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Présidentielle: 80% des Français ne veulent pas de Hollande en 2017

avril 9, 2016

Quatre Français sur cinq ne souhaitent pas que le président français François Hollande soit candidat à sa propre succession en 2017. Ils sont toutefois 67% à penser qu’il se représentera, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche.

Les sympathisants du parti socialiste sont 53% à ne pas désirer que le président sortant se représente. Ce pourcentage monte à 91% chez les sympathisants des Républicains (opposition de droite) et à 89% chez ceux du Front national (extrême droite).

Si François Hollande ne se présente pas, 34% des Français se disent prêts à voter pour le ministre de l’économie Emmanuel Macron, devant le premier ministre Manuel Valls (28%), l’écologiste Nicolas Hulot (26%) et Martine Aubry (25%). Emmanuel Macron a lancé cette semaine son mouvement politique tout en assurant qu’il soutenait François Hollande.

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 991 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, du 7 au 8 avril 2016.

Romandie.com

Congo-Brazzaville : la police encercle le domicile du général Mokoko, candidat présidentiel

février 14, 2016

 

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Le général Jean-Marie Michel Mokoko, à Bangui, le 7 mai 2014 Crédits : ISSOUF SANOGO/AFP

L’air est lourd ce samedi soir 13 février à Brazzaville, et pas seulement en raison de la touffeur nocturne et d’un ciel orageux. Peu après 21 heures locales, des policiers en civil et en uniforme ont pris position au centre-ville, entre l’hôtel Mikhael et l’ambassade du Congo Kinshasa voisin. Visé par ce dispositif, le général Jean-Marie Michel Mokoko compte les heures, entouré de sa vieille mère et de sa garde rapprochée sur le qui-vive.

C’est bien de lui qu’il est question, à 2,5 km de là, au palais présidentiel. Le général Jean François Ndenguet, qui dirige la police, s’y entretenait avec le chef d’Etat, Denis Sassou-Nguesso, du sort à réserver à cette figure de la vie politique congolaise devenue en quelques jours leader populaire de l’opposition – et bête noire du régime. Jean-Marie Michel Mokoko, joint au téléphone par Le Monde Afrique, se veut « serein », même s’il ajoute que « tout peut arriver dans ce pays » qu’il espère diriger, s’il est élu lors de l’élection présidentielle prévue le 20 mars. « Je n’ai pas peur de mourir ou d’être arrêté par des serviteurs de dirigeants qui considèrent ce pays comme leur patrimoine personnel », dit-il.

Relever un « Congo ruiné »

Quelques heures plus tôt, dans l’après-midi, il était acclamé par un aréopage d’opposants à Denis Sassou-Nguesso, de sympathisants et de curieux entassés dans la salle comble de conférences du palais des Congrès de Brazzaville. Le général, qui était encore conseiller du président chargé des questions de paix et de sécurité le 3 février, date de sa démission, et qui représentait l’Union africaine en Centrafrique, a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle. Son allocution a présenté les grandes lignes de son programme, et dénoncé le « désarroi du peuple et le désespoir de la jeunesse », « l’accentuation de la pauvreté », « la dégradation de l’Etat ».

Lire aussi : Général Mokoko : « Sassou doit se retirer comme un homme de paix »

Les leaders des partis d’opposition avaient fait le déplacement, y compris d’autres candidats à la présidentielle, pour soutenir celui qui est rentré à Brazzaville le 9 février, accueilli à l’aéroport par des jets de pierre et des gaz lacrymogènes jetés par des policiers aux ordres du Général Ndenguet. Certains journalistes et plusieurs partisans de Jean-Marie Michel Mokoko y avaient été violentés. Au Palais des Congrès ce samedi 13 février étaient notamment présents les anciens ministres Guy Brice Parfait Kolélas et Okombi Salissa qui furent tous deux maintenus à résidence durant plusieurs semaines en octobre 2015, lors du référendum pour l’adoption d’une nouvelle constitution, permettant à Denis Sassou-Nguesso de se représenter. Un vote entaché de « tricheries », selon l’opposition et des diplomates occidentaux, et dénoncé par la communauté internationale.

