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France-Calais : plus de 20 migrants morts dans un naufrage, Darmanin sur place

novembre 24, 2021

Plus de 20 migrants sont morts dans le naufrage de leur embarcation dans la Manche. Le ministre de l’Intérieur a décidé de se rendre sur place.

Gerald Darmanin se rend a Calais, a la suite du naufrage d'une embarcation de migrants qui a fait plusieurs morts, mercredi 24 novembre.
Gérald Darmanin se rend à Calais, à la suite du naufrage d’une embarcation de migrants qui a fait plusieurs morts, mercredi 24 novembre.© JULIEN DE ROSA / AFP

Une embarcation de migrants a chaviré dans la Manche, au large de Calais, mercredi 24 novembre en début d’après-midi. Plus de 20 migrants, qui étaient à bord de ce bateau de fortune, sont morts dans le naufrage. Ils tentaient tous de gagner la Grande-Bretagne. « Vers 14 heures, un pêcheur a signalé la découverte d’une quinzaine de corps flottant au large de Calais. Un bâtiment de la marine nationale a repêché plusieurs corps, dont cinq personnes décédées et cinq inconscientes, selon un bilan provisoire », a-t-on ajouté dans un premier temps de même source. Le ministre de l’Intérieur a décidé de se rendre sur place, selon cette source.

« Forte émotion devant le drame des nombreux morts dû au chavirage d’un bateau de migrants dans la Manche. On ne dira jamais assez le caractère criminel des passeurs qui organisent ces traversées », a tweeté Gérald Darmanin.

Une enquête ouverte

Le parquet de Dunkerque a annoncé à l’Agence France-Presse l’ouverture d’une enquête pour « aide à l’entrée au séjour irrégulier en bande organisée » et « homicide involontaire aggravé ». Selon la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord, trois hélicoptères et trois bateaux participent aux recherches.

Vendredi dernier, la préfecture maritime avait comptabilisé 31 500 tentatives de départ vers la Grande-Bretagne et 7 800 migrants sauvés, depuis le début de l’année. Ces tentatives de traversée ont causé un total de « sept décès ou disparus » depuis le 1er janvier, avait-elle ajouté.

Par Le Point avec AFP

France: accident provoqué par un barrage de migrants, un mort

juin 20, 2017

Lille – Un chauffeur a été tué dans la nuit de lundi à mardi près de Calais (nord de la France) dans un accident provoqué par un barrage de migrants, une première depuis le début de la crise migratoire en 2014.

Vers 03H45 (01H45 GMT), un barrage de troncs d’arbres installé par des migrants sur l’autoroute a provoqué « le décès du conducteur d’une camionnette, immatriculée en Pologne », a annoncé la préfecture.

« La camionnette a percuté l’un des trois poids lourds bloqués par le barrage et s’est embrasée », a-t-elle précisé. L’identité du conducteur n’était pas connue à ce stade, « compte tenu de l’état du corps », a-t-elle ajouté.

Neuf migrants érythréens ont été interpellés dans l’un des poids lourds bloqués par le barrage et placés en garde à vue.

Selon une source policière, ils sont poursuivis pour « homicide involontaire », « entrave à la circulation » et « mise en danger de la vie d’autrui ».

L’installation de barrages de fortune dans la région, principalement la nuit, par des migrants désespérés, dans l’espoir de ralentir des camions allant en Grande-Bretagne et d’arriver à s’y cacher, était quasi-quotidienne lorsque le bidonville surnommé la « Jungle » existait encore.

Cette pratique avait cessé avec son démantèlement en octobre 2016, mais elle a repris depuis fin mai et le retour marqué des migrants dans la région.

Deux organisations de transporteurs routiers ont réclamé des mesures aux pouvoirs publics après cet accident.

« Il est nécessaire que les pouvoirs publics locaux et nationaux puissent immédiatement, en concertation avec la profession, prendre les mesures les plus adaptées pour traiter ces problématiques et éviter qu’un nouveau drame ne survienne », réclament dans un communiqué ces deux organisations, TLF et la FNTR.

