Posts Tagged ‘Cadavres’

Inde: Les dépouilles de victimes de COVID-19 font surface le long des berges du Gange

mai 16, 2021

PRAYAGRAJ, Inde — Des policiers vont à la rencontre de villageois dans le nord de l’Inde où des corps ont fait surface sur les berges du fleuve Gange et des corps ont été enterrés dans le sable. Il s’agirait de victimes de la COVID-19, selon les spéculations qui circulent sur les réseaux sociaux.

© Fournis par La Presse Canadienne

À bord de véhicules jeep et en bateaux munis de haut-parleurs, les policiers demandaient aux résidents de ne pas disposer des corps dans les plans d’eau.

«Nous sommes ici pour vous aider à faire les derniers rituels», ont affirmé les policiers.

Vendredi, la pluie a dévoilé des corps enterrés dans des tombes peu profondes le long des berges de la ville de Prayaga, située dans l’État d’Uttar Pradesh.

Des médias locaux ont rapporté que plus de mille cadavres de victimes de la COVID-19 ont été récupérés le long de berges depuis deux semaines.  

Un porte-parole du gouvernement, Navneet Sehgal, a nié toutefois dimanche que les cadavres dévoilés en fin de semaine par la pluie soient des victimes de la pandémie.

Selon lui, des villageois ne font pas incinérer leurs proches, comme c’est la coutume dans la tradition hindoue, durant certaines périodes de l’année en raison de leur signification religieuse et disposaient donc des corps dans les plans d’eau ou le long des berges.

K.P. Singh, un inspecteur général de la police, a indiqué que les autorités ont désigné un site de crémation pour les victimes de la COVID-19 à Prayagraj et que la police ne tolérerait plus d’enterrements le long des berges ou de rites funéraires sur l’eau. 

Les autorités de l’État de Sehgal soutiennent avoir découvert «un plus petit nombre» de corps le long de berges, mais ils n’ont pas précisé le nombre.

Ramesh Kumar Singh, un membre de l’organisation philanthropique Bondhu Mahal Samiti, qui aide à la crémation des corps, affirme que le nombre de morts est très élevé dans les régions pauvres et rurales et que les gens laissent sombrer leurs défunts dans les rivières en raison des coûts exorbitants des rites funéraires et d’une pénurie de bois. Les coûts de crémation ont triplé à 15 000 roupies, ce qui est l’équivalent de 210$ CAN.

Les autorités de la santé publique ont récupéré la semaine dernière 71 corps qui ont échoué le long du fleuve Gange dans l’État voisin du Bihar. 

Des autopsies ont été pratiquées, mais elles ne pouvaient pas confirmer la cause des décès en raison de l’état de décomposition avancée des corps.

Une douzaine de dépouilles ont aussi été découvertes, la semaine dernière, enterrées dans le sable des berges de  deux localités du district d’Unnao, à 40 kilomètres au sud-ouest de Lucknow, la capitale de l’État de l’Uttar Pradesh.

Une enquête était en cours pour identifier la cause des décès, selon le magistrat du district Ravindra Kumar.

Deux des États les plus peuplés de l’Inde, ceux d’Uttar Pradesh et de Bihar, avec près de 358 millions d’habitants, figurent parmi les plus durement touchés par la pandémie de COVID-19 en Inde. Les taux de décès y sont très élevés et des villageois sans ressources ont amené leurs proches dans les hôpitaux des villes et villages environnants pour y recevoir des soins, mais plusieurs de ces personnes ont succombé sur le chemin.

Après avoir atteint des niveaux records pendant des semaines, le nombre de nouveaux cas se stabilisait, a déclaré le Dr VK Paul, un expert en santé du gouvernement.

Le ministère de la Santé a rapporté dimanche 311 170 nouveaux cas confirmés de COVID-19 au pays dans les dernières 24 heures, en baisse par rapport aux 326 098 cas quotidiens signalés samedi. 

Il a ajouté 4077 décès à son bilan des victimes de la COVID-19 qui atteint désormais à 270 284 morts en Inde, selon le bilan officiel. Des experts préviennent cependant que le nombre réel de cas et de victimes de la pandémie est sous-estimé en Inde.

