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États-Unis: Trump ne veut pas payer pour la protection de Harry et Meghan en Californie

mars 30, 2020

Donald Trump a un message pour le prince Harry et son épouse Meghan, qui viennent de s’installer en Californie: il ne veut pas que les États-Unis payent pour leur protection.

«Je suis un grand ami et un grand admirateur de la reine et du Royaume-Uni», a tweeté le locataire de la Maison Blanche deux heures avant son point de presse quotidien sur le coronavirus. Évoquant la décision de Harry et Meghan de renoncer à s’installer de manière permanente au Canada et de déménager en Californie, il a ajouté: «Les États-Unis ne paieront pas pour leur protection». «Ils doivent payer!», a-t-il conclu, sans donner les raisons de cet emportement soudain.

Le couple a, selon le tabloïd The Sun, pris un jet privé pour Los Angeles la semaine dernière, au moment où le Canada et les États-Unis s’apprêtaient à fermer leur frontière pour lutter contre la propagation du Covid-19. Meghan, ancienne actrice américaine, compte de nombreux amis en Californie, où vit aussi sa mère Doria.

Buckingham Palace n’a pas souhaité commenter les informations du Sun.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus: Harry et Meghan fuient le Canada

mars 27, 2020
Coronavirus: Harry et Meghan fuient le Canada
© Buzznews Coronavirus: Harry et Meghan fuient le Canada
Le Prince Harry, son épouse Meghan Markle et leur fils Archie ont quitté le Canada pour fuir le coronavirus.

Selon ce qu’a appris le New York Post, le couple s’est envolé secrètement à bord d’un jet privé en direction de la Californie.

Depuis le «Megxit», le Duc et la Duchesse de Sussex vivaient à l’abri des regards sur l’île de Vancouver en Colombie-Britannique.

Harry et Meghan en profiteront pour installer leurs pénates dans une nouvelle résidence de Beverly Hills, en banlieue de Los Angeles.

Il semble que la pandémie de COVID-19 n’a fait qu’accélérer la décision du couple de s’installer sur la côte ouest-américaine.

« Ce déménagement était planifié depuis un certain temps. Ils ont réalisé que le Canada ne pourrait fonctionner pour eux pour diverses raisons et ils désiraient s’installer dans la région de Los Angeles », révèle la source du journal.

« Ils ont un grand réseau de contacts là-bas. Leur nouvelle équipe de relations publiques, de relations de presse et leurs conseillers d’affaires sont basés là. Meghan a de nombreux amis dans cette région, et bien sûr, sa mère Dorta s’y trouve aussi », ajoute l’informateur.

Les États-Unis sont devenus dans les dernières heures le pays ayant le plus de personnes infectées à la COVID-19, dépassant la Chine. On y recense, à ce jour, plus de 85 000 cas, surtout concentré à New York, sur la côte est.

La Californie est le troisième État le plus touché du pays, avec plus de 4 000 cas, soit le même nombre que le Canada entier.

Avec Buzznews

États-Unis/Californie: 85.000 vieilles condamnations liées au cannabis vont être effacées

février 13, 2020

 

Plus de 85.000 condamnations mineures liées au cannabis, pour certaines vieilles de près de 60 ans, vont être automatiquement effacées des casiers judiciaires grâce à un «programme pilote» informatisé lancé en Californie, où l’usage et la vente de cannabis à titre récréatif ont été légalisés depuis 2018.

Cette mesure «va être un soulagement bien mérité pour les populations de couleur qui ont souffert de manière disproportionnée des conséquences injustes des lois de notre nation» en la matière, a déclaré jeudi dans un communiqué Jackie Lacey, procureure du comté de Los Angeles où quelque 66.000 condamnations vont être effacées.

Les experts estiment que la consommation et la vente de cannabis concernent dans les mêmes proportions toutes les origines ethniques et culturelles. Pourtant, une étude réalisée en 2016 montrait que les noirs américains, qui ne représentent que 6% de la population californienne, constituaient près de 25% des détenus emprisonnés exclusivement pour des infractions ou crimes liés au cannabis.

Sur les quelque 53.000 personnes au total concernées par la mesure d’effacement dans le comté de Los Angeles, 32% sont noires, 45% latino-américaines et 20% blanches, relèvent les services de la procureure. Ces condamnations, dont certaines remontaient jusqu’à 1961, sont souvent un frein à l’emploi ou à la recherche d’un logement.