« On avait averti que cela pouvait arriver et c’est arrivé! (…) aujourd’hui il est urgent de renforcer la présence policière », a estimé David Sagnard, responsable de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR).

Un syndicat de policiers a également réagi: « Calais est devenue une zone d’anarchie soigneusement entretenue par divers acteurs associatifs et institutionnels (…) L’UNSA Police exige le démantèlement régulier des installations de migrants à Calais », a déclaré son secrétaire général Philippe Capon.

Entre 400 et 600 migrants vivent à Calais et dans ses environs dans des conditions précaires, toujours dans l’espoir de rallier l’Angleterre.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2017 12h57)                                            

France: EN IMAGES. Nouveaux incendies dans la « Jungle » de Calais

octobre 26, 2016

Plusieurs feux ont été allumés dans la nuit, au moins deux bonbonnes de gaz ont explosé, blessant légèrement un migrant syrien. Les pompiers ont été caillassés. Ce midi, de nouveaux feux sont signalés. L’évacuation continue et devrait être terminée « d’ici ce soir », selon la préfecture.

Un migrant syrien a été légèrement blessé après l’explosion de bouteilles de gaz au sein de la « Jungle » de Calais dans l’un des multiples incendies qui se sont produits dans la nuit de mardi à mercredi. Il a été transporté à l’hôpital pour « une blessure aux tympans », précise la préfecture du Pas-de-Calais. Ce midi, de nouveaux incendies sont en cours. Selon une journaliste du Monde, quatre personnes auraient été arrêtées pour « incendie volontaire », par des policiers en patrouille dans le camp.

Mercredi à la mi-journée, des migrants observent les nouveaux incendies dans le camp.

Mercredi à la mi-journée, des migrants observent les nouveaux incendies dans le camp.REUTERS/Philippe Wojazer

Les départs de feux se sont multipliés peu avant midi ce mercredi, dégageant d’épais panaches de fumée noire visibles depuis le port de Calais, à 500 mètres de là. Les flammes léchaient certains poteaux électriques et la camionnette d’une association s’est embrasée.
La veille, des migrants rassemblés devant ce qu'il reste après la destruction des flammes.

La veille, des migrants rassemblés devant ce qu’il reste après la destruction des flammes.AFP PHOTO / François NASCIMBENI

Dès le début de soirée mardi, plusieurs incendies avaient été allumés au sein du bidonville en cours d’évacuation depuis lundi mais ces derniers se sont « intensifiés entre minuit trente et trois heures du matin, notamment dans la ‘zone des commerces' » à l’entrée du camp, a ajouté la préfecture.

Les CRS en renfort pour protéger les pompiers

Au moins deux bonbonnes de gaz ont alors explosé, obligeant plusieurs personnes du campement à s’éloigner, sans panique, sur la « bande des 100 mètres », une zone franche à l’ouest du camp et en bordure de la rocade portuaire.

L'intervention des pompiers est compliquée sur place, aidés par les forces de l'ordre.

L’intervention des pompiers est compliquée sur place, aidés par les forces de l’ordre.

MaxPPP/ EPA/THIBAULT VANDERMERSCH

Ces incendies ont tous été combattus par les pompiers venus de Calais, Marck-en Calaisis, mais encore de Desvres et de Saint-Omer, accompagnés par des CRS. « Nous avons été caillassés et avons dû intervenir protégés par les forces de police », a expliqué un pompier sur place.

Ces incendies sont une « tradition, notamment pour certaines communautés qui mettent le feu à leur habitation au moment de la quitter », a expliqué la préfecture du Pas-de-Calais: le même phénomène avait eu lieu en mars lors du démantèlement de la zone sud. La préfecture avait d’ailleurs mobilisé en prévention de nombreux pompiers.

150 à 200 migrants évacués

« Dès 21 heures, des départs de feux malveillants se sont déclarés de part et d’autre de la Lande [le nom officiel du camp] mais cela a pris une tournure plus sérieuse en seconde partie de nuit », a déclaré Philippe Mignonnet, adjoint au maire de Calais, présent sur les lieux.

