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Congo/Vie des partis : la Commission nationale d’investiture de l’UDH-Yuki annule l’acte n° 32 du premier vice-président

janvier 24, 2022

Dans une déclaration rendue publique le 24 janvier à Brazzaville, la Commission nationale d’investiture (CNI) de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki) a annulé l’acte n° 32, relatif au chronogramme de validation des candidatures aux élections couplées aux locales de 2022 pris le 14 décembre 2021 par le premier vice-président, Pascal Ngouanou.

Réhodule Batina lisant la déclaration, à gauche

La Commission a dénoncé la forfaiture commise par le premier vice-président, Pascal Ngouanou, tout en relevant son incompétence en matière d’ouverture de dépôt et de validation des candidatures au sein du parti. Ella a, en même temps, décrié l’abus de pouvoir en général et la violation en particulier de l’article 64 des statuts. Cet acte, en effet,  stipule : « La Commission nationale d’investiture a pour attributions de définir et proposer au bureau exécutif national, en temps opportun pour chaque cas, des modalités de désignation des candidats de l’UDH-Yuki aux élections locales, sénatoriales, législatives et présidentielle ».

L’acte poursuit :  » Centraliser, exploiter et traiter des déclarations des candidatures des membres à ces élections et en dresser un rapport devant être transmis au président du parti dans les délais impartis pour publication de la liste des candidats retenus aux différentes élections par acte pris en réunion du bureau exécutif national ».

Cette procédure, selon le président de la Commission, Réhodule Batina, n’a pas été suivie. Au regard des dispositions de l’article 64 des statuts du parti, la compétence en matière d’ouverture, de dépôt, de traitement et de validation en matière d’élection est exclusivement dévolue à la CNI. 

Ainsi, à compter du 24 janvier, toutes les dispositions relatives au dépôt et à la validation des candidatures aux élections de cette année seront soumises, dans les meilleurs délais, par la CNI, conformément aux textes réglementaires du parti et au calendrier électoral qui sera publié par le gouvernement, a conclu Réhodule Batina.

Avec Adiac-Congo par Jean Jacques Koubemba

France: Christiane Taubira annonce sa candidature à l’élection présidentielle

janvier 15, 2022

L’ancienne garde des sceaux de François Hollande a promis de se soumettre au résultat de la Primaire populaire, une initiative citoyenne transpartisane à gauche.

Christiane Taubira salue ses supporteurs après sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle, sur l’esplanade de la Grande-Côte, dans le quartier de la Croix-Rousse, à Lyon, le 15 janvier 2022.
Christiane Taubira salue ses supporteurs après sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle, sur l’esplanade de la Grande-Côte, dans le quartier de la Croix-Rousse, à Lyon, le 15 janvier 2022. HUGO RIBES / ITEM POUR  » LE MONDE »

Elle avait promis de clarifier sa position à la mi-janvier. Christiane Taubira a annoncé, samedi 15 janvier, qu’elle se lançait à son tour dans la course à la présidentielle. « Il nous faut revigorer notre démocratie, en réhabilitant le Parlement, en contrôlant l’action du gouvernement et en veillant à la séparation réelle [des pouvoirs]. (…) Nous sommes trop éduqués, trop cultivés, trop actifs pour nous accommoder plus longtemps encore d’un possible usage des institutions comme instrument d’un pouvoir personnel, a-t-elle déclaré. Pour toutes ces exigences d’un gouvernement qui nous respecte et qui vous respecte (…), je suis candidate à la présidence de la République ».

Mme Taubira a promis de se soumettre au résultat de la Primaire populaire, une initiative citoyenne transpartisane à gauche rassemblant au moins 120 000 électeurs potentiels. Les autres principaux candidats de gauche dont les noms seront aussi proposés à ce scrutin ont tous refusé de s’y soumettre.

Quatre priorités

Depuis le quartier de la Croix-Rousse à Lyon, connu pour avoir été le lieu de travail des Canuts, les ouvriers de la soie lyonnais au XIXe siècle, Mme Taubira a listé les principaux axes de son projet, à commencer par « la jeunesse ». La candidate guyanaise a notamment annoncé qu’elle souhaitait que les « 46 % des jeunes (…) obligés de travailler pendant leurs études » reçoivent « un revenu de 800 euros par mois pendant cinq ans » afin « qu’ils soient en capacité de se consacrer à leurs études ».

