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Guerre commerciale: la Californie va souffrir si la crise dure

juillet 11, 2018

Des conteneurs sont chargés dans le port de Long Beach en Californie (ouest) le 6 juillet 2018 / © AFP / Frederic J. BROWN

Des automobiles aux puces électroniques, en passant pas les noisettes et le vin, l’économie de la Californie va beaucoup souffrir si la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine s’aggrave.

Des milliards de dollars et des centaines de milliers d’emplois sont en jeu dans l’Etat américain le plus riche et le plus peuplé, principal bastion de l’opposition à Donald Trump.

« S’il y a une région aux États-Unis qui sera la plus atteinte par la guerre commerciale, ce sera Los Angeles », explique Stephen Cheung, ancien directeur du commerce international au port de la mégapole californienne.

« La Chine est notre premier partenaire économique », dit-il à l’AFP, soulignant qu’en 2017, les transactions entre l’empire du Milieu et les ports de la région ont dépassé 170 milliards de dollars.

Mais il craint aussi que le cycle de représailles engagé depuis la mise en place de mesures protectionnistes américaines sur les produits chinois la semaine dernière menace toute l’économie internationale.

« Nous craignons que ce cycle continue au point de provoquer une dépression », dit M. Cheung, désormais patron de l’ONG World Trade Center Los Angeles.

– « Très inquiets » –

Avec 40 millions d’habitants, la Californie accueille les géants technologiques de la Silicon Valley, les industries du cinéma et de la télévision.

L’Etat exporte des voitures électriques, des moteurs, des pièces automobiles et de l’aluminium, en plus d’être le verger de l’Amérique.

Justement, les représailles chinoises visent les pistaches, les amandes, les noix, les oranges, les citrons et les fraises du « Golden State ».

Des ouvriers agricoles mexicains récoltent des salades dans un champ de Brawley, en Californie (ouest), le 31 janvier 2017 / © AFP/Archives / Sandy Huffaker

« Même si nous ne connaissons pas les ramifications exactes que ces taxes auront sur nos productions, nous pressentons que la perte du marché chinois va bénéficier à d’autres exportateurs étrangers, provoquant la perte d’opportunités de vente à long terme pour nos agriculteurs », commente Sara Neagu-Reed, de la Fédération des agriculteurs de Californie.

La Chine était en 2016 le troisième marché pour les produits agricoles californiens, derrière le Canada et l’Union européenne, avec 2 milliards de dollars d’exportations.

« Nous sommes très inquiets », dit plus prosaïquement Holly King, patronne des producteurs d’amandes de l’Etat. Le secteur, qui a exporté pour 518 millions de dollars en 2016, est désormais frappé de droits de douane de 50%.

Pour les pistaches, qui pesaient 530 millions de dollars cette même année, les taxes sont de 45%.

Casey Creamer, vice-président de la Mutuelle des producteurs d’agrumes de Californie qui représente 2.500 professionnels, assure toutefois que l’organisation soutient l’administration face aux pratiques commerciales chinoises qui « ont fait beaucoup de mal à notre industrie ».

Depuis le début de l’année, Donald Trump a multiplié les mesures protectionnistes à l’encontre de ses partenaires commerciaux, accusés de profiter des largesses des Etats-Unis.

De nombreux professionnels reconnaissent que la Chine use de pratiques commerciales déloyales, mais « au lieu d’utiliser des tarifs douaniers comme une tactique », estime M. Cheung, l’administration Trump devrait négocier un accord bénéficiaire aux deux parties.

– « Frustrant » –

Le vin, autre produit phare de la Californie, a été frappé de tarifs douaniers de 35%.

Un ouvrier agricole participe aux vendanges à Kenwood, en Californie (ouest), le 25 octobre 2017 / © GETTY IMAGES/AFP / JUSTIN SULLIVAN

« On a commencé à exporter en Chine il y a dix ans, on a construit un bon réseau, mais tout s’est brusquement arrêté », déplore à l’AFP Michael Honig, un viticulteur de la Napa Valley au nord de San Francisco.

Son partenaire asiatique a suspendu toutes ses commandes en attendant de voir comment évolue la situation.

« C’est frustrant », commente le vigneron.

Mario Cordero, responsable du port de Long Beach, qui avec Los Angeles a vu passer 7,5 millions de conteneurs en 2017, dit ne pas avoir jusqu’ici entendu parler de cargaisons bloquées. Il faudra selon lui six mois pour avoir un meilleur aperçu des effets des taxes.

Côté emplois, l’ONG California Budget and Policy Center estime que 285.000 salariés sont affectés par cette guerre commerciale.

Pour Stephen Cheung, les consommateurs verront une hausse des prix d’ici quelques semaines, ce qui devrait rendre les importateurs plus réticents à passer commande.

La Californie pourrait aussi perdre les investisseurs chinois, ajoute-t-il.

