Posts Tagged ‘Calixte Nganongo’

Congo: Le ministre NGanongo insulté par ses collègues, il a proposé la réduction à moitié de leurs salaires

octobre 28, 2020

Le ministre des finances du Congo Calixte NGanongo aurait selon des sources concordantes, été victime des fortes menaces de la part de ses collègues et des généraux pour avoir proposé la réduction de leurs émoluments dans le cadre de la réduction du train de vie de l’État. Il aurait suggéré que les ministres d’État passent de 15millions à 7 et le reste de 11 à 5 millions. Les généraux percevraient 1 million au lieu des 5 millions actuels, et les députés et sénateurs toucheraient désormais 2 millions. Tous, auraient bloc commun contre Calixte NGanongo.

Dans le souci de réduire le train de vie de l’État dont il a la charge la gestion des finances, le ministre Calixte NGanongo aurait suggéré au chef de l’État que les membres du gouvernement, les députés, directeurs généraux et généraux des forces armées congolaises acceptent drastiquement de revoir leurs émoluments à la baisse afin de montrer l’exemple.

Dans les négociations avec le FMI, cette problématique a été évoquée et même suggérée, et le Congo avait accepté d’y adhérer. Mais, malheureusement, le gouvernement a choisi la voie de la pression fiscale aux entreprises et particuliers pour renflouer les caisses de l’État. Parmi les décisions dénudées de tout sens adoptées par le gouvernement, figurent l’impôt parcellaire qui a échoué et actuellement l’impôt agricole.

Ces taxes que doivent payer les agriculteurs est un frein brutal à la diversification de l’économie et surtout un rouleau compresseur pour les populations qui vivent de l’informel. Pour le ministre Calixte NGanongo, il serait déconseillé de prendre des mesures qui n’encouragent pas l’envol de l’économie.

En proposant la réduction de moitié les salaires des ministres, députés, généraux et directeurs généraux,NGanongo s’est attiré leur foudre et il est vu comme un traître et ennemi. Le Congo est devenu un pays où ses responsables se servent de lui et non le contraire et ce genre de chose ne peuvent qu’énerver.

Calixe NGanongo, aurait entendu toutes les insultes du monde de ses collègues qui agiteraient des militaires contre lui. A ce ministre, il lui aurait été rappelé le sort subi par Rigobert Andely et surtout sa dernière maladie, semble-t-il de provenance mystique.

Avec Sacer-Congo par pascal Nguie

Congo: le ministre Calixte Nganongo dans le coma à Paris

août 20, 2018

Calixte Nganongo

Selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, le ministre congolais des Finances Calixte NGANONGO, est arrivé dans la capitale française depuis ce dimanche â bord d’un avion médicalisé. Le ministre est interné en ce moment à l’hôpital Bicha. Il a été terrassé par un AVC foudroyant le 15 août dernier, jour de la commémoration de la fête de l’indépendance de la République du Congo.

L’argentier du régime Sassou N’Guesso après avoir été admis aux urgences au CHU (Centre Hospitalier universitaire) de Brazzaville, a été évacué aussitôt à bord d’un avion médicalisé. Direction : Paris, où il a été admis-selon des informations parvenues à Confidentiel Afrique -depuis ce dimanche à l’hôpital Bicha.

Le ministre Calixte NGANONGO traîne une santé fragile depuis ces derniers mois, du fait d’une forte pression, exercée sur lui, résultante d’un sempiternel report de ne pas pouvoir conclure avec le FMI (Fonds monétaire international). Brazzaville et le FMI peinent encore à trouver un accord pour dépolluer l’écosystème explosif des finances du pays.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Congo-Brazzaville: l’État peine à mobiliser ses recettes publiques

juillet 26, 2018

Le ministre congolais des Finances et du Budget, Calixte Nganongo. © Ministère congolais des Finances

Le gouvernement congolais vient d’annoncer, par la voix de son ministres des Finances, Calixte Nganongo, des recettes budgétaires inférieures de 27,5 % aux prévisions. Conséquence, un nouveau coup de rabot sur les dépenses publiques, et un excédent budgétaire divisé par deux.

La République du Congo n’est pas tirée d’affaire. Si l’on croit la communication faite le 20 juillet en conseil des ministres par Calixte Nganongo, ministre des Finances, les recettes budgétaires prévues en 2018 ne seront pas au rendez-vous : la loi de finances initiale les prévoyait à 1 600 milliards de de francs CFA (2,44 milliards d’euros) ; il n’en serait collecté que 1 160 milliards à la fin de l’année.

Les dépenses ont donc été revues à la baisse, tombant de 1 380 à 1 070 milliards. Malgré cette réduction, l’excédent budgétaire prévu devrait être divisé par deux, se contractant de 217 à 92 milliards de FCFA. Il manquerait 550 milliards à la trésorerie et ce trou laisse craindre une nouvelle augmentation de l’impressionnante dette publique qui frise déjà les 130 % du produit intérieur brut (PIB).

Mauvais signal pour le FMI

C’est un très mauvais signal envoyé au Fonds monétaire international (FMI) qui traînait déjà les pieds pour signer avec Brazzaville un programme de « facilité élargie de crédit » et qui attendait de ce budget 2018 la preuve d’une plus grande discipline du gouvernement congolais. Les négociations en seront compliquées, car cette dégradation des comptes publics confirme un manque de crédibilité budgétaire.

C’est aussi un très mauvais présage pour la population, qui a souffert de la récession des deux dernières années et pouvait espérer une amélioration de son sort avec le début de reprise des cours des matières premières et notamment du pétrole. La croissance annuelle plutôt poussive de 1,4 % prédite pour les deux prochaines années par la Banque mondiale sera malheureusement insuffisante face à une croissance démographique de 3,6 %.

