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Inde: le dalit Ram MNath Kovind élu président

juillet 20, 2017

Le dalit Ram Nath Kovind (g), vainqueur de l’élection présidentielle en Inde, à New Delhi le 20 juillet 2017 / © AFP/Archives / PRAKASH SINGH

Le dalit Ram Nath Kovind, candidat du Premier ministre Narendra Modi, a été proclamé jeudi vainqueur de l’élection présidentielle en Inde, devenant ainsi le deuxième président du pays issu de ce groupe défavorisé.

Issu des rangs de la communauté socialement et économiquement marginalisée des dalits (autrefois appelés « intouchables ») car considérée comme au bas de l’échelle des castes, M. Kovind a été largement élu à ce poste principalement honorifique avec 65% des voix du collège électoral, a annoncé la commission électorale.

La victoire de cet ancien avocat de 71 ans était largement attendue en raison du poids du Bharatiya Janata Party (BJP, au pouvoir à New Delhi) et de ses alliés dans le collège électoral, composé des parlementaires des assemblées nationales et régionales d’Inde.

Cette élection renforce la mainmise du dirigeant nationaliste hindou Narendra Modi sur le pouvoir. Elle pourrait également lui permettre de marquer des points au sein des 200 millions de dalits en vue des législatives de 2019, où il devrait concourir pour un second mandat.

« Félicitations à Shri Ram Nath Govind Ji d’avoir été élu président d’Inde ! Meilleurs vœux pour un mandat fécond et inspirant », a tweeté le Premier ministre à l’annonce des résultats.

Les hautes castes constituent traditionnellement l’assise électorale du BJP, mais les nationaliste hindous courtisent les votes de la communauté dalit pour élargir leur base.

Si la Constitution de l’Inde indépendante a officiellement aboli la discrimination de caste, elle reste dans les faits une réalité. Les dalits sont souvent cantonnés à des métiers ingrats, car jugés « impurs », comme le nettoyage d’excréments ou la prise en charge de cadavres d’animaux.

Ram Nath Govind est le deuxième président dalit d’Inde, après K R Narayanan, qui avait occupé cette fonction entre 1997 et 2002.

Dans sa première prise de parole après son élection, le président-élu s’est posé en représentant des couches les plus modestes de la société, en faisant de son histoire personnelle un outil de narration politique.

« Il pleut sur Delhi depuis ce matin, et cela me rappelle mon enfance dans la maison de mon village ancestral, où moi et mes frères et sœurs nous plaquions contre les murs pour éviter l’eau qui fuyait par le toit », a-t-il raconté.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juillet 2017 15h22)                

Un stock de matériel militaire suscite des tensions diplomatiques entre la RDC et la Belgique

juillet 7, 2017

Une dizaine de véhicules blindés et surtout des armes, des munitions et du matériel de transmission confidentiel de l’armée belge est toujours bloqué dans la province du Maniema, en RDC. © MONUSCO Photos/CC/wikimedia commons

Trois mois après que la RDC a rompu sa coopération militaire avec la Belgique, douze soldats belges, au moins, sont encore bloqués dans le pays. Ils gardent un stock de matériel militaire, en attendant de pouvoir l’évacuer.

La ville de Kindu est à mi-chemin entre les deux régions les plus martyrisées de la RDC : l’Est du pays où les civils se font massacrer par les milices, et le Kasaï, dans le centre, où la rébellion des « Kamwina Nsapu » est sévèrement réprimée. C’est peut-être en raison de cette localisation stratégique que les militaires belges avaient décidé d’y stocker une partie de leurs armes, lorsqu’ils collaboraient encore avec l’armée congolaise.

Mais le 12 avril dernier, Kinshasa avait décider de mettre fin à cette coopération, pour protester contre les commentaires du ministère belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, sur des sujets que les autorités congolaises estimaient relever de la souveraineté nationale.

Trois mois plus tard, cette rupture n’est toujours pas soldée. Du matériel militaire belge est en effet resté bloqué à Kindu, mais aussi dans les villes de Kalemie, Likasi, et Kananga, selon le ministère congolais de la Défense.

Munitions et véhicules militaires

Visiblement, Bruxelles ne fait qu’une confiance limitée à Kinshasa pour surveiller le stock en attendant son évacuation : elle a laissé sur place douze militaires, comme l’a révélé RTL-Info le 6 juillet.

