Posts Tagged ‘Bruno Tshibala’

RDC: le premier ministre présente sa démission, ouvre la voie à la nomination de son successeur

mai 20, 2019

 

L’actuel premier ministre de la République démocratique du Congo, Bruno Tshibala, a indiqué lundi qu’il avait présenté sa démission au président Félix Tshisekedi, ouvrant la voie à la nomination de son successeur attendue depuis près de quatre mois.

Tshibala a indiqué à la presse qu’il avait présenté sa «démission ainsi que celle de (son) gouvernement». Cette démarche ouvre la voie à la «nomination d’un nouveau gouvernement», a-t-il ajouté en sortant d’une rencontre avec le président Tshisekedi investi le 24 janvier. «Bien évidemment, le président de la République en a pris acte et vient de me charger d’expédier les affaires courantes jusqu’à l’investiture du nouveau gouvernement par la représentation nationale». «D’un moment à l’autre, le président de la République va nommer un nouveau premier ministre», a annoncé un commentateur officiel sur la chaîne d’Etat RTNC.

Investi le 24 janvier, Tshisekedi doit nommer un premier ministre qui fasse consensus avec son prédécesseur, Joseph Kabila, dont la famille politique a conservé tous les autres leviers du pouvoir, à commencer par une large majorité au Parlement. Issu du même parti d’opposition que Tshisekedi, Tshibala avait été nommé en avril 2017 par l’ancien président Joseph Kabila, en pleine période de tension politique. Kabila se maintenait alors au pouvoir au-delà de la fin de son deuxième et dernier mandat de cinq ans selon la Constitution, ce qui avait provoqué des manifestations de l’opposition violemment réprimées en septembre et décembre 2016. L’Eglise avait tenté une médiation avec l’accord de la Saint-Sylvestre 2016. Cet accord avait permis le maintien au pouvoir de Kabila, moyennant l’organisation d’élections fin 2017, qui ont finalement eu lieu le 30 décembre 2018.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC: Olenghankoy refuse l’élection de Tsibala à la tête des frondeurs de l’UDPS

décembre 11, 2017
 

Bruno Tshibala et Joseph Olenghankoy, respectivement Premier ministre et président du CNSA en RDC. © Vincent Fournier/Gwenn Dubourthoumieu/Montage J.A.

Le Premier ministre congolais Bruno Tshibala a été plébiscité dimanche président de l’aile de l’UDPS qui s’est rapprochée du pouvoir de Joseph Kabila. Une désignation que ne cautionne pas Joseph Olenghankoy, président du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre.

« C’est un dédoublement [de l’UDPS] ! » Joint au téléphone par Jeune Afrique, Joseph Olenghankoy, président du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA), refuse de considérer Bruno Tshibala comme le nouveau chef de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) dont le « Líder Máximo » est décédé en février à Bruxelles. Dimanche 10 décembre, pourtant, à l’issue du congrès organisé par les frondeurs de ce principal parti de l’opposition congolaise, l’actuel Premier ministre a été « élu par acclamation » président de la formation politique. Lui qui est considéré comme « auto-exclu » du parti pour s’être opposé début mars au tandem Félix Tshisekedi – Pierre Numbi porté à la tête du Rassemblement de l’opposition congolaise.

On ne se déclare pas leader d’un parti par des cris, il faut un acte juridique

« Il faudrait normalement qu’un congrès rassemblant l’UDPS dans son ensemble soit organisé pour que la mémoire de ce grand homme que fut Étienne Tshisekedi ne soit pas offensée », préconise Joseph Olenghankoy qui – en « [sa] qualité de président du CNSA » s’empresse-t-il de souligner -, ne reconnaît aujourd’hui « pas d’autre chef à la tête de l’UDPS qu’Étienne Tshisekedi ».

« Sur le plan administratif, on ne se déclare pas leader d’un parti par des cris, il faut un acte juridique. Tant que je n’ai pas vu de document dans ce sens sur mon bureau, je ne peux pas considérer M. Tshibala comme le nouveau président de l’UDPS », explique-t-il.

