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CAN : Le Cameroun écarte le Sénégal aux tirs au but

janvier 28, 2017

 

Le Cameroun est en demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations ! Alors qu’aucune des deux équipes n’a réussi à faire trembler le filet pendant 120 minutes, les Lions indomptables ont en effet eu raison des Lions de la Téranga du Sénégal ce samedi, à Franceville, lors du deuxième quart de finale (0-0 ap, 5-4 tab).

Le Cameroun affrontera la République démocratique du Congo ou le Ghana pour une place en finale.

Rappelons que le Burkina Faso a écarté plus tôt la Tunisie et sera opposé à l’Egypte ou au Maroc en demies.

Résultats des quarts de finale :
Samedi
Burkina Faso-Tunisie 2-0
Sénégal-Cameroun 0-0 ap 5-4 tab

Dimanche
RD Congo-Ghana
Egypte-Maroc

 

Sport24.com avec Lefigaro.fr

CAN 2017 : le Burkina Faso élimine la Tunisie (2-0) et va en demi-finales

janvier 28, 2017

Aristide Bancé, à gauche, célèbre son but lors du match Burkina Faso-Tunisie, au stade de l’Amitié de Libreveille, le 28 janvier 2017. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Coucou, le revoilà : héros du Burkina Faso finaliste de la CAN en 2013, Aristide Bancé a libéré son équipe longtemps prise dans les filets d’un match serré et fermé contre la Tunisie, offrant samedi aux Étalons, vainqueurs 2-0, un billet pour la demi-finale de l’édition 2017.

Entré en cours de jeu, par l’art du coaching du sélectionneur portugais Paolo Duarte, le géant de l’ASEC Abidjan (1,93 m) a débloqué la situation sur un coup de pied arrêté, d’une puissante frappe en extension qui a fusé en laissant sans réponse le gardien tunisien Ayem Mathlouti (80).

La minute suivante, Bancé a failli entrer dans la légende en envoyant une balle sur le poteau droit. Partie remise pour les Etalons: sur un contre, Prejuce Niguimbe Nakoulma double la mise, enflammant les 10.000 spectateurs largement acquis à la cause des enfants du pays des Hommes libres.

Avant ces dix minutes de feu, le match avait été parfois de glace, tant les deux équipes se sont neutralisées. Avec Ayem Mathlouti de retour dans les buts après sa blessure contre l’Algérie et Ayem Abdenour sur la gauche, la Tunisie a dominé sur le papier la première mi-temps d’après toutes les statistiques (possession du ballon et huit tirs au but contre quatre).

Une première période terne

Mais ces 45 premières minutes furent souvent hachées sur la pelouse du stade de l’Amitié, qui portait d’ailleurs bien mal son nom vu les quatre cartons distribués à juste titre par l’arbitre sud-africain Bennett (exemple parmi d’autres, un vilain geste de Mohamed Ali Yacobi sur le gardien Kouakou Koffi, saisi en gros plan par les caméras du stade).

Une seule action méritera de figurer dans l’anthologie de la CAN-2017 : un contrôle-pivot-pichenette du gauche juste au-dessus de la transversale de Betrand Traoré, à la conclusion d’un immense travail de Nakoulma et d’une belle combinaison avec Bayala (23).

La réponse tunisienne prit la forme d’une frappe à côté de Mohamed Ben Amor sur un coup-franc en retrait de Wahbi Khazri (31).

En deuxième mi-temps, les deux équipes ont continué à faire jeu égal au fil d’un match que l’on jugera au choix riche en engagements ou pauvre en occasion de buts. Wahbi Khazri a eu du mal à cacher son énervement lors de son remplacement peu après l’heure de jeu, refusant de serrer la main de son coach Henri Kasperczak.

Ca sentait les prolongations, ou le but décisif. Ce fut le coup de force de Bancé.