La loi californienne qui avait légalisé l’usage et la vente du cannabis à titre récréatif prévoyait aussi la possibilité pour les personnes condamnées pour des délits cessant de facto d’exister (possession, vente ou cultures de petites quantités de cannabis, etc.) de demander à un juge de les effacer de leur casier judiciaire. Le processus devait initialement être entamé par les condamnés eux-mêmes, il était ardu et coûteux et seules 3% des personnes éligibles se sont manifestées. Devant ces difficultés, la Californie avait décidé d’effacer automatiquement ces condamnations d’ici le 1er juillet 2020, un travail de titan pour son système judiciaire.

Une ONG baptisée Code for America, dont le but est d’aider les pouvoirs publics américains à entrer dans «l’ère numérique», a donc noué un partenariat avec plusieurs comtés californiens pour leur proposer un algorithme capable de repérer automatiquement les cas éligibles. «Cette technologie peut analyser l’éligibilité de milliers de condamnations en quelques secondes, ce qui dispense les équipes du procureur d’éplucher un par un les cas dans les archives criminelles», se félicitent les services de Mme Lacey.

«C’est la nette démonstration qu’un effacement automatique sur une grande échelle est faisable et peut aider à réparer les injustices», lance Evonne Silva, responsable des questions judiciaires au sein de Code for America.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Gianna Bryant, la fille de Kobe, est morte avec son père dans le crash d’hélicoptère

janvier 27, 2020

Kobe Bryant meurt dans un accident d’hélicoptère

L’adolescente de 13 ans était une férue de basket que Kobe Bryant coachait et présentait volontiers comme sa relève.

Le Parisien

© USA TODAY Sports/Stephen R. Sylvanie Le Parisien
Son père l’appelait parfois « Mambacita », « la petite Mamba », un dérivé de son propre surnom « Black Mamba ». La fille de Kobe Bryant, Gianna Bryant, fait partie des victimes du crash d’hélicoptère qui a emporté la légende du basket-ball, ce dimanche soir, en Californie.
 

« L.A. est aux côtés de la famille Bryant après la perte de Gianna, qui a péri avec son père et ses amis dans la tragédie d’aujourd’hui. Kobe aimait farouchement ses filles, et cet amour l’a inspiré à être un défenseur extraordinaire des femmes et des filles dans le sport », a tweeté le maire de Los Angeles, Eric Garcetti.

La légende du basket avait fait de l’adolescente de 13 ans sa relève, elle-même férue de la discipline dans laquelle son père a officié plus de 20 saisons chez les Lakers de Los Angeles. Celui-ci la coachait notamment au sein de sa structure pour jeunes athlètes, la Mamba Academy.

En chemin pour l’entraînement

Il se dit que la jeune joueuse rêvait d’intégrer un jour la WNBA, la ligue professionnelle américaine féminine. Selon TMZ et ESPN, l’ancien joueur de 41 ans et sa fille se rendaient d’ailleurs justement à un entraînement de basket au moment de leur accident.

Gianna Bryant était la deuxième des quatre filles du couple formé par Kobe Bryant et sa femme Vanessa, aux côtés de Natalia Diamante, 17 ans, Bianka Bella, 3 ans, et la petite Capri, née en juin.

Dans un message plein de douleur posté sur les réseaux sociaux, Shaquille O’Neal a rendu hommage à son « frère » Kobe Bryant et à sa « nièce ». « Perdre Gianna est encore plus dur à vivre pour nous en tant que parents », a également souligné Barack Obama, en son nom et celui de Michelle Obama.

Avec Le parisien.fr par R.K

Californie: l’adolescent qui a ouvert le feu dans son lycée est décédé

novembre 15, 2019

 

L’adolescent de seize ans qui avait ouvert le feu jeudi dans la cour de son lycée près de Los Angeles, tuant deux camarades et blessant trois autres avant de se tirer une balle dans la tête, est mort vendredi après-midi à l’hôpital.

Evacué vers l’hôpital en même temps que ses victimes du lycée Saugus de Santa Clarita (Californie), Nathaniel Berhow se trouvait vendredi «dans un état critique». «Il est mort à 15 heures 32», a déclaré Marvin Crowder, du bureau du shérif du comté de Los Angeles, sans donner davantage de précisions.