Lire aussi : Des pierres, des gaz et des tirs, bienvenue à Brazzaville, M. Mokoko

Jean-Marie Michel Mokoko a promis de relever un « Congo ruiné » et de « restaurer l’autorité de l’Etat bafoué ». Des mots qui désignent le clan « Sassou », visé en France par la plainte dite des biens mal acquis et soupçonné de détournements massifs de revenus pétroliers.

Étrange vidéo

La riposte n’a pas tardé. À 15 h 30, le site web de Jeune Afrique, hebdomadaire ayant souvent fait l’éloge de Denis Sassou-Nguesso, publie un article non signé intitulé « Congo Brazzaville : Jean-Marie Michel Mokoko et la vidéo qui tue ». L’article raconte une vidéo datant de 2003 dans laquelle on découvre Jean-Marie Michel Mokoko discuter d’un coup d’Etat. Ce document d’un peu plus de 30 minutes, présenté comme exclusif, circule en réalité depuis plusieurs années dans les rédactions et les milieux diplomatiques. Jeune Afrique ne publie pas la vidéo sur son site, mais elle apparaît, au même moment, sur des médias en ligne proches du pouvoir et postée sur YouTube.

Pour le général Mokoko, présenté comme un putschiste avide de pouvoir, l’embarras est immédiat. « Je me souviens très bien de ce piège, se défend-il samedi soir au téléphone, depuis son domicile de Brazzaville entre-temps encerclé par des policiers. Mais en quoi un prétendu plan de coup d’Etat datant de 2003 est-il d’actualité en 2016, le jour de l’officialisation de ma candidature ? » Et d’ajouter qu’il avait remis en personne cet enregistrement au cabinet présidentiel dans la foulée. « Nous en avions discuté avec le directeur de cabinet du président et Jean-Dominique Okemba [JDO, patron du Conseil national de sécurité] », dit-il.

Lire aussi : L’après-Sassou au Congo (2/4) : JDO, l’homme de l’ombre

À l’origine de cette étrange vidéo, il y a un avocat parisien plusieurs fois passé par la case prison, Me Sylvain Maier, connu pour avoir défendu l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo. Cet avocat a tenté de convaincre Jean-Marie Michel Mokoko d’adhérer à un plan fantasque visant à renverser Denis Sassou-Nguesso. C’était en 2007 plutôt qu’en 2003 comme dans le souvenir de M.Mokoko. Il introduit plusieurs « barbouzes » français à la mine patibulaire qui se disent proches de la DGSE. Des pieds nickelés qui tenteront plus tard un coup d’Etat en Côte d’Ivoire pour installer au pouvoir le militaire et rebelle Ibrahim Coulibaly, lequel sera assassiné en 2011. Certains extraits de la bande seront diffusés sur internet. Mais la vidéo complète, qui comprend une allocution du général Mokoko censée être diffusée après sa prise du pouvoir, n’a circulé que dans des cercles restreints jusqu’à ce samedi 13 février.

Lire aussi : HSBC : le compte en Suisse de l’ex-avocat de Laurent Gbagbo

Il y a une dizaine d’années, Arlette Soudan-Nonault, l’épouse du directeur de la rédaction de Jeune Afrique, et membre du bureau politique du Parti Congolais du travail (PCT, au pouvoir) avait évoqué ce film devant des diplomates occidentaux en poste à Brazzaville. « Elle disait à tout le monde que je serai arrêté et jeté en prison », ajoute le général Mokoko pour qui « ce n’est pas un hasard si cette affaire ressort aujourd’hui dans Jeune Afrique ». Mme Soudan-Nonault dément formellement ce qu’elle qualifie « de pure affabulation diffamatoire », et souligne qu’à l’époque des faits, elle n’était « pas membre du PCT ». Pourtant, la semaine du 8 février, elle aurait proposé le document à plusieurs rédactions parisiennes. Là encore, Arlette Soudan-Nonault dément formellement. « Je n’ai moi-même reçu le document de façon anonyme que le 7 février et je ne l’ai transmis à personne », dit-elle.

