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Centrafrique: qui est Patrice-Édouard Ngaïssona, l’ancien chef de guerre anti-balaka élu à la CAF ?

février 7, 2018
Patrice-Édouard Ngaïssona, ancien chef de guerre anti-balaka, désormais membre du conseil d’administration de la CAF. © DR / Copie d’écran Facebook

L’élection de Patrice Edouard Ngaïssona au Comité exécutif de la CAF fait polémique. De forts soupçons pèsent en effet sur le rôle qu’a joué dans la guerre civile centrafricaine cet ancien « coordinateur » auto-proclamé des anti-balaka.

D’habitude, les élections au Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) se déroulent dans une certaine confidentialité et ne déchaînent pas la passion médiatique. Mais celle qui a été organisée à Casablanca vendredi 2 février, en marge de la phase finale du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) a produit son petit effet. Ahmad Ahmad, qui ne déteste pas que la CAF qu’il préside depuis mars dernier fasse parler d’elle, est servi. Mais pas forcément comme il l’espérait.

C’est que cette fois, c’est Patrice Edouard Ngaïssona, président de la Fédération centrafricaine de football depuis 2008, qui a été élu au Comité exécutif en tant que représentant de la zone Centre, face au gabonais Pierre-Alain Mounguengui (30 voix contre 23 plus une abstention).

« Coordinateur politique » des anti-balaka

Image d’archive datant de 2013, montrant un groupe de miliciens anti-balaka à Bangui. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Comme d’autres, il a du sang sur les mains

En 2014, ce businessman centrafricain, également passé par la politique, se présentait comme le « coordinateur politique » des milices anti-balaka. En février de la même année, il a même échappé de peu à une arrestation, parvenant à prendre la fuite en pleine opération menée conjointement à Bangui par la Misca (la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine) et l’armée française.

Selon une source militaire française qui se confiait alors à Jeune Afrique, l’homme était alors à la tête d’une faction anti-balaka « bien équipée, composée notamment d’officiers des Forces armées centrafricaines et d’ex-membres de la garde présidentielle, opérant principalement à Boy-Rabe », un quartier de Bangui.

Ex-ministre de Bozizé, proche de Touadéra

Finalement arrêté en février 2014 au Congo-Brazzaville, il avait ensuite été remis à la Misca. Il sera remis en liberté sous contrôle judiciaire en avril de la même année, après avoir été auditionné par la gendarmerie centrafricaine. En 2015, il a tenté un retour sur le devant de la scène politique, en présentant sa candidature à la présidentielle. Candidature finalement rejetée par la Cour constitutionnelle.

« Comme d’autres, il a du sang sur les mains », glisse à Jeune Afrique un diplomate. Décrit comme un homme « autoritaire », Ngaïssona, très bien implanté dans le IVe arrondissement de Bangui, est un dur. « C’est un vrai leader, qui n’accepte pas vraiment d’être contredit », poursuit ce diplomate français.

« Il a su s’attirer les bonnes grâces de l’actuel chef de l’État, Faustin-Archange Touadéra, notamment en mobilisant les électeurs dans les régions favorables à François Bozizé », explique un membre du Kwa Na Kwa (KNK), le parti du chef de l’État qui a pris la fuite en 2013. « Quand la justice centrafricaine fonctionnera normalement, Ngaïssona devrait logiquement répondre de ses actes », assène cette source.

Touche-à-tout sulfureux

Avant de devenir le « coordinateur » auto proclamé des anti-balaka, il fut également ministre des Sports sous la présidence de François Bozizé. Ngaïssona a aussi été député, et a notamment assumé les charges de premier questeur à l’Assemblée nationale et de vice-président de la commission des finances.

« C’est un homme à qui je ne confierais pas mes affaires », souligne un ancien membre de la FIFA, qui a croisé ce touche-à-tout sulfureux à plusieurs reprises. Car Ngaïssona adore le football. Il fût président du Stade Centrafricain, un des meilleurs clubs du pays (quatre titres de champion, deux coupes nationales) où il est resté très influent. Et, depuis le mois de juillet dernier, il succédé au Tchadien Moktar Mamoud à la présidence de l’Union des fédérations de Football de l’Afrique Centrale (UNFFAC).

