à 23H00 GMT.

Le ministre de l’Environnement, Michael Gove, a souligné dans un communiqué que son gouvernement avait entendu les « puissants arguments » des cultivateurs en faveur d’une ouverture du marché du travail saisonnier aux ressortissants ne provenant pas d’un pays de l’UE, comme l’ont déjà fait l’Allemagne ou l’Irlande.

Avec la baisse du chômage en Roumanie et en Bulgarie, le nombre de candidats à l’expatriation se réduit en effet, un phénomène amplifié par le Brexit, entre incertitudes administratives, craintes d’agressions xénophobes et surtout baisse de la livre sterling, qui rend moins attractifs les salaires une fois convertis en euros.

Le secteur horticole estime à plus de 80.000 personnes ses besoins annuels en travailleurs saisonniers.

« De la laitue en Est-Anglie aux fraises d’Ecosse, nous voulons garantir que les cultivateurs puissent continuer à croître, vendre et exporter davantage les bons aliments britanniques », a précisé M. Gove.

Son collègue de l’Intérieur, Sajid Javid, a souligné que « ce projet pilote assurera aux agriculteurs un accès à la main-d’oeuvre saisonnière dont ils ont besoin pour rester productifs et rentables durant les périodes d’activité chargées ». Il fera ensuite l’objet d’une évaluation.

Cette annonce a été saluée comme une « victoire majeure » par Minette Batters, présidente du Syndicat national des agriculteurs (NFU), principal syndicat agricole. « Les agriculteurs et les producteurs ont vu la main-d’oeuvre disponible se réduire significativement au cours des dernières années, avec une pénurie atteignant à ce stade 10% cette année », a-t-elle souligné.

Mais pour British Summer Fruits, la principale organisation professionnelle des fruits rouges, la mesure est clairement insuffisante.

Ce nombre de 2.500 « aura peu d’effet sur les manques auxquels les exploitations britanniques sont actuellement confrontées », a regretté Nick Marston, le président du lobby de cette industrie nécessitant quelque 30.000 travailleurs saisonniers chaque année.

« Nos producteurs signalent des manques d’effectifs atteignant déjà 10 à 20%, et environ 10.000 (travailleurs) sont nécessaires dès à présent pour avoir un effet de soutien » à notre activité, a-t-il ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / (06 septembre 2018 14h52)

Brexit: Boris Johnson voit l’UE sortir « victorieuse » des négociations

septembre 3, 2018

Londres – L’ancien ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson a critiqué une fois de plus les propositions de Theresa May pour le Brexit, estimant que Bruxelles sortira « victorieuse » des négociations avec Londres.

« Je crains que le résultat inévitable soit une victoire pour l’UE, avec le Royaume-Uni mis au tapis, 12 étoiles tournant symboliquement autour de notre tête à moitié étourdie », écrit l’ancien ministre conservateur dans le quotidien The Telegraph lundi.

Boris Johnson avait claqué la porte du gouvernement dans la foulée du ministre chargé du Brexit David Davis, en désaccord avec le « plan de Chequers » proposé par Theresa May, qui prévoit le maintien d’une relation commerciale étroite entre le Royaume-Uni et l’UE après le Brexit.

Avec ces propositions, la cheffe du gouvernement a provoqué la fureur des partisans d’un Brexit « pur et dur » mais aussi le scepticisme des dirigeants de l’UE, qui ont mis en doute la viabilité de ce plan.

« Il peut y avoir certains aspects des propositions de Chequers qu’ils prétendent ne pas aimer (…) Mais en réalité, dans cette négociation, l’UE a jusqu’à présent remporté toutes les manches importantes », estime Boris Johnson.

Pour ce fervent « Brexiter », avec les propositions de Chequers, Londres s’est lancé dans la bataille « en agitant un drapeau blanc ».

Tandis que les négociations entre Londres et Bruxelles patinent, en particulier sur la frontière irlandaise, Boris Johnson a accusé le gouvernement de « n’avoir même pas essayé » de régler cette question.

Ses propos font écho à ceux de David Davis qui a estimé dimanche que le « plan de Chequers » était « presque pire que de rester dans l’UE ».

Dans la même veine, 20 députés conservateurs, dont les anciens ministres eurosceptiques Iain Duncan Smith et Priti Patel, ont rejoint « Stand Up 4 Brexit », un mouvement militant pour le « rejet » du plan de Chequers.