Lire aussi : François Soudan, journaliste et bel ami des présidents africains

Jean-Marie Michel Mokoko redoute néanmoins que les menaces d’arrestation ne soient mises à exécution. Il ignore s’il pourra, comme prévu, se rendre lundi 15 février dans son village natal, au nord du pays, pour prendre quelques jours de repos et songer à sa campagne présidentielle.

Congo: Le Général Marie-Michel Mokoko candidat à la présidentielle raconte son agression

février 12, 2016
Auteur: Exclusif-Brazza


L’ancien chef d’état major des Armées Jean-Marie Mokoko aujourd’hui candidat aux présidentielles au Congo révèle avoir été agressé par des policiers en civil.

Que s’est-il passé hier à l’aéroport international Maya-Maya ?

Il était un peu plus de 19h. J’étais tout heureux de revenir dans mon pays après quatre mois d’absence. Je savais que quelque chose pouvait se passer à mon arrivée j’ai donc demandé à mes camarades de ne pas avertir nos militants. Leur présence se justifiait d’autant moins que la campagne n’est pas encore ouverte. Seuls mes proches collaborateurs devaient m’accueillir à l’aéroport. J’ai été surpris en entrant dans le salon VIP de me retrouver tout seul. il n’y avait personne pour m’accueillir.

Avez-vous compris que quelque chose se tramait ?

J’ai su plus tard que la police avait bouclé la zone pour empêcher mes amis de rentrer et les maintenir dans un endroit précis. En sortant du terminal, je monte dans la voiture qui m’attend puis nous sortons du parking. Avant de prendre la sortie vers la ville, j’aperçois sur ma gauche une cinquantaine de personnes qui, curieusement se mettent à me saluer bruyamment. J’avais pourtant donné la consigne de ne faire venir aucun militant. Plus tard mon aide de camp me dira avoir repéré deux bus non immatriculés dont nous savons qu’ils appartiennent à la police. Nous reconnaissons dans la foule des agents en civil.

« Cette agression a été organisée par le directeur général de la police nationale »

Etes-vous certain que ces faux militants appartenaient à une brigade de police? Si oui, laquelle ?

Ils sont connus à Brazzaville. C’est une organisation constituée par des supplétifs de la police nationale, il y a parmi eux d’anciens judokas et karatékas. Ils dépendent directement du directeur de la police nationale.

Pourquoi vous êtes-vous arrêté ?

A ma droite, je vois mes amis sensés m’accueillir à l’aéroport. La moindre des choses est de m’arrêter pour les saluer. Alors, tout est allé très vite. Mon aide de camp me pousse dans voiture quand il comprend que c’est un piège. La foule jette des gaz lacrymogènes et nous caillasse. Dans la voiture, je vois un gros caillou atterrir sur mon genou. Aujourd’hui, je marche difficilement mon genou me fait atrocement mal. Pourtant le parking est cimenté. Les cailloux ont été amenés, c’est bien la preuve qu’il s’agit d’une opération préméditée. Nous réussissons à sortir avec difficulté à sortir de l’aéroport.

Vous voulez dire que la police a organisé un coup monté pour vous intimider ?

Pire, le directeur général de la police a organisé cette agression caractérisée. D’après le porte-parole de la police, des hommes ont été envoyés pour ma protection, mais je n’étais pas en danger ! Dans ce pays le simple fait de dire qu’on est candidat constitue une infraction ! Ils avaient pris toutes les dispositions pour que les personnes qui m’attendaient restent dans ce lieu précis pour me faire descendre de mon véhicule. C’était prémédité !