Deuxième axe de son projet : « la justice sociale ». L’ancienne députée de la Guyane aborde ainsi la question des « bas salaires » et promet de revaloriser le smic « à 1 400 euros net » par moisElle promet ensuite de taxer davantage le patrimoine « à partir de 10 millions d’euros ». « Nous allons puiser [dans ces fortunes] et recueillir chaque année environ 10 milliards de recettes fiscales supplémentaires », fait-elle valoir.

Concernant l’écologie, son troisième grand axe de campagne, la candidate de gauche affirme qu’il s’agit de « l’affaire du siècle », en référence explicite à la pétition et au recours en justice porté par le collectif du même nom en 2018, afin d’interpeller l’opinion publique et le gouvernement sur l’urgence climatique. Mme Taubira déclare ainsi notamment vouloir une TVA à taux zéro pour les produits issus de l’agriculture biologique au niveau européen et propose d’augmenter le bonus écologique sous conditions de ressources.

Enfin, le quatrième grand axe de priorités déroulé par la candidate est « la République » dont l’école est pour elle « le cœur battant ». « L’école, qui est un lieu de reproduction des inégalités sociales et familiales [doit participer] à la mixité sociale. Pour les écoles hors contrat, nous allons veiller à ce qu’elles respectent les valeurs et les principes de la République et prendre les dispositions nécessaires en cas de constat de non-respect de ces valeurs », a notamment affirmé la candidate.

Gauche fragmentée

L’ex-garde des sceaux de François Hollande, connue notamment pour la loi reconnaissant l’esclavage comme un crime contre l’humanité et son combat pour l’ouverture du mariage aux couples homosexuels, met ainsi un terme à l’attente qu’elle avait suscitée chez une partie des électeurs de gauche le 17 décembre, lorsqu’elle avait dit « envisager » d’être candidate face à « l’impasse » d’une gauche fragmentée.

Cinq autres candidats de gauche sont déjà en lice : l’« insoumis » Jean-Luc Mélenchon, l’écologiste Yannick Jadot, la socialiste Anne Hidalgo, le communiste Fabien Roussel et le chantre de la « remontada » de la France Arnaud Montebourg, proche de l’abandon.

A moins de trois mois de l’élection présidentielle, Christiane Taubira peut-elle réussir à faire l’union qui a jusqu’à présent échoué, alors que certains socialistes la regardent encore comme ayant contribué, par sa candidature, à l’éviction de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle de 2002 ? Elle n’avait alors recueilli que 2,32 % des suffrages. La candidate guyanaise a cependant déjà réussi à convaincre la présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, la socialiste Marie-Guite Dufay. Et le maire de Marseille, Benoît Payan (PS), a annoncé qu’il soutiendrait le vainqueur de la Primaire populaire.

En déplacement à Nantes avant son grand meeting « immersif » de dimanche, Jean-Luc Mélenchon a réagi auprès du Monde à l’annonce de cette nouvelle candidature à gauche. « Ils s’agitent parce qu’ils sont concurrents tous les trois, Yannick Jadot, Anne Hidalgo et Christiane Taubira. Comme je m’y attendais, ils ne disent rien d’autre que ce qui est déjà dans mon programme : smic à 1 400 euros, allocation étudiante… », a déclaré le candidat de La France insoumise, en référence aux propositions de l’ancienne garde des sceaux. Il a ajouté : « Si j’arrive au second tour, je demanderai à ceux qui veulent rejoindre une majorité et gouverner d’entrer en dialogue avec moi. Ça m’intéresse de voir qu’ils commencent à converger. »

La déclaration de candidature de Mme Taubira s’inscrit dans le cadre d’un week-end politique bien rempli. Sa rivale Anne Hidalgo, en déplacement à Villeurbanne, a d’ailleurs lancé : « Chacun est libre de faire ce qu’il entend, et maintenant, projet contre projet » ; Jean-Luc Mélenchon est lui à Nantes ; Valérie Pécresse se trouve en Grèce, pour une séquence sur le contrôle des migrants ; Marine Le Pen donne une « déclaration solennelle » depuis l’esplanade du Louvre, et Eric Zemmour se rend à Château-Thierry.

