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Centrafrique: trois morts et vingt blessés dans des violences à Bangui

novembre 12, 2017

Bangui – Un café de Bangui a été attaqué samedi soir à la grenade, faisant plus d’une vingtaine de blessés, un incident suivi par des représailles qui ont fait trois morts, premières violences significatives dans la capitale centrafricaine depuis début 2017.

L’ attaque par des hommes non identifiés contre ce café où jouait un célèbre chanteur local, s’est produite dans un quartier qui a longtemps été l’épicentre des violences communautaires qui ont secoué Bangui ces dernières années.

Le café visé, « Au carrefour de la paix », se situe à la limite des 3ème et 5ème arrondissement, dans le quartier musulman – et poumon commercial de la ville – du « PK5 ».

« Deux individus sur une moto ont lancé samedi soir une grenade dans le café » où se produisait le chanteur centrafricain Ozaguin, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la mission de paix en RCA (Minusca), Hervé Verhoosel, joint par téléphone depuis Libreville.

Des membres du groupe du chanteur ont été blessés et emmenés à l’hôpital communautaire de Bangui, selon la même source. A ce même hôpital, un médecin a fait état de 21 blessés reçus aux urgences.

Selon une responsable locale de Médecins sans frontières (MSF), sept autres blessés ont été évacués sur un autre centre de santé, dans le quartier Sica.

Dimanche matin, la situation était très tendue aux alentours du PK5, où les corps de trois jeunes hommes ont été ramenés à la morgue de la mosquée locale, a constaté un correspondant de l’AFP.

Deux des victimes ont été égorgées, et une autre battue à mort. « Ce sont deux taxis-moto et un jeune qui se promenait dans le quartier », a expliqué sur place un notable du quartier qui a requis l’nonymat. Tous les trois auraient été tués dans la nuit en représailles après l’attaque.

« Ce sont des innocents », a condamné le même notable, appelant la population locale au calme mais disant « partager la colère » des proches des victimes. Des tirs sporadiques pouvaient être entendus dans le quartier, où patrouillaient des habitants en armes, membres de groupes « d’auto-défense ».

Un engin blindé des casques bleus de la Minusca était présent à l’entrée du PK5, sur l’avenue Koudoukou, où la circulation était très réduite.

-‘Perdre l’espoir’-

Le quartier majoritairement musulman du PK5, à Bangui, a été longtemps l’un des épicentres de la grave crise politico-militaire qui secoue la Centrafrique depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par l’ex-rébellion à dominante musulmane de la Séléka, et une contre-offensive des milices antibalaka pro-chrétiennes.

Les interventions armées de la France (2013-2016) et de l’ONU (environ 12.500 hommes) ont depuis lors réduit considérablement les violences, en particulier à Bangui cette année. Mais celles-ci ont repris en intensité en province depuis le départ de la force française Sangaris.

Des groupes armés et des milices s’affrontent désormais pour le contrôle des ressources dans ce pays de 4,5 millions d’habitants, l’un des plus pauvres au monde.

Dans une courte vidéo publiée sur facebook, l’artiste Ozaguin, chanteur très en vue dans son pays où il est surnommé le roi de la rumba centrafricaine, a confirmé que six de ces musiciens avaient été blessés dans l’attaque à la grenade.

Il s’est dit étonné de ne pas avoir été lui-même blessé par des éclats de grenade et a remercié Dieu et ses fans pour leur soutien.

« Ozaguin était venu se produire ici pour faire en sorte que tous les Centrafricains, musulmans et chrétiens, se retrouvent ici dans la cohésion sociale », a expliqué à l’AFP le propriétaire du café visé, Issiakou Guymba.

« Un groupe de gens non-identifiés est venu sur une moto-taxi, ils ont jeté une ou des grenades au milieu de la foule », a-t-il raconté. « Cela nous fait perdre l’espoir, quand des gens viennent semer comme ça la panique dans la population ».

Romandie.com avec(©AFP / 12 novembre 2017 14h07)                                            

Suisse: fusillade dans un café à Bâle, deux morts, un blessé grave

mars 9, 2017

Genève – Deux hommes armés ont tué deux personnes et gravement blessé une troisième dans un café de Bâle, dans le nord-ouest de la Suisse, en tirant à plusieurs reprises sur les clients, a indiqué le parquet de Bâle.