« Nous vivons dans une république d’un autre âge »
Qu’est-il arrivé aux personnes qui vous attendaient justement ?

Ils ont été tabassés et piétinés comme des bêtes. Plusieurs d’entre eux sont blessés. Un de mes collèges a un œil tuméfié, l’autre l’oreille couvert de sang. Ce matin, il a dû aller à l’hôpital. C’est inacceptable. Nous vivons dans une république d’un autre âge ! Ce n’est pas possible. Il faut alerter l’opinion.
On parle d’une commission indépendante, mais c’est l’administration du territoire qui va organiser ses élections. Il ne reste plus qu’au président de déclarer tous les candidats forfaits et se présenter seul. Je suis révolté.

Votre candidature a surpris le président Sassou Nguesso, vous faisiez partie de son cabinet il y a encore quelques jours…

J’ai manifesté le désir de me présenter à cette élection parce que je pense que les dispositions légales de mon pays me permettent de prétendre à la fonction suprême.

En doutez-vous aujourd’hui ?

Non, mais il faut absolument alerter l’opinion publique sur ce qu’il se passe au Congo. Tout se passe par intimidation, par corruption. Tout le monde se couche.

Avec Zenga-mambu.com

Congo: le président Denis Sassou Nguesso candidat à un troisième mandat en mars

janvier 25, 2016

2031

 
Brazzaville – Le parti au pouvoir à Brazzaville a annoncé lundi que le président congolais Denis Sassou Nguesso briguerait un troisième mandat lors de la présidentielle du 20 mars, comme le lui permet la nouvelle constitution entrée en vigueur en novembre.

M. Sassou Nguesso, qui cumule près de 32 ans à la tête du pays, a été investi candidat du Parti congolais du travail (PCT) à l’issue d’une réunion du comité central de cette formation.

 Le comité central du PCT a validé la candidature du camarade Denis Sassou Nguesso comme candidat du parti à l’élection présidentielle du 20 mars 2016, selon un communiqué du parti lu à la presse après la rencontre.

En faisant totalement confiance au président Denis Sassou Nguesso, nous avons fait le bon et le meilleur choix, a déclaré le secrétaire-général du PCT, Pierre Ngolo.

Camarade Denis Sassou Nguesso, vous êtes investi sans avoir fait acte de candidature parce que les Congolais dans leur diversité vous portent et vous considèrent comme l’homme de la situation dans le contexte actuel du pays et de la sous-région, a-t-il lancé.

La nouvelle constitution congolaise adoptée en octobre lors d’un référendum boycotté par l’opposition permet au chef de l’État sortant, né en 1943, de se représenter, ce qui lui était interdit aux termes de la loi fondamentale adoptée en 2002.

Le gouvernement a annoncé fin décembre sa volonté d’avancer au mois de mars la présidentielle dont le premier tour aurait normalement dû avoir lieu en juillet.

Le président Sassou Nguesso et le PCT ont voulu tourner le peuple congolais en dérision en disant qu’ils changeaient la constitution pour faire évoluer les institutions, a réagi l’opposant Clément Miérassa, président du Parti social démocrate congolais (PSDC).

C’était totalement faux. Le président a changé la Constitution pour demeurer au pouvoir, a-t-il déclaré à l’AFP, estimant que l’annonce de sa désignation comme candidat ne surprend personne.

En dehors de M. Sassou Nguesso, le seul candidat résident actuellement au Congo à s’être déclaré est Joseph Kignoumbi Kia-Mboungou.

Député de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), la première formation de l’opposition au Parlement, M. Kignoumbi compte concourir pour la troisième fois de suite à la présidentielle, en tant que candidat indépendant, comme en 2002 et en 2009.

Lors de ces deux scrutins, remportés par M. Sassou Nguesso dès le premier tour, M. Kignoumbi était arrivé deuxième, selon les résultats officiels.

