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Tunisie: 27 candidats en lice pour la présidentielle du 23 novembre

septembre 30, 2014

 

Tunisie: 27 candidats en lice pour la présidentielle du 23 novembre
Tunisie: 27 candidats en lice pour la présidentielle du 23 novembre © AFP

Vingt-sept candidats, dont une femme et des responsables de l’ancien régime de Ben Ali, sont en lice pour l’élection présidentielle du 23 novembre en Tunisie, a annoncé mardi l’instance chargée d’organiser le scrutin, l’ISIE.

Pas moins de 70 personnes avaient déposé un dossier de candidature auprès de l’instance pour cette première élection présidentielle depuis la révolution de janvier 2011, qui avait contraint Zine El Abidine Ben Ali à la fuite.

« Sur les 70 dossiers, 27 ayant respecté toutes les conditions ont été acceptés et 41 rejetés », a déclaré lors d’une conférence de presse Chafik Sarsar, le président de l’ISIE, en faisant état du retrait de deux candidats.

Parmi les candidats retenus figurent le président sortant, Moncef Marzouki, l’ancien Premier ministre Béji Caïd Essebsi et le président de l’Assemblée nationale constituante Mustapha Ben Jaafar.

D’anciens ministres de Ben Ali, comme Kamel Morjane et Mondher Zenaïdi, sont aussi en lice, tout comme une magistrate, Kalthoum Kannou, l’ex-gouverneur de la Banque centrale Mustapha Kamel Ennabli ainsi que des chefs de partis et des hommes d’affaires.

Le président de l’ISIE a indiqué que l’instance avait demandé au ministère public l’ouverture d’une enquête sur de possibles fraudes dans les parrainages d’électeurs présentés par un certain nombre de candidats à la présidentielle.

« Nous ne pouvons pas donner de noms et nous n’avons pas de preuves concrètes sur ces fraudes. Ce sera au tribunal de vérifier cette affaire », a dit M. Sarsar.

L’ISIE a précisé par ailleurs que 1. 327 listes étaient en lice pour les législatives du 26 octobre, 1. 230 en Tunisie et 97 à l’étranger.

C’est la première fois que les Tunisiens sont convoqués aux urnes pour élire leur chef d’Etat depuis la révolution de décembre 2010-janvier 2011. M. Marzouki avait été élu fin 2011 par les députés de la Constituante à la faveur d’un accord de coalition passé avec le parti islamiste Ennahda.

Ennahda a indiqué avoir décidé de ne pas présenter de candidat mais de soutenir une personnalité « consensuelle ».

Les scrutins d’octobre et de novembre doivent enfin doter la Tunisie d’institutions pérennes, près de quatre ans après la révolution.

Jeuneafrique.com avec AFP

Washington menace de saigner l’économie russe si Moscou empêche la présidentielle en Ukraine

mai 15, 2014

Kiev – Les Américains ont menacé jeudi de saigner l’économie russe déjà mal en point à coups de nouvelles sanctions si la Russie cherchait à empêcher la tenue en Ukraine du scrutin présidentiel du 25 mai crucial pour l’avenir du pays.

Les menaces des Occidentaux interviennent alors que les affrontements entre l’armée ukrainienne et les séparatistes armés se multiplient dans l’est de l’Ukraine près d’un mois après le lancement d’une opération antiterroriste qui visait à rétablir le contrôle de Kiev sur les régions sécessionnistes.

Les insurgés pro-russes continuent par ailleurs d’étendre leur contrôle, comme à Antratsyt, dans la région de Lougansk, où une mairie de quartier est tombée jeudi aux mains de dizaines d’insurgés armés, selon un journaliste de l’AFP sur place.

– Scalpel et saignement –

Mais c’est à Londres qu’un responsable américain a évoqué de manière très imagée la possibilité de nouvelles sanctions économiques contre Moscou.

Le but des premières séries de sanctions économiques prises par Washington et Bruxelles contre Moscou visait à faire usage du scalpel plutôt que du marteau, a déclaré ce responsable sous couvert d’anonymat.

Mais nous pouvons faire beaucoup de choses pour créer ce saignement, a-t-il ajouté après une rencontre à Londres entre le secrétaire d’Etat américain John Kerry et ses homologues britannique, français, allemand et italien.