Décrivant le projet de Theresa May comme une « humiliation » qui aboutirait à un accord « dicté par Bruxelles », un autre député conservateur, Nick Boles, a publié sur internet une alternative qui verrait notamment le Royaume-Uni annuler dans un premier temps son engagement à payer la facture du divorce, soit plusieurs dizaines de milliards d’euros.

De quoi donner le ton de la rentrée parlementaire, mardi, alors que la Première ministre a promis de maintenir son projet.

Le négociateur en chef de l’Union européenne sur le Brexit, Michel Barnier, a de son côté appelé Londres à détailler en urgence sa proposition sur l’Irlande.

S’il a ouvert la porte à une prolongations des négociations, qui étaient censées aboutir d’ici à un sommet des dirigeants des pays de l’Union européenne le 18 octobre, M. Barnier a prévenu qu’un accord devait être trouvé « d’ici à mi-novembre », pour avoir le temps d’être ratifié par les parlements britannique et européen avant le Brexit, programmé fin mars 2019.

« C’est possible. Ce dont nous avons besoin ce n’est pas de temps mais de décisions politiques », a-t-il déclaré dimanche au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.

M. Barnier a également répété être en désaccord avec certains points du plan de Chequers, notamment celui prévoyant des « règles communes » pour les biens et le secteur agro-alimentaire.

« Si nous laissons les Britanniques choisir à la carte dans notre ensemble de règles, cela aurait des conséquences graves. Alors n’importe quel autre pays tiers pourrait revendiquer que nous leur proposions les mêmes avantages. Ce serait la fin du marché unique et du projet européen! », a déclaré le négociateur.

Romandie.com avec(©AFP / 03 septembre 2018 10h00)                                                        

Theresa May annonce qu’elle dirigera désormais les négociations sur le Brexit

juillet 24, 2018

Londres – La Première ministre britannique Theresa May a annoncé mardi qu’elle prenait désormais la direction des négociations sur la sortie de l’UE, jusqu’ici dévolue au ministre du Brexit, qui l’assistera sur ce dossier.

« Il est essentiel que le gouvernement s’organise de la manière la plus efficace pour permettre au Royaume-Uni de sortir de l’Union européenne », a expliqué dans une déclaration écrite au Parlement la dirigeante conservatrice,

« À cette fin, j’apporte quelques modifications dans la répartition des fonctions » au sein du gouvernement, a-t-elle ajouté.

Le ministère du Brexit « continuera de diriger tous les préparatifs du gouvernement » sur la sortie de l’UE et « je dirigerai les négociations avec l’Union européenne », a souligné Theresa May.

La Première ministre ne discutera toutefois pas directement avec le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit, Michel Barnier, a précisé au cours d’une audition devant le Parlement son conseiller pour l’UE, Olly Robbins.

« Elle est chargée des négociations, je suis son adjoint », a déclaré le ministre du Brexit Dominic Raab pendant la même audition, soulignant qu’il était « important qu’il y ait une équipe, une chaîne de commandement pour aboutir au meilleur accord ».

L’annonce de ce changement intervient deux semaines après les démissions fracassantes du prédécesseur de M. Raab, David Davis, et du ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, deux partisans d’un Brexit sans concession en désaccord avec les orientations de Theresa May qui veut maintenir des liens commerciaux étroits avec l’UE à 27.

Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d’ici à octobre pour organiser leur divorce et jeter les bases de leurs relations futures. Mais les Européens s’inquiètent de l’état des discussions et des remises en cause constantes en interne de la stratégie de la Première ministre britannique.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juillet 2018 14h33)                                                        

Brexit: sans accord commercial, le Royaume-Uni refusera de payer à l’UE la facture

juillet 22, 2018

Londres – Le Royaume-Uni ne paiera la facture du divorce avec l’Union européenne qu’à la condition qu’un accord commercial soit trouvé, a déclaré le nouveau ministre britannique du Brexit, Dominic Raab, dans une interview publiée dimanche dans le Sunday Telegraph.

L’eurosceptique Dominic Raab, qui a remplacé le 9 juillet David Davis, après la démission de celui-ci, a affirmé qu’une « certaine conditionnalité entre les deux » était nécessaire.

« L’article 50 (du traité de Lisbonne, sur le processus de sortie de l’UE) exige (…) qu’il y ait un futur accord-cadre pour la relation que nous aurons (avec l’UE) à l’avenir, donc les deux sont liés », a déclaré M. Raab au Sunday Telegraph.

« Vous ne pouvez pas avoir d’un côté une partie remplissant toutes les conditions et de l’autre une partie qui ne les remplit pas, ou qui va doucement, ou qui ne s’engage pas », a ajouté le ministre.