« L’économie subit déjà » les conséquences de la guerre commerciale et si elle dure, « il faudra du temps pour revenir à un fonctionnement normal », prédit M. Cheung.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juillet 2018 18h00)

États-Unis: funérailles sous tension en Californie après la mort d’un Noir tué par la police

mars 29, 2018

Des proches se consolent avant les obsèques de Stephon Clark, le 29 mars 2018, à Sacramento en Californie / © AFP / JOSH EDELSON

Des centaines de personnes ont assisté jeudi aux obsèques sous tension et chargées d’émotions de Stephon Clark, un jeune Noir tué par des policiers dans son jardin à Sacramento, en Californie, érigé en nouveau symbole des brutalités policières aux Etats-Unis.

« Ils tuent de jeunes Noirs à travers le pays », a accusé le révérend Al Sharpton, figure historique du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis, lors du service œcuménique.

« Nous sommes ici pour dire que nous allons lutter avec Stephon Clark et les membres de sa famille », a-t-il proclamé devant les proches du jeune homme de 22 ans, abattu le 18 mars dans son jardin des quartiers pauvres du sud de Sacramento, par des agents qui le croyaient armé. En réalité, il tenait à la main un simple iPhone.

Les policiers, dont un est Noir, ont été suspendus. Mais cette énième bavure contre un Noir a enragé la communauté afro-américaine, qui multiplie depuis lors des manifestations dans la paisible capitale californienne.

A son arrivée aux obsèques, le frère bouleversé de la victime, Sevante Clark, s’est jeté sur le cercueil fermé, avant de prendre à plusieurs reprises le micro, de lever le poing en signe de protestation et d’appeler l’assistance à crier le nom de Stephon Clark.

Tenant dans ses bras ce jeune homme, Al Sharpton a également appelé l’assistance à reprendre son nom. Des proches ont entamé des chants gospel.

« Nous allons pousser Donald Trump et le monde entier à régler le problème des mauvaises conduites policières », a-t-il proclamé sous les acclamations de certains membres du public, en réponse à la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, qui a qualifié ces faits « terribles » de sujet « local ».

A ses côtés, un imam, un rabbin, et des représentants d’autres confessions ont pris la parole à tour de rôle, ainsi que plusieurs proches du jeune homme, qui l’ont décrit comme le père aimant de ses deux enfants, et dévoué à sa fiancée, Salena Manni.

« Nous en avons assez de voir les nôtres mourir », a martelé l’imam, Zaid Shakir, avant de lancer, à propos des violences policières par balle: « C’est un problème systémique (…) c’est un problème uniquement américain ». Puis d’énumérer une longue liste d’autres victimes noires de bavures.

– « Meurtriers » –

La vidéo de la mort de Stephon Clark, filmée par les caméras que portent les policiers, a particulièrement choqué. Les deux agents de la Sacramento Police Department (SPD) lui ont tiré dessus à 20 reprises, avant de lui intimer de montrer ses mains.

Ils étaient intervenus après un appel signalant qu’un homme brisait des vitres de voitures. Pensant que Stephon Clark était leur suspect, ils l’ont pris en chasse, épaulés par un hélicoptère de police.

Le jeune homme s’est alors réfugié dans le jardin, où il a été abattu.

« J’ai dit aux policiers: +Vous n’êtes que des meurtriers+ », a déclaré sa grand-mère, Sequita Thompson, qui vivait aussi sur les lieux, à la chaîne locale Fox 40.

– Il « devrait être vivant » –

Les rues du centre-ville, où se trouve le Capitole de l’Etat, sont depuis sa mort régulièrement bloquées par des manifestants. Jeudi encore, un rassemblement avait été convoqué devant le bureau du procureur du comté.

Une réunion du conseil municipal a plus tôt cette semaine été interrompue quand un rassemblement a viré à l’émeute, la foule exigeant la fin d’un « racisme endémique ». Ses membres ont été évacués par la police pendant que des manifestants en colère pénétraient dans l’hôtel de ville, malgré les appels au calme des dirigeants du mouvement de protestation.

L’entrée à deux matches de basket NBA a été perturbée: des milliers de spectateurs n’ont pas pu pénétrer dans la salle, forçant le propriétaire de l’équipe de NBA locale, les Kings, à délivrer un appel à la paix et l’unité à la mi-temps d’une rencontre.

Après un autre match, Vivek Ranadivé a assuré que sa franchise aiderait à « empêcher cette tragédie d’arriver à nouveau ». Ses joueurs, des stars millionnaires d’une ligue qui s’est longtemps voulue dépolitisée, se sont entraînées avec un T-shirt cinglé du nom de Stephon Clark.

Des dizaines d’activistes du mouvement de défense des Noirs, « Black Lives Matter », comptent demander à la procureure de Sacramento, Anne Marie Schubert, de poursuivre les deux agents.

La famille Clark, qui a déjà perdu un frère de Stephon dans une fusillade en 2006, envisage également des poursuites.

