Posts Tagged ‘Caire’

Neuf morts dans une attaque contre une église au sud du Caire

décembre 29, 2017

Des membres de la police judiciaire inspectent le site d’une attaque contre une église au sud du Caire, le 29 décembre 2017 / © AFP / STRINGER

Neuf personnes ont été tuées vendredi au sud du Caire dans une attaque contre une église menée par jihadiste armé, la dernière en date à viser la minorité chrétienne depuis le début de l’année en Egypte, selon les autorités.

L’attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat, mais les chrétiens d’Egypte, les coptes, ont été déjà la cible cette année de deux attaques d’envergure qui ont fait plus de 70 morts et ont été revendiquées par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Dans un premier temps, le porte-parole du ministère de la Santé Khaled Megahed a indiqué que l’assaillant avait été abattu après avoir tué neuf personnes et blessé plusieurs autres dans l’attaque contre l’église Saint Mina à Helouane, dans la banlieue sud du Caire.

Mais le ministère de l’Intérieur a ensuite précisé dans un communiqué que l’assaillant, un jihadiste recherché pour des attaques contre la police, avait été blessé et arrêté.

L’homme était armé de fusils d’assaut, de munitions et d’une bombe qu’il avait l’intention de faire exploser dans l’église, a-t-il poursuivi. Il a d’abord tué deux personnes en ouvrant le feu sur un magasin puis s’est dirigé vers l’église et en a tué sept autres, dont un officier.

Cinq gardes de sécurité ont été blessés, selon des responsables de la police. L’assaillant a ouvert le feu à l’extérieur de l’église Saint Mina et tenté de donner l’assaut au bâtiment, ont-ils précisé.

Dans un communiqué, la présidence égyptienne a affirmé que cette attaque « renforcerait la détermination (du gouvernement) à débarrasser le pays du terrorisme et de l’extrémisme ».

– ‘Acte de haine’ –

Des images vidéo diffusées sur les réseaux sociaux montrent l’assaillant présumé, un homme barbu portant une veste avec des munitions étendu sur le sol, qui semble être peu conscient, alors que des gens le menottent.

La police a ensuite interdit l’accès aux passants du lieu de l’attaque qui survient avant le Noël copte célébré le 7 janvier. Des experts de la police judiciaire étaient sur place pour prélever des indices.

Dans une première réaction publique occidentale, la France a condamné un « acte de haine » et renouvelé son « soutien dans la lutte contre le terrorisme », selon le ministère des Affaires étrangères.

Depuis décembre 2016, des dizaines de chrétiens, essentiellement des Coptes, ont été tués dans des attentats contre des églises ou des attaques ciblées dans la péninsule du Sinaï (est) et ailleurs dans le pays.

Le 11 décembre 2016 au Caire, un attentat suicide contre l’église copte Saint-Pierre et Saint-Paul, a fait 29 morts. L’attentat a été revendiqué par l’EI.

En avril 2017, 45 personnes ont été tuées dans deux attaques suicide revendiquées par l’EI en pleine célébration des Rameaux à Alexandrie, deuxième ville du pays, et à Tanta, dans le nord du pays.

C’est à la suite de cette double attaque que le président Abdel Fattah Al-Sissi a décrété l’état d’urgence, renouvelé sans discontinuité depuis.

– Attaques et menaces de l’EI –

Après ces attaques, le groupe jihadiste a menacé de mener de nouvelles attaques contre la communauté copte.

En mai, le groupe jihadiste a revendiqué une attaque contre un bus de pèlerins coptes qui s’était soldée par la mort de 28 personnes, dont plusieurs enfants.

Les coptes, pour l’immense majorité orthodoxes, constituent la communauté chrétienne la plus nombreuse du Moyen-Orient et l’une des plus anciennes.

Ils représentent 10% des quelque 96 millions d’habitants et sont présents dans tout le pays, avec des concentrations plus fortes en Moyenne-Egypte. Ils sont faiblement représentés au gouvernement et se disent marginalisés.

Depuis 2013 et la destitution par l’armée du président islamiste élu Mohamed Morsi, des groupes jihadistes dont la branche égyptienne de l’EI attaquent les forces de sécurité principalement dans le nord du Sinaï.

