Posts Tagged ‘Caire’

Égypte : un général de police tué dans un double-attentat au Caire

avril 2, 2014

Un général de police a été tué mercredi dans l’explosion de deux bombes au Caire. Un autre général, conseiller du ministre de l’Intérieur, a été blessé.

Un attentat à la bombe a tué un général de police, mercredi 2 avril, au Caire, ont indiqué les services de sécurité égyptiens. Un autre général, conseiller du ministre de l’Intérieur a également été blessé dans l’explosion des deux bombes, qui ont été déclenchées quasi-simultanément dans le centre du Caire, devant des abris servant aux policiers de faction devant l’Université du Caire. Une autre déflagration y a été signalée, quelques instants plus tard.

L’établissement est connu pour être un bastion de la contestation islamiste contre le gouvernement mis en place par l’armée après la destitution et l’arrestation, le 3 juillet 2013, du président Mohamed Morsi. Les attentats visant les policiers et l’armée se sont multipliés depuis neuf mois, alors que le gouvernement s’est lancé dans une répression de toute manifestation pro-Morsi.

Jeuneafrique.com avec AFP

Egypte: la police tire en l’air pour disperser des activistes

janvier 25, 2014

La police égyptienne a eu recours à des tirs de sommation à balles réelles pour disperser un millier de jeunes « révolutionnaires ». Ceux-ci tentaient de rallier la place Tahrir, au Caire, pour marquer le troisième anniversaire du soulèvement contre Hosni Moubarak, a constaté un journaliste de Reuters.

Les policiers ont aussi utilisé des grenades lacrymogènes et de la grenaille pour empêcher les activistes laïques à l’origine de la « révolution du Nil » de rallier la place emblématique du soulèvement de 2011, où sont rassemblés des milliers de partisans du nouvel homme fort du pays, le général Abdel Fattah al Sissi.

La place Tahrir est survolée par des hélicoptères militaires et bouclée par l’armée. Celle-ci ne laisse y accéder que les admirateurs de son chef, qui l’appellent à se porter candidat à l’élection présidentielle prévue dans les six prochains mois.
Attentats meurtriers

Les Frères musulmans, dont le président Mohamed Morsi a été renversé par les généraux l’été dernier, ont eux aussi appelé à des manifestations dans les principales villes du pays, faisant craindre de nouvelles violences après une série de heurts et d’attentats meurtriers vendredi.

Vendredi, quatre attentats avaient visé la police au Caire, faisant six morts. Ils ont été revendiqués par un groupe jihadiste qui s’inspire d’Al-Qaïda, Ansar Beït al-Maqdess, qui a recommandé aux « Musulmans » de rester éloignés des installations des forces de sécurité.

Ce groupe d’insurgés islamistes s’attaque depuis longtemps aux forces de l’ordre dans la péninsule du Sinaï d’où il vise également le territoire israélien à l’aide de roquettes.

Des groupes islamistes ont multiplié les attaques contre la police et l’armée depuis le renversement du président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, en juillet. La dispersion sanglante des sit-ins de ses partisans en août au Caire a renforcé leur état d’esprit hostile au pouvoir en place. Elle avait fait plus d’un millier de morts.

Romandie.com

Cinq morts lors de violence en Egypte entre pro-Morsi et la police

octobre 4, 2013

Cinq personnes ont été tuées vendredi en Egypte dans des affrontements entre forces de l’ordre et partisans des Frères musulmans. Des affrontements dans plusieurs quartiers du Caire ont également fait 18 blessés.

Quatre personnes ont trouvé la mort à Assiout, en Moyenne-Egypte et un partisan des Frères a été tué par balles au Caire, a-t-on appris de sources médicales.

Dans la capitale, plusieurs cortèges de manifestants se sont formés en fin de journée et des heurts ont été signalés en divers points. Un véhicule militaire a tiré à balles réelles en direction des partisans des Frères musulmans qui avaient un peu plus tôt été délogés à coups de gaz lacrymogènes de la place Tahrir. Un homme a été tué par balle, a annoncé un responsable médical.

Par ailleurs, plusieurs milliers de partisans des Frères musulmans ont pris la direction de la place Rabaa al-Adaouia, dans les faubourgs du Caire, d’où ils avaient été délogés par la force en août. Les manifestants agitaient des drapeaux égyptiens et scandaient des slogans hostiles au général Abdel Fattah al-Sissi, chef d’état-major de l’armée.

Alexandrie et deux villes du delta du Nil sont également touchées par ces manifestations.

Tolérance zéro

Les autorités égyptiennes, qui avaient averti qu’elles ne toléreraient aucun nouveau sit-in, ont dépêché l’armée et la police en renfort sur les lieux.