« Nous allons pousser le procureur à rendre justice au nom de Stephon Clark », a affirmé Al Sharpton durant les funérailles. « Nous sommes venus parce que ce garçon devrait être vivant aujourd’hui. »

Romandie.com avec(©AFP / 30 mars 2018 00h05)                

USA: un professeur tire accidentellement avec son arme en classe

mars 14, 2018

Los Angeles – Au moins un élève a été blessé en Californie, à l’ouest des Etats-Unis, par un professeur qui a accidentellement tiré avec son arme de poing en classe, a indiqué la police.

Cet incident survient au moment où un débat fait rage aux Etats-Unis pour déterminer si les professeurs doivent pouvoir porter des armes en cours afin de contrer un éventuel tireur, comme le souhaite Donald Trump depuis la fusillade de Parkland en Floride qui a fait 17 morts en février.

« Mardi vers 13H20 (20H20 GMT) des agents ont été appelés au lycée de Seaside », ville à deux heures au sud de San Francisco, « après qu’un professeur eut semble-t-il accidentellement tiré avec son arme en classe », d’après un communiqué de la police locale publié sur Twitter.

« Personne n’a été sérieusement blessé », précise-t-il.

Le professeur, identifié comme Dennis Alexander, un réserviste de police d’une localité voisine, voulait montrer comment désarmer quelqu’un lors d’un cours « d’administration de la Justice », pour les élèves qui souhaitent joindre les forces de l’ordre, a expliqué le père d’un élève blessé à la chaîne de télévision locale KSBW.

En vérifiant si l’arme était chargée, il l’a dirigée vers le plafond et un coup est parti, faisant tomber des débris sur le cou d’un élève, a expliqué à l’AFP Judy Veloz, une responsable de police.

Elle a décrit la blessure du lycéen comme une simple « abrasion » mais le père de la victime, Fermin Gonzales, a affirmé qu’un fragment de balle s’était logé dans son cou.

Ses parents l’ont emmené à l’hôpital pour qu’il passe une radio après l’avoir vu rentrer avec du sang sur son t-shirt.

« Il est secoué mais il va bien », poursuit son père, « je suis juste très contrarié que personne ne nous ait prévenus et qu’on ait dû appeler nous-mêmes la police ».

Le professeur a été placé en congé administratif le temps de l’enquête et la police continue d’interroger les élèves.

Les professeurs ne sont pas autorisés à amener des armes en classe en Californie, même lorsqu’ils ont un permis.

Le président Donald Trump s’est dit favorable au fait d’autoriser et de former les professeurs qui le souhaitent à amener une arme en classe afin de pouvoir neutraliser un tireur.

Un très grand nombre de professeurs et d’élèves s’y opposent et des dizaines de milliers d’élèves américains ont participé mercredi à une interruption de cours nationale et symbolique pour demander au gouvernement fédéral des mesures contre la violence des armes.

Un autre accident similaire est survenu le même jour à Alexandria, en banlieue de la capitale fédérale Washington, mais personne n’a été blessé: c’est cette fois-ci un agent de sécurité qui a tiré avec son arme sans le vouloir.

La directrice de l’établissement a dit qu’elle ne pensait pas qu’il était judicieux d’armer les enseignants: « Cet incident est survenu avec quelqu’un qui était très entraîné. Je pense que ça se passe de commentaires », a déclaré Lois Berlin, citée par la chaîne NBC.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mars 2018 20h52)                                            

Aux États-Unis, la revanche des ex-dealers devenus vendeurs de cannabis légal

février 17, 2018

Virgil Grant dans sa boutique de vente de cannabis et de produits dérivés à Los Angeles, le 8 février 2018 / © AFP / Frederic J. BROWN

Virgil Grant surfe sur le succès de la légalisation du cannabis en Californie: son petit empire compte déjà trois dispensaires, deux plantations et une ligne de vêtements. Une juste réparation pour lui qui a purgé six ans de prison pour avoir dealé de la marijuana.

Dans sa boutique discrète du sud de Los Angeles, il montre fièrement ses dernières innovations: une gourde rechargeable de thé infusé de CBD, l’une des molécules non-psychoactives de cette drogue douce, ou des onguents vendus dans de jolies fioles.

Son succès d’aujourd’hui, il l’a toutefois payé cher lors des décennies de « guerre contre la drogue », avant le début du mouvement massif pour la légalisation du cannabis aux Etats-Unis.

Arrêté en 2008 par la police fédérale, Virgil a passé six ans derrière les barreaux. « Il y a beaucoup de gens de couleur qui ont été arrêtés et incarcérés, comme moi, pour des affaires de marijuana, des crimes et délits non-violents. (…) C’est désormais légal, mais il y a toujours des gens en prison », explique-t-il à l’AFP.

Sous une forme ou une autre, l’herbe a été légalisée dans une trentaine d’Etats à ce jour, même si elle reste interdite au niveau fédéral.

« Ces gens devraient être libérés immédiatement et leurs casiers judiciaires expurgés », ajoute ce cofondateur d’une association spécialisée dans les droits des minorités dans le secteur de la plante euphorisante, la California Minority Alliance.

