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Son chien lui détecte un cancer des ovaires…avant le scanner des médecins

novembre 22, 2019
Cette Américaine doit une fière chandelle à son chien ! Ce dernier lui a détecté un cancer de l’ovaire à trois reprises…bien avant que la tumeur soit visible au scanner. Voici son histoire.
 

Son chien lui détecte un cancer des ovaires…avant le scanner des médecins

© Medisite Son chien lui détecte un cancer des ovaires…avant le scanner des médecins
En 2013, Stephanie Herfel, domiciliée à Madison, dans le Wisconsin (USA) a commencé à ressentir des douleurs abdominales, suivies de ballonnements. Lorsqu’elle se rend aux Urgences, les médecins lui diagnostiquent un kyste ovarien bénin et lui prescrivent des analgésiques (médicaments anti-douleurs).

Mais son compagnon à quatre pattes n’avait pas l’air convaincu par les conclusions des médecins. Appelé Sierra, son husky, a alors commencé à se comporter de manière inhabituelle.

« Elle a mis son nez sur mon ventre », témoigne Stephanie, interviewé par le média américain 24 News. D’après son récit, l’animal a eu ce geste à plusieurs reprises. C’est seulement le jour où elle découvre Sierra caché dans un placard qu’elle commence à s’inquiéter. « Elle était enroulée comme une petite boule, décrit l’Américaine. Son petit visage était complètement humide et ses sourcils froncés ».

Si elle s’est d’abord inquiétée pour son chien, elle fait rapidement le lien avec sa propre santé : Stéphanie décide de consulter un autre médecin pour avoir un deuxième avis. Le diagnostic est sans appel : elle souffre d’un cancer de l’ovaire de stade 3. Cela signifie que la tumeur s’est déjà propagée à l’extérieur du bassin.

Après sa rémission, son chien décèle sa récidive

La prochaine étape pour Stéphanie ? Une intervention chirurgicale avant de subir six mois de traitement. Les efforts portent leurs fruits : Stéphanie est en rémission jusqu’en 2015.

Coup de théâtre : son chien recommence soudainement à renifler son ventre et à se cacher dans le placard. « Je savais que quelque chose n’allait pas dans mon intestin« , a déclaré Stephanie. Alors qu’elle se rend à l’hôpital, elle découvre l’impensable : son cancer de l’ovaire est revenu et s’est développé dans le foie.

Désormais, elle ne pouvait plus nier l’évidence : Stephanie décide de parler de Sierra à son oncologue, le Dr David Kushner basé au Carbone Cancer Centre (Madison).

L’odorat d’un chien est 10 000 fois plus précise que celle de l’Homme

« Nous avons déjà entendu des patients raconter ce genre d’histoires, partage de son côté le Dr Kushner. Mais je pense que Sierra est vraiment unique, parce qu’elle a agi de manière réellement différente et s’est concentrée directement sur le ventre de Stephanie Herfel et a donc ciblé le bon diagnostic« .

En effet, selon une étude parue cette année, menée par des chercheurs américains, l’odorat d’un chien est 10 000 fois plus précise que celle de l’Homme. D’après les tests, les chiens peuvent se servir de leur odorat pour déceler des cancers avec une précision de près de 97%.

« Faites attention à votre animal et soyez réceptif s’il communique avec vous »

En tout, Sierra a été capable de détecter le cancer de Stephanie à trois reprises. « Même si Stephanie se sent parfaitement bien, Sierre le sait [que quelque chose ne va pas, ndlr], poursuit le Dr Kushner.

L’animal a pu déceler la maladie bien avant le corps médical : il a compris que le cancer récidivait bien avant le scanner.

« Je crois qu’elle m’a sauvé la vie », clame Stephanie. Six ans après son diagnostic, elle encourage tous les propriétaires d’animaux d’être attentifs à leurs capacités.

Avec Medisite

Québec: La ministre Nadine Girault est atteinte d’un cancer

septembre 17, 2019
© Ivanoh Demers
 

La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault, a annoncé mardi matin qu’elle était atteinte d’un cancer du poumon.