Aucun détail n’a été divulgué sur les suspects, encore en fuite, et sur leurs motivations.

Vers 20h15 (19h15 GMT) les « deux hommes sont entrés dans le Café 56 et ont ouvert le feu à plusieurs reprises. Deux des clients ont été tués. Un autre est dans un état critique », a expliqué le parquet de Bâle dans un communiqué.

Un impact de balle était clairement visible sur l’une des fenêtres de l’établissement, un petit café d’angle de rue situé dans un quartier assez résidentiel, a pu constater un photographe de l’AFP.

Les victimes n’ont pas encore été identifiées.

Aucun autre client de l’établissement n’a été blessé.

L’alerte avait été donnée par des passants.

« Le déroulement exact des faits et la raison de l’attaque ne sont pas encore connus et font l’objet d’une enquête », a souligné le parquet fédéral.

Malgré les recherches de la police, les auteurs de la fusillade couraient toujours dans la nuit de jeudi à vendredi.

D’après les éléments dont disposent les enquêteurs, les deux hommes ont quitté le café en direction de l’une des gares ferroviaires de la ville de Bâle, la gare badoise (Badischer Bahnhof).

La police a lancé un appel à toute personne pouvant disposer d’informations sur ces faits tragiques.

La rue où se trouve le café a été fermée au trafic pendant l’intervention des secours. Depuis, le périmètre de sécurité a été fortement réduit.

Vers 01h30 (00h30 GMT), seuls quelques membres de la police scientifique en combinaison blanche se trouvaient encore sur place, ainsi qu’une fourgonnette bleue de la police, selon le photographe de l’AFP.

« Le Café 56 n’a pas une mauvaise réputation », a indiqué un habitant du quartier au journal local Basler Zeitung. « C’était auparavant un établissement connu pour ses liens avec le monde de la drogue, mais depuis que le propriétaire a changé il y a plusieurs années c’est un établissement ordinaire », a raconté un autre badaud.

Les fusillades sont assez rares en Suisse, un pays où les hommes qui ont effectué leur service militaire peuvent conserver leur arme à domicile, comme réservistes. Ce droit suscite parfois la polémique, notamment lorsque ces armes sont utilisées dans des drames familiaux ou d’autres faits divers.

Selon les chiffres rapportés par la presse suisse, les armes détenues à domicile seraient au nombre de deux millions, pour une population de quelque 8 millions d’habitants.

Romandie.com avec(©AFP / 10 mars 2017 02h02)             

Le café est un combustible pouvant faire tourner des usines

novembre 12, 2016

Traversée d’une Afrique bientôt électrique (6). Lean Energy Solutions produit 40 tonnes par jour de briquettes des déchets agricoles, qui remplacent le gaz ou le diesel. Coca-Cola ou Unilever sont preneurs.

Les briquettes sont chargées dans la chaudière pour alimenter le foyer. Ici dans l’usine de textile de Spinners & Spinners, au Kenya.

Les briquettes sont chargées dans la chaudière pour alimenter le foyer. Ici dans l’usine de textile de Spinners & Spinners, au Kenya. Crédits : Matteo Maillard
Imaginons une scène du quotidien kényan. Un homme est attablé dans un des nombreux cafés bondés et bruyants du centre de Nairobi, la capitale. Il porte un pull rouge seyant tout en sirotant son soda glacé. Il ne se doute pas un instant qu’en effectuant ces gestes simples, revêtir ce pull et boire ce soda, il participe à une petite révolution verte pour les industries : la briquette écologique. Pour comprendre son origine, reculons de quelques mètres, derrière le comptoir où un barista s’agite devant sa machine à expresso. Les grains de café qu’il moud proviennent des hauts plateaux au centre du pays, dans la région du Mont Kenya. Là, dans les cultures de caféiers, des femmes en cueillent les fruits. Puis un procédé mécanique débarrasse la graine de son enveloppe. Cet exocarpe, impropre à la consommation, est écarté et jeté.