Qui soutient Bruno Tshibala ?

Une prise de position qui confirme les rapports désormais tendus entre les deux alliés d’hier. Au mois de mars, Bruno Tshibala et Joseph Olenghankoy avaient en effet mené ensemble la fronde contre la restructuration du Rassemblement après la mort d’Étienne Tshisekedi.

Le premier a été fait chef du gouvernement le mois suivant et le second est devenu président du CNSA. Des nominations considérées par les évêques catholiques, médiateurs des pourparlers, comme une « entorse » au compromis politique conclu fin décembre 2016 entre le régime de Joseph Kabila et l’opposition.

Bruno Tshibala bénéficie également du soutien des organes de l’UDPS

Malgré les réserves de Joseph Olenghankoy, le camp de Bruno Tshibala ne compte pas faire machine arrière. « Le congrès que nous avons organisé était une assise de refondation du parti », argumente Patrick Mutombo, fils et conseiller politique du Premier ministre qui dénonce par ailleurs la politique consistant à « mettre de côté » certains cadres de l’UDPS déclarés « auto-exclus » de la formation politique.

À en croire celui qui est également conseiller technique spécial chargé de mission à la primature, « la plupart de représentants de l’UDPS à l’extérieur du pays » mais aussi « 95 % des fédéraux venus de l’intérieur de la RDC » ont participé au congrès pour marquer leur adhésion à la démarche.

« Bruno Tshibala bénéficie également du soutien des organes de l’UDPS, comité de discipline, les exécutifs compris, et a été désigné président parce qu’il a rempli les critères définis par les congressistes : avoir au moins 15 ans d’ancienneté au parti, détenir au minimum un diplôme de graduat (bac + 3), avoir une moralité irréprochable, être fédérateur », poursuit Patrick Mutombo.

Et d’ajouter : « Il [Bruno Tshibala] s’est dit prêt, à l’instar de Nelson Mandela, de marcher à pied ou à vélo pour aller à la rencontre de tous les enfants de l’UDPS. »

Non à l’explosion de l’UDPS

Dans les conditions actuelles, la tâche de Tshibala s’annonce difficile. D’autant que le statut du nouveau leader du parti qu’il s’est octroyé hérisse même certains de ses potentiels alliés.

« Nous le soutenons comme Premier ministre, mais nous ne le suivons pas dans une dynamique de l’explosion du parti », fait savoir à Jeune Afrique Corneille Mulumba, porte-parole des Pionniers de l’UDPS, structure qui rassemble « les personnes qui ont milité au sein de l’UDPS avant sa reconnaissance officielle en avril 1990 ».

Nommé début octobre conseiller technique en charge des stratégies politiques et prospectives à la primature, Corneille Mulumba qui dit n’avoir « toujours pas de bureau », plaide en faveur de la « constitution d’un grand ensemble politique ».

L’idée serait de considérer l’UDPS-aile Tshibala comme un courant politique au même titre que les autres groupes au sein de l’UDPS dans la perspective de mettre en place un regroupement politique en vue des élections à venir.

Bruno Tshibala a entamé une spirale qui ressemble à la diagonale du fou

« Bruno Tshibala a choisi Joseph Kabila comme son nouveau patron. Il doit s’assumer », tranche Augustin Kabuya, porte-parole de l’UDPS. « Il ne peut pas remercier Étienne Tshisekedi de cette manière, ce n’est pas correct », renchérit-il.

« Bruno Tshibala a entamé une spirale qui ressemble à la diagonale du fou [sur un échiquier] », complète Raph Kabengele. Depuis Londres où il séjourne, ce conseiller politique et diplomatique de Félix Tshisekedi estime que « Bruno Tshibala s’accroche à l’étiquette UDPS pour justifier sa présence au gouvernement », l’accord de la Saint-Sylvestre ayant attribué le poste de Premier ministre au Rassemblement de l’opposition. « Mais ce phénomène Tshibala va se dégonfler de lui-même », promet-il.

