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Congo/Université Marien-Ngouabi : les étudiants évoquent les conditions de vie difficiles dans les campus

juillet 21, 2021

Lors d’un échange avec la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel, le 20 juillet à Brazzaville, les membres des comités de gestion des campus de l’Université Marien-Ngouabi ont fait état des problèmes auxquels ils sont confrontés afin que des solutions soient trouvées.

Les étudiants lors de l’échange avec la ministre en charge de l’Enseignement supérieur

Dans les cinq campus de l’Université Marien-Ngouabi, en effet, les étudiants sont confrontés quasiment aux mêmes problèmes : difficultés d’accès à l’eau potable, insuffisance d’éclairage dans les logements, insuffisance de literie, vétusté des sanitaires, insécurité, manque de matériel de salubrité… Ces manquements rendent la vie difficile aux étudiants résidant aux campus.

Répondant aux préoccupations des étudiants, la ministre Edith Delphine Emmanuel a assuré que le processus d’assainissement lancé, il y a quelques jours dans les campus, sera suivi de la réhabilitation voire de l’extension des résidences universitaires. Elle a exprimé l’engagement du gouvernement d’y améliorer les conditions de vie en mobilisant les moyens nécessaires en cette période de crise financière et sanitaire. A l’immédiat, la ministre a instruit ses collaborateurs à saisir les services d’hygiène pour procéder à la désinfection des campus.

La ministre et l’ambassadeur de Chine

Avant d’échanger avec les étudiants, Edith Delphine Emmanuel s’est entretenue avec l’ambassadeur de Chine, Mâ Fulin. Les deux personnalités ont passé en revue les différents axes de coopération entre le Congo et la Chine dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique. Le diplomate chinois a aussi évoqué la participation du Congo à la huitième édition du Forum Chine-Afrique qui aura lieu prochainement à Dakar, au Sénégal.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Canada-Québec: Un nouveau campus de l’UQTR à L’Assomption

avril 15, 2021

Un nouveau campus de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) s’installera à L’Assomption dès l’automne prochain. Ce sont trois programmes en sciences de l’éducation qui seront offerts dans le tout nouveau bâtiment situé au centre-ville.

Le bâtiment du nouveau campus de l’UQTR à L’Assomption.

© COURTOISIE Le bâtiment du nouveau campus de l’UQTR à L’Assomption.

Le baccalauréat en enseignement en adaptation scolaire et sociale, le certificat en éducation préscolaire et en enseignement primaire ainsi que le baccalauréat dans la dernière discipline, offert pour la première fois à L’Assomption, seront donnés à ce campus. Au total, il pourra accueillir 350 étudiants par année.

«La popularité de nos programmes en sciences de l’éducation à L’Assomption est indéniable et nous sommes très reconnaissants envers les étudiants qui choisissent l’UQTR chaque année pour entreprendre leurs études universitaires», de reconnaître le recteur de l’UQTR, Christian Blanchette via un communiqué.

L’instauration de ce nouveau campus a pu être réalisée, entre autres, grâce à l’aide financière de 50 000 $ de la MRC de L’Assomption ainsi que la collaboration de la Ville de L’Assomption et du Centre régional universitaire de Lanaudière (CRUL). «Par son dynamisme culturel, patrimonial et commercial, le centre-ville de L’Assomption offre un milieu de vie attrayant et propice à un parcours universitaire réussi. La bonne réputation de l’UQTR s’ajoute aux grands établissements d’enseignement de L’Assomption et confirme le caractère académique de notre ville», soutient le maire de L’Assomption, Sébastien Nadeau.

C’est donc le quatrième établissement de l’UQTR à recevoir le titre de campus après ceux situés à Trois-Rivières, Drummondville et Québec. Dans Lanaudière, à Terrebonne, à L’Assomption et à Joliette, une dizaine de programmes sont déjà offerts, tels que sciences comptables, sciences de la gestion, sciences infirmières et sciences de l’éducation.

«La mission du CRUL est de démocratiser l’accès aux études supérieures sur l’ensemble du territoire, de bonifier l’offre de programmes complets dans la région, de répondre aux besoins des organisations lanaudoises en adéquation avec les aspirations de nos étudiants et d’augmenter le taux de diplomation universitaire. La concrétisation de ce projet satisfait tous ces objectifs», émet le directeur général du CRUL, Pierre-Luc Bellerose.

Avec  Rosie St-André – Le Nouvelliste 

Coopération: l’Italie va construire des campus professionnels au Congo

décembre 8, 2020

La délégation italienne conduite par le Premier ministre honoraire, Massimo D’Alema,  a présenté aux syndicats patronaux congolais, le 7 décembre à Brazzaville, le projet de construction des  campus professionnels dans tous les départements du pays. 