Ses partisans le défendent

Willy Kongo, le team manager de la sélection nationale centrafricaine, côtoie Ngaïssona régulièrement et loue son implication dans le football du pays. « Sous sa présidence, on a remporté la Coupe de la CEMAC en 2009, à Bangui et atteint la finale en 2013, au Gabon. Il a aussi permis au championnat de se dérouler dans des conditions à peu près normales, notamment à Bangui, pendant les événements qui ont secoué le pays », assure Willy Kongo.

« Et malgré cette situation, la sélection centrafricaine a pu s’engager dans toutes les compétitions officielles et disputer des matchs amicaux. Il a mis de son argent personnel pour que les choses fonctionnent. C’est quelqu’un qui aime vraiment son pays », continue-t-il, qui affirme qu’« il est apprécié en Centrafrique pour ce qu’il fait pour le football. »

Le Maroc est une terre bénie pour moi aujourd’hui

Après son élection au Comité exécutif de la CAF, Ngaïssona – dont la femme et les enfants résident en Île-de-France – s’est félicité de cette élection. « Le Maroc est une terre bénie pour moi aujourd’hui », a-t-il ainsi déclaré à l’AFP, tandis que plusieurs voix se sont élevées au sein des ONG de défense des droits de l’homme pour s’émouvoir de la situation.

Le Parti centrafricain pour l’unité et le développement (PCUD), qu’il a fondé en 2014, a publié un communiqué de presse, affirmant que le groupe armé que dirigeait Ngaïssona « n’est qu’une résistance populaire face à l’invasion de la RCA par des mercenaires de la coalition séléka ». La Confédération africaine de football et ses membres n’ont, de leur côté, fait aucun commentaire. Mais en privé, certains avouent « ne pas être emballés » à l’idée de siéger en compagnie d’un homme à la réputation aussi sulfureuse…

Jeuneafrique.com par

Élection à la CAF : Chute du dinosaure camerounais Issa Hayatou

mars 16, 2017

Le malgache Ahmad Ahmad, nouveau président de la CAF

Issa Hayatou a été battu ! Président de la Confédération africaine de football (CAF) depuis 1988, le Camerounais n’effectuera pas un huitième mandat. Le mandat de trop ! C’est le (très inconnu) Malgache, Ahmad Ahmad (notre photo), qui a été élu président de la CAF, ce jeudi, 16 mars, à Addis Abeba (Ethiopie). Une journée noire pour Issa Hayatou et le football camerounais dont les autorités l’avaient, fortement, soutenu dans cette entreprise (à risque).

Ahmad Ahmad (qui craignait la fraude à tort) devrait féliciter Hayatou d’avoir rendu le vote transparent, ce qui lui a permis de gagner à la régulière, sans tricherie. Lui qui criait au hold up certain ! Il a, en effet, obtenu les suffrages de 34 des 54 fédérations africaines votantes lors du scrutin, Issa Hayatou obtenant les 20 autres voix, selon les résultats officiels communiqués à l’Assemblée générale de la CAF.

Ancien ministre malgache des Sports puis de la Pêche, Ahmad Ahmad, nouveau président de la Confédération africaine de football (CAF), est présenté comme un homme plutôt discret. Mais efficace…

Lors de ces multiples rencontres avec les hautes sphères du continent africain, notamment durant la CAN au Gabon juste après l’annonce de sa candidature, puis lors de ses déplacements dans plusieurs pays, ce membre de l’éthnie Sakalava, de confession musulmane, avait réussi à faire adhérer à son projet les quatorze fédérations de la Cosafa (Afrique australe). D’autres leur ont depuis emboîté le pas.

Sur l’échiquier du football africain, Madagascar fait partie des pays dont on parle peu. La sélection nationale n’a jamais participé à aucune compétition internationale, ses clubs passent rarement plus d’un tour lors des coupes d’Afrique, et même s’il n’est jamais simple d’aller jouer au stade Mahamasina d’Antananarivo – l’Égypte, le Sénégal, la RD Congo et le Nigeria y ont laissé des plumes dans un passé plus ou moins récent – le football de la Grande Île fait rarement parler de lui.

