Posts Tagged ‘bureaux de vote’

Deux têtes découvertes dans des bureaux de vote au Mexique

juin 7, 2021

Deux têtes humaines ont été découvertes dans des bureaux de vote de la ville mexicaine de Tijuana, frontalière des États-Unis, lors des élections de dimanche au Mexique, ont rapporté les autorités locales.

Lors d'un premier incident, un homme s'est approché du bureau de vote et a jeté une tête humaine à l'intérieur.

© JORGE DUENES/Reuters Lors d’un premier incident, un homme s’est approché du bureau de vote et a jeté une tête humaine à l’intérieur.

Lors d’un premier incident, alors que les bureaux de vote étaient ouverts depuis un peu plus d’une heure, un homme s’est approché et a jeté une tête humaine à l’intérieur, selon un rapport du bureau du procureur de l’État de Basse-Californie.

Le vote a été momentanément perturbé et l’intervention de la police a été nécessaire pour emporter la tête.

Quelques heures plus tard, dans un bureau de vote de la même zone, un homme s’est approché et a laissé une autre tête ainsi que des restes humains démembrés dans une boîte en bois, placée juste à côté de l’urne.

À proximité d’un autre bureau de vote, des sacs contenant des restes humains ont également été découverts, selon le rapport du procureur.

Cette suite d’incidents s’est produite dans la même circonscription électorale de Tijuana, en bordure de San Diego, en Californie.

D’autres macabres découvertes

Au coeur des violences liées à la drogue, Tijuana a déjà été le théâtre de découvertes macabres de restes humains.

Il y a quelques années, un corps nu avait été retrouvé pendu à un pont, les doigts et la langue coupés, cousus ensemble et placés autour de son cou.

Un autre homme a été retrouvé pendu, nu et avec ses organes génitaux dans la bouche.

Le Mexique a organisé des élections dimanche pour renouveler les 500 sièges de la Chambre des députés et élire plus de 20 000 responsables locaux. La campagne a été marquée par des violences, avec 91 politiciens tués depuis septembre, dont 36 candidats ou pré-candidats, selon le cabinet de conseil Etellekt.

Selon les chiffres officiels, plus de 300 000 personnes ont été tuées au Mexique depuis 2006, année où le gouvernement fédéral a lancé une opération militaire d’envergure contre les cartels de la drogue.

Avec  CBC/Radio-Canada

Ukraine: les séparatistes revendiquent 90% de oui à l’indépendance

mai 11, 2014

Les insurgés prorusses de l’Est de l’Ukraine ont revendiqué dimanche un « oui » massif à leur projet d’indépendance du Donbass. Le référendum qui pourrait déboucher sur une nouvelle partition du pays, a été dénoncé comme une « farce » par Kiev et l’Occident.

Les premiers résultats, tombés dès dimanche soir, ne concernent que la région de Donetsk, l’une des deux avec celle de Lougansk concernées par le scrutin. « 89,07% ont voté pour et 10,19% contre. Cela peut être considéré comme le résultat définitif », a déclaré Roman Liaguine, chef de la commission électorale mise en place par les rebelles. Le taux de participation a atteint 74,87%, selon lui.

« Il a été très facile de compter les bulletins, car le nombre de gens qui ont voté contre a été extrêmement faible », a-t-il souligné.

Les insurgés armés prorusses avaient convoqué dimanche la population du bassin du Donbass (7,3 millions de personnes), dont ils contrôlent les principales villes, pour valider leur projet d' »indépendance » des « républiques populaires » autoproclamées de Donetsk et de Lougansk.

« Une farce criminelle »

A Kiev, le ministère des Affaires étrangères a déjà fait savoir, avant même les résultats, que « le référendum (…) est juridiquement nul et n’aura aucune conséquence juridique pour l’intégrité territoriale de l’Ukraine ». Cette consultation n’est qu’une « farce criminelle » financée par la Russie, estime-t-il. Les Occidentaux ont abondé dans le même sens.