Une vue des participants (Adiac)

Le projet de construction des campus professionnels  mobilisera un financement d’environ 250 millions d’euros. Piloté par le ministère de l’Enseignement technique, professionnel, de la Formation qualifiante et de l’Emploi, ce projet pourrait être effectif en juin prochain.

Massimo D’Alema a indiqué  qu’il  consiste à développer le Congo. « Les infrastructures sont plus importantes pour le développement d’un pays. L’enseignement professionnel peut contribuer à la formation des cadres de qualité dans les différents domaines où il y a une grande possibilité de coopération dans le domaine technique, de l’agriculture et bien d’autres », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’Italie est en train d’étudier d’autres possibilités de coopération avec ses partenaires. Elle cherche des formules de financement à travers la participation des institutions financières internationales et privées ainsi que des gouvernements.  « L’Italie est prête à travailler avec le Congo sur un projet concret », a  laissé entendre le Premier ministre honoraire.

La présentation du projet a été faite aux syndicats patronaux en présence du ministre de l’Enseignement technique, professionnel,  de la Formation qualifiante et de l’Emploi, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint- Eudes et le président de la  Chambre  de commerce de Brazzaville,  Paul Obambi.

Le ministre conglais a expliqué,  à cette occasion,  que ce projet résulte de l’ambition du chef de l’Etat à construire deux grands campus professionnels avec internat respectivement dans la partie Nord et Sud du pays. Ces infrastructures seront  chargées de la formation professionnelle et qualifiante.

Au niveau des départements, a-t-il poursuivi,  l’implantation des centres d’apprentissage professionnel tient compte des spécificités économiques et techniques. 

De son côté, le président de la Chambre de  commerce de Brazzaville a énuméré les differents  centres de formation nécessaires  pour faire le relai entre la formation professionnelle et  la chambre de commerce.

Au terme de la cérémonie, le président du collectif des opérateurs économiques du Congo, Josaphat-Roger Obesse, a relevé  l’importance des investisseurs dans un  pays. « La présentation du projet sur la construction des campus dans deux axes différents est une bonne chose. Mais ce qui nous intéresse est la participation des entreprises congolaises dans ce projet parce que nous voulons d’un partenariat gagnant-gagnant », a-t-il souligné.        

Avec Adiac-Congo par Lydie Gisèle Oko

Suède: un festival pour les femmes et les transgenres, mais fermé aux hommes

septembre 1, 2018

Seules les femmes et les personnes trans-genres sont admises au festival Statement de Göteborg, en Suède. / © / Frida WINTER

Seules les femmes et les personnes transgenres sont admises et les groupes sont exclusivement féminins: le festival de musique Statement a ouvert ses portes à Göteborg, un an après une série d’agressions sexuelles lors du plus important rassemblement musical de Suède.

« Ce festival était nécessaire en raison de tout ce qui s’est passé lors des festivals de l’année dernière », explique Matilda Hagerman, une étudiante de 27 ans, suscitant l’approbation de ses amies autour d’elle, rassemblées dans un bâtiment industriel du port de Göteborg, la deuxième ville de Suède.

Cette jeune femme aux longs cheveux roses et aux lèvres pourpres fait allusion aux quatre viols et 23 agressions sexuelles enregistrés en 2017 par la police lors du festival de Bravalla, le plus important de Suède, qui a été annulé cette année.

« Que penseriez-vous d’un festival génial où seules les non-hommes sont bienvenues jusqu’à ce que TOUS les hommes apprennent à bien se tenir », avait lancé alors sur Twitter la comédienne suédoise Emma Knyckare, la fondatrice du festival.

Des « milliers » de femmes sont attendues pour le rassemblement, selon une porte-parole, Rebecka Ljung, à l’AFP.

Des femmes bière à la main et souriantes évoluent dans le bâtiment. Les agents de sécurité et les journalistes de sexe masculin ne sont pas autorisés à entrer.

Deux scènes principales accueillent depuis vendredi soir pour deux jours des musiciennes pour l’essentiel suédoises. Des sièges roses sont disposés à l’extérieur pour faire de cet événement un lieu de convivialité différent des autres festivals.

La rappeuse suédpose Joy M’Batha se produit le 31 août 2018 lors du festival Statement réservé aux femmes et aux personnes transgenres. Photo TT News Agency / AFP / © TT News Agency/AFP / Frida WINTER

« Cet endroit est comme un lieu où l’on se sent en sécurité et où les femmes peuvent se retrouver simplement, s’amuser et faire la fête… notamment après les agressions survenues lors d’autres festivals », se félicite Julia Skonneby, une musicienne de 34 ans.