Selon une source diplomatique occidentale à Kinshasa, outre des munitions, le matériel serait principalement composé de véhicules militaires (camions et jeeps) nécessitant plusieurs dizaines de rotations d’avions.

Or l’avion de transport belge chargé de transporter ce stock − un C-130 − a connu des problèmes mécaniques et est actuellement en réparation au Congo-Brazzaville. D’après la télévision belge, les autorités congolaises auraient empêché que des avions français et espagnol s’y substituent, en leur refusant le survol de son territoire.

Or la pression monte : les visas des militaires belges n’ont plus que deux semaines de validité, selon notre source diplomatique.

« Il n’est nullement question de bloquer quoi que ce soit »

« Il est vrai que le processus d’évacuation des matériels militaires belges a certainement pris beaucoup de temps, peut-être jusqu’à exaspérer les autorités belges, explique à Jeune Afrique le ministre congolais de la Défense, Crispin Atama Tabe, par SMS. Mais il n’est nullement question pour la RDC de bloquer qui ou quoi que ce soit ».

Selon le ministre congolais, « la Monusco [mission de l’ONU en RD Congo] était également disposée à les aider et n’attendait qu’une demande ». « Tous les matériels militaires bien répertoriés et localisés à Kindu, Kalemie, Likasi et Kananga seront évacués après avoir établi ensemble avec les techniciens congolais, un programme clair », ajoute Crispon Atama Tabe.

Quant aux autorités belges, elles se refusent pour l’instant à tout commentaire.

Jeuneafrique.com par

La France recule à la quatrième place pour l’accueil des étudiants étrangers

janvier 15, 2017

Le nombre d’étudiants en mobilité internationale a progressé de 23 % en cinq ans, selon l’Unesco, mais la progression n’a pas suivi le même rythme en France. En cause, notamment, selon Campus France : la baisse du budget des bourses.

La Cité internationale universitaire de Paris.

La Cité internationale universitaire de Paris. Cité universitaire internationale – Jon ongkiehong
La France, jusqu’ici troisième destination mondiale pour les étudiants étrangers, rétrograde à la quatrième place. Derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni, elle est désormais doublée par l’Australie, selon une étude de l’Unesco à partir des chiffres 2014. Des résultats qui inquiètent Campus France, l’organisme chargé de l’accueil et de la promotion des études supérieures dans l’hexagone : la hausse du nombre d’étudiants n’y a été que de 7,5 %, selon les données du ministère, entre 2009 et 2014, alors que la mobilité étudiante mondiale a progressé de 23 %, selon les chiffres de l’Unesco.
Campus France

Dans la même période de cinq ans, les Etats-Unis ont réussi à accueillir 27 % d’étudiants étrangers en plus, et le Royaume-Uni 16 %, relate l’organisation internationale. Certes, l’Hexagone a accueilli 299 000 étudiants internationaux en 2014 et 310 000 en 2015, selon les chiffres ministériels, mais c’est peu au regard du nombre d’étudiants en mobilité dans le monde, qui a doublé depuis quinze ans pour atteindre 4,3 millions.

Dans les résultats de l’Unesco, la France est pénalisée par un changement de méthodologie : les étudiants étrangers déjà présents dans le pays avant le bac ne sont plus pris en compte, ce qui amène l’organisation internationale à ne considérer que 235 000 étudiants étrangers en 2014. L’Allemagne pâtit aussi de ce changement de méthode, et rétrograde à la sixième place. Il n’empêche : d’autres pays développés font preuve, dans le même temps, d’un grand dynamisme. Notamment le Canada (+ 75 %) qui monte à la septième place ; ou les Pays-Bas (+ 199 %) qui bondissent à la douzième place mondiale.

Poussée de la Russie, la Chine, l’Arabie saoudite et la Turquie

« En France, déplore Béatrice Khaiat, la directrice générale de Campus France, les universités marquent le pas par rapport aux grandes écoles. Cela traduit probablement le fait qu’elles ont déjà du mal à faire face à la croissance des effectifs à l’entrée à l’université. Mais il faut souligner qu’au niveau du doctorat, le nombre de Français diminue en même temps que le nombre de jeunes chercheurs étrangers… » Une véritable rupture dans les effectifs d’étudiants internationaux accueillis en France s’est produite, selon elle, à partir de 2012. Elle découle aussi de l’affirmation de nouveaux acteurs émergents, « des puissances régionales comme la Russie, l’Arabie saoudite, la Turquie ou encore la Chine [+ 80 % sur cinq ans] qui prend sa place de neuvième, récoltant les fruits de la politique qu’elle a planifiée et mise en œuvre ».