Par Le Monde avec AFP

Christiane Taubira « envisage » une candidature à la présidentielle française

décembre 17, 2021
Christiane Taubira devant un drapeau français

L’ex-ministre de la Justice Christiane Taubira Photo : Reuters/Christian Hartmann

L’ex-ministre de la Justice Christiane Taubira a annoncé vendredi, dans un message vidéo diffusé sur Facebook, envisager une candidature à l’élection présidentielle française d’avril prochain.

Cette annonce de candidature intervient alors que toutes les enquêtes d’opinion sur les intentions de vote donnent la gauche éliminée dès le premier tour.

Il y a des candidatures de personnes de grande valeur, pour qui j’ai de l’estime et de l’amitié. Mais je constate l’impasse, déclare-t-elle dans son message. J’ai toujours dit que je prendrais mes responsabilités. Pour cela, j’envisage d’être candidate à l’élection présidentielle de la République française.

Je ne serai pas une candidate de plus, je mettrai toutes mes forces dans les dernières chances de l’union, a-t-elle ajouté en donnant rendez-vous à la mi-janvier.

La candidate soutenue par le Parti socialiste (PS), Anne Hidalgo, a lancé le 8 décembre un appel à l’organisation d’une primaire, vite rejeté par ses principaux rivaux à gauche, l’écologiste Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, soutenu par la France insoumise (LFI), et le communiste Fabien Roussel.

Parallèlement, l’initiative de la primaire populaire, lancée par des militants de gauche en vue de désigner la personnalité la plus à même de porter les valeurs écologiques, démocratiques et sociales et de rassembler autour d’elle, revendique à ce jour près de 300 000 inscriptions en vue d’un scrutin en ligne prévu du 27 au 30 janvier. Christiane Taubira, 69 ans, avait été candidate du Parti radical de gauche (PRG) à l’élection présidentielle de 2002, lors de laquelle elle avait obtenu 2,32 % des suffrages exprimés au premier tour.

Devenue ministre de la Justice après l’élection de François Hollande à l’Élysée en 2012, elle a notamment piloté le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe. Elle est depuis restée l’une des personnalités de gauche les plus populaires dans l’opinion française.

Selon une récente enquête de l’institut Odoxa, elle est jugée, à gauche, la plus compétente, convaincante et proche des Français.

Par Le Point avec Reuters

France-Présidentielle: dans le fief de Ciotti, Pécresse clame « l’unité »

décembre 6, 2021
Presidentielle: dans le fief de Ciotti, Pecresse clame "l'unite"
Présidentielle: dans le fief de Ciotti, Pécresse clame « l’unité »© AFP/Christophe SIMON

« Maintenant, c’est le temps de l’unité ! »: Valérie Pécresse a multiplié les signes de rassemblement lundi dans les Alpes-Maritimes lors de son premier déplacement de candidate à la présidentielle, dans le fief d’Eric Ciotti à qui elle a promis une « place singulière » dans sa campagne.

« Ici commence une campagne d’espoir, avec un pilier: Éric Ciotti », a lancé lors d’une réunion publique la candidate qui vient de gagner (avec 61 % des voix) la primaire LR.

Eric Ciotti a de son côté martelé son « total et entier soutien » en l’assurant: « Je suis convaincu que Valérie Pécresse va remporter la présidentielle » en avril 2022.

Ces soutiens réciproques intervenaient au terme d’une journée où les deux rivaux du second tour de la primaire ont multiplié les signes de concorde: accueil de Valérie Pécresse par Eric Ciotti à l’aéroport, déjeuner privé dans un restaurant cossu de Nice, avant un long trajet dans la même voiture jusqu’au village d’enfance d’Eric Ciotti, à Saint-Martin-Vésubie.