D’après l’association de défense des droits civiques ACLU, 8,2 millions de personnes ont été arrêtées pour commerce ou consommation de marijuana entre 2001 et 2010. Un chiffre quatre fois plus important chez les Noirs que chez les Blancs, alors que leur consommation est similaire selon de multiples études.

– « On perd tout » –

L’impact sur les Afro-américains et les Hispaniques a été dévastateur, plongeant des familles entières dans la pauvreté.

« On perd tout, même sa voiture », se souvient Virgil Grant, qui n’a pas pu voir grandir ses cinq filles. Une fois sortis de prison, les ex-dealers peinent à retrouver emploi, logement ou subvention, et donc à sortir de la précarité.

Là où la plante est devenue légale, les autorités prennent conscience de l’impact socio-économique des politiques répressives passées et mettent en place des mesures de réparation.

Des critiques font valoir que ce qui était illégal à l’époque se devait d’être réprimé par la police et puni en justice. Cat Packer, responsable de la législation sur le cannabis de Los Angeles, rétorque que des arrestations disproportionnées chez les Noirs ont eu seulement lieu « parce que la police était plus active dans ces communautés ».

Los Angeles, Oakland, Portland, entre autres, veulent désormais octroyer des licences de commercialisation de marijuana en priorité à ceux qui ont souffert de la « guerre contre la drogue ».

– « Barrières à l’entrée » –

La California Minority Alliance milite par ailleurs dans tout le pays pour que les minorités défavorisées aient leur chance de participer activement à ce secteur légal encore embryonnaire: il faut « que ça ne coûte pas un million de dollars pour obtenir une licence », argumente-t-elle.

Sans quoi, avertit l’association, « ce sera une industrie (de plus) dominée par les hommes blancs ».

Des villes comme San Diego, San Francisco ou Seattle veulent par ailleurs amnistier des milliers de condamnations passées. Beaucoup d’associations californiennes organisent aussi des « cliniques » pour aider les anciens condamnés, en majorité des hommes de couleur, à faire expurger leurs casiers judiciaires.

Eddie Erby, l’un des employés de Virgil Grant, a été arrêté à 18 ans pour avoir vendu de la marijuana. Il a passé dix ans derrière les barreaux.

Le cannabis « était une manière de gagner de l’argent rapidement parce qu’on n’arrivait pas à trouver un travail, parce qu’on n’avait pas la bonne couleur de peau », raconte-t-il, tout en pesant des fleurs de cannabis pour la commande d’un client.

Aujourd’hui âgé de 52 ans, il a mis des années à reconstruire sa vie. Virgil Grant embauche régulièrement d’anciens prisonniers: « Je leur dis +soyez à l’heure, soyez honnête et vous avez le boulot+ ».

Et du boulot il y en a: le marché du cannabis vaut déjà près de 20 milliards de dollars aux Etats-Unis, un chiffre qui devrait doubler d’ici trois ans.

Romandie.com avec(©AFP / 17 février 2018 16h21)                

États-Unis/Californie: la progression des incendies ralentie

décembre 12, 2017

Un incendie monstre menace la ville de Montecito, au nord de Los Angeles (Californie) le 11 décembre 2017 / © AFP / Robyn Beck

Un incendie monstre ravageait toujours mardi le nord de Los Angeles en Californie, mais sa progression était ralentie par les milliers de pompiers déployés pour le combattre.

Le principal brasier, baptisé « Thomas », a brûlé près de 95.000 hectares et n’est contenu qu’à 20%, selon un bilan de l’agence californienne de lutte contre les incendies, Calfire.

En 24 heures, il n’a toutefois progressé que d’un millier d’hectares dans les comtés de Ventura et de Santa Barbara. Des ordres d’évacuation ont été pris pour les zones menacées des villes de Montecito, Summerland et Santa Barbara.

A Carpinteria, une localité côtière au nord-ouest de Los Angeles, les flammes ont calciné les feuilles des palmiers dont il ne reste que les troncs, devant des carcasses de voitures calcinées alors que plusieurs bâtiments sont en ruine. La végétation sur la colline est carbonisée.

Quelques habitants, comme Ken Coffey, n’ont pas obéi aux ordres d’évacuation. « Je vais peut-être brûler mais c’est la façon la plus honorable de défendre sa maison », explique-t-il à l’AFP.

Il affirme avoir vu « des flammes de 60 mètres » en haut des plus grands arbres, alors que le thermomètre affichait plus de 60 degrés dans la nuit de lundi à mardi.

« C’était vraiment dangereux », dit-il, saluant le courage des pompiers qui « s’aspergeaient d’eau les uns les autres avant de repartir » dans la fournaise.

Près de 6.400 soldats du feu se relaient depuis une semaine alors que le danger reste « extrême », avec des vents qui soufflent entre 25 et 65 km/h, selon les services météorologiques de Los Angeles.

