Posts Tagged ‘Canal +’

France: Mort d’André Rousselet, fondateur de Canal+

mai 29, 2016

André Rousselet est mort le 29 mai à l’âge de 93 ans.

André Rousselet est mort le 29 mai à l’âge de 93 ans. PIERRE GUILLAUD / AFP
Homme d’influence aux vies multiples, grand argentier du Parti socialiste, directeur de cabinet puis exécuteur testamentaire de François Mitterrand, André Rousselet est mort dimanche 29 mai à l’âge de 93 ans.

D’une fidélité absolue à l’ancien président de la République, cette amitié lui a aussi permis de devenir un homme d’affaires avisé et de consolider ses entreprises. Il a ainsi métamorphosé la compagnie de taxis G7 en un empire extrêmement rentable. Ou encore fondé en 1984, à 62 ans, Canal+, la première chaîne de télévision payante de l’Hexagone. Toujours en bâtissant et protégeant, grâce à ses appuis politiques et son sens des affaires, des monopoles solides comme des forteresses. Sa seule tentative infructueuse fut celle de devenir un patron de presse. Il s’intéressa aussi à l’art contemporain en finançant, de façon assez discrète, la Galerie de France.

Adolescence pétainiste

Hâlé toute l’année, le front haut, le visage ovale, le regard perçant, André Rousselet ressemblait à une sculpture d’Alberto Giacometti. Il dégageait une prestance de condottiere. Parfois délicieusement drôle, charmeur, l’œil malicieux, l’humour caustique, il savait changer du tout au tout pour devenir glacial et d’une cruauté sans appel. Capable de lancer un trait si blessant à un adversaire qu’il le laissait sans voix. Deux versants d’un personnage complexe, autoritaire, arrogant, que tous ses collaborateurs ont toujours appelé « Président ». Avec une crainte mêlée de fascination.

Il est né à Nancy le 22 octobre 1922 et sa famille s’installera à Paris dix ans plus tard. Bourreau de travail, son père, Marcel Rousselet, haut magistrat, écrit d’une plume alerte de nombreux précis de droit qui sont restés de grands classiques pour les étudiants. Le frère d’André Rousselet, Jean, très brillant, devint un pédiatre rénommé, auteur d’un ouvrage au titre délicieusement provocateur : L’Allergie au travail. André Rousselet n’est pas, lui, loin s’en faut, un élève doué mais décroche tout de même son baccalauréat, en option philosophie en 1940, à Limoges, puisque sa famille a dû quitter leur appartement qui avait été bombardé.

Lire aussi :   André Rousselet, un fidèle de la première heure de François Mitterrand

André Rousselet ne cache pas à ses proches qu’il était pétainiste vers 16 ans, c’est ce qui l’a rapproché plus tard de Robert Hersant ou lui a également permis de mieux comprendre François Mitterrand. Inscrit en droit, André Rousselet est tenté par l’expérience d’Uriage, fin 1942, où il fait un passage éclair avant de préfèrer rentrer à Paris passer sa licence de droit. Pour éviter le Service du travail obligatoire (STO), son père lui trouve un emploi en Alsace qui ne durera pas. Ramassé par les Allemands, André Rousselet est pourtant expédié dans une petite ville allemande où il restera captif pendant dix-huit mois, à travailler dans une usine et dormir dans des baraquements. De retour à Paris en 1944, après la Libération, il termine sa licence de droit . Mais au lieu de passer le barreau, André Rousselet réussit le concours d’intégration à l’administration préfectorale, avant même que le concours de l’ENA ne soit créé.