Jeuneafrique.com avec AFP

CAN : l’Algérie démunie, sortie par un solide Sénégal

janvier 23, 2017

L’attaquant algérien Islam Slimani (d) face au gardien sénégalais Khadim N’Diaye, lors de la CAN, le 23 janvier 2017 à Franceville. © afp.com – KHALED DESOUKI

L’Algérie n’a pu éviter l’élimination : malgré deux buts face au Sénégal déjà qualifié, lundi à Franceville (2-2), elle quitte la compétition continentale dès le premier tour et laisse le voisin tunisien accéder aux quarts de finale.

Pour se sortir de ce groupe B relevé, après son nul surprenant contre le Zimbabwe (2-2) en ouverture puis sa défaite contre les Tunisiens (2-1), l’Algérie devait en effet non seulement battre le Sénégal, mais également espérer que la Tunisie perde dans le même temps face au Zimbabwe, à Libreville.

Or les « Aigles de Carthage » ont fait le boulot avant la mi-temps (4-1 à la pause, buts de Naïm Sliti 10e, Youssef Msakni, 23e, Taha Yassine Khenissi, 38e, Whabi Khazri 46e s.p. contre un but de Knowledge Musona à la 42e) et n’ont laissé aucune chance au Fennecs. Même si le Zimbabwe a réduit la marque au retour des vestaires par Tendai Ndoro (60e, score final 4-2).

Les Algériens, qui avaient prévenu via leur défenseur Djamel Mesbah que « quand on est dos au mur (…), et bien là on est forts », ont bien ouvert le score dès la 10e minute sur une jolie action conclue par Islam Slimani, rapidement rapporté le ballon dans le rond central pour accélérer la reprise du jeu et, espéraient-ils, marquer plus vite d’autres buts.

Multiplication des mauvais gestes

Mais ils se sont ensuite laissé emporter par l’enjeu et, multipliant les mauvais gestes en première période, ont laissé une équipe sénégalaise déjà qualifiée et largement remaniée revenir au score, sur une tentative de loin de Papa Bouba Diop juste avant la mi-temps (44e).

Au retour des vestiaires, même scénario: Islam Slimani a marqué un deuxième but (52e), mais Moussa Sow a égalisé dans la foulée (53e) pour préserver l’invincibilité de son équipe dans la compétition.

Le meilleur joueur africain, Riyad Mahrez, les talentueux Slimani, Yassine Brahimi ou Faouzi Ghoulam n’auront donc pas suffi et quittent sans victoire ni gloire la compétition continentale, remportée une seule fois par l’Algérie, en 1990 à domicile.

Les Algériens avaient pourtant annoncé « viser le sacre » avant la compétition, histoire d’oublier et de faire oublier une campagne de qualifications très peu convainquante pour le Mondial-2018 (ils sont derniers de leur poule avec un point pris en deux matches).

Prudent, Georges Leekens avait toutefois prévenu qu’il espérait « le meilleur résultat possible » mais ne pouvait « rien garantir ». Il lui reste à redresser la barre pour tenter d’accéder à la Coupe du monde, à moins que la fédération algérienne ne décide de faire appel, à nouveau, à un autre sélectionneur.

Jeuneafrique.com avec AFP

CAN : la Tunisie se met en quatre pour les quarts

janvier 23, 2017

La joie des Tunisiens après un but contre le Zimbabwe lors de la CAN, le 23 janvier 2017 à Libreville. © afp.com – GABRIEL BOUYS

Un match à l’ancienne, où des équipes offensives cherchent à marquer un but de plus que l’adversaire malgré l’état de la pelouse : tel a été le spectacle offert lundi à Libreville par la Tunisie face au Zimbabwe (4-2), ce qui la qualifie pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football.

Dans une ambiance familiale (1.852 spectateurs qui pouvaient comme à l’entraînement entendre les joueurs s’interpeller dans une enceinte de 40.000 places), l’équipe du doyen Henri Kasperczak a facilement décroché son billet pour les quarts. La Tunisie n’a plus qu’à prendre ses quartiers à Libreville en attendant le match contre le Burkina Faso samedi.