Certains membres de la diaspora congolaise ont annoncé leur intention de se présenter mais la loi électorale impose que les candidats à la magistrature suprême aient résidé pendant deux ans d’affilée au Congo avant de se déclarer.

Petit pays d’Afrique centrale de quelque 4,4 millions d’habitants, le Congo tire la majeure partie de ses revenus du pétrole.

M. Sassou Nguesso a dirigé le pays à l’époque du parti unique, de 1979 jusqu’aux élections pluralistes de 1992, qu’il a perdues.

Revenu au pouvoir par les armes en 1997, il a été élu président en 2002 et réélu en 2009.

Rassemblés en deux grandes coalitions, les opposants au président, après avoir tenté en vain d’empêcher le changement de constitution, ont posé des conditions à leur participation à la présidentielle du 20 mars, parmi lesquelles la mise en place d’une commission électorale dont l’indépendance est reconnue par tous et l’élaboration d’un fichier électoral fiable.

Romandie.com (©AFP / 25 janvier 2016 20h40)

 

Présidence Fifa : le Sud-Africain Sexwale pourrait être candidat

octobre 3, 2015
Tokyo Sexwale, le 2 octobre 2015. © Dan Balilty/AP/SIPA

Tokyo Sexwale, le 2 octobre 2015. © Dan Balilty/AP/SIPA

L’homme d’affaires sud-africain et ancien compagnon de cellule de Nelson Mandela, Tokyo Sexwale, a dit vendredi à Tel Aviv se laisser encore du temps pour décider de briguer ou non la succession de Sepp Blatter à la présidence de la Fifa.

« Il y a toujours une date butoir (pour se déclarer), autour du 26 de ce mois, nous avons donc encore quelques jours », a dit Tokyo Sexwale à la presse.

Ce militant contre l’apartheid a passé 13 ans dans les geôles de Robben Island aux côtés de Nelson Mandela. Après la fin de l’apartheid, il a occupé des fonctions politiques, dont celle de ministre pendant quelques années.

Hommes d’affaires, il a été nommé en 2015 président du Comité de surveillance de la Fifa pour Israël et la Palestine. C’est à ce titre qu’il était vendredi à Tel Aviv.

Les fédérations de football palestinienne et israélienne s’y sont rencontrées pour la deuxième fois pour tenter de résoudre sous l’égide de Tokyo Sexwale et de la Fifa la grave crise qui les oppose depuis mai. Les discussions ont été « très positives », a dit Tokyo Sexwale sans en préciser la teneur.

Les Palestiniens accusent Israël d’entraver la liberté de mouvements de leurs joueurs et souhaitent voir Israël suspendu des instances internationales du football parce qu’il permet à des clubs établis dans des colonies de Cisjordanie occupée d’évoluer dans les championnats israéliens.

Les présidents des fédérations israélienne et palestinienne, Ofer Eini et Jibril Rajoub, ainsi que des représentants de l’UEFA, dont Israël est membre, et de la Confédération asiatique de football, à laquelle la Palestine appartient, ont participé à cette rencontre à huis clos dans un hôtel de Tel Aviv. Ils s’étaient déjà réunis fin août à Zurich.

Lors d’une pause, MM. Eini et Rajoub se sont longuement serré la main devant les photographes, tout en refusant de s’exprimer.

« Nous comprenons que ces problèmes sont plus profonds et principalement sécuritaires et politiques et que nous ne pouvons pas les résoudre, mais dès que le football est affecté, nous nous devons d’être présents, ici, pour veiller au déroulé dans les règles et la bonne humeur du jeu », a déclaré Tokyo Sexwale.

Il a indiqué qu’il avait également été question des conséquences du récent refus de l’Arabie saoudite de venir jouer dans les Territoires palestiniens un match de qualification pour la Coupe du monde de 2018.

