Posts Tagged ‘Burkina Faso’

Burkina : au moins 14 morts dans une attaque dans le Nord

juillet 28, 2019

Des soldats burkinabè, lors d’un exercice en février 2019 (illustration). © DR / Forces armées burkinabè

 

Au moins quatorze civils ont été tués entre jeudi et vendredi à Diblou, un village dans le Nord du Burkina, dans une attaque perpétrée par une « vingtaine d’individus armés » décrits comme des jihadistes, a-t-on appris samedi de sources sécuritaires et locales.

« Dans la soirée du jeudi, un groupe d’individus, environ une vingtaine, a attaqué le village de Diblou (dans la commune de Pissila), faisant au moins quatorze morts », a déclaré une source sécuritaire. « Les terroristes (jihadistes) ont incendié des boutiques de commerçants et des motocyclettes. Presque tout le marché a été saccagé », a indiqué un habitant de Pissila.

Cette région est en proie à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées par les autorités à des groupes jihadistes. Le ministre burkinabè de la Défense, Chérif Sy, a annoncé dans un communiqué « les villages de Sagho et Toékodogo, dans la commune de Barsalogho, ont été l’objet d’attaques terroristes dans la soirée du samedi 22 juin, perpétrées par des hommes armés non identifiés ». « Ces attaques ont malheureusement causé la mort de 15 personnes, dont 13 à Sagho et 2 à Toékodogo », avait précisé le ministre. Des dégâts matériels avaient également été enregistrés.

Quelques jours plus tôt, le 18 juin, 17 personnes avaient été tuées au cours d’une attaque à Béléhédé, située dans la province du Soum, dans le nord du pays. 19 personnes avaient trouvé la mort une semaine plus tôt dans une attaque dans la commune d’Arbinda, toujours dans le Nord.

Face à cette dégradation du climat sécuritaire, et alors que l’armée burkinabè est déjà engagée à l’Est face aux groupes armés, dans le cadre de l’opération Otapuanu, les autorités ont lancé, mi-mai, l’opération Doofu (« déraciner », en fulfuldé) dans les régions du nord et du centre-nord du Sahel.

Par Jeune Afrique avec AFP

Burkina Faso : Le procès du putsch manqué de 2015 à nouveau reporté

juillet 23, 2019

 

Le procès du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso a de nouveau été renvoyé au 29 juillet, dans l’attente d’une décision du Conseil constitutionnel saisi par les avocats du général Gilbert Diendéré, un des principaux accusés.

C’est le deuxième renvoi depuis le 15 juillet, date à laquelle devaient commencer les plaidoyers de la défense. Les avocats du général Diendéré ont informé avoir déposé une «question prioritaire d’inconstitutionnalité». «Le tribunal doit, sans chercher à apprécier, surseoir à appliquer les dispositions qui posent problème et saisir le conseil constitutionnel qui doit statuer dans un délai maximum d’un mois», avait expliqué Me Mathieu Somé, un des avocats du général Gilbert Diendéré.

Le 16 septembre 2015, des soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) avaient tenté en vain de renverser le gouvernement de transition mis en place après la chute du président Blaise Compaoré, chassé le 31 octobre 2014 par une insurrection populaire après 27 ans au pouvoir.

Au total, 84 accusés sont jugés depuis février 2018, dont le général Gilbert Diendéré, principal accusé et cerveau présumé du coup de force manqué, qui avait fait 14 morts et 270 blessés. Lors du putsch, le général Diendéré avait pris la tête du Conseil national pour la démocratie, organe dirigeant des putschistes, avant de rendre le pouvoir face à la pression populaire et à l’armée loyaliste.

Le procureur du tribunal militaire de Ouagadougou a requis la prison à vie à l’encontre des généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, les deux principaux accusés du procès du putsch manqué de 2015, après avoir demandé la reconnaissance de leur culpabilité pour «attentat à la sûreté de l’état», «trahison», «meurtres et coups et blessures».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Burkina: 11 personnes en garde à vue décédées à l’unité antidrogue en une nuit

juillet 15, 2019

 

Onze personnes détenues en garde à vue sont décédées dans la nuit de dimanche à lundi dans les locaux de l’Unité antidrogue de Ouagadougou, a annoncé la procureure du Burkina Faso, Maiza Sérémé.

«Le procureur du (Burkina) Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a été informé, ce jour 15 juillet 2019, par la directrice de la police judiciaire de la police nationale de ce que onze personnes gardées à vue à l’Unité antidrogue (UAD) pour des infractions relatives à la législation des stupéfiants sont décédées dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019», a écrit Maiza Sérémé dans un communiqué. Une «enquête a été ouverte», a indiqué la procureure qui s’est rendue sur les lieux accompagnée de ses substituts et de membres des services techniques. «Des médecins légistes ont été requis» pour procéder à des examens et aux autopsies nécessaires pour déterminer les raisons des décès qui sont encore inconnues, a-t-elle souligné. La société civile a par le passé souvent dénoncé les violences des forces de sécurité.