En attendant, l’UDPS annonce la tenue de son congrès au mois de janvier 2018. Un comité préparatoire a été mis en place et présenté le jeudi 7 décembre à Limete, fief du parti.

Prochaine étape : désignation de Tshisekedi fils comme le chef de la formation politique ? « Pour l’instant, Félix n’est candidat à rien », répond Raph Kabengele. Même si l’éventualité de la succession du père par le fils parait aujourd’hui comme la plus plausible.

Jeuneafrique.com par

RDC-Bruno Tsibala: « L’UDPS n’appartient pas une famille ! « 

octobre 12, 2017
Bruno Tshibala lors de sa visite à Jeune Afrique, le 15 septembre. © Vincent Fournier/JA

De l’audace, Bruno Tshibala en a à revendre. Devenu Premier ministre, cet ancien compagnon de route de Tshisekedi rêve de reprendre les rênes du premier parti d’opposition. Peu lui importe qu’il en ait été exclu.

Bruno Tshibala connaît bien la prison de Makala, à Kinshasa. Au cours de sa longue carrière d’opposant, il y a fait plus d’une quinzaine de séjours, ainsi qu’il aime à le rappeler. Le dernier, c’était il y a moins d’un an, pour avoir été l’un des organisateurs des violentes manifestations de septembre 2016. À l’époque, il s’agissait de protester contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila, dont il devenait évident que, contrairement à ce que prévoyait la Constitution, il ne quitterait pas son fauteuil de président le 19 décembre 2016.

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La répression avait fait plusieurs dizaines de morts (56, selon Human Rights Watch) et des dizaines de personnes avaient été arrêtées. Interpellé à l’aéroport de Ndjili le 9 octobre 2016 alors qu’il s’apprêtait à quitter le pays, Bruno Tshibala avait passé sept semaines en détention.

Depuis, le destin de cet homme de 61 ans a radicalement changé. Nommé Premier ministre le 7 avril dernier, l’ancien détenu parcourt désormais le monde escorté par la police. Joseph Kabila n’est plus ce président honni qu’il voulait renverser il y a encore quelques mois : « Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, c’est un homme de parole qui m’a étonné par son humilité et sa sincérité », explique-t‑il à Jeune Afrique, tout sourire derrière ses lunettes noires, lors d’une visite à Paris mi-septembre. Lui qui a tant de fois eu à subir les foudres de la justice de son pays estime même que celle-ci est « digne de confiance ».

Militant de l’UDPS

Le pouvoir congolais, qui cherchait depuis longtemps à l’attirer dans ses filets, peut se réjouir. Car l’homme qui tient désormais ce discours fut l’un des plus proches collaborateurs d’Étienne Tshisekedi, le charismatique leader de l’opposition décédé le 1er février. Juriste de formation, diplômé de l’université Marien-Ngouabi de Brazzaville, Bruno Tshibala fut un militant de la première heure de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Je crois que Tshisekedi me préparait à lui succéder

Originaire du Kasaï, comme Tshisekedi, il gagne la confiance du « Vieux » dès les années 1980, à une époque où personne n’ose encore défier le dictateur Mobutu Sese Seko dans la rue. En janvier 1988, c’est lui qui a l’idée d’organiser le premier ­meeting public du parti, au pont Kasa-Vubu, à Kinshasa, pour rendre hommage aux premiers « martyrs » du mobutisme, exécutés non loin de là en 1966. Tshisekedi et plusieurs de ses lieutenants – dont Tshibala – sont arrêtés, ce qui contribuera grandement à sa réputation de courage et à sa popularité.

