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Prix Goncourt : l’écrivaine camerounaise Djaïli Amadou Amal parmi les finalistes

novembre 4, 2020
L’écrivaine camerounaise Djaïli Amadou Amal a remporté mercredi 22 mai 2019 la première édition du prix Orange du livre en Afrique.

En 2019, « Munyal, les larmes de la patience » (éd. Proximité), de l’écrivaine camerounaise Djaïli Amadou Amal remportait la première édition du prix Orange du livre en Afrique. En 2020, ce même roman portant désormais le titre « Les Impatientes », réédité par la maison française Emmanuelle Collas, figure dans le dernier carré des romans sélectionnés pour le prix Goncourt. Prix dont la remise, prévue le 10 novembre, pourrait être décalée en raison de la fermeture actuelle des librairies.

Pour sa première édition, le prix Orange du livre en Afrique a récompensé mercredi 22 mai 2019 Munyal, les larmes de la patience (éd. Proximité) de la Camerounaise Djaïli Amadou Amal. C’est ce même ouvrage, paru sous le titre Les Impatientes (éd. Emmanuelle Colas), qui vaut aujourd’hui à l’auteure de figurer parmi les quatre finalistes du prix Goncourt aux côtés d’Hervé Le Tellier, Maël Renouard et Camille de Toledo.*

Avec ce troisième roman, après Walaande, l’art de partager un mari  et Mistiriijo la mangeuse d’âmes, l’écrivaine brise à nouveau les tabous en revisitant ses thèmes de prédilection : le mariage précoce et forcé, la polygamie et les droits des femmes.

Ce livre retrace le destin de Ramla, 17 ans, arrachée à son amour pour être mariée de force avec Alhadji Issa, un homme riche et déjà marié. Hindou, sa sœur du même âge, est quant à elle contrainte d’épouser Moubarak, son cousin, alcoolique, drogué et violent. Safira, 35 ans, la première épouse d’Alhadji Issa, voit quant à elle d’un très mauvais œil l’arrivée dans son foyer de la jeune Ramla, qu’elle veut voir répudiée.

Lorsque chacune désire s’opposer aux décisions que les hommes, maris, pères ou oncles leur imposent, un seul conseil leur est donné : « Munyal », qui signifie patience. Cette vertu cardinale de la culture peule, enseignée dès le plus jeune âge et répétée lors du mariage, est une forme d’assignation à tout supporter, y compris les pires violences. Contraintes d’obéir à cette injonction jusqu’à se mettre en danger, ces femmes deviennent ce que la société attend d’elles. Traditions, superstitions et interprétations religieuses les poussent à la soumission.

« Une voix forte, sincère, révoltée »

Le jury de cette première édition était composé de Michèle Rakotoson (Madagascar), Elizabeth Tchoungui, Kouam Tawa (Cameroun), Fawzia Zouari (Tunisie), Mohamed Mbougar Sarr (Sénégal), Yvan Amar, Valérie Marin La Meslée, ainsi que Nicolas Michel, romancier et journaliste, responsable des pages Culture de Jeune Afrique. Présidente du jury, l’écrivaine et poétesse ivoirienne Véronique Tadjo a salué un roman et « une voix forte, sincère, révoltée, servie par une langue qui porte sa culture ».

« L’auteure peint trois destins de femmes, qui nous immergent sans manichéisme dans l’univers étouffant d’épouses aux prises avec la polygamie et les pesanteurs de la tradition », a assuré Véronique Tadjo à Jeune Afrique. « La maîtrise de la construction narrative apporte un souffle nouveau à un thème qui pourrait sembler appartenir au passé, mais qui hélas est encore d’actualité dans beaucoup de nos pays », a-t-elle encore ajouté.