Malgré le référendum, les autorités ukrainiennes sont déterminées à mener à bien le scrutin présidentiel anticipé prévu le 25 mai. Les insurgés ne veulent pas de cette élection et traitent de « fasciste » le gouvernement provisoire au pouvoir depuis la chute du président Viktor Ianoukovitch fin février.

Après une longue journée de vote, l’annonce des résultats est intervenue moins d’une heure après la clôture des bureaux de vote. Le scrutin, qui s’est globalement déroulé dans le calme, a été émaillé de violences à Krasnoarmiïsk, une ville de 65’000 habitants située à l’ouest de Donetsk, où des hommes armés, vraisemblablement des milices pro-ukrainiennes, ont fait irruption dans les bâtiments officiels où se déroulait le référendum et l’ont interrompu.

La crainte de Kiev et des Occidentaux face à ce scrutin est de voir se reproduire un scénario similaire à celui qui a abouti en mars au rattachement de la Crimée à la Russie, plongeant l’Occident et la Russie dans leur pire crise depuis la fin de la guerre froide.

Romandie.com

L’est de l’Ukraine vote pour son « indépendance »

mai 11, 2014

Les Ukrainiens de l’Est ont commencé à voter dimanche lors d’un référendum d’autodétermination organisé dans un contexte de tension croissante. Les combats entre séparatistes pro-russes et forces loyales au gouvernement de Kiev ont repris dans certains secteurs, notamment à Slaviansk.

Des heurts ont été signalés la nuit dernière autour d’un bâtiment de la télévision dans les environs de Slaviansk, bastion rebelle le plus lourdement défendu.

Les affrontements ont repris dans la matinée juste avant l’arrivée des premiers électeurs, qui ont dû se frayer un chemin pour parvenir aux bureaux de vote après avoir contourné maintes barricades et amoncellements de pneus et d’arbres abattus.

Les électeurs des régions de Donetsk et Louhansk, laquelle s’est déclarée « République populaire », devaient répondre à la question, inscrite en ukrainien et en russe sur les bulletins de vote: « Soutenez-vous la proclamation d’autodétermination de la République populaire de Donetsk? »
Illégal pour Kiev

Le gouvernement ukrainien a qualifié dimanche le référendum d’une « farce criminelle » financée par le Kremlin. Il a souligné que le référendum « n’aura aucune conséquence juridique pour l’intégrité territoriale de l’Ukraine ». L’appel à le reporter lancé mercredi par le président russe Vladimir Poutine n’a pas été suivi d’effet.

A Marioupol, ville de 500’000 habitants théâtre de combats particulièrement violents ces derniers jours, seuls quatre bureaux de vote ont été ouverts. Dans un centre de vote, des urnes ont été sorties dans la rue par les autorités et placées contre un mur.

Une sécession de Donetsk et Louhansk, régions sidérurgiques et houillères qui totalisent 16 % du PIB ukrainien, porterait un nouveau coup à Kiev après l’annexion de la Crimée.
Violences évoquées

En ce qui concerne les affrontements autour de Slaviansk, le ministère de la Défense a souligné que ses forces qui gardaient un bâtiment de la télévision avaient été attaquées par des rebelles et qu’un militaire avait été blessé dans les combats.

Les bureaux de vote, qui ont ouvert à 08h00 (07h00 en Suisse), fermeront à 22h00. Le dépouillement se fera dans la nuit et les résultats seront envoyés à Donetsk lundi matin.
Scrutin dénoncé

L’armée ukrainienne sera considérée comme une « force occupante » dans la région de Donetsk une fois proclamés les résultats du référendum sur l’autodétermination, a averti un chef séparatiste cité par l’agence Interfax. Ce scrutin est dénoncé comme juridiquement nul par le pouvoir de Kiev et les pays occidentaux.