Incorruptible

Il obtient sa première affectation en Ariège, puis dans l’Aube avant d’être nommé sous-préfet dans le Gers. C’est à Pointe-à-Pître en Guadeloupe – où il tombe amoureux et où naît sa fille Evelyne – en 1952 qu’il se forge la réputation de sous-préfet incorruptible. Ce fonctionnaire met fin à un système de fraude électorale pratiqué par une gloire locale, Maurice Satineau. Ce haut fait n’améliore pas sa carrière puisqu’il est placardisé dans l’Indre, à Issoudun. Lorsque François Mitterrand, tout juste installé place Beauvau en juin 1954 cherche un jeune sous-préfet pour l’épauler dans son cabinet, la candidature d’André Rousselet est retenue comme par défaut. Maurice Satineau était en effet un ennemi juré de François Mitterrand. Ce sera le début d’une amitié sans faille avec le président de l’USDR et également avec son chef de cabinet, Georges Dayan. Fait notable, André Rousselet est recruté fin juin 1954 par le sulfureux Jean-Paul Martin, grand ami de René Bousquet.

La carrière d’André Rousselet le rapproche de François Mitterrand. Ses amours aussi. Le 11 décembre 1964, le sous-préfet se marie à Angoulême avec Catherine Rogé, dont le père était un ami de François Mitterrand. Ils auront trois fils, Nicolas, Philippe et Olivier, mort quelques jours après sa naissance.

André Rousselet se découvre des talents d’homme d’affaires, sur le tard, et presque par défaut. A 36 ans, il est obligé de mettre fin provisoirement à ses ambitions politiques. Il entre par la petite porte chez Simca, alors le premier constructeur automobile français, détenu d’une main de fer par Henri-Théodore Pigozzi. A l’étroit dans un emploi subalterne, André Rousselet propose de racheter la G7, qui perdait 150 millions de francs, au patron de Simca. D’abord à la tête de 150 taxis, il va, pour un investissement très modeste, en détenir 2 000, après avoir scindé la G7 en sept entités et revendu les parts au prix fort à six associés.

L’aventure Canal Plouf

A l’époque, tout comme l’eau, l’électricité, la télévision – qui nécessitent l’attribution de concessions, de licences ou de fréquences – les taxis ne peuvent prospérer qu’à l’ombre de la puissance publique. André Rousselet partage les mêmes intérêts corporatistes que son concurent dans les taxis, Pierre Juillet, éminence grise de Georges Pompidou. Des coups de pouce législatifs des gouvernements de droite comme de gauche favorisent leurs entreprises. Ainsi, en 1982, quand André Rousselet occupe la fonction de directeur de cabinet de François Mitterrand, le carburant sera détaxé pour les taxis. En quinze ans, de 1985 à 2000, le prix des plaques de ces véhicules s’est envolé.

La G7 se diversifie, avec la reprise de ses concurrents les Taxis Bleus, puis grandit encore dans les transports routiers, le stockage ou les remorqueurs portuaires Les Abeilles. Voire même la Galerie de France – qu’André Rousselet a confiée à Catherine Thieck, qui lui insuffle un goût pour l’art contemporain. Pour étoffer encore son empire personnel, il acquiert la société de location de véhicules Ada en 1994, qui connaîtra des hauts et des bas. Cette frénésie d’expansion est stoppée par l’échec de la reprise de la compagnie maritime CGM.

Lancer une télévision payante dans les années 1980 semble une idée bien farfelue, d’autant plus que le petit écran est définitivement à la botte du pouvoir politique. L’aventure de Canal+ naîtra dans le plus grand scepticisme chez Havas. François Mitterrand a placé son ami à la tête de cette entreprise publque, assez opaque dans son fonctionnement. André Rousselet n’accorde aucune confiance à la toute petite équipe chargée du développement (Leo Scheer, Antoine Lefebure, Marc Tessier, Jacques Driencourt…). Elle a travaillé sur un projet de quatrième chaîne, cryptée, hertzienne, à péage, axée sur le cinéma et les divertissements. André Rousselet la fera sienne. Il débauche Pierre Lescure d’Antenne 2 mais a toutes les peines du monde à réunir un tour de table. Malgré tout, la chaîne est lancée le 4 novembre 1984.

