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RDC: Autre vidéo sur les violences à Bukavu après la condamnation de Vital Kamerhe

juin 21, 2020

 

LEO NJO LEO SUD-KIVU: INCENDIE A BUKAVU

Publiée le 20 juin 2020

RDC: deux morts dans des échanges de tirs à Bukavu

novembre 5, 2017

Bukavu (RD Congo) – Deux personnes ont été tuées dimanche dans des affrontements entre forces de sécurité et gardes d’un fonctionnaire déchu, qui a été remis aux autorités par la Mission des nations unies, à Bukavu dans l’est de la République démocratique du Congo.

« Le bilan est de deux morts et huit blessés dans les échanges des tirs entre les forces de l’ordre et la garde rapprochée de Abbas Kayonga », a déclaré sans plus de détaille à la presse le gouverneur du Sud-Kivu, Claude Nyamugabo.

Des coups de feu ont été entendus dans la matinée à Bukavu, capitale du Sud-Kivu, selon des habitants.

Coordonnateur de la cellule de lutte contre la fraude minière, M. Kayonga a été suspendu de ses fonctions le 2 novembre pour « manquement grave », selon un arrêté du gouverneur Nyamugabo.

« Après perquisition », nous avons découvert « une importante quantité d’armes et de munitions chez Abbas Kayonga. Nous avons capturé neuf de ses éléments après cette opération de services de sécurité », a déclaré le capitaine Kasereka.

« Après ma suspension, j’ai écrit au commandant du groupe de protection des institutions et autres personnalités du Sud-Kivu pour que les six policiers commis à ma garde restent à mes côtés par crainte de représailles de certains fraudeurs de minerais », qui seraient tenté de « se vengent contre moi », a affirmé à l’AFP M. Kayonga.

« J’ai répliqué à cette attaque qui a fait plusieurs blessés au sein des éléments commis à ma garde », a-t-il ajouté.

M. Kayonga qui s’était rendu à la Monusco « a été remis aux autorités judiciaires militaires avec 15 de ses éléments, en présence du gouverneur », a déclaré à l’AFP Florence Marchal, porte-parole de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco).

Un peu plus tôt, le gouverneur Nyamugabo avait indiqué être « en négociation avec la Monusco » afin qu’elle permette à « la justice de faire son travail ».

Romandie.com avec(©AFP / 05 novembre 2017 15h19)                                            

RDC: appel à la grève général largement suivi à Bukavu

novembre 1, 2017

Bukavu (RD Congo) – Le mouvement de grève générale lancé par l’opposition et la société civile à Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo, pour exiger des élections a été largement observé mercredi, a constaté un correspondant de l’AFP.

La radio française RFI était de nouveau captée à la mi-journée après près de 9 heures de coupure pour des raisons « logistiques », selon un responsable congolais.

Les banques, stations services et autres commerces étaient fermés à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu.

Les rares élèves qui s’étaient rendus à l’école ont été renvoyés, tandis que des agents de la police anti-émeutes étaient positionnés dans différents points de la ville.

Le but de cette journée « ville morte » est « d’exiger la tenue immédiate des élections conformément à l’accord de la Saint-Sylvestre », ont indiqué dans un communiqué les organisateurs.

Cet accord conclu le 31 décembre 2016 entre la majorité et l’opposition prévoyait la tenue des élections (présidentielle, législatives et provinciales) avant la fin 2017.

La Commission électorale chargée de les organiser table désormais sur 2019, les États-Unis exigent la tenue des scrutins en 2018. Aucun calendrier électoral n’a encore été rendu public.

La tension politique est vive en RDC en raison du maintien au pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a expiré depuis le fin 2016. Cinq personnes ont été tuées lundi à Goma, ville voisine de Bukavu sur l’autre rive du lac lors d’une manifestation anti-Kabila.

La Constitution interdit à M. Kabila de se représenter pour un nouveau mandat, mais la justice l’a autorisé à rester à la tête du pays jusqu’à l’élection de son successeur.

Romandie.com avec(©AFP / 01 novembre 2017 13h41)                                            

Eboulement dans une mine d’or de l’est de la RDC: au moins vingt morts

décembre 18, 2016

Bukavu (RD Congo) – Au moins vingt personnes ont été tuées par un éboulement dans une mine d’or de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris dimanche de source officielle.

Au moins 20 personnes sont mortes dans un éboulement survenu la nuit de samedi à ce dimanche dans un carré minier à Makungu, dans le sud du Sud-Kivu, a déclaré à l’AFP le ministre des Mines de cette province, Apollinaire Bulindi.