Bradé aux guichets, avec des billets à moins d’un euro (500 FCFA), le match a pourtant offert un festival de buts et de belles actions construites par les Aigles de Carthage, sans doute l’une des meilleures équipes du tournoi avec le Sénégal qui l’a battue 2-0 en match d’ouverture.

Le show a commencé avec un tir du droit de Naïm Sliti (10), puis Youssef Msakni a doublé la mise au terme d’un une-deux avec le même Sliti (23). Malgré la pelouse mouillée et abîmée, les Tunisiens s’attachaient à produire du beau jeu à une touche de balle, le ballon toujours à terre, à l’image de leur troisième but d’une intelligence rare conclu par Taha Yassine Khenissi (36).

Sens de l’honneur

Menés 3-0, les joueurs d’Afrique australe n’abdiquaient rien et surtout pas leur sens de l’honneur avec une frappe de Kwowledge Musona sortie en corner par le gardien Rami Jeridi, remplaçant d’Ayem Mathlouti, blessé. Musona réduisait l’écart un peu plus tard en déployant son talent dans la surface, jongle, contrôle, frappe (42).

Transformé juste avant la mi-temps, le pénalty du Franco-Tunisien de Sunderland Wahbi Khazri affolait les statistiques: avec 4-1 et cinq buts à la mi-temps, ce match était déjà le plus prolifique de la CAN. Sans compter qu’entré à la mi-temps, Tendai Ndoro réduisait encore le score pour le Zimbabwe (58).

Jeuneafrique.com avec AFP

CAN 2017 : le Gabon abandonne « sa » CAN face au Cameroun

janvier 22, 2017

Une supportrice gabonaise lors d’un match de la CAN à Oyem, le 20 janvier 2017. © afp.com – ISSOUF SANOGO

Coup dur pour l’intérêt de la compétition : le Gabon, pays-hôte, a été sorti dès le premier tour de « sa » Coupe d’Afrique des nations après avoir concédé son troisième nul en autant de rencontres face au Cameroun (0-0), qualifié en quarts.

C’est la première fois depuis 1994 que le pays-organisateur n’ira pas en quart de finale. Une équipe qui ne sait pas gagner devant 40.000 supporters malgré les visites du président Ali Bongo à l’entraînement, tel aura été le drame des équipiers de Pierre-Emerick Aubameyang, sevré plus que jamais de balles de but face aux Lions indomptables.

« La victoire ou la porte ». Face au Cameroun qui a laissé l’attaquant Vincent Aboubakar sur la touche, le Gabon est bien passé des paroles aux actes avec un trident plus offensif que d’habitude (Aubameyang, Denis Bouanga et André Biyogo Poko).

Mais comment on peut rater ça? A cause de la pelouse humide? D’Oyem à Franceville sans oublier la diaspora, c’est le cri qu’1,2 million de Gabonais ont poussé quand Aubameyang a glissé à côté des filets vides une remise au millimètre de Denis Bouanga (3e).

Furia gabonaise

Révélation du tournoi, le Franco-Gabonais Bouanga a ajusté dans la foulée un tir dans les airs après avoir mis dans le vent la défense camerounaise (5e).

Pas facile cependant pour un pays-organisateur de dépendre pendant encore 85 minutes de la bonne volonté et l’énergie d’un attaquant de 22 ans qui évolue pour l’instant en Ligue 2 française, à Tours, prêté par Lorient (Ligue 1).

La furia gabonaise n’a donc duré que dix minutes. Le temps que le Cameroun reprenne la gestion du jeu, tandis que les Panthères montraient très vite leurs limites.

Match étrange

Dans ce match étrange, qui tenait parfois de la Ligue des champions pour l’ambiance et de la Ligue 2 pour le manque de finition, le Cameroun ne s’est pourtant pas non plus créé de franches occasions en première mi-temps.

Eux-mêmes menacés de rentrer à Yaoundé en cas de victoire gabonaise, avec le Burkina Faso menant contre la Guinée-Bissau , les Lions indomptables ont marqué leur emprise sur la seconde période avec un tir de Sébastien Siani à droite des buts de son co-équipier d’Ostende Didier Ovono (53).