Avec Rajesh Kumar Singh et Biswajeet Banerjee, The Associated Press

Canada/Laboratoire extérieur de l’UQTR: les premières dépouilles humaines à l’étude

décembre 1, 2020

Bécancour — En octobre 2018, l’annonce de l’implantation dans le parc industriel et portuaire de Bécancour d’un Site sécurisé de recherche en thanatologie, où des chercheurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) viendraient étudier la décomposition de corps humains en plein air, avait de quoi surprendre, en raison notamment du caractère inusité de la chose. Deux ans plus tard, après quelques études préalables, voilà que le site extérieur de recherche en thanatologie de l’UQTR, seul du genre au Canada, a finalement démarré ses activités à la fin de l’été dernier, en accueillant les premiers corps humains destinés à l’étude de la décomposition cadavérique.

La professeure Shari Forbes du Département de chimie, biochimie et physique de l’UQTR dirige le nouveau site extérieur REST[ES].© JOSÉE BEAULIEU La professeure Shari Forbes du Département de chimie, biochimie et physique de l’UQTR dirige le nouveau site extérieur REST[ES].

Il s’agit en effet d’un pas de plus pour le laboratoire de l’UQTR sur le site de Recherche en Sciences Thanatologiques [Expérimentales et Sociales] (REST[ES]), qui avait au cours de la dernière année entamé ses recherches sur trois carcasses de porcs afin de bien se préparer à l’utilisation du futur Site sécurisé.

Comme l’explique la professeure Shari Forbes du Département de chimie, biochimie et physique de l’UQTR et directrice de REST[ES], il s’agit d’un processus de recherche qui est loin d’être banal.

«Les corps utilisés au site REST[ES] arrivent généralement dans les 24 à 48 heures après la mort. Ils proviennent de personnes qui ont généreusement choisi d’offrir leur dépouille spécifiquement pour ce projet, par le biais du programme de don de corps du Laboratoire d’anatomie humaine de l’UQTR. Les cadavres sont étudiés dans le plus grand respect des normes éthiques, sur des périodes pouvant s’étendre jusqu’à plusieurs années. Les restes sont ensuite incinérés et rendus aux familles», explique Mme Forbes.

Aménagé dans une forêt à Bécancour, le site REST[ES] est dédié à l’étude de la décomposition de cadavres humains.© JOSÉE BEAULIEU Aménagé dans une forêt à Bécancour, le site REST[ES] est dédié à l’étude de la décomposition de cadavres humains.

Une étude, plusieurs retombées

Le but d’une telle étude en plein air est ainsi pour l’équipe de recherche de pouvoir en apprendre davantage sur les processus physiques, chimiques et biologiques de la décomposition humaine en climat continental nordique, afin d’aider les forces policières dans leurs enquêtes sur les décès ou encore pour la recherche des personnes disparues.

«Il est particulièrement important d’étudier ce processus dans notre climat nordique canadien qui connaît des hivers extrêmement froids et d’importantes chutes de neige. […] Actuellement, il existe peu de données sur la façon dont se déroule la décomposition humaine dans des régions où les températures peuvent varier de – 40 °C à 40 °C. Grâce à nos recherches au site de REST[ES], réalisées tout au long de l’année, nous comprendrons mieux les événements et facteurs qui affectent les restes humains après la mort, sous de telles conditions climatiques. Nous pourrons aussi améliorer notre estimation du temps écoulé depuis un décès», souligne la professeure Shari Forbes.

Ainsi, les travaux devraient permettre à l’équipe de perfectionner les méthodes utilisées pour la recherche, la localisation, la récupération et l’identification des personnes disparues et des victimes d’homicides et de catastrophes.

«Nous pouvons aider en trouvant de nouvelles méthodes pour rechercher, récupérer, identifier les restes humains et pour estimer le temps qui s’est écoulé depuis la mort. Pour ce faire, nous nous concentrons sur de nombreux domaines de recherche, notamment ceux concernant les chiens détecteurs, la télédétection, la microbiologie, l’entomologie, les empreintes digitales et l’ADN», précise Mme Forbes.La professeure Shari Forbes.© JOSÉE BEAULIEU La professeure Shari Forbes.