Romandie.com

Iran: Rohani obtient 51% des voix dans 65% des bureaux de vote

juin 15, 2013

TEHERAN – Le religieux modéré Hassan Rohani a obtenu 51% des voix après le dépouillement des bulletins dans 65% des bureaux de vote, au premier tour de l’élection présidentielle en Iran, a annoncé samedi un responsable du ministère de l’Intérieur à la télévision.

23 millions de bulletins ont été dépouillés et M. Rohani obtient 11,75 millions de voix dans 38.621 bureaux de vote sur un total de 58.764, a annoncé ce responsable.

En deuxième position, le conservateur Mohammad Bagher Ghalibaf obtient 3,49 millions de voix (15%)., selon ces résultats partiels.

Ex-chef des gardiens de la révolution, Mohsen Rezaï est crédité de 2,7 millions de bulletins (11,68%) alors que l’actuel chef des négociateurs nucléaires, Saïd Jalili, a obtenu 2,59 millions de voix (11%).

Les deux autres candidats, l’ex-chef de la diplomatie Ali Akbar Velayati et Mohammad Gharazi, ont des scores très réduits.

Quelque 50,5 millions d’Iraniens étaient appelés aux urnes pour élire le successeur du président Mahmoud Ahmadinejad.

M. Rohani, 64 ans, était le responsable des négociations sur le dossier nucléaire de Téhéran sous la présidence du réformateur Mohammad Khatami (1997-2005) et bénéficie du soutien du camp des réformateurs.

Il prône plus de souplesse dans les discussions avec les grandes puissances pour alléger les sanctions décrétées contre Ténéran et qui ont provoqué une grave crise économique.

Saïd Jalili ou Mohammad Bagher Ghalibaf refusent quant à eux toute concession.

Romandie.com avec (©AFP / 15 juin 2013 14h10)

Pakistan: assassinat à Karachi d’une responsable du parti d’Imran Khan

mai 18, 2013

ISLAMABAD – Une responsable du Mouvement pour la Justice (PTI) de l’ancienne vedette pakistanaise du cricket Imran Khan a été assassinée par des inconnus samedi à Karachi, dans le sud du Pakistan, ont annoncé le PTI et la police.

Zohra Hussein, 59 ans, vice-présidente de l’organisation féminine du PTI pour le Sindh, la province dont Karachi est la capitale, est tombée dans une embuscade tendue par trois hommes qui l’attendaient devant son domicile, selon ces sources.

Cet assassinat est survenu la veille d’un nouveau vote qui se tient dimanche, sur décision de la Commission électorale pakistanaise, dans 43 des 250 bureaux de vote de Karachi, à la suite d’informations sur des fraudes lors des élections législatives du 11 mai.

Zohra Hussein quittait son domicile lorsque trois hommes armés l’ont attaquée. Elle a pensé qu’ils voulaient lui voler son sac à main et le leur a donné, mais ils l’ont tuée, a déclaré à l’AFP Firdous Shamim, un dirigeant local du PTI.

La police a indiqué que les trois agresseurs avaient pu s’enfuir sur une moto après le meurtre, survenu tard dans la soirée de samedi.

Ils l’ont abattue d’une balle près du menton, elle n’a pas survécu, a indiqué à l’AFP un responsable de la police, Nasir Aftab.

L’assassinat n’a pas été immédiatement revendiqué et ses motivations sont pour le moment inconnues, selon les autorités.

La tension est vive entre le PTI et le Muttahida Qaumi Movement (MQM), parti ethnique dominant à Karachi, depuis que la formation d’Imran Khan a accusé le MQM de fraudes massives aux législatives.

Le MQM a rejeté ces accusations et a annoncé qu’il boycotterait le nouveau vote convoqué dimanche.

Les élections du 11 mai ont été largement remportées par la Ligue musulmane (PML-N) de l’ancien Premier ministre Nawaz Sharif, devant le Parti du peuple pakistanais (PPP), qui dirigeait le gouvernement sortant. Le PTI a effectué une percée et est arrivé en troisième position.