Avec le nouveau tour de vis budgétaire qui s’annonce, la proportion des personnes vivant dans la grande pauvreté devrait encore augmenter et dépasser le tiers de la population disposant de moins de deux dollars par jour. Et le taux de chômage n’a aucune chance de baisser sous les 53 % constatés aujourd’hui.

Un nouveau plan de développement

La communication faite en conseil des ministres le même jour par Ingrid Ebouka Babakas, ministre du Plan, sur le projet de Plan national de développement 2018-2022 « La marche vers le développement – Allons plus loin ensemble » ne rassure pas non plus. Il comporte trop d’objectifs : éducation, agriculture, industrialisation, tourisme, inclusion des femmes, « préservation » des infrastructures, amélioration du climat des affaires. Or, trop de priorités = pas de priorités.

De plus, son financement s’annonce problématique. Le gouvernement espère que ses 15 510 milliards de FCFA programmés seront assurés par un « recours nécessaire aux ressources du secteur privé » pour 9 676 milliards. Hormis les Chinois, on voit mal quels seront les investisseurs étrangers assez audacieux pour miser sur un pays affligé d’une crise née de la « malédiction des matières premières » et d’une médiocre gouvernance.

Jeuneafrique.com  par

Zone CFA: aide de la France au Congo-Brazzaville et à l’Afrique centrale

avril 14, 2018

 

Réunion des ministres de la zone franc © Twitter / Bruno Le Maire

La France s’est dite prête vendredi à aider le Congo-Brazzaville à hauteur de 135 millions d’euros si le pays conclut un programme de soutien avec le Fonds monétaire international (FMI) comme d’autres économies d’Afrique centrale (Gabon, Cameroun, Tchad, Centrafrique).

Cette aide s’inscrit dans le milliard d’euros d’aide ou de prêt que la France a prévu pour les pays d’Afrique centrale appartenant à la zone franc CFA et frappés par la chute des prix du pétrole, leur principale ressource (sauf pour la Centrafrique et dans une moindre mesure le Cameroun).

« La France est prête à apporter une aide de 135 millions d’euros à la République du Congo, sous réserve que le Congo conclut son programme avec le FMI. C’est comme ça qu’on apportera de la visibilité au programme de désendettement », a déclaré à l’AFP le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire.

Soutien du FMI aux pays de la Cemac

M. Le Maire a participé vendredi à Brazzaville à la réunion bi-annuelle des ministres des 14 pays de la zone franc CFA (Afrique centrale et Afrique de l’Ouest).

Depuis fin 2016, la France et le FMI portent une attention particulière aux pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac), qui ont connu une croissance nulle en 2017 contre 6% de croissance pour les pays de l’Union économique et monétaire d’Afrique de l’Ouest (UEMOA), tirés par le Sénégal et la Côte d’Ivoire.

Le prédécesseur de M. Le Maire, Michel Sapin, avait ainsi annoncé un milliard d’euros de prêt ou d’aide pour ces pays à l’issue d’un sommet à Yaoundé le 23 décembre 2016. Ce sommet avait dissipé les risques d’une dévaluation du CFA d’Afrique centrale moyennant l’ouverture de négociations bilatérales avec le FMI.

Des décaissements semestriels ont eu lieu en faveur des pays qui ont conclu avec le FMI, sous forme de prêt pour le Gabon et le Cameroun, d’aide pour la Centrafrique, ou d’une formule mixte pour le Tchad, précise-t-on dans l’entourage de M. Le Maire.

Situation plus complexe au Congo

Les choses sont plus complexes avec le Congo qui négocie toujours avec le FMI (une mission du Fonds se trouve à Brazzaville jusqu’au 17 avril). Le Congo-Brazzaville avait masqué une partie de sa dette que le FMI évalue à 117% de son PIB.

Dans leur communiqué final, les ministres de la zone franc ont d’ailleurs « noté les risques découlant d’importants déficits publics et d’un ré-endettement rapide ». « La convergence réelle peine à progresser dans la zone franc, témoignant des nombreux obstacles auxquels se heurte l’intégration régionale », ajoute le communiqué final.

Les participants ont aussi « échangé sur les enjeux de la lutte contre le financement du terrorisme » et « l’importance de renforcer la lutte contre les flux financiers illicites et le financement du terrorisme via la coopération fiscale internationale ».

« Le premier atout de cette monnaie c’est la stabilité »

Le communiqué ne fait pas allusion au débat sur le franc CFA, que certains considèrent comme un héritage colonial. Des économistes avancent aussi que la parité fixe avec une monnaie forte comme l’euro (à environ 1 euro pour 656) pénalise les exportations des pays CFA.

« Le premier atout de cette monnaie c’est la stabilité », a déclaré M. Le Maire. « Quand je regarde les résultats économiques de ces États de la zone franc comparés à d’autres pays qui ont des situations économiques et de production similaires, les États membres de la zone franc s’en sortent mieux sans doute parce qu’il y a cette convertibilité avec l’euro », selon lui.

« Une monnaie a besoin de stabilité, une monnaie a besoin de solidarité, une monnaie a besoin de fluidité, une monnaie a besoin de sécurité. Enfin, elle a besoin de force parce qu’elle soutient l’économie. Vous avez compris que la zone franc recherche tous ces éléments » a déclaré le ministre congolais des Finances, Calixte Nganongo.

Jeuneafrique.com avec AFP