De nombreux policiers et soldats, ainsi que des civils, ont été tués dans ces attaques. Mais la branche locale de l’EI s’en est également prise aux civils, notamment les chrétiens, dans le Sinaï et ailleurs dans le pays.

L’EI est par ailleurs soupçonné d’être derrière une attaque ayant fait plus de 230 morts contre une mosquée de l’est de l’Egypte le 24 novembre, l’attentat le plus meurtrier dans l’histoire récente du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 29 décembre 2017 15h08)                

Au Caire, le pape François célèbre une messe devant des milliers de fidèles

avril 29, 2017

Le pape François (G) célèbre samedi 29 avril 2017 une messe devant des milliers de fidèles dans un stade du Caire / © AFP / Andreas SOLARO

Le pape François a célébré samedi une messe devant des milliers de fidèles dans un stade du Caire, placé sous surveillance policière draconienne trois semaines après des attentats contre la minorité chrétienne d’Egypte.

Quelque 15.000 fidèles, selon le Vatican, ont assisté à la cérémonie religieuse terminée à 11H30 locales (09H30 GMT), soit la moitié de la capacité du stade de l’armée de l’air, situé dans la banlieue du Caire.

Au second et dernier jour de sa visite en Egypte, pays placé sous état d’urgence après la multiplication d’attentats jihadistes, le pontife argentin, debout à l’arrière d’une voiturette de golf, est apparu dans le stade entouré de gardes du corps en lunettes noires.

Souriant, le pape de 80 ans est descendu du véhicule pour saluer un petit groupe d’enfants habillés de tenues dorées inspirées de l’Egypte ancienne.

Dans les tribunes, la foule de fidèles portant des casquettes blanches, agitaient des drapeaux aux couleurs jaunes et blanches du Vatican.

Au son des chants religieux, le pontife est monté sur une grande estrade et a embrassé l’autel. Il a ensuite entamé son homélie, prononcée en italien et traduite en arabe par un interprète.

Le pape François, venu en Egypte pour promouvoir la paix et la concorde entre musulmans et chrétiens, a estimé que la vraie foi est celle qui conduit « à vivre la culture de la rencontre, du dialogue, du respect et de la fraternité ».

« L’unique extrémisme admis pour les croyants est celui de la charité! Toute autre forme d’extrémisme ne vient pas de Dieu et ne lui plaît pas! » a-t-il martelé.

Nous sommes si heureux

Tout au long du parcours du pape au Caire, des policiers étaient postés toutes les cinquantaines de mètres. Le stade choisi pour la messe, en dehors de la ville, est facile à sécuriser.

Dès les premières heures de la matinée, les fidèles à bord d’une noria de bus avaient passé plusieurs barrages de police pour arriver au stade militaire survolé par un hélicoptère.

Des sœurs vêtues en gris et beige, des scouts couverts de badges, des familles, des hommes en costumes, des jeunes en jeans, des prêtres orthodoxes et catholiques, des personnes âgés marchant avec des cannes, ont assisté à la messe.

Nabil Choukri travaille à la foire du Caire qui suit le livret de la cérémonie en arabe et tient un petit drapeau jaune et blanc du Vatican. « C’est très important qu’il soit là. Nous n’avons pas peur d aller à l’église en Egypte », dit-il.

Le rassemblement religieux vise à réunir devant le pape tous les rites catholiques du pays, notamment les églises copte, arménienne, maronite et melkite, avec une liturgie en arabe et latin.

Des dignitaires religieux musulmans étaient également présents.

Après un déjeuner samedi avec des évêques égyptiens, François ira à la rencontre de futurs prêtres étudiant dans un séminaire copte-catholique au sud du Caire, avant de quitter l’Egypte après une visite de 27 heures, sa première dans ce pays à majorité musulmane.

L’Egypte compte une communauté catholique d’environ 272.000 fidèles, soit 0,3%¨de la population égyptienne. Les catholiques sont présents dans ce pays depuis le Ve siècle.