Déjà mardi en journée, des cabanes avaient été mises à feu.

Déjà mardi en journée, des cabanes avaient été mises à feu.

REUTERS/Pascal Rossignol

« Nous avons évacué 150 à 200 migrants, notamment des Afghans et des Syriens qui ont été pris en charge par des associatifs et une infirmière présents sur les lieux. Parmi eux nous avons répertorié une quinzaine de mineurs qui ont été mis en sécurité et amenés dans le Centre d’accueil provisoire (CAP) avec ceux hébergés lundi et mardi », a expliqué le commissaire de police de Calais Patrick Visser-Bourdon.

Cette nuit, les flammes éclairaient le centre du camp alors que des migrants se rassemblaient.

Cette nuit, les flammes éclairaient le centre du camp alors que des migrants se rassemblaient.REUTERS/Neil Hall

Des incendies se sont produits dès le milieu de journée mardi, alors que la destruction des cabanes et abris de la « Jungle » désertés par les migrants, signe de la détermination du gouvernement d’en finir avec le plus grand bidonville de France, a débuté dans une partie du campement, qui continuait de se vider.

L'incendie des abris, "une tradition" chez les migrants, assure la préfecture.

L’incendie des abris, « une tradition » chez les migrants, assure la préfecture.REUTERS/Philippe Wojazer

En deux jours, plus de 4000 migrants ont été « mis à l’abri » selon le gouvernement: 3242 majeurs ont quitté le camp en bus pour des Centres d’accueil et d’orientation (CAO) ailleurs en France et 772 mineurs ont été relogés dans les conteneurs du centre d’accueil provisoire (CAP), selon les ministères de l’Intérieur et du Logement.

L’évacuation a repris après les incendies

Ce mercredi matin, l’évacuation a repris pour le troisième jour après ces incendies et plusieurs centaines de migrants faisaient déjà la queue. Les opérations dans le centre de transit ont redémarré dans le calme peu après 8h, alors que le déblaiement des cabanes commencé mardi doit se poursuivre.

Ce mercredi matin, une des files devant le hangar pour organiser le démantèlement.

Ce mercredi matin, une des files devant le hangar pour organiser le démantèlement.AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN

Selon la préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio, le dispositif d’évacuation sera terminé ce mercredi soir. « Il n’y a plus personne sur le camp. Tout le monde est à l’abri. Après la prise en charge des derniers migrants -qui arrivent au sas-, le dispositif s’arrête », a-t-elle affirmé.

Lexpress.fr avec AFP

Cinq personnes, dont un général, poursuivies à Calais

février 7, 2016

Cinq personnes seront jugées lundi, deux jours après leur interpellation à Calais lors d’un rassemblement hostile aux migrants, selon des sources judiciaires. Parmi les interpellés figure un ancien patron de la Légion étrangère.

Le général, désigné comme ayant eu « le rôle principal » dans cette manifestation interdite, sera poursuivi pour « participation à un attroupement qui ne s’est pas dissous après sommation ». Les quatre autres personnes sont accusées de « port illégal d’armes ».

Tous risquent une peine allant jusqu’à un an de prison ferme. Ils comparaîtront lundi après-midi devant le tribunal de Boulogne-sur mer, a précisé le procureur.

Vingt interpellations
Organisée à Calais à l’appel du mouvement islamophobe Pegida, la manifestation de samedi avait été interdite par les autorités. L’événement a été marqué par des échauffourées entre forces de l’ordre et manifestants, qui ont scandé des slogans tels que « on est chez nous! », « Etat dictateur » ou « migrants dehors ».

Après plusieurs appels à la dispersion, les gendarmes ont chargé les manifestants et fait usage de gaz lacrymogènes. Vingt personnes ont été interpellées, parmi lesquelles le général à la retraite, ancien grand patron de la Légion de 1994 à 1999.

Romandie.com

Première traversée de la Manche par un avion électrique

juillet 10, 2015

Calais – Un avion électrique construit par Airbus a traversé la Manche vendredi, une première pour un appareil de ce type, a constaté un journaliste de l’AFP.