Ce bilan encore provisoire devrait s’alourdir car beaucoup de gens exploitent en désordre dans cette carrière, a-t-il ajouté, faisant référence aux creuseurs artisanaux (mineurs clandestins) qui pullulent sur de nombreux sites miniers congolais.

Nous (les autorités provinciales, ndlr) ne contrôlons pas cette carrière, ce sont des militaires qui l’exploitent et nous ne savons pas y mettre l’administration minière, a ajouté le ministre.

La mine de Makungu est située dans le territoire de Fizi, près de la frontière avec la province du Tanganyika, à plus de 270 km au sud de Bukavu, capitale du Sud-Kivu.

L’éboulement pourrait avoir été provoqué par des pluies très abondantes.

Pratiquement dépourvu d’infrastructures, le territoire de Fizi est une zone traditionnellement hostile au pouvoir de Kinshasa. Il a abrité pendant longtemps le maquis de Laurent-Désiré Kabila, tombeur en 1997 du dictateur Mobutu Sese Seko et père de l’actuel président congolais Joseph Kabila.

Aujourd’hui, la zone, où l’on trouve de nombreuses mines d’or est le repaire des maï-maï Yakutumba, du nom d’un ancien officier de l’armée régulière qui s’est proclamé général et affirme vouloir chasser M. Kabila du pouvoir. Selon certains rapports d’experts, toutefois, il se contente surtout de contrôler divers trafics avec la Tanzanie à travers le lac Tanganyika, qui sert de frontière naturelle entre ce pays et le Congo.

– Damnés de la terre –

Les maï-maï sont des milices d’autodéfense généralement constituées sur une base ethnique.

Selon le centre de recherche International Peace Information Service (IPIS), basé en Belgique, la plupart des mines d’or du Fizi sont contrôlées – parfois conjointement – par des maï-maï ou des soldats de l’armée congolaise censés les combattre.

Ruinée par trente ans décennie d’incurie gouvernementale sous Mobutu avant d’être ravagée par deux guerres entre 1996 et 2003, la RDC, au sous-sol fabuleusement riche en matières premières, est un des pays les moins développés de la planète.

L’Etat peine toujours à établir son autorité sur de larges pans de territoire dans la moitié est du pays, où sévissent encore une cinquantaine de milices.

La concurrence pour le contrôle des ressources naturelles de la région est un facteur venant ajouter à la complexité des conflits ethniques ou fonciers qui la déchirent depuis plus de vingt ans.

Les creuseurs artisanaux se comptent par dizaines de milliers en RDC.

Ces damnés de la terre, que la nécessité contraint à travailler pour un salaire de misère généralement avec un équipement rudimentaire et sans la moindre sécurité, étaient estimés il y a quelques années à plus de 130.000 rien que dans l’ancienne province du Katanga (sud-est), dont le mines permettent à la RDC d’être un des premiers producteurs de cuivre de la planète.

Les accidents dans les mines exploitées par des creuseurs artisanaux au Congo sont fréquents et souvent très meurtriers, mais largement sous-documentés compte tenu des endroits extrêmement enclavés où ils se produisent.

Romandie.com avec(©AFP / 18 décembre 2016 19h49)

RDC: au moins un mort et des centaines de maisons détruites dans un séisme

août 7, 2015

BUKAVU (RDCongo) – Un séisme d’une magnitude d’au moins 5,6 degrés sur l’échelle de Richter a frappé l’est de la République démocratique du Congo dans la nuit de jeudi à vendredi, faisant au moins un mort, a-t-on appris de sources officielle et locale.

Un policier est mort dans l’écroulement d’un mur à Kabare, un groupement de localités proche de Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu (est), a déclaré à l’AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais.

La mort de ce policier a été confirmée par une source locale.

Auparavant, le gouvernement avait fait état de la mort de deux enfants dans l’écroulement d’une maison près de l’aéroport de Bukavu. Mais selon une source locale, les enfants auraient péri dans un incendie qui s’est déclaré peu avant le séisme avant de s’étendre à plusieurs boutiques.

Cette deuxième version a été confirmée par une source médicale locale, qui a tenu à l’anonymat: Les deux enfants sont morts calcinés après un incendie qui s’est déclaré quelques temps avant le séisme.

Un bureau de coordination de la protection civile au Sud-Kivu a de son côté confirmé à l’AFP que le bilan provisoire du séisme était de un policier tué et plusieurs blessés. Il a ajouté que des centaines de maisons ont été détruites, surtout dans les territoires de Kalehe et de Kabare.