Boy-scout, introverti mais sociable, familier des armes sans apparemment être un passionné, le tireur est mort sans avoir pu être interrogé et n’a laissé aucune lettre permettant d’éclairer son acte. «Nous savons que l’attaque était préméditée mais nous ne connaissons pas les détails ni le mobile à ce stade», avait dit le shérif du comté de Los Angeles, Alex Villanueva, lors d’une conférence de presse avant le décès.

«Pour autant que nous sachions, il a choisi ses cibles au hasard. Nous n’avons pu déterminer aucune relation entre le suspect et les victimes», dont le seul point commun était de fréquenter le lycée Saugus de Santa Clarita où le drame s’est déroulé, a-t-il ajouté.

Rien n’indique qu’il ait eu des motivations d’ordre idéologique et le tireur ne semblait pas être un marginal ni avoir été victime de harcèlement scolaire, a dit le shérif Villanueva. «Il avait des amis, des gens venaient le chercher ou le déposer chez lui» et «je le voyais faire pas mal d’activités sportives», a confirmé au Los Angeles Times un voisin de l’adolescent à Santa Clarita, Jared Axen, 33 ans. «Il n’était pas du genre à venir engager la conversation. C’était quelqu’un de calme, de réservé, mais être introverti n’est pas si rare», a-t-il estimé.

Aidan Soto, élève du lycée Saugus, n’aurait pas soupçonné le moins du monde que son camarade, très impliqué dans le scoutisme, puisse commettre un tel crime. «C’était un gentil garçon (…) Les scouts les plus jeunes l’admiraient vraiment. Il était là quand ils avaient besoin de lui. Je suis perdu, je cherche à comprendre», raconte-t-il.

Le tireur n’avait aucun antécédent de violence mais son père, divorcé de sa mère voici quelques années, avait des problèmes liés à l’alcool et fut à un moment soupçonné de violences conjugales mais jamais poursuivi, faute de preuves. Cela n’empêchait pas Nathaniel Berhow d’être proche de lui, souligne Jared Axen, qui se souvient que l’adolescent avait été très affecté par son décès soudain, d’un arrêt cardiaque, en décembre 2017.

Le père du tireur était décrit comme un passionné de pêche et de chasse au gros gibier, et les voisins se rappellent l’avoir vu effectuer ses préparatifs dans son garage, notamment fabriquer ses propres munitions pour la chasse au wapiti, selon le LA Times. Cette connaissance des armes à feu est pour l’instant le principal lien entre le profil du suspect et la tuerie de jeudi. D’après Jared Axen, le jeune homme accompagnait parfois son père dans ses parties de chasse, et six armes à feu enregistrées au nom de ce dernier ont été découvertes au domicile familial après le drame, a indiqué le shérif Villanueva.

Mais «plusieurs» autres armes ont aussi été trouvées chez le suspect et certaines d’entre elles «n’étaient pas enregistrées du tout», a-t-il souligné, sans donner davantage de détails. Les enquêteurs ignorent encore comment Nathaniel Berhow s’est procuré le pistolet de calibre .45 qu’il a utilisé jeudi, gardant la dernière balle pour se suicider, mais les images de vidéosurveillance de la tuerie laissent penser que l’adolescent savait manier une telle arme. «En l’espace de seize secondes, il a débloqué son arme qui s’était enrayée et a été capable de tirer sur cinq personnes», a détaillé le shérif Villanueva.

Deux victimes, une jeune fille de 15 ans et un garçon de 14 ans, ont succombé à leurs blessures. Un adolescent a pu rentrer chez lui vendredi matin et deux lycéennes devraient pouvoir sortir de l’hôpital dans quelques jours, selon les médecins.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Menacées par les flammes, 180.000 personnes sommées d’évacuer en Californie

octobre 27, 2019
Les flammes ravagent le bâtiment principal de la Soda Rock Winery, propriété viticole de Healdsburg (Californie)
© Josh Edelson Les flammes ravagent le bâtiment principal de la Soda Rock Winery, propriété viticole de Healdsburg (Californie)
Quelque 180.000 personnes ont été sommées d’évacuer à cause de l’incendie « Kincade Fire » au nord de San Francisco, a indiqué dimanche le bureau du shérif du comté de Sonoma, où les flammes ont déjà ravagé plus de 12.000 hectares.