« Nous avons tout de même été champions d’Afrique de beach soccer en 2015, et nous avions obtenu l’organisation de la CAN 2017 des moins de 17 ans, jusqu’à ce que la CAF nous la retire, pour des motifs (retards dans les travaux au stade de Mahamasina) que nous contestons », nous avait rappelé Ahmad Ahmad au mois de février.

Des soutiens de la FIFA

Les nouvelles autorités de la FIFA auront joué un rôle déterminant pour faire abattre celui qui était considéré comme le dernier dinosaure du football mondial, après la chute du Suisse, Sepp Blatter et du Français, Michel Platini.

En voyage, en Afrique, le mois dernier, le nouveau président de la FIFA, l’Italo-Suisse, Gianni Infantino, avait, clairement, appelé à voter contre la réélection d’Issa Hayatou à la présidence de la CAF, militant pour le renouvellement de l’appareil dirigeant de la CAF. Il en a été de même pour la secrétaire générale de la FIFA, la Sénégalaise, Fatma Samba Diouf Samoura, qui, de son côté, aurait mobilisé les fédérations de l’Afrique de l’Ouest à commencer par celles du Sénégal et de la Côte d’Ivoire.

Certaines, comme Djibouti, l’avaient annoncé publiquement. Les dix-neuf autres (Ahmad s’est largement imposé par 34 voix contre 20) ont préféré l’intimité offerte par le secret du vote pour valider leur choix. « Je pense que certains ont voté pour Ahmad car ils voulaient qu’Hayatou s’en aille. Non pas que son bilan soit mauvais, car il a fait passer le football africain dans l’ère de la modernité. Mais il s’agissait plus d’une question de personne. Sept mandats, c’est énorme. Et le management d’Hayatou dérangeait, même parmi ses soutiens. Mais des fédérations ont aussi voté pour Ahmad car elles adhèrent à son projet.

Des soupçons de corruption, pas de preuves

Ahmad, qui a fait son apparition dans l’organigramme de la CAF lors du Congrès de Marrakech en mars 2013, en tant que membre du Comité exécutif représentant la zone Sud, avait déjà créée une surprise de taille, en écartant le Sud-Africain Dany Jordaan, président du comité d’organisation de la Coupe du monde 2010.

« Il est discret, mais efficace. Il sait avancer ses pions intelligemment. C’est un politique. Il a été nommé sénateur par le chef de l’État, lequel lui a accordé son soutien lorsqu’il a décidé d’être candidat contre Hayatou. Il ne fait pas d’esbroufe. Ahmad est un homme de réseaux. À la CAF, il a tissé de bonnes relations avec les fédérations d’Afrique australe. En Afrique de l’Ouest également, il a des appuis », poursuit notre source.

Dans son pays, le nouveau président de la CAF a été plusieurs fois cité par la presse locale dans une affaire de trafic de crabes lorsqu’il détenait le portefeuille de la Pêche (en 2015). Et le Sunday Times, sans apporter de preuves, avait évoqué une possible corruption du malgache par le Qatar lors de l’attribution de la Coupe du monde 2022 au petit émirat. « L’argent du Qatar était destiné à la fédération malgache pour organiser l’élection du président, au développement du football dans mon pays. Mais en aucun cas à acheter ma voix », nous avait assuré Ahmad quelques semaines avant son élection à Addis Abeba.

Quel avenir pour Issa Hayatou ?

Un malheur ne venant jamais seul, Issa Hayatou risque de souffrir dans l’avenir, des enquêtes diverses devant être diligentées pour s’assurer de la régularité des contrats de sponsoring signés lors des compétitions internationales, et si ceux-ci n’ont pas fait l’objet de rétro commissions. Les nouvelles autorités de la FIFA entendent, en effet, y voir clair.

