Posts Tagged ‘CANADA’

Québec: adoption d’un projet de loi controversé sur l’immigration

juin 16, 2019

 

L’Assemblée nationale du Québec a adopté ce dimanche un projet de loi controversé sur l’immigration, qui entraînera notamment l’abandon de 18.000 dossiers d’immigration déposés dans cette province francophone du Canada.

Le projet de loi 9 a été adopté dimanche vers 4h du matin (8h GMT), à l’issue une séance-marathon exceptionnelle convoquée par le parti Coalition Avenir Québec (CAQ, centre-droit) au pouvoir, a annoncé Simon Jolin-Barrette, ministre québécois de l’Immigration, sur Twitter.

Le texte prévoit une réforme du processus de sélection des candidats, qui sera désormais basée sur l’adéquation des compétences professionnelles avec les besoins de main-d’œuvre du Québec.

Il entraînera ainsi l’annulation de 18.000 dossiers de candidatures, qui touchent au total quelque 50.000 personnes. Ces dossiers avaient été déposés sous l’ancien système, basé sur le principe du premier arrivé premier servi.

Ces candidats à l’immigration vont devoir déposer une nouvelle demande dans le cadre du nouveau système. Le gouvernement provincial a promis que les délais de traitement des dossiers pour les travailleurs qualifiés passeraient de 36 à 6 mois grâce à cette réforme.

L’opposition a dénoncé jusqu’au bout un projet de loi «inhumain», fustigeant l’«incapacité» du gouvernement à justifier l’abandon de ces 18.000 dossiers en souffrance. Le parti du premier ministre François Legault a été porté au pouvoir en octobre avec la promesse de réduire de plus de 20 % le nombre d’immigrants et de réfugiés que le Québec accueille chaque année.

Après une courte nuit de sommeil, les députés québécois ont repris leurs travaux dimanche peu après 9 heures pour l’examen d’un autre projet de loi controversé, cette fois sur la laïcité. Il prévoit d’interdire le port de symboles religieux à plusieurs catégories de fonctionnaires en position d’autorité, dont les policiers, les juges et les enseignants.

Par Le Lefigaro.fr avec AFP

Canada: Après une fouille à nu, une Calgarienne veut un contrôle accru des agents frontaliers

juin 10, 2019

Jill Knapp se tient debout devant des bornes d'enregistrement à l'aéroport de Vancouver.

Jill Knapp dit souffrir d’anxiété après un interrogatoire et une fouille à nu à l’aéroport international de Vancouver. Photo: Radio-Canada / Nic Amaya

Une Calgarienne faussement soupçonnée de trafic de drogue à l’aéroport international de Vancouver et ayant subi une fouille à nu exige un regard indépendant sur l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

Jill Knapp effectuait un vol entre Mexico et Calgary avec une correspondance à Vancouver le 9 janvier 2016.

Or, après avoir récupéré sa valise sur le carrousel à bagages, elle a été interpellée par un agent des services frontaliers qui l’a placée à l’écart en lui indiquant qu’elle devrait subir « une inspection secondaire ».

 

« C’est venu de nulle part, raconte Mme Knapp. Il a même haussé le ton en disant : ‘’Je pense que vous êtes une narcotrafiquante. J’ai affaire à des gens comme vous chaque jour’’ ».

La voyageuse de 39 ans lui a expliqué qu’elle venait de rendre visite à son mari au Mexique et qu’elle avait déposé une demande afin qu’il puisse la rejoindre au Canada. Cependant, affirme Mme Knapp, l’agent ne l’a pas crue.

Il ne l’a pas crue non plus quand elle lui a parlé de son rôle d’enseignante à l’école du dimanche et de son travail de formatrice en logiciels dans des cabinets d’avocats.

L’agent lui a alors confisqué son cellulaire et lui en a réclamé le mot de passe, relate-t-elle.