La venue du pape -près de trois semaines après un double attentat suicide jihadiste qui a fait le 9 avril 45 morts dans deux églises coptes orthodoxes le jour du dimanche des Rameaux- prend un caractère hautement symbolique pour les chrétiens d’Egypte.

Après son arrivée vendredi au Caire, le chef spirituel de près de 1,3 milliard de catholiques a abordé plusieurs sujets à résonance particulière au Moyen-Orient comme la prolifération des armes ou les « populismes démagogiques » qui « n’aident pas à consolider la paix et la stabilité ».

Œcuménisme

Fervent défenseur de l’oecuménisme, le pape François a eu vendredi soir une rencontre privée avec le pape copte orthodoxe d’Egypte Tawadros II.

Ils se sont joints également pour une prière commune à l’église copte Saint-Pierre et Saint-Paul, frappée en décembre par un attentat jihadiste (29 morts).

Les deux papes ont notamment appelé à « l’unité », en rappelant que la violence des extrémistes cible sans distinction les chrétiens, catholiques ou orthodoxes.

Beaucoup de chrétiens d’Egypte s’estiment tenus à l’écart des postes clefs, tandis que leur appartenance religieuse est inscrite sur leurs papiers d’identité. Le pays compte la plus grande communauté chrétienne du Moyen-Orient.

Les jihadistes ont menacé de multiplier les attaques contre les coptes, qui sont environ 10% des 92 millions d’Egyptiens.

Le déplacement de François, le deuxième d’un pape en Egypte dans l’époque moderne, intervient 17 ans après celui de Jean-Paul II, qui avait marqué les esprits.

Romandie.com avec(©AFP / 29 avril 2017 13h50)

Égypte: Le pape François arrive au Caire en avocat de la tolérance

avril 28, 2017

Le Caire – Le pape François a atterri vendredi au Caire pour sa première visite en Egypte dans un climat dramatique pour la plus grande communauté chrétienne du Moyen-Orient, récemment visée par des attaques jihadistes.

Placée sous haute sécurité, la visite éclair du pontife argentin intervient près de trois semaines seulement après deux attaques contre des églises coptes orthodoxes qui ont fait 45 morts le 9 avril, et ont été revendiquées par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Le pape a atterri vers 14H00 (12H00 GMT) à l’aéroport du Caire, a constaté une journaliste de l’AFP, et il a été accueilli par le Premier ministre Chérif Ismaïl et plusieurs dignitaires religieux catholiques.

Il doit rencontrer plus tard dans la journée le président Abdel Fattah al-Sissi, le pape copte orthodoxe Tawadros II, mais aussi le grand imam sunnite d’Al-Azhar Ahmed al-Tayeb.

« C’est un voyage d’unité et de fraternité. Moins de deux jours, mais très intense », a confié le pape aux journalistes qui l’accompagnent à bord de l’avion pour sa visite de 27 heures.

La visite est cruciale pour consolider les relations entre Al-Azhar et le Vatican, qui s’étaient crispées après des propos controversés en 2006 du pape Benoît XVI semblant associer islam et violence.

« Cette rencontre sera déjà un exemple et un modèle de paix parce que précisément ça sera une rencontre de dialogue », a commenté le pape concernant sa rencontre avec le Cheikh d’Al-Azhar.

Le pontife prononcera d’ailleurs un discours à l’occasion d’une « conférence internationale de paix » organisée par la prestigieuse institution de l’islam sunnite basée en Egypte.

Au Caire, les abords de la Nonciature apostolique, où le pape doit séjourner, étaient fermés à la circulation et sous la garde d’une forte présence policière et militaire.

Près de la cathédrale Saint-Marc, siège de l’église orthodoxe copte, des blindés étaient stationnés, a constaté un photographe de l’AFP.

En décembre, la petite église Saint-Pierre et Saint-Paul qui jouxte la cathédrale avait été la cible d’un attentat suicide revendiqué par l’EI et qui avait fait 29 morts. Le Pape François s’y recueillera en fin de journée avec le pape Tawadros II.

Les jihadistes se sont engagés à multiplier les attaques contre les coptes, majoritairement orthodoxes, qui représentent environ 10% des 92 millions d’Egyptiens.