« Les Saoudiens ont l’impression que ça légitimerait l’occupation » israélienne, a commenté l’émissaire de la Fifa. De nombreux pays arabes refusent de se soumettre aux contrôles de l’armée israélienne qui tient tous les accès à la Cisjordanie.

Jeuneafrique.com

Burkina Faso : le candidat du parti de Compaoré exclu de la présidentielle

août 30, 2015

Ouagadougou – Le Conseil constitutionnel du Burkina Faso a publié samedi la liste provisoire des candidats à la présidentielle du 11 octobre, excluant le candidat du parti du président déchu Blaise Compaoré, a-t-on appris de source officielle.

La déclaration de candidature de M. Eddie Constance Komboïgo, candidat du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, l’ex- parti au pouvoir) doit être rejetée, écrit le Conseil constitutionnel.

Le droit n’a pas été dit, c’est plutôt la politique qui a beaucoup pesé, a réagi M. Komboïgo, y voyant une manœuvre pour exclure le CDP.

Nous contestons la décision du Conseil constitutionnel… Nous allons dénoncer mais nous allons respecter, a-t-il poursuivi, appelant les jeunes de son parti à éviter l’affrontement.

Mardi, M. Komboïgo, chef du CDP, a été déclaré inéligible aux législatives d’octobre qui doivent se tenir le même jour que la présidentielle. Or, pour le juge constitutionnel, cette décision s’applique à l’élection présidentielle du 11 octobre.

Au total, sur 22 candidats enregistrés, six ont été recalés par le Conseil constitutionnel: la liste provisoire fait donc état de 16 candidats.

Parmi les recalés figure également Gilbert Noël Ouédraogo, président de l’Alliance pour la Fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA), un grand allié au pouvoir Compaoré. Il a été exclu pour les mêmes motifs.

Conformément à une loi votée en avril, le Conseil constitutionnel avait déclaré mardi inéligibles aux législatives 42 partisans de Blaise Compaoré pour avoir soutenu l’ancien président dans son projet de modifier la Constitution afin de pouvoir se représenter.

De nouvelles personnes ont depuis été jugées inéligibles. Leur nombre total s’élevait ainsi samedi non plus à 42, mais à 52.

S’ils pensent que nous avons commis des bêtises et que le peuple nous vomit, laissez-nous aller aux élections et le peuple va nous rejeter, a suggéré M Komboïgo.

Le CDP va travailler à sauver le 11 octobre 2015, en remplaçant ces personnes par des jeunes dynamiques, a-t-il assuré.

La liste définitive des candidats à la présidentielle sera publiée à l’issue des recours, possibles jusqu’au 6 septembre. Seuls ceux qui ont été retenus sur la liste provisoire peuvent contester les candidatures de leurs adversaires.

Deux anciens ministres du dernier gouvernement de Compaoré poursuivis devant la Haute Cour de justice en même temps que M. Compaoré figurent toujours sur la liste provisoire: l’ex ministre des Sports Yacouba Ouédraogo, candidat d’un petit parti, et l’ancien chef de la diplomatie de Compaoré, le général Djibrill Bassolé.

Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Cependant, les partis de l’ex-majorité ont toujours la possibilité de remplacer les candidats déclarés inéligibles par de nouveaux candidats.

Blaise Compaoré, qui voulait changer la Constitution afin de pouvoir se représenter, a été chassé du pouvoir le 31 octobre 2014 par une insurrection populaire à l’issue de 27 ans de règne.

Un régime dit de transition, dirigé par le président Michel Kafando et le Premier ministre Isaac Zida, a été mis en place après la chute de M. Compaoré. Il doit prendre fin avec les élections présidentielle et législatives dont le premier tour est prévu le 11 octobre.