Les talibans pakistanais, qui considèrent la démocratie comme non-islamique, ont tué plus de 150 personnes pendant la période électorable, dont 24 le jour même des élections.

Romandie.com avec (©AFP / 19 mai 2013 01h42)

Ouverture des bureaux de vote pour les législatives au Pakistan

mai 10, 2013

ISLAMABAD – Les bureaux de vote ont ouvert samedi matin au Pakistan pour les élections législatives, un scrutin historique pour la consolidation démocratique dans ce pays, mais menacé par les rebelles talibans, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Plus de 86 millions de Pakistanais sont appelés à choisir leurs 342 députés de l’Assemblée nationale et leurs représentants dans les quatre assemblées provinciales. Le parti arrivé en tête du scrutin national sera ensuite chargé de former le gouvernement, au besoin en formant une coalition majoritaire.

Les quelque 70.000 bureaux de vote disséminés à travers le pays ont ouvert à 08H00 (03H00 GMT) et accueillis les premiers électeurs, ont constaté des journalistes de l’AFP. Ils doivent fermer à 17H00 locales (12H00 GMT), peut-être un peu plus tard pour permettre d’écouler les dernières files d’attente.

Ce scrutin est considéré comme historique car il va permettre à un gouvernement civil de passer la main à un autre après avoir terminé un mandat complet de cinq ans, une première dans ce pays créé en 1947 et à l’histoire jalonnée de coups d’Etat.

Après la victoire des partis progressistes et laïcs en 2008, la majorité des observateurs parient sur un retour de balancier vers le centre-droit et sur la victoire de la Ligue Musulmane (PML-N) de Nawaz Sharif, magnat de l’acier issu de l’élite traditionnelle déjà deux fois Premier ministre dans les années 1990.

Mais le score du Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI, droite) de l’ex-légende nationale du cricket Imran Khan alimente les spéculations.

Imran Khan, sensation de la campagne, surfe de surcroît sur une vague de sympathie depuis qu’il s’est fracturé des vertèbres en chutant de plusieurs mètres lors d’un meeting cette semaine.

Le taux de participation, qui était de l’ordre de 44% (y compris la fraude) lors des dernières élections de 2008, sera l’une des clés du scrutin. Les observateurs peinent notamment à prévoir s’il sera dopé par une forte participation des jeunes avides de changement ou miné par la peur des attentats.

Les premiers résultats pourraient tomber dès samedi dans la soirée. Une fois les scores des partis connus commenceront des tractations politiques qui pourraient durer plusieurs semaines.

Romandie.com avec (©AFP / 11 mai 2013 05h11)

Copé ne veut pas qu’on « vole sa victoire »

novembre 23, 2012
Le président proclamé de l’UMP, Jean-François Copé, a affirmé aujourd’hui qu’il était « d’une bonne volonté réelle », notamment vis-à-vis de la médiation d’Alain Juppé, mais qu’il n’accepterait jamais de se « faire voler sa victoire ».

« Je suis d’une bonne volonté réelle, j’ai accepté » la médiation du maire de Bordeaux « par ouverture, pour que la situation bouge », mais « je n’accepterai jamais qu’on truande un vote », qu’on « me vole ma victoire », a-t-il déclaré devant quelques journalistes.

C’est pourquoi « il est hors de question » de « céder du terrain » aux fillonistes, qui refusent, selon M. Copé, « le respect des statuts » et font « une démarche désespérée » en ne reconnaissant pas la légitimité de « la commission nationale des recours », saisie par le député-maire de Meaux jeudi midi.

« Tout montre que je suis élu »

Cette commission, au verdict de laquelle M. Copé se pliera, réexaminera à partir de dimanche les éventuelles « irrégularités » du scrutin. Elle a sept jours à compter de la saisine pour statuer, donc jusqu’à jeudi 29 novembre.