Ces dernières années, alors qu’Étienne Tshisekedi s’isolait de plus en plus et que sa santé déclinait, il était l’un des rares cadres du parti à conserver un accès direct au chef. Il n’y avait guère que sa famille qui pouvait alors en dire autant. Bruno Tshibala y voit une marque de confiance, et même un signe pour l’avenir : « Je crois que Tshisekedi me préparait à lui succéder », dit-il. « Tshisekedi n’a jamais désigné de successeur, tempère Tharcisse Loseke, un ancien de l’UDPS pourtant proche de Tshibala. Il a toujours laissé les cadres se neutraliser entre eux. »

Une prise de choix

Quoi qu’il en soit, pour le pouvoir, qui cherche à désorganiser la maison Tshisekedi, Tshibala est une prise de choix. Il est encore dans une cellule à Makala, en fin d’année dernière, lorsque Joseph Kabila envoie un de ses représentants lui proposer la primature. « J’ai décliné parce que je n’avais pas de mandat pour accepter, explique l’intéressé. Il n’y avait pas [encore] eu d’accord entre le pouvoir et l’opposition. »

Je sais qu’Étienne Tshisekedi n’aurait jamais désigné son fils Félix comme son dauphin

Cette rencontre, vite ébruitée, trouble ses camarades, mais Tshibala est toujours fidèle à Tshisekedi lorsque est enfin trouvé un terrain d’entente, le 31 décembre 2016. L’accord signé ce jour-là prévoit que le chef de l’État reste en fonction malgré l’expiration de son mandat, mais qu’une élection devra être rapidement organisée pour lui trouver un successeur. Quant au poste de Premier ministre, il doit revenir à l’opposition, alors regroupée au sein du « Rassemblement ».

Le pouvoir traîne les pieds, mais c’est la mort d’Étienne Tshisekedi qui achève le fragile édifice. Pour le remplacer, un tandem est désigné : Pierre Lumbi, un proche de l’ambitieux opposant Moïse Katumbi, la bête noire du régime, et Félix Tshisekedi, le fils du défunt chef de l’opposition. Tshibala, qui n’a pas été consulté, s’insurge. « Un groupe de gens proches de M. Katumbi s’est permis d’opérer une réforme inappropriée, illégale et inopportune du Rassemblement, clame-t‑il. Quant à Félix, je sais que son père, que j’ai côtoyé pendant plus de trente ans, ne l’aurait jamais désigné comme son dauphin. L’UDPS n’appartient pas à une famille ! »

Menace du « doyen de l’opposition »

Tshibala fonde alors une nouvelle faction du Rassemblement, ce qui lui vaut d’être exclu de l’UDPS par ses anciens camarades. Ces divisions font le jeu du pouvoir, qui s’empresse de nommer Tshibala à la primature. Son investiture, au Palais du peuple, le 16 mai, se fait sous les protestations assourdissantes des élus de l’opposition. Les Occidentaux – les Belges en tête – déplorent aussi ce choix et dénoncent le dévoiement d’un accord sur lequel ils avaient beaucoup misé.

Mais il en faut plus pour doucher l’enthousiasme du nouveau Premier ministre. Malgré la grave crise économique que connaît la RD Congo, il se targue d’avoir fait revenir le pays à un « apaisement général ». « La situation est sous contrôle, y compris dans les Kasaïs, où les milices Kamwina Nsapu ont été démantelées », assure-t‑il.

Son prochain défi ? Organiser un congrès de l’UDPS, dont il continue de se revendiquer, pour en reprendre le contrôle. Pour l’instant, les militants fidèles à Félix Tshisekedi lui interdisent tout accès au siège du parti, dans le quartier de Limete, à Kinshasa. Qu’à cela ne tienne. Tshibala, le « doyen de l’opposition », comme il aime à se définir, menace d’utiliser les pouvoirs de l’État pour mater ses alliés d’hier.


Un budget très serré

Avec 50 % d’inflation et une monnaie qui a perdu 30 % de sa valeur depuis le début de l’année, Bruno Tshibala n’a pas la tâche facile. « Nous avons hérité d’une situation économique très compliquée, reconnaît le Premier ministre congolais. C’est la conséquence directe de la baisse des cours des matières premières. » Pour faire face à cette situation, il dit miser avant tout sur la lutte contre la corruption et contre « ceux qui thésaurisent la monnaie ».