Romandie.com avec(©AFP / 30 août 2015 01h11)

Centrafrique : François Bozizé mise sur un retour par les urnes

août 11, 2015
François Bozizé, ancien chef d'Etat de la Centrafrique. © Ben Curtis/AP/SIPA

François Bozizé, ancien chef d’Etat de la Centrafrique. © Ben Curtis/AP/SIPA

Exilé en Ouganda, François Bozizé, l’ancien président centrafricain renversé en 2013, ne se résigne pas à abandonner la scène politique. Son parti l’a désigné samedi candidat à la prochaine présidentielle, prévue le 18 octobre.

Il s’en disait persuadé à Jeune Afrique dès août 2013 : « Tôt ou tard, je reviendrai ». Plus de deux ans après avoir été renversé, François Bozizé n’en démord pas et il croit encore en la possibilité de faire un retour triomphal à Bangui. Mais c’est dans les urnes, et non plus dans les armes, qu’il semble désormais avoir placé tous ses espoirs. Pour preuve, son parti, le Kwa Na Kwa, a tenu son congrès à Bangui, samedi 8 août, et l’a désigné officiellement candidat à la présidentielle fixée fixée le 18 octobre 2015.

« Aucune campagne électorale ne peut être dirigée de l’étranger et François Bozizé va rentrer au pays, nous ferons tout ce qui est dans notre pouvoir pour qu’il revienne », affirmait lundi à Reuters Bertin Bea, la secrétaire général du Kwa Na Kwa. « Deux ans et demi se sont écoulés et je pense que le peuple centrafricain a su faire la différence entre ce qui existait en mon temps et ce que nous constatons aujourd’hui », disait le lendemain l’ex-chef d’Etat sur l’antenne de RFI pour justifier son éventuelle candidature.

Le prix de l’obstination

Contraint par les rebelles de la Séléka de quitter le palais de la Renaissance, le 24 mars 2013, Bozizé vit désormais en exil à Kampala, la capitale ougandaise, où l’a accueilli l’un de ses derniers soutiens, Yoweri Museveni. Et pour avoir une chance de participer au scrutin présidentiel, il devra franchir deux obstacles de taille. Il y a d’abord les sanctions – gel de ses avoirs et interdiction de voyager – prises contre lui le 9 mai 2014 par les Nations Unies, qui lui reprochent d’avoir « apporté un appui matériel et financier à des miliciens [anti-balaka, NDLR] qui s’emploient à faire dérailler la transition en cours et à le ramener au pouvoir. »

Puis il y a le mandat d’arrêt international émis contre lui par la justice centrafricaine, notamment pour détournements de fonds. « Ce n’est pas normal de me mettre à l’écart (…) pourquoi m’empêcher de rentrer chez moi pour apporter ma contribution à la paix ? », a réagi l’intéressé mardi sur RFI.

Même s’il rentrait au pays, son dossier de candidature risquerait donc de faire les frais de la procédure judiciaire enclenchée contre lui. Plus grave : si les dossiers que la Cour pénale internationale (CPI) instruit à la demande de Catherine Samba-Panza, la président de la transition, sont jugés assez solides, Bozizé pourrait être extradé vers La Haye. Une menace déjà appliquée sous d’autres cieux contre un autre ancien président africain, lui aussi renversé… Suffira-t-elle à dissuader l’ancien putschiste de rejoindre les rives de l’Oubangui  ?

Jeuneafrique.com par Salsabil Chellali

Côte d’Ivoire : Pascal Affi N’Guessan désigné candidat du FPI à la présidentielle

mai 22, 2015

Pascal Affi N'Guessan est le président du FPI reconnu par la justice ivoirienne.
Pascal Affi N’Guessan est le président du FPI reconnu par la justice ivoirienne. © Émilie Régnier/J.A.

Le 4e congrès extraordinaire du Front populaire ivoirien (FPI) a entériné vendredi la candidature de Pascal Affi N’Guessan à la présidentielle d’octobre.