Faire tourner une usine avec les coques des graines de café

Mais depuis 2006, Lean Energy Solutions, une entreprise kényane, récupère ces déchets pour les valoriser. Elle a fourni aux ouvrières des plantations de grandes bâches en plastique noir et, contre rémunération, leur demande de verser les coques de café sur celles-ci afin qu’elles sèchent au soleil. Elles seront ensuite transportées par camion dans l’une des usines de briquettes de la société. Dans celle de Kiambu, près de Nairobi, il n’y a même pas besoin de transport. L’usine se trouve en face d’une fabrique de café. Depuis celle-ci, un convoyeur d’une cinquantaine de mètres a été construit au-dessus des bâtiments. Il transporte les coques, rachetées à moindre coût, jusque dans une grande salle où elles s’empilent sur plusieurs mètres.

Des empoyés de Lean Energy chargent le compresseur avec la sciure de bois et les coques de café. Ici dans l’usine de Kiambu de Lean Energy, près de Nairobi.

Des empoyés de Lean Energy chargent le compresseur avec la sciure de bois et les coques de café. Ici dans l’usine de Kiambu de Lean Energy, près de Nairobi. Crédits : Matteo Maillard

Puis les déchets végétaux du café sont mélangés à d’autres débris organiques récupérés par l’entreprise : la sciure de bois, la bagasse de canne à sucre et les résidus de charbon. Encore humide, le mélange traverse un immense séchoir au bout duquel un compresseur l’agglomère en des rondins friables, plus communément appelés briquettes à cause de leur important pouvoir calorifique. Chaque jour, dans cette usine, 80 tonnes de débris servent à produire 40 tonnes de briquettes que quatre camions porteront aux entreprises qui les achètent.

Un ouvrier remplit le séchoir des débris organiques. Crédits : Matteo Maillard

Lean Energy a passé des contrats avec douze sociétés basées au Kenya et deux en Tanzanie qui ont toutes installé une chaudière industrielle à cet effet. Parmi les clients les plus importants, on compte les géants de l’agroalimentaire Unilever, Coca-Cola, Pepsi-Cola et des sociétés de textile comme Spinners & Spinners. C’est dans les bâtiments de cette dernière que nous nous rendons pour observer comment des graines de café peuvent faire tourner une usine.

Crédits : Infographie Le Monde

La chaudière est une immense fournaise en fonte. Deux opérateurs la chargent de pelletées de briquettes afin de maintenir la pression entre 7,5 et 8,5 bars, jour et nuit. L’eau froide bout rapidement et produit une vapeur à 250 degrés qui se faufile à travers les conduits de l’entreprise de textile jusqu’au département des teintures où, par imprégnation et vaporisage, le pull de notre buveur de soda prend sa jolie teinture rouge carmin.

La fabrique de textiles de Spinners & Spinners à Nairobi.

La fabrique de textiles de Spinners & Spinners à Nairobi. Crédits : Matteo Maillard

D’ailleurs, qu’en est-il de son soda ? Il faut, pour le savoir, faire 350 kilomètres en direction de l’est du Kenya, dans l’usine Coca-Cola de Kisumu. Là, une chaudière semblable a été installée à l’extérieur du bâtiment. Comme pour l’autre, deux opérateurs de Lean Energy se chargent de l’alimenter. La vapeur produite est utilisée dans l’usine pour nettoyer les bouteilles en verre vides et dans la transformation du sirop concentré en boisson gazeuse.

La sciure de bois et les coques de café sont compressées pour faire les briquettes, dans l’usine de Kiambu de Lean Energy, à Nairobi.

La sciure de bois et les coques de café sont compressées pour faire les briquettes, dans l’usine de Kiambu de Lean Energy, à Nairobi. Crédits : Matteo Maillard

« Auparavant, toutes ces usines utilisaient des chaudières au mazout ou au diesel, explique Dinesh Tembhekar, directeur de Lean Energy. Pour les convaincre, nous leur avons proposé d’installer à nos frais notre chaudière à briquettes à côté de leur usine afin de produire une vapeur écologique qu’on leur vendait 25 % moins cher que leurs dépenses en mazout. Ainsi, ils étaient doublement gagnants. »

Dinesh Tembhekar, directeur de Lean Energy dans les nouveaux locaux.

Dinesh Tembhekar, directeur de Lean Energy dans les nouveaux locaux. Crédits : Matteo Maillard

Cette stratégie verte a permis à Lean Energy de signer des contrats de huit ans avec ces compagnies et de bénéficier d’une ligne de crédit de l’Agence française de développement (AFD, partenaire du Monde Afrique). « Produire une tonne de briquettes revient à créer 12 jours de main-d’œuvre pour un Kényan et à réduire d’une tonne les émissions de C02, poursuit-il. Les industries locales n’ont plus besoin d’importer du diesel ou du mazout des pays du Golfe. Tout est fait sur place, et reste sur place ».