Jusqu’à présent, le gouvernement britannique a envoyé des messages contradictoires concernant le règlement financier du Brexit dans le cadre d’un accord sur les modalités de sortie du Royaume-Uni de l’UE à compter de fin mars 2019.

La Première ministre britannique, Theresa May a accepté en décembre un accord financier d’un montant total de 35 à 39 milliards de livres sterling (39-44 milliards d’euros) qui, selon les ministres, dépendait de l’établissement des futures relations commerciales.

Cet accord avait rapidement été remis en cause par des membres du gouvernement.

Le ministre des Finances, Philip Hammond, partisan d’une rupture « douce » avec l’UE avait cependant considéré comme « inconcevable » le fait que Londres n’honore pas ses engagements financiers même en l’absence d’accord commercial, soulignant que ce n’était pas « pas un scénario crédible ».

Le Royaume-Uni doit quitter l’UE fin mars 2019, et les deux parties sont censées parvenir à un accord de divorce d’ici la fin octobre afin d’organiser la séparation, jeter les bases de leur relation future et donner le temps au Parlement européen et aux Parlements nationaux de ratifier le texte.

Dominic Raab a rencontré pour la première fois cette semaine Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE et y retournera jeudi pour de nouvelles discussions. « Si l’énergie que nous mettons dans ces négociations, l’ambition et le pragmatisme sont réciproques, nous obtiendrons un accord en octobre », a déclaré M. Raab à la BBC dimanche. Il a ajouté qu’il serait « franchement irrationnel » pour l’UE d’opter pour « le pire des scénarios », celui d’une absence d’accord à l’issue des négociations.

Londres comme Bruxelles disent vouloir aboutir à un accord mais tous deux se préparent à l’éventualité d’un échec des négociations.

Les Européens s’inquiètent de l’enlisement des discussions et des remises en cause constantes en interne de la stratégie de Theresa May. Selon un sondage publié par le Sunday Times, seuls 12% des Britanniques interrogés pensent que le « plan de Chequers » de Theresa May sur la future relation commerciale du Royaume-Uni avec l’UE après le Brexit serait « bien » pour le pays.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juillet 2018 10h43)                                                        

Brexit: les 27 doivent « intensifier » leur préparation à un échec des négociations

juillet 19, 2018

Bruxelles – Les pays de l’UE et les entreprises doivent « intensifier leurs préparatifs » aux répercussions qu’aura le départ du Royaume-Uni de l’Union, notamment en cas d’échec des négociations sur l’accord censé organiser le divorce, a exhorté jeudi la Commission européenne.

L’exécutif européen a diffusé un texte qui « invite les Etats membres et les acteurs privés à intensifier leurs préparatifs » en anticipant tous les scénarios possibles, y compris celui d’une « rupture brutale », au moment où les conservateurs britanniques au pouvoir à Londres n’ont de cesse de se déchirer sur leur stratégie de sortie de l’UE.

« Si l’accord de retrait n’est pas ratifié avant le 30 mars 2019, il n’y aura pas de période de transition et le droit de l’UE cessera de s’appliquer » pour le Royaume-Uni et au Royaume-Uni, a souligné la Commission dans le document qu’elle a rendu public jeudi.

Parmi les domaines dans lesquels il y aura des répercussions à anticiper, l’exécutif européen cite les contrôles aux frontières extérieures de l’Union et « les différentes règles applicables aux transferts de données » entre les deux entités.

Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d’ici à octobre, pour permettre aux Parlements européen et britannique de le ratifier avant la concrétisation du Brexit. Cet accord inclurait notamment une période de transition jusqu’à fin 2020, pour atténuer les nombreux effets du retrait britannique.

Mais les négociations traînent en longueur et butent en particulier sur la question de la frontière qui va séparer l’Irlande, entre le Nord, une province qui appartient au Royaume-uni, et le Sud, un Etat membre de l’UE.

Elles sont en outre rendues encore plus complexes par les fortes dissensions au sein du gouvernement britannique où les eurosceptiques contestent la stratégie de la Première ministre. Theresa May a ainsi dû faire face aux récentes démissions de son ministre des Affaires étrangères Boris Johnson et de celui chargé du Brexit David Davis.

Le successeur de M. Davis, Dominic Raab, est attendu jeudi à Bruxelles pour y rencontrer le négociateur en chef du Brexit pour l’UE, le Français Michel Barnier, à l’issue d’une semaine de négociations.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juillet 2018 11h10)