Sans réussite, les Gabonais se sont de nouveau essayé au pressing offensif à l’heure de jeu. En vain, malgré un tir sur le poteau dans les arrêts de jeu. L’heure des adieux avait déjà sonné.

Jeuneafrique.com avec AFP

CAN : match nul à suspense entre la Côte d’Ivoire et la RD Congo

janvier 20, 2017

Geoffrey Serey Dié a marqué le but de l’égalisation pour la Côte d’Ivoire. © J.E.E/SIPA

Alors que la RD Congo pouvait valider son ticket pour le tour suivant en cas de victoire, les Léopards ont concédé le nul face au champion d’Afrique en titre ivoirien vendredi à Oyem (2-2).

Les Léopards et les Éléphants n’ont pu se départager vendredi au cours d’un match rythmé. En première mi-temps, les Congolais ont profité des largesses défensives ivoiriennes pour faire parler la puissance athlétique de Kabananga et M’bokani.

Bien aidé par le marquage laxiste de Serge Aurier, dès la 11e minute, Junior Kabananga remet intelligemment son ballon sur Neeksens Kebano. Le milieu de terrain de Fulham trouve le petit filet opposé et ouvre le score d’une belle frappe.

Serey Dié remet les équipes à égalité

Peu convaincants derrière, les Ivoiriens ont au moins eu le mérite de pousser, jusqu’à l’égalisation de Wilfried Bony sur un bon corner de Max-Alain Gradel (24e). Un soulagement de courte durée, puisque quelques minutes plus tard, Junior Kabananga (28e) catapulte le ballon au fond des filets sur une belle tête… et sur une nouvelle erreur de marquage de Serge Aurier pour son deuxième but de la compétition

Vexés ou peut-être remontés par le discours de Michel Dussuyer à la mi-temps, les Ivoiriens reviennent avec de meilleures intentions en seconde mi-temps. Ils sont récompensés de leurs efforts peu après l’heure de jeu, grâce à une belle percée de Geoffrey Serey Dié, conclue d’une frappe des 20 mètres (68e).

Les dernières minutes sont à l’avantage total des Ivoiriens, qui ont cru l’espace de quelques secondes à la victoire. Mais le but de Salomon Kalou, inscrit dans les arrêts de jeu, a été invalidé pour un hors-jeu.

Jeuneafrique.com

CAN : la RD Congo surprend le Maroc et prend les commandes du groupe C

janvier 16, 2017

L’attaquant de la RD Congo Junior Kabananga (d.), auteur de l’unique but face au Maroc lors de la CAN, le 16 janvier 2017 à Oyem. © afp.com / ISSOUF SANOGO

La RD Congo, dominée dans le jeu mais monstre de réalisme face à une volontaire sélection marocaine (1-0), a profité du faux pas de la Côte d’Ivoire pour prendre les commandes du Groupe C, lundi lors de son entrée en lice dans la CAN-2017, à Oyem.

Jamais la RDC ne s’était imposée face au Maroc, lors de ses quatre derniers face à face en CAN (3 nuls, 1 défaite). Il n’en fallait pas moins pour relever la pression des supporters congolais, très contrariés par l’épisode de la grève d’entraînement des joueurs vendredi soir en raison d’un problème de « primes ».

Conséquence ou non, le capitaine Youssouf Mulumbu, porte-parole de l’équipe durant cet épisode, a été relégué sur le banc par le sélectionneur Florent Ibenge dans ce match.

C’est Junior Kabananga, à l’affût d’une erreur d’appréciation du gardien marocain à la suite d’un centre fuyant dévié sur son poteau, qui a inscrit l’unique but de la rencontre d’un geste acrobatique (55e).

Barre transversale

Scénario cruel pour Hervé Renard, tenant du titre et en quête du triplé dans la compétition avec trois sélections différentes, tant ses hommes avaient pourtant tout fait auparavant pour ramener un bon résultat.

Dès la 2e minute, M’Bark Boussoufa expédiait un superbe tir travaillé sur la barre transversale de Ley Matampi, le portier adverse.