Un avion bombardier d'eau survole les flammes de l'incendie du "Kincade Fire", en Californie

©Philip Pacheco Un avion bombardier d’eau survole les flammes de l’incendie du « Kincade Fire », en Californie
Selon l’agence des pompiers de Californie, Cal Fire, le sinistre, qui a démarré mecredi soir, n’était contenu qu’à 10% dimanche matin, soutenu par des conditions météo exceptionnellement favorables.

« C’est la plus importante évacuation de mémoire de shérif du comté de Sonoma », a indiqué le bureau du shérif via son compte Twitter.

Tôt dimanche matin, il avait annoncé l’ordre d’évacuer plusieurs zones situées immédiatement au nord de Santa Rosa, ville qui compte elle-même près de 180.000 habitants.

La police de la ville a ensuite ordonné l’évacuation de la moitié nord de la commune.

Plusieurs centres d’hébergement d’urgence affichaient complets, a indiqué la chaîne d’information locale ABC7, et Santa Rosa a dû fermer l’un d’entre eux, le Finley Community Center, qui se trouvait dans la zone à évacuer.

Tous les détenus de la prison North County Detention Facility ont été déplacés et le Sutter Santa Rosa Regional Hospital a été évacué.

Une partie de l’autoroute 101, principale route qui traverse Santa Rosa, a été brièvement coupée à la circulation.

Le point le plus au sud au sein des zones à évacuer se situe à 70 km de San Francisco à vol d’oiseau.

Les autorités ont fait montre de précautions avec, en tête, le « Camp Fire », un autre incendie qui avait fait 86 morts dans le nord de l’Etat, en novembre 2018.

Santa Rosa se remet elle à peine du « Tubbs Fire », qui avait dévasté, en octobre 2017, le quartier de Coffey Park, détruisant plus de 1.400 bâtiments.

– Propriétés viticoles touchées –

La progression du feu du nord vers le sud était facilitée par un temps sec, un taux d’humidité très faible (14%) et un vent soutenu, avec des rafales pouvant aller jusqu’à près de 130 km/h.

Le service de météorologie nationale (NWS) tablait sur des vents encore importants tout au long de la journée de dimanche, avant une accalmie lundi. La semaine à venir s’annonçait tout aussi sèche que le week-end.

Relativement préservées lors des précédents incendies de ces dernières années, plusieurs propriétés du comté de Sonoma, connu mondialement pour ses vins, ont été attaquées par les flammes.

Plusieurs vidéos ont notamment montré le principal bâtiment de la Soda Rock Winery, vieux de 150 ans, devenu un brasier géant, à Healdsburg.

Selon le San Francisco Chronicle, une autre propriété de Healdsburg, la Field Stone Winery, a également été touchée par l’incendie, de même que Moville Vineyards.

« Cela va prendre beaucoup de temps » de maîtriser le feu, a déclaré le responsable technique du comté de Sonoma, David Rabbitt, à la chaîne locale ABC7.

Quelque 3.000 personnes étaient mobilisées pour combattre l’incendie, qui a démarré au nord-est de Geyserville, mercredi soir.

Le fournisseur d’électricité PG&E avait annoncé prévoir de couper préventivement le courant à 940.000 foyers à partir de samedi après-midi, dans 36 comtés de cette région, en raison de ces conditions météorologiques exceptionnelles.

Les autorités locales n’ont pas encore déterminé l’origine du sinistre, mais PG&E a fait état d’un incident sur l’une de ses lignes près du point d’origine du « Kincade Fire », seulement sept minutes avant le départ des flammes, selon plusieurs médias locaux.

Plus au sud de la Californie, où sévissait un autre incendie, le « Tick Fire », la plupart des avis d’évacuation ont été levés. Le feu avait forcé des dizaines de milliers de personnes à quitter leur maison près de Santa Clarita, au nord de Los Angeles.

Avec AFP.com

Guerre commerciale: la Californie va souffrir si la crise dure

juillet 11, 2018

Des conteneurs sont chargés dans le port de Long Beach en Californie (ouest) le 6 juillet 2018 / © AFP / Frederic J. BROWN

Des automobiles aux puces électroniques, en passant pas les noisettes et le vin, l’économie de la Californie va beaucoup souffrir si la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine s’aggrave.

Des milliards de dollars et des centaines de milliers d’emplois sont en jeu dans l’Etat américain le plus riche et le plus peuplé, principal bastion de l’opposition à Donald Trump.