« Tout montre que je suis élu », a répété M. Copé, en évoquant à nouveau des cas de « fraude massive », notamment dans certains bureaux de vote des Alpes-Maritimes.
S’il a accepté la proposition de M. Juppé d’une rencontre à trois avec François Fillon -elle aura lieu « dimanche à 19 heures »-, il lui a dit par téléphone qu’il n’acceptait pas sa demande de retrait des membres pro-Copé et pro-Fillon de la Commission des recours. « Une demande pas valide car juridiquement, ce n’est pas possible », a-t-il expliqué, en rappelant que les statuts avaient été créés par M. Juppé lui-même, en 2002.

Le maire de Bordeaux « vérifiera les conditions de transparence de la commission », a ajouté M. Copé, en regrettant qu’il « pose son ultimatum tous les jours quand même ». M. Juppé, resté neutre pendant la campagne, est-il en faveur de l’un ou de l’autre, selon lui? « Il n’a rien reproché à François Fillon, alors qu’il a exprimé de très nombreux désaccords à mon égard et même dit assez clairement que j’avais passé la ligne jaune », a-t-il lâché.

 
Lefigaro.fr avec AFP

Congo-Brazzaville: La désaffection électorale a atteint un niveau préoccupant

juillet 18, 2012
 
Le vote du dimanche 15 juillet dernier a un trait caractéristique: le faible taux de participation. Dans certains bureaux de vote, la rareté des électeurs était telle qu’on peut penser à un mouvement organisé de protestation électorale, comme si les électeurs se sont entendus pour ne pas aller voter. Pourtant, l’opposition n’a pas appelé au boycott. Mais, dans leur grande majorité, les électeurs sont restés chez eux et les bureaux de vote étaient déserts. Les votants arrivaient au compte-gouttes. «Selon des relevés de l’A.f.p (Agence France-presse), à Brazzaville, au bureau de l’hôtel de ville, 200 des 527 inscrits ont voté, et à l’école des filles du quartier Plateau, seulement 76 sur 647 inscrits. Dans un bureau d’Impfondo (extrême Nord), 100 votants se sont déplacés sur 447 attendus», a dit son envoyé spécial au Congo.
La désaffection électorale est, sans doute, un grand problème de notre démocratie. Les pouvoirs publics semblent ne pas s’en préoccuper, pour ne mettre en avant que le caractère serein du déroulement du vote. De nombreuses causes sont à l’origine de la chute du taux de participation au vote, durant ces dernières élections. Il y a le problème récurrent de la constitution du corps électoral. Le procédé qui consiste à appeler les électeurs pour aller se faire enregistrer sur les listes électorales ou revoir leurs noms lors de l’opération de révision des listes dans les mairies et les sous-préfectures ne marche pas. En réalité, la grande majorité de la population ne se déplace pas. Du coup, quand arrive le vote, beaucoup de Congolais n’ont pas leurs noms sur les listes électorales. Le procédé du recensement électoral, qui consiste à faire circuler des agents recenseurs de quartiers en quartiers et de villages en villages, est nettement mieux, pour notre contexte, car il permet de toucher tous les citoyens en âge de voter.
La deuxième cause est liée à l’organisation. Des électeurs qui ne reçoivent pas leurs cartes d’électeurs et qui donc, ne peuvent pas accomplir leur devoir civique, alors que leurs noms sont sur la liste électorale; d’autres qui ont leurs cartes d’électeurs, mais qui, curieusement, ne retrouvent pas leurs noms sur les listes électorales ou ne savent pas à quel bureau voter; enfin, il y a la lancinante question de la pièce d’identité: beaucoup d’électeurs n’en disposent pas et même quand on autorise de voter avec un acte de naissance en présence de deux témoins, on n’est pas toujours au bout du tunnel.
Les autres causes sont, probablement, liées au manque de confiance dans le système électoral. Qui organise les élections au Congo? Les opérations pré-électorales jusqu’à l’impression des bulletins de vote, sont assurées par le gouvernement, par le biais du Ministère de l’intérieur et de la décentralisation, à travers sa structure sous tutelle, la direction générale des affaires électorales. L’organisation du vote est faite par la Conel, à travers ses démembrements locaux, qui s’appuient sur l’administration publique. Les résultats sont proclamés par le gouvernement. La responsabilité de l’organisation des élections est, en réalité,  partagée entre la Conel, le Ministère de l’intérieur et de la décentralisation et la direction générale des affaires électorales. Un tel système est difficile à saisir, lorsque, surtout, le non respect de la loi électorale par des agents commis aux différentes tâches de l’organisation des élections s’en mêle. Les électeurs congolais boudent aussi les urnes pour une histoire d’équité sociale. Le décalage entre l’opulence affichée par certains candidats et une population, dont la moitié des quatre millions d’habitants ploie sous le joug de la pauvreté, influence largement la perception des élections. «Je ne vois pourquoi je vais me déranger pour aller voter des gens qui vont me narguer demain dans leurs véhicules luxueux, alors que dans les hôpitaux, on ne nous donne que des ordonnances», a lancé un jeune cadre qui a, comme beaucoup de ses compatriotes, préféré rester chez lui, au lieu d’aller voter. Malgré des manifestations de campagne électorale qui ont, parfois, drainé du monde, le taux de participation des électeurs était très faible, dimanche 15 juillet, au point de toucher à la crédibilité des élections. Une situation qui devrait préoccuper tout le monde et surtout, les pouvoirs publics.

