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La Cour de cassation valide l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso

juin 4, 2019

 

La Cour de cassation a validé ce mardi l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso, rejetant le pourvoi déposé par le frère de l’ex-président déchu, mis en cause dans son pays dans l’enquête sur l’assassinat en 1998 du journaliste Norbert Zongo.

Pour être effective, cette extradition doit encore être autorisée par un décret du gouvernement français, lui-même susceptible d’un recours devant le Conseil de l’Etat.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Burkina Faso : la Cour de cassation française examine la demande d’extradition de François Compaoré

mai 22, 2019

François Compaoré, à Paris le 12 septembre 2017. © Vincent Fournier/JA

 

La Cour de cassation française s’est penchée mardi sur le recours de François Compaoré contre son extradition vers le Burkina Faso, où le frère de l’ex-président est mis en cause dans l’assassinat, en 1998, du journaliste Norbert Zongo.

La plus haute juridiction judiciaire française doit se prononcer le 4 juin sur le pourvoi, à l’appui duquel la défense de François Compaoré a déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) sur les textes régissant l’extradition.

Le 5 décembre, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait autorisé son extradition vers Ouagadougou, où le dossier Zongo, classé en 2003 après un « non-lieu » en faveur du seul inculpé, a été rouvert après la chute de l’ex-président Blaise Compaoré, fin octobre 2014.

Alors qu’il enquêtait à l’époque sur la mort de David Ouédraogo – chauffeur de François Compaoré -, le journaliste burkinabè Norbert Zongo, 49 ans, et trois personnes qui l’accompagnaient avaient été retrouvés morts calcinés dans leur véhicule en décembre 1998, dans le sud du Burkina Faso.

« Vengeance »

Âgé de 64 ans, François Compaoré avait été arrêté à l’aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle en octobre 2017 sur la base d’un mandat d’arrêt émis par les autorités de Ouagadougou. À ce jour, il n’est pas inculpé dans son pays dans cette affaire, à la différence de trois ex-soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré.

Devant la Cour de cassation, l’avocat de François Compaoré, Me François-Henri Briard, a souligné le caractère « très sensible » du dossier. L’avocat a eu des mots durs : selon lui, cette affaire concerne un « pays politiquement instable », « dans lequel la justice est délabrée », a-t-il fait valoir. Ce dossier est sensible aussi du fait du nom du requérant, dont le frère s’est réfugié en Côte d’Ivoire, a plaidé l’avocat. Une « voie facile de vengeance » est de diriger « des poursuites vers le frère », a affirmé Me Briard.

Or, pour s’assurer du respect des règles du procès équitable – indispensable pour autoriser une extradition – la chambre de l’instruction ne s’est appuyée que sur des éléments fournis par les autorités burkinabè, a observé l’avocat, remettant en cause leur impartialité. C’est « un homme mort s’il rentre au Burkina Faso », a-t-il assuré.

L’avocate générale a pour sa part expliqué que le ministère de la Justice burkinabè avait « pris l’engagement que M. Compaoré bénéficierait de conditions d’incarcération très améliorées », dans l’hypothèse d’une condamnation dans son pays. Pour être effective, une extradition doit aussi être autorisée par un décret du gouvernement français.

Jeuneafrique.com avec AFP

Burkina Faso : attaque meurtrière contre une église catholique

mai 12, 2019

Six personnes, dont un prêtre, ont été tués ce dimanche matin lors d’une attaque contre une église catholique à Dablo, commune de la province du Sanmatenga, dans le nord du Burkina Faso, a appris l’AFP de sources locales et sécuritaires.

«Vers 09h00, au cours de la messe, des individus armés ont fait irruption dans l’église catholique. Ils ont commencé à tirer alors que les fidèles essayaient de s’enfuir», a déclaré à l’AFP le maire de Dablo, Ousmane Zongo. Les assaillants «ont pu immobiliser certains fidèles. Ils ont tué cinq (personnes). Le prêtre qui célébrait la messe a également été tué, portant à six le nombre de morts». Selon une source sécuritaire, l’attaque a été menée par un «groupe d’hommes armés estimé entre vingt et trente».

«Ils ont incendié l’église, puis des boutiques et un maquis (petit restaurant ou bar) avant de se rendre au centre de santé où ils ont fouillé le local et incendié le véhicule de l’infirmier chef de poste», a ajouté Ousmane Zongo. «Dans la ville règne un climat de panique. Les gens sont terrés chez eux, aucune activité n’est fonctionnelle. Les boutiques et magasins sont fermés. C’est pratiquement une ville morte».