« S’il y a une région aux États-Unis qui sera la plus atteinte par la guerre commerciale, ce sera Los Angeles », explique Stephen Cheung, ancien directeur du commerce international au port de la mégapole californienne.

« La Chine est notre premier partenaire économique », dit-il à l’AFP, soulignant qu’en 2017, les transactions entre l’empire du Milieu et les ports de la région ont dépassé 170 milliards de dollars.

Mais il craint aussi que le cycle de représailles engagé depuis la mise en place de mesures protectionnistes américaines sur les produits chinois la semaine dernière menace toute l’économie internationale.

« Nous craignons que ce cycle continue au point de provoquer une dépression », dit M. Cheung, désormais patron de l’ONG World Trade Center Los Angeles.

– « Très inquiets » –

Avec 40 millions d’habitants, la Californie accueille les géants technologiques de la Silicon Valley, les industries du cinéma et de la télévision.

L’Etat exporte des voitures électriques, des moteurs, des pièces automobiles et de l’aluminium, en plus d’être le verger de l’Amérique.

Justement, les représailles chinoises visent les pistaches, les amandes, les noix, les oranges, les citrons et les fraises du « Golden State ».

Des ouvriers agricoles mexicains récoltent des salades dans un champ de Brawley, en Californie (ouest), le 31 janvier 2017 / © AFP/Archives / Sandy Huffaker

« Même si nous ne connaissons pas les ramifications exactes que ces taxes auront sur nos productions, nous pressentons que la perte du marché chinois va bénéficier à d’autres exportateurs étrangers, provoquant la perte d’opportunités de vente à long terme pour nos agriculteurs », commente Sara Neagu-Reed, de la Fédération des agriculteurs de Californie.

La Chine était en 2016 le troisième marché pour les produits agricoles californiens, derrière le Canada et l’Union européenne, avec 2 milliards de dollars d’exportations.

« Nous sommes très inquiets », dit plus prosaïquement Holly King, patronne des producteurs d’amandes de l’Etat. Le secteur, qui a exporté pour 518 millions de dollars en 2016, est désormais frappé de droits de douane de 50%.

Pour les pistaches, qui pesaient 530 millions de dollars cette même année, les taxes sont de 45%.

Casey Creamer, vice-président de la Mutuelle des producteurs d’agrumes de Californie qui représente 2.500 professionnels, assure toutefois que l’organisation soutient l’administration face aux pratiques commerciales chinoises qui « ont fait beaucoup de mal à notre industrie ».

Depuis le début de l’année, Donald Trump a multiplié les mesures protectionnistes à l’encontre de ses partenaires commerciaux, accusés de profiter des largesses des Etats-Unis.

De nombreux professionnels reconnaissent que la Chine use de pratiques commerciales déloyales, mais « au lieu d’utiliser des tarifs douaniers comme une tactique », estime M. Cheung, l’administration Trump devrait négocier un accord bénéficiaire aux deux parties.

– « Frustrant » –

Le vin, autre produit phare de la Californie, a été frappé de tarifs douaniers de 35%.

Un ouvrier agricole participe aux vendanges à Kenwood, en Californie (ouest), le 25 octobre 2017 / © GETTY IMAGES/AFP / JUSTIN SULLIVAN

« On a commencé à exporter en Chine il y a dix ans, on a construit un bon réseau, mais tout s’est brusquement arrêté », déplore à l’AFP Michael Honig, un viticulteur de la Napa Valley au nord de San Francisco.

Son partenaire asiatique a suspendu toutes ses commandes en attendant de voir comment évolue la situation.

« C’est frustrant », commente le vigneron.

Mario Cordero, responsable du port de Long Beach, qui avec Los Angeles a vu passer 7,5 millions de conteneurs en 2017, dit ne pas avoir jusqu’ici entendu parler de cargaisons bloquées. Il faudra selon lui six mois pour avoir un meilleur aperçu des effets des taxes.

Côté emplois, l’ONG California Budget and Policy Center estime que 285.000 salariés sont affectés par cette guerre commerciale.

Pour Stephen Cheung, les consommateurs verront une hausse des prix d’ici quelques semaines, ce qui devrait rendre les importateurs plus réticents à passer commande.

La Californie pourrait aussi perdre les investisseurs chinois, ajoute-t-il.