Mais même si l’ancien joueur d’Anderlecht, Carcela, El Kadouri et Bouhaddouz se sont montrés volontaires, les absences de Younès Belhanda, Sofiane Boufal, Noureddine Amrabat et Oussama Tannane, forfaits sur blessure, se sont fait sentir pour tenter de déséquilibrer le bloc compact de la RDC.

Match décisif face au Togo

Après l’ouverture du score, les « Lions de l’Atlas » ont poussé pour revenir. Mais ils ont été soit maladroits, à l’image d’En-Nesyri qui a vu sa frappe passer largement au-dessus alors qu’il était seul mais excentré dans la surface (70e), ou sont tombés sur un Matampi attentif comme sur la tête d’El Arabi à bout portant (86e).

Face au Togo, très sérieux devant la Côte d’Ivoire (0-0), les Marocains n’auront plus le droit à l’erreur vendredi.

Jeuneafrique.com avec AFP

CAN 2017 : match nul décevant pour la Côte d’Ivoire face au Togo

janvier 16, 2017

Wilfried Zaha dans son duel avec Djene Dakonam lors de Côte d’Ivoire-Togo à Oyem, le 16 janvier 2017. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Les Éléphants ont dominé leur match d’ouverture face au Togo ce lundi, sans jamais trouver la faille. Les tenants du titre doivent se contenter du point du nul après un terne.

Les tenants du titre étaient prévenus. Après les matchs nuls obtenus par la Guinée-Bissau contre le Gabon (1-1) ou le Zimbabwe contre l’Algérie (2-2), ce début de CAN redonnait tout son sens à l’expression « il n’y a pas de petites équipes ». Un adage confirmé lundi soir, puisque les Éléphants ivoiriens n’ont pas réussi à trouver la faille face au Togo de Claude Leroy, bien regroupé en défense (0-0).

Zaha et Kalou percutants

Malgré quelques rushs du néo-international Zaha et une certaine supériorité technique, les hommes de Michel Dussuyer ont trop souvent buté sur le bloc togolais. La meilleure illustration de cet échec ivoirien reste cette belle occasion provoquée dès la 10e minute : après avoir effacé deux joueurs, Salomon Kalou glisse un bon ballon en profondeur à Kodjia. Ce dernier bute sur Agassa, tout en étant retenu par Serge Gakpé. Mais l’arbitre ne siffle pas le penalty réclamé.

Dans un stade d’Oyem aux tribunes désertées, la Côte d’Ivoire laisse deux points en route dans la course à la qualification. Mais plus que le bilan comptable, c’est la manière qui inquiète, tant les Éléphants ont montré leurs limites. Les entrées de Max-Alain Gradel et Wilfried Bony en fin de match n’ont d’ailleurs pas apporté le second souffle escompté.

Le retour d’Adebayor

Côté togolais, ce nul est une satisfaction, d’autant plus que Claude Leroy s’est permis quelques extravagances tactiques en plaçant Serge Gakpé arrière-droit et Jacques-Alaixys Romao en défense centrale. Emmanuel Adebayor a pour sa part montré de bonnes choses bien qu’il soit sans club depuis cet été. Pour la Côte d’Ivoire, le plus dur reste à venir, puisqu’il faut désormais affronter les Léopards de RD Congo et le Maroc d’Hervé Renard pour espérer se qualifier.

Jeuneafrique.com par Barthélémy Gaillard

CAN 2017 : Roger Milla dénonce la « trahison » des joueurs absents de la sélection camerounaise

janvier 16, 2017

Roger Milla pose aux côtés de la Coupe du monde lors d’une tournée promotionnelle à istanbul avant le début de l’édition 2010 en Afrique du Sud. © IBRAHIM USTA/AP/SIPA

La grande star camerounaise Roger Milla ne s’est pas montrée tendre avec les Lions indomptables qui ont préféré snober la CAN et la sélection pour rester dans leurs clubs en Europe. L’ancien attaquant parle tout simplement de « trahison ».