On voit mal, cependant, comment le pays pourrait sortir de cette mauvaise passe sans l’appui budgétaire des bailleurs étrangers, comme le Fonds monétaire international (FMI). Or, en cette période sensible, ceux-ci sont peu enclins à faire confiance à Kinshasa, d’autant que la date des élections n’est pas connue. « Le scrutin à venir devrait coûter 1,3 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros), affirme Bruno Tshibala. Ce n’est pas une sinécure. Le gouvernement entend tout faire pour financer cette enveloppe. Mais si nous n’y arrivons pas, nous nous tournerons vers nos partenaires traditionnels. »


Gouvernement présidentiel

Depuis le départ de Matata Ponyo Mapon, en novembre 2016, Bruno Tshibala est le deuxième Premier ministre issu des rangs de l’opposition. Son prédécesseur, Samy Badibanga, n’avait pas réellement eu le temps de gouverner : à peine plus d’un mois après sa nomination, l’accord du 31 décembre était signé et prévoyait son remplacement. Ni Badibanga ni Tshibala n’ont eu les coudées franches pour former leur gouvernement : les postes clés ont été confiés à des membres du clan présidentiel.

Jeuneafrique.com par

RDC : Bruno Tshibala dévoile la liste de son gouvernement

mai 9, 2017

Joseph Kabila, président de la RDC, entouré de quelques responsables politiques, le 25 juin 2015 à Kinshasa. © John Bompengo/AP/SIPA

Près d’un mois après la nomination du Premier ministre Bruno Tshibala, une nouvelle équipe gouvernementale a été rendue publique mardi en RDC. Quelques frondeurs du Rassemblement de l’opposition en font partie, à l’instar de Lisanga Bonganga.

Pas de bouleversement majeur, mais quelques changements. Le gouvernement du nouveau Premier ministre, Bruno Tshibala, dévoilé ce 9 mai dans un communiqué lu à la télévision nationale, enregistre, comme on pouvait s’y attendre, l’entrée de transfuges de l’opposition qui l’avaient suivi dans son rapprochement avec le pouvoir.

 

C’est notamment le cas de Jean-Pierre Lisanga Bonganga, de la Coalition des alliés d’Étienne Tshisekedi, nommé ce mardi 9 mai ministre d’Etat aux Relations avec le Parlement. Autre ministre d’Etat issu des rangs de l’opposition : Joseph Kapika, un ancien de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), nommé à l’Economie. Emery Okundji, le nouveau ministre des Postes et Télécommunications, vient également de l’opposition, de même que Lumeya Dhu Maleghi (Affaire foncières) ou encore Freddy Kita, un ancien proche de l’opposant Eugène Diomi Ndongala, nommé vice-ministre à la Coopération.

Postes clés inchangés

Les postes clés demeurent toutefois inchangés : les trois vice-Premier ministres restent en place, de même que les ministres de la Défense, des Mines, des Finances, de la Justice ou encore de la Communication.

Proches de Bruno Tshibala ces dernières semaines, Joseph Oleghankoy et Raphael Katebe Katoto (le demi-frère aîné de Moïse Katumbi) ne rejoignent en revanche pas l’équipe.

En tout, le gouvernement Tshibala comporte 59 membres, soit huit de moins que celui de son prédécesseur, Samy Badibanga.


La liste complète du gouvernement :

  • Premier ministre :

Bruno Tshibala

  • Vice-Premier ministres :

Affaires étrangères et Intégration régionale : Léonard She Okitundu
Intérieur et Sécurité : Emmanuel Ramazani Shadary
Transport et Communication : José Makila

  • Ministres d’État :

Justice : Alexis Thambwe Mwamba
Plan : Modeste Bahati
Economie : Joseph Kapika
Budget : Pierre Kangudia
Décentralisation et Réformes institutionnelles : Azarias Ruberwa
Commerce extérieur : Jean-Lucien Bussa
Travail : Lambert Matuku Mena
Fonction publique : Michel Bongongo
Relations avec le Parlement : Jean-Pierre Lisanga Bonganga

  • Ministres :