«J’ai été diagnostiquée avec un cancer du poumon. Un diagnostic plus qu’inattendu pour moi, étant donné que je n’avais jamais eu de dossier médical. Je n’ai jamais fumé et j’ai toujours été en grande forme physique et pleine d’énergie», a commenté Nadine Girault, lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale.

La ministre Girault a toutefois annoncé qu’elle conservait ses fonctions. Elle reprendra d’ailleurs ses activités ministérielles dès cette semaine.

«Ce dernier été a été très difficile pour ma famille et pour moi-même, a-t-elle ajouté. […] Pour la première fois de ma vie, la maladie s’est amenée comme un voleur. Cela bouleverse l’intimité, la sérénité et l’agenda.»

– Nadine Girault

Hormis « un peu de fatigue », Mme Girault a expliqué « très bien réagir » aux traitements, se sentir en pleine forme et ne « presque pas ressentir les effets secondaires ».

« C’est ma nouvelle réalité et la vie continue », a finalement lancé la ministre.

Le 30 août dernier, le premier ministre François Legault avait annoncé que la ministre âgée de 60 ans prenait un temps d’arrêt « pour des raisons de santé » , sans toutefois spécifier la nature de ses ennuis de santé.

« Ça a été un choc, a déclaré mardi M. Legault. Nous avions très hâte de revoir Nadine et sommes très contents qu’elle revienne. »

Le retour de Mme Girault était prévu le 17 septembre, lors de la rentrée parlementaire à Québec. Et bien qu’elle conserve son poste, son agenda et ses déplacements à l’étranger seront quelque peu allégés.

CBC/Radio-Canada

Le cancer devient la première cause de décès dans les pays riches

septembre 3, 2019

FRANCE-HEALTH-CANCER-MRI-ROBOT

Des médecins utilisent une nouvelle technologie pour combattre le cancer à l’hôpital de Créteil. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Selon deux enquêtes publiées ce mardi, il est même «probable que le cancer deviendra la cause la plus courante de décès dans le monde dans quelques décennies».

Les maladies cardiovasculaires demeurent la principale cause de mortalité dans le monde chez les adultes d’âge moyen, mais le cancer devient la principale cause de décès dans les pays riches, selon deux enquêtes publiées ce mardi 3 septembre.

Il est même «probable que le cancer deviendra la cause la plus courante de décès dans le monde dans quelques décennies», selon les chercheurs. Les maladies cardiaques représentent plus de 40% des décès, soit environ 17,7 millions de décès en 2017. Les auteurs, dont les travaux sont présentés au Congrès de la Société Européenne de Cardiologie (ESC) à Paris, pointent le lourd tribut payé par les pays pauvres à ces pathologies. Le cancer, deuxième cause de décès la plus fréquente dans le monde en 2017, représente un peu plus du quart (26 %) de tous les décès.

Mais dans les pays riches, le cancer tue maintenant plus de gens que les maladies cardiaques, d’après ces recherches, limitées à 21 pays, parues dans la revue médicale The Lancet. Les quatre pays à revenu élevé pris en compte sont le Canada, l’Arabie saoudite, la Suède et les Émirats Arabes Unis. «Le monde assiste à une nouvelle transition épidémiologique (…), les maladies cardiovasculaires n’étant plus la principale cause de décès dans les pays à revenu élevé», selon Gilles Deganais, professeur émérite à l’Université Laval, au Québec et coauteur des deux publications. Mais à mesure que les taux de maladies cardiaques diminuent à l’échelle mondiale, le cancer pourrait devenir la principale cause de décès dans le monde «d’ici quelques décennies seulement», avance-t-il.

L’étude porte sur plus de 160.000 adultes suivis sur une décennie (entre 2005 et 2016), dans des pays à revenu élevé, moyen et faible. D’après ce travail, les gens des pays pauvres sont en moyenne 2,5 fois plus susceptibles de mourir d’une maladie cardiaque que ceux des pays riches.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Bernard Tapie soigne son cancer à Marseille grâce à une machine unique

août 20, 2019

 

L’ancien homme d’affaires est soigné pour son double cancer à l’Institut Paoli-Calmettes grâce à une machine ultra-précise que l’on ne trouve que dans la cité phocéenne.