Pour y parvenir, la professeure Forbes ne sera toutefois pas seule, puisque des chercheurs de plusieurs disciplines provenant de l’UQTR et d’autres établissements participeront également aux travaux du site REST[ES].

De plus, le site REST[ES] servira également de lieu de formation pour les forces de l’ordre, les équipes de recherche et de sauvetage, les médecins légistes, les étudiants et les consultants en matière d’enquêtes médicolégales sur les décès.

Rappelons que ces recherches ont reçu l’aval du Mapaq, du MELCCC, de la Santé publique et du Comité de développement durable de l’UQTR.

Avec Le Nouvelliste par Amélie Houle

Canada: Trois cadavres découverts dans une résidence de Pointe-aux-Trembles

décembre 11, 2019

 

© Simon-Marc Charron
 

Les cadavres d’une femme et de deux enfants en bas âge ont été découverts mercredi dans une maison du quartier Pointe-aux-Trembles, dans l’est de Montréal. L’hypothèse d’un triple meurtre est retenue.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) indique que des agents se sont rendus à la résidence de la place des Pointeliers vers 8 h ce matin afin d’annoncer à une femme la mort de son conjoint survenue la veille, à l’hôpital de Joliette.

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Inquiétés par l’absence de réponse, les agents sont finalement entrés dans la résidence, où ils ont découvert les corps sans vie d’une femme de 42 ans et de ses deux garçons âgés respectivement de 4 et 2 ans.

Les enquêteurs privilégient l’hypothèse d’un triple meurtre dans cette affaire. Les services de l’identité judiciaire ont été dépêchés sur les lieux où un poste de commandement a également été érigé.

Selon des voisins, la famille qui habitait cette demeure était en proie à des difficultés conjugales.

D’ordinaire, les policiers n’entrent pas dans une résidence lorsqu’ils n’obtiennent pas de réponse à moins de détenir des informations qui justifient une vérification des lieux.

Selon Guy Ryan, inspecteur à la retraite du SPVM, lorsqu’ils se rendent à un domicile, les patrouilleurs ont l’historique des appels à la police concernant cet endroit, «ils savent habituellement à qui ils ont affaire». Ils peuvent donc pénétrer dans le logis sans mandat, s’ils estiment que la sécurité des habitants pourrait être menacée.

Antécédents

Quant au conjoint de la femme mort hier à l’hôpital de Joliette, l’institution n’a fait aucune corrélation entre l’événement et le drame survenu à Pointe-aux-Trembles, mais confirme qu’il y a eu un suicide mardi dans ses installations, mais que la personne n’était ni un membre du personnel ni un patient.

Selon une recherche au plumitif, le conjoint de la femme avait été récemment accusé de voies de fait armé et de voies de fait simple. Le dossier s’était réglé par une ordonnance de garder la paix et de ne pas entrer en contact avec le ou les plaignants.

La Sûreté du Québec qui traite l’affaire n’a fourni aucun détail supplémentaire pour le moment.

CBC/Radio-Canada

Mexique: découverte de 3 fosses clandestines avec 35 cadavres

mai 11, 2019

 

Trente-cinq cadavres ont été découverts cette semaine dans trois fosses clandestines dans l’Etat mexicain de Jalisco (ouest), l’un des plus violents du pays. La plupart des corps avaient été enterrés sur le terrain d’un ranch, dans la municipalité de Zapopan. «On y a retrouvé 27 corps de personnes qui avaient été privées de leur liberté. Nous n’en avons identifié que deux pour le moment», a précisé le procureur régional, Gerardo Octavio Solis lors d’une conférence de presse.

Ce chiffre pourrait néanmoins augmenter avec les travaux de déblaiement qui se poursuivent. «Nous creusons à plus de 3 mètres de profondeur, avec l’aide de machinerie lourde», a précisé le procureur.

A Guadalajara, capitale de l’Etat et deuxième ville du pays, ce sont les crânes de sept personnes et d’autres restes humains qui ont été découverts sur le terrain d’une maison où, le 3 mai, neuf personnes avaient été secourues après avoir été victimes d’actes de torture. Un dernier corps a été retrouvé enterré dans la cour d’un appartement en rez-de-chaussée, dans la municipalité de Tlajomulco.

