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Chili: 26 camions brûlés dans des zones réclamés par les Mapuche

février 16, 2018

Camiones de compañías forestales, calcinados en Temuco, en el centro de Chile, el 8 de noviembre de 2017. / © AFP / Martin BERNETTI

Vingt-six camions ont été incendiés vendredi matin dans le sud du Chili, sans faire de blessés, sur des territoires revendiqués par les indigènes Mapuche, ont annoncé les autorités.

« Il s’agit de faits délictuels graves, non seulement en raison de la destruction matérielle mais aussi du degré d’organisation et de l’usage d’armes » dans ces incendies, a déclaré le ministre de l’Intérieur, Mario Fernandez.

Les camions ont été visés dans trois attaques distinctes, la plus importante ayant eu lieu dans la région de Bio Bio, où 14 camions ont été entièrement détruits par le feu après l’irruption d’un groupe d’inconnus cagoulés qui ont tiré en l’air avec des fusils avant d’incendier les véhicules, selon des témoins.

Une autre attaque a eu lieu dans la même région et une troisième dans celle, voisine, de l’Araucania.

Le gouverneur local, Humberto Toro, a assuré à la radio ADN avoir « des informations qui nous permettent de penser que les attaques ont été menées de façon coordonnée ».

Le ministre Fernandez a lui annoncé que le gouvernement porterait plainte pour « le délit d’incendie terroriste ».

Dans ces régions, les attaques incendiaires sur des camions ou des engins forestiers sont fréquentes, dues selon la police à des groupes radicaux Mapuche.

Les Mapuche (700.000 personnes, 7% de la population chilienne) occupaient un vaste territoire à l’arrivée des conquistadors espagnols au Chili en 1541. A partir de 1961 et durant une vingtaine d’années, l’armée chilienne a occupé cette zone afin de la « pacifier ».

Au fil des procès et des décisions de justice, ces indigènes ont été réduits à vivre sur près de 5% de leurs anciennes terres, mais une partie d’entre eux se sont radicalisés et ont décidé d’incendier des véhicules, des maisons et des églises.

Romandie.com avec(©AFP / 16 février 2018 20h58)                

Congo : Des stratégies de persécution du pouvoir pour un meilleur asservissement

janvier 4, 2017

 

Le 31 décembre 2016, le pouvoir de Brazzaville arrête une stratégie dans ses officines pour asservir les populations qui attendent des provisions leur permettant de fêter le Nouvel AN.

Après l’embargo fait sur les camions transportant le charbon de bois, en provenance du Pool, sous prétexte de moyens d’introduction des armes de guerre, l’interdiction est passée sur un autre mode opératoire, cette fois-ci sur les véhicules des marchandises périssables.

Dès lors pour asphyxier les populations en attente de provisions – à consommation rapide – près d’une quarantaine chargée de produits vivriers pour la vente a été immobilisée. Interdiction leur a été faite de traverser Nganga Lingolo pour atteindre les quartiers sud de Brazzaville, lieu de leur destination et de la livraison immédiate de leurs produits.

Les pauvres chauffeurs conduisant ces denrées alimentaires, fatigués et privés de poursuivre leur route, ont subi le martyr de la conscience allant du 31 décembre jusqu’au 3 janvier de l’année, devant leur volant, sans pour autant atteindre leur simple objectif de livraison saine pour répondre à l’attente des populations.

Pire encore, ils ont passé le réveillon à bord de leur véhicule sans leur famille, sentant la sueur de la transpiration, baillant comme des corbeaux en l’absence des corneilles. Ils étaient soumis à un traitement abject et inhumain pour leur seule appartenance à la région du Pool.

Or de nombreux produits ont commencé à pourrir dans les camions et ne pouvaient plus être vendus, hors délai, désormais bons pour la poubelle, à la satisfaction et la grande joie des décideurs se tournant le pouce.

C’est une sorte d’apartheid d’une autre couleur qui s’installe au Congo.

Quel sera dans les mois à venir les autres scénarios concoctés par le pouvoir de Brazzaville pour tenir en laisse cette partie de la population ?

Par LoeilduCongo

Nigeria : au moins 87 morts dans une attaque de Boko Haram

septembre 19, 2013

BENISHEIK (Nigeria) – Au moins 87 personnes ont été tuées dans une attaque mardi soir menée par des membres du groupe islamiste armé Boko Haram portant des uniformes militaires, dans une ville du nord-est du Nigeria, a annoncé un responsable gouvernemental jeudi.

87 corps ont été retrouvés dans la brousse et nos hommes sont à toujours à la recherche de nouveaux corps, a déclaré le responsable nigérian, Saidu Yakubu s’exprimant à Borno (nord-est), où il accompagnait le gouverneur de Borno, Kashim Shettima, sur les lieux du crime.

Les insurgés islamistes ont également incendié de nombreuses habitations et immeubles. Ils ont mis en place des barrages et tiré sur des automobilistes qui tentaient de s’enfuir, selon des témoins.

Les premières informations sur cette attaque à Borno, ville qui a déjà été la cible de Boko Haram, ne sont parvenues que mercredi.

Le réseau de téléphonie mobile à Borno est hors service depuis la mi-mai, lorsque le Nigeria a imposé l’état d’urgence dans la plus grande partie du Nord-Est dans le cadre d’une grande offensive destinée à mettre fin aux attaques menées par Boko Haram.

Cette mesure était destinée, selon l’armée, à empêcher les islamistes de mener des attaques coordonnées, mais elle a également privé les civils de la possibilité de donner l’alerte.

Les insurgés, venus à bord d’une vingtaine de camions, étaient munis d’armes antiaériennes, a indiqué une source des services de sécurité en poste dans la ville, qui a requis l’anonymat.

Mallam Isa Manu, un automobiliste qui a réussi à s’enfuir, a déclaré à la presse mercredi à Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno, que les islamistes portaient des uniformes militaires, une tactique déjà utilisée par les membres de Boko Haram.

Selon le général Mohammed Yusuf, les soldats se sont retrouvés à court de munitions en combattant les assaillants.

Les raisons de cette offensive n’étaient pas claires, mais les membres de Boko Haram ont souvent mené des attaques contre les habitants qui ont créé des groupes de vigilance pour aider les militaires.

Selon des habitants, les assaillants s’en sont pris aux personnes de la ville, laissant celles originaires d’autres régions franchir les barrages.

L’insurrection menée par Boko Haram a fait au moins 3.600 morts depuis 2009, y compris les insurgés tués par les forces de sécurité. Boko Haram a attaqué dans le nord et le centre du Nigeria des églises, des journaux, l’armée, la police et l’imeuble de l’ONU à Abuja.

Au cours des dernières semaines, des civils vivant dans des régions reculées ont été les victimes des attaques des insurgés.

Romandie.com avec (©AFP / 19 septembre 2013 23h58)