Lasemaineafricaine.com par Joachim MBANZA

Egypte : élection présidentielle en pleine tourmente politique

juin 16, 2012
 

Des Egyptiennes votent au Caire, le 16 juin 2012. Des Egyptiennes votent au Caire, le 16 juin 2012. © AFP

Les Egyptiens élisent samedi et dimanche le premier président de l’après-Moubarak lors d’un scrutin opposant un islamiste à une figure de l’ancien régime, dans un contexte de tourmente politique et de doutes sur la volonté de l’armée de rendre le pouvoir aux civils.

Sous un soleil de plomb, de longues queues se sont formées au Caire devant certains bureaux de vote avant même leur ouverture à 08H00 locales (06H00 GMT). Le vote, qui se déroule sur deux jours, a été prolongé d’une heure samedi, jusqu’à 21H00 locales, pour encourager la participation.

Près de 50 millions d’électeurs sont appelés à se rendre aux urnes pour départager le Frère musulman Mohamed Morsi et Ahmed Chafiq, le dernier Premier ministre de Hosni Moubarak chassé du pouvoir par une révolte populaire en février 2011. Les résultats officiels sont attendus le 21 juin.

La course à la présidentielle a divisé le pays entre ceux qui craignent un retour à l’ancien régime si M. Chafiq est élu et d’autres qui rejettent l’entrée de la religion en politique en cas de victoire des Frères musulmans.

« Je vote pour Morsi parce que je ne veux pas que Chafiq gagne. J’ai peur de Morsi mais j’ai encore plus peur de Chafiq. Nous ne voulons pas de quelqu’un de l’ancien régime », dit Nagwan Gamal, 26 ans, devant un bureau de vote de Manial, au Caire.

Environ 150.000 militaires ont été déployés pour assurer la sécurité des bureaux de vote. Les autorités ont déclaré samedi et dimanche jours fériés pour inciter la population à voter.

Doutes sur les intentions de l’armée

M. Morsi a voté à Zagazig, dans le gouvernorat de Charquiya, sa région d’origine. « La révolution continue », a-t-il promis à une foule de partisans.

M. Chafiq a de son côté voté au Caire sous haute sécurité. Au premier tour, des opposants lui avaient lancé des chaussures en le huant.

L’élection se déroule sur fond d’incertitudes politiques, les pouvoirs du futur président n’ayant toujours pas été entièrement définis.