Plus de 40.000 personnes sont actuellement portées disparues au Mexique, frappé par une vague de violence liée au trafic de drogue, particulièrement depuis que le président de l’époque, Felipe Calderon, a lancé en 2006 les forces armées dans une vaste opération de lutte contre les narcotrafiquants. Depuis cette date, quelque 250.000 personnes ont été assassinées dans le pays, selon des chiffres officiels qui ne précisent pas combien d’entre elles ont été victimes des affrontements entre mafias.

Un récent travail d’investigation, mené par une équipe de sept journalistes américains et mexicains, a répertorié 2000 fosses clandestines entre 2006 et 2016. Selon le gouvernement mexicain, un peu plus de 1.100 fosses clandestines ont été localisées à travers le pays et il y a environ 26.000 cadavres non identifiés dans les morgues.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Cadavres ensevelis en Indonésie: un risque sanitaire infime

octobre 6, 2018

Sauveteurs à Palu (Indonésie) le 5 octobre 2018. / © AFP / ADEK BERRY

Si « traiter avec les morts est l’une des choses les plus difficiles après une catastrophe naturelle », les très nombreux cadavres toujours ensevelis huit jours après le séisme et le tsunami en Indonésie ne présentent pas de risque épidémique, selon les experts, qui bousculent une idée reçue.

– Les cadavres représentent-ils un risque sanitaire ?

« Les morts causés par des événements traumatiques (catastrophes naturelles, accidents ou guerres) ne représentent pas de danger pour la santé », des population survivantes note l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans une de ses notices techniques.

Même en décomposition, ces corps ne sont pas plus vecteur de contamination qu’avant le décès de la personne.

La situation serait différente s’il s’agissait de cadavres de personnes décimées par une épidémie mais les séismes, les éruptions volcaniques, les tsunamis ou encore les cyclones n’ont jamais été suivis d’épidémies majeures.

« La priorité doit être donnée aux vivants », rappelle l’organisation.

– Quels risques réels représentent ces corps ?

Si les risques d’épidémie restent un mythe, les répercutions psychiques sont bien réelles.

Les survivants sont confrontés à un double traumatisme: la perte d’êtres chers et le fait de s’être trouvé face à la mort à grand échelle, d’où la nécessité « de procéder à la collecte des cadavres le plus tôt possible », note l’OMS.

Même si ce n’est pas le plus grave, l’odeur et l’aspect des cadavres présentent tout de même un problème, estiment certains spécialistes.

Dans les climats chauds, un corps va commencer à se décomposer dans les 12 à 48 heures.

Les cadavres en décomposition triplent de volume et changent de couleurs. Ils émettent également des odeurs souvent intolérables pour les vivants.

– Cette peur d’épidémie, injustifiée, est-elle nuisible ?

Si les cadavres doivent être rapidement soustrais du regard des survivants pour des raisons psychologiques et par respect pour la dignité des personnes décédées, il est contre-productif de les enterrer rapidement.

« Il est beaucoup plus important que les survivants identifient leurs morts et les enterrent conformément à leurs coutumes », estiment les médecins, suggérant que les corps soient, dans un premier temps, simplement rassemblés dans des lieux où ils pourront être identifiés.

Car, selon l’OMS, « lorsque les victimes ont été enterrées dans des fosses communes ou incinérées sans avoir été dûment identifiées, une situation de douleur prolongée et d’incertitude s’installe chez les proches ».

De plus, la peur des épidémies provoquée par les cadavres ou les charognes entraîne souvent un gaspillage de ressources vers des programmes de vaccination ou de désinfection, très visibles politiquement mais inutiles.

Il est beaucoup plus important que les ressources disponibles soient utilisées pour soigner les vivants, fournir de l’eau potable, évacuer les eaux usées…

– Qu’en est-il des sauveteurs ?

S’il n’y a pas de risque d’épidemie, manipuler un mort n’est pas sans risque. Les équipes, souvent composées de simples survivants et de bénévoles, doivent porter des gants et des bottes et se laver les mains avec du savon après avoir touché un cadavre.