Ils n’ont pas pu sauver la maison de Don Thompson, un pilote de ligne à la retraite, dont il ne reste que deux cheminées. « Il y a eu des larmes » quand il a découvert le spectacle de désolation, dit il, avouant avoir aussi trouvé une forme de « majesté » dans le brasier: « C’est la destruction, mais c’est aussi la nature et sa beauté ».

– Nuit blanche –

Les multiples foyers de « Thomas » ont enseveli tous les alentours à des kilomètres à la ronde dans un épais nuage de fumée qui bloque la visibilité à 50 m et rend l’air irrespirable.

Des cendres flottaient dans l’air sur le parc de Toro Canyon où, avec une vingtaine de camions, les pompiers ont établi une base.

« On tente de faire une ligne pour stopper le feu mais on est vraiment handicapés par la fumée qui empêche les avions de larguer le retardant », les produits chimiques utilisés pour combattre les incendies, a expliqué à l’AFP le capitaine Don Camp.

« Le feu est difficile à contrôler à cause du taux d’humidité proche de zéro, des températures au-dessus de la normale et des vents de Santa Ana », a-t-il ajouté, alors qu’il s’attendait à passer une nouvelle nuit blanche pour combattre les flammes.

« Thomas » est l’incendie « le plus vaste jamais enregistré dans le comté de Ventura en terme de taille, et le cinquième dans l’histoire » de la Californie, selon les services météorologiques de Los Angeles.

D’autres foyers au sud de la mégapole californienne sont désormais maîtrisés à plus de 90%.

Au total, les feux ont détruit plus de 100.000 hectares et provoqué l’évacuation de centaines de milliers de personnes. Ils ont fait un seul mort et quelques blessés, selon les secours.

Selon la chaîne TV locale ABC7, les dégâts de « Thomas » sont estimés à environ 48 millions de dollars.

L’année 2017 a été la plus meurtrière en Californie à cause d’incendies. Plus de 40 personnes sont mortes en octobre dans plus d’une dizaine de feux qui ont ravagé une partie du nord viticole, ont rasé plus de 10.000 bâtiments et brûlé plus de 73.000 hectares.

Romandie.com avec(©AFP / 13 décembre 2017 01h12)

États-Unis: après des incendies qui ont fait 21 morts, la Californie reçoit de l’aide

octobre 11, 2017

Ben Pederson (à droite) cherche ce qu’il pourrait récupérer dans les débris calcinés de sa maison à Santa Rosa en Californie le 11 octobre 2017. / © AFP / Robyn Beck

La Californie a fait appel aux Etats proches, et au-delà, pour lutter contre les incendies particulièrement violents qui ont fait au moins 21 morts depuis dimanche.

« C’est un événement grave, sévère, catastrophique », a prévenu Ken Pimlott, responsable du département californien des forêts et de la protection incendie, lors d’une conférence de presse de l’Agence des situations d’urgence du gouverneur de Californie (Cal OES). « Ces incendies brûlent littéralement plus vite que ne peut courir un pompier dans certaines zones », a-t-il ajouté.

Attisés par des vents pouvant dépasser 60 km/h avec seulement 8% d’humidité dans l’air, 22 incendies ont calciné depuis dimanche soir près de 69.000 hectares dans huit comtés californiens. Les pompiers estiment qu’au moins 3.500 bâtiments (maisons et commerces) ont été détruits.

Plus de 8.000 pompiers luttent contre les flammes, sans parvenir jusqu’à présent à les circonscrire, appuyés dans les airs par plus de 70 hélicoptères et 30 avions bombardiers d’eau et des centaines de véhicules au sol.

Les autorités de l’Etat américain le plus peuplé a déjà obtenu des ressources d’Etats proches (Nevada, Washington, Oregon, Arizona) et d’autres devraient suivre.

– Soldats en renfort –

La Garde nationale de Californie a également déployé 700 soldats, qui devaient être renforcés mercredi et jeudi par 1.800 personnes supplémentaires, a indiqué le major général Dave Baldwin, chef d’état-major du gouverneur de Californie.

Des particuliers apportent leur aide également. A l’instar de Chris Hoffmann, 58 ans, au volant d’un des six camions-citerne de l’entreprise de BTP qui l’emploie: « Comme les pompiers ne peuvent pas descendre chercher de l’eau, nous la leur apportons », a-t-il expliqué à l’AFP.

Ken Pimlott a prévenu que ces incendies allaient « rester très imprévisibles pendant les prochains jours ». « Les conditions climatiques continuent d’être un fléau », a-t-il confié.

Selon lui, 21 personnes sont mortes dans ces incendies. Le Los Angeles Times a précisé qu’il y avait onze morts dans le comté de Sonoma, six dans celui de Mendocino, deux dans celui de Napa et deux dans le comté de Yuba.

Mais le shérif du comté de Sonoma Robert Giordano a précisé à la presse que 560 personnes n’avaient pas été localisées, soulignant que la destruction de plus de 70 relais de téléphonie mobile compliquait la tâche des autorités.

L’incendie baptisé « Tubbs », qui sévit près de la ville de Santa Rosa, en tuant à lui seul onze personnes, est devenu le sixième plus mortel de l’histoire de la Californie.