«L’alerte a été donnée vers 10h00 et des renforts ont été déployés à partir de Barsalogho», une commune située à 45 km au sud de Dablo, a confirmé à l’AFP une source sécuritaire. Les éléments des forces de défense et de sécurité procèdent à des ratissages.

Cette attaque survient deux jours après la libération dans le nord du Burkina Faso de quatre otages par les forces spéciales françaises. Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’organisation État islamique au grand Sahara (EIGS).

Burkina: Washington remercie Paris pour la libération d’une otage américaine

mai 10, 2019

 

Les Etats-Unis ont adressé ce vendredi leurs «remerciements» à la France pour la libération «sains et saufs» de quatre otages, dont une américaine, lors d’une opération au Burkina Faso. «Je présente mes plus sincères condoléances aux familles des soldats français tués pendant l’opération», a ajouté sur Twitter le responsable du département d’Etat américain chargé de l’Afrique, Tibor Nagy.

«Nos remerciements à la France, au Burkina Faso et au Bénin pour leurs partenariats forts dans la lutte contre le terrorisme», a ajouté le haut responsable américain. Les forces spéciales françaises ont libéré dans la nuit de jeudi à vendredi deux Français, une Américaine et une Sud-Coréenne dans le nord du Burkina Faso, lors d’une intervention au cours de laquelle deux militaires français ont été tués.

Les deux Français, Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, avaient été enlevés le 1er mai lors d’un séjour touristique au Bénin. L’identité des deux autres otages libérés n’était pas connue dans l’immédiat.

Par Lefiogaro.fr avec AFP

Burkina : les deux otages français enlevés au Bénin libérés au cours d’une opération militaire

mai 10, 2019

Des soldats français sécurisent une zone près de Gao, au Mali, en 2013 (photo d’illustration). © Jerome Delay/AP/SIPA

 

Quatre otages, dont les deux touristes français enlevés au Bénin le 1er mai, ont été libérés au cours d’une opération militaire française menée dans la nuit de jeudi à vendredi dans le nord du Burkina Faso. Deux soldats français ont été tués, a annoncé la présidence française.

L’opération militaire a été « conduite par les forces françaises dans la nuit de jeudi à vendredi, au nord du Burkina Faso ». Elle a permis de libérer quatre otages, « dont Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, enlevés le 1er mai dernier au Bénin », a annoncé l’Élysée dans son communiqué. « Une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne ont également été libérées », précisent les services de la présidence française.

Deux soldats français tués

Deux militaires français ont été tués au cours de cette intervention, « le maître Cédric de Pierrepont et le maître Alain Bertoncello, tous deux officiers mariniers au sein du commandement des opérations spéciales », a précisé l’Élysée.

Dans son communiqué, le président français « remercie les autorités béninoises et burkinabè pour leur parfaite coopération » et « les assure de l’entière volonté de la France à les aider dans leur lutte contre le terrorisme au Sahel ».

Dans un communiqué de presse, Florence Parly, la ministre française des Armées, a par ailleurs salué « le précieux soutien [des] alliés américains [de la France] dans la conduite de cette opération ».

L’état-major des armées a apporté plusieurs précisions sur la manière dont cette opération visant un « campement » où se trouvaient les otages a été conduite. Saluant « l’engagement exemplaire des forces spéciales françaises », le général d’armée François Lecointre, chef d’état-major des armées, insiste également sur « le concours direct de l’opération Barkhane, des forces armées burkinabè et le soutien américain en renseignements ».

« Ces facteurs ont été essentiels pour le succès de l’opération, garantissant la réactivité dès l’annonce de la disparition des deux Français, la mise à disposition de moyens et la cohérence d’ensemble de l’opération », précise encore l’état-major français.

Les deux touristes français étaient en vacances dans le parc national de la Pendjari, dans le nord du Bénin, lorsqu’ils ont disparu avec leur guide près de la frontière avec le Burkina Faso. Un corps, celui de leur guide, avait été découvert le 4 mai.

Par Jeune Afrique

Burkina: 3 gendarmes tués après l’enlèvement de 3 personnes dont 2 expatriés dimanche

septembre 24, 2018

Ouagadougou – Trois gendarmes burkinabè ont été tués dimanche dans un accrochage avec des individus armés près de Inata, dans le nord du Burkina où trois employés d’une mine d’or -un Indien, un Sud-Africain, un Burkinabè- ont été enlevés, selon deux sources sécuritaires.