Le Burkina Faso, pays pauvre, est une des plaques tournantes du trafic de drogue vers l’Europe. La drogue arrive au Burkina Faso en provenance des ports d’Afrique de l’Ouest et prend ensuite la direction du nord vers le désert malien et libyen, selon une source sécuritaire. En juin dernier, les autorités ont procédé à l’incinération de 35.300 tonnes de drogue, représentant le quart des saisies de l’année 2018, selon le secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue.

Par Le Figaro.fr avec AFP

La Cour de cassation valide l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso

juin 4, 2019

 

La Cour de cassation a validé ce mardi l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso, rejetant le pourvoi déposé par le frère de l’ex-président déchu, mis en cause dans son pays dans l’enquête sur l’assassinat en 1998 du journaliste Norbert Zongo.

Pour être effective, cette extradition doit encore être autorisée par un décret du gouvernement français, lui-même susceptible d’un recours devant le Conseil de l’Etat.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Burkina Faso : la Cour de cassation française examine la demande d’extradition de François Compaoré

mai 22, 2019

François Compaoré, à Paris le 12 septembre 2017. © Vincent Fournier/JA

 

La Cour de cassation française s’est penchée mardi sur le recours de François Compaoré contre son extradition vers le Burkina Faso, où le frère de l’ex-président est mis en cause dans l’assassinat, en 1998, du journaliste Norbert Zongo.

La plus haute juridiction judiciaire française doit se prononcer le 4 juin sur le pourvoi, à l’appui duquel la défense de François Compaoré a déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) sur les textes régissant l’extradition.

Le 5 décembre, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait autorisé son extradition vers Ouagadougou, où le dossier Zongo, classé en 2003 après un « non-lieu » en faveur du seul inculpé, a été rouvert après la chute de l’ex-président Blaise Compaoré, fin octobre 2014.

Alors qu’il enquêtait à l’époque sur la mort de David Ouédraogo – chauffeur de François Compaoré -, le journaliste burkinabè Norbert Zongo, 49 ans, et trois personnes qui l’accompagnaient avaient été retrouvés morts calcinés dans leur véhicule en décembre 1998, dans le sud du Burkina Faso.

« Vengeance »

Âgé de 64 ans, François Compaoré avait été arrêté à l’aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle en octobre 2017 sur la base d’un mandat d’arrêt émis par les autorités de Ouagadougou. À ce jour, il n’est pas inculpé dans son pays dans cette affaire, à la différence de trois ex-soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré.

Devant la Cour de cassation, l’avocat de François Compaoré, Me François-Henri Briard, a souligné le caractère « très sensible » du dossier. L’avocat a eu des mots durs : selon lui, cette affaire concerne un « pays politiquement instable », « dans lequel la justice est délabrée », a-t-il fait valoir. Ce dossier est sensible aussi du fait du nom du requérant, dont le frère s’est réfugié en Côte d’Ivoire, a plaidé l’avocat. Une « voie facile de vengeance » est de diriger « des poursuites vers le frère », a affirmé Me Briard.

Or, pour s’assurer du respect des règles du procès équitable – indispensable pour autoriser une extradition – la chambre de l’instruction ne s’est appuyée que sur des éléments fournis par les autorités burkinabè, a observé l’avocat, remettant en cause leur impartialité. C’est « un homme mort s’il rentre au Burkina Faso », a-t-il assuré.

L’avocate générale a pour sa part expliqué que le ministère de la Justice burkinabè avait « pris l’engagement que M. Compaoré bénéficierait de conditions d’incarcération très améliorées », dans l’hypothèse d’une condamnation dans son pays. Pour être effective, une extradition doit aussi être autorisée par un décret du gouvernement français.

Jeuneafrique.com avec AFP

Burkina Faso : attaque meurtrière contre une église catholique

mai 12, 2019

Six personnes, dont un prêtre, ont été tués ce dimanche matin lors d’une attaque contre une église catholique à Dablo, commune de la province du Sanmatenga, dans le nord du Burkina Faso, a appris l’AFP de sources locales et sécuritaires.

«Vers 09h00, au cours de la messe, des individus armés ont fait irruption dans l’église catholique. Ils ont commencé à tirer alors que les fidèles essayaient de s’enfuir», a déclaré à l’AFP le maire de Dablo, Ousmane Zongo. Les assaillants «ont pu immobiliser certains fidèles. Ils ont tué cinq (personnes). Le prêtre qui célébrait la messe a également été tué, portant à six le nombre de morts». Selon une source sécuritaire, l’attaque a été menée par un «groupe d’hommes armés estimé entre vingt et trente».

