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Côte d’Ivoire: un camp militaire vandalisé à Bouaké

janvier 10, 2018

Bouaké (Côte d’Ivoire) – Le camp d’une unité d’élite de la police et de la gendarmerie à Bouaké (nord), épicentre des mutineries de soldats ivoiriens en 2017, a été attaqué et vandalisé par des soldats ivoiriens, a constaté mercredi un journaliste de l’AFP.

Des coups de feu avaient été entendus mardi en début de soirée et pendant une partie de la nuit aux abords du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO). Des hommes armés provenant d’autres unités ont alors investi le camp, détruit des bureaux et incendié quatre véhicules.

 Les hommes du CCDO, qui avaient évacué le camp dans la nuit, ont repris le contrôle du camp dans la matinée de mercredi, a constaté le journaliste de l’AFP.

Le porte-parole du gouvernement Bruno Koné a donné un bilan d’un « personne blessée », précisant que la « situation était calme ».

Il a confirmé que des « renforts » avaient été envoyés, notamment des « hélicoptères, des blindes légers et quelques centaines de personnel », soulignant qu’une réunion du Conseil national de sécurité aura lieu jeudi et abordera le sujet. Le porte-parole a aussi promis des « sanctions » pour les responsables.

Depuis une semaine, des tirs éclatent pratiquement tous les jours à Bouaké où un soldat a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi lors d’un échange de coups de feu entre militaires.

Il s’agissait de « différends personnels » entre membres de corps différents, selon une source militaire. Ce différend a dégénéré en bataille entre des unités qui s’affrontent sporadiquement depuis le 4 janvier.

Une partie des militaires présents à Bouaké demandent désormais le départ du CCDO, et notamment de son chef, selon une autre source militaire.

Jeudi, avant les incidents, le général Sekou Touré, chef d’état-major des armées ivoiriennes, avait présenté « ses excuses à la nation » pour les mutineries qui avaient ébranlé le pays en 2017 et promis qu’en 2018 l’armée remplirait « son devoir ».

D’anciens rebelles intégrés dans l’armée s’étaient mutinés en janvier et en mai 2017, obtenant finalement le paiement de 12 millions de francs CFA (18.000 euros) à 8.400 militaires.

Dans son allocution télévisée du Nouvel An, le président Alassane Ouattara avait affirmé sa volonté de transformer l’armée en une force « véritablement républicaine ».

Romandie.com avec(©AFP / 10 janvier 2018 14h25)                                            

Attaque d’un camp de l’armée au Mali: deux militaires tués, plusieurs portés disparus (sources locales)

juin 17, 2017

Bamako – Deux militaires maliens ont été tués et plusieurs sont portés disparus après l’attaque samedi par des jihadistes d’un camp de l’armée malienne dans le nord de ce pays, ont indiqué à l’AFP un élu local et un habitant.

« Vers cinq heures (du matin), les jihadistes ont attaqué le camp militaire de Bintagoungou. Il y a au moins deux militaires tués », a déclaré à l’AFP un élu de cette localité, située à environ 80 km de Tombouctou, une des plus grandes villes du nord du Mali.

« Beaucoup d’autres (militaires) sont pour le moment portés disparus. Tout le matériel militaire du camp a été détruit », a ajouté la même source.

Un habitant de la localité a confirmé l’attaque. « On ne voit plus de militaire malien. Le camp a été détruit. Les jihadistes sont repartis avec des otages militaires », a-t-il rapporté.

L’attaque du camp militaire a été confirmée à l’AFP par une source militaire malienne. « Je n’en dirai pas plus pour le moment », a affirmé cette source, sans donner de bilan de l’assaut.

Cette attaque survient après la mort jeudi d’un soldat malien dans l’explosion d’une mine posée par des jihadistes près d’Asongo, dans la région de Gao (nord), selon le ministère malien de la Défense et des élus locaux.

Dans une attaque distincte le même jour, des jihadistes ont incendié des postes de douane et de gendarmerie à Hombori, dans la même région, selon le ministère.

Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, au nom des pays du G5 Sahel, a pressé vendredi le Conseil de sécurité de l’ONU d’adopter rapidement une résolution soutenant la création d’une force africaine antijihadistes dans le Sahel.

Le Mali, qui préside actuellement le G5 Sahel, est membre de cette organisation avec la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso. Ces pays ont accepté en mars de constituer cette force antijihadistes de 5.000 hommes.

Mais les discussions sur un projet de résolution français appuyant cette force politiquement et financièrement piétinent en raison notamment des réticences des Etats-Unis.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Les jihadistes ont été en grande partie chassés de cette région par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, et qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Romandie.com avec(©AFP / 17 juin 2017 12h25)                                            

Attaque avortée contre un camp militaire en Irak: plus de 40 insurgés tués

avril 3, 2014

Bagdad – Les troupes irakiennes ont mis en échec jeudi une attaque d’insurgés contre leur camp au sud-ouest de Bagdad, tuant plus de 40 d’entre eux lors de violents combats, a indiqué le ministère de l’Intérieur.

Un officier de l’armée a également été tué dans les affrontements avec des combattants du groupe jihadiste de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) dans la ville de Youssoufiya, a précisé le ministère dans un communiqué.

Les troupes irakiennes ont fait face à une tentative d’infiltration de membres du gang de l’EIIL dans le camp militaire, a-t-il expliqué. Elles ont tué plus de 40 assaillants terroristes.

Deux mitrailleuses lourdes, cinq lanceurs de grenades et d’autres équipements ont été en outre saisis, selon la même source.

L’EIIL combat également en Syrie voisine, aussi bien le régime que d’autres groupes rebelles qui l’accusent d’exactions et de velléités hégémoniques.