« Dynamiser l’édition africaine »

Pour cette première édition, étaient sélectionnés 59 livres, publiés par 39 maisons d’édition de 16 pays africains. Djaïli Amadou Ama s’est ainsi distinguée parmi une sélection où l’on trouvait notamment Chairs d’argile de la Marocaine Salima Louafa (Afrique Orient), « À l’orée du trépas » du Sénégalais Khalil Diallo (L’Harmattan Sénégal), Même pas mort du Marocain Youssouf Amine Elalamy (Le Fennec), La rue 171 de l’Ivoirien Pierre Kouassi Kangannou (Eburnie), et « L’amas ardent » du Tunisien Yamen Manai (Elyzad).

Cette sélection « reflète les grands enjeux contemporains à la fois universels et africains : religion, terrorisme, condition de la femme, gouvernance, écologie, parmi d’autres », a loué Véronique Tadjo.

Ce prix est destiné à « dynamiser l’édition africaine et à offrir aux auteurs plus de visibilité à l’intérieur comme à l’extérieur du continent », a encore ajouté la présidente du jury. La lauréate recevra ainsi 10 000 euros et bénéficiera d’une campagne de promotion de son ouvrage.

Avec Jeune Afrique par Mabrouck Rachedi

Jeune programmeuse camerounaise expulsée du pays: trop parfaite pour le Canada

janvier 27, 2020

Une Camerounaise quittera le pays aujourd’hui pour avoir travaillé après avoir fini ses études trop rapidement

Jeune programmeuse expulsée du pays: trop parfaite pour le Canada – Entrevue avec Rose Eva
La jeune programmeuse camerounaise sera finalement expulsée du pays ce soir pour avoir travaillé après avoir réussi ses études en un temps record.

SAINT-JÉRÔME | La jeune programmeuse camerounaise sera finalement expulsée du pays ce soir pour avoir travaillé après avoir réussi ses études en un temps record et alors qu’elle reçoit des offres d’emploi fermes de compagnies informatiques en pleine pénurie de main-d’œuvre.

«Je suis dévastée. Je n’arrive pas à comprendre la logique derrière mon expulsion. Nous sommes en pénurie de main-d’œuvre. Je parle français et je m’étais adaptée», a soupiré Rose Eva, 23 ans, rencontrée pendant qu’elle préparait sa valise, hier, à Saint-Jérôme.

  • Rose Eva était à l’émission Franchement dit sur QUB radio: 

Elle sera expulsée aujourd’hui, à moins d’un miracle. Son vol de Royal Air Maroc doit décoller à 20 h de l’aéroport Montréal-Trudeau.

Son erreur, selon les fonctionnaires d’Immigration Canada : elle aurait dû cesser de travailler la journée même de l’obtention de son diplôme, puis faire modifier son visa d’étudiante pour pouvoir être employée sans aller à l’école.

On lui demande donc de quitter le Canada, même si elle a reçu des offres d’emplois fermes après que son histoire eut été médiatisée une première fois.

Deux autres offres lui ont été faites après d’autres entrevues la semaine dernière.

«Ils m’ont dit qu’ils avaient vraiment besoin de mes compétences», souligne Rose Eva.

Fernande Messina console sa soeur Rose Eva alors qu’elle faisait ses valises hier à Saintt-Jérôme en raison de son expulsion du pays le dimanche 26 janvier 2020 / Photo: collaboration spéciale Stéphane Sinclair

Double formation

Rose Eva est arrivée au Québec en 2017 pour faire une technique en programmation informatique à l’Institut Teccart à Montréal.

Elle possédait déjà une maîtrise en finances de l’Université de Yaoundé au Cameroun, son pays natal. Sa sœur habitait déjà à Saint-Jérôme, ce qui a facilité sa venue au pays.

La jeune femme étudiait à temps plein et travaillait à temps partiel dans une boutique de vêtements de Mirabel, comme la loi le lui permettait.

À force d’efforts, elle a réussi à prendre de l’avance pour terminer son programme avant les autres étudiants. Elle a obtenu son diplôme le 17 septembre dernier, soit trois mois plus tôt que prévu. Son visa expirait seulement en mars.