La Russie s’est ainsi hissée à la cinquième place des pays d’accueil, devant l’Allemagne et le Japon, avec 65 % de croissance en cinq ans, tandis que la Turquie (+ 120 %) passe du vingt-cinquième au dix-septième rang. Et l’Arabie saoudite bat un record de croissance (+ 260 %), bondissant du onzième au vingt-septième rang.

Le recul relatif de la France menace son influence, les étudiants étrangers étant réputés devenir des ambassadeurs de la culture et de l’économie françaises à l’international : « Le soft power français est concurrencé par des pays dont on ne partage pas forcément les valeurs, s’inquiète Mme Khaiat. L’Arabie saoudite mais aussi le Canada ou la Chine attirent des étudiants africains qui autrefois venaient en France. Le lien avec l’Afrique que l’on renforce, et que l’on cherche à renforcer, demande une volonté politique – elle est là –, mais aussi des moyens pour les bourses et la promotion. » Une tendance également perceptible dans ce reportage :

Dans son communiqué, Campus France note que « l’Arabie saoudite fait une entrée en force sur le continent africain, chaque année plus marquée, attirant les étudiant(e) s avec des bourses islamiques : 33 727 étudiants africains accueillis en 2014 contre 2 447 en 2009 (× 16 !) (…). Sont particulièrement concernés, dans l’ordre : le Nigeria, la Mauritanie, le Mali, l’Erythrée, la Somalie, le Kenya et le Tchad. »

La circulaire Guéant, qui avait restreint l’accès des étudiants étrangers sous le précédent quinquennat, avait déjà conduit la France à rétrograder en quatrième position des pays d’accueil d’étudiants derrière l’Australie. Depuis, les formalités administratives et la délivrance des titres de séjour ont été facilitées et simplifiées pour les étudiants étrangers, ce qui lui avait permis de reconquérir provisoirement la troisième position.

Mais Béatrice Khaiat déplore la baisse de 17,5 % en quatre ans de l’enveloppe des bourses attribuées par le quai d’Orsay aux étudiants internationaux, qui est tombée à seulement 68 millions d’euros cette année. Une économie modeste dont les effets commencent à se faire sentir.

L’élection de Donald Trump, le « Brexit », la dérive autoritaire du président Erdogan en Turquie font partie des changements politiques et géopolitiques qui pourraient changer la donne à l’avenir. Mais sans moyen, l’attractivité de la France aura du mal à rebondir.

Lire aussi :   Venir étudier en France, « un parcours semé d’écueils administratifs »

Lire aussi :   Pas d’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers

Lemonde.fr par  Adrien de Tricornot, Journaliste

Au Campus numérique de Madagascar, entre débrouille et fibre optique

octobre 28, 2016

A Madagascar, universités et étudiants manquent de moyens. Le CNF leur propose un accès à Internet associé à des ressources et à des formations en ligne.

L’entrée du Campus numérique francophone (CNF) à Antananarivo. Crédits : DR
Bienvenue au Campus numérique francophone (CNF) de Madagascar, qui vient de fêter ses vingt-cinq ans d’existence. En contrebas de l’université ­d’Antananarivo, un peu à l’écart, le bâtiment ne paie pas de mine. Il faut descendre un escalier escarpé, qui s’ouvre sur la colline d’en face, un quartier populaire aux maisons colorées. A l’intérieur, la concentration est palpable. Seule une voix s’échappe d’une télévision à écran plat. Francophonie oblige, un instructeur à l’accent québécois prodigue des conseils sur l’insertion professionnelle. Quelques étudiants écoutent d’une oreille distraite en pianotant sur leurs tablettes et leurs smartphones.

Des étudiants déterminés

Le CNF propose un accès à Internet, des ressources et des cours en ligne. Il est l’un des 37 lieux de ce type dans le monde, financé par l’Agence universitaire de la francophonie (AUF). Pour cette organisation, qui rassemble plus de 800 universités francophones de tous les continents, c’est le moyen de combler la fracture numérique. Un réel défi dans un pays où 4 % des ménages seulement ont accès à Internet, mais où la crise économique n’entame pas la détermination des étudiants, au contraire.