Afriqueeducation.com avec Jeuneafrique.com

Football : le Malgache Ahmad Ahmad élu président de la CAF

mars 16, 2017

Issa Hayatou, en février 2016, à Zurich, en Suisse. © Michael Probst/AP/SIPA

Le Camerounais Issa Hayatou, en poste depuis près de 30 ans, cède sa place au Malgache Ahmad Ahmad. Celui-ci a été élu mercredi président de la Confédération africaine de football pour un mandat de quatre ans, lors d’une assemblée générale à Addis Abeba.

À 57 ans, Ahmad Ahmad, le président de la fédération malgache, a été a été élu président de la CAF avec 14 voix d’avance sur Issa Hayatou, qui dirige l’instance depuis 1988, lors d’un congrès de l’instance à Addis Abeba, jeudi 16 mars.

L’unique rival du patron de football depuis plus de trente ans, candidat à un 8e mandat, avait profité de sa présence à Libreville le 13 janvier, à la veille du coup d’envoi de la CAN 2017, pour annoncer officiellement sa décision de se porter candidat.

Sa candidature avait obtenu quelques jours plus tard le soutien des présidents des 14 fédérations de la Cosafa  (Conseil des fédérations d’Afrique australe), une position qui avait crispé les relations entre la CAF et la Cosafa.

Jeuneafrique.com

CAN 2017 : « Carton rouge pour Ali Bongo ! »

janvier 9, 2017

Notre chroniqueur dénonce le maintien au Gabon de la compétition de football panafricaine malgré la « réélection » contestée du président gabonais.

A Libreville, après la validation de la présidentielle gabonaise par le Conseil constitutionnel, le 24 septembre 2016. Crédits : REUTERS
Samedi 14 janvier débutera la 31e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) au Gabon. Pendant trois semaines, la grand-messe du foot africain se déroulera dans un pays dont le président a tordu le bras des institutions pour se maintenir au pouvoir. La Confédération africaine de football (CAF) aurait dû retirer l’organisation de ce rendez-vous continental à un Etat dont le chef n’a cure de l’expression de ses concitoyens.

Ali Bongo, soucieux de se donner une image lisse et moderne, pourra bien se pavaner lors des festivités marquant le début de la CAN. Mais les Gabonais et les progressistes africains, dans leur majorité, n’oublieront pas le scandale du décompte des voix dans la province du Haut-Ogooué. Pour rappel, le président sortant avait engrangé 95 % des voix dans cette province avec un taux de participation fantaisiste de 99,3 % lors de la présidentielle d’août 2016. Le ridicule à son comble.

Il s’en est suivi un pays qui a basculé dans la violence avec une répression féroce des manifestants par le régime de Bongo et de nombreux morts à la clé. Ali Bongo ne se soucie pas des vies perdues à cause de sa soif de pouvoir. Il s’est autoproclamé président sans crainte de s’exposer aux rires du monde entier. La décence est un privilège avec lequel le locataire du palais du bord de mer ne semble pas s’embarrasser.

Un président illégitime

Le maintien de l’attribution de la CAN au Gabon est au mieux une erreur, au pire un manque de respect total vis-à-vis des Gabonais qui devront encore « se coltiner » un président illégitime. Ali Bongo a triché pour continuer d’exercer un pouvoir au mépris des aspirations au changement exprimées dans les urnes par ses concitoyens. Le carton rouge que lui ont infligé les Gabonais a été annulé par la CAF, qui le réhabilite et approuve ainsi la violation du suffrage d’un peuple.

Le message que la CAF et son éternel président Issa Hayatou lancent au peuple gabonais est clair : sa souffrance et, surtout, son droit au respect ne sont guère leur préoccupation.

Lire aussi :   Bongo le Second : un braquage à la gabonaise

L’industrie du football est finalement à l’image de notre monde. Pendant que les satrapes gouvernent en se jouant des règles du jeu démocratique, le business continue. On est dans une entreprise résolue à fructifier le pactole que génère le sport de haut niveau, entre financements publics, sponsors et droits télévisés. Si les dirigeants de la CAF et des fédérations nationales peuvent, en passant, égayer les férus du ballon rond, mettre de l’ambiance dans les capitales africaines et anesthésier la souffrance des peuples, tant mieux. Les valeurs attendront.