«Ils ont incendié l’église, puis des boutiques et un maquis (petit restaurant ou bar) avant de se rendre au centre de santé où ils ont fouillé le local et incendié le véhicule de l’infirmier chef de poste», a ajouté Ousmane Zongo. «Dans la ville règne un climat de panique. Les gens sont terrés chez eux, aucune activité n’est fonctionnelle. Les boutiques et magasins sont fermés. C’est pratiquement une ville morte».

«L’alerte a été donnée vers 10h00 et des renforts ont été déployés à partir de Barsalogho», une commune située à 45 km au sud de Dablo, a confirmé à l’AFP une source sécuritaire. Les éléments des forces de défense et de sécurité procèdent à des ratissages.

Cette attaque survient deux jours après la libération dans le nord du Burkina Faso de quatre otages par les forces spéciales françaises. Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’organisation État islamique au grand Sahara (EIGS).

Burkina: Washington remercie Paris pour la libération d’une otage américaine

mai 10, 2019

 

Les Etats-Unis ont adressé ce vendredi leurs «remerciements» à la France pour la libération «sains et saufs» de quatre otages, dont une américaine, lors d’une opération au Burkina Faso. «Je présente mes plus sincères condoléances aux familles des soldats français tués pendant l’opération», a ajouté sur Twitter le responsable du département d’Etat américain chargé de l’Afrique, Tibor Nagy.

«Nos remerciements à la France, au Burkina Faso et au Bénin pour leurs partenariats forts dans la lutte contre le terrorisme», a ajouté le haut responsable américain. Les forces spéciales françaises ont libéré dans la nuit de jeudi à vendredi deux Français, une Américaine et une Sud-Coréenne dans le nord du Burkina Faso, lors d’une intervention au cours de laquelle deux militaires français ont été tués.

Les deux Français, Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, avaient été enlevés le 1er mai lors d’un séjour touristique au Bénin. L’identité des deux autres otages libérés n’était pas connue dans l’immédiat.

Par Lefiogaro.fr avec AFP

Burkina : les deux otages français enlevés au Bénin libérés au cours d’une opération militaire

mai 10, 2019

Des soldats français sécurisent une zone près de Gao, au Mali, en 2013 (photo d’illustration). © Jerome Delay/AP/SIPA

 

Quatre otages, dont les deux touristes français enlevés au Bénin le 1er mai, ont été libérés au cours d’une opération militaire française menée dans la nuit de jeudi à vendredi dans le nord du Burkina Faso. Deux soldats français ont été tués, a annoncé la présidence française.

L’opération militaire a été « conduite par les forces françaises dans la nuit de jeudi à vendredi, au nord du Burkina Faso ». Elle a permis de libérer quatre otages, « dont Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, enlevés le 1er mai dernier au Bénin », a annoncé l’Élysée dans son communiqué. « Une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne ont également été libérées », précisent les services de la présidence française.

Deux soldats français tués

Deux militaires français ont été tués au cours de cette intervention, « le maître Cédric de Pierrepont et le maître Alain Bertoncello, tous deux officiers mariniers au sein du commandement des opérations spéciales », a précisé l’Élysée.

Dans son communiqué, le président français « remercie les autorités béninoises et burkinabè pour leur parfaite coopération » et « les assure de l’entière volonté de la France à les aider dans leur lutte contre le terrorisme au Sahel ».

Dans un communiqué de presse, Florence Parly, la ministre française des Armées, a par ailleurs salué « le précieux soutien [des] alliés américains [de la France] dans la conduite de cette opération ».

L’état-major des armées a apporté plusieurs précisions sur la manière dont cette opération visant un « campement » où se trouvaient les otages a été conduite. Saluant « l’engagement exemplaire des forces spéciales françaises », le général d’armée François Lecointre, chef d’état-major des armées, insiste également sur « le concours direct de l’opération Barkhane, des forces armées burkinabè et le soutien américain en renseignements ».

« Ces facteurs ont été essentiels pour le succès de l’opération, garantissant la réactivité dès l’annonce de la disparition des deux Français, la mise à disposition de moyens et la cohérence d’ensemble de l’opération », précise encore l’état-major français.

Les deux touristes français étaient en vacances dans le parc national de la Pendjari, dans le nord du Bénin, lorsqu’ils ont disparu avec leur guide près de la frontière avec le Burkina Faso. Un corps, celui de leur guide, avait été découvert le 4 mai.