Les débuts sont éprouvants et Canal+ – surnommé Canal Plouf – a failli disparaître avec l’arrivée de deux nouvelles chaînes privées et d’une armada de chaînes locales. Le gouffre financier s’accentue, la menace de banqueroute est réelle. François Mitterrand va lui sauver la mise, contre l’avis de son premier ministre, Laurent Fabius, et de celui du patron de Schlumberger, Jean Riboud, qui rêvait de récupérer la fréquence pour en faire un CBS à la française.

« Edouard m’a tuer »

La grande force de Canal+ est de créer et de défendre une position dominante dans la télévision payante, en vendant les abonnements très chers (six fois plus que ses homologues américains), en finançant directement le cinéma et en achetant les droits des retransmissions sportives et des films à caractère pronographiques. La chaîne s’est également renforcée en contrôlant la norme fermée de ses décodeurs. André Rousselet crée en moins de dix ans un groupe audiovisuel international envié, très rentable, diversifié dans les chaînes thématiques, la production audiovisuelle et cinématographique. Certaines aventures, comme l’investissement dans la société américaine de production de films Carolco ou Tele Più, sa chaîne italienne, s’avèrent toutefois désastreux.

En 1994, alors que la loi Carignon permet à un même actionnaire de porter le plafond de sa participation de 25 à 49 % dans les chaînes privées, André Rousselet ne voit pas venir son éviction. Havas, la Générale des Eaux et la Société générale verrouillent un pacte qui le marginalisent. Le PDG de Canal+ démissionne avec fracas du conseil d’administration d’Havas. Il publie dans Le Monde une tribune titrée « Edouard m’a tuer », en forme de réquisitoire contre le premier ministre en place, Edouard Balladur, juste après avoir démissionné de la présidence de Canal+. Pierre Lescure, lui, fait le choix de rester.

Après avoir tenté en vain en 1976 de lancer un magazine sportif et de racheter France Soir, André Rousselet revient à la presse après son départ fracassant de Canal+. Il investit dans le quotidien Infomatin en 1994, avec le dessein de s’opposer à Edouard Balladur, en course pour la présidentielle de 1995. Une incompréhension totale l’oppose à la rédaction, et l’expérience se finit par un fiasco financier. Le quotidien dépose le bilan le 8 janvier 1996. Le jour de la mort de François Mitterrand.

Lemonde.fr par  Nicole Vulser Journaliste au Monde

Harnaam Kaur: « J’aime ma barbe. Elle est magnifique. »

février 16, 2016

La femme à barbe Harnaam Kaur invitée de Thierry Ardisson dans Salut les terriens, le samedi 13 février 2016.

La femme à barbe Harnaam Kaur invitée de Thierry Ardisson dans Salut les terriens, le samedi 13 février 2016.Capture d’écran

Invitée dans l’émission Salut les terriens sur Canal + samedi, Harnaam Kaur, Britannique de 24 ans, s’est confiée sur son histoire de femme à barbe.

Elle se présente comme une « activiste de la confiance en soi ». A 24 ans, Harnaam Kaur, atteinte du syndrome des ovaires polykystiques, est venue raconter son parcours de femme à barbe sur le plateau de Salut les terriens sur Canal+, ce samedi 13 février 2016. La Britannique, qui souffre d’un dérèglement hormonal depuis l’âge de 11 ans, s’est confiée sur sa puberté compliquée et le harcèlement scolaire dont elle fût victime. « C’était horrible. On n’arrêtait pas de se moquer de moi. A cause de ça, je détestais mon corps », explique-t-elle à Thierry Ardisson, qui évoque sa dépression et sa tentative de suicide.