Pascal Affi N’Guessan sera le candidat officiel du Front populaire ivoirien (FPI) lors de l’élection d’octobre 2015. Sans surprise, il a été désigné à cette fonction vendredi 22 mai au deuxième jour du 4e congrès extraordinaire du parti qui se déroule au Palais des sports de Treicheville. Avant cela, le président en exercice du FPI, reconnu par la justice ivoirienne, et les cadres du parti avaient planché sur le programme de gouvernement à présenter aux électeurs.

Cette désignation intervient dans un contexte de division au sein du FPI dont une partie rejette l’autorité et la ligne d’Affi N’Guessan. Ces derniers ont organisé le 30 avril à Mama, village natal de Laurent Gbagbo dans l’Ouest, leur propre congrès lors duquel ils ont investi l’ancien chef de l’État comme président du parti.

Interdits d’utiliser le nom du FPI par la justice ivoirienne, ces frondeurs, représentés par Abou Dramane Sangaré, ont décidé d’intégrer la Coalion pour le changement (CNC), alliance hétéroclite d’une quinzaine de cadres de la politique ivoirienne comme l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny (PDCI) et l’ancien président de l’Assemblée nationale Mamadou Koulibaly (Leader).

Ce front anti-Ouattara estime que les conditions pour une élection libre et transparente ne sont pas réunies. Ils demandent notamment au pouvoir de remettre à plat la Commission électorale indépendante (CEI). L’élection présidentielle doit se tenir le 25 octobre.

Jeuneafrique.com par Vincent Duhem

Côte d’Ivoire: le parti de Gbagbo va désigner son candidat pour « battre » Ouattara

mai 21, 2015

Côte d'Ivoire: le parti de Gbagbo va désigner son candidat pour 'battre' Ouattara
Côte d’Ivoire: le parti de Gbagbo va désigner son candidat pour « battre » Ouattara © AFP

Le parti de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, le Front Populaire Ivoirien (FPI), secoué par des divisions internes, a ouvert jeudi son congrès pour désigner son candidat à la présidentielle d’octobre afin de « battre » le président Alassane Ouattara et « revenir » au pouvoir.

Alassane Ouattara « doit partir (du pouvoir) c’est un impératif », a lancé Pascal Affi N’Guessan, le président du Front Populaire Ivoirien (FPI)à la tribune, appelant au « changement ».

« Le changement c’est d’abord l’alternance démocratique c’est à dire la défaite d’Alassane Ouattara en octobre 2015 et le retour du Front Populaire Ivoirien au pouvoir », a-t-il expliqué aux quelques milliers de personnes qui ont assisté à l’ouverture des assises du parti au palais des sports d’Abidjan.

Selon lui, le congrès doit « arrêter les modalités » du départ d’Alassane Ouattara « pour désigner celui d’entre nous qui va nous conduire à cet objectif ».

Deux camps s’affrontent au sein du FPI: le premier veut concourir à la présidentielle d’octobre derrière Affi N’Guessan, mais le second refuse un tel scénario et fait de la libération de l’ex-président Laurent Gbagbo, qui doit être jugé par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, « le coeur de la stratégie de lutte du parti ».

Les deux factions se sont déjà affrontées en justice en décembre, à l’avantage de M. N’Guessan qui avait réussi à faire interdire un congrès du FPI destiné à désigner son président. Mais le 30 avril, Laurent Gbagbo, bien que détenu par la CPI, a néanmoins été déclaré « président » du FPI par un millier de militants, une démarche jugée sans « aucune valeur » par la direction du parti.

Malgré la forte crise interne que traverse son parti, Pascal Affi N’Guessan fait figure de favori pour obtenir l’investiture officielle pour la présidentielle.

Laurent Gbagbo est écroué depuis fin 2011 à La Haye, où il doit répondre de « crimes contre l’humanité », relatifs à la crise post-électorale de 2010-2011.

Née du refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire de M. Ouattara à la présidentielle de novembre 2010, la crise ouverte entre les deux camps a fait plus de 3. 000 morts, selon l’ONU.

Jeuneafrique.com