Il a brûlé entre dimanche soir et mercredi matin plus de 11.000 hectares et détruit plus de 570 bâtiments, dont 550 résidentiels. Environ 16.000 structures sont toujours menacées.

Le président américain Donald Trump a déclaré mardi l’état de catastrophe naturelle.

– Extrêmement dangereux –

La police de Santa Rosa a prévenu sur Facebook que les services météorologiques prévoyaient un « retour des vents puissants sur la région à partir de mercredi soir (…) et jusqu’à jeudi matin ». « Cette évolution crée des conditions extrêmement dangereuses pour les pompiers », a-t-elle relevé.

M. Giordano s’est également dit « très inquiet concernant le front des incendies à cause du vent », soulignant que le feu « a été incroyablement rapide ».

Des milliers d’habitants ont été contraints de fuir précipitamment devant les flammes galopantes, parfois en pleine nuit, et les évacuations se poursuivaient toujours mercredi. Au total, 51 refuges ont été ouverts dans dix comtés.

Dans le seul comté de Sonoma, plus de 25.000 personnes ont été chassées de chez elles par les flammes, et 5.000 ont trouvé refuge dans des abris temporaires, avait indiqué lundi le bureau du shérif.

Certains habitants ont pu retourner dans leur quartier, où ils n’ont retrouvé pour nombre d’entre eux que les décombres fumants de leur maison. La ville de Santa Rosa est ainsi particulièrement meurtrie.

« On nous a évacués dans la nuit de dimanche à 2 heures. On a pu retourner hier à notre maison, qui n’avait pas de dégâts. Mais nous avons de nouveau été évacués hier », raconte mercredi à l’AFP Bob Nelson, 53 ans. Sa maison est prise en tenaille « entre deux feux ».

Plusieurs exploitations de cette région très viticole, parfois centenaires, ont été totalement ou partiellement détruites. Certaines étaient toujours mercredi dans la trajectoire des flammes.

Le vignoble Signorello Estate et l’exploitation de vins biologiques Frey, notamment, ont été dévorés par les flammes.

L’incendie le plus mortel répertorié en Californie avait fait 29 morts dans le Griffith Park de Los Angeles en octobre 1933. Le plus destructeur, le « Tunnel fire » à Oakland, avait détruit 2.900 bâtiments et tué 25 personnes (2e plus mortel) en octobre 1991.

Romandie.com avec(©AFP / 12 octobre 2017 00h28)

États-Unis: 5.000 pompiers combattent des feux de forêt en Californie

juillet 10, 2017

Des pompiers sauvent un drapeau américain des flammes en intervenant à Oroville en Californie, le 8 juillet 2017 / © AFP / JOSH EDELSON

Environ 5.000 pompiers combattaient dans la nuit de dimanche à lundi 14 importants feux de forêt en Californie, qui a subi cinq longues années de sécheresse et connaît en ce moment des températures très élevées, notamment dans sa partie méridionale.

Un des incendies plus importants s’est déclaré près du comté de San Luis Obispo, à mi-chemin entre San Francisco et Los Angeles. L’incendie a ravagé environ 23.900 hectares et n’était maîtrisé qu’à 15%, ont fait savoir les autorités.

Dans les environs de Santa Barbara, environ 1.000 pompiers luttaient pour stopper cet incendie avec l’aide d’hélicoptères bombardiers d’eau.

Un autre feu, qui s’est déclaré samedi, a dévasté 7.800 hectares dans le comté de Santa Barbara et était loin d’être sous contrôle. Une habitante de la région, Sarah Gustafson, a raconté au Los Angeles Times qu’elle était en train de faire changer les pneus de son véhicule quand elle a vu s’élever une colonne de fumée et a réalisé que ses six chats étaient enfermés à la maison.

Elle est retournée chez elle en catastrophe pour sauver ses animaux, avant de fuir. « C’était terrifiant », raconte-t-elle. « Quand je suis rentrée chez moi, c’était en fumée, avec des cendres. »

Un autre incendie au nord de la ville de Sacramento a ravagé 5.600 hectares et n’était pas maîtrisé. Il a entraîné des évacuations d’habitants et a détruit 17 bâtiments. Quatre personnes ont été blessées.

Une grande partie de la Californie du Sud, dont la mégalopole de Los Angeles, a souffert d’une vague de chaleur avec des températures dépassant les 37 degrés.

Le gouverneur de Californie Jerry Brown a annoncé en avril la fin officielle de la sécheresse qui a sévi plus de cinq ans dans son État. Mais il a laissé en place des mesures de contrôle de l’usage de l’eau.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juillet 2017 15h32)                

États-Unis: Facebook veut transformer son siège californien en « village »

juillet 7, 2017

San Francisco – Facebook a dévoilé vendredi un projet pour transformer le siège de la compagnie prés de San Francisco en Californie, au cœur de la Silicon Valley, en véritable « village » avec des centaines de logements abordables et des commerces pour ses employés.