Mais le sport ne peut se dissocier longtemps de l’éthique. Le football ne peut occuper une part importante dans la société et se payer le luxe de ne pas se soucier de nos aspirations à la démocratie et à la liberté. Il n’y a qu’à observer le vent de fraîcheur que la première qualification de la Guinée-Bissau apporte à ce peuple martyrisé depuis l’indépendance du pays pour mesurer l’importance de ce qui est devenu plus qu’un divertissement.

Le football occupe une place importante dans nos vies, et ses dirigeants ont l’obligation de faire des efforts afin de prendre en compte les désirs de la jeunesse de voir émerger une Afrique meilleure.

Forfaiture

Ali Bongo, son administration et son armée de conseillers feront de cet événement sportif un énième moyen de communication à outrance pour asseoir sa légitimité de président « réélu ». Mais celle-ci lui fera toujours défaut durant ce deuxième mandat car, même s’il a mis tout le monde devant le fait accompli, personne n’oubliera le Haut-Ogooué et ses électeurs « massivement sortis exercer leur devoir citoyen ».

Bongo est comme un joueur exclu qui resterait quand même sur le terrain. Un joueur qui va rester encore sept longues années, car il s’est arrogé le droit de définir les règles de la compétition et de les violer à sa guise.

Néanmoins, malgré mon opposition à l’organisation de la CAN au Gabon qui volontairement légitime la forfaiture d’Ali Bongo, je regarderai tous les matchs, avouant ainsi une faiblesse qui peut être, à juste titre, considérée comme une incohérence. Je serai au premier rang pour suivre les exploits de mes champions, puisque, cette année, les Lions de la Téranga – l’équipe du Sénégal – sont encore favoris pour le titre. L’amour pour le ballon rond est au-delà de la raison critique. En cela, comme le souligne l’écrivain et philosophe argentin Fabian Casas, « le football est intellectuellement indéfendable ».

Lemonde.fr par Hamidou Anne, chroniqueur Le Monde Afrique, Dakar

Hamidou Anne est membre du cercle de réflexion L’Afrique des idées.

Football : la CAF suspend le Maroc pour les CAN 2017 et 2019

février 6, 2015

Issa Hayatou, le président de la CAF.
Issa Hayatou, le président de la CAF. © Khaled Desouki/AFP

Réuni à Malabo, le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a annoncé vendredi la suspension du Maroc pour les CAN 2017 et 2019. Une amende réglementaire d’un million de dollars a également été infligée à la Fédération royale marocaine de football.

En marge de la 30e édition de la Coupe d’Afrique des nations en Guinée équatoriale, la Confédération africaine de football (CAF) a décidé, le 6 janvier, de suspendre la sélection marocaine de football pour les CAN 2017 et 2019.

Dans un communiqué publié sur le site de la CAF, son comité exécutif a également indiqué qu’une « amende réglementaire » d’un million de dollars a été infligée à la Fédération royale marocaine de football.

Des décisions de la CAF interviennent à la suite du « refus de Maroc d’abriter [la CAN 2015] aux dates prévues », a rappelé le communiqué.

La CAF a enfin décidé « par une mesure distincte de mettre à la charge de la Fédération royale marocaine de football la somme de 8 050 000 euros en réparation de l’ensemble des préjudices matériels subis » par la Confédération africaine de football et les parties prenantes « du fait du désistement survenu ».

Le président de la Fédération tunisienne de football suspendu de toutes fonctions

par ailleurs, le président de la Fédération tunisienne (FTF), Wadie Jary, a été suspendu de toutes activités liées à la Confédération africaine (CAF), cette dernière donnant à la FTF jusqu’au 31 mars 2015 pour présenter des excuses sous peine de disqualification de la Tunisie à la CAN-2017. Une décision qui intervient quelques jours après que le président de la FTF a lui-même annoncé sa démission de la Commission d’organisation de la CAN de la CAF, dont il était membre depuis mai 2013.