Défense : Crispin Atama Tabe
Finances : Henri Yav
Communication et Médias : Lambert Mende
Portefeuille : Wivine Mumba Matipa
Potes, Télécommunications et NTIC : Emery Okundji
Mines : Martin Kabwelulu
Affaires foncières : Lumeya Dhu Maleghi
Aménagement du territoire : Félix Kabange Numbi
Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction: Thomas Luhaka
Urbanisme et Habitat : Koko Nyangi
Hydrocarbures : Aimé Ngoy Mukena
Industrie : Marcel Ilunga
Energie et Ressources hydrauliques: Ingele Ifoto
Environnement et Développement durable : Amy Ambatobe
Tourisme : Franck Mwe Di Malila
Petites et moyennes entreprises: Bienvenu Liyota
Coopération au développement : John Kwet
Agriculture : Georges Kazadi Kabongo
Enseignement primaire, secondaire et professionnel: Gaston Musemena
Genre, enfant et Famille : Chantal Safu
Affaires sociales : Eugène Serufuli
Solidarité et action humanitaire : Biango Sango
Sport et Loisirs: Papy Niango
Enseignement supérieur et universitaire : Steve Mbakayi
Formation professionnelle, métier et artisanat : Pierrot Mweka
Recherche scientifique : Eva Mwakasa
Développement rural : Justin Bitakwira
Droits humains : Marie Ange Mushobekwa
Santé : Ilunga Kalenga
Jeunesse et Initiation à la nouvelle citoyenneté: Maguy Kiala
Pêche et élevage : Paluku Kisaka
Affaires coutumières : Guy Mikulu
Culture et Art : Astrid Madiya

Ministre délégué chargé des Congolais de l’étranger : Emmanuel Ilunga Ngoy
Ministre délégué près le Premier ministre : Tshibangu Kalala

  • Vice-ministres :

Affaires étrangères : Matembo Toto
Coopération internationale : Freddy Kita Bukusu
Intérieur et Sécurité : Basile Olongo
Budget: Maguy Rwakabuba
Finances : Jean-François Mukuna
Postes, Télécommunications et NTIC: Omere Egbake
Infrastructures travaux publics et reconstruction: Papy Miantezolo
Travail et Prévoyance sociale : Kabongo Kalonji
Agriculture: Noël Botakile Botanga
Urbanisme et Habitat : Willy Bolio Emina
Plan : Jean-Pierre Zepele Mondombe

 

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Élections en RDC: l’exécutif promet un financement « interne »

avril 12, 2017

Kinshasa – Le nouveau Premier ministre de la République démocratique du Congo Bruno Tshibala a déclaré mardi soir à l’AFP qu’il comptait financer le scrutin devant désigner le successeur du président Joseph Kabila avec des ressources « internes », dont il n’a pas précisé l’origine.

« Nous allons mettre tout en oeuvre pour mobiliser les ressources financières internes en vue de financer les élections », a déclaré à Kinshasa M. Tshibala, ajoutant cependant qu’il ne voyait « pas d’inconvénients à ce qu’il y ait un appoint qui viendrait des (…) partenaires » étrangers dans le financement des élections, considérées comme « la priorité des priorités » de son gouvernement.

Mais pour le principal allié de M. Tshibala, Joseph Olenghankoy, chef de la dissidence du Rassemblement – la coalition créée par l’opposant historique Étienne Tshisekedi, décédé en février – « la priorité », avant les élections, « est de répondre aux besoins (du) peuple notamment dans le social, dans la sécurité ».

M. Olenghankoy a tenu ces propos en référence à la crise économique que traverse le pays, après avoir rencontré M. Tshibala dans le cadre de consultations précédant la formation du gouvernement.

Le mandat de M. Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de se représenter, a expiré le 20 décembre 2016, mais faute de la tenue de l’élection devant désigner son successeur, le chef de l’État se maintient au pouvoir.

La raison officielle avancée pour le report de la présidentielle et des législatives devant avoir lieu en même temps, a été un manque de moyens de l’État congolais pour les financer.