« C’est comme si une certaine tension s’était évanouie… Nous sommes ici pour faire ensemble une déclaration », confirme Hanna Gustavsson, une designer de 31 ans, en faisant un jeu de mots avec le nom anglais du festival, Statement.

Le festival a recueilli pour son lancement plus de 500.000 couronnes suédoises (47.000 euros) par le biais d’un financement participatif.

Les femmes transgenres, nées hommes, sont les bienvenues au festival, qui considère une personne transgenre comme une « personne qui ne s’identifie pas avec le sexe assigné à (sa) naissance ».

– Discrimination ? –

La Suède est l’un des pays du monde les plus respectueux en matière de respect de l’égalité des droits hommes/femmes.

Le festival Statement a recueilli pour son lancement quelque 47.000 euros par financement participatif. / © TT News Agency/AFP / Frida WINTER

A la suite de plusieurs plaintes, l’agence gouvernementale pour l’égalité a demandé cependant au festival Statement de préciser ce qu’il entendait par « cis men », les hommes se considérant des hommes et donc interdits de festival.

« Nous voulons nous assurer que le festival est compatible avec les lois » contre la discrimination, a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’agence, Clas Lundstedt, promettant une réponse dans seulement quelques semaines.

Pour une participante au festival, l’interdiction des hommes est une bonne chose. « Je ne crois pas à la séparation complète (entre hommes et femmes), mais je pense qu’il est très important d’avoir spécialement aujourd’hui ce festival ».

Selon le Conseil suédois pour la prévention de la criminalité, 4,1% des femmes déclarent avoir été victimes de violences sexuelles contre 0,6% des hommes.

Emma Knyckare souligne devant l’AFP que la vague MeToo a mis au jour de « sérieux problèmes » en Suède, non seulement dans les festivals de musique mais aussi au sein de nombreuses institutions.

« On a l’impression que les hommes ont ouvert les yeux sur l’énormité du problème de la violence sexuelle ».

Romandie.com avec(©AFP / (01 septembre 2018 10h54)

États-Unis: une femme se suicide après avoir fait plusieurs blessés au siège de YouTube

avril 3, 2018

Des journalistes rassemblés derrière un cordon de police pendant la fusillade au siège de YouTube/Google à San Bruno, en Californie, le 3 avril 2018 / © AFP / Josh Edelson

Une femme ayant fait plusieurs blessés après avoir ouvert le feu mardi sur le campus de YouTube, près de San Francisco (Californie), s’est suicidée, a indiqué le chef de la police de San Bruno.

« Nous avons quatre victimes. Elles ont toutes été transportées à l’hôpital avec des blessures provoquées par une arme à feu. Nous avons une personne qui est décédée des blessures qu’elle s’est infligées. Et, à l’heure actuelle, nous pensons qu’il s’agit du tireur », a souligné le chef de la police Ed Barberini, au cours d’une très brève conférence de presse.

Il n’était pas clair dans l’immédiat si l’auteure des coups de feu faisait partie des victimes comptabilisées par le chef de la police.

Les femmes sont très rarement les auteurs des très nombreuses fusillades qui ont lieu chaque année aux Etats-Unis.

– Une cible en particulier –

D’après un témoin indirect de la scène cité par CNN, « une femme a fait irruption au moment du déjeuner et semblait tirer sur une personne en particulier ».

La police a reçu les premiers appels sur le numéro d’urgences 911 à 12H46 locales (19H46 GMT).

D’autres témoignages sur Twitter ont semblé confirmer que l’auteure des tirs se serait ensuite suicidée.

L’attaque semble s’être produite dans « une cour intérieure » où les employés déjeunent habituellement.

Le président Donald Trump a indiqué sur Twitter avoir été tenu informé des événements.

« Nos pensées et nos prières sont avec toutes les personnes impliquées », a-t-il écrit. « Merci à nos phénoménaux officiers des forces de l’ordre et aux secouristes qui sont actuellement sur place ».

Une employée de YouTube, qui a souhaité garder l’anonymat, a indiqué également sur CNN qu’elle se trouvait « en vidéo conférence » lorsque l’attaque est survenue.

Elle a évoqué des gens qui « se sont soudainement mis à courir et à crier », ajoutant que les personnes présentes sur le campus se sont efforcées de quitter le bâtiment le plus vite possible.

« Il y a plein de sorties. Donc plein de personnes ont pu sortir », a-t-elle encore ajouté.

Les images diffusées par les télévisions américaines montraient des employés sortant les mains sur la tête pour être ensuite fouillés au corps par des policiers. De nombreuses voitures de police et de pompiers circulaient autour du campus, qui se trouve au sud de San Francisco.