Pas de mensonge

Le 28 décembre, Rose Eva s’est présentée aux douanes de Lacolle afin de demander le statut de résidente permanente.

Après une série de questions, on lui a demandé la date de fin de ses études et si elle avait travaillé par la suite. La Camerounaise a répondu honnêtement.

Son objectif était d’avoir un emploi au Québec dans le domaine de la programmation de logiciels pour des banques ou des commerces qui veulent vendre leurs produits en ligne.

«On a tous eu un coup de foudre pour elle», dit un patron

Le député bloquiste de Rivière-du-Nord, Rhéal Éloi Fortin, a dit que le ministre de l’Immigration du Canada, Marco Mendicino, a confirmé prendre le dossier de Rose Eva en main il y a une semaine.

Le cabinet du ministre québécois de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Simon Jolin-Barrette, serait aussi intervenu auprès du gouvernement fédéral.

Le directeur du programme Immigration à la Fédération des chambres de commerce du Québec, Benoît Malric, aurait lui aussi posé un geste en sa faveur.

«C’est un non-sens. On a besoin d’elle. Les lois doivent être adaptées à la pénurie de main-d’œuvre du Québec», a dit M. Malric.

Le Tribunal a néanmoins validé l’avis d’expulsion jeudi dernier.

Rose Eva a commencé à faire ses valises hier et a profité de la neige une dernière fois.

«Même la neige va me manquer, dit-elle. Merci quand même pour tout, et au revoir, Québec!»

La jeune femme pourra refaire une demande de résidence permanente seulement dans un an.

«On a été quatre à la rencontrer en entrevue et on a tous eu un coup de cœur pour elle. On la veut avec nous», dit Stéphanie Sauvé, directrice Innovation et croissance RH chez Beslogic.

Avec Le Journal de Montréal.com par Stéphane Sinclair

Ruiné par une camerounaise, un français est devenu pousseur à Douala

janvier 14, 2020

L’histoire parait invraisemblable ! Un français en est réduit à devoir travailler comme pousseur après avoir été ruiné par sa petite amie camerounaise qu’il a rencontré en ligne il y a 6 mois. L’homme qui avait quitté l’hexagone pour venir au Cameroun rencontrer sa « reine africaine » après seulement 2 mois d’échanges en ligne, a eu le choc de sa vie quand il s’est retrouvé totalement dépourvu.

C’est un homme blanc découvert aux abords d’un carrefour populaire de Douala avec une poussette chargée de marchandises. Après échanges, il s’est avéré que c’était un européen de nationalité française. Son nom Francis Rougier. Il raconte qu’il était venu au Cameroun pour rencontrer Brenda une « très belle fille » qu’il a rencontré sur les réseaux sociaux.

« Après deux mois d’échanges, je me suis résigné à venir la rencontrer au Cameroun avec en poche environ 100.000 euros. Au début nous logions à l’hôtel Awka, Brenda et moi.

Nous voyagions beaucoup à travers le pays. Des jours durant, je m’était décidé à l’épouser » narra-il la sueur au front.

Il poursuit : « Les jours passent et après un mois passé un hôtel, elle m’a proposée d’acheter un terrain et de construire notre propre maison. LA maison devait coûter environ 50.000 euros. Une somme que j’ai pas hésité de sortir parce que je lui faisais désormais confiance. »

Un mois plus tard, elle m’a montré une maison en construction et qu’elle avait besoin de plus d’argent pour terminer les finitions du bâtiment. Je lui ai donné et il ne me restait plus que 3 000 euros. Quelques jours après, Brenda avait disparu et ne répondait plus à mes appels. C’est ainsi que je me suis rendu compte que j’ai été berné comme un débutant ».

Alors pour rentrer j’étais résigné à faire de petits boulots pour se tirer d’affaire, payer mon billet retour et rentrer en France. »

Une affaire digne d’un film hollywoodien !

Sacer-infos.com par Stany Franck avec Agences