La Tunisie avait été éliminée en quarts de finale de la CAN-2015 sur un penalty inexistant en faveur du pays-hôte, la Guinée-équatoriale. Cette rencontre avait suscité la colère du camp tunisien et notamment deWadie Jary. La Confédération africaine suspend M. Jary « jusqu’à ce qu’une lettre d’excuses soit présentée ou que des preuves irréfutables et tangibles soient présentées afin d’étayer les propos faisant état de partialité de la CAF et de la volonté de nuire à la sélection tunisienne ».

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Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula

CAN: la Fédération tunisienne dénonce les « manigances » de la CAF

février 1, 2015

CAN: la Fédération tunisienne dénonce les « manigances » de la CAF © AFP

La Fédération tunisienne (FTF) a critiqué dimanche les « manigances » de la Confédération africaine (CAF), accusée d’avoir désigné un « arbitre maison » pour « satisfaire l’équipe locale », la Guinée équatoriale vainqueur la veille du quart de finale de la CAN-2015 (2-1 a. p. ).

« Ce n’est pas un vol, c’est pratiquement un viol », a déclaré à l’AFP Hichem Ben Omrane, chef de la délégation tunisienne à Bata et membre du bureau exécutif de la FTF. « Il y a une sorte de hold-up pour satisfaire l’équipe locale. La CAF a désigné un arbitre maison, qu’elle désigne à chaque fois pour ses sales besognes. Il est malhonnête, sans foi ni loi. Il faut que la CAF arrête ses manigances.  »

L’arbitre mauricien Rajindraparsad Seechurn a sifflé un penalty très litigieux en faveur de la Guinée équatoriale dans les arrêts de jeu du temps règlementaire, transformé par Balboa (90+3) et entraînant une prolongation où le même joueur a fait la décision sur un coup franc.

« La Guinée équatoriale a organisé la CAN, a fait des concessions avec des difficultés et des risques, sûrement que la CAF doit la soutenir », a aussi avancé M. Ben Omrane. « On est attaqués par la CAF gratuitement, il y a des intérêts personnels au comité exécutif.  »

Interrogé sur d’éventuelles suites disciplinaires à l’encontre des joueurs tunisiens qui ont essayé de molester l’arbitre, M. Ben Omrane a répondu: « Ils (la CAF) savent que l’arbitre a fait des gaffes, s’il y a des sanctions, elles seront seulement financières. Les nerfs ont flanché, c’est vrai, mais il y a eu tout au long du match des décisions arbitrales fausses, les joueurs se sentent lésés. Avec, cerise sur le gâteau, ce penalty à la 92e minute.  »

« On va écrire un rapport à la Fifa pour mettre un terme à ce genre de manigances, parce que c’est le foot africain qui est perdant, ils ont touché à l’image de marque du foot africain », a-t-il aussi avancé.

Afin de montrer son mécontentement, selon son entourage, le président de la FTF, Wadie Jary, « a présenté ce jour sa démission de la Commission d’organisation de la CAN de la CAF dont il est membre depuis le mois de mai 2013 », a annoncé la Fédération tunisienne dans un communiqué lapidaire.

Jeuneafrique.com avec AFP

Football : la CAN 2015 se déroulera en Guinée équatoriale

novembre 14, 2014

La Coupe d'Afrique des nations devrait débuter le 17 janvier.
La Coupe d’Afrique des nations devrait débuter le 17 janvier. © AFP

La CAN 2015 sera organisée en Guinée équatoriale, selon un membre du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) joint par « Jeune Afrique ». La décision doit être officiellement annoncée dans la journée.

La Coupe d’Afrique des nations 2015 se tiendra finalement en Guinée équatoriale. C’est, selon un membre du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), ce qui doit être officiellement annoncé ce vendredi 14 novembre. Cette décision fait suite à celle de retirer l’organisation de la compétition au Maroc, qui réclamait son report en raison, officiellement, de l’épidémie de virus Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest.

Les rumeurs étaient allées bon train ces derniers jours, allant jusqu’à mentionner une tenue de la compétition en dehors d’Afrique, notamment au Qatar, qui avait annoncé accepter d’apporter son aide à l’organisation. Peu de pays africains disposaient en revanche des infrastructures nécessaires, dans un délai aussi court, en dehors du Gabon et de la Guinée équatoriale, pays hôtes de la précédente édition.