« L’économie subit déjà » les conséquences de la guerre commerciale et si elle dure, « il faudra du temps pour revenir à un fonctionnement normal », prédit M. Cheung.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juillet 2018 18h00)

États-Unis: funérailles sous tension en Californie après la mort d’un Noir tué par la police

mars 29, 2018

Des proches se consolent avant les obsèques de Stephon Clark, le 29 mars 2018, à Sacramento en Californie / © AFP / JOSH EDELSON

Des centaines de personnes ont assisté jeudi aux obsèques sous tension et chargées d’émotions de Stephon Clark, un jeune Noir tué par des policiers dans son jardin à Sacramento, en Californie, érigé en nouveau symbole des brutalités policières aux Etats-Unis.

« Ils tuent de jeunes Noirs à travers le pays », a accusé le révérend Al Sharpton, figure historique du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis, lors du service œcuménique.

« Nous sommes ici pour dire que nous allons lutter avec Stephon Clark et les membres de sa famille », a-t-il proclamé devant les proches du jeune homme de 22 ans, abattu le 18 mars dans son jardin des quartiers pauvres du sud de Sacramento, par des agents qui le croyaient armé. En réalité, il tenait à la main un simple iPhone.

Les policiers, dont un est Noir, ont été suspendus. Mais cette énième bavure contre un Noir a enragé la communauté afro-américaine, qui multiplie depuis lors des manifestations dans la paisible capitale californienne.

A son arrivée aux obsèques, le frère bouleversé de la victime, Sevante Clark, s’est jeté sur le cercueil fermé, avant de prendre à plusieurs reprises le micro, de lever le poing en signe de protestation et d’appeler l’assistance à crier le nom de Stephon Clark.

Tenant dans ses bras ce jeune homme, Al Sharpton a également appelé l’assistance à reprendre son nom. Des proches ont entamé des chants gospel.

« Nous allons pousser Donald Trump et le monde entier à régler le problème des mauvaises conduites policières », a-t-il proclamé sous les acclamations de certains membres du public, en réponse à la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, qui a qualifié ces faits « terribles » de sujet « local ».

A ses côtés, un imam, un rabbin, et des représentants d’autres confessions ont pris la parole à tour de rôle, ainsi que plusieurs proches du jeune homme, qui l’ont décrit comme le père aimant de ses deux enfants, et dévoué à sa fiancée, Salena Manni.

« Nous en avons assez de voir les nôtres mourir », a martelé l’imam, Zaid Shakir, avant de lancer, à propos des violences policières par balle: « C’est un problème systémique (…) c’est un problème uniquement américain ». Puis d’énumérer une longue liste d’autres victimes noires de bavures.

– « Meurtriers » –

La vidéo de la mort de Stephon Clark, filmée par les caméras que portent les policiers, a particulièrement choqué. Les deux agents de la Sacramento Police Department (SPD) lui ont tiré dessus à 20 reprises, avant de lui intimer de montrer ses mains.

Ils étaient intervenus après un appel signalant qu’un homme brisait des vitres de voitures. Pensant que Stephon Clark était leur suspect, ils l’ont pris en chasse, épaulés par un hélicoptère de police.

Le jeune homme s’est alors réfugié dans le jardin, où il a été abattu.

« J’ai dit aux policiers: +Vous n’êtes que des meurtriers+ », a déclaré sa grand-mère, Sequita Thompson, qui vivait aussi sur les lieux, à la chaîne locale Fox 40.

– Il « devrait être vivant » –

Les rues du centre-ville, où se trouve le Capitole de l’Etat, sont depuis sa mort régulièrement bloquées par des manifestants. Jeudi encore, un rassemblement avait été convoqué devant le bureau du procureur du comté.

Une réunion du conseil municipal a plus tôt cette semaine été interrompue quand un rassemblement a viré à l’émeute, la foule exigeant la fin d’un « racisme endémique ». Ses membres ont été évacués par la police pendant que des manifestants en colère pénétraient dans l’hôtel de ville, malgré les appels au calme des dirigeants du mouvement de protestation.

L’entrée à deux matches de basket NBA a été perturbée: des milliers de spectateurs n’ont pas pu pénétrer dans la salle, forçant le propriétaire de l’équipe de NBA locale, les Kings, à délivrer un appel à la paix et l’unité à la mi-temps d’une rencontre.