S’appuyant sur des informations de l’Observatoire volcanologique de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, M. Mende avait indiqué que le séisme était d’une magnitude de 5,6 sur l’échelle de Richter. Elle serait montée jusqu’à 5,9 selon le professeur Dieudonné Wafula Mifundu, chercheur au département de géophysique du Centre de recherche en sciences naturelles (CRSN), au Sud-Kivu.

Trois secousses, dont la première a été la plus forte, ont été ressenties entre 03h15 et 03H50 à Bukavu, a constaté un journaliste de l’AFP sur place. Plusieurs constructions ont été fissurées par le tremblement de terre et un mur s’est écroulé dans un parcelle.

J’ai eu peur! On est dans un maison à étage, et quand des secousses ont commencé, on est sorti à l’extérieur. Il y a eu beaucoup de monde dehors parce que dans notre quartier il y a beaucoup de maisons à étages, a expliqué à l’AFP Jérémie, qui habite Bukavu.

Le séisme a par ailleurs été ressenti à Goma, à Walungu, à 70 km au nord-ouest de Bukavu, et à Uvira, à quelque 125 km au sud de la capitale provinciale.

Certains habitants craignent que le séisme ne réveille l’activité du volcan Nyiragongo, dont la dernière éruption, en 2002, avait détruit la moitié de Goma.

Cependant, vendredi après-midi, lors d’une conférence de presse, M. Mende a souligné que l’Observatoire volcanologique de Goma (…) a laissé entendre qu’aucune alerte n’a été lancée jusqu’à présent concernant d’éventuelles conséquences sur le Nyiragongo.

Un conseil des ministres du Sud-Kivu a été convoqué pour faire le point de la situation, à indiqué à l’AFP le gouverneur intérimaire du Sud-Kivu, Jean Julien Miruho.

Kinshasa fait part de toute sa compassion à l’égard des victimes, a indiqué M. Mende. Martin Kobler, chef de la Mission de l’ONU (Monusco), a pour sa part exprimé en anglais sur Twitter sa profonde compassion à tous ceux affectés par le séisme d’aujourd’hui dans les Nord et Sud Kivu, ainsi que dans la région.

Le 3 février 2008, un tremblement de terre dans l’est de la RDC avait fait 45 morts – sept au Sud-Kivu et 38 au Rwanda, pays voisin. Des centaines de personnes avaient été blessées dans les deux pays, où le séisme avait surpris les fidèles dans les églises, en pleine prière dominicale.

Romandie.com avec (©AFP / 07 août 2015 21h26)

Séisme dans l’est de la RDC : « J’ai pris peur, j’ai perdu mes moyens »

août 7, 2015
Dans une rue de Bukavu, après le tremblement de terre, vendredi 7 août au matin. © Wendy Bashi pour J.A.

Dans une rue de Bukavu, après le tremblement de terre, vendredi 7 août au matin. © Wendy Bashi pour J.A.

Un important séisme de magnitude 5,8 sur l’échelle de Richter a frappé dans la nuit de jeudi à vendredi l’est de la RDC. Pour l’heure, une seule victime est à déplorer et d’importants dégâts matériels ont été signalés, surtout dans le Sud-Kivu.

Vendredi 7 août au matin, au cœur de toutes les conversations des « Bukaviens », dans l’est de la RDC : le tremblement de terre qui a secoué la région pendant la nuit. Entre 3h 25 et 3h50 du matin, trois longues secousses ont été ressenties par les habitants du chef-lieu de la province du Sud-Kivu, mais aussi par ceux de Goma et de Kigali, au Rwanda voisin. La première secousse a été très forte et les deux répliques qui ont suivi, plus faibles. « J’ai pris peur, j’ai perdu mes moyens, j’ai failli écraser mes enfants tellement je courais dans tous les sens. Heureusement, je me suis ressaisie et nous sommes tous allés dehors », témoigne à chaud une habitante.