La place Rabaa al-Adaouia a été cet été le principal campement des manifestants pro-Morsi, qui souhaitaient le rétablissement du président issu des Frères musulmans et premier président égyptien démocratiquement élu.

Ils en avaient été délogés le 14 août au terme d’une journée sanglante. Un autre sit-in, moins important, sur la place Al Nahda, à Guizeh, avait été évacué le même jour. Des centaines de personnes avaient trouvé la mort dans ces opérations.

Deux soldats tués

La répression en cours contre les Frères musulmans est l’une des plus violentes subie par la confrérie depuis sa création il y a 85 ans. Des centaines de ses partisans ont été tués par les forces de l’ordre et nombre de ses dirigeants sont en prison. Malgré tout, de petites manifestations ont encore lieu de temps à autre.

Romandie.com

La justice ordonne la détention de Morsi pour liens avec le Hamas

juillet 26, 2013

Un tribunal du Caire a ordonné le placement en détention du président destitué Mohamed Morsi, a rapporté vendredi l’agence officielle Mena. Il l’accuse de multiples assassinats de soldats et de conspiration avec le Hamas lors de son évasion de prison en 2011.

Un procureur a déjà interrogé M. Morsi et l’a « confronté avec des preuves », ajoute l’agence. M. Morsi a été formellement placé en détention pour une durée maximale de 15 jours dans le cadre d’une procédure concernant son implication présumée dans des attaques contre la police, imputées au Hamas et son évasion de la prison de Wadi Natroun au début 2011.

Le nouveau pouvoir égyptien accuse l’ancien chef d’Etat islamiste d’avoir tué des détenus et des officiers, et d’avoir kidnappé des soldats. Le chef de l’Etat déchu est détenu au secret par l’armée depuis sa destitution par l’armée le 3 juillet.

La confrérie des Frères musulmans, dont est issue M. Morsi, a dénoncé cette mesure. Elle y voit un retour à l’ère Moubarak.

La publication de ces accusations intervient quelques heures avant de vastes manifestations des pro- et anti-Morsi au Caire. Elles font craindre des nouvelles violences.

Romandie.com

Egypte: une journaliste française agressée sexuellement place Tahrir

octobre 20, 2012
Egypte: une journaliste française agressée sexuellement place Tahrir Egypte: une journaliste française agressée sexuellement place Tahrir © AFP

La correspondante en Egypte de la chaîne de télévision France 24 Sonia Dridi a été agressée sexuellement vendredi place Tahrir du Caire, a-t-elle raconté samedi à l’AFP, un nouvel épisode de violences commises contre des femmes journalistes dans la capitale égyptienne.

Elle a raconté avoir été encerclée par une foule composée essentiellement de jeunes hommes, qui ont commencé à la toucher alors qu’elle intervenait en direct sur la chaîne d’information en continu.

L’agression a duré plusieurs minutes, avant qu’un ami ne parvienne à la sauver, a-t-elle précisé.

« J’ai été agrippée de partout. J’ai réalisé (plus tard), quand quelqu’un a reboutonné ma chemise, qu’elle était ouverte, mais pas déchirée. J’ai évité le pire grâce à la ceinture solide (que je portais) » et l’aide d’un ami, a-t-elle affirmé.

La journaliste a précisé qu’elle allait porter plainte. Lors d’affaires similaires, la police n’était pas parvenue à arrêter les responsables.

« La direction de France 24 condamne fermement les agressions à répétition contre toutes les journalistes qui doivent pouvoir exercer librement leur métier partout dans le monde », a souligné la chaîne dans un communiqué.

France 24 « met actuellement tout en oeuvre, avec le soutien de l?ambassade de France au Caire, pour assurer la sécurité et le rapatriement en France de sa correspondante », assure-t-elle.

Dans les rues du Caire, le harcèlement des femmes, voilées ou non, les remarques obscènes et parfois les gestes déplacés sont un phénomène courant.

Mais récemment, les témoignages venant de la place Tahrir faisant état de véritables agressions sexuelles, voire des viols, se sont multipliés, sans susciter de réaction des autorités.

En juin, un groupe d’hommes a attaqué et agressé sexuellement plusieurs manifestantes lors d’une marche visant à dénoncer le harcèlement sexuel en Egypte.

Ces agressions ont été particulièrement médiatisées après l’agression sur la place Tahrir de la journaliste américaine Lara Logan le 11 février 2011, jour de la démission du président déchu Hosni Moubarak.

En novembre 2011, une journaliste de la chaîne France 3 avait également été agressée sexuellement lors d’une manifestation qu’elle couvrait place Tahrir. Peu avant elle, une journaliste égypto-américaine avait fait état de violences sexuelles de la part de policiers.