4 % des ménages malgaches seulement ont accès à Internet

Ange Rakotomalala, la responsable, dirige la visite des locaux, prêtés par l’université d’Antananarivo. La quarantaine souriante, elle est un exemple vivant de la différence que peut faire le numérique dans un pays en développement. « Je voulais être journaliste, dit-elle. Puis le virus des TIC m’a piqué  !  » Comprendre «  technologies de l’information et de la communication  ». En 2003, elle est l’une des pionnières à suivre une formation diplômante à distance, sans quitter Madagascar. En l’occurrence, un master en ingénierie de l’information de l’université de Strasbourg. « J’ai enchaîné avec huit ans de tutorat, mais c’était ­assez chronophage.  » Huit ans à encadrer d’autres étudiants éparpillés sans jamais les rencontrer. Qui mieux qu’elle pour diriger un tel endroit  ?

Dans un coin de la salle d’accueil, ils sont plusieurs agglutinés sur trois ordinateurs d’un autre âge en ­accès libre. Ibrahima, un étudiant en biochimie de 25  ans, fréquente le CNF lorsqu’il n’a pas cours.

«  Ici, j’ai accès à 30  000 livres numériques », lance-t-il. Ibrahima vient des Comores, au nord de Madagascar, où la formation qu’il suit n’existe pas. « Je fais aussi des cours sur YouTube. Sur la virologie, la microbiologie. Ici, ­Internet marche bien, ailleurs ce n’est pas possible  », précise-t-il.

A ses côtés, Jean-Guy, 27 ans, termine son mémoire de master de droit. « J’ai un ordinateur chez moi, mais pas de connexion  », lâche-t-il, avant de ­replonger derrière son écran.

Fibre optique raccordée

«  La fracture numérique reste une réalité à Madagascar, explique le directeur de l’AUF pour l’océan ­Indien, Philippe Bataille. D’autant que la technologie ne cesse d’évoluer.  » Face aux besoins en bande passante qui augmentent considérablement, l’AUF a accompagné les universités malgaches pour les raccorder à la fibre optique. Grâce à un partenariat noué sur vingt-cinq ans avec un opérateur téléphonique national, c’est chose faite depuis 2013.

Le ministère de l’enseignement supérieur compte désormais ­installer des bornes Wi-Fi en accès libre aux étudiants, mais ses caisses sont vides. «  Les ambitions de ce programme ont dû être revues à la baisse  », se ­désole Panja Ramanoelina, le président de l’université d’Antananarivo. Pour l’instant, une seule université, dans l’est de l’île, est équipée.

Les étudiants se sont néanmoins organisés. La plupart des associations étudiantes ont monté leurs ­propres cybercafés. Il faut compter 200 ariarys (0,05 euro) les dix minutes. Au milieu de toute cette débrouille quotidienne, le CNF est d’un certain ­secours pour accéder à une connexion Internet de qualité. «  On fait payer 500 ariarys [0,15 euro] par jour, on ne veut pas faire de concurrence déloyale, explique la responsable du centre. Et on n’est pas qu’un cybercafé   : ici les étudiants ont accès à des ressources numériques, à des ­bases de données documentaires, à des formations en ligne, ou encore à des conseils d’orientation. »

Formations en ligne

Ange poursuit la visite. Dans l’une des salles, une vingtaine d’étudiants sont rivés à leurs écrans. «  On est au max !  », lance Brice, un étudiant de 29  ans aux faux airs d’Elvis Presley. Ils font partie du projet «  Open Street Map  » qui tient sa réunion hebdomadaire ce jour-là. «  On développe une application sur Android qui sera lancée au moment du Sommet de la francophonie  », les 26 et 27 novembre, dans la capitale malgache. Il leur reste un mois.

Rapide recensement à main ­levée  : la moitié des étudiants présents dans la salle a un smartphone. Et deux, seulement, un ordinateur portable, dont Rija. Il vient deux à trois fois par ­semaine au CNF : «  Je suis inscrit à une dizaine de MOOC  », les cours en ligne.

Il faut compter 70 euros pour une inscription à une formation en ligne, c’est deux fois le salaire minimum

Tout juste diplômé en topographie, Rija a décidé de prendre une année sabbatique, «  pour se laisser [avoir] des idées  ». Il vit en résidence universitaire, qu’il paie 7  000 ariarys (2 euros) par an. Pour ses MOOC, choisis sur Coursera.fr, il télécharge les contenus au CNF, les regarde chez lui, et fait les tests en ligne le lendemain, au centre. «  Je suis inscrit en candidat libre, parce que je n’ai pas l’argent pour le certificat.  » Il faut compter 70 euros par MOOC, deux fois le salaire minimum à Madagascar. «  Donc je ne peux pas les mettre dans mon CV  », poursuit-il, scrupuleux.