Vu les conditions difficiles de travail, l’OMS conseille de vacciner les sauveteurs contre le tétanos et d’intervenir rapidement en cas de blessure.

Mais surtout, les services de santé doivent se préparer: « le traitement d’un grand nombre de cadavres peut avoir un sérieux impact sur la santé mentale des membres de l’équipe ». « Les effets peuvent prendre une variété de formes et peuvent se produire immédiatement après l’événement ou beaucoup plus tard ».

Romandie.com avec(©AFP / (06 octobre 2018 18h23)

Mexique: 166 cadavres découverts dans une fosse commune dans l’est

septembre 6, 2018

Coatzacoalcos (Mexique) – Au moins 166 cadavres ont été découverts au Mexique dans une fosse commune dans l’Etat de Veracruz (est) gangrené par la violence des cartels de la drogue et où de nombreuses découvertes de ce type ont déjà été signalées, a indiqué jeudi le procureur local.

« Les restes d’au moins 166 personnes ont été retrouvés » dans une fosse clandestine, a indiqué dans un communiqué de presse Jorge Winckler, qui n’a pas souhaité donner plus de détail sur la localisation pour des raisons de sécurité.

Selon le procureur, la découverte a eu lieu dans le centre de l’Etat de Veracruz, situé le long du golfe du Mexique, et les recherches se poursuivaient sur place.

Plus de 200 pièces de vêtements, 114 effets personnels et divers objets ont été retrouvés sur les lieux.

La fosse a été localisée début août après des travaux d’enquête et des plaintes déposées auprès du bureau du procureur spécialisé dans les affaires de disparitions, selon le communiqué du parquet.

D’après un témoin, cité par le procureur, « des centaines de personnes ont été enterrées clandestinement » à cet endroit.

Des « drones, radars de géolocalisation et des sondes » ont été utilisés pour les recherches.

En 2016, dans la banlieue du port de Veracruz, un des plus importants du Mexique pour le commerce, une fosse commune avec 295 cadavres avait été découverte.

L’Etat de Veracruz est un des plus touché par le crime organisé et connaît le plus haut taux de personnes disparues.

D’autres fosses clandestines comptant plusieurs centaines de corps ont été retrouvées ailleurs dans le pays.

Selon des chiffres officiels, plus de 37.000 personnes sont portées disparues au Mexique.

Romandie.com avec(©AFP / 06 septembre 2018 21h04)                                                        

Tunisie: 35 corps de migrants repêchés en mer, selon un nouveau bilan

juin 3, 2018

/ © AFP/Archives / FATHI NASRI

Trente-cinq corps de migrants ont été repêchés et 68 personnes ont été secourues au large du sud de la Tunisie, a indiqué dimanche le ministère de la Défense dans un bilan encore provisoire.

Dans la nuit de samedi à dimanche, une embarcation de migrants a été repérée alors qu’elle était « sur le point de couler », au large des côtes du gouvernorat de Sfax, avait indiqué plus tôt le ministère de l’Intérieur.

Depuis, et jusqu’à « 13H00 locales (12H00 GMT), 35 corps ont été repêchés et 68 migrants ont été secourus », a précisé à l’AFP un porte-parole du ministère de la Défense, Rachid Bouhoula.

L’identité des personnes décédées n’est pas connue. Parmi les rescapés figurent des Tunisiens et sept ressortissants de Côte-d’Ivoire, du Mali, du Maroc et du Cameroun, a-t-il ajouté.

« Les gardes-côtes et la marine poursuivent leurs recherches avec le soutien d’un avion militaire », d’après un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Ce ministère avait fait état d’un « appel à l’aide le 2 juin à 22H45 locales (21H45 GMT) à propos d’un bateau de pêche sur le point de couler au large de Kerkennah avec des migrants à bord ».

« Des unités de la garde maritime à Sfax et de la marine nationale se sont rendues auprès de l’embarcation qui se trouvait à 5 milles nautiques de l’île de Kerkennah et à 16 milles nautiques » de Sfax, la deuxième ville du pays, selon le ministère de l’Intérieur.