Le débat sur les armes à feu aux Etats-Unis divise l’opinion publique, notamment après la tuerie commise dans un lycée de Parkland, en Floride, le 14 février qui a fait 17 morts.

Plus de 1,5 million de personnes ont participé le 24 mars aux Etats-Unis à la « March for our lives » demandant un plus grand contrôle des armes à feu. Ces rassemblements sont les plus importants du pays en au moins deux décennies.

Romandie.com avec(©AFP / 04 avril 2018 00h09)                

Un étudiant abat ses parents sur le campus d’une université américaine

mars 3, 2018

Chicago – Un étudiant de 19 ans a abattu ses parents vendredi matin sur le campus de l’université de Central Michigan dans le nord des Etats-Unis, avant d’être finalement arrêté dans la soirée, a annoncé l’université.

La police avait commencé par faire état dans la matinée de coups de feu tirés dans le bâtiment « Campbell Hall » de cette université située dans la ville de Mount Pleasant, entre Chicago et Detroit.

L’université a ensuite identifié les victimes comme étant les parents du suspect, James Eric Davis. Ils résidaient dans la banlieue de Chicago.

« Les personnes décédées ne sont pas des étudiants », avait précisé dans un premier temps Central Michigan University dans un communiqué, indiquant que la police estimait que les faits pouvaient avoir « pour origine une situation familiale ».

La nuit précédant la fusillade, le suspect avait été conduit à l’hôpital après « une overdose ou une mauvaise réaction après une prise de drogues », a expliqué le porte-parole de la police du campus lors d’une conférence de presse.

Les lieux ont été placés en confinement pendant plusieurs heures, pendant que la police cherchait le jeune homme de 19 ans, qui a finalement été repéré et arrêté sans incident dans la soirée. Quelque 18.000 étudiants fréquentent le campus principal de Central Michigan University.

On ignorait dans un premier temps comment l’étudiant s’était procuré l’arme qu’il a utilisée. La législation du Michigan permet d’avoir une arme sur soi à condition qu’elle ne soit pas visible, mais l’Université interdisait tout port d’arme sur son campus.

Les fusillades sont fréquentes aux Etats-Unis, où il y a autant d’armes à feu en circulation que d’habitants.

Le débat sur la législation entourant le droit constitutionnel d’être armé dans ce pays a été relancé par les jeunes rescapés de la tuerie ayant coûté la vie à 17 personnes le 14 février dans le lycée Marjory Stoneman Douglas en Floride.

Ce dernier massacre s’est ajouté à la longue liste des fusillades survenues en milieu scolaire, après notamment celle de Newtown où ont péri 26 personnes dans une école primaire en 2012, ou celle de Virginia Tech sur le campus d’une université de l’est du pays, qui avait fait 32 morts en 2007.

Romandie.com avec(©AFP / 03 mars 2018 07h40)                                            

Inde: le dalit Ram MNath Kovind élu président

juillet 20, 2017

Le dalit Ram Nath Kovind (g), vainqueur de l’élection présidentielle en Inde, à New Delhi le 20 juillet 2017 / © AFP/Archives / PRAKASH SINGH

Le dalit Ram Nath Kovind, candidat du Premier ministre Narendra Modi, a été proclamé jeudi vainqueur de l’élection présidentielle en Inde, devenant ainsi le deuxième président du pays issu de ce groupe défavorisé.

Issu des rangs de la communauté socialement et économiquement marginalisée des dalits (autrefois appelés « intouchables ») car considérée comme au bas de l’échelle des castes, M. Kovind a été largement élu à ce poste principalement honorifique avec 65% des voix du collège électoral, a annoncé la commission électorale.

La victoire de cet ancien avocat de 71 ans était largement attendue en raison du poids du Bharatiya Janata Party (BJP, au pouvoir à New Delhi) et de ses alliés dans le collège électoral, composé des parlementaires des assemblées nationales et régionales d’Inde.

Cette élection renforce la mainmise du dirigeant nationaliste hindou Narendra Modi sur le pouvoir. Elle pourrait également lui permettre de marquer des points au sein des 200 millions de dalits en vue des législatives de 2019, où il devrait concourir pour un second mandat.

« Félicitations à Shri Ram Nath Govind Ji d’avoir été élu président d’Inde ! Meilleurs vœux pour un mandat fécond et inspirant », a tweeté le Premier ministre à l’annonce des résultats.

Les hautes castes constituent traditionnellement l’assise électorale du BJP, mais les nationaliste hindous courtisent les votes de la communauté dalit pour élargir leur base.