« Trois corps de gendarmes ont été retrouvés lundi matin à Tongomael », localité située à une trentaine de km d’Inata, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire à Djibo (Nord). « Les victimes faisaient partie d’une équipe déployée pour le ratissage après l’enlèvement des trois travailleurs de la mine d’or d’Inata », a ajouté cette source.

Une deuxième source sécuritaire, à Ouagadougou, a confirmé le bilan.

Après les échanges de tirs qui « ont duré de 15h à 17h », les trois gendarmes n’avaient pas rejoint leur base et les recherches ont permis de retrouver leurs corps sans vie ce matin, a expliqué cette source.

Trois hommes, un Indien, un Sud-Africain et un Burkinabè travaillant pour la mine d’or d’Inata dans le nord-ouest du Burkina Faso, ont été enlevés dimanche alors qu’ils voulaient rallier la ville de Djibo.

Les ravisseurs sont « probablement des membres de groupes djihadistes qui sévissent dans la région. Ils se sont dirigés vers la frontière malienne, et l’ont sûrement déjà franchie », a indiqué une autre source sécuritaire à Ouagadougou.

Romandie.com avec(©AFP / 24 septembre 2018 13h36)                               

Burkina: Trois personnes dont un indien et un Sud-Africain, enlevées dans le Nord

septembre 23, 2018

Ouagadougou – Trois hommes, un Indien, un Sud-Africain et un Burkinabè travaillant pour la mine d’or d’Inata au nord-ouest du Burkina Faso, ont été enlevés dimanche alors qu’ils voulaient rallier la ville de Djibo, a appris l’AFP de sources concordantes.

« Les trois hommes, de nationalité indienne, sud-africaine et burkinabè ont été enlevés par des hommes armés et non identifiés (…) sur l’axe Inata-Djibo », a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.

L’enlèvement a été confirmé par un travailleur de la mine qui a raconté sous couvert d’anonymat: « ils ont quitté le site (de la mine), vers 8h et vers 10h (GMT), on n’avait plus de leurs nouvelles. C’est après avoir alerté les forces de défense et de sécurité qu’on a appris qu’il s’agissait d’un enlèvement ».

Une deuxième source de sécurité à Ouagadougou a indiqué que le véhicule a été « retrouvé sur l’axe Inata-Djibo par une patrouille de la gendarmerie qui a essuyé des tirs ennemis ».

Aucun bilan de cet accrochage n’était encore disponible.

Les ravisseurs sont « probablement des membres des groupes jihadistes qui sévissent dans la région. Ils se sont dirigés vers la frontière malienne, et l’ont sûrement déjà franchie », a indiqué une autre source sécuritaire à Ouagadougou.

La mine d’or d’Inata, qui a produit près de 75 000 onces d’or en 2016, a été reprise en février 2018 par Balaji Group. Basé au Ghana et dirigé par l’influent homme d’affaires indien, Akoliya Patelb, il détient également la mine d’or de Kalsaka, dans le nord du Burkina.

Il s’agit du troisième cas d’enlèvement d’expatriés au Burkina Faso.

En avril 2015, un Roumain, Iulian Ghergut, qui travaillait pour l’énorme mine de manganèse de Tambao (nord) avait également été enlevé par des jihadistes du groupe Al-Mourabitoune, lié à Al-Qaida. Il est toujours en captivité.

En janvier 2016, un couple australien, le Dr Kenneth Elliot et son épouse Jocelyn qui étaient installés depuis de nombreuses années dans la région et dirigeaient une clinique, avaient été enlevés à Djibo. Mme Elliot avait été libérée après un an de captivité, mais son époux demeure toujours entre les mains du groupe jihadiste Ansar Dine de l’ex-chef rebelle touareg malien Iyad Ag Ghaly, qui a revendiqué l’enlèvement.

Le Nord du Burkina, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques jihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015.

L’Est du Burkina est désormais également en proie à des attaques récurrentes. Lundi, des hommes armés, probablement aussi des jihadistes selon des sources sécuritaires, ont enlevé un missionnaire italien Pier Luigi Maccalli, dans le sud-Ouest du Niger. Les ravisseurs étaient venus de l’Est du Burkina, selon une source gouvernementale.