Du manque de moyens des universités aux poches des étudiants, l’impact de la crise malgache est manifeste. Depuis le coup d’Etat de 2009, cinq ans de transition politique ont asphyxié l’économie. Les bailleurs de fonds internationaux ont gelé leurs ­contributions, ce qui a durement affecté les secteurs de la santé et de l’éducation, pourtant prioritaires. Le pouvoir d’achat a plongé. En 2015, 90 % de la population vivait avec moins de 2 dollars par jour, selon la Banque mondiale.

Lien avec le monde de l’entreprise

Même si l’enseignement supérieur n’est accessible qu’aux classes privilégiées, Ange note une baisse de fréquentation des formations en ligne. Celles qui, dans d’autres campus numériques africains, connaissent un engouement. «  En général, 350 personnes s’inscrivent en début d’année aux différentes formations, pour tout Madagascar. Mais une cinquantaine d’étudiants vont vraiment pouvoir les suivre, car, au moment de payer, ils se rendent compte qu’ils ne peuvent pas rassembler l’argent  », explique-t-elle.

Ces contraintes ne l’empêchent pas de fourmiller d’idées. Comme celle d’installer dehors, dans la cour, à la rentrée prochaine, de grandes tables sous abri équipées de bornes Wi-Fi. « L’idée, c’est de devenir un fab-lab [laboratoire de fabrication], un tiers lieu, pour mieux faire le lien avec le monde du travail, l’employabilité des étudiants. C’est ce que nous ­demandent les entreprises.  »

Ange évoque aussi les quarante ordinateurs portables que vient de recevoir le CNF et des possibilités que cela va offrir. Tout à coup une coupure de courant plonge tout le monde dans le noir. « Sur le toit, on va mettre des panneaux solaires, pour améliorer la sauvegarde des données  », ajoute-t-elle sans se démonter. A la saison des pluies, les coupures durent parfois de cinq à six heures. C’est dommage pour un campus, surtout quand il est numérique.

Le Monde Afrique organise les 27 et 28 octobre, à Dakar, la troisième édition de ses Débats avec pour thème, cette année, les défis de l’éducation supérieure en Afrique. Il y sera question des universités, de l’adéquation des filières actuelles avec les besoins des entreprises, de l’innovation technologique au service de l’éducation et de la formation des leaders africains. L’entrée est libre, sur inscription. Cliquez ici pour consulter le programme et vous inscrire.

Fusillade sur un campus de Los Angeles: deux morts

juin 1, 2016

Une fusillade s’est produite mercredi sur le campus de la célèbre université UCLA à Los Angeles, aux Etats-Unis, faisant deux morts, ont indiqué des responsables du campus et la police. Celle-ci a bouclé les lieux.

Le porte-parole de la police de Los Angeles a confirmé que deux personnes avaient été tuées dans cet incident mais il n’a pas été en mesure de fournir plus de détails concernant les victimes ou le suspect. Le compte Twitter de l’université connue dans le monde entier indiquait également que « la police confirme deux morts à UCLA ».

L’incident a démarré peu avant 10h00 du matin (19h00 suisses). La police fédérale (FBI) a été « mobilisée », a indiqué une porte-parole. L’école élémentaire Warner voisine du campus a également été bouclée par précaution, d’après les services scolaires de Los Angeles.

UCLA est l’une des plus célèbres universités des Etats-Unis et du monde. Elle accueille environ 43’000 étudiants originaires du monde entier.

Romandie.com

USA: un étudiant poignarde cinq personnes sur un campus avant d’être abattu

novembre 4, 2015

Los Angeles – Un étudiant a poignardé mercredi matin cinq personnes sur le campus d’une université du centre de la Californie (ouest) avant d’être abattu par la police, a indiqué l’université UC Merced où a eu lieu l’incident.

Cinq personnes ont été blessées et un suspect est décédé après un incident à l’arme blanche sur le campus de l’université de Californie située dans le comté de Merced, au sud de Sacramento, capitale de l’Etat, a précisé l’établissement dans un communiqué.