Un agent des services frontaliers et un chien renifleur marchent près de valises de voyageurs placées en rangées à l'aéroport Pearson de Toronto.
Un chien détecteur, comme celui-ci à Toronto, a reniflé la valise de Mme Knapp. Photo : La Presse canadienne / Aaron Vincent Elkaim

Après que rien de pertinent n’a été découvert aussi bien sur son téléphone que dans sa valise, un chien détecteur été appelé en renfort, mais l’animal n’a rien flairé d’inhabituel.

Jill Knapp raconte avoir ensuite été placée en détention, sans explication. Elle dit ne pas avoir de casier judiciaire, et que rien, dans ses bagages, n’était susceptible d’inciter à un examen plus approfondi.

« C’était traumatisant », explique-t-elle à l’émission Go Public de CBC. L’incident a entraîné chez elle de l’anxiété qui a été diagnostiquée et dont elle dit toujours souffrir aujourd’hui.

Une fouille à nu

Une fois en détention, Jill Knapp a demandé à appeler un avocat, et on lui a confirmé qu’on en avait demandé un en son nom, mais elle affirme n’avoir ensuite reçu aucune aide juridique.

La dame dit qu’alors qu’elle n’avait pas mangé depuis 14 heures, elle a seulement reçu de l’ASFC un verre d’eau à moitié plein, mais pas de nourriture. Il lui a été interdit d’aller aux toilettes, rapporte-t-elle.

Inquiète, elle s’est portée volontaire pour une fouille à nu, possibilité que l’agent des services frontaliers avait évoquée quelques heures plus tôt.  « J’avais peur de ce qu’ils feraient si je restais plus longtemps. Si c’était ça qu’il fallait pour m’en aller, alors j’allais le faire », dit Mme Knapp.

C’est alors que deux agentes des services frontaliers lui ont demandé d’écarter les fesses.

N’ayant rien trouvé de caché, elles lui ont rendu son téléphone et l’ont autorisée à quitter les lieux.

Un agent de services frontaliers observe des voyageurs dans l'enceinte d'un aéroport.
Le code de conduite des agents frontaliers leur demande d’agir avec « intégrité et respect ». Photo : ASFC vidéo de recrutement/YouTube
ASFC : procédure suivie

CBC a fait une demande d’entrevue à l’Agence des services frontaliers qui lui a été refusée. Dans un communiqué, l’agence dit qu’elle ne peut aborder publiquement le cas de Mme Knapp pour des raisons de droit à la vie privée.

Après avoir déposé une plainte, Jill Knapp a obtenu des documents internes de l’ASFC en passant par la Loi sur la protection des renseignements personnels. Une porte-parole de l’agence, Isabel McCusker, y déclare que les agents frontaliers ayant travaillé sur le cas de Mme Knapp « ont suivi les procédures et directives habituelles ».

Un autre document interne de l’ASFC indique que la voyageuse avait les yeux rouges, ce qui a fait croire aux agents frontaliers qu’elle était sous l’influence d’une drogue. Or, déclare Mme Knapp, ses yeux étaient rouges car son mari lui manquait et elle venait de pleurer son absence.

Tim McSorley est assis dans son bureau devant son ordinateur portable ouvert et près d'une fenêtre.
Tim McSorley, coordonnateur national de la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles. Photo : Radio-Canada / Jean-François Benoit
« Très peu de surveillance »

« Lorsqu’un agent travaille, que ce soit à des postes-frontière terrestres ou dans des aéroports, il existe très peu de surveillance », souligne Tim McSorley, le coordonnateur national de la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles, basée à Ottawa.

Par ailleurs, dit-il, l’Agence des services frontaliers est le seul organisme officiel chargé d’appliquer la loi au pays dont la conduite des employés ne peut pas être examinée par un organisme extérieur. Une vérification externe serait donc la bienvenue, comme le demande Jill Knapp.

Radio-Canada.ca

Canada-Québec: Offerte en « offrande » au révérend Paul Mukendi

juin 8, 2019

 

© FaceBook Ministère Paul Mukendi
 

Le procès du révérend Paul Mukendi s’est ouvert ce matin au palais de justice de Québec avec le témoignage de la présumée victime, qui aurait été agressée sexuellement et frappée alors qu’elle était sous l’emprise de « l’homme de Dieu ».