Parti de Lydd, dans le sud-est de l’Angleterre, aux alentours de 10H15, le minuscule bimoteur électrique, baptisé E-Fan, a atterri à l’aéroport de Calais-Dunkerque à 10H56.

Près de 106 ans après la première traversée de la Manche par l’aviateur français Louis Blériot, le vol de 74 km de long a été assuré par le pilote français Didier Esteyne.

Fabriquer et faire voler un avion comme celui-ci était un rêve de gosse, a déclaré Didier Esteyne après son arrivée, rejetant cependant toute comparaison avec l’exploit réalisé en 1909 par Louis Blériot.

Cette machine va nous permettre de régler le problème du bruit à l’entraînement, et elle nous permet aussi de faire un pas dans la maîtrise des gaz à effet de serre. Ce sont les deux problèmes environnementaux de l’aviation. De ce point de vue-là, ce jour est un jour de tournant symbolique, a commenté Patrick Gandil, directeur général de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile), saluant un exploit industriel.

Présenté pour la première fois en juin 2013 au salon aéronautique du Bourget, l’appareil est un prototype d’avion biplace à propulsion électrique, développé par Voltair, filiale d’Airbus Group, et soutenu par le gouvernement dans le cadre du programme Nouvelle France Industrielle dévoilé en septembre 2013.

La DGAC cofinance le projet avec le Fonds européen de développement économique, l’Etat français, la Région Aquitaine et le département de Charente-Maritime. Les grandes entreprises du secteur sont également partenaires, comme Zodiac Aerospace, Safran, Dassault et Daher, ce dernier étant responsable de la conception, des essais en vol et de la certification de l’appareil.

L’appareil, qui avait déjà effectué une centaine de vols depuis avril 2014, pèse 600 kilos, pour une longueur de 6,7 m et une envergure de 9,5 m.

Il dispose de deux moteurs alimentés par des batteries au lithium-ion polymère de 250 volts, installées dans ses ailes et délivrant une puissance totale de 60 kW, qui lui permettent de voler à 160 km/h en vitesse de croisière et jusqu’à 220 km/h en pointe.

Ce nouveau modèle sera assemblé à Pau, dans une nouvelle usine dont la construction démarrera en 2016. Airbus Group, maître d’oeuvre du projet, investira 20 millions d’euros dans ce chantier, d’un coût total de 50 millions d’euros. Selon le patron d’Airbus Group, Thomas Enders, d’ici 20 à 30 ans, on pourra au moins faire voler des avions régionaux avec environ 60 passagers à bord au moyen d’une propulsion hybride électrique.

Un autre pilote a revendiqué le même exploit vendredi. Hugues Duval, co-pilote à Air France, a indiqué avoir effectué jeudi une traversée de la Manche à bord d’un appareil électrique baptisé E-Cristaline. Cependant, l’appareil n’a pas réalisé la traversée en totale autonomie, mais a été largué au-dessus de la mer par un autre avion.

Ensuite, on a survolé Douvres et on est revenu à Calais avec cet appareil électrique, a-t-il détaillé à l’AFP, affirmant ne pas avoir sollicité d’autorisation de décollage pour son appareil électrique par peur de se la voir refuser.

J’aurais pu faire le même trajet que l’E-Fan mais je n’aurais peut-être pas pu y arriver administrativement…, a expliqué le pilote. C’est David contre Goliath. Les grosses structures ont tendance à être écrasantes. Son poids (celui d’Airbus, NDLR) fait que, naturellement, les personnes ont envie de le favoriser, a-t-il regretté, dénonçant une attitude pas toujours très sport de la part du géant aéronautique européen.

Si on avait vraiment voulu faire l’interdiction de vol, on l’aurait fait, a réagi un porte-parole d’Airbus, contacté par l’AFP.

Nous, on applaudit tous les exploits qui peuvent exister dans ce domaine-là et qui font avancer l’aviation électrique et l’aviation hybride. Mais on n’est pas dans la même catégorie. On parle d’un +cricri+, c’est un ULM avec une personne à bord. On ne se compare pas, a-t-il conclu.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juillet 2015 19h14)