Ces affrontements surviennent quelques jours après des combats à l’ouest de Bagdad, suscitant les craintes de voir les insurgés étendre leur champ d’action autour de Bagdad.

Le nord de l’Irak a aussi été touché par des violences jeudi. Quatre soldats ont été tués et 12 personnes blessées dans l’explosion d’une voiture piégée près de Touz Khourmatou, selon les autorités locales.

Les violences en Irak connaissent depuis plus d’un an un pic jamais atteint depuis 2008, alimentées par le mécontentement de la minorité sunnite et par le conflit en Syrie.

Elles ont fait plus de 2.300 morts depuis le début de l’année, selon un décompte de l’AFP, et ne montrent aucun signe de faiblesse à l’approche des élections législatives prévues le 30 avril.

Romandie.com avec(©AFP / 03 avril 2014 14h24)

Tueries des pro-Gbagbo à Yopougon/Des corps enterrés dans des mosquées

juin 14, 2011

Le président du Conseil supérieur des imams(Cosim) a découvert, hier, le drame vécu par des communautés musulmanes de Yopougon au plus fort de la crise post-électorale.

N’Guessan Ali, Traoré Ahmed (30 ans), Loua Ismaël (26 ans) et le jeune Azim (20 ans), reposent sous la terre de la mosquée du Camp militaire à Yopougon. Le jour de leur inhumation, le chemin du cimetière pouvait être celui de la mort pour les rescapés de leur communauté. Les tueurs, des miliciens et des agents de police à la solde de Laurent Gbagbo, régnaient encore dans cette partie de la commune. Les quatre victimes ont été ensevelies dans l’enceinte du lieu de culte, avec l’intention de les transférer dans une nécropole, au moment propice. Ali, Ahmed, Ismaël et Azim ont été froidement abattus dans la soirée du 4 avril au sein de leur mosquée. Membres du comité de veille des musulmans du quartier, ils passaient la nuit sur place avec l’espoir de pouvoir dissuader toute attaque contre le lieu de prière. C’était mal connaître les ‘’fau­ves’’ de Laurent Gbagbo arrivés cette nuit-là avec les moyens et la monstrueuse détermination de tout anéantir. Lourdement armés, ils se signalent par des tirs de mitrailleuses qui vont immédiatement effrayer les veilleurs. Ceux-ci, au nombre de cinq, tentent de prendre la fuite. D.A. est le seul qui pourra s’en tirer vivant. « Nous avons couru à la recherche de cachettes. Mes amis ont été retrouvés par les miliciens et les policiers qui étaient en grand nombre. Quant à moi, j’ai eu la vie sauve grâce à des nattes qui étaient entassés devant le magasin de la mosquée. Je me suis caché sous ces nattes. Ils ne m’ont pas vu », relate-t-il. C’est de ce lieu de camouflage qu’il vivra en direct les dernières minutes de ses compagnons. Ils ont été conduits vers la sortie et mitraillés à bout portant. Les hommes en armes venaient de finir leur part du massacre. Le lendemain, poursuit le miraculé, des visiteurs moins armés mais aussi excités que les premiers vont faire irruption. « Ce sont des jeunes patriotes arrivés du quartier Koweït… », précise D.A. Venus avec les moyens nécessaires, ils vont emballer les cadavres pour les enflammer.

Des musulmans tués et enterrés dans leur mosquée

Se servant de nattes comme combustibles, les pyromanes ont aussi mis le feu à la salle de prière et aux autres bâtiments. Cinq véhicules que des fidèles avaient placés à l’abri dans la cour ont été également calcinés. Trois jours durant, il fut impossible à tout membre de la communauté de s’aventurer sur les lieux. C’est le 4e jour que les premiers venus découvrent l’horreur. « Quand nous avons décidé d’inhumer provisoirement les corps dans l’enceinte de la mosquée, des personnes mal intentionnées (d’autres partisans de l’ex-président) s’y sont opposés. Il a fallu une longue négociation pour que nous puissions enterrer nos frères calcinés », a regretté, hier, le président de la communauté islamique du camp militaire, el hadj Yacouba Traoré. C’était devant le président du Conseil supérieur des imams(Cosim) Cheickh Boikary Fofana qui, comme bien d’autres guides, a dû se mettre à l’abri des assassinats d’imams en cette période de feu, était ce dimanche, à Yopougon, pour visiter les mosquées sinistrées et témoigner sa solidarité à leurs communautés. Après le Camp militaire, sa délégation s’est rendue aux Toits rouges où les partisans de Laurent Gbagbo ont mis le feu à une mosquée encore en chantier. C’était le vendredi 29 avril. La veille, deux fidèles qui se réfugiaient là ont été eux aussi froidement abattus par des miliciens. Quelques jours plus tôt, l’une des victimes, M. Sarr, de nationalité sénégalaise, avait perdu l’économie de toute une vie dans le pillage, puis l’incendie de sa boutique. N’ayant plus de toit, il espérait pouvoir survivre dans la maison d’Allah en attendant l’accalmie. Les communautés musulmanes de Sicogi-Lem, vers l’ex-cinéma Saguidiba, et de Selmer, ont eu plus de chance. En ces lieux, les dégâts sont uniquement matériels. Cependant, une situation macabre préoccupe ces derniers jours les fidèles de la mosquée Lem. Les eaux de ruissellement sont en train de faire découvrir des dizaines de corps enterrés à quelques mètres du lieu de culte. Ce sont des personnes, tuées, encore, dit-on, par des miliciens. La présence de ce charnier devient de plus en plus gênante pour le quartier.

Nord-Sud Cissé Sindou