L’université avait évoqué plus tôt sur Twitter que cinq étudiants avaient été poignardés avant de préciser que les victimes n’étaient pas toutes des étudiants.

Des agents ont tiré sur le suspect, qui est mort par la suite de ses blessures, selon la police de l’université, citée par l’établissement.

L’auteur de l’attaque est un étudiant, a confirmé l’université.

Toutes les victimes sont conscientes, deux ont été transportées à l’hôpital et les trois autres soignées sur le campus, a précisé l’université, qui avait fait part de l’incident sur les réseaux sociaux peu après 08H00 heure locale (16H00 GMT).

Le campus a été fermé pour la journée et tous les cours annulés.

Une conférence de presse est prévue à 16H00 heure locale.

Romandie.com avec(©AFP / 04 novembre 2015 19h51)

États-Unis/Massacre dans un campus américain de l’université d’Umpqua d’Oregon: l’auteur visait des chrétiens

octobre 2, 2015

Un jeune homme a tué jeudi dix personnes sur un campus universitaire de l’Oregon, aux Etats-Unis, un nouveau massacre qui a provoqué la stupeur des Américains. Le tireur, qui visait des chrétiens, a ensuite été abattu par les forces de l’ordre.

La fusillade a eu lieu sur le campus de l’université d’Umpqua, dans une zone reculée et rurale de cet Etat du nord-ouest des Etats-Unis. Le tireur a méthodiquement tiré sur ses victimes, passant d’une salle de cours à l’autre, relatent des médias locaux.

L’identité de l’auteur de la fusillade n’a pas été officiellement dévoilée. Plusieurs médias américains affirment qu’il s’agit de Chris Harper Mercer, un jeune de 26 ans qui ne serait pas étudiant dans l’université où s’est déroulé le massacre. Des informations qui contredisent toutefois les affirmations de la gouverneure de l’Oregon, Kate Brown, selon laquelle le tireur serait âgé de 20 ans.

« Deux sources policières ont dit à CBS News que le tireur a été identifié comme Chris Harper Mercer », indique notamment la chaîne sur son site internet, ajoutant que ces sources ont fait état de « quatre armes – plusieurs pistolets et un fusil – retrouvées sur la scène de la fusillade ».

Vers minuit (09h00 en Suisse), des policiers étaient en train d’interdire l’accès à l’appartement présumé du tireur avec du ruban jaune de sécurité.

Université bouclée
Le tireur a été abattu lors d’un échange de coups de feu avec les policiers, a dit devant les médias le shérif du comté de Douglas, John Hanlin. Aucun agent n’a été blessé. La chaîne américaine et le quotidien Portland Oregonian, citant des responsables locaux des forces de l’ordre, avaient auparavant indiqué que le tireur avait été arrêté et placé en garde à vue.

L’auteur de la fusillade a demandé aux étudiants leur religion avant d’ouvrir le feu, a déclaré un témoin, Kortney Moore, au journal local News-Review. La jeune fille de 18 ans se trouvait dans l’établissement au moment de la tuerie.

D’après un homme dont la fille a été blessée, le tireur avait ordonné aux étudiants de se lever s’ils étaient chrétiens, avant de tirer sur eux. « Il disait : ‘Bien, parce que si vous êtes chrétien vous allez voir Dieu dans juste une seconde' », a déclaré Stacy Boylan à la chaîne.

Les étudiants paniqués ont alors fermé la porte, éteint la lumière et appelé la police et leurs familles, tentant de se protéger avec « nos sacs, chaises, tout ce qu’on pouvait trouver au cas où il entre », a poursuivi Cassandra Welding.

Etudiants fouillés
Ce campus universitaire situé à Roseburg, une petite ville de 20’000 habitants à 300 km environ au sud de Portland, et où étudient quelque 3000 personnes à plein temps, a été évacué et bouclé. L’université restera fermée aux étudiants jusqu’à au moins lundi, a annoncé la direction.

Avant de les laisser partir, la police a fouillé les étudiants, mains sur la tête, à la recherche d’éventuels complices et d’armes. Les fusillades sont très fréquentes dans les lycées et universités aux Etats-Unis – l’une d’elles avait déjà eu lieu dans un lycée du Dakota du sud mercredi, faisant un blessé, une autre début septembre dans une université de Sacramento avait fait un mort et deux blessés.