Lean Energy emploie 400 personnes à travers le pays, dont une majorité de femmes en travail temporaire

Lean Energy emploie 400 personnes à travers le pays, dont une majorité de femmes en travail temporaire Crédits : Matteo Maillard

Modèle de succès kényan dans les énergies renouvelables, Lean Energy emploie 400 personnes à travers le pays, dont une majorité de femmes en travail temporaire. « Chaque année nous grandissons de 40 % et doublons notre personnel », lance M. Tembhekar. Une croissance insolente qui lui a permis d’installer son entreprise dans de nouveaux locaux et d’établir des partenariats avec le groupe français Schneider Electric. Désormais, elle investit aussi le marché du solaire en proposant des éclairages publics photovoltaïques et, à l’instar de D. Light ou de M-Kopa, des kits solaires domestiques pour les foyers kényans sans électricité.

Prochaine étape ? « Le marché rwandais puis, peut être, ougandais », confie-t-il à discrétion. Musique d’avenir ambitieuse. « Le continent est vaste, regorge de solutions énergétiques vertes et de ressources inépuisables. » Il tapote sur le bureau puis se redresse sur sa chaise. « Vous voulez un café ? »

L’abus de café peut être nocif, à plus de quatre expressos par jour

mai 27, 2015

La consommation de plus de 400 milligrammes de caféine par jour peut être nocive pour la santé, avertit mercredi l’Agence européenne pour la sécurité des aliments (Efsa). Cela correspond à plus de quatre expressos ou un mélange de café, sodas et boissons énergisantes.

L’Efsa a en conséquence recommandé, pour la première fois dans l’Union européenne, que soient fixées des doses journalières au-delà desquelles l’ingestion de caféine, provenant de toutes les sources alimentaires, peut être considérée comme à risque notamment en matière de troubles cardiovasculaires.

Pour un adulte, la dose journalière sans risque est fixée à 400 mg par jour, a précisé à l’AFP un porte-parole de l’Efsa. Un expresso en compte de 70 à 100 mg.

La dose est ramenée par l’Efsa à 200 mg pour les femmes enceintes, pour éviter des effets sur le fœtus, et à 3 mg par kilo de poids corporel pour les enfants et adolescents. Ces derniers sont surtout exposés via leur consommation de boissons énergisantes et de sodas de type coca, a-t-il ajouté.

« Le risque existe »
« Le risque pour la santé n’est pas énorme, mais il existe. Le principal message est que les consommateurs doivent prendre en compte les différentes sources de caféine, outre que le café », a commenté ce porte-parole.

L’agence a procédé à une revue des données existantes à la demande de la Commission européenne « car un certain nombre d’Etats membres avaient exprimé des préoccupations quant aux effets nocifs sur la santé de la consommation de caféine – en particulier les maladies cardiovasculaires, les problèmes liés au système nerveux central (par exemple, sommeil interrompu et anxiété), et les risques possibles pour la santé du foetus chez les femmes enceintes ».

Dans sept des treize pays étudiés par l’Efsa, une partie de la population adulte consomme plus que la dose de 400 mg. Le Danemark, arrive en tête, avec un taux de 33% d’adultes abusant de caféine, suivi des Pays-Bas (17,6%), de l’Allemagne, (14,6%), de la Finlande (13,4%), de la Belgique (10,4%), de la Suède (9%) et de la France (5,8%).

Romandie.com

Dans la sphère du travail

septembre 12, 2010

Sous le pont de mon travail
les heures passent à l’envol
quand je pense à la maison
j’ai hâte de retrouver la toison

Dans les bottes du chantier
je marche au pas du métier
avec les contraintes de la tâche
qui à aucun prix ne me lâchent

Quand sonne le moment de la pause
je vais prendre au goûter ma bonne dose
du café noir du Nespresso de l’entreprise
avant que je ne m’enferme dans l’emprise

Au temps rythmé de la reprise
je courre avec ma main grise
reprendre ma place au boulot
afin de redresser les poteaux.

Bernard NKOUNKOU