Sur les terrains, il allait droit au but. Depuis qu’il a terminé sa carrière il y a plus de 20 ans déjà, Roger Milla est resté tout aussi direct. En atteste sa déclaration de lundi au sujet des joueurs camerounais qui ont snobé leur sélection à l’occasion de la CAN: « C’est une trahison de dire non à son pays ! » a tempêté l’ancien attaquant des Lions indomptables depuis les couloirs de l’hôtel de la délégation du Cameroun à Libreville.

Matip et Choupo-Moting dans le viseur

« Vous ne pouvez pas faire de chantage à votre pays. Ça, jamais de la vie. S’ils préfèrent jouer dans leurs clubs, ils resteront dans leurs clubs et c’est tout. Le Cameroun est plein de joueurs, on n’a pas de souci de ce côté », a développé l’ex-joueur de Monaco et Saint-Étienne, désireux de faire comprendre à ces joueurs, parmi lesquels figurent Joël Matip (Liverpool) et Eric Choupo-Moting (Schalke 04), qu’ils n’étaient pas indispensables.

Fort de plusieurs décennies d’expérience dans le monde du football, le plus vieux buteur de l’histoire de la Coupe du monde (à 42 ans passés lors de la Coupe du monde 94) rappelle à qui veut l’entendre l’importance de figurer sous le maillot d’une équipe nationale pour se construire une grande carrière : « Ils sont fils du Cameroun et le seront toujours. C’est grâce au Cameroun qu’ils seront demain de grands footballeurs. S’ils ne sont pas en équipe nationale, il n’y a aucun grand club qui va les recruter. »

Hormis les deux joueurs déjà cités, pas moins de sept Lions indomptables sur 23 ont préféré rester dans leurs tanières en Europe. Matip se trouve d’ailleurs au centre d’un imbroglio puisque son club de Liverpool ne sait pas s’il peut le faire jouer, au risque d’être sanctionné par la Fifa, qui interdit à un joueur de disputer des matchs pour son club alors que sa sélection participe à une compétition.

Le sélectionneur Hugo Broos critiqué

Roger Milla a aussi mis en garde le sélectionneur du Cameroun, le Belge Hugo Broos, deux jours après un début de CAN en demi-teinte samedi (1-1 contre le Burkina Faso). « Si Hugo Broos continue de cette manière, je ne pense pas que cela marchera avec le Cameroun, parce que les Camerounais sont exigeants », a expliqué la figure tutélaire de la délégation.

« Je prends le cas par exemple de Zoua, qui est un avant-centre type. Moi j’ai joué avant-centre. Je ne peux pas accepter qu’un avant-centre puissant et technique comme lui quitte la défense adverse pour aller chercher le ballon dans la défense du Cameroun », a déclaré Roger Milla.

« Nous voulons retrouver notre rang. S’il n’y a pas de résultat, il va partir », a-t-il lancé à l’adresse d’Hugo Broos. « C’est à lui de faire des efforts pour que le Cameroun puisse être rayonnant », a conclu Roger Milla alors que le Cameroun doit affronter mercredi la Guinée-Bissau.

Jeuneafrique.com avec AFP

CAN 2017 : « Carton rouge pour Ali Bongo ! »

janvier 9, 2017

Notre chroniqueur dénonce le maintien au Gabon de la compétition de football panafricaine malgré la « réélection » contestée du président gabonais.

A Libreville, après la validation de la présidentielle gabonaise par le Conseil constitutionnel, le 24 septembre 2016. Crédits : REUTERS
Samedi 14 janvier débutera la 31e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) au Gabon. Pendant trois semaines, la grand-messe du foot africain se déroulera dans un pays dont le président a tordu le bras des institutions pour se maintenir au pouvoir. La Confédération africaine de football (CAF) aurait dû retirer l’organisation de ce rendez-vous continental à un Etat dont le chef n’a cure de l’expression de ses concitoyens.