Jeuneafrique.com avec AFP

Imbroglio autour de l’état de santé du président déchu Hosni Moubarak

juillet 17, 2011

L’ex-président égyptien Hosni Moubarak, hospitalisé à Charm el-Cheikh pour des problèmes cardiaques depuis mi-avril, serait tombé dans un « coma profond », selon son avocat. Une information que dément l’hôpital au sein duquel il est traité.

Dépêche (texte) AFP – La confusion régnait dimanche autour de la santé de l’ancien président égyptien Hosni Moubarak, dont l’avocat a annoncé qu’il était dans le coma à deux semaines de son procès, ce qu’a démenti l’hôpital où il est soigné, tandis que le ministère de la Santé parlait d’un état « stable ».

Agé de 83 ans, « l’ancien président est (tombé) dans un coma complet après une détérioration subite de son état », a déclaré la télévision d’Etat, en se référant à son avocat.

Mais quelques instants plus tard, le directeur de l’hôpital de Charm el-Cheikh – sur la mer Rouge -, où il a été admis en avril, démentait l’information, toujours selon la télévision d’Etat égyptienne.

Et le ministre adjoint de la Santé Adel Adawi a assuré que son état était « stable ».

« Il semble qu’il y ait eu une certaine détérioration de son état de santé, mais les informations au sujet du coma ne sont toujours pas claires », a de son côté déclaré à l’AFP une autre source médicale, réagissant aux annonces précédentes.

Hosni Moubarak a quitté le pouvoir le 11 février dernier sous la pression d’un soulèvement populaire. Le pays est depuis dirigé par un conseil de généraux, le gouvernement gérant les affaires courantes.

Le président déchu est accusé de corruption, ainsi que de la mort de manifestants au cours du soulèvement contre son régime en janvier et février. Ces événements ont fait près de 850 morts.

Son procès, qui doit s’ouvrir le 3 août, se déroulera probablement à Charm el-Cheikh, ont indiqué samedi des sources judiciaires et de sécurité égyptiennes.

L’affaire a été confiée à un tribunal du Caire, mais la cour pourrait se rendre dans cette station balnéaire du sud du Sinaï.

L’organisation de son jugement dans la capitale est jugée difficile à cause de sa santé, mais aussi en raison des risques d’incidents avec la population, ont fait valoir ces sources.

Hosni Moubarak pourrait soit comparaître dans une salle de tribunal de Charm el-Cheikh, soit être entendu par les juges depuis sa chambre d’hôpital.

Ses deux fils Alaa et Gamal, en détention préventive au Caire, font face aux mêmes accusations, et leur procès doit s’ouvrir à la même date. Il n’est toutefois pas certain qu’ils soient transférés à Charm el-Cheikh si leur père y est jugé.

M. Moubarak se trouve dans la célèbre station touristique, où il dispose d’une résidence, depuis son renversement le 11 février. Il a été admis à l’hôpital international de la ville en avril, à la suite d’un malaise cardiaque au cours d’une audition judiciaire.

Il y séjourne depuis en état de détention préventive, son transfert en prison en attendant son procès étant considéré comme impossible pour des raisons médicales.

Les informations sur sa santé sont rares et souvent confuses, comme du temps où il était à la présidence et où le sujet était quasiment tabou.

En juin, son avocat avait déclaré qu’il souffrait d’un cancer de l’estomac, mais le ministère de la Santé avait affirmé ne pas disposer d’informations en ce sens.

Les manifestants qui occupent la place Tahrir au Caire réclament quant à eux le transfert de M. Moubarak dans la capitale et accusent le nouveau pouvoir de se montrer complaisant avec les personnalités de l’ancien régime inculpées.

Un journal égyptien a affirmé jeudi, sur la base d’un rapport des enquêteurs chargés de l’interroger, que l’ancien raïs démentait en bloc les accusations portées contre lui.

Par Sonia DRIDI , correspondante FRANCE 24 au Caire avec AFP

Hosni Moubarak serait dans un coma profond

juillet 17, 2011

LE CAIRE (Reuters) – L’ancien président égyptien Hosni Moubarak, qui a démissionné le 11 février sous la pression d’un vaste mouvement populaire, est plongé dans un « coma profond », a annoncé dimanche son avocat.

Hosni Moubarak avait été hospitalisé à la mi-avril, à Charm el Cheikh, station balnéaire des bords de la mer Rouge, après avoir été victime de problèmes cardiaques alors que la justice l’interrogeait.

« J’ai été informé de la détérioration soudaine de l’état de santé d’Hosni Moubarak et je suis en chemin pour Charm el Cheikh. Tout ce que je sais, c’est que le président se trouve dans un coma profond ».

L’ex-chef de l’Etat égyptien est âgé de 83 ans.

Reuters