« Au début, c’était religieux. »

« Ma chambre, c’était mon refuge. Je n’avais personne à qui parler », se souvient l’ancienne adolescente introvertie, devenue une jeune femme engagée. « Les gens ne se rendent pas compte de la force dont on a besoin pour se dire un jour: ‘J’ai envie de me tuer’. Alors je me suis dis: ‘Pourquoi tu n’essayerais pas de transformer cette énergie négative en énergie positive? », confie celle qui a décidé d’assumer son corps tel qu’il est et d’arrêter de se raser le jour de son baptême Sikh. « Au début, c’était religieux. Maintenant, je garde mes poils pour montrer à la société qu’on peut être différent des autres, mais s’aimer quand même. Il n’y a pas qu’une forme de beauté », fait-elle remarquer, avant de déclarer avec aplomb, devant les invités impressionnés: « J’aime ma barbe. Elle est magnifique. »

 Lexpress.fr

Nabilla dit avoir des projets avec Canal + pour la rentrée

juillet 8, 2014
Nabila, au sourire angélique !

Nabila, au sourire angélique !

« Il y a des pistes »

Mais où sera Nabilla à la rentrée ? La jeune femme multiplie les pistes et nous perd un peu… Hier, elle a annoncé avoir « un projet » avec Canal +.

Bien malin celui qui pourra affirmer avec certitude sur quelle chaîne ou quelle antenne Nabilla exercera ses talents à la rentrée prochaine. La jeune femme prend un malin plaisir à distiller dans les médias des infos – parfois contradictoires – sur les différentes opportunités professionnelles qui s’offrent à elle.

On croyait les choses bien avancées avec Cyril Hanouna, mais visiblement, il n’en est rien. Invitée hier du Mag sur NRJ12, Nabilla a sorti de son chapeau une autre piste, beaucoup plus étonnante.

Confirmant des rumeurs, elle a indiqué avoir été approchée par Canal + : « Il y a des pistes, a-t-elle révélé. Avec le Petit Journal, le Grand… Avec Canal, on a un bon rapport, ils ont toujours été cools et respectueux avec moi, ils m’ont toujours invitée partout. Moi, c’est un plaisir d’aller chez eux. Après, il y a des petites choses qui sont en cours. »

Et lorsqu’un chroniqueur lui a demandé l’air entendu si elle allait prendre la place de Doria Tillier à la météo, Nabilla a souri avant de lancer « Ahhh, je ne peux rien dire ! »

Comme on peut s’en douter, si Nabilla souhaite faire de la télévision, ce n’est pas en tant que spécialiste de la géopolitique, ni pour animer une émission littéraire. « Moi je suis là pour faire rire les gens, a-t-elle expliqué. Comme Jamel à l’époque quand il venait sur les plateaux et comme plein de gens en France. On est là, on délire, on parle normal. On n’est pas là pour se donner un genre. » Inclassable quoi…

Voici.fr par P.S.B.

China Moses, chroniqueuse au Grand Journal à la rentrée

août 22, 2011

Le nouveau son du Grand Journal

À compter du 29 août, China Moses viendra compléter la bande à Denisot dans la deuxième partie du Grand Journal.

Malheureusement peu connue du grand public, China Moses va bientôt se faire un nom bien à elle. La fille de Dee Dee Bridgewater quitte la présentation de MTV News pour intégrer l’équipe des chroniqueurs du Grand Journal. À 33 ans, la chanteuse a déjà un beau parcours : elle a collaboré avec Diam’s, André Manoukian, les Weepers Circus et Raphaël Lemonnier. Elle est également la voix française de la jolie Tiana, l’héroïne de La Princesse et la grenouille, production des studios Disney.

Complice de Mouloud Achour avec qui elle présentait le MTV Select il y a de longues années, China Moses devrait trouver ses marques sans trop de difficulté. Elle sera l’une des nouveautés de la rentrée, en plus de la nouvelle Miss Météo, Solweig Rediger-Lizlow et d’Olivier Pourriol, qui succède à Ali Baddou. Son job au Grand Journal : animer la chronique musicale, autrefois présentée par Tania Bruna-Rosso.

Pour l’instant, China Moses « profite de la vibe de New York » pour ses derniers jours de vacances. Rien que pour la voir, on a hâte que ce soit la rentrée.

Voici.fr par J.M.