Des doutes pèsent en outre sur les intentions du Conseil suprême des forces armées (CSFA), soupçonné de soutenir M. Chafiq, général à la retraite, et de chercher à garder un rôle central sur la scène politique malgré son engagement à remettre au futur président le pouvoir qu’il assume depuis la chute de Moubarak.

Les détracteurs de l’armée l’accusent aussi d’avoir orchestré la décision de la Haute cour constitutionnelle, annoncée jeudi, d’invalider pour un vice dans la loi électorale les résultats des élections législatives remportées par les Frères musulmans.

La même cour a aussi permis à M. Chafiq de rester dans la course en invalidant une loi interdisant aux personnalités de l’ancien régime de se présenter à l’élection.

Le ministère de la Justice a de son côté décidé de rendre à la police militaire et aux officiers de renseignements de l’armée le pouvoir d’arrêter des civils, dont ils ne disposaient plus depuis l’expiration fin mai de l’état d’urgence.

Appels au boycott

Pour Hesham Sallam, chercheur à l’université américaine de Georgetown, ces développements sont dans la droite ligne de la politique suivie par le CSFA qui « cherche à appliquer sa vision: un Etat protégé et fermé aux institutions élues et représentatives ».

« Le CSFA a réalisé qu’il ne serait pas capable de protéger ses intérêts économiques et politiques s’il ne prenait pas l’initiative de mettre au point les règles des nouvelles institutions politiques », a-t-il dit à l’AFP. « On ne sait pas qui sera président mais on sait quel genre de présidence ce sera: subordonnée au CSFA ».

Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a appelé le maréchal Hussein Tantaoui, le chef d’Etat de facto de l’Egypte, pour insister sur «  la nécessité d’avancer promptement dans la transition politique » et d’organiser de nouvelles législatives « dès que possible ».

Plusieurs militants en vue ont appelé la population à boycotter le scrutin ou à écrire leur opposition à l’élection sur le bulletin de vote.

« Je rejette le processus géré par l’armée, le fait qu’il n’y ait pas d’autorité claire pour le président et que Chafiq soit autorisé à se présenter », a ainsi dit à l’AFP l’acteur et militant Amr Waked.

L’Eglise copte orthodoxe a au contraire appelé les Egyptiens à ne pas boycotter le scrutin. De nombreux Coptes craignent de ne plus trouver leur place dans une société en majorité musulmane si un islamiste accède au pouvoir et disent qu’ils vont voter pour M. Chafiq, qui a axé sa campagne sur le sécurité.

Le mufti d’Egypte Ali Gomaa a quant à lui estimé que lier la religion à la politique était « une offense ».

M. Moubarak, 84 ans, se trouve dans une aile médicalisée de la prison de Tora, au sud du Caire. Il a été condamné le 2 juin à la perpétuité pour son rôle dans la répression de la révolte de 2011.

Jeuneafrique.com avec AFP

Sénégal : Macky Sall élu président, Abdoulaye Wade le félicite

mars 26, 2012

Celui qu’Abdoulaye Wade appelait son « apprenti » a finalement  remporté la présidentielle sénégalaise. Dimanche, l’ancien Premier ministre  Macky Sall a été largement élu au second tour du scrutin. Si les résultats  définitifs n’ont pas encore été annoncés, le sortant a reconnu sa défaite dès le  soir du vote.

Le suspens n’aura pas duré bien longtemps après la fin du vote au second tour  de la présidentielle  sénégalaise, ce dimanche. Les bureaux de vote ont fermé depuis à peine un  peu plus de trois heures lorsque le président sortant, Abdoulaye Wade, appelle son challenger  Macky Sall sur son téléphone portable. Il est 21 heures 30.