Si la Constitution de l’Inde indépendante a officiellement aboli la discrimination de caste, elle reste dans les faits une réalité. Les dalits sont souvent cantonnés à des métiers ingrats, car jugés « impurs », comme le nettoyage d’excréments ou la prise en charge de cadavres d’animaux.

Ram Nath Govind est le deuxième président dalit d’Inde, après K R Narayanan, qui avait occupé cette fonction entre 1997 et 2002.

Dans sa première prise de parole après son élection, le président-élu s’est posé en représentant des couches les plus modestes de la société, en faisant de son histoire personnelle un outil de narration politique.

« Il pleut sur Delhi depuis ce matin, et cela me rappelle mon enfance dans la maison de mon village ancestral, où moi et mes frères et sœurs nous plaquions contre les murs pour éviter l’eau qui fuyait par le toit », a-t-il raconté.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juillet 2017 15h22)                

Un stock de matériel militaire suscite des tensions diplomatiques entre la RDC et la Belgique

juillet 7, 2017

Une dizaine de véhicules blindés et surtout des armes, des munitions et du matériel de transmission confidentiel de l’armée belge est toujours bloqué dans la province du Maniema, en RDC. © MONUSCO Photos/CC/wikimedia commons

Trois mois après que la RDC a rompu sa coopération militaire avec la Belgique, douze soldats belges, au moins, sont encore bloqués dans le pays. Ils gardent un stock de matériel militaire, en attendant de pouvoir l’évacuer.

La ville de Kindu est à mi-chemin entre les deux régions les plus martyrisées de la RDC : l’Est du pays où les civils se font massacrer par les milices, et le Kasaï, dans le centre, où la rébellion des « Kamwina Nsapu » est sévèrement réprimée. C’est peut-être en raison de cette localisation stratégique que les militaires belges avaient décidé d’y stocker une partie de leurs armes, lorsqu’ils collaboraient encore avec l’armée congolaise.

Mais le 12 avril dernier, Kinshasa avait décider de mettre fin à cette coopération, pour protester contre les commentaires du ministère belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, sur des sujets que les autorités congolaises estimaient relever de la souveraineté nationale.

Trois mois plus tard, cette rupture n’est toujours pas soldée. Du matériel militaire belge est en effet resté bloqué à Kindu, mais aussi dans les villes de Kalemie, Likasi, et Kananga, selon le ministère congolais de la Défense.

Munitions et véhicules militaires

Visiblement, Bruxelles ne fait qu’une confiance limitée à Kinshasa pour surveiller le stock en attendant son évacuation : elle a laissé sur place douze militaires, comme l’a révélé RTL-Info le 6 juillet.

Selon une source diplomatique occidentale à Kinshasa, outre des munitions, le matériel serait principalement composé de véhicules militaires (camions et jeeps) nécessitant plusieurs dizaines de rotations d’avions.

Or l’avion de transport belge chargé de transporter ce stock − un C-130 − a connu des problèmes mécaniques et est actuellement en réparation au Congo-Brazzaville. D’après la télévision belge, les autorités congolaises auraient empêché que des avions français et espagnol s’y substituent, en leur refusant le survol de son territoire.

Or la pression monte : les visas des militaires belges n’ont plus que deux semaines de validité, selon notre source diplomatique.

« Il n’est nullement question de bloquer quoi que ce soit »

« Il est vrai que le processus d’évacuation des matériels militaires belges a certainement pris beaucoup de temps, peut-être jusqu’à exaspérer les autorités belges, explique à Jeune Afrique le ministre congolais de la Défense, Crispin Atama Tabe, par SMS. Mais il n’est nullement question pour la RDC de bloquer qui ou quoi que ce soit ».

Selon le ministre congolais, « la Monusco [mission de l’ONU en RD Congo] était également disposée à les aider et n’attendait qu’une demande ». « Tous les matériels militaires bien répertoriés et localisés à Kindu, Kalemie, Likasi et Kananga seront évacués après avoir établi ensemble avec les techniciens congolais, un programme clair », ajoute Crispon Atama Tabe.

Quant aux autorités belges, elles se refusent pour l’instant à tout commentaire.

Jeuneafrique.com par

La France recule à la quatrième place pour l’accueil des étudiants étrangers

janvier 15, 2017

Le nombre d’étudiants en mobilité internationale a progressé de 23 % en cinq ans, selon l’Unesco, mais la progression n’a pas suivi le même rythme en France. En cause, notamment, selon Campus France : la baisse du budget des bourses.

La Cité internationale universitaire de Paris.