Romandie.com avec(©AFP / 28 avril 2017 14h21)

Egypte: au moins 36 morts dans deux attentats contre des églises

avril 9, 2017

Deux attentats à la bombe ont visé dimanche des églises coptes en Egypte, faisant au moins 25 morts à Tanta, au nord du Caire, et 11 morts à Alexandrie, trois semaines avant la visite du pape en Egypte.

Ces deux attentats n’ont pas été revendiqués dans l’immédiat, mais la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI) avait récemment appelé à viser la communauté copte.

La première explosion s’est déroulée peu avant 10H00 en pleine célébration des Rameaux dans l’église Mar Girgis de Tanta, une grande ville à une centaine de km du Caire dans le delta du Nil, au premier jour de la Semaine sainte.

Le bilan s’est rapidement aggravé, passant de 13 morts initialement à 25 morts et 78 blessés selon le ministère de la Santé.

« L’explosion a eu lieu aux premiers rangs, près de l’autel, durant la messe », a précisé à l’AFP le général Tarek Atiya, adjoint du ministre de l’Intérieur en charge des médias.

Quelques heures plus tard, une autre explosion a eu lieu à l’église Mar Morcos à Alexandrie, la grande ville du nord du pays, faisant 11 morts et 35 blessés.

Le pape copte Tawadros II assistait aux célébrations dans cette église. Il « se porte bien » et avait quitté l’église avant l’attentat, a indiqué à l’AFP son secrétaire particulier, le père Angelos.

A Tanta, des images diffusées par la chaîne de télévision privée Extra news ont montré le sol et les murs blancs de l’église couverts de sang, ainsi que des bancs en bois déchiquetés.

Après avoir inspecté les lieux, la police a établi un cordon de sécurité, devant lequel plusieurs personnes étaient rassemblées pour crier leur colère, a constaté une journaliste de l’AFP.

Le gouverneur de Gharbiya le général Ahmad Deif a indiqué qu’il n’y a pas encore d’informations sur la nature de l’attentat. « Soit une bombe a été placée dedans, soit quelqu’un s’est fait exploser », a-t-il indiqué à la télévision Nile news.

-Attaques sanglantes-

Ces attentats interviennent 19 jours avant une visite du pape François prévue les 28 et 29 avril en Egypte.

« J’exprime mes profondes condoléances à mon cher frère, sa sainteté le pape Tawadros II, à l’Eglise copte et à toute la chère nation égyptienne. Je prie pour les défunts et les blessés », a réagi le pontife argentin.

Le Premier ministre Chérif Ismaïl a condamné l’attentat de Tanta, soulignant « la détermination de l’Etat à éradiquer de tels actes terroristes, et éliminer à la racine le terrorisme noir ».

Parallèlement, Al-Azhar, prestigieuse institution de l’islam sunnite basée au Caire, a condamné « un attentat terroriste lâche ».

Ces nouvelles attaques interviennent quatre mois après un attentat suicide spectaculaire qui avait frappé le 11 décembre au Caire l’église Saint-Pierre et Saint-Paul, contigüe de la cathédrale copte Saint-Marc, également en pleine célébration, faisant 29 morts.

Les Coptes orthodoxes d’Egypte représentent la communauté chrétienne la plus nombreuse du Moyen-Orient, constituant 10% des 92 millions d’Egyptiens, et l’une des plus anciennes.

Ils se disent victimes de discriminations dans tout le pays de la part des autorités et de la majorité musulmane.

L’attaque du Caire avait relancé les appels à durcir la lutte contre la mouvance jihadiste en Egypte, en particulier dans le Sinaï où elle a mené une série d’attaques sanglantes contre les forces de sécurité.

La branche locale de l’EI avait revendiqué un attentat à la bombe ayant coûté la vie, le 31 octobre 2015, aux 224 occupants d’un avion transportant des touristes russes après son décollage de Charm el-Cheikh, station balnéaire dans le sud du Sinaï.

Le premier avril, un policier a été tué et quinze personnes ont été blessées lors de l’explosion d’une moto piégée à l’extérieur d’un centre de formation de la police à Tanta.