L’histoire d’amour se poursuit entre Marseille et Bernard Tapie. L’homme d’affaires et ancien président de l’OM, âgé de 76 ans, a expliqué dans une interview à La Provence, dont il est l’actionnaire, se faire soigner d’un double cancer de l’œsophage et de l’estomac à l’Institut Paoli-Calmettes, dans le 9e arrondissement de Marseille.

Le choix de cet établissement n’est pas le fruit du hasard : il est le seul en France à posséder une nouvelle technologie potentiellement capable de détruire ses cellules cancéreuses. La «chimiothérapie très dure» qu’il subit depuis le début de l’été pour détruire les métastases sur sa gorge et son œsophage n’est en effet possible que grâce à une machine ultra-précise que l’on ne trouve que dans la cité phocéenne. «Quand il (le professeur Spano, son médecin, NDLR) m’a dit que la seule en service était à Marseille, je me suis mis à pleurer», déclare-t-il à La Provence. «L’idée que tu vas avoir ta vie sauvée grâce à Marseille, quand tu vois ce que les Marseillais m’ont donné ces deux dernières années encore, ça m’a bouleversé», poursuit-il.

Dans une interview à RTL, la cancérologue Laurence Moureau-Zabotto, qui s’occupe du traitement de Bernard Tapie, précise que la technologie «unique» dont va profiter l’ancien ministre est «une machine de radiothérapie, couplée à une IRM. On fait le contour de la tumeur à traiter sur l’IRM et non sur un scanner ce qui, pour beaucoup de tumeurs, augmente la précision des traitements». «Il part battant, il est plein d’espoirs», poursuit-elle sur BFMTV.

«Marseille, ce n’est pas que l’OM»

Cette innovation coûte 9 millions d’euros et seuls 60 patients ont pu en bénéficier depuis sa mise en service à Marseille il y a environ six mois. Bernard Tapie entend bien faire connaître l’excellence médicale de Marseille, comme il le confie à La Provence : «J’ai été député de Marseille et je n’avais pas réalisé à quel point la ville excelle dans le domaine médical (…) Les gens ne se rendent pas compte de l’état d’avancement, de la compétence qu’il y a ici. Il y a à Marseille des labos que seuls des labos américains pourraient concurrencer. Cela doit se savoir! Marseille, ce n’est pas que l’OM, les quartiers Nord et des immeubles insalubres! Autant vous dire que ma passion pour Marseille, qui était déjà immense, l’est encore plus !», a-t-il confié.

En septembre 2017, la famille de l’homme d’affaires avait confirmé qu’il souffrait d’un cancer de l’estomac. Âgé de 74 ans, il était alors soigné à l’hôpital Saint-Louis, à Paris.

Le 9 juillet dernier, il a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris alors qu’il était jugé pour «escroquerie» et «détournement de fonds publics» dans l’affaire de l’arbitrage controversé qui l’oppose au Crédit Lyonnais. «Combattre une injustice m’a donné de la force. Maintenant, reconnaître qu’on n’avait pas tort m’a redonné de la force aussi», indique-t-il à Franceinfo. Et d’ajouter : «Le cancer, il ne faut jamais oublier que ce sont vos cellules malades qui combattent vos cellules saines. C’est un combat intérieur. Plus vous mettez de l’acharnement, de la volonté pour vous battre, plus vous donnez de la force à vos cellules saines».

Par Lefigaro.fr

Le cancer colorectal de plus en plus fréquent chez les jeunes adultes

août 2, 2019

Col

© Raycat

De nouvelles données montrent que l’incidence du cancer colorectal a tendance à augmenter chez les adultes dans la vingtaine et la trentaine. Pourtant, le nombre de cas diminue chez les patients âgés, bien que ces derniers demeurent plus susceptibles d’être atteints que les jeunes.

Ce cancer est généralement considéré comme une maladie du vieillissement, la plupart des nouveaux cas étant diagnostiqués chez les personnes de plus de 50 ans. Néanmoins, les scientifiques ont documenté une tendance inquiétante chez des patients plus jeunes.

Aujourd’hui, les données des registres nationaux du cancer au Canada confirment que les taux de cancer colorectal sont en hausse chez les jeunes adultes. Les augmentations pourraient même s’accélérer.

Chaque année, nous constatons une augmentation du cancer colorectal chez les jeunes, et c’est très alarmant.

Darren Brenner, épidémiologiste du cancer moléculaire à l’Université de Calgary

Nous pensions que cette tendance ralentirait ou se stabiliserait après que les gens l’eurent remarquée pour la première fois il y a quelques années, a déclaré Darren Brenner, épidémiologiste et auteur principal de cette nouvelle étude, publiée mercredi dans JAMA Network Open.

Entre 2006 et 2015, la dernière année pour laquelle des données sont disponibles, les taux de cancer colorectal ont augmenté de 3,47 % chez les hommes canadiens de moins de 50 ans, selon le Dr Brenner et ses collègues. De 2010 à 2015, les taux ont augmenté de 4,45 % chez les femmes de moins de 50 ans.

Pourtant, le nombre de cancers du côlon et du rectum ne cesse de diminuer chez les personnes âgées au Canada en raison de la sensibilisation accrue à la maladie et de l’utilisation généralisée de tests de dépistage comme la coloscopie (qui permet d’identifier et d’enlever les polypes du côlon avant l’apparition du cancer).

Des chercheurs de l’Université du Texas à Austin observent une tendance semblable.

Ils ont rapporté la semaine dernière que la proportion de patients colorectaux de moins de 50 ans nouvellement diagnostiqués est passée de 10 % en 2004 à 12,2 % en 2015. Les patients plus jeunes étaient également susceptibles d’avoir des cas avancés plus fréquemment que les plus âgés.

Dans l’ensemble, le risque de cancer colorectal est encore beaucoup plus faible chez les jeunes adultes que chez les plus âgés. Toutefois, la hausse continue signifie que les millénariaux comporteront très probablement un risque élevé à mesure qu’ils vieilliront.

Les jeunes adultes auront un risque beaucoup plus élevé que leurs parents lorsqu’ils atteindront la cinquantaine et la soixantaine.

Rebecca Siegel, épidémiologiste à l’American Cancer Society

Mode de vie

Les changements récents dans le mode de vie sont peut-être en partie responsables de cette situation. L’obésité et les modes de vie sédentaires, par exemple, sont liés au cancer colorectal, tout comme les régimes alimentaires pauvres en fibres.

On a également constaté que les patients atteints d’inflammation chronique ou de diabète de type 2 présentaient un risque accru de développer la maladie.

Cependant, les tendances de l’obésité chez les personnes d’origines ethniques différentes ne correspondent pas toujours à celles du cancer colorectal, selon Rebecca Siegel, épidémiologiste à l’American Cancer Society.

Certaines études ont montré que l’obésité entraîne un risque accru de cancer du côlon, tandis que d’autres, y compris la nouvelle recherche du JAMA, pointent vers une augmentation plus importante des cancers du rectum.

Tant qu’il n’y aura pas plus de recherche sur les causes de l’augmentation du nombre de cancers colorectaux, la Dre Siegel encourage les jeunes à être plus proactifs dans la détection des signes.

La constipation persistante, les crampes, les ballonnements, le sang dans les selles, la perte de poids inexpliquée et la fatigue peuvent tous être des symptômes.

Les jeunes et leurs médecins négligent souvent les signes avant-coureurs parce que le cancer n’est pas sur leur radar, explique Rebecca Siegel.

L’American Cancer Society recommande maintenant le dépistage du cancer colorectal chez les personnes à risque moyen à partir de 45 ans. Les chercheurs au Canada envisagent également d’apporter des changements aux recommandations en matière de dépistage.

Néanmoins, ces révisions sont peu susceptibles d’aider à prévenir les cancers chez les patients encore plus jeunes. Nous devons comprendre pourquoi cette tendance se produit chez les jeunes afin de la prévenir, a ajouté le Dr Brenner.

CBC/Radio-Canada

Cancer: la nourriture à risque

février 16, 2018

Cancer : la nourriture industrielle à risque

Depuis les années 1980, une avalanche d’aliments trop salés, trop gras et trop sucrés inondent les rayons de nos supermarchés. GARO/PHANIE

Une étude portant sur 105.000 personnes pendant huit ans pointe du doigt les aliments « ultra-transformés ».

Bonbons, pizza surgelée, sauce ketchup, soda… Depuis les années 1980, les produits de l’industrie agroalimentaire inondent les rayons de nos supermarchés. Une avalanche d’aliments trop salés, trop gras et trop sucrés suspectés aujourd’hui de favoriser le développement des cancers. Dans le Bristish Medical Journal (BMJ), des chercheurs français suggèrent pour la première fois un lien entre la consommation de ces produits ultra-transformés et l’apparition de tumeurs cancéreuses.

Le concept nutritionnel d’«aliment ultra-transformé», apparu en 2009, désigne les aliments, produits par les industriels, contenant des additifs alimentaires (édulcorants, colorants, conservateurs…). «Ces denrées sont plus hyperglycémiantes et caloriques que les autres, mais aussi moins rassasiantes», décrit le Dr Anthony Fardet, chercheur au sein de l’unité de nutrition humaine de l’Institut national de recherche agronomique (Inra), qui n’a pas participé à l’article du BMJ. «Des propriétés qui font le lit du diabète, de l’obésité ou encore de la stéatose hépatique (surnommée “la maladie du foie gras”, NDLR).»

Une augmentation de 10 % de la portion d’aliments ultra-transformés (charcuterie, barres chocolatées…) dans le régime alimentaire est associée à une hausse de 12 % des risques de développer un cancer

S’agissant du cancer, la littérature scientifique montre chez l’animal que ces aliments industriels ont des effets cancérogènes. Pour étudier l’impact chez l’homme, l’Équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Eren), en partenariat avec l’Inserm et l’Inra, a analysé dans l’article scientifique, les habitudes alimentaires de 105.000 volontaires de la cohorte NutriNet-Santé, âgés en moyenne de 42 ans, dont 78 % de femmes. Au cours des huit ans de suivi, plus de 2200 cas de cancers ont été diagnostiqués, dont 739 cas de cancer du sein et 281 du cancer de la prostate.

Il ressort qu’une augmentation de 10 % de la portion d’aliments ultra-transformés (charcuterie, barres chocolatées, soupes…) dans le régime alimentaire est associée à une hausse de 12 % des risques de développer un cancer, et en particulier un cancer du sein. «Une tendance similaire est observée pour le cancer colorectal. Néanmoins, en raison du faible nombre de cas dans notre cohorte, nos résultats ne sont pas significatifs pour ce cancer», précise Bernard Srour, chercheur au sein de l’Eren. À l’inverse, les participants qui consomment davantage de produits bruts par rapport aux aliments ultra-transformés ont un risque de cancer réduit de 9 %.

Pour cerner uniquement le rôle de l’alimentation ultra-transformée, les chercheurs ont pris en compte le niveau d’étude, la consommation de tabac et d’alcool des volontaires ainsi que leur niveau d’activité physique. Ils soulignent que la cohorte est majoritairement féminine et a un niveau socio-économique élevé. «Or on sait que ces profils se préoccupent plus de leur alimentation. De ce fait, on peut imaginer que dans la population générale, la consommation de ces produits industriels est plus élevée et que le risque de cancer est lui aussi plus important», relève le Dr Fardet.

«J’ai la conviction profonde que nous avons suffisamment de preuves pour mettre en garde la population des risques de ces aliments et appliquer le principe de précaution»

Anthony Fardet , auteur de «Halte aux aliments ultra-transformés ! Mangeons vrai»

D’après les chercheurs, la moins bonne qualité nutritionnelle de ces aliments n’est pas le seul facteur impliqué dans cette relation. «Il se peut que les additifs alimentaires, les produits néoformés à la cuisson ou même les substances contenues dans les emballages, comme le bisphénol A, interviennent dans le processus», indique Bernard Srour. Son équipe va d’ailleurs évaluer l’impact des additifs alimentaires lors d’une prochaine d’étude. Ces substances ont, en effet, été mises en cause à plusieurs reprises ces derniers mois: les nitrites dans le jambon ou le dioxyde de titane, sous forme de nanoparticules, présent dans les biscuits. Ces produits ultra-transformés favoriseraient l’apparition de lésions cancéreuses chez l’animal.

En attendant que le coupable soit désigné, Anthony Fardet estime que ces travaux jettent un pavé dans la mare. «J’ai la conviction profonde que nous avons suffisamment de preuves pour mettre en garde la population des risques de ces aliments et appliquer le principe de précaution», affirme l’auteur de Halte aux aliments ultra-transformés! Mangeons vrai (Éditions Thierry Souccar). Selon l’étude NutriNet-Santé, près de 36 % des calories ingérées par les Français sont issues d’aliments produits par l’industrie agroalimentaire. «C’est énorme. Il ne faut pas qu’ils deviennent la base de l’alimentation. Ils ne devraient représenter qu’à peine 15 %, soit 2 portions par jour», ajoute ce spécialiste, qui précise que manger du pop-corn au cinéma ou un paquet de chips un soir est sans danger.

Pour les auteurs, ces travaux rejoignent les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS). Actualisé il y a peu, il recommande de privilégier les aliments peu raffinés (riz complet ou semi-complet par exemple) et de limiter la consommation de produits ultra-transformés.

Lefigaro.fr par 

Des médecins occidentaux au chevet du dissident chinois Liu Xiaobo

juillet 8, 2017

Des manifestants brandissent des cartes à l’effigie du dissident chinois Liu Xiaobo, le 5 juillet 2017 à Hong Kong / © AFP/Archives / Anthony WALLACE

Des médecins d’Allemagne et des Etats-Unis se sont rendus samedi au chevet du dissident chinois Liu Xiaobo, atteint d’un cancer en phase terminale, a annoncé l’hôpital où est soigné le prix Nobel de la paix 2010.

« Après avoir entendu un bilan médical détaillé du patient et reçu un rapport sur le diagnostic et son traitement, les médecins spécialisés ont examiné le patient dans sa chambre », a indiqué sur son site internet l’Hôpital universitaire médical N°1 de Shenyang (nord-est).

« Les spécialistes américains et allemands ont complètement validé le programme de traitement et les mesures décidées par le groupe d’experts » chinois, a-t-il ajouté.

Le dissident a été placé en liberté conditionnelle et hospitalisé après qu’on lui eut diagnostiqué en mai un cancer du foie en phase terminale.

Le militant prodémocratie de 61 ans a été condamné en 2009 à 11 ans de réclusion pour « subversion » après avoir appelé à des réformes démocratiques. Il avait corédigé un manifeste, la Charte 08, prônant notamment des élections libres. Lors de la cérémonie de remise du Nobel à Oslo en 2010, il était représenté par une chaise vide.

Cette visite de médecins occidentaux en Chine intervient au moment où le président chinois Xi Jinping est à Hambourg (Allemagne) pour participer au sommet du G20, qui s’achève samedi.

Depuis l’hospitalisation de Liu Xiaobo, Pékin est sous pression occidentale (France, Etats-Unis, Allemagne, Parlement européen) afin d’autoriser le dissident à se rendre à l’étranger.

L’ONU a également demandé vendredi à avoir accès à l’opposant politique.

Des amis du Nobel l’estiment cependant proche de la mort après l’annonce jeudi par l’Hôpital universitaire médical N°1 de Shenyang que la fonction hépatique de son foie « se détériore ».

Plusieurs ONG et proches de M. Liu ont reproché à Pékin d’avoir attendu que son état de santé empire avant de lui permettre de sortir de prison, mais les autorités affirment qu’il est soigné par des cancérologues réputés.

Romandie.com avec(©AFP / 08 juillet 2017 13h27)                

« Closer » contraint Johnny Hallyday à révéler son cancer et provoque un tollé

mars 9, 2017

Johnny Hallyday n'avait visiblement pas prévu de parler de son état de santé avant la parution d'Ici Paris et de Closer (image d'illustration).

Johnny Hallyday n’avait visiblement pas prévu de parler de son état de santé avant la parution d’Ici Paris et de Closer(image d’illustration).REUTERS/Charles Platiau

Dans un premier temps, Johnny Hallyday avait démenti les rumeurs qui le disaient malade. Mais la parution des magazines Closer et Ici Paris a obligé le chanteur à en dire plus sur son état de santé.

Mardi, Johnny Hallyday annonçait que contrairement aux rumeurs le disant malade, il se portait très bien. Mercredi soir, il révélait qu’il est atteint d’un cancer mais qu’il est traité et « suivi par d’excellents professeurs. »

Que s’est-il passé entre ces deux annonces, très différentes? La parution successive de deux magazines dévoilant l’état de santé du chanteur contre son gré. D’abord, Ici Paris, mercredi. Johnny est « frappé par le cancer », indique le magazine.

C’est ensuite au tour de Closer de publier la même information, avançant carrément pour l’occasion sa date de parution, initialement prévue le vendredi. « Johnny dans un état très préoccupant », raconte l’hebdomadaire people sorti ce jeudi.

Une publication « abjecte »

Qu’un magazine people contraigne l’artiste à parler de son état de santé a provoqué un tollé chez les fans. Sur Twitter, les réactions sont vives et condamnent pour la plupart Closer, jugeant cette pratique « abjecte » et « honteuse ». « Ce n’est pas a vous de décider quand il doit en parler. Vous n’avez pas à vous attribuer l’exclusivité sur sa santé, » s’indigne un journaliste sur le réseau social.

En 2011, c’est Jean-Luc Delarue qui avait été obligé d’annoncer au grand public qu’il souffrait d’un cancer de l’estomac. Il avait devancé le paparazzi Jean-Claude Elfassi, qui avait contacté plusieurs magazines pour vendre cette information au plus offrant, après plusieurs semaines de « planque » devant l’hôpital où séjournait l’animateur. « L’un [des magazines] a prévenu la famille de Delarue et à partir de là, il s’est servi de moi pour organiser sa com’ avec sa conférence de presse », avait expliqué Elfassi à l’AFP.

Johnny Hallyday « transparent sur son état de santé »

Laurence Pieau, rédactrice en chef du magazine Closer, n’a pas répondu aux questions de L’Express sur les raisons qui ont poussé l’hebdomadaire à révéler cette information privée. Mais sur Twitter, le magazine s’est justifié, indiquant que Johnny Hallyday avait « toujours « été transparent sur son état de santé ».

En 2014, Closer avait révélé au grand public la liaison entre François Hollande et Julie Gayet. A l’époque, le magazine avait expliqué que la sécurité du président était en jeu. « Le chef de l’Etat est accompagné d’un seul garde du corps qui protège le secret de ces rencontres avec la comédienne et apporte même les croissants! », écrivait l’hebdomadaire. Dans le cas de Johnny Hallyday, l’argument semble difficile à défendre.

Lexpress.fr par

Un vaccin contre le cancer disponible dans 10 ans ?

février 1, 2017

Brightly lit sample bottles sit in a magazine waiting to be analysed in a spectrometer.

© Istock/Getty Images


Et s’il existait un vaccin contre tous les types de cancer ? La question taraude les scientifiques depuis des années et est déjà au cœur de plusieurs projets de recherche… Eh bien, on se rapprocherait à grands pas d’un résultat concluant. Selon le Dr Claude Perreault de l’université de Montréal, un vaccin universel pourrait être disponible d’ici 10 ans.

Le chercheur canadien se base sur les travaux d’une étudiante en biologie moléculaire pour établir ce pronostic. Céline Laumont a trouvé un nouveau moyen de doper l’activité des lymphocytes T, des cellules qui aident à détruire les tumeurs. Elle a découvert que certaines séquences de l’ADN, non étudiées jusque-là, étaient capables de fabriquer des protéines qui stimulent la réaction immunitaire des lymphocytes T.

On appelle ces protéines des antigènes et elles pourraient constituer la pièce manquante à la création d’un vaccin universel. En effet, on sait déjà qu’en injectant un stimulant immunitaire, on peut augmenter les chances de survie d’un malade de manière plus efficace qu’avec la chimiothérapie. Si l’on combine ce stimulant aux antigènes découverts par Céline Laumont, on devrait pouvoir guérir pratiquement tous les cancers. Une annonce qui tombe à pic, à quelques jours de la journée mondiale de lutte contre cette maladie, le 4 février prochain.

Serengo.net par Florence Le Méhauté

En 2030, 5,5 millions de femmes mourront d’un cancer

novembre 1, 2016

Le tabac serait à l’origine de 80% des cancers du poumon aux États-Unis et en France, et de 40% en Afrique subsaharienne. BULENT KILIC/AFP

Hausse et vieillissement de la population dans les pays en voie de développement sont en cause. La transition économique favorise les facteurs de risque plus vite que l’accès à la prévention et au soin.

Cinq millions et demi de femmes mourront d’un cancer chaque année dans le monde à l’horizon 2030, soit une hausse de 60% par rapport aux 3,5 millions de femmes décédées en 2012 (14% de l’ensemble des décès de femmes). Telles sont les sombres prévisions d’un rapport de la Société américaine du cancer avec le soutien du laboratoire pharmaceutique allemand Merck KGaA, présenté mardi lors du congrès mondial contre le cancer, qui se tient cette année à Paris.

En cause, l’augmentation et le vieillissement de la population dans les pays en voie de développement, a expliqué Sally Cowal, représentante de la Société américaine du cancer, plaidant pour que davantage d’efforts soient faits en matière d’éducation et de prévention. Face à une transition économique rapide, qui s’accompagne d’une urbanisation rapide et d’une mondialisation des comportements, les pays à faible revenus sont de plus en plus confrontés aux mêmes facteurs de risque que les pays riches (inactivité physique, mauvaise alimentation, obésité, et certains comportements reproductifs comme le fait d’avoir son premier enfant tardivement). Mais les habitants de ces pays ne bénéficient pas du même accès à la prévention, au dépistage et au soin que les pays riches. Ainsi, relève le rapport, 30 pays d’Afrique et d’Asie du sud-est ne disposent pas de services de radiothérapie.

L’exemple des cancers gynécologiques

Les cancers du sein (522.000 décès de femmes en 2012) et du poumon (491.000 femmes tuées) sont les deux premiers chez les femmes. Or beaucoup pourraient être évités, souligne le rapport de la Société américaine du cancer. Ainsi, le tabac serait à l’origine de 80% des cancers du poumon aux États-Unis et en France, et de 40% en Afrique subsaharienne; autre facteur de risque de cancer du poumon, la pollution intérieure, en particulier la cuisine et le chauffage charbon de bois qui, toutes pathologies confondues, tueraient 1,6 million de femmes par an (données de 2010).

Le cancer du col de l’utérus (266.000 morts par an, dont 90% dans les pays en développement) est un exemple frappant des inégalités face au cancer: la simple vaccination contre le papillomavirus humain est à même d’éviter la survenue d‘une bonne part d’entre eux, et les autres pouvant être dans la plupart des cas repérés assez tôt si un suivi gynécologique est organisé. Le traitement précoce permet de prévenir jusqu’à 80% des cancers du col dans les pays, estime ainsi l’Organisation mondiale de la Santé. Mais dans beaucoup de pays à faible revenus, ni l’une, ni l’autre ne sont accessibles, et la maladie n’est souvent identifiée qu’à un stade trop avancé.

Lefigaro.fr par