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Jeuneafrique.com par Mathieu OLIVIER

Foot: la CAN 2015 n’aura pas lieu au Maroc, le Maroc disqualifié

novembre 11, 2014

Foot: la CAN 2015 n?aura pas lieu au Maroc, le Maroc disqualifié
Foot: la CAN 2015 n?aura pas lieu au Maroc, le Maroc disqualifié © AFP

La Coupe d?Afrique des nations (CAN) 2015 n’aura pas lieu au Maroc et l’équipe nationale de ce pays est disqualifiée, en raison du « refus du Maroc d?organiser la compétition » aux dates prévues (17 janvier-8 février), a annoncé mardi la Confédération africaine de football (CAF).

Le Maroc, qui devait être le pays organisateur, avait demandé à plusieurs reprises à la CAF le report de la CAN à cause de l’épidémie d’Ebola, ce que l’instance suprême du football africain a exclu. La CAF annoncera « sous peu » le pays choisi pour accueillir la compétition à la place du Maroc, a-t-elle indiqué à l’issue de son Comité exécutif au Caire.

Jeuneafrique.com avec AFP

Afrique centrale et occidentale au rendez-vous des prochaines CAN 2019, 2021 et 2023

septembre 21, 2014

 

Des supporters camerounais à Yaoundé, le 17 novembre 2014.
Des supporters camerounais à Yaoundé, le 17 novembre 2014. © AFP

En choisissant samedi de donner la Coupe d’Afrique des nations (CAN) au Cameroun en 2019, à la Côte d’Ivoire en 2021 et la Guinée en 2023, la Confédération africaine de football (CAF) a mis à l’honneur l’Ouest et le centre du continent.

« Si l’on prête attention au football au jour d’aujourd’hui, on remarque que l’Afrique de l’Ouest est l’endroit d’Afrique qui domine le football », a dit Lambert Feh Kesse, président du Comité national de pilotage de la candidature ivoirienne. « Aussi, il est juste de récompenser cet état de fait », a-t-il ajouté, alors que le pays n’a plus organisé le tournoi depuis 1984.

Le Cameroun est également le grand vainqueur de cette annonce qui a été faite à Addis Abeba, au siège de l’Union africaine (UA), par Issa Hayatou, président de la Confédération africaine de football (CAF). « Il faut remonter à 1972 pour retrouver date de la dernière organisation de la CAN au Cameroun », a rappelé Adoum Garoua, ministre camerounais des sports. « Vous pouvez ainsi imaginer l’importance de la nouvelle pour les habitants », a-t-il ajouté.

L’annonce du pays organisateur de la CAN-2023 a constitué une surprise car la CAF devait seulement effectuer des annonces pour les éditions 2019 et 2021. D’autant que la Guinée est durement touchée par le virus Ebola. « Nous avons fait une bonne présentation à la CAF », a expliqué le ministre guinéen des télécommunications Oye Guilavogui. « Certes, Ebola constitue actuellement un véritable défi pour le pays mais nous allons avoir beaucoup de temps d’ici 2023 pour organiser la compétition ».

L’Algérie et la Zambie étaient les autres candidats à ces éditions de la CAN et n’ont donc pas été choisis par les quatorze membres du comité exécutif de la CAF qui ont pris part au vote. Mais la CAF est aussi à la recherche d’un pays d’accueil pour l’édition 2017, initialement attribuée à la Libye. Tripoli s’est désisté en raison des troubles qui agitent régulièrement le pays.

L’Algérie, qui a accueilli la compétition pour la dernière fois en 1990, a déjà fait part de son intérêt pour 2017. La prochaine édition de la CAN aura lieu au Maroc en janvier et février prochains. La dernière édition, disputée en Afrique du Sud en 2013, a été remportée par le Nigeria

Jeuneafrique.com avec AFP

Eliminatoires CAN 2015 : le Congo qualifié à la place du Rwanda disqualifié

août 17, 2014
Les Diables Rouges du Congo

Les Diables Rouges du Congo

La Commission d’organisation de la Coupe d’Afrique des nations de la Confédération africaine de football (CAF) a disqualifié le Rwanda des éliminatoires de cette compétition, Maroc 2015, coupable à ses yeux d’avoir éliminé un joueur non qualifié contre le Congo, lequel a été repêché pour poursuivre la compétition, a annoncé dimanche l’instance continentale.