La Cité internationale universitaire de Paris. Cité universitaire internationale – Jon ongkiehong
La France, jusqu’ici troisième destination mondiale pour les étudiants étrangers, rétrograde à la quatrième place. Derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni, elle est désormais doublée par l’Australie, selon une étude de l’Unesco à partir des chiffres 2014. Des résultats qui inquiètent Campus France, l’organisme chargé de l’accueil et de la promotion des études supérieures dans l’hexagone : la hausse du nombre d’étudiants n’y a été que de 7,5 %, selon les données du ministère, entre 2009 et 2014, alors que la mobilité étudiante mondiale a progressé de 23 %, selon les chiffres de l’Unesco.
Campus France

Dans la même période de cinq ans, les Etats-Unis ont réussi à accueillir 27 % d’étudiants étrangers en plus, et le Royaume-Uni 16 %, relate l’organisation internationale. Certes, l’Hexagone a accueilli 299 000 étudiants internationaux en 2014 et 310 000 en 2015, selon les chiffres ministériels, mais c’est peu au regard du nombre d’étudiants en mobilité dans le monde, qui a doublé depuis quinze ans pour atteindre 4,3 millions.

Dans les résultats de l’Unesco, la France est pénalisée par un changement de méthodologie : les étudiants étrangers déjà présents dans le pays avant le bac ne sont plus pris en compte, ce qui amène l’organisation internationale à ne considérer que 235 000 étudiants étrangers en 2014. L’Allemagne pâtit aussi de ce changement de méthode, et rétrograde à la sixième place. Il n’empêche : d’autres pays développés font preuve, dans le même temps, d’un grand dynamisme. Notamment le Canada (+ 75 %) qui monte à la septième place ; ou les Pays-Bas (+ 199 %) qui bondissent à la douzième place mondiale.

Poussée de la Russie, la Chine, l’Arabie saoudite et la Turquie

« En France, déplore Béatrice Khaiat, la directrice générale de Campus France, les universités marquent le pas par rapport aux grandes écoles. Cela traduit probablement le fait qu’elles ont déjà du mal à faire face à la croissance des effectifs à l’entrée à l’université. Mais il faut souligner qu’au niveau du doctorat, le nombre de Français diminue en même temps que le nombre de jeunes chercheurs étrangers… » Une véritable rupture dans les effectifs d’étudiants internationaux accueillis en France s’est produite, selon elle, à partir de 2012. Elle découle aussi de l’affirmation de nouveaux acteurs émergents, « des puissances régionales comme la Russie, l’Arabie saoudite, la Turquie ou encore la Chine [+ 80 % sur cinq ans] qui prend sa place de neuvième, récoltant les fruits de la politique qu’elle a planifiée et mise en œuvre ».

La Russie s’est ainsi hissée à la cinquième place des pays d’accueil, devant l’Allemagne et le Japon, avec 65 % de croissance en cinq ans, tandis que la Turquie (+ 120 %) passe du vingt-cinquième au dix-septième rang. Et l’Arabie saoudite bat un record de croissance (+ 260 %), bondissant du onzième au vingt-septième rang.

Le recul relatif de la France menace son influence, les étudiants étrangers étant réputés devenir des ambassadeurs de la culture et de l’économie françaises à l’international : « Le soft power français est concurrencé par des pays dont on ne partage pas forcément les valeurs, s’inquiète Mme Khaiat. L’Arabie saoudite mais aussi le Canada ou la Chine attirent des étudiants africains qui autrefois venaient en France. Le lien avec l’Afrique que l’on renforce, et que l’on cherche à renforcer, demande une volonté politique – elle est là –, mais aussi des moyens pour les bourses et la promotion. » Une tendance également perceptible dans ce reportage :

Dans son communiqué, Campus France note que « l’Arabie saoudite fait une entrée en force sur le continent africain, chaque année plus marquée, attirant les étudiant(e) s avec des bourses islamiques : 33 727 étudiants africains accueillis en 2014 contre 2 447 en 2009 (× 16 !) (…). Sont particulièrement concernés, dans l’ordre : le Nigeria, la Mauritanie, le Mali, l’Erythrée, la Somalie, le Kenya et le Tchad. »

La circulaire Guéant, qui avait restreint l’accès des étudiants étrangers sous le précédent quinquennat, avait déjà conduit la France à rétrograder en quatrième position des pays d’accueil d’étudiants derrière l’Australie. Depuis, les formalités administratives et la délivrance des titres de séjour ont été facilitées et simplifiées pour les étudiants étrangers, ce qui lui avait permis de reconquérir provisoirement la troisième position.

Mais Béatrice Khaiat déplore la baisse de 17,5 % en quatre ans de l’enveloppe des bourses attribuées par le quai d’Orsay aux étudiants internationaux, qui est tombée à seulement 68 millions d’euros cette année. Une économie modeste dont les effets commencent à se faire sentir.