Après un autre match, Vivek Ranadivé a assuré que sa franchise aiderait à « empêcher cette tragédie d’arriver à nouveau ». Ses joueurs, des stars millionnaires d’une ligue qui s’est longtemps voulue dépolitisée, se sont entraînées avec un T-shirt cinglé du nom de Stephon Clark.

Des dizaines d’activistes du mouvement de défense des Noirs, « Black Lives Matter », comptent demander à la procureure de Sacramento, Anne Marie Schubert, de poursuivre les deux agents.

La famille Clark, qui a déjà perdu un frère de Stephon dans une fusillade en 2006, envisage également des poursuites.

« Nous allons pousser le procureur à rendre justice au nom de Stephon Clark », a affirmé Al Sharpton durant les funérailles. « Nous sommes venus parce que ce garçon devrait être vivant aujourd’hui. »

Romandie.com avec(©AFP / 30 mars 2018 00h05)                

USA: un professeur tire accidentellement avec son arme en classe

mars 14, 2018

Los Angeles – Au moins un élève a été blessé en Californie, à l’ouest des Etats-Unis, par un professeur qui a accidentellement tiré avec son arme de poing en classe, a indiqué la police.

Cet incident survient au moment où un débat fait rage aux Etats-Unis pour déterminer si les professeurs doivent pouvoir porter des armes en cours afin de contrer un éventuel tireur, comme le souhaite Donald Trump depuis la fusillade de Parkland en Floride qui a fait 17 morts en février.

« Mardi vers 13H20 (20H20 GMT) des agents ont été appelés au lycée de Seaside », ville à deux heures au sud de San Francisco, « après qu’un professeur eut semble-t-il accidentellement tiré avec son arme en classe », d’après un communiqué de la police locale publié sur Twitter.

« Personne n’a été sérieusement blessé », précise-t-il.

Le professeur, identifié comme Dennis Alexander, un réserviste de police d’une localité voisine, voulait montrer comment désarmer quelqu’un lors d’un cours « d’administration de la Justice », pour les élèves qui souhaitent joindre les forces de l’ordre, a expliqué le père d’un élève blessé à la chaîne de télévision locale KSBW.

En vérifiant si l’arme était chargée, il l’a dirigée vers le plafond et un coup est parti, faisant tomber des débris sur le cou d’un élève, a expliqué à l’AFP Judy Veloz, une responsable de police.

Elle a décrit la blessure du lycéen comme une simple « abrasion » mais le père de la victime, Fermin Gonzales, a affirmé qu’un fragment de balle s’était logé dans son cou.

Ses parents l’ont emmené à l’hôpital pour qu’il passe une radio après l’avoir vu rentrer avec du sang sur son t-shirt.

« Il est secoué mais il va bien », poursuit son père, « je suis juste très contrarié que personne ne nous ait prévenus et qu’on ait dû appeler nous-mêmes la police ».

Le professeur a été placé en congé administratif le temps de l’enquête et la police continue d’interroger les élèves.

Les professeurs ne sont pas autorisés à amener des armes en classe en Californie, même lorsqu’ils ont un permis.

Le président Donald Trump s’est dit favorable au fait d’autoriser et de former les professeurs qui le souhaitent à amener une arme en classe afin de pouvoir neutraliser un tireur.

Un très grand nombre de professeurs et d’élèves s’y opposent et des dizaines de milliers d’élèves américains ont participé mercredi à une interruption de cours nationale et symbolique pour demander au gouvernement fédéral des mesures contre la violence des armes.

Un autre accident similaire est survenu le même jour à Alexandria, en banlieue de la capitale fédérale Washington, mais personne n’a été blessé: c’est cette fois-ci un agent de sécurité qui a tiré avec son arme sans le vouloir.

La directrice de l’établissement a dit qu’elle ne pensait pas qu’il était judicieux d’armer les enseignants: « Cet incident est survenu avec quelqu’un qui était très entraîné. Je pense que ça se passe de commentaires », a déclaré Lois Berlin, citée par la chaîne NBC.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mars 2018 20h52)                                            

Aux États-Unis, la revanche des ex-dealers devenus vendeurs de cannabis légal

février 17, 2018

Virgil Grant dans sa boutique de vente de cannabis et de produits dérivés à Los Angeles, le 8 février 2018 / © AFP / Frederic J. BROWN

Virgil Grant surfe sur le succès de la légalisation du cannabis en Californie: son petit empire compte déjà trois dispensaires, deux plantations et une ligne de vêtements. Une juste réparation pour lui qui a purgé six ans de prison pour avoir dealé de la marijuana.