Depuis le début de l’année 2016, la situation des finances publiques du pays n’a cessé de se détériorer avec la baisse des prix des matières premières sur les marchés mondiaux alors que le cuivre et le cobalt extraits en RDC représentent 80% des recettes d’exportation du pays.

Ingérence étrangère’ exclue –

Dans ce contexte particulièrement difficile, M. Tshibala n’a pas précisé par quels moyens il comptait améliorer la marge de manoeuvre budgétaire de l’État.

Dans un discours devant le Parlement, M. Kabila a assuré le 5 avril que « les élections (auraient) bel et bien lieu », sans dire à quelle échéance, et en excluant d’avance toute « ingérence étrangère » dans le pilotage et le déroulement du processus électoral.

M. Tshibala a été nommé Premier ministre vendredi, quelques jours après avoir été exclu du Rassemblement.

M. Kabila soutient que sa nomination est conforme à l’accord conclu le 31 décembre 2016 par la majorité et l’opposition, sous l’égide de l’Église catholique, afin de sortir le pays de la crise liée à son maintien au pouvoir.

Ce compromis politique (que le président n’a pas signé) prévoit le maintien de M. Kabila à la tête du pays jusqu’à l’entrée en fonction d’un successeur élu lors d’une présidentielle devant avoir lieu fin 2017, qui apparaît aujourd’hui hypothétique. En contrepartie, le poste de Premier ministre d’un nouveau gouvernement élargi doit revenir au Rassemblement. Pour le parti de Tshisekedi, le choix de M. Tshibala est une violation de l’accord et une « prime à la trahison ».

État continent au coeur de l’Afrique dévasté par deux guerres entre 1996 et 2003, la RDC n’a connu aucune transition démocratique du pouvoir depuis son indépendance de la Belgique en 1960.

Romandie. com avec(©AFP / 12 avril 2017 18h06)

 

RDC: Kabila nomme l’opposant Bruno Tshibala Premier ministre

avril 7, 2017

Kinshasa – Le président congolais Joseph Kabila a nommé vendredi l’opposant Bruno Tshibala Premier ministre, selon une ordonnance présidentielle lue à la télévision nationale.

La nomination de M. Tshibala, âgé de 61 ans, découle d’un accord conclu le 31 décembre entre l’opposition et la majorité pour tenter de sortir la République démocratique du Congo de la crise provoquée par le maintien au pouvoir de M. Kabila après le 20 décembre, date à laquelle a expiré son deuxième et dernier mandat constitutionnel.

Porte-parole du « Rassemblement » constitué autour de la figure historique de l’opposition congolaise Étienne Tshisekedi, M. Tshibala a contesté la légitimité du fils de Tshisekedi, Félix, à la tête de l’opposition après la mort de son père le 1er février et a été exclu fin février du Rassemblement et de l’UDPS, le parti fondé par Tshisekedi, dont il était l’un des principaux dirigeants.

La mise en oeuvre de l’accord de la Saint-Sylvestre a été beaucoup plus longue que ne l’espéraient les évêques catholiques congolais ayant permis son accouchement : la nomination d’un Premier ministre issu de l’opposition aurait en effet dû intervenir dans le courant du mois de janvier, selon le programme d’application de l’accord proposé par les prélats.

Entre-temps, des disputes entre le pouvoir et l’opposition sur le partage des postes au sein du nouvel exécutif et les modalités d’application de l’accord, compliquées par de profondes dissensions au sein du Rassemblement, ont retardé les choses provoquant le courroux de l’Église qui a dénoncé à plusieurs reprises « la mauvaise foi » des hommes politiques congolais, toutes tendances confondues, leur reprochant de privilégier leurs intérêts particuliers et non l’intérêt général.

Aux termes de l’accord de la Saint-Sylvestre, l’opposition s’est accommodée du maintien au pouvoir de M. Kabila en échange de la promesse d’une présidentielle avant la fin de l’année 2017. Après plus de trois mois de tergiversations, la tenue de cette élection dans le délai prévu par l’accord apparaît hautement incertaine.

Romandie.com avec(©AFP / 07 avril 2017 21h35)