Mukendi, qui a fondé l’église La Parole de Vie sur le boulevard Pierre-Bertrand dans l’arrondissement Vanier, s’est présenté en étant accompagné d’une douzaine de disciples.

L’homme de 41 ans aurait agressé la plaignante à de multiples reprises sur une dizaine d’années.

Originaire de la République démocratique du Congo, comme son présumé agresseur, la plaignante a raconté la première fois où Mukendi aurait posé des gestes sexuels sur elle, alors qu’elle avait 14 ans.

Elle connaissait alors le pasteur depuis environ 2 ans.

« Il disait qu’il était l’envoyé de Dieu pour sauver les âmes », se souvient la femme aujourd’hui âgée de 31 ans.

Dans la communauté religieuse, on le considérait comme le représentant de Dieu sur terre.

« Il est en relation directement avec Dieu. »

– Présumée victime de Paul Mukendi

Alors que Mukendi est hébergé chez ses parents, la plaignante raconte qu’il avait l’habitude de se présenter dans sa chambre en pleine nuit, pour prier.

« Je devais me mettre à genou, les mains jointes », se souvient la plaignante.

Selon son témoignage, l’accusé posait alors une main sur sa tête et récitait des prières.

C’est dans ce contexte qu’il aurait commencé à toucher l’adolescente ailleurs, sur tout son corps.

Sentant que le souffle du pasteur s’accélérait, elle a ouvert les yeux.

« Il se masturbait en même temps qu’il priait pour moi », a raconté la présumée victime aux 7 hommes et 5 femmes qui forment le jury.

Le scénario se serait répété à plusieurs reprises sans que la présumée victime le dénonce.

Alors qu’elle était toujours adolescente, le révérend aurait commencé à avoir des relations sexuelles complètes avec elle.

La première fois, il aurait déchiré ses vêtements en plus de lui mettre une main sur la bouche.

Mukendi lui aurait dit qu’elle l’aurait cherché en le séduisant tout en l’intimant de ne rien révéler, sans quoi « elle allait brûler en enfer ».

La présumée victime affirme qu’elle ne pouvait de toute façon pas refuser les assauts puisque « ma mère m’avait offert en offrande à monsieur Mukendi », a expliqué la jeune femme.

« L’homme de Dieu » lui aurait également affirmé que ses parents étaient des « sorciers maudits » et que les rapports sexuels permettaient de la « purifier ».

À titre d’offrande, elle devait s’occuper des tâches ménagères à la résidence du révérend et prier pour lui.

« Je devais le satisfaire à tous les niveaux », a résumé la jeune femme. « Je lui appartenais », a-t-elle ajouté d’une voix chevrotante.

Son témoignage qui a dû être interrompu à quelques reprises pour lui permettre de se ressaisir va se poursuivre lundi.

Avec Radio-Canada.ca par Yannick Bergeron

La «doyenne du Canada» est décédée mercredi à l’âge vénérable de 114 ans

juin 8, 2019
© Fournis par Canadian Press Enterprises IncNORTH BAY, Ont. —
 

La «doyenne du Canada» est décédée mercredi à l’âge vénérable de 114 ans.

Ellen «Dolly» Gibb était née à Winnipeg le 25 avril 1905. Wilfrid Laurier était alors premier ministre du Canada et Teddy Roosevelt président des États-Unis.

Selon sa notice nécrologique, «Dolly» Gibb était la doyenne de l’Amérique du Nord — et la neuvième plus vieille personne dans le monde. Elle est décédée mercredi à North Bay, en Ontario.

Sa famille attribue sa longévité à «une bonne génétique et un bon régime alimentaire, des promenades régulières, un amour de la famille et une générosité envers son prochain». Sa notice nécrologique ajoute qu’elle avait un esprit vif et ne souffrait d’aucune maladie chronique, n’ayant connu qu’un bref séjour à l’hôpital depuis la naissance de sa fille Sue en 1939. Elle serait demeurée «sereine, heureuse, reconnaissante et positive jusqu’à la fin».