Par ailleurs, l’église Mar Girgis de Tanta avait indiqué fin mars sur sa page Facebook qu’un « objet suspect » avait été retrouvé devant le bâtiment et qu’une équipe de démineurs l’avait récupéré et transporté « dans un véhicule spécial ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 avril 2017 14h21)

Égypte/Explosion dans une cathédrale copte au Caire: au moins 25 morts

décembre 11, 2016

Une bombe a explosé dimanche à l’intérieur d’une église copte orthodoxe au Caire, rapporte la télévision publique égyptienne. Cet attentat a fait au moins 25 morts, selon le ministère de l’Intérieur. Il n’a pas été revendiqué dans l’immédiat.

L’explosion a eu lieu en pleine célébration vers 10h00 (09h00 en Suisse) dans l’église Saint-Pierre et Saint-Paul, contigüe de la cathédrale copte Saint-Marc, selon la même source. L’enceinte située dans le quartier Abbasiya a été encerclée par les forces de l’ordre.

Le bilan a progressivement augmenté de cinq à 20, puis 25 morts au minimum au fur et à mesure des opérations de secours sur le site. Aucun mouvement n’a revendiqué dans l’immédiat cette explosion, qui a été entendue dans tout le quartier.

Sentiment de marginalisation
Les Coptes orthodoxes d’Egypte constituent la grande majorité de la communauté chrétienne la plus nombreuse du Moyen-Orient et l’une des plus anciennes. Faiblement représentés au gouvernement, les Coptes s’estiment tenus à l’écart de nombreux postes de la justice, des universités ou encore de la police.

La montée d’un islam rigoriste aggrave leur sentiment de marginalisation, surtout depuis la chute du président Hosni Moubarak le 11 février 2011. Celle-ci s’est traduite par une dégradation du climat sécuritaire et une visibilité accrue des islamistes.

Les forces de sécurité égyptiennes de leur côté combattent une insurrection islamiste centrée sur le nord du Sinaï, mais qui a également mené des attaques meurtrières au Caire et dans d’autres villes du pays. Vendredi, six policiers ont été tués dans l’explosion de deux bombes, l’une au Caire et l’autre au nord de la capitale.

Romandie.com avec(ats / 11.12.2016 11h46)             

Egypte: l’ex-mufti Ali Gomaa échappe à une tentative d’assassinat

août 5, 2016

Le Caire – L’ex-mufti d’Egypte Ali Gomaa a échappé vendredi à une tentative d’assassinat, près de chez lui en banlieue du Caire, dans laquelle son garde du corps a été blessé, a indiqué le ministère de l’Intérieur.

Agé de 64 ans, M. Gomaa a été mufti d’Egypte pendant une décennie jusqu’en 2013. Il avait fortement soutenu la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi cette même année et la répression meurtrière de ses partisans.

L’ancien mufti se rendait dans une mosquée proche de son lieu de résidence dans la commune du 6-Octobre quand les assaillants cachés dans un jardin ont ouvert le feu, selon le ministère de l’Intérieur.

Des échanges de tirs ont opposé ses gardes du corps aux assaillants qui ont fini par prendre la fuite, a-t-on ajouté de même source, faisant état d’un blessé léger parmi les gardes du corps.

Ali Gomaa a par la suite déclaré à la télévision d’Etat s’être caché derrière une mosquée quand les tirs ont commencé.

J’ai conduit la prière du vendredi, pour envoyer un message à ces gens là qui selon lui veulent semer la peur, a-t-il dit dans un entretien téléphonique à la télévision.

Connu pour sa modération en matière de religion, Ali Gomaa est resté l’un des savants de l’islam les plus en vue en Egypte.

Romandie.com avec(©AFP / 05 août 2016 14h50)

Un étudiant italien est mort au Caire après des sévices

février 4, 2016

Un étudiant italien qui avait disparu au Caire il y a dix jours a été retrouvé mort dans un fossé, à moitié dénudé. Son corps porte des traces de sévices. Les autorités italiennes exigeant de l’Egypte « toute la vérité ».

Agé de 28 ans, l’étudiant était doctorant à l’université britannique de Cambridge. Il faisait des recherches pour une thèse sur les mouvements ouvriers en Egypte, quand il a mystérieusement disparu le 25 janvier au centre de la capitale égyptienne.