Par Jeune Afrique

Burkina: 3 gendarmes tués après l’enlèvement de 3 personnes dont 2 expatriés dimanche

septembre 24, 2018

Ouagadougou – Trois gendarmes burkinabè ont été tués dimanche dans un accrochage avec des individus armés près de Inata, dans le nord du Burkina où trois employés d’une mine d’or -un Indien, un Sud-Africain, un Burkinabè- ont été enlevés, selon deux sources sécuritaires.

« Trois corps de gendarmes ont été retrouvés lundi matin à Tongomael », localité située à une trentaine de km d’Inata, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire à Djibo (Nord). « Les victimes faisaient partie d’une équipe déployée pour le ratissage après l’enlèvement des trois travailleurs de la mine d’or d’Inata », a ajouté cette source.

Une deuxième source sécuritaire, à Ouagadougou, a confirmé le bilan.

Après les échanges de tirs qui « ont duré de 15h à 17h », les trois gendarmes n’avaient pas rejoint leur base et les recherches ont permis de retrouver leurs corps sans vie ce matin, a expliqué cette source.

Trois hommes, un Indien, un Sud-Africain et un Burkinabè travaillant pour la mine d’or d’Inata dans le nord-ouest du Burkina Faso, ont été enlevés dimanche alors qu’ils voulaient rallier la ville de Djibo.

Les ravisseurs sont « probablement des membres de groupes djihadistes qui sévissent dans la région. Ils se sont dirigés vers la frontière malienne, et l’ont sûrement déjà franchie », a indiqué une autre source sécuritaire à Ouagadougou.

Romandie.com avec(©AFP / 24 septembre 2018 13h36)                               

Burkina: Trois personnes dont un indien et un Sud-Africain, enlevées dans le Nord

septembre 23, 2018

Ouagadougou – Trois hommes, un Indien, un Sud-Africain et un Burkinabè travaillant pour la mine d’or d’Inata au nord-ouest du Burkina Faso, ont été enlevés dimanche alors qu’ils voulaient rallier la ville de Djibo, a appris l’AFP de sources concordantes.

« Les trois hommes, de nationalité indienne, sud-africaine et burkinabè ont été enlevés par des hommes armés et non identifiés (…) sur l’axe Inata-Djibo », a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.

L’enlèvement a été confirmé par un travailleur de la mine qui a raconté sous couvert d’anonymat: « ils ont quitté le site (de la mine), vers 8h et vers 10h (GMT), on n’avait plus de leurs nouvelles. C’est après avoir alerté les forces de défense et de sécurité qu’on a appris qu’il s’agissait d’un enlèvement ».

Une deuxième source de sécurité à Ouagadougou a indiqué que le véhicule a été « retrouvé sur l’axe Inata-Djibo par une patrouille de la gendarmerie qui a essuyé des tirs ennemis ».

Aucun bilan de cet accrochage n’était encore disponible.

Les ravisseurs sont « probablement des membres des groupes jihadistes qui sévissent dans la région. Ils se sont dirigés vers la frontière malienne, et l’ont sûrement déjà franchie », a indiqué une autre source sécuritaire à Ouagadougou.

La mine d’or d’Inata, qui a produit près de 75 000 onces d’or en 2016, a été reprise en février 2018 par Balaji Group. Basé au Ghana et dirigé par l’influent homme d’affaires indien, Akoliya Patelb, il détient également la mine d’or de Kalsaka, dans le nord du Burkina.

Il s’agit du troisième cas d’enlèvement d’expatriés au Burkina Faso.

En avril 2015, un Roumain, Iulian Ghergut, qui travaillait pour l’énorme mine de manganèse de Tambao (nord) avait également été enlevé par des jihadistes du groupe Al-Mourabitoune, lié à Al-Qaida. Il est toujours en captivité.

En janvier 2016, un couple australien, le Dr Kenneth Elliot et son épouse Jocelyn qui étaient installés depuis de nombreuses années dans la région et dirigeaient une clinique, avaient été enlevés à Djibo. Mme Elliot avait été libérée après un an de captivité, mais son époux demeure toujours entre les mains du groupe jihadiste Ansar Dine de l’ex-chef rebelle touareg malien Iyad Ag Ghaly, qui a revendiqué l’enlèvement.

Le Nord du Burkina, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques jihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015.

L’Est du Burkina est désormais également en proie à des attaques récurrentes. Lundi, des hommes armés, probablement aussi des jihadistes selon des sources sécuritaires, ont enlevé un missionnaire italien Pier Luigi Maccalli, dans le sud-Ouest du Niger. Les ravisseurs étaient venus de l’Est du Burkina, selon une source gouvernementale.

Romandie.com avec(©AFP / 23 septembre 2018 23h52)