Ali Bongo, soucieux de se donner une image lisse et moderne, pourra bien se pavaner lors des festivités marquant le début de la CAN. Mais les Gabonais et les progressistes africains, dans leur majorité, n’oublieront pas le scandale du décompte des voix dans la province du Haut-Ogooué. Pour rappel, le président sortant avait engrangé 95 % des voix dans cette province avec un taux de participation fantaisiste de 99,3 % lors de la présidentielle d’août 2016. Le ridicule à son comble.

Il s’en est suivi un pays qui a basculé dans la violence avec une répression féroce des manifestants par le régime de Bongo et de nombreux morts à la clé. Ali Bongo ne se soucie pas des vies perdues à cause de sa soif de pouvoir. Il s’est autoproclamé président sans crainte de s’exposer aux rires du monde entier. La décence est un privilège avec lequel le locataire du palais du bord de mer ne semble pas s’embarrasser.

Un président illégitime

Le maintien de l’attribution de la CAN au Gabon est au mieux une erreur, au pire un manque de respect total vis-à-vis des Gabonais qui devront encore « se coltiner » un président illégitime. Ali Bongo a triché pour continuer d’exercer un pouvoir au mépris des aspirations au changement exprimées dans les urnes par ses concitoyens. Le carton rouge que lui ont infligé les Gabonais a été annulé par la CAF, qui le réhabilite et approuve ainsi la violation du suffrage d’un peuple.

Le message que la CAF et son éternel président Issa Hayatou lancent au peuple gabonais est clair : sa souffrance et, surtout, son droit au respect ne sont guère leur préoccupation.

Lire aussi :   Bongo le Second : un braquage à la gabonaise

L’industrie du football est finalement à l’image de notre monde. Pendant que les satrapes gouvernent en se jouant des règles du jeu démocratique, le business continue. On est dans une entreprise résolue à fructifier le pactole que génère le sport de haut niveau, entre financements publics, sponsors et droits télévisés. Si les dirigeants de la CAF et des fédérations nationales peuvent, en passant, égayer les férus du ballon rond, mettre de l’ambiance dans les capitales africaines et anesthésier la souffrance des peuples, tant mieux. Les valeurs attendront.

Mais le sport ne peut se dissocier longtemps de l’éthique. Le football ne peut occuper une part importante dans la société et se payer le luxe de ne pas se soucier de nos aspirations à la démocratie et à la liberté. Il n’y a qu’à observer le vent de fraîcheur que la première qualification de la Guinée-Bissau apporte à ce peuple martyrisé depuis l’indépendance du pays pour mesurer l’importance de ce qui est devenu plus qu’un divertissement.

Le football occupe une place importante dans nos vies, et ses dirigeants ont l’obligation de faire des efforts afin de prendre en compte les désirs de la jeunesse de voir émerger une Afrique meilleure.

Forfaiture

Ali Bongo, son administration et son armée de conseillers feront de cet événement sportif un énième moyen de communication à outrance pour asseoir sa légitimité de président « réélu ». Mais celle-ci lui fera toujours défaut durant ce deuxième mandat car, même s’il a mis tout le monde devant le fait accompli, personne n’oubliera le Haut-Ogooué et ses électeurs « massivement sortis exercer leur devoir citoyen ».

Bongo est comme un joueur exclu qui resterait quand même sur le terrain. Un joueur qui va rester encore sept longues années, car il s’est arrogé le droit de définir les règles de la compétition et de les violer à sa guise.

Néanmoins, malgré mon opposition à l’organisation de la CAN au Gabon qui volontairement légitime la forfaiture d’Ali Bongo, je regarderai tous les matchs, avouant ainsi une faiblesse qui peut être, à juste titre, considérée comme une incohérence. Je serai au premier rang pour suivre les exploits de mes champions, puisque, cette année, les Lions de la Téranga – l’équipe du Sénégal – sont encore favoris pour le titre. L’amour pour le ballon rond est au-delà de la raison critique. En cela, comme le souligne l’écrivain et philosophe argentin Fabian Casas, « le football est intellectuellement indéfendable ».

Lemonde.fr par Hamidou Anne, chroniqueur Le Monde Afrique, Dakar

Hamidou Anne est membre du cercle de réflexion L’Afrique des idées.