Ce jour-là, 5e anniversaire de la révolte populaire de 2011 tout rassemblement était interdit. Policiers et soldats quadrillaient la ville.

Le corps du jeune homme a été retrouvé mercredi dans un fossé en bordure d’une route, sur la commune du 6 Octobre, une banlieue du Caire, a annoncé jeudi Hossam Nassar, magistrat du parquet qui a constaté sa mort. « Il s’agit d’un meurtre », a-t-il assuré. « Il y avait des contusions et des blessures sur le corps et il ne portait que des vêtements sur le haut du corps », a-t-il précisé.

En fin d’après-midi jeudi, l’ambassadeur d’Italie s’est rendu à la morgue centrale du Caire où le corps du jeune supplicié était autopsié, ont rapporté des journalistes.

Crime crapuleux ?
« Nous voulons la vérité sur ce qui s’est passé », a exigé le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni sur la télévision italienne RAI. Toutes les hypothèses restent ouvertes sur la mort de l’étudiant italien dont celle du crime crapuleux.

« Rome s’attend de la part des autorités égyptiennes à la plus grande collaboration à tous les niveaux, à la lumière de la gravité extrême de ce qui est arrivé à notre citoyen », a insisté secrétaire général du ministère italien des Affaires étrangères Michele Valensise.

Bavure policière ?
Mais les réseaux sociaux et les milieux diplomatiques au Caire évoquent avec insistance celle d’une possible bavure policière. Dans ce pays, la police et les services de renseignements sont accusés régulièrement par les organisations de défense des droits de l’Homme d’arrêter et de détenir sans procès, voire de violenter ou torturer.

Plusieurs cas de morts violentes d’Egyptiens dans les commissariats ont donné lieu récemment à des procès contre des policiers. La police a été priée récemment par le président Abdel Fattah al-Sissi en personne, de faire preuve de retenue.

Opposition réprimée
En proie à des années d’instabilité depuis la chute de Hosni Moubarak en 2011, l’Egypte est aujourd’hui présidée par Abdel Abdel Fattah al-Sissi. Depuis qu’il a destitué et fait arrêter le 3 juillet 2013 le président islamiste élu Mohamed Morsi, M. Sissi, alors chef de l’armée, dirige un pouvoir qui réprime violemment toute opposition, islamiste, laïque et libérale.

Il a été élu président à son tour en mai 2014, en l’absence d’opposition crédible mais grâce à une forte popularité.

Plus de 1400 manifestants islamistes ont été tués en 2013 et des centaines de sympathisants de M. Morsi, dont l’ex-président lui-même, ont été condamnés à mort dans des procès expéditifs vivement dénoncés par l’ONU.

Romandie.com

Egypte: explosion de deux bombes en banlieue du Caire, 2 morts

juin 28, 2014

Le Caire – Deux bombes artisanales ont explosé samedi tuant une femme et sa fille en banlieue de la capitale égyptienne, déjà frappée cette semaine par six explosions de faible puissance, selon des responsables.

Les deux engins explosifs, placés dans un centre de télécommunication en construction dans la banlieue cairote du 6-Octobre, ont été déclenchés par téléphone aux environs de 09H00 (07H00 GMT), selon un enquêteur sur place.

Des témoins ont raconté que l’explosion avait été puissante, faisant trembler les fenêtres des immeubles adjacents.

Les deux victimes sont l’épouse et la fille du gardien de l’immeuble, selon des sources médicales.

Mercredi, six explosions avaient visé des stations de métro et un tribunal du Caire, faisant six blessés.

Ces attentats interviennent sur fond de répression des islamistes en Egypte.

Les autorités judiciaires ont récemment confirmé 183 peines de morts, dont celle du Guide suprême des Frères musulmans du président Mohamed Morsi, destitué il y a près d’un an par l’armée, et condamné à 7 à 10 ans de prison trois journalistes d’Al-Jazeera accusés de soutien à la confrérie.