La plus grave tuerie survenue sur un campus universitaire américain remonte à avril 2007, lorsqu’un étudiant sud-coréen avait fait 32 morts et 25 blessés à l’université de Virginia Tech, à Blacksburg, en Virginie, avant de se suicider.

Veillée
Barack Obama a tenté, après la tuerie dans une école élémentaire du Connecticut (26 morts dont 20 enfants en décembre 2012, un des pires jours de sa présidence, a-t-il confié), de réformer la législation fédérale, avec davantage de vérification des antécédents d’acheteurs d’armes. Le texte a été repoussé par le Sénat.

Jeudi soir, une veillée aux chandelles à Roseburg (nord-ouest du pays) a rassemblé des dizaines de personnes venues prier, souvent en larmes, au-dessus de bougies.

Romandie.com

Burundi: 500 étudiants chassés du campus demandent « protection » aux USA

avril 30, 2015

Burundi: 500 étudiants chassés du campus demandent 'protection' aux USA
Burundi: 500 étudiants chassés du campus demandent « protection » aux USA © AFP

Plus de 500 étudiants burundais, chassés jeudi matin des résidences universitaires fermées par les autorités, campaient en début de soirée devant l’ambassade des Etats-Unis à Bujumbura, où ils sont venus demander « protection », a constaté un journaliste de l’AFP.

Les premiers étudiants sont arrivés dans la matinée devant les grilles de l’ambassade, dans le quartier de Kigobe, peu après avoir quitté leurs chambres universitaires sur ordre des autorités qui ont ordonné l’évacuation des résidences des campus « pour raison de sécurité ».

« Comme le gouvernement nous a chassé des résidences universitaires en disant que c’est à cause de l’insécurité qui règne à Bujumbura et dans le pays (. . . ), nous sommes venus ici pour demander la protection de l’ambassade des USA », a annoncé à l’AFP Ernest Niyungeko, un des représentants estudiantins.

« Nous allons rester ici jusqu’à ce que la sécurité revienne dans ce pays », a-t-il poursuivi, « nous allons rester ici devant l’ambassade car ici au moins on ne nous tire pas dessus, on ne nous lance pas des lacrymogènes », a expliqué le représentant des étudiants,

Selon de nombreux étudiants, la décision des autorités vise à les contraindre à rentrer dans leurs provinces d’origine, car le pouvoir les soupçonne de prendre part à l’actuelle contestation contre un éventuel troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, marquée par des heurts depuis dimanche entre manifestants et policiers dans plusieurs quartiers de la capitale.

La police a réussi depuis dimanche à empêcher les protestataires de converger vers le centre de la capitale burundaise, mais peine à éteindre la colère et à faire cesser manifestations, barricades et heurts avec la police.

« L’ambassade nous a demandé de lui adresser une lettre pour expliquer ce que nous voulons et la liste des étudiants présents ». Ces étudiants, jeunes hommes et femmes, étaient pour certains debout, d’autres assis à quelques mètres des murs d’enceinte de l’ambassade ultra-moderne et ultra-sécurisée des Etats-Unis à Bujumbura.

« On nous a chassé et nous n’avons pas où aller car il y a aussi de l’insécurité à l’intérieur du pays d’où la plupart d’entre nous proviennent, car les Imbonerakure menacent les étudiants », a expliqué Dick Étienne, un étudiant de la Faculté des Sciences appliquées originaire de Bururi, dans le sud du pays.

Les Imbonerakure sont les membres de la Ligue de jeunesse du parti au pouvoir. Le groupe, qualifié de « milice » par l’ONU, est accusé de multiplier les intimidations et exactions contre tous ceux qui s’opposent au pouvoir en place.

Les Imbonerakure « nous accusent d’être d’être les premiers opposants de ce régime et nous n’avons pas où aller », a-t-il insisté, « ces Imbonerakure font la loi dans les campagnes ».

Jeuneafrique.com

Un mort et cent blessés dans une bousculade sur un campus

avril 12, 2015

Un étudiant kényan est mort dimanche matin et plus d’une centaine ont été blessés dans un mouvement de panique causé par l’explosion d’un transformateur électrique. L’incident survient dans un climat troublé, dix jours après le massacre à l’université de Garissa.

Craignant que le campus de Kikuyu de l’université de Nairobi ne soit l’objet d’une attaque, de nombreux étudiants ont sauté par la fenêtre, parfois d’une hauteur de cinq étages, a expliqué Peter Mbithi, vice-chancelier de l’université. L’étudiant décédé figurait parmi eux.