Dans sa boutique discrète du sud de Los Angeles, il montre fièrement ses dernières innovations: une gourde rechargeable de thé infusé de CBD, l’une des molécules non-psychoactives de cette drogue douce, ou des onguents vendus dans de jolies fioles.

Son succès d’aujourd’hui, il l’a toutefois payé cher lors des décennies de « guerre contre la drogue », avant le début du mouvement massif pour la légalisation du cannabis aux Etats-Unis.

Arrêté en 2008 par la police fédérale, Virgil a passé six ans derrière les barreaux. « Il y a beaucoup de gens de couleur qui ont été arrêtés et incarcérés, comme moi, pour des affaires de marijuana, des crimes et délits non-violents. (…) C’est désormais légal, mais il y a toujours des gens en prison », explique-t-il à l’AFP.

Sous une forme ou une autre, l’herbe a été légalisée dans une trentaine d’Etats à ce jour, même si elle reste interdite au niveau fédéral.

« Ces gens devraient être libérés immédiatement et leurs casiers judiciaires expurgés », ajoute ce cofondateur d’une association spécialisée dans les droits des minorités dans le secteur de la plante euphorisante, la California Minority Alliance.

D’après l’association de défense des droits civiques ACLU, 8,2 millions de personnes ont été arrêtées pour commerce ou consommation de marijuana entre 2001 et 2010. Un chiffre quatre fois plus important chez les Noirs que chez les Blancs, alors que leur consommation est similaire selon de multiples études.

– « On perd tout » –

L’impact sur les Afro-américains et les Hispaniques a été dévastateur, plongeant des familles entières dans la pauvreté.

« On perd tout, même sa voiture », se souvient Virgil Grant, qui n’a pas pu voir grandir ses cinq filles. Une fois sortis de prison, les ex-dealers peinent à retrouver emploi, logement ou subvention, et donc à sortir de la précarité.

Là où la plante est devenue légale, les autorités prennent conscience de l’impact socio-économique des politiques répressives passées et mettent en place des mesures de réparation.

Des critiques font valoir que ce qui était illégal à l’époque se devait d’être réprimé par la police et puni en justice. Cat Packer, responsable de la législation sur le cannabis de Los Angeles, rétorque que des arrestations disproportionnées chez les Noirs ont eu seulement lieu « parce que la police était plus active dans ces communautés ».

Los Angeles, Oakland, Portland, entre autres, veulent désormais octroyer des licences de commercialisation de marijuana en priorité à ceux qui ont souffert de la « guerre contre la drogue ».

– « Barrières à l’entrée » –

La California Minority Alliance milite par ailleurs dans tout le pays pour que les minorités défavorisées aient leur chance de participer activement à ce secteur légal encore embryonnaire: il faut « que ça ne coûte pas un million de dollars pour obtenir une licence », argumente-t-elle.

Sans quoi, avertit l’association, « ce sera une industrie (de plus) dominée par les hommes blancs ».

Des villes comme San Diego, San Francisco ou Seattle veulent par ailleurs amnistier des milliers de condamnations passées. Beaucoup d’associations californiennes organisent aussi des « cliniques » pour aider les anciens condamnés, en majorité des hommes de couleur, à faire expurger leurs casiers judiciaires.

Eddie Erby, l’un des employés de Virgil Grant, a été arrêté à 18 ans pour avoir vendu de la marijuana. Il a passé dix ans derrière les barreaux.

Le cannabis « était une manière de gagner de l’argent rapidement parce qu’on n’arrivait pas à trouver un travail, parce qu’on n’avait pas la bonne couleur de peau », raconte-t-il, tout en pesant des fleurs de cannabis pour la commande d’un client.

Aujourd’hui âgé de 52 ans, il a mis des années à reconstruire sa vie. Virgil Grant embauche régulièrement d’anciens prisonniers: « Je leur dis +soyez à l’heure, soyez honnête et vous avez le boulot+ ».

Et du boulot il y en a: le marché du cannabis vaut déjà près de 20 milliards de dollars aux Etats-Unis, un chiffre qui devrait doubler d’ici trois ans.

Romandie.com avec(©AFP / 17 février 2018 16h21)