Cette décision fait suite à une réserve formulée par la Fédération congolaise de football (FECOFOOT) au cours du match aller Congo/Rwanda disputé le 20 juillet 2014 à Pointe-Noire et portant sur l’éligibilité du joueur Birori Dady, sociétaire de l’AS Vita Club de Kinshasa avec la nationalité congolaise (RDC), une autre identité, Etekiama Agiti Tady, et un âge différent, indique la CAF sur son site officiel.

L’attaquant rwandais était soupçonné par les Congolais de posséder deux identités et autant de passeports. Sur la feuille de match du 20 juillet, la date de naissance de Birori était le 12 décembre 1986 à Kinshasa. Le joueur de l’AS Vita Club, qui participe aux matches du club congolais sous le nom d’Agiti Taddy Etekiama et une date de naissance différente (13 décembre 1990) n’avait d’ailleurs pas participé au match retour à Kigali le 2 août dernier, pas plus qu’il n’a joué dimanche 10 août en Ligue des Champions en Égypte face au Zamalek Le Caire (1-0).

Deux passeports, une signature

« Une autre date de naissance, en 1980, aurait même été trouvée », assure une source proche du dossier. « De plus, on a remarqué que les deux passeports comportaient la même signature, et que c’était bien le même joueur sur les photos. »

La fédération congolaise, qui a défendu son dossier devant la CAF et avait demandé que Birori et Etekiama – supposés être deux joueurs différents – soient entendus simultanément au siège de la CAF au Caire a donc obtenu gain de cause, puisqu’un seul – et pour cause – a répondu à la convocation le 11 août. Il a été suspendu par l’institution.

Appréciation et décision de la CAF

« Suite à l’enquête ouverte par la CAF, sur la base des documents fournis par les fédérations du Rwanda, du Congo et de la RD Congo, et après audition du joueur au siège de la CAF le 11 août 2014, il a été possible d’établir que les deux identités ne renvoient qu’à une seule et même personne », poursuit-elle.

C’est la base de ces éléments et bien d’autres que la Commission d’organisation de la CAN 2015 a décidé de suspendre immédiatement le joueur Etekiama Agiti Tady / Birori Dady jusqu’ à nouvel ordre et confirme son interdiction de jouer en club et équipe nationale.

Elle déclare, en outre, le Rwanda perdant de sa rencontre contre le Congo, confirmant définitivement son élimination de la compétition et son remplacement par le Congo dans le groupe A de la dernière phase éliminatoire pour la CAN 2015, en compagnie du Nigeria, de l’Afrique du Sud et du Soudan.

Qualifié sur le terrain face au Congo (0-2, 2-0 et 4-3 aux tirs au but) pour le dernier tour qualificatif de la CAN 2015, le Rwanda a été éliminé sur tapis vert par la CAF, suite à la réserve posé par son adversaire à propos de l’attaquant Dady Birori.

Attitude et réaction de Claude Le Roy

De retour en France le week-end dernier, Claude Le Roy s’était montré très confiant sur les chances de voir sa sélection repêchée par la CAF pour le troisième tour des qualifications à la CAN 2015, quelques jours après l’élimination des Diables Rouges à Kigali. Le gouvernement du football africain a donné raison à la fédération congolaise, laquelle avait posé une réserve après le match aller disputé à Pointe-Noire le 20 juillet dernier (2-0) à propos de Dady Birori.

Claude Le Roy va devoir préparer les deux matches de septembre au Nigeria (le 5 ou le 6), puis à domicile face au Soudan (le 10) pour le compte d’un groupe A complété par l’Afrique du Sud. En sachant que le Nigeria, aux prises avec la secte islamiste Boko Haram, est un des pays les plus durement touchés par le virus Ebola. « Et je ne serais pas surpris que le match soit délocalisé », avance Le Roy…
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Apanews.net avec Jeuneafrique par Alexis Billebault