Ellen Gibb était la fille d’une Métisse et d’un prospecteur d’origine écossaise qui avait cherché fortune pendant la «ruée vers l’or» du Klondike, selon la nécrologie. Sa mère était morte en couches alors que la petite Ellen n’avait que cinq ans. Son père a élevé ses enfants sur une petite ferme de ce qui est aujourd’hui Winnipeg.

Ellen Gibb a elle-même perdu son mari en 1968, après 40 ans de mariage. Au cours de sa longue vie, elle a aussi perdu une fille et une petite-fille, mais elle laisse dans le deuil une autre fille, neuf petits-enfants, 22 arrière-petits-enfants et 12 arrière-arrière-petits-enfants.

Une cérémonie est prévue samedi à North Bay.

Mulroney suggère d’envoyer Chrétien en Chine pour la libération des Canadiens

juin 7, 2019
© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc
 

OTTAWA — Le gouvernement fédéral devrait faire appel à l’ancien premier ministre Jean Chrétien pour diriger une délégation en Chine afin d’obtenir la libération de deux Canadiens, a suggéré l’un de ses prédécesseurs, Brian Mulroney.

En entrevue avec La Presse canadienne, M. Mulroney a ajouté que M. Chrétien devrait être accompagné par son gendre André Desmarais, l’un des plus hauts dirigeants de Power Corporation.

M. Mulroney a expliqué que Jean Chrétien et André Desmarais entretiennent de bonnes relations en Chine. Ils seraient aptes à conclure un accord qui permettrait de sortir Ottawa et Pékin de leur impasse diplomatique, croit-il.

L’ancien diplomate Michael Kovrig et l’entrepreneur Michael Spavor sont détenus en Chine depuis le mois de décembre. Ils sont accusés d’espionnage et d’avoir mis en danger la sécurité nationale.

Selon de nombreux observateurs, ces emprisonnements représentent un acte de représailles contre le Canada pour l’arrestation de Meng Wanzhou, une haute dirigeante du géant chinois des télécommunications Huawei, dont les États-Unis réclament l’extradition.

Un porte-parole du premier ministre Justin Trudeau a déclaré que le gouvernement n’avait pas l’intention d’envoyer une telle délégation en Chine.

M. Desmarais a refusé de commenter la suggestion de Brian Mulroney, tandis que M. Chrétien n’a pas répondu à une demande d’entrevue de La Presse canadienne.

Canada: premier décès depuis deux ans d’une baleine noire dans le Saint-Laurent

juin 5, 2019

 

Le premier décès depuis 2017 au Canada d’une baleine noire, une espèce en voie d’extinction, a été confirmé dans le golfe du Saint-Laurent, selon le ministère canadien des Pêches et Océans.

La carcasse du mammifère, aussi connu sous le nom de baleine franche de l’Atlantique Nord (Eubalaena glacialis), a été repéré en train de dériver mardi lors d’un vol de surveillance aérienne, a indiqué le ministère dans un communiqué.

«Si nous la localisons, nous tenterons de lui installer une balise de satellite pour continuer à la suivre. Nous analysons diverses options pour la récupérer et pour la nécropsie», précise le communiqué.

C’est le premier décès d’une baleine franche signalé au Canada depuis l’été 2017, quand douze de ces grands mammifères avaient été retrouvés morts dans le golfe du Saint-Laurent et d’autres au large des côtes de la Nouvelle-Angleterre (nord-est des Etats-Unis).

La région abrite environ le quart des 411 dernières baleines franches dans le monde, selon les plus récentes estimations du gouvernement canadien.

La carcasse signalée est celle d’un mâle âgé de neuf ans et nommé Wolverine par les chercheurs, a affirmé dans un communiqué la Marine Animal Response Society, une ONG travaillant avec le ministère pour essayer de la récupérer.

Une baleine noire ou franche peut atteindre 18 mètres de longueur et vit au moins 75 ans en moyenne, selon le ministère.

L’activité humaine est la principale cause de mortalité de cette espèce menacée, avaient indiqué les scientifiques à l’issue des autopsies réalisées sur les carcasses récupérées en 2017.