Après un dépôt de gerbe au monument aux morts de ce village reconnu comme « Juste parmi les Nations » pour avoir protégé des juifs pendant l’Occupation et sinistré par la tempête Alex de 2020, tous deux ont fini la journée par un discours dans l’air glacial de la fin d’après-midi, occasion de mettre les pendules à l’heure de l’unité après le coup de chaud du week-end.

Fort de ses 39 % au congrès et comptant bien voir ses valeurs de droite représentées dans la campagne, Eric Ciotti avait reproché dimanche à Valérie Pécresse de ne pas envoyer un « bon message » aux électeurs. En cause: une interview où la candidate refusait de reprendre certaines de ses propositions, comme la création d’un « Guantanamo à la française ».

Lundi, l’heure était à l’explication: « Il va plus loin que moi sur certains thèmes, je vais regarder si mon projet peut être pimenté par un certain nombre de suggestions », a assuré la présidente de la région Ile-de-France, « notamment sur la transmission des patrimoines » où le député veut une exonération totale des successions.

« Je sais à quel point la victoire d’un Jacques Chirac ou d’un Nicolas Sarkozy doit à cette droite forte qui s’est toujours tenue à côté des grands candidats gaullistes », a-t-elle ajouté, en promettant une « place singulière » au très droitier président de la fédération LR ds Alpes-Maritimes.

« Une cheffe »

Eric Ciotti sera donc un « pilier » de la campagne, a expliqué la candidate, sans aller jusqu’au « tandem » espéré par le finaliste de la primaire. Car « dans le parti gaulliste, il y a un chef, en l’occurrence une cheffe » et à côté « des personnalités » qui portent « des valeurs très fortes », a-t-elle affirmé.

« Je serai totalement à ses côtés », a promis Eric Ciotti, en répétant sa conviction que « pour gagner, Valérie Pécresse aura besoin de ces valeurs d’autorité, d’identité, de liberté que nous avons défendues ensemble ».

Car dans cette bataille Valérie Pécresse aura fort à faire, alors qu’Eric Zemmour a fait une entrée fracassante dans la course à l’Elysée, avec dans le viseur l’aile droite de LR – il n’a pas manqué dimanche lors de son meeting à Villepinte de leur tendre la main.

Dans la foulée, l’ex-numéro deux de LR Guillaume Peltier a jeté le trouble dans un tweet où il s’est demandé « comment rester insensible au discours pour la France d’Eric Zemmour ».

Le défi, pour Valérie Pécresse, sera d’entendre cette demande tout en convainquant aussi le centre-droit passé ou tenté par la macronie.

« Il faut qu’elle trouve une place à Eric Ciotti sans qu’il croie qu’il l’a remplacée », expliquait dimanche le politologue Pascal Perrineau, pour qui « avec un Eric Zemmour fragilisé, Ciotti peut servir d’aimant pour ramener les brebis au bercail ».

Pour poursuivre cette semaine dédiée au « rassemblement », Valérie Pécresse rendra visite à chacun de ses concurrents battus: Philippe Juvin mardi, Michel Barnier en Savoie jeudi et Xavier Bertrand vendredi dans les Hauts-de-France. Elle sera aussi mardi auprès des parlementaires LR au siège du parti à Paris.

Par avec Le Point avec AFP

Libye : Seif el-Islam Kadhafi réadmis dans la course à la présidentielle

décembre 3, 2021
Seif el-Islam Kadhafi, candidat à la présidentielle libyenne prévue le 24 décembre. © DR

Après avoir été disqualifié par la Haute Commission électorale, le fils de Mouammar Kadhafi a finalement vu sa candidature validée par la cour de justice de Sebha. Explications.

Le bras de fer a donc tourné à l’avantage de Seif el-Islam Kadhafi. Après avoir vu sa candidature, déposée le 14 novembre, rejetée par la Haute Commission électorale libyenne le 24 novembre, Seif el-Islam Kadhafi a de nouveau été admis dans la course à la présidence, sur décision de la cour de justice de Sebha, dans le Fezzan, le 2 décembre. L’élection présidentielle doit avoir lieu le 24 décembre, même si de nombreuses incertitudes continuent de peser sur la tenue du scrutin.