L’élection de Donald Trump, le « Brexit », la dérive autoritaire du président Erdogan en Turquie font partie des changements politiques et géopolitiques qui pourraient changer la donne à l’avenir. Mais sans moyen, l’attractivité de la France aura du mal à rebondir.

Lire aussi :   Venir étudier en France, « un parcours semé d’écueils administratifs »

Lire aussi :   Pas d’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers

Lemonde.fr par  Adrien de Tricornot, Journaliste

Au Campus numérique de Madagascar, entre débrouille et fibre optique

octobre 28, 2016

A Madagascar, universités et étudiants manquent de moyens. Le CNF leur propose un accès à Internet associé à des ressources et à des formations en ligne.

L’entrée du Campus numérique francophone (CNF) à Antananarivo. Crédits : DR
Bienvenue au Campus numérique francophone (CNF) de Madagascar, qui vient de fêter ses vingt-cinq ans d’existence. En contrebas de l’université ­d’Antananarivo, un peu à l’écart, le bâtiment ne paie pas de mine. Il faut descendre un escalier escarpé, qui s’ouvre sur la colline d’en face, un quartier populaire aux maisons colorées. A l’intérieur, la concentration est palpable. Seule une voix s’échappe d’une télévision à écran plat. Francophonie oblige, un instructeur à l’accent québécois prodigue des conseils sur l’insertion professionnelle. Quelques étudiants écoutent d’une oreille distraite en pianotant sur leurs tablettes et leurs smartphones.

Des étudiants déterminés

Le CNF propose un accès à Internet, des ressources et des cours en ligne. Il est l’un des 37 lieux de ce type dans le monde, financé par l’Agence universitaire de la francophonie (AUF). Pour cette organisation, qui rassemble plus de 800 universités francophones de tous les continents, c’est le moyen de combler la fracture numérique. Un réel défi dans un pays où 4 % des ménages seulement ont accès à Internet, mais où la crise économique n’entame pas la détermination des étudiants, au contraire.

4 % des ménages malgaches seulement ont accès à Internet

Ange Rakotomalala, la responsable, dirige la visite des locaux, prêtés par l’université d’Antananarivo. La quarantaine souriante, elle est un exemple vivant de la différence que peut faire le numérique dans un pays en développement. « Je voulais être journaliste, dit-elle. Puis le virus des TIC m’a piqué  !  » Comprendre «  technologies de l’information et de la communication  ». En 2003, elle est l’une des pionnières à suivre une formation diplômante à distance, sans quitter Madagascar. En l’occurrence, un master en ingénierie de l’information de l’université de Strasbourg. « J’ai enchaîné avec huit ans de tutorat, mais c’était ­assez chronophage.  » Huit ans à encadrer d’autres étudiants éparpillés sans jamais les rencontrer. Qui mieux qu’elle pour diriger un tel endroit  ?

Dans un coin de la salle d’accueil, ils sont plusieurs agglutinés sur trois ordinateurs d’un autre âge en ­accès libre. Ibrahima, un étudiant en biochimie de 25  ans, fréquente le CNF lorsqu’il n’a pas cours.

«  Ici, j’ai accès à 30  000 livres numériques », lance-t-il. Ibrahima vient des Comores, au nord de Madagascar, où la formation qu’il suit n’existe pas. « Je fais aussi des cours sur YouTube. Sur la virologie, la microbiologie. Ici, ­Internet marche bien, ailleurs ce n’est pas possible  », précise-t-il.

A ses côtés, Jean-Guy, 27 ans, termine son mémoire de master de droit. « J’ai un ordinateur chez moi, mais pas de connexion  », lâche-t-il, avant de ­replonger derrière son écran.

Fibre optique raccordée

«  La fracture numérique reste une réalité à Madagascar, explique le directeur de l’AUF pour l’océan ­Indien, Philippe Bataille. D’autant que la technologie ne cesse d’évoluer.  » Face aux besoins en bande passante qui augmentent considérablement, l’AUF a accompagné les universités malgaches pour les raccorder à la fibre optique. Grâce à un partenariat noué sur vingt-cinq ans avec un opérateur téléphonique national, c’est chose faite depuis 2013.

Le ministère de l’enseignement supérieur compte désormais ­installer des bornes Wi-Fi en accès libre aux étudiants, mais ses caisses sont vides. «  Les ambitions de ce programme ont dû être revues à la baisse  », se ­désole Panja Ramanoelina, le président de l’université d’Antananarivo. Pour l’instant, une seule université, dans l’est de l’île, est équipée.