Ces attentats surviennent également un mois après l’élection de l’ex-chef de l’armée Abdel Fattah al-Sissi à la tête du pays avec 96,9% des voix, après avoir éliminé toute opposition, islamiste comme laïque et libérale.

Depuis la destitution de M. Morsi, policiers et soldats ont tué plus de 1.400 manifestants qui réclamaient son retour, plus de 15.000 Frères musulmans ont été emprisonnés et des centaines condamnés à mort, tandis que la confrérie a été désignée organisation terroriste.

Selon le gouvernement, plus de 500 policiers et soldats ont péri dans le même temps dans de multiples attentats, quasiment tous été revendiqués par deux groupes d’insurgés jihadistes qui se disent liés à Al-Qaïda. Mais le pouvoir les attribue aux Frères musulmans

Romandie.com avec(©AFP / 28 juin 2014 16h15)

Une bombe vise un meeting pro-Sissi, quatre blessés

mai 18, 2014

Une bombe a visé dans la nuit de samedi à dimanche au Caire un meeting de soutien à Abdel Fattah al-Sissi, ex-chef de l’armée et grand favori de la présidentielle fin mai en Egypte. Quatre personnes ont été blessées, dont deux policiers, selon des responsables de la sécurité.

L’engin explosif était enfoui derrière le chapiteau installé pour ce rassemblement des partisans de l’ex-chef de l’armée, qui a destitué en 2013 le président islamiste Mohamed Morsi, ont précisé ces sources. M. Sissi lui-même n’était pas présent au meeting.

Il s’agit du premier incident visant un meeting électoral depuis le début de la campagne, ouverte il y a deux semaines, qui doit s’achever le 23 mai, trois jours avant l’ouverture du scrutin.

Le maréchal Sissi, à la retraite, devrait remporter sans encombre le scrutin des 26 et 27 mai, selon les experts, face à un unique rival: le leader de gauche Hamdeen Sabbahi.
Plus de 120 peines de prison

Par ailleurs, un tribunal a condamné 126 partisans de M. Morsi à dix années de prison pour des violences dans un nouveau procès de masse en Egypte, ont indiqué des sources judiciaires.

Ils ont été reconnus coupables de participation à des « émeutes » à Kafr el-Cheikh, au nord du Caire, le 16 août 2013, de « port d’armes blanches et à feu », d' »agression contre les forces de l’ordre » et d’être membres d’une « organisation interdite », en référence aux Frères musulmans de M. Morsi, de même source.

Ces violences étaient intervenues deux jours après que la police a tué auparavant quelque 700 manifestants pro-Morsi dispersés par les forces de sécurité au Caire.

Romandie.com

Egypte: des partisans de Morsi condamnés à des peines de 5 à 88 ans

avril 26, 2014

Un tribunal égyptien de Minya (sud) a condamné samedi treize partisans du président islamiste déchu Mohamed Morsi pour des heurts en marge de manifestations l’été dernier, selon une source judiciaire. Des peines allant de 5 à 88 ans de prison ont été prononcées à leur encontre.

Ils étaient accusés d’émeutes, sabotage et troubles à l’ordre public dans les villes de Samalout et Minya, à 250 km au sud du Caire, lors de manifestations. Celles-ci avaient été déclenchées par la dispersion sanglante de rassemblements islamistes ayant fait des centaines de morts le 14 août 2013 au Caire. Les accusés ont la possibilité de faire appel de ces décisions.

Le 24 mars, 529 partisans de Mohamed Morsi avaient été condamnés à mort, au deuxième jour de leur procès pour meurtre et tentative de meurtre de policiers dans des violences l’été dernier à Minya.

Ces condamnations expéditives ont suscité de vives critiques de la communauté internationale et des défenseurs des droits de l’Homme.
Nouveaux verdicts attendus

Ce lundi, le même tribunal doit se prononcer dans le procès du guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Badie, et de 700 autres partisans du président destitué.

Plus de 1400 partisans de M. Morsi ont été tués depuis son éviction, selon Amnesty International, et plus de 15’000 arrêtés. Les nouvelles autorités égyptiennes font porter à sa confrérie des Frères musulmans, déclarée depuis « organisation terroriste », la responsabilité des violences.

Romandie.com