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Les petits esclaves du cacao

mai 7, 2014

Selon le Bureau international du travail, 1,8 millions d’enfants travaillent dans les plantations de cacao d’Afrique occidentale dont seulement 284.000 sont considérés comme travailleurs. Les producteurs de cet aliment vivent avec un revenu qui les place en dessous du seuil de pauvreté. L’étude démontre que la majeure partie de ces enfants sont contraints à travailler plus de 12 heures par jour, surtout en Côte-d’Ivoire, principal producteur de cacao, dans lequel plus de 12.000 enfants vivent dans des conditions d’esclavage.

Actuellement, de par le monde, sont produits 4 millions de tonnes de cacao dont la vente produit un revenu de quelques 3.000 USD/tonne. Toutefois, seuls 3 à 6% du coût d’une tablette de chocolat revient aux cultivateurs. Plus de 90% de la production mondiale proviennent de plantations familiales d’à peine 5 ha dont dépendent environ 50 millions de personnes de par le monde. En Côte-d’Ivoire, au Ghana, en Indonésie, au Nigeria et au Cameroun, se concentrent 82% de la production mondiale. Les producteurs de ces pays vivent en dessous du seuil de pauvreté. L’Europe consomme la moitié du chocolat produit de par le monde (48%) suivie par l’Amérique du Nord (20%), l’Asie (15%) et l’Amérique latine (9%).

Radio-Vatica.va avec AP

Cacao ivoirien: production record d’1,5 million de tonnes malgré la crise

octobre 3, 2011

La production de cacao en Côte d’Ivoire, premier exportateur mondial, a atteint un record de près d’1,5 million de tonnes en 2010-2011, une performance après la grave crise post-électorale qui avait laissé craindre un effondrement.

La production « a atteint un niveau record de plus d’1,48 million de tonnes au 25 septembre 2011, soit une hausse de plus de 25% par rapport à son niveau de 2010 », a déclaré lundi la présidente du Comité de gestion de la filière, Massandjé Touré-Litse, lors du lancement de la campagne 2011-2012 à Abidjan.

La Côte d’Ivoire a profité notamment de « conditions climatiques favorables » alors que « le marché anticipait une baisse drastique de la production ivoirienne » en raison de la crise politico-militaire de décembre 2010-avril 2011 (3. 000 morts, selon le nouveau pouvoir), a souligné la responsable de cette structure publique.

En 2011, les exportations de fèves brunes se sont établies à « 1,417 million de tonnes » contre environ 1,2 million l’an dernier, soit une hausse de 16%, a-t-elle indiqué.

La filière cacao a été un enjeu de la crise entre l’ex-président Laurent Gbagbo, qui refusait de reconnaître sa défaite au scrutin de novembre 2010, et le nouveau chef d’Etat Alassane Ouattara, finalement investi en mai.

Pour asphyxier le régime alors en place, M. Ouattara avait obtenu début 2011 des chocolatiers internationaux qu’ils boycottent le cacao ivoirien jusqu’à la fin de la crise.

Les mesures d’allègements fiscaux prises par le gouvernement Ouattara après la crise ont favorisé l’évacuation des stocks accumulés, selon le Comité de gestion.

Enfin, le prix d’achat du cacao aux planteurs ivoiriens a été fixé à 1. 000 francs CFA (1,52 euro) le kilo, a annoncé Mme Touré-Litse.

Le gouvernement Gbagbo avait fixé ce prix en 2010 à 1. 100 FCFA (1,67 euro), montant jugé souvent « électoraliste » juste avant la présidentielle.

Le nouveau prix « est réaliste », a assuré le présidente du comité, sans plus de commentaire.

« Si on arrive à améliorer la qualité, on pourrait atteindre ce prix », a jugé Ahmed Amer, président de Saf cacao, important exportateur du pays, interrogé par l’AFP.

Mauvaise organisation de la filière

Pour 2011-2012, l’accent sera d’ailleurs mis notamment sur « la formation des producteurs » pour améliorer la productivité et une qualité en chute libre, selon le comité.

Gros producteur à Abengourou (est), Boa Bonzou s’est dit « ébahi » par le nouveau prix et a salué un « effort du président Ouattara, qui a tenu parole ».

Attendue depuis des années, la réforme promise du cacao, qui devrait consacrer un retour à la centralisation après les errements de la libéralisation, doit permettre aux paysans de percevoir « au moins 50% du prix affiché au niveau international », avait dit mi-septembre à l’AFP le ministre de l’Agriculture, Mamadou Sangafowa Coulibaly.

Le prix fixé par les autorités ivoiriennes est depuis longtemps largement fictif, et les planteurs perçoivent généralement seulement 20-30% du prix international.

En cause: une lourde fiscalité et la mauvaise organisation de la filière, notamment la pléthore d’intermédiaires, dénoncées régulièrement par paysans et bailleurs de fonds.

Le Comité de gestion a déploré surtout « la fuite d’importantes quantités » de fèves vers les pays limitrophes – le Ghana, deuxième producteur mondial, est souvent cité – mais aussi le racket sur les routes et l’insécurité dans les zones de production, qui ont perturbé la commercialisation cette année.

La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao avec quelque 35% de parts de marché. Le cacao et le café représentent 40% des recettes d’exportation du pays et environ 20% de son PIB.

Jeuneafrique.com avec AFP

Cacao ivoirien: La réforme prévoit 50% du prix international aux paysans

septembre 14, 2011

Abidjan, La prochaine réforme du cacao en Côte d`Ivoire, premier producteur mondial, doit permettre aux paysans de percevoir
50% du prix d`achat international, alors que la faiblesse de leurs revenus est régilièrement dénoncée, a affirmé mercredi le ministre de l`Agriculture.

« Il faut que le paysan perçoive au moins 50% du prix affiché au niveau international », a déclaré à l`AFP Mamadou Sangafowa Coulibaly, qualifiant cet objectif de « recommandation ferme » du président Alassane Ouattara.

« Il faut que ce prix lui soit garanti. Au besoin on devra agir sur la fiscalité pour aboutir », a-t-il ajouté.

Actuellement, les paysans ivoiriens perçoivent généralement autour de 20-30% du prix international, en raison d`une lourde fiscalité et de la mauvaise organisation de la filière, une situation que dénoncent régulièrement les planteurs et les bailleurs de fonds.

La réforme devrait prévoir la mise en place d`une structure unique de gestion dont « le fonctionnement ne permette pas de s`enrichir sur le dos des producteurs, comme cela a été malheureusement le cas dans le passé », selon le ministre.

Au début des années 2000, l`ex-président Laurent Gbagbo avait, sous la pression des institutions internationales, poursuivi la libéralisation de la filière, auparavant centralisée par la Caisse de stabilisation et de soutien des prix (Caistab). Créées pour assurer transparence et équité, les structures de régulation ont échoué et leurs dirigeants sont restés longtemps en prison
pour des détournements présumés.

« Les résultats de l`ancienne réforme sont catastrophiques, aussi bien au niveau de la gestion de la filière que de la rémunération des paysans », a dénoncé M. Coulibaly.

« Les premières orientations de la réforme pourraient être rendues publiques en octobre pour avoir l`appui des partenaires », a-t-il indiqué.
Le pays s`attend à une bonne récolte pour la campagne en cours, après une production de quelque 1,2 million de tonnes en 2010-2011. Malgré la crise politique du début de l`année, « on pourrait tourner autour de la même production, voire plus », a souligné le ministre.

Le cacao représente 40% des recettes d`exportation ivoiriennes avec le café.

AFP