Le « campus de Willow » doit permettre d’alléger les problèmes de logement et de transport en commun auxquels font face les employés de Facebook au siège de l’entreprise, a expliqué le vice-président pour les installations mondiales et l’immobilier, John Tenanes.

Le village, dont les plans doivent encore être élaborés avec la ville de Menlo Park, comprendra 11.600 mètres carrés de surface commerciale avec épiceries, pharmacies et autres commerces de quartier.

« En travaillant avec la communauté locale, notre but avec le campus de Willow est de créer un village intégré et mixte qui fournira des services plus que nécessaires, des logement et des moyens de transport ainsi que des bureaux », a poursuivi John Tenanes dans un communiqué publié sur un blog.

Le siège de Facebook est installé sur le site de l’ancien campus de Sun Microsystems, acquis en 2011.

Le géant de l’internet a déjà transformé cet espace de bureaux avec des allées entre les bâtiments qui donnent au campus des allures de petite ville.

Facebook a également acheté des terrains voisins et construit une extension conçue par l’architecte Frank Gehry.

A terme, 1.500 logements seront construits sur le campus de Willow, dont 15% seront proposés à des prix inférieurs au marché, selon M. Tenanes.

Facebook présentera son plan à la ville de Menlo Park dans le courant du mois de juillet. La phase préparatoire doit prendre environ deux ans et la première tranche de construction est prévue pour être complétée en 2021.

Romandie.com avec (©AFP / 07 juillet 2017 22h34)                                            

Climat: Pékin snobe l’envoyé de Trump et déroule le « tapis vert » à la Californie

juin 8, 2017

Pékin – Soucieux d’avoir des partenaires fiables sur le climat, Pékin a réservé un accueil distant cette semaine au secrétaire à l’Energie de Donald Trump, tandis que le président Xi Jinping accueillait chaleureusement le gouverneur de Californie, ardent défenseur des énergies propres.

En tournée asiatique juste après l’annonce que les Etats-Unis se retiraient de l’accord de Paris sur le climat, le secrétaire américain à l’Energie Rick Perry s’est attaché à rassurer.

« Nous ne reculons pas (…) Les Etats-Unis ne renoncent pas à leur rôle de leader pour une planète propre », a-t-il plaidé lundi à Tokyo, selon l’agence Bloomberg. Avant d’ajouter: « Si les Chinois veulent prétendre à ce titre, ce sera ardu pour eux ».

Plus diplomatiquement, M. Perry a vanté jeudi à Pékin les « opportunités extraordinaires » de coopération entre Chine et Etats-Unis sur les « énergies propres », lors d’un entretien avec le vice-Premier ministre chinois Zhang Gaoli.

Reste à voir si l’administration Trump restera le partenaire privilégié de la Chine sur ce sujet.

Car, au mépris du protocole, le gouverneur de Californie Jerry Brown a pu, quant à lui, rencontrer mardi à Pékin le président Xi Jinping en personne, pour un long entretien très médiatisé.

Mieux, ils ont signé un protocole d’accord associant la Californie à la République populaire pour promouvoir conjointement les « technologies vertes », Xi Jinping disant « espérer un renforcement des synergies entre Etats américains et provinces chinoises ».

Un camouflet pour Rick Perry? « Le message est que, quoique décide Trump, la Chine travaillera directement avec les villes et gouverneurs » au sein des Etats-Unis, décrypte Willy Lam, professeur à l’Université chinoise de Hong Kong.

Réveiller les gens

Rick Perry, farouche promoteur de l’énergie éolienne quand il était gouverneur du Texas et initialement favorable au maintien dans l’accord de Paris, était à Pékin pour participer à un forum ministériel sur les énergies propres aux côtés de délégations d’une vingtaine de pays.

Mais il s’y est fait extrêmement discret, s’exprimant très peu en public. A l’inverse, le gouverneur californien a multiplié les apparitions et les interviews tous azimuts pour vanter les efforts environnementaux de son Etat et revendiquer le soutien chinois.

« La Californie est engagée avec (les Etats) de Washington, New York et d’autres, pour agir davantage » sur le climat, « surtout à cause de M. Trump », a confié à l’AFP M. Brown, dont l’Etat serait la 6e économie mondiale s’il était indépendant.

De fait, une coalition lancée la semaine dernière réunit déjà une dizaine d’Etats américains et plus d’une centaine de villes du pays, engagés à réduire les émissions des Etats-Unis –le deuxième plus gros émetteur de CO2– pour concrétiser l’accord de Paris.

« Nous n’allons pas assez vite pour éviter la catastrophe (…) J’essaie de réveiller les gens », et dans ce combat contre le réchauffement climatique, « la Chine est une alliée de taille, dotée de gigantesques ressources », insiste M. Brown.

Déconnectée

« Rick Perry est dans une position impossible. L’administration Trump est vraiment déconnectée et à contre-courant de la communauté mondiale, cela devient évident dans les réunions » internationales, grince Alex Perera, co-directeur de l’ONG WRI Energy Program.