Seul décès pour l’heure confirmé : celui d’un policier à Katana (une entité de la chefferie de Kabare, à 45 km au nord de Bukavu). « Le mur du poste de police s’est effondré et un agent a perdu la vie », dit René Tshivahira, un habitant joint par téléphone. De nombreux dégâts matériels ont été enregistrés dans la province du Sud-Kivu, surtout du côté de Katana et Lwiro (40 km au nord de Bukavu). « Le mur de la paroisse de Mwanda à Katana s’est affaissé cette nuit, poursuit René Tshivahira. Des bâtiments du Centre de recherche en sciences naturelles (CRSN) ont également été touchés. »

Épicentre à l’ouest du lac Kivu

Selon Georges Mavonga du département de sismologie de l’Observatoire volcanologique de Goma, il s’agit d’un tremblement de terre d’origine tectonique et non volcanique. « Par rapport à 2008 où nous avons enregistré 5,9 de magnitude sur l’échelle de Richter [séisme qui avait fait 45 morts, NDLR], cette nuit, le tremblement de terre était légèrement inférieur, à 5,8. » Selon M. Mavonga, l’épicentre se situerait à l’ouest du lac Kivu et les secousses ont été les plus fortes à Katana et Kalehe. Les scientifiques devaient cependant effectuer une sortie d’observation dans la journée pour s’assurer qu’aucun volcan ne se serait « réveillé » à Goma.

À Kavumu, deux garçons de 12 et 15 ans ont trouvé la mort dans un incendie trois heures avant le tremblement de terre, selon plusieurs sources. Ces enfants étaient donc déjà décédés avant le tremblement de terre, contrairement à ce qu’avait d’abord indiqué Lambert Mende, porte-parole du gouvernement. « Leur maman, une veuve bien connue des habitants de Kavumu les avait enfermés dans un kiosque en bois où ils vendaient des produits divers », témoigne Fifi Karubara, de l’association 3TAMIS.

À Bukavu pour l’instant, on n’enregistre donc seulement quelques fissures dans les maisons d’habitation. Et vendredi matin, la vie reprenait tranquillement son cours.

Jeuneafrique.com par Wendy Bashi

RDC : la protestation gagne l’Est, un policier grièvement blessé à Bukavu

janvier 21, 2015

Dispersion des manifestants à Bukavu, le 20 février 2014.
Dispersion des manifestants à Bukavu, le 20 février 2014. © Jean-Baptiste Baderha/AFP

Le mouvement de protestation déclenché le 19 janvier à Kinshasa a gagné l’est de la RDC. Des manifestations de colère sont signalées mercredi à Goma, mais aussi à Bukavu où un policier a été grièvement blessé, selon une autorité locale.

Après Kinshasa, les étudiants de Goma (Nord-Kivu) et Bukavu (Sud-Kivu) sont également descendus dans la rue pour protester contre les modifications de la loi électorale.

À Goma, ils ont manifesté aujourd’hui « pour exiger la libération de 12 opposants qui ont été arrêtés la veille, lors d’une marche contre le projet de loi modifiant la loi électorale », explique le directeur d’une radio locale.

Selon plusieurs témoins sur place, des manifestants ont barricadé des routes et ont tenté de s’attaquer au parquet de chef-lieu du Nord-Kivu. La police est alors intervenue pour disperser la foule et procéder à des interpellations. Mais sur les réseaux sociaux, beaucoup d’internautes, photos à l’appui, dénoncent des arrestations arbitraires des étudiants et écoliers.

Barricades érigées à Bukavu

La matinée de ce mercredi a été également très agitée dans le sud de la ville voisine de Bukavu. « Très tôt le matin, des étudiants, appuyés par la population, ont érigé des barricades sur la route nationale n°2 qui conduit de la Place de l’indépendance jusqu’à l’Institut supérieur des techniques médicales de Bukavu (ISTM) », détaille Élysée Muzalia, journaliste à la radio Mandeleo, qui est descendu sur terrain pour couvrir la manifestation.

« Les policiers ont dispersé les manifestants avec des gaz lacrymogènes », ajoute-t-il, soulignant avoir entendu aussi des tirs à balles réelles. À l’en croire, une voiture a été brûlée et un bureau de police nouvellement construite saccagé. « Des fournitures de bureau – ordinateurs notamment – ont été pillés, des vitres cassés », affirme le reporter local.

Contacté par Jeune Afrique, Munyole Kashama Dekao, bourgmestre de la commune de Kadutu où des émeutes ont eu lieu à Bukavu, confirme ces faits. Il rassure néanmoins que le « calme est revenu » dans la ville. Au moins « cinq étudiants, parmi les meneurs, ont été arrêtés. Et un policier a été grièvement blessé », avance l’autorité locale, appelant la population à « vaquer librement à leurs occupations ».

Mais au même moment, les organisations de la société civile de Sud-Kivu appellent de leur côté à « deux jours de ville morte » à partir de ce 22 janvier. À l’appel des partis politiques d’opposition, d’autres manifestations de colère sont également prévues à Bukavu le même jour. Avec une unique revendication : le retrait du projet de loi électoral controversé.

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Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula