Posts Tagged ‘Candidat’

France: Eric Zemmour condamné à 10 000 euros d’amende pour provocation à la haine raciale

janvier 17, 2022

Le candidat à la présidentielle avait qualifié sur CNews les migrants mineurs isolés de « voleurs », d’« assassins », de « violeurs ». Il va faire appel de la décision, selon son avocat.

Eric Zemmour lors d’une réunion publique à Saint-Quentin, dans les Hauts-de-France, le 14 janvier 2022.
Eric Zemmour lors d’une réunion publique à Saint-Quentin, dans les Hauts-de-France, le 14 janvier 2022. CYRILL BITTON / DIVERGENCE POUR « LE MONDE »

Le candidat à la présidentielle Eric Zemmour a été condamné à 10 000 euros d’amende pour provocation à la haine raciale par le tribunal correctionnel de Paris, lundi 17 janvier, pour avoir qualifié sur CNews les migrants mineurs isolés de « voleurs », d’« assassins » et de « violeurs » en septembre 2020.

M. Zemmour va faire appel de cette décision, a annoncé son avocat, Olivier Pardo. Sur Twitter, le candidat d’extrême droite a dénoncé « une condamnation idéologique et stupide ». « Ce système fabrique du délit d’opinion de manière industrielle. Il est urgent de chasser l’idéologie des tribunaux », a-t-il écrit.

« La vérité est que ces mineurs isolés, qui ne sont bien souvent ni mineurs, ni isolés, se caractérisent par leur présence irrégulière sur notre territoire et leur forte propension à la délinquance, voire à la criminalité. En tant que citoyens français, nous devons exiger le droit d’aborder cette question (…) sans risquer d’être inquiétés par la justice », a poursuivi le candidat.

Estimant que le polémiste s’était rendu coupable de provocation à la haine et injure raciale, le parquet avait requis une peine de 100 jours-amende à 100 euros, soit 10 000 euros d’amende avec possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement. Le parquet de Paris avait par ailleurs requis 5 000 euros d’amende à l’encontre du directeur de publication de CNews, jugé au côté d’Eric Zemmour comme c’est l’usage dans les procès de presse.

Le candidat à la fonction suprême, qui avait boudé l’audience le 17 novembre, n’était pas présent lundi devant la 17e chambre correctionnelle pour la lecture du jugement. Déjà poursuivi à de nombreuses reprises pour injure raciale, provocation à la haine ou contestation de crime contre l’humanité, M. Zemmour était cette fois cité à comparaître par le parquet pour ses propos sur les migrants mineurs isolés.

Une trentaine d’associations parties civiles

Le 29 septembre 2020, lors d’un débat dans l’émission « Face à l’info » sur CNews après un attentat devant les ex-locaux de Charlie Hebdo, le polémiste affirmait : « Ils n’ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont, il faut les renvoyer et il ne faut même pas qu’ils viennent. »

« C’est une invasion permanente »« c’est un problème de politique d’immigration », avait-il ensuite vociféré dans cette émission dont il était chroniqueur. Des « propos méprisants, outrageants », qui montrent « un rejet violent » et une « détestation » de la population immigrée et qui ont franchi « les limites de la liberté d’expression », avait estimé la représentante du ministère public.

« Il n’y a pas une once de racisme chez Eric Zemmour », qui ne fait que dire « la réalité », parfois de « manière brutale, avec ses mots », avait soutenu Me Olivier Pardo, évoquant « une position politique ». Pour le conseil, la citation pour provocation à la haine raciale ne se tenait pas : « Les mineurs isolés ne sont ni une race, ni une nation, ni une ethnie. »

Une trentaine d’associations se sont constituées parties civiles, dont SOS-Racisme, la Ligue des droits de l’homme (LDH), la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) et la Maison des Potes, ainsi qu’une vingtaine de conseils départementaux – les mineurs non accompagnés étant pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, gérée par les départements.

Responsabilité de la chaîne d’information

Dans leurs plaidoiries, les parties civiles avaient insisté sur la responsabilité de la chaîne d’information, dont le « discours de haine » est « le fonds de commerce ». Les sorties controversées d’Eric Zemmour, 63 ans, contraint à la mi-septembre de quitter CNews en raison de ses ambitions présidentielles, lui ont valu depuis une dizaine d’années une quinzaine de poursuites en justice. Plusieurs fois relaxé, il a été condamné à deux reprises pour provocation à la haine.

Le candidat d’extrême droite doit être jugé en appel jeudi pour contestation de crime contre l’humanité après avoir soutenu en octobre 2019 sur CNews que le maréchal Philippe Pétain avait « sauvé » les juifs français. Il avait été relaxé en février 2021, le tribunal estimant que les propos avaient été prononcés « à brûle-pourpoint lors d’un débat sur la guerre en Syrie ».

Son avocat va demander le renvoi de cette audience, à moins de trois mois du premier tour de l’élection présidentielle et « parce qu’il s’agit d’un délit d’opinion », estime Me Pardo auprès de l’AFP. La justice a par ailleurs fixé vendredi une nouvelle échéance pour Eric Zemmour : il sera jugé en mai 2023 pour diffamation aggravée, pour des propos tenus en 2019 sur le « mouvement féministe » et le « mouvement LGBT ».

Avec Le Monde

France: Les jeunes zemmouriens en ordre de bataille derrière leur « héros »

décembre 2, 2021
Les jeunes zemmouriens en ordre de bataille derriere leur "heros"
Les jeunes zemmouriens en ordre de bataille derrière leur « héros »© AFP/Archives/Nicolas TUCAT

Minuit à Paris. Il fait froid, le quartier est sinistre, mais ils sont venus « coller pour Zemmour » avec la foi et l’enthousiasme de leurs 20 ans, séduits par la vision radicale du nouveau candidat d’extrême droite à la présidentielle.

Ils sont huit garçons et deux filles qui ne se connaissent pas, nouveaux venus à la cause ou déjà vieux routiers comme Nicolas, 20 ans et visage d’enfant, qui dit coller des affiches « Zemmour président » une à deux fois par semaine depuis près d’un an.

Génération Z, le mouvement de jeunes créé en février 2021 pour pousser la candidature du polémiste d’extrême droite Éric Zemmour, désormais officiellement déclaré, revendique près de 5.000 adhérents en France, dont un millier en région parisienne.

Un phénomène limité –Zemmour recueille 13 % des intentions de vote chez les moins de 35 ans contre 17 % chez les plus de 65 ans, selon une enquête Ipsos en octobre pour la Fondation Jean-Jaurès– mais à la visibilité accrue.

Extrêmement actif, Génération Z s’est bâti sur des boucles Telegram, des adhésions éclair à coup de formulaires à remplir en ligne et des séances de collage sauvage dans les villes. Son président Stanislas Rigault, à l’allure de gendre parfait, enchaîne les plateaux télé et les twitts pour citer son champion et entretenir la ferveur des troupes.

La déclaration de candidature d’Éric Zemmour mardi a sonné comme une récompense. « Ca fait des mois qu’on est sur le terrain, ça fait plaisir », sourit Arthur Prévot, responsable parisien, qui décrit un mouvement composé « d’étudiants, de primo militants, de profils très variés ». Mais des soutiens embarrassants de militants néo-nazis ou identitaires violents ont aussi été rapportés. Le mouvement assure les avoir « dégagés ».

« il dit la vérité »

Génération Z compte beaucoup de jeunes de milieux aisés, mais aussi des profils plus populaires, comme Samuel Couteau, 21 ans, boucher dans le quartier populaire de Belleville. « Avant, j’étais plutôt pour Marine Le Pen (la cheffe du parti d’extrême droite RN), mais j’ai été séduit par Zemmour, par l’amour qu’il donne à la France », explique le jeune homme, piercing, boucle d’oreille et t-shirt Iron Maiden.

Le discours ultra radical du candidat sur l’immigration, l’islam ou le « grand remplacement » ne les choque pas. « Je suis moi-même immigré, je suis arrivé en France à l’âge de 10 ans », raconte Avetis Ohanyan, un Arménien. « Mais je suis tombé amoureux de la France, de sa langue, je me suis assimilé », martèle-t-il, reprenant l’antienne de Zemmour, issu d’une famille juive d’Algérie.

Les condamnations en justice de leur champion pour provocation à la haine raciale et religieuse ? Balayées d’un haussement d’épaule : « il n’y a rien d’extrême chez lui. Il dit la vérité, et la vérité choque », selon Marie, 21 ans.

Ses propos misogynes à répétition ?

« Le danger pour les femmes, c’est pas Zemmour, c’est quand je marche seule le soir et que je ne me sens pas en sécurité », confiait Mathilde, 30 ans, lors d’une conférence du polémiste le mois dernier.

L’électorat féminin reste toutefois son point faible, notamment chez les femmes de moins de 35 ans, dont seules 8 % se déclarent prêtes à voter pour lui, contre 18 % chez les hommes du même âge, selon l’enquête Ipsos.

Un passé idéalisé

La vision sombre d’une France menacée de toutes parts, ne dérange pas ses partisans. Au contraire, le candidat qui assène que « la politique, c’est annoncer le pire et non le meilleur », leur donne « l’envie et le désir de s’engager ». Et si certains ont eu du mal à assumer, au début, ils le revendiquent de plus en plus.

Théodore Hiez-Comte, musicien de 25 ans, a « perdu pas mal de potes dans le milieu de la culture, très à gauche ». « Je viens d’un milieu rural, où le terroir, la famille, la nature, sont des valeurs importantes. Zemmour m’a réconcilié avec tout ça », confie ce batteur de « black metal ».

Le rêve d’une France d’antan glorieuse et prestigieuse, la nostalgie d’un âge d’or, ressassé par un candidat de trois fois leur âge, séduit ces jeunes. « Je suis nostalgique de ce temps que je n’ai pas connus », convient Avetis Ohanyan.

Pour le politiste Rémi Lefèbre, ils « se sont trouvés un nouveau héros ». « Entre crises à répétition, terrorisme, la période est très anxiogène. Cette jeunesse trouve des repères qu’elle n’a plus dans un passé idéalisé. Et puis il y a aussi la fascination de la radicalité », ajoute-t-il.

« C’est très facile d’avoir 20 ans et d’être pro-Zemmour », assure tranquillement le militant de Génération Z Arthur Prévot.

Par Le Point avec AFP

Canada: Samaila Malam-Abou veut être le candidat de la diversité à Alma

octobre 10, 2021

Samaila Malam-Abou le remarque, sa candidature pour le poste de conseiller municipal ne passe pas inaperçue à Alma. Rares sont les minorités visibles à briguer les suffrages au Saguenay-Lac-Saint-Jean et M. Malam-Abou souhaiterait justement apporter une diversité au conseil de ville, s’il est élu.

Samaila Malam-Abou se présente comme conseiller municipal aux élections d'Alma dans le district Delisle-Saint-Coeur-de-Marie.

© /Radio-Canada Samaila Malam-Abou se présente comme conseiller municipal aux élections d’Alma dans le district Delisle-Saint-Coeur-de-Marie.

Originaire du Niger et ingénieur chez Proco, Samaila Malam-Abou se présente dans le district de Delisle-Saint-Coeur-de-Marie.

J’aime la vie communautaire. Des gens m’ont proposé d’être candidat et comme j’aime aider les gens j’ai accepté d’être candidat», indique M. Malam-Abou qui vit à Alma depuis 11 ans.

Samaila Malam-Abou est impliqué dans l'organisme Portes ouvertes sur le lac qui vise à attirer, installer et intégrer des personnes immigrantes au Lac-Saint-Jean.

© /Radio-Canada Samaila Malam-Abou est impliqué dans l’organisme Portes ouvertes sur le lac qui vise à attirer, installer et intégrer des personnes immigrantes au Lac-Saint-Jean.

J’ai beaucoup de mots d’encouragement, les gens me disent aussi que c’est important la diversité. Ma candidature a une double connotation : celle des compétences puis la diversité», poursuit-il.

Enjeux au cœur de son programme

Sa priorité dans sa campagne électorale c’est la santé et la sécurité. Au niveau de la rue Saint-Michel et de la marina, la piste cyclable traverse deux fois la route 169. À 80 kilomètres à l’heure c’est trop dangereux», dit-il en faisant référence à un accident survenu cet été dans ce secteur.

M. Malam-Abou est prêt à travailler avec le maire qui sera élu à Alma. Il a toutefois indiqué qu’il aimerait beaucoup collaborer avec Manon Girard connue pour son implication dans le milieu communautaire.

Avec CBC/Radio-Canada selon une entrevue de Jean-François Coulombe.

Tanzanie: le président Magufuli désigné candidat à sa succession par le parti au pouvoir

juillet 11, 2020

 

Les membres du parti au pouvoir en Tanzanie, le Chama Cha Mapinduzi (CCM), ont désigné samedi à l’unanimité le président John Magufuli candidat à sa réélection lors des élections générales prévues en octobre.

Tous les membres du CCM présents à un congrès national diffusé en direct depuis la capitale Dodoma, ont voté pour M. Magufuli, seul candidat à l’investiture de son parti pour la présidentielle dont la date exacte n’a pas encore été fixée.

«Je suis élu par tous les membres de cette assemblée, mais nous ne devons pas nous attendre à gagner les élections générales à 100%. Je vous remercie tous pour votre soutien, mais travaillons dur et vendons (bien aux Tanzaniens) notre programme politique», a déclaré le président dans son discours au congrès.

Outre leur président, les Tanzaniens éliront en octobre leurs députés et conseillers municipaux.

  1. Magufuli, élu en octobre 2015, a été accusé d’avoir favorisé au cours de son premier mandat la restriction des libertés publiques, renforcé son autoritarisme et minimisé la dangerosité du nouveau coronavirus dans ce pays d’Afrique de l’Est.

Depuis sa prise de fonction, le président s’est attaqué à la corruption mais au prix d’une gouvernance autoritaire, lui valant d’être fortement critiqué pour violations des droits de l’homme.

Les partis d’opposition ont appelé à la formation d’une commission électorale indépendante tout en indiquant qu’ils n’appelleraient pas à boycotter le scrutin, comme ils l’avaient fait l’année dernière lors des élections locales.

«Nos commissions électorales ne sont pas indépendantes et nous demandons des réformes, en vain. Cependant, notre parti a décidé de ne pas boycotter les élections cette fois», a affirmé Seif Sharif, président de l’Alliance pour le changement et la transparence (ACT).

Lors des cinq prochaines années, le CCM affirme vouloir se concentrer sur la création d’emplois, la bonne gouvernance, la justice et l’agriculture.

Le parti a également choisi Hussein Mwinyi, fils de l’ancien président Ali Hassan Mwinyi, comme candidat à la présidence de l’île semi-autonome Zanzibar.

Par Le Figaro avec AFP

Afghanistan: attentat-suicide contre un candidat aux législatives, au moins huit morts

octobre 9, 2018

Kandahar (Afghanistan) – Un attentat-suicide mardi dans les bureaux d’un candidat aux élections législatives du 20 octobre en Afghanistan a fait au moins huit morts dont le candidat et onze blessés, ont indiqué des responsables.

« Une explosion qui est l’œuvreMORT d’un kamikaze est survenue dans les bureaux du candidat Saleh Mohammad Asikzai », dans la ville de Lashkar Gah, capitale de la province du Helmand dans le sud de l’Afghanistan, a indiqué à l’AFP le porte-parole du gouverneur de la province, Omar Zhwak.

« Le bilan est pour l’instant de huit morts et onze blessés », a-t-il dit, précisant que le candidat Saleh Mohammad Asikzai avait été tué dans l’explosion.

Le porte-parole de la police dans la province, Salam Afghan, a confirmé l’attaque. « Nous enquêtons », a-t-il dit à l’AFP.

Il n’était clair dans l’immédiat si les personnes présentes dans les bureaux étaient des soutiens du candidat ou s’ils assistaient à une réunion électorale.

M. Asikzai se présentait pour la première fois à une élection sous sa propre bannière « changement positif ». Blessé, il a succombé à ses blessures à l’hôpital, a indiqué Omar Zhwak.

L’attentat n’a pas été revendiqué. Il survient au lendemain d’un communiqué des talibans appelant à « faire échouer » le processus électoral.

« Les Afghans croient fermement à la démocratie et à un meilleur avenir. Ils ne laisseront pas les terroristes et leurs soutiens entraver le processus démocratique en cours », a déclaré le président afghan Ashraf Ghani, qui a condamné l’attentat dans un communiqué.

C’est la seconde attaque suicide visant un candidat aux législatives depuis l’ouverture officielle de la campagne le 28 septembre.

Le 2 octobre, un kamikaze avait tué 13 personnes et fait plus de 40 blessés dans la province de Nangarhar, dans l’est du pays. L’attentat avait été revendiqué par le groupe Etat islamique (EI).

Plus de 2.500 candidats se disputent les 249 sièges en jeu au Parlement. Le décès de M. Asikzai porte à au moins six le nombre de candidats tués à ce stade, selon la Commission électorale indépendante.

La sécurité et la crédibilité du vote seront les enjeux majeurs de ce scrutin, qui est vu comme une répétition générale de l’élection présidentielle prévue en avril prochain.

Quelque 54.000 membres des forces de sécurité afghanes seront chargés de la protection des 5.000 bureaux de vote. Pour des raisons de sécurité, 2.000 autres bureaux n’ouvriront pas.

Par ailleurs, une centaine de talibans ont attaqué lundi soir le district de Qush Typa, dans la province de Jowzjan, au nord-ouest de l’Afghanistan.

« Ils se sont emparés brièvement d’un poste armé puis ont été repoussés », a indiqué mardi à l’AFP le responsable provincial de la police, Faqir Mohammad Jawzjani.

« Malheureusement 12 de nos soldats ont été tués mais également 30 talibans », a-t-il dit.

Romandie.com avec(©AFP / 09 octobre 2018 13h36)                                                        

Brésil: Bolsonaro, candidat d’extrême droite à la présidentielle, poignardé

septembre 6, 2018

Le député d’extrême droit brésilien Jair Bolsonaro, candidat à la présidentielle, en campagne à Ceilandia le 5 septembre 2018 / © AFP / EVARISTO SA

Le député d’extrême droite Jair Bolsonaro, favori du premier tour de la présidentielle le mois prochain au Brésil, a été opéré d’urgence jeudi après avoir été poignardé à l’abdomen en faisant campagne.

L’un de ses fils, Flavio Bolsonaro, député de l’Etat de Rio de Janeiro, qui a annoncé l’attaque et avait d’abord évoqué sur Twitter « des blessures superficielles », a ensuite écrit sur son compte: « Malheureusement, c’est plus grave que nous ne le pensions ».

« Il a eu le foie, un poumon, et une partie de l’intestin perforés. Il a perdu beaucoup de sang », a-t-il expliqué. Son état paraît maintenant s’être stabilisé. Prions pour lui ».

L’hôpital de la ville de Juiz de Fora, une localité de 700.000 habitants dans l’Etat du Minais Gerais (sud-est) où le candidat a été attaqué, a toutefois démenti peu après que le foie de M. Bolsonaro ait été touché.

Selon l’hôpital Santa Casa, cité par le site G1, Jair Bolsonaro, 63 ans, a été atteint à l’intestin, mais pas au foie, et son état a été jugé « stable ». L’établissement a annoncé que le patient était opéré en urgence.

Les médecins devaient faire une déclaration à 20H30 locales (23H30 GMT).

Un porte-parole de la police militaire du Minas Gerais a annoncé à l’AFP que le suspect, un homme de 40 ans, avait été immédiatement arrêté. Il a précisé que l’auteur de l’attaque « portait un couteau enveloppé dans un tissu ».

Selon plusieurs sites d’information, l’agresseur serait un ancien militant du parti de gauche PSOL et aurait dit avoir agi « au nom de Dieu ».

Des images télévisées ont montré M. Bolsonaro, juché sur les épaules de sympathisants, recevant un coup violent sous le thorax. Il s’est effondré en arrière avec une grimace de douleur, avant d’être évacué.

Il était en pleine campagne, vêtu d’un tee-shirt jaune et saluant la foule dans une rue bondée de Juiz de Fora, à trois heures de route de Rio de Janeiro, quand il a été agressé, un événement rare dans une campagne présidentielle au Brésil.

M. Bolsonaro avait une protection policière, en tant que candidat à la présidence.

Grand admirateur de la dictature militaire (1964-85) et habitué des dérapages racistes, misogynes ou homophobes, il arrive largement en tête des intentions de vote du premier tour de la présidentielle (22%).

C’est ce qu’a indiqué le premier sondage réalisé après l’invalidation de la candidature de l’ex-président Luis Inacio Lula da Silva, jusque-là grand favori malgré sa condamnation à plus de 12 ans de prison pour corruption.

M. Bolsonaro, du petit Parti social libéral (PSL), serait toutefois battu par la quasi totalité de ses adversaires au second tour, selon l’enquête d’opinion publiée tard mercredi.

– « Punition exemplaire » –

L’ancien capitaine de l’armée est par ailleurs le candidat suscitant le plus de rejet, surtout parmi les femmes, 44% des personnes interrogées affirmant qu’elles ne voteraient jamais pour lui.

Le président Michel Temer et les candidats les plus en vue pour le scrutin ont rapidement condamné l’attaque contre le député d’extrême droite.

« Il est intolérable de voir que dans un Etat démocratique il n’est pas possible d’avoir une campagne normale », a dit le chef de l’Etat.

L’écologiste Marina Silva, en 2e position dans les sondages derrière M. Bolsonaro (12% des intentions de vote) pour le premier tour, a jugé cette attaque « inadmissible » et a évoqué « un double attentat, contre son intégrité physique et contre la démocratie ».

Le candidat du PSDB (centre droit) Geraldo Alckmin a réagi sur Twitter en estimant que « la politique se fait par le dialogue, et jamais avec la haine ».

L’ex-gouverneur de Sao Paulo a espéré que « l’enquête sur l’attaque subie par le député Jair Bolsonaro sera rapide, et la punition exemplaire », tout en souhaitant un « prompt rétablissement au candidat ».

Un autre candidat, Ciro Gomes (centre gauche), a rejeté dans un tweet également « la violence comme langage politique » et a exprimé sa « solidarité » au député. Il a exigé que « les autorités punissent les responsables de cette barbarie ».

L’attaque contre M. Bolsonaro pourrait modifier le cours de la campagne, mais elle risque aussi d’accentuer la très grande polarisation du pays à un mois de la présidentielle la plus incertaine de son Histoire récente.

Romandie.com avec(©AFP / (07 septembre 2018 01h15)

Pakistan: le candidat visé par un attentat suicide est mort

juillet 22, 2018

Un policier pakistanais le 19 juillet 2018 à Pindi Gheb / © AFP/Archives / AAMIR QURESHI

Le candidat aux législatives, blessé dans un attentat suicide qui a tué son chauffeur et blessé cinq autres personnes, est mort dimanche dans le nord-ouest du Pakistan, a-t-on appris de sources policières.

« Ikramullah Gandapur a succombé à ses blessures dans un hôpital militaire après qu’un kamikaze s’est fait exploser près de son véhicule ce matin », a déclaré à l’AFP le chef de la police du district de Dera ismail Khan, Zaheer Afridi.

Faraz Mughul, l’assistant du candidat, a confirmé sa mort, ainsi que celle de son chauffeur.

Zaheer Afridi et Kamal Shah, un policier local, avaient fait état de cinq autres blessés précédemment.

Ikramullah Gandapur concourait pour le PTI (Tehreek-e-Insaf, qui signifie « Mouvement pour la justice au Pakistan ») d’Imran Khan dans cette circonscription de Khyber Pakhtunkhwa, une province du nord-ouest du pays, frontalière avec l’Afghanistan, auparavant très instable.

Nasir ul Mulk, le chef du gouvernement intérimaire, dont le mandat s’achèvera une fois le résultat des élections connu, a présenté ses condoléances à la famille de M. Gandapur, « mort en martyr ».

C’est la quatrième attaque en deux semaines dans le cadre des élections législatives qui se tiendront mercredi au Pakistan. Le 11 juillet, un attentat suicide contre un meeting avait fait 20 morts à Peshawar, la capitale du KP.

Trois jours plus tard, une bombe cachée dans une moto avait explosé à Bannu, une autre ville du KP, au passage d’un candidat, tuant quatre personnes et en blessant une quarantaine d’autres.

Quelques heures plus tard, un kamikaze se faisait exploser lors d’une réunion publique à Mastung, dans la province du Balouchistan (Sud-Ouest), faisant 149 morts, soit le deuxième attentat le plus sanglant de l’histoire du Pakistan.

Le niveau des violences a toutefois fortement baissé dans le pays, selon une étude du CRSS, un centre de recherche pakistanais. Le nombre des personnes tuées dans les violences extrémistes, politiques ou criminelles, a ainsi chuté de 70% ces deux dernières années, avec 2.057 morts violentes rapportées l’an passé, contre 6.574 en 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juillet 2018 13h58)

Pakistan: 33 morts dans un attentat, un candidat aux élections tué

juillet 13, 2018

Quetta (Pakistan) – Au moins 33 personnes ont été tuées et des dizaines d’ autres blessées vendredi dans un attentat-suicide lors d’une réunion électorale au sud-ouest du Pakistan, ont indiqué des responsables à l’AFP.

Il s’agit du deuxième attentat visant vendredi un meeting électoral au Pakistan, où des élections législatives doivent se dérouler le 25 juillet dans un climat tendu.

« Le bilan est à présent passé à 33 » morts, a déclaré à l’AFP un responsable de l’administration locale, Saeed Jamali. Ce nombre a été confirmé par un autre haut responsable de l’administration locale, Qaim Lashari.

Les deux responsables ont indiqué qu’il s’agissait d’un attentat-suicide.

L’attentat s’est produit à Mastung, à une quarantaine de km de la capitale du Baloutchistan, Quetta.

Selon le ministre de l’Intérieur de la province du Baloutchistan, Agha Umar Bungalzai, il a visé un rassemblement de l’homme politique Mir Siraj Raisani, qui est décédé.

« Il a succombé à ses blessures lors de son transfert vers Quetta », a-t-il dit. Il était candidat à un siège de député provincial sous l’étiquette du parti Baluchistan Awami Party (BAP).

M. Bungalzai a également fait état d’au moins 32 blessés.

Plus tôt dans la journée, une bombe cachée sur une moto avait explosé près de Bannu (nord-ouest) au passage du convoi d’un autre candidat aux élections, tuant 4 personnes et en blessant une quarantaine d’autres, selon la police.

L’homme politique visé, Akram Khan Durrani, représentant d’une coalition de partis religieux, le MMA, a survécu à l’attaque.

Un attentat-suicide revendiqué par les talibans pakistanaisz avait également visé mardi soir une réunion électorale du Awami National Party (ANP) à Peshawar (nord-ouest), tuant 22 personnes dont l’homme politique local Haroon Bilour, selon un nouveau bilan.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juillet 2018 14h36)                                                        

Brésil: Lula dit à son parti qu’il est libre de trouver un autre candidat

avril 24, 2018

L’ex-président brésilien (2003-2011) Luiz Inacio Lula da Silva à Sao Bernardo do Campo le 7 avril 2018. / © AFP / Miguel SCHINCARIOL

L’ex-président Lula, incarcéré pour corruption, a donné le feu vert à son Parti des Travailleurs (PT, gauche) pour qu’il trouve, s’il le souhaite, un autre candidat à la présidentielle au Brésil, dont il est donné favori tout en encourant une inéligibilité.

Le PT a toutefois rapidement confirmé le maintien de la candidature de Luiz Inacio Lula da Silva, sa seule chance de revenir au pouvoir.

« Je voudrais que vous vous sentiez totalement libres de prendre quelque décision que ce soit parce que 2018 est une année très importante pour le PT, pour la gauche, pour la démocratie », a écrit la figure emblématique de la gauche dans une lettre lue par la présidente du parti, Gleisi Hoffmann, tard lundi lors d’une réunion de la direction du parti.

L’un des cadres du PT, Alexandre Padilha, a publié sur Facebook une vidéo où l’on voit Mme Hoffmann lire une partie de la lettre de Lula.

Peu après la publication de cette vidéo, Gleisi Hoffmann a indiqué sur son compte Facebook que le PT s’en tenait à la candidature de Lula.

« Le peuple veut que Lula soit libre, que Lula soit président! Il n’y a pas de plan B, parce que Lula est innocent », a-t-elle dit, assurant que la candidature de celui qui a déjà été deux fois président (2003-2010) serait approuvée lors d’une convention nationale et enregistrée auprès du tribunal électoral le 15 août.

Le PT n’a pas non plus de plan B dans la mesure où aucun autre de ses dirigeants n’a le charisme ni l’expérience de Lula, figure historique de la gauche brésilienne, et n’est susceptible de dépasser les 2% dans les sondages.

C’est le cas des deux personnalités dont le nom a pu être cité: l’ex-maire de Sao Paulo Fernando Haddad ou l’ancien gouverneur de Bahia Jaques Wagner, dont la candidature serait de surcroit plombée par des soupçons de corruption.

– Possible transfèrement –

Dans sa lettre, Lula a ajouté être « heureux » des résultat du dernier sondage Datafolha, qui, malgré son incarcération, le place toujours très largement en tête des intentions de vote à la présidentielle d’octobre, à 31 % — quoique en recul de six points.

Condamné en deuxième instance à 12 ans et un mois de prison pour corruption et blanchiment d’argent, Lula a commencé à purger sa peine le 7 avril au siège de la police fédérale de Curitiba (sud).

Lundi soir, ses avocats ont déposé de nouveaux recours devant les tribunaux supérieurs, contre la condamnation à une peine de prison de Lula et pour qu’il lui soit possible, s’il le souhaite, de se présenter à un troisième mandat présidentiel.

Alors qu’en tant qu’ancien président Lula bénéficie de conditions privilégiées d’incarcération, dans une cellule de 15 M2 sans barreaux, avec douche et toilettes privées, plusieurs journaux évoquaient son prochain transfèrement.

La Police fédérale aurait, selon eux, demandé qu’il soit amené « dans un établissement pénitentiaire adéquat ».

Interrogée par l’AFP, un avocat de Lula a indiqué que la défense de l’ex-président « ne ferait pas de commentaire sur la demande de la police fédérale, d’abord parce que cette question est confidentielle et ensuite parce qu’elle n’en a pas été saisie ».

Lula n’a pu à ce jour que recevoir la visite de ses avocats à Curitiba. Celle de ses amis politiques comme l’ancienne présidente Dilma Rousseff, qui lui avait succédé, ou les responsables du PT, et même du prix Nobel de la paix Adolfo Pérez Esquivel ont été refusées.

Romandie.com avec(©AFP / 24 avril 2018 23h35)                

Venezuela: vote sous tension, un candidat à la Constituante tué

juillet 30, 2017

Des électeurs appelés à désigner leurs délégués à une assemblée constituante, le 30 juillet 2017 à Caracas / © AFP / JUAN BARRETO

Un candidat à l’Assemblée constituante a été tué par balle, signe de la tension qui régnait dimanche au Venezuela où les électeurs sont appelés à désigner leurs délégués à cette assemblée que le président Maduro veut doter d’un « super pouvoir », mais que l’opposition rejette.

Protestations, blocages, violences: ce scrutin se déroule dans un climat de forte tensions dans un pays au bord de l’effondrement économique. Depuis le mois d’avril des manifestations anti-gouvernementales ont fait plus d’une centaine de morts ainsi que des milliers de blessés.

Dans la nuit de samedi à dimanche, « un groupe a fait irruption » chez José Felix Pineda, un avocat de 39 ans, à Ciudad Bolivar (sud-est), « et lui a tiré dessus à plusieurs reprises », a indiqué le Parquet sur Twitter, sans évoquer d’éventuels motifs.

Il s’agit du deuxième candidat assassiné. Le 10 juillet, José Luis Rivas a été abattu en pleine campagne électorale dans la ville de Maracay (centre-nord).

Le scrutin pour désigner les 545 membres de l’Assemblée constituante a débuté dimanche à 06H00 locales (10H00 GMT) et le président socialiste Nicolas Maduro a été le premier à voter dans l’ouest de Caracas.

« Je suis le premier à voter dans le pays. Je demande aujourd’hui sa bénédiction à Dieu pour que le peuple puisse exercer librement son droit de vote démocratique », a déclaré le chef de l’Etat. Selon lui, « l’empereur Donald Trump a voulu empêcher le peuple d’exercer le droit de vote ».

Au petit matin, les forces de l’ordre, qui surveillent les centre électoraux, ont violemment délogés des opposants qui bloquaient des rues à El Paraiso, dans l’ouest de Capitale.

– Participation, donnée-clef –

L’opposition, qui boycotte tout le processus et n’a donc présenté aucun candidat, a appelé à un rassemblement massif à Caracas, ainsi qu’à dresser des barricades dans tout le pays bien que le gouvernement ait menacé de jusqu’à dix ans de prison ceux qui feraient obstacle au scrutin.

Les antichavistes détiennent la majorité au Parlement et voient dans cette Constituante un moyen pour le président Maduro de se cramponner au pouvoir, de contourner l’Assemblée nationale élue et d’éviter la présidentielle prévue fin 2018. Ils dénoncent une dérive vers un « régime à la cubaine ».

Le gouvernement assure de son côté que cette future assemblée, dont la durée du mandat n’est pas définie, sera un « super pouvoir » qui aura la capacité de dissoudre le Parlement, qu’elle apportera la paix et permettra au pays de se redresser économiquement.

« Cette fraude constitutionnelle et électorale est la plus grave erreur historique qu’ait pu commettre Maduro », a affirmé le député Freddy Guevara, au nom de la coalition de l’opposition Table de l’unité démocratique (MUD).

Nicolas Maduro et sa Constituante ont le soutien des pouvoirs judiciaire et militaire. Mais plus de 80% des Vénézuéliens désapprouvent sa gestion du pays et 72% son projet, selon l’institut de sondages Datanalisis.

Le Conseil national électoral (CNE) a assuré samedi que les militaires garantissaient le déroulement du scrutin et permis aux électeurs de voter dans n’importe quel bureau de leur commune, arguant de « menaces de l’opposition ».

La participation sera une donnée-clef. Selon l’analyste Benigno Alarcon, le gouvernement cherche à éviter une forte abstention, après les 7,6 millions de votes que la MUD assure avoir réunis lors d’un référendum symbolique organisé il y a deux semaines contre le projet.

– ‘La dictature s’auto-isole’ –

Mais grâce au mode de scrutin, combinant vote territorial et par secteurs socio-professionnels, 62% des 19,8 millions d’électeurs pourront se prononcer deux fois. Ce qui va compliquer le calcul des résultats, selon l’expert électoral Eugenio Martinez.

Bien qu’elles disent vouloir la paix, des personnalités qui siègeront dans cette assemblée, comme le puissant Diosdado Cabello, ont menacé de s’en servir pour envoyer des gens en prison, dissoudre le Parlement ou démanteler le Parquet.

Chaviste de longue date –du nom d’Hugo Chavez, président de 1999 à son décès en 2013 et dont M. Maduro est l’héritier–, la Procureure générale Luisa Ortega a pourtant dénoncé une rupture de l’ordre constitutionnel et appelé à rejeter la Constituante.

Avec ce projet, Nicolas Maduro s’est mis à dos les Etats-Unis, importateurs de 800.000 du 1,9 million de barils de brut que produit par jour le Venezuela, ainsi que plusieurs pays d’Amérique latine et d’Europe.

Washington a imposé des sanctions à 13 fonctionnaires et militaires proches du chef de l’Etat accusés d’attenter à la démocratie, de violations des droits humains ou de corruption.

La Colombie et le Panama ont annoncé qu’ils ne reconnaîtraient pas la Constituante, les Etats-Unis ont menacé d’autres sanctions. « La dictature s’auto-isole », a affirmé le député Guevara.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juillet 2017 17h33)