Sall se trouve à l’hôtel Radisson, idéalement situé sur la Corniche de Dakar,  en présence des observateurs de l’Union européenne. C’est Karim Wade, le fils du  président sortant avec qui Sall entretient des relations cordiales, qui parle en  premier. Puis « Gorgui » (« le Vieux », en wolof), prend le  téléphone : « Les choses se précisent, dit-il à son ancien Premier  ministre. Tu vas gagner. Je te félicite ». Réponse de Macky  Sall : « Je vous remercie ». Wade père passe ensuite l’appareil à  sa femme, Viviane…

L’échange entre la famille Wade et le président en passe d’être élu est bref – il ne dure pas plus de trois minutes. Mais pour les partisans de Macky Sall,  il veut tout dire. Au QG de campagne du président de l’Alliance pour la  République (APR), dans le quartier de Liberté 6, à Dakar, les militants exultent  à l’annonce de cet appel.

Wade tient ses promesses

Pour eux, c’est la confirmation que leur candidat l’emportera et, surtout,  que Wade ne s’accrochera pas au pouvoir. Beaucoup, parmi les membres de  l’opposition, le craignaient, l’annonçaient même. Ils se sont trompés. Wade a  reconnu sa défaite, comme promis. Au vu des tendances qui circulaient en milieu  de soirée (entre 65 et 70% pour Sall), il ne pouvait faire autrement.

Au QG de Macky Sall, la fête avait commencé dès la fermeture des bureaux de vote, à 18 heures. Très vite, les  premiers résultats égrenés par les radios et les télévisions ne laissaient guère  de doutes. À 19 heures, ils sont peut-être un millier à se masser devant la  bâtisse à trois étages du candidat. À 21 heures, ils sont deux à trois fois  plus.

Il y a là beaucoup de jeunes – des enfants, des adolescents. Au rythme de la  musique crachée par une sono poussée à son maximum, ils dansent, sifflent,  saluent les voitures qui klaxonnent en passant. Et crient : « Macky  président ! Macky président ! » Ou encore, ce refrain chanté  depuis le début de la campagne : « Le Vieux est mort, il faut  l’enterrer ».

Au siège du Parti démocratique sénégalais (PDS), le parti de Wade qui était encore celui de  Sall il y a quatre ans, une petite cinquantaine de partisans – beaucoup de  femmes – regardent avec amertume l’écran géant sur lequel s’affichent un à un  les résultats des bureaux de vote. « Wade a perdu, mais vous verrez dans  trois ans, ce sera la désillusion », dit l’un d’eux.

Amertume au PDS

La soirée n’aura été marquée par aucune violence, mais, du côté du PDS, elle  est ternie par une immense amertume. Wade croyait-il à ses propres paroles,  lorsqu’il affirmait, quelques heures plus tôt au moment de voter dans le lycée  arabo-islamique du Point E, que « 75% des gens de Niasse » et « 80% de ceux de Seck » (deux perdants du 1er tour qui ont soutenu  Sall) voteraient pour lui ?

Au Radisson, il est presque minuit lorsque Sall, vêtu d’un costume de  circonstance (complet bleu marine, chemise blanche, cravate rouge) sort de la  suite qu’il loue depuis quelques jours en compagnie de sa femme, Marième. Alors  qu’à l’extérieur, des centaines de partisans se sont réunis devant les grilles  de l’hôtel, le couple salue les perdants du 1er tour qui l’ont tous soutenu et  se sont réunis dans une salle de conférence, puis il se dirige vers une tente où  se sont massés près d’une centaine de journalistes, ainsi que quelques uns de  ses soutiens.

C’est son premier discours de président, même s’il ne l’est pas encore  officiellement. Il est court, sans grande envergure. Il est question de « fierté », de « maturité du peuple sénégalais ». « L’ampleur de cette victoire aux allures de plébiscite exprime l’immensité  des attentes de la population. J’en prend la mesure », déclare-t-il, avant  d’annoncer qu’une « ère nouvelle commence ce soir pour le Sénégal ». Pour la deuxième fois de son histoire, le pays assiste à une alternance  démocratique dans la paix. Wade en avait profité en 2000, il en est aujourd’hui  le grand perdant.

Jeuneafrique.com par Rémi Carayol, à Dakar