Depuis l’an dernier, le gouvernement canadien restreint des zones de pêche et la vitesse maximale autorisée pour les navires dans certaines zones du Saint-Laurent pour protéger davantage ce cétacé.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada/Québec: Opération contre des agences qui embaucheraient illégalement des immigrants

juin 5, 2019
© Jean-Philippe Robillard
 

Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec mène des opérations dans la région de Montréal et en Montérégie dans le cadre d’une enquête sur des agences de placement de personnel qui embaucheraient illégalement des immigrants.

Le ministère a visé huit endroits, dont une usine de transformation de viande à Sherrington, en Montérégie. Le réseau d’agences recrutait des immigrants, parfois sans permis de travail, pour les faire travailler dans des entreprises avec une rémunération « parfois » inférieure au salaire minimum.

Selon le ministère, les agences ne respectent pas toujours les normes du travail et privent parfois les travailleurs d’une protection sociale en cas de maladie ou de perte d’emploi.

Le ministère a entamé son enquête après avoir obtenu des renseignements sur un possible stratagème frauduleux qui viserait des travailleurs vulnérables.

« Advenant que les perquisitions permettent de confirmer certains éléments de l’enquête, les dirigeants du réseau visé pourraient faire face à des poursuites judiciaires », explique-t-on au ministère.

Avec Radio-Canada.ca par Jean-Philippe Robillard

Canada/Atterrissage d’urgence à Ottawa : un passager décède en vol

mai 30, 2019

 

© Wilfredo Lee
Le vol 80 de la compagnie American Airlines, qui effectuait une liaison de Dallas-Fort Worth vers Heathrow à Londres, a été détourné vers Ottawa en raison d’un passager malade.

Le vol a atterri à 2 h 28, où les paramédics d’Ottawa ont été à la rencontre du passager.

Ce dernier a subi un arrêt cardiaque en vol. Le décès de l’homme de 52 ans a été constaté sur place.

Les membres de l’équipage avaient tenté de le réanimer en vol.

L’avion a pu reprendre son itinéraire vers l’Europe deux heures plus tard.

CBC/Radio-Canada.ca

Canada/Cannabis: une seule dose pourrait nuire au développement cognitif des ados

mai 29, 2019
© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc
 

MONTRÉAL — Une seule dose de cannabis pourrait potentiellement nuire au développement cognitif des adolescents, prévient une nouvelle étude réalisée à l’Université de Montréal.

La docteure Patricia Conrod et ses collègues se sont intéressés à la consommation d’alcool et de cannabis de quelque 4000 jeunes qui sont entrés au secondaire dans la grande région de Montréal en 2012 et 2013. Leur consommation a été mesurée et leurs fonctions cognitives évaluées à l’aide de tests informatiques chaque année pendant quatre ans.

La taille de la cohorte a permis aux chercheurs d’utiliser des modèles informatiques très sophistiqués pour étudier la relation entre la consommation de substances et les fonctions cognitives.

Leur conclusion est à la fois simple et effarante: plus un jeune consomme de cannabis, plus ses fonctions cognitives sont diminuées.

«La relation est spécifique au cannabis, a dit la docteure Conrod. Aucun effet supplémentaire relié à l’alcool n’a été détecté sur les fonctions cognitives. En ce moment rien ne porte à croire qu’il existe un niveau de consommation sécuritaire pour les adolescents.»

Plusieurs fonctions cognitives sont affectées par le cannabis, a-t-elle ajouté: le rappel de mémoire, la mémoire de travail, le contrôle inhibiteur, la logique et la résolution de problèmes étaient tous touchés.

Le niveau de contrôle inhibiteur des jeunes de quatrième secondaire qui étaient des consommateurs habituels de cannabis était le même que celui des jeunes de première secondaire qui n’avaient jamais consommé. «En d’autres mots, les consommateurs habituels de cannabis avaient perdu trois ans de développement cognitif à certains niveaux», a dit la chercheuse.