Des Tunisiens tentent régulièrement de traverser la Méditerranée, en direction de l’Italie, à la recherche d’un meilleur avenir. Selon des ONG, cela traduit un mal-être persistant chez les jeunes, très touchés par le chômage.

En mars, 120 personnes, en majorité des Tunisiens, tentant de rejoindre clandestinement les côtes italiennes avaient été secourues par la marine tunisienne.

Après un pic en septembre et octobre dernier, les départs ont baissé fin 2017, mais « depuis janvier cette pause a pris fin », selon Matt Herbert, chercheur au sein de l’Initiative mondiale contre le crime organisé transnational, ONG suisse analysant notamment les migrations.

« Beaucoup de gens prennent le large » à défaut de perspective d’emploi satisfaisantes, choisissant de partir « tant qu’ils ont encore des réserves financières » pour le faire, d’après le chercheur.

Romandie.com avec (©AFP / 03 juin 2018 15h54)                

Naufrage au large de la Libye : au moins 111 cadavres récupérés

août 29, 2015

Cadavre récupéré

Cadavre récupéré par le Croissant rouge libyen

Cent onze cadavres ont été récupérés et des dizaines de personnes sont encore portées disparues après le naufrage jeudi de leur bateau au large de la Libye, selon un nouveau bilan fourni samedi par le Croissant rouge libyen.

L’embarcation qui a tangué avant de se remplir d’eau et de se disloquer au large de la ville de Zouara, à près de 160 km à l’ouest de Tripoli, transportait environ 400 migrants, venus la plupart d’Afrique avec l’espoir de rejoindre les côtes italiennes.

Selon le porte-parole du Croissant rouge libyen, Mohammed al-Masrati, le nombre de personnes sauvées n’a pas changé, et reste à 198. « Jusqu’à présent, 111 cadavres ont été repêchés, et des dizaines de personnes sont toujours portées disparues », a déclaré à l’AFP Mohammed Masrati, en affirmant que le bateau transportait quelque 400 migrants. Un précédent bilan faisait état de 76 morts.Mahmud Turkia/AFP

Des photos récupérées sur un cadavre par des membres de la Croix Rouge libyenne le 28 août 2015 à Zuwara, en Libye. © Mahmud Turkia/AFP

La veille, le chef des opérations de secours, Seddik Said, a cité des survivants selon lesquels il y avait environ 400 personnes sur le bateau. Il a ajouté qu’une autre petite embarcation avait fait naufrage mercredi avec environ 60 personnes à bord. « C’est difficile d’avoir les chiffres exacts, même celui des morts. On peut seulement fournir le nombre de personnes que nous avons retrouvées mortes ». Seddik Said a ajouté que « des dizaines de personnes meurent au large de cette plage chaque semaine ».

A Genève, le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) avait dit vendredi craindre un bilan plus lourd car 200 personnes seraient encore portées disparues après le naufrage de cette embarcation et celui d’un autre bateau dans le même secteur.

Sur les 1 770 km de côtes libyennes, les départs de migrants n’ont cessé de s’intensifier depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi, qui a entraîné le chaos dans le pays. Minée par les violences, la Libye compte deux gouvernements rivaux, une situation qui facilite le travail des passeurs.

La Libye n’est située qu’à un peu plus de 300 km de l’île italienne de Lampedusa que des centaines de migrants venus d’Afrique, de Syrie ou d’autres zones de conflit tentent chaque semaine d’atteindre. Plus de 300 000 migrants ont traversé la Méditerranée depuis janvier, et plus de 2 500 personnes sont mortes en mer après avoir tenté de rallier l’Europe, selon le HCR

Jeuneafrique.com

Au fond de la lagune Ébrié

juin 2, 2011

Au fond de la lagune Ébrié dorment des cadavres
sans vie qui attendent la solution des humains
pour remonter à la surface terrestre en vain

Dans ce vaste univers aquatique sans rêve
habitation paisible des poissons sans entraves
croupissent des êtres sans vie au fond des eaux

Plate et lisse est la surface monotone des eaux
profondes au milieu de la terre et innocentes
cachettes encore des secrets jamais révélés.

Bernard NKOUNKOU