Les étudiants se sont néanmoins organisés. La plupart des associations étudiantes ont monté leurs ­propres cybercafés. Il faut compter 200 ariarys (0,05 euro) les dix minutes. Au milieu de toute cette débrouille quotidienne, le CNF est d’un certain ­secours pour accéder à une connexion Internet de qualité. «  On fait payer 500 ariarys [0,15 euro] par jour, on ne veut pas faire de concurrence déloyale, explique la responsable du centre. Et on n’est pas qu’un cybercafé   : ici les étudiants ont accès à des ressources numériques, à des ­bases de données documentaires, à des formations en ligne, ou encore à des conseils d’orientation. »

Formations en ligne

Ange poursuit la visite. Dans l’une des salles, une vingtaine d’étudiants sont rivés à leurs écrans. «  On est au max !  », lance Brice, un étudiant de 29  ans aux faux airs d’Elvis Presley. Ils font partie du projet «  Open Street Map  » qui tient sa réunion hebdomadaire ce jour-là. «  On développe une application sur Android qui sera lancée au moment du Sommet de la francophonie  », les 26 et 27 novembre, dans la capitale malgache. Il leur reste un mois.

Rapide recensement à main ­levée  : la moitié des étudiants présents dans la salle a un smartphone. Et deux, seulement, un ordinateur portable, dont Rija. Il vient deux à trois fois par ­semaine au CNF : «  Je suis inscrit à une dizaine de MOOC  », les cours en ligne.

Il faut compter 70 euros pour une inscription à une formation en ligne, c’est deux fois le salaire minimum

Tout juste diplômé en topographie, Rija a décidé de prendre une année sabbatique, «  pour se laisser [avoir] des idées  ». Il vit en résidence universitaire, qu’il paie 7  000 ariarys (2 euros) par an. Pour ses MOOC, choisis sur Coursera.fr, il télécharge les contenus au CNF, les regarde chez lui, et fait les tests en ligne le lendemain, au centre. «  Je suis inscrit en candidat libre, parce que je n’ai pas l’argent pour le certificat.  » Il faut compter 70 euros par MOOC, deux fois le salaire minimum à Madagascar. «  Donc je ne peux pas les mettre dans mon CV  », poursuit-il, scrupuleux.

Du manque de moyens des universités aux poches des étudiants, l’impact de la crise malgache est manifeste. Depuis le coup d’Etat de 2009, cinq ans de transition politique ont asphyxié l’économie. Les bailleurs de fonds internationaux ont gelé leurs ­contributions, ce qui a durement affecté les secteurs de la santé et de l’éducation, pourtant prioritaires. Le pouvoir d’achat a plongé. En 2015, 90 % de la population vivait avec moins de 2 dollars par jour, selon la Banque mondiale.

Lien avec le monde de l’entreprise

Même si l’enseignement supérieur n’est accessible qu’aux classes privilégiées, Ange note une baisse de fréquentation des formations en ligne. Celles qui, dans d’autres campus numériques africains, connaissent un engouement. «  En général, 350 personnes s’inscrivent en début d’année aux différentes formations, pour tout Madagascar. Mais une cinquantaine d’étudiants vont vraiment pouvoir les suivre, car, au moment de payer, ils se rendent compte qu’ils ne peuvent pas rassembler l’argent  », explique-t-elle.

Ces contraintes ne l’empêchent pas de fourmiller d’idées. Comme celle d’installer dehors, dans la cour, à la rentrée prochaine, de grandes tables sous abri équipées de bornes Wi-Fi. « L’idée, c’est de devenir un fab-lab [laboratoire de fabrication], un tiers lieu, pour mieux faire le lien avec le monde du travail, l’employabilité des étudiants. C’est ce que nous ­demandent les entreprises.  »

Ange évoque aussi les quarante ordinateurs portables que vient de recevoir le CNF et des possibilités que cela va offrir. Tout à coup une coupure de courant plonge tout le monde dans le noir. « Sur le toit, on va mettre des panneaux solaires, pour améliorer la sauvegarde des données  », ajoute-t-elle sans se démonter. A la saison des pluies, les coupures durent parfois de cinq à six heures. C’est dommage pour un campus, surtout quand il est numérique.

Le Monde Afrique organise les 27 et 28 octobre, à Dakar, la troisième édition de ses Débats avec pour thème, cette année, les défis de l’éducation supérieure en Afrique. Il y sera question des universités, de l’adéquation des filières actuelles avec les besoins des entreprises, de l’innovation technologique au service de l’éducation et de la formation des leaders africains. L’entrée est libre, sur inscription. Cliquez ici pour consulter le programme et vous inscrire.