«Le contrôle inhibiteur et la mémoire de travail sont des fonctions très importantes qui sont impliquées dans la prise de décision chez les adultes, dans le contrôle de soi et dans le contrôle du comportement, a expliqué la docteure Conrod. Elles sont aussi impliquées dans les comportements de dépendance.»

Les chercheurs ont également détecté un effet à long terme de l’utilisation du cannabis, à savoir qu’une consommation lors d’une année donnée semblait nuire aux fonctions cognitives l’année suivante.

Faut-il donc en déduire qu’un seul joint fumé cette année pourrait avoir des conséquences jusqu’à l’an prochain?

«Nous ne l’avons pas mesuré, mais en ce moment, ce n’est vraiment, vraiment pas impossible, a dit la docteure Conrod. D’autres études laissent entendre que même une faible exposition au THC pendant l’adolescence peut interférer avec le développement du cerveau.»

Les conclusions de cette étude ont été présentées lors d’un congrès de l’Association canadienne de neuroscience.

La Pressecanadienne.ca par Jean-Benoit Legault

Canada: Une pétition de 75 000 noms pour le remboursement des trop-perçus d’Hydro-Québec

mai 25, 2019
 

La Fédération canadienne des contribuables (FCC) a remis vendredi au gouvernement Legault une pétition de 75 000 noms réclamant le remboursement des sommes perçues en trop par Hydro-Québec.

Le groupe de défense des citoyens assujettis à l’impôt pense avoir fait la démonstration que le remboursement des trop-perçus représente une priorité pour les Québécois, quoi qu’en pense le premier ministre, François Legault.

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« Quand 75 000 personnes prennent la peine d’aller signer une pétition, c’est parce que c’est justement un enjeu prioritaire pour les Québécois et c’est exactement ça qu’on vient démontrer aujourd’hui », a déclaré le directeur Québec de la FCC, Renaud Brossard.

Les trop-perçus d’Hydro-Québec auraient atteint 1,7 milliard de dollars entre 2005 et 2017. La société d’État explique que ces sommes correspondent aux écarts entre les rendements autorisés par la Régie de l’énergie et les rendements réels.

Le gouvernement ne devrait pas garder la différence [entre les rendements]. Cet argent-là devrait être retourné aux Québécois.

Renaud Brossard, directeur de la FCC pour le Québec

« Taxe déguisée »

En 2017, lorsqu’il était dans l’opposition, François Legault avait réclamé avec insistance que le gouvernement libéral rembourse les montants excédentaires payés par les clients d’Hydro-Québec, montants qu’il assimilait à une « taxe déguisée ».

Depuis qu’il a été élu premier ministre, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) a changé de discours. Il accepte de rembourser les sommes qui seront payées en trop dans le futur, mais pas le 1,7 milliard qui a été perçu depuis le milieu des années 2000.

François Legault fait valoir que les contribuables québécois ont plus d’argent dans leurs poches grâce aux mesures annoncées par son gouvernement, telles que la réduction de la taxe scolaire et la hausse des crédits d’impôt pour les familles.

Ces économies représentent, en quelque sorte, un remboursement indirect.

Pas une promesse

Le premier ministre fait en outre remarquer que le remboursement des trop-perçus d’Hydro-Québec n’était pas une promesse électorale de son parti. Un argument que n’achète pas Renaud Brossard.

« Est-ce que le seul moment où on doit croire les politiciens, c’est durant les 30 jours de campagne électorale?, demande-t-il. Les Québécois méritent mieux que ça et c’est exactement pourquoi on lui demande de respecter sa promesse. »

La Fédération canadienne des contribuables a l’intention de poursuivre la bataille pour le remboursement des trop-perçus d’Hydro-Québec. Le dépôt de la pétition ne représentait qu’une étape pour parvenir à ses fins.

« Tant que cet argent-là ne retournera pas dans le portefeuille des Québécois, on a l’intention de continuer à se battre », prévient Renaud Brossard.

La FCC annoncera au cours des prochaines semaines et des prochains mois les actions qu’elle compte entreprendre pour maintenir la pression sur le gouvernement Legault.