Ainsi, si les Etats-Unis sont officiellement membres de « Mission Innovation », un groupe de 22 Etats engagés à doubler d’ici 2020 leurs investissements de R&D dans les énergies propres, la Maison Blanche affiche des priorités budgétaires contraires.

M. Trump « semble vouloir revenir à la deuxième révolution industrielle » du XIXe siècle fondée sur le charbon, mais maires et gouverneurs américains, « restent eux arrimés à la modernité », tempère le vice-président de l’Union européenne (UE) Maros Sefcovic.

Une tendance universelle: le gouverneur Brown a ainsi animé mercredi une réunion de la « coalition Under2 », un forum rassemblant 170 villes et régions de 33 pays (1,2 milliard d’habitants représentés), engagées à limiter strictement leurs émissions… indépendamment des gouvernements nationaux.

Logique, selon Helen Clark, directrice de l’ONG The Climate Group: après les négociations des chefs d’Etat, « c’est au niveau local que se concentreront les initiatives concrètes ».

Romandie.com avec(©AFP / 08 juin 2017 13h54)                                            

États-Unis/Fusillade en Californie: 3 morts, le tireur arrêté prônait la haine raciale

avril 19, 2017

Los Angeles – Un homme noir américain arrêté après avoir tué par balles trois blancs mardi à Fresno (Californie), en blessant un quatrième avant de se rendre à la police, se percevait comme participant à une guerre raciale, selon sa famille et la police.

Kori Ali Muhammad, 39 ans, connu sous le surnom « Black Jesus » (le Jésus noir), a crié « Allah Akbar » –« Allah est le plus grand » en arabe– pendant que la police l’arrêtait, a indiqué à l’AFP Mark Hudson, lieutenant de police de Fresno.

Le policier a précisé que cet homme avait écrit sur Facebook et dit au moment de son arrestation, qu’il détestait les blancs et le gouvernement.

Le chef de la police de Fresno Jerry Dyer a dit aux journalistes locaux lors d’un point presse en fin de journée que les enquêteurs ne pensaient pas qu’il s’agisse d’un acte de terrorisme mais d’un crime « racial ».

Le père de M. Muhammad, Vincent Taylor, a par ailleurs dit au quotidien Los Angeles Times que son fils était convaincu de participer à une guerre en cours entre blancs et noirs et lui avait dit qu’une « bataille allait bientôt avoir lieu ».

Selon le journal, une page Facebook au nom d’un Kori Ali Muhammad à Fresno arborait des photos glorifiant le « nationalisme noir » et se référant à plusieurs reprises aux « démons blancs ».

La grand-mère de M. Muhammad, Glenestene Taylor, a expliqué au journal qu’il avait choisi à l’adolescence de modifier son nom originel qui était Kori Taylor.

M. Muhammad était déjà recherché par les autorités avant ce drame, soupçonné d’avoir tué la semaine dernière un agent de sécurité devant un motel de cette ville située dans l’ouest des États-Unis.
– Des victimes blanches –

Jerry Dyer avait indiqué préalablement que les victimes étaient toutes des hommes blancs, y compris l’agent de sécurité. Selon lui, le tireur a manifestement agi seul.

M. Muhammad a ouvert le feu vers 10h45 locales (17h45 GMT) dans quatre lieux différents du centre ville et semble avoir tiré au hasard jusqu’à 16 cartouches pendant une fusillade qui a duré quelques minutes.

D’après M. Dyer, le suspect a un passé criminel qui inclut des infractions à la réglementation sur les armes, sur les drogues ainsi que des menaces qualifiées de terroristes.

Selon lui, le suspect a été par périodes sans-abri et a été lié à des bandes criminelles.

Il encourt quatre chefs d’accusation pour meurtre et deux pour tentative de meurtre, selon les autorités.

L’arme utilisée lors de la fusillade n’a pas été retrouvée, d’après Mark Hudson, qui a indiqué que le suspect ferait sa première apparition au tribunal sous 48 heures.

Plus de 30.000 personnes meurent par balle chaque année aux Etats-Unis, y compris 22.000 suicides, d’après le site gunviolencearchive.org.

Cette année, il y a déjà eu 17.690 incidents –dont 102 fusillades de masse– impliquant des armes à feu, qui ont entraîné 4.402 décès et 8.559 blessés, d’après ce site. Les victimes comprennent 183 enfants et 911 adolescents.

La semaine dernière, la Californie avait déjà été le théâtre d’une fusillade quand un homme avait assassiné sa femme par balles dans une école primaire à San Bernardino, tuant un élève et en blessant un autre, avant de retourner son arme contre lui.

Le président américain Donald Trump n’a pas encore précisé quelle serait sa politique sur les armes à feu mais, pendant sa campagne, il s’était déclaré partisan du Second amendement de la Constitution américaine qui garantit le droit d’en porter, ce qui pourrait laisser attendre un assouplissement de la réglementation en vigueur.

Romandie.com avec(©AFP / 19 avril 2017 11h56)