Américains et Européens travaillent à envoyer un message aux séparatistes pro-russes et à Moscou pour leur dire que toute tentative d’empêcher les élections provoquera une nouvelle série de dommages pour la Russie, y compris des sanctions par secteur économique, a prévenu ce haut responsable, rappelant les vulnérabilités de l’économie russe.

La présidentielle du 25 mai, convoquée après la destitution en février de Viktor Ianoukovitch, est jugée cruciale par les Occidentaux pour sortir de la crise. La Russie en a longtemps rejeté le principe avant que le maître du Kremlin, Vladimir Poutine, adoucisse le ton estimant que le scrutin pourrait effectivement aller dans le bon sens.

Le président de la Douma, la chambre basse du Parlement russe, Sergueï Narychkine, a, lui, admis mercredi qu’organiser cette présidentielle était un moindre mal, même si elle n’est pas entièrement légitime.

Depuis le début de la crise ukrainienne, qui a accouché de la pire crise diplomatique entre l’Occident et la Russie depuis la chute de l’URSS en 1991, Washington et Bruxelles ont pris des sanctions diplomatiques et économiques sans précédent contre des sociétés russes et des dizaines de personnalités russes.

A dix jours de la présidentielle, les instituts de sondage donnent toujours le milliardaire pro-occidental Petro Porochenko grand favori avec plus de 33% des intentions de vote, loin devant Ioulia Timochenko l’ancienne égérie de la Révolution orange de 2004 (5,9%) et le pro-russe Serguiï Tiguipko (4,1%).

Selon le sondage, un tiers seulement des électeurs de l’Est russophone se dit prêt à aller voter le 25 mai.

– Table ronde et dialogue en rond

Mercredi, les autorités ukrainiennes s’étaient frottées au difficile exercice de la table ronde visant à discuter de l’unité du pays. Deux anciens présidents ukrainiens, des candidats à la présidentielle et des parlementaires, y compris pro-russes, participaient à cette conférence. Mais aucun séparatiste des régions de Donetsk et Lougansk, qui ont voté dimanche leur indépendance, n’était présent malgré les appels répétés de Moscou.

Quelques heures après la fin des discussions qui ont tourné au dialogue de sourds, le ministère ukrainien de la Défense a fait état de combats près de Kramatorsk, l’un des bastions rebelles.

L’armée ukrainienne a ainsi annoncé avoir neutralisé une bande armée d’insurgés près du village de Starovarvarivka. Selon le ministère de la Défense, trois insurgés ont été capturés et un lance-roquette confisqué.

Au total, plus d’une quinzaine de soldats et policiers ont été tués depuis mi-avril dans l’est du pays, selon un décompte établi par l’AFP à partir des chiffres des ministères de la Défense et de l’Intérieur.

Lors de la table ronde, le président ukrainien par intérim, Olexandre Tourtchinov, a assuré que l’Ukraine était prête à écouter les gens de l’Est, mais qu’elle refusait de céder au chantage des insurgés armés qui imposent la volonté de la Russie.

Le gouvernement a annoncé qu’une série de nouvelles tables rondes allaient se tenir dans les régions, mais l’incapacité des participants, pourtant tous officiellement partisans de l’unité du pays, à se parler augure de lendemains difficiles.

Dans un rapport, le groupe de réflexion International crisis group a sévèrement critiqué les autorités ukrainiennes pour leur incapacité à maintenir l’ordre dans le sud-est, où les séparatistes, soutenus et encouragés par Moscou, menacent la viabilité et l’unité de l’Ukraine.

Kiev et les candidats à la présidentielle devraient s’adresser au sud-est, expliquer leurs projets pour la gouvernance locale et les droits des minorités, et dire que l’Ukraine doit être un pont entre la Russie et l’Europe et pas un terrain d’affrontement géopolitique, estime l’International crisis group.

Engagé dans un bras de fer avec l’Ukraine et avec l’Europe avec une arme, le gaz, qu’il affectionne particulièrement, Vladimir Poutine a déclaré jeudi n’avoir reçu aucune proposition concrète de l’Union européenne concernant les paiements de l’Ukraine pour les livraisons de gaz russe.

Moscou a menacé de couper les approvisionnements vers l’Ukraine dès le 3 juin si celle-ci ne réglait pas à l’avance sa facture pour juin, qui s’établit à 1,66 milliard de dollars, au risque de perturber les livraisons vers l’Union européenne comme lors des guerres du gaz de 2006 et 2009.

Romandie.com avec(©AFP / 15 mai 2014 19h28)