Selon des témoins, des cris de terreur ont été entendus dans l’aile du dortoir des femmes. La panique a gagné le dortoir des hommes. Les étudiants se sont réveillés en sursaut et se sont précipités vers la sortie.

Le 2 avril dernier, les islamistes shebab ont tué 148 personnes à l’université de Garissa, à environ 200 km de la frontière avec la Somalie.

Romandie.com

Kenya: l’odeur de la mort flotte dans les couloirs vides de l’université

avril 6, 2015

Kenya: l'odeur de la mort flotte dans les couloirs vides de l'université
Kenya: l’odeur de la mort flotte dans les couloirs vides de l’université © AFP

Des livres éparpillés au sol entre des flaques sombres de sang séché: les corps ont été retirés, mais lundi, une odeur fétide imprégnait toujours l’université kényane de Garissa, où un commando islamiste s’est livré jeudi à un carnage.

Sur le campus désormais calme, la police et les soldats se protègent du soleil à l’ombre des arbres, là où les étudiants s’asseyaient avant l’attaque pour étudier ou discuter entre amis.

Le sol poussiéreux est recouvert de livres et de stylos, perdus par les étudiants qui tentaient de fuir les assaillants.

Le massacre perpétré jeudi dans l’université de Garissa par un commando du mouvement islamiste somalien shebab – l’attaque la plus meurtrière sur le sol kényan depuis celle de l’ambassade américaine de Nairobi en 1998 – a fait 148 morts: 142 étudiants, trois policiers et trois soldats.

Lundi, quatre jours après la fin d’une tuerie qui a duré toute une journée, les journalistes ont pour la première fois été autorisés à pénétrer sur le campus. Les bâtiments, criblés de balles, restent fermés. Mais il est possible de jeter des coups d’il à travers les vitres. Suffisant pour mesurer l’horreur de l’attaque.

Dans la résidence universitaire, l’entrée du bâtiment Elgon A, haut de trois étages, où la majeure partie de la tuerie s’est déroulée, est couverte d’éclats de verre, celui des portes fracassées par les balles.

Dans le hall où les assaillants ont réuni les étudiants avant de les abattre, des taches de sang jonchent le sol.

– Bouts de chair –

Au lendemain de l’attaque, Reuben Nyaora, un infirmier travaillant pour l’ONG International Rescue Committee (IRC) et l’un des premiers secouristes à être arrivés sur les lieux, avait décrit l’horreur de corps éparpillés, « exécutés en ligne », de « gens dont les têtes (avaient) été soufflées, avec des blessures par balles partout, le tout dans un désordre effroyable ».

Les pièces sont désormais vides, mais le sang séché s’étend en longues traînées, laissant imaginer la lente agonie d’étudiants blessés, rampant pour tenter d’échapper à leurs bourreaux.

A certains endroits, se trouvent encore des affaires d’étudiants: chaussures, sandales éparpillées un peu partout, habits, livres.

Des survivants ont décrit un véritable carnage: des piles de corps, du sang s’écoulant dans les couloirs. Le tout dans un cynisme le plus complet, celui d’assaillants s’amusant avec leurs victimes.

Reuben Nyaora avait aussi raconté avoir vu trois femmes apparemment mortes, couvertes de sang de la tête aux pieds, s’extirpant indemnes de tas de cadavres. Elles lui avaient raconté que les assaillants avaient dit aux femmes « de +nager dans le sang+ » pour les humilier, avant de partir en les ignorant.

Les fils barbelés qui clôturent le campus témoignent aussi de la fuite désespérée des étudiants. Y pendent encore des bouts de chair, des cheveux, des lambeaux d’habits.

Le préfet local, Njega Miir, a empêché les journalistes de prendre des photos à l’intérieur des bâtiments, par respect pour les victimes. Il précise que le bâtiment resterait bouclé, et que les affaires des étudiants seront envoyées aux survivants ou aux familles des victimes.

« Nous nous sommes assurés que toutes les portes de tous les bâtiments de l’université étaient fermées afin que les affaires laissées à l’intérieur par les étudiants » ne soient pas volées, dit-il.

« Nous allons faire un inventaire de tout ce qui a été laissé par les étudiants, avec l’aide de la direction de l’université, pour que tout ce qu’on trouve ici soit envoyé à leurs propriétaires ».

L’université, elle, a été fermée, sine die.

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