Romandie.com avec(©AFP / 23 septembre 2018 23h52)                                                        

Burkina: au moins 9 personnes tuées dans une double attaque à l’Est

septembre 15, 2018

Ouagadougou – Au moins neuf civils ont été tués dans la nuit de vendredi à samedi dans une attaque visant deux localités de l’est du Burkina, où des jihadistes agissent depuis quelques mois, a-t-on appris auprès des autorités locales.

Longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso, pays sahélien pauvre frontalier du Mali instable et du Niger, est confronté depuis trois ans à des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières.

« Dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 septembre 2018, deux attaques terroristes ont été perpétrées dans les villages de Diabiga (60 km de Pama) et Kompienbiga (15 kilomètres de Pama) relevant de la province de Kompienga, région de l’Est », a indiqué dans un communiqué le gouvernorat de la région.

Cette double attaque « perpétrée contre des populations a coûté la vie à huit personnes ».

Selon une source sécuritaire, jointe par l’AFP depuis Ouagadougou, « la première attaque a visé un leader religieux et ses coreligionnaires. Cinq personnes dont le leader religieux ont été tuées ».

Cette attaque a visé le domicile du responsable religieux, qui abrite une mosquée, et a également fait trois blessés, a précisé cette source.

« Un des trois blessés, qui était grièvement touché a succombé cet après-midi », portant le nombre de décès à neuf, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.

« Dans le village de Kompienbiga, trois personnes issues d’une même famille ont aussi été abattues et deux autres blessées par un autre groupe de présumés djihadistes venus à bord de motocyclettes », a ajouté une autre source, sous le couvert de l’anonymat.

« Il n’est pas exclu que ce soient des attaques ciblées, mais encore faut-il déterminer les raisons de tels actes sur des populations », a-t-elle souligné.

Mi-août, sept membres des forces de l’ordre burkinabè ont été tués dans l’explosion d’un engin artisanal, quinze jours après la mort de six personnes dans des circonstances similaires dans la même région de l’Est.

Leur véhicule a sauté à une trentaine de kilomètres de Fada N’Gourma (chef-lieu de la région de l’Est) sur un engin explosif artisanal, au moment où ils se rendaient en urgence à Pama (100 km de Fada N’Gourma), dont le poste de gendarmerie venait d’être attaqué par des hommes armés.

Ce bilan est le plus lourd dans la région de l’Est et constitue la deuxième plus grande perte au sein des forces armées nationales dans une attaque, après celle de Nassoumbou (nord) en décembre 2016 qui avait fait 12 morts et traumatisé le pays.

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a promis le 8 septembre de nouvelles « dispositions sécuritaires » pour « éradiquer le fléau du terrorisme », après une série d’attaques dans l’est du pays qui a fait une vingtaine de morts en un mois.

La capitale, Ouagadougou, a été frappée par trois attaques en deux ans, qui ont fait au total près de 60 morts. La dernière, particulièrement spectaculaire, s’est produite en mars, visant l’état-major des armées et l’ambassade de France.

Romandie.com avec(©AFP / 15 septembre 2018 20h28)                                                        

Burkina: 7 membres des forces de l’ordre tués par l’explosion d’un engin artisanal

août 28, 2018

Ouagadougou – Au moins sept membres des forces de l’ordre burkinabè ont été tués dans la nuit de lundi à mardi par l’explosion d’un engin artisanal en allant renforcer un poste de gendarmerie attaqué dans l’est du Burkina Faso, selon des sources sécuritaires.

« Sept soldats, membres d’une équipe mixte (gendarmes et militaires) qui allait en renfort à Pama (est), ont péri lorsque leur véhicule a sauté sur un engin explosif artisanal », a déclaré une source sécuritaire à l’AFP. Une autre source sécuritaire a fait état de huit morts.

Pama, poste de gendarmerie à une centaine de km de Fada N’Gourma (chef lieu de la région de l’Est), a été « attaqué vers 02H00 du matin », selon une troisième source sécuritaire. L’attaque du poste a duré « plus d’une heure et n’a pas fait de victime », a poursuivi cette source, précisant que les locaux ont été incendiés par les individus en « grand nombre et lourdement armés ».

Ce bilan, non encore définitif, est le plus lourd dans la région de l’Est, et constitue la deuxième plus grande perte au sein des forces armées nationales dans une attaque, après celle de Nassoumbou (nord) en décembre 2016 qui avait fait 12 morts et traumatisé le pays.

Cette explosion à une trentaine de km de Fada N’Gourma survient deux semaines après la mort de six personnes, cinq gendarmes et un civil, quand un autre engin artisanal avait explosé dans la même région. C’était alors la première fois que le Burkina était victime d’un engin explosif improvisé (IED), très utilisés au Mali ainsi qu’en Syrie, Irak ou Afghanistan.

Ces derniers mois, plusieurs centaines de personnes ont été interpellées et des engins explosifs neutralisés au cours d’opérations de ratissage dans les régions de l’Est et du Nord du Burkina Faso en proie à des attaques jihadistes.

Longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté depuis trois ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières dans le Nord.

Ces attaques se sont étendues à d’autres régions dont celle de l’Est, frontalière du Niger, du Togo et du Bénin.

Romandie.com avec(©AFP / 28 août 2018 14h51)                                                        

La Chine noue des relations diplomatiques avec le Burkina Faso qui a rompu avec Taïwan

mai 26, 2018

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi (d) et son homologue du Burkina Faso, Alpha Barry, après la signature de documents établissant des relations diplomatiques entre les deux pays, le 26 mai 2018 à Pékin / © POOL/AFP / THOMAS PETER

La Chine et le Burkina Faso ont établi samedi des relations diplomatiques, trois jours après la rupture entre le pays ouest-africain et Taïwan, marquant une nouvelle victoire dans la campagne menée par Pékin pour isoler l’île rebelle.

Cette annonce a été faite dans un communiqué conjoint signé à Pékin par le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi et son homologue burkinabè Alpha Barry.

« Il n’y a qu’une seule Chine dans le monde », a déclaré M. Wang à l’issue de la signature du communiqué. « Le gouvernement du Burkina Faso suit la tendance de l’époque et a pris la bonne décision politique ».

Qualifiant la Chine de « plus importante économie du monde », M. Barry a dit espérer que le Burkina Faso tire profit de cette nouvelle relation.

La signature de ce communiqué était largement attendue après la rupture, annoncée jeudi par Ouagadougou, des relations entre le Burkina Faso et Taïwan, qui n’a cessé de perdre du terrain ces dernières années au profit de la Chine dans les pays en développement.

Pékin ne cesse de renforcer sa présence en Afrique, désireux de garantir les approvisionnements de matières premières et sources d’énergies cruciaux pour la croissance de la deuxième économie du monde.

– Taïwan fustige une « diplomatie du dollar » –

Depuis 2000, plusieurs pays africains dont le Tchad et le Sénégal, qui recevaient des aides de Taïwan, ont rompu leurs relations avec l’île afin de bénéficier de la coopération avec Pékin.

La présidente taïwanaise Tsai Ing-wen a pour sa part fustigé le « comportement grossier » de la Chine depuis la rupture de Ouagadougou, accusant Pékin d’utiliser la « diplomatie du dollar » pour s’attirer des alliés.

« Nous ne tolérerons plus cela », a-t-elle dit alors que le Burkina est le quatrième pays à changer de camp depuis son élection il y a deux ans.

Sa défection a d’ailleurs amené le ministre taïwanais des Affaires étrangères, Joseph Wu, à présenter sa démission cette semaine.

Avec ses 14 millions d’habitants, le Burkina Faso était l’un des Etats africains le plus peuplé à résister encore aux sirènes de Pékin.

Leur coopération était essentiellement axée sur les secteurs de la santé, de l’hydraulique, de la riziculture, de l’éducation et de la formation professionnelle.

Après cette rupture, le Swaziland reste le seul pays du continent à entretenir encore des relations diplomatiques avec Taïwan.

« Nous espérons que ce pays rejoindra le plus vite possible la grande famille de l’amitié sino-africaine », a déclaré M. Wang après la signature du communiqué conjoint.

Aujourd’hui, seuls 18 Etats, parmi lesquels le Vatican et des nations du Pacifique et d’Amérique latine (Honduras, Guatemala ou Kiribati), reconnaissent l’île séparée de fait de la Chine communiste depuis 1949.

Avant le Burkina Faso, la République dominicaine avait elle aussi annoncé sa rupture avec Taïwan le 1er mars.

Taïwan s’était séparé en 1949 de la Chine continentale, gouvernée par le Parti communiste chinois, à l’issue d’une guerre civile entre communistes et nationalistes. Mais Pékin refuse de reconnaître sa souveraineté.

Les relations diplomatiques entre Pékin et Taïwan se sont envenimées depuis l’arrivée de la présidente Tsai en 2016.

Romandie.com avec (©AFP / 26 mai 2018 15h32)