« La Haute Commission électorale a reçu des lettres à charge de procureurs contre la candidature de Seif el-Islam Kadhafi. Elle s’est laissée intimider mais tout est rentré dans l’ordre, nous avons toujours été optimistes, son dossier de candidature était complet », a confié à JA Tayeb Benabderrahmane, le conseiller franco-algérien du fils de Mouammar Kadhafi.

Selon la loi électorale votée par la Chambre des représentants – le Parlement de Tobrouk –, les candidats doivent présenter un casier judiciaire vierge et ne « pas avoir été condamnés pour un crime déshonorant » (sans davantage de précisions). Or Seif el-Islam Kadhafi a été condamné en 2015 par un tribunal de Tripoli.

Imbroglio juridique

Mais la loi d’amnistie générale votée par le Parlement de Tobrouk en faveur de tous les Libyens impliqués dans la crise de 2011 a ajouté de la confusion à son statut juridique, ses soutiens le considérant comme libre, le bureau du procureur de Tripoli jugeant, au contraire, que la nature des crimes dont a été reconnu coupable Seif el-Islam Kadhafi excluait son amnistie.

Par ailleurs, Seif el-Islam Kadhafi est toujours réclamé par la Cour pénale internationale (CPI) pour son implication dans la répression de la révolte de 2011. La cour de justice de Sebha n’a pas démêlé cet imbroglio juridique, mais a jugé que rien ne s’opposait à la candidature du champion des « Verts ».

C’EST UNE LUTTE À MORT QUI S’EST ENGAGÉE ENTRE SEIF EL-ISLAM ET KHALIFA HAFTAR », CONFIE UN CONSEILLER DU FILS DE MOUAMMAR KADHAFI

Au lendemain du rejet de sa candidature, Seif el-Islam Kadhafi et ses avocats ont tenté de déposer un recours devant cette même cour de justice, laquelle a été bouclée par des troupes loyales au maréchal Haftar, vraisemblablement pour les en empêcher.

L’épisode a donné lieu à un bras de fer de quelques jours entre Seif el-Islam Kadhafi et Khalifa Haftar. Les avocats de Seif el-Islam étant finalement parvenus à transmettre le dossier de recours aux juges, ces derniers n’ont pas pu immédiatement statuer sur la candidature en question, le tribunal étant à nouveau fermé par des forces pro-Haftar. Après plusieurs condamnations de ces manœuvres, notamment par la mission de l’ONU en Libye et le gouvernement de Tripoli, les juges on pu rendre leur décision le 2 décembre.

Reste que la rivalité entre les deux hommes, qui se disputent peu ou prou le même électorat, fait craindre des violences entre leurs partisans d’ici la tenue du scrutin présidentiel du 24 décembre. « C’est une lutte à mort qui s’est engagée entre eux », conclut un conseiller du fils de Mouammar Kadhafi.

Avec Jeune Afrique par Jihâd Gillon

France: La droite choisit son candidat à la présidentielle

décembre 1, 2021
La droite choisit son candidat a la presidentielle
La droite choisit son candidat à la présidentielle© AFP/JULIEN DE ROSA

Les adhérents des Républicains ont commencé à voter mercredi pour désigner leur candidat à la présidentielle, ouvrant un scrutin de quatre jours qui s’annonce serré.

Michel BarnierXavier BertrandEric CiottiValérie Pécresse et l’outsider Philippe Juvin se présentent à ce congrès de LR, dont le vainqueur sera connu samedi à 14H30, à l’issue d’un scrutin à deux tours.

A midi mercredi, la participation atteignait 25,4 %, selon le parti. Michel Barnier, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand ont posté sur les réseaux sociaux des photos d’eux en train de voter lors du scrutin électronique.

Le premier tour s’achèvera jeudi à 14H00. Le second opposant les deux finalistes aura lieu de vendredi 08H00 à samedi 14H00. La majorité des fédérations ont aussi un point de vote physique en soutien. Une conférence de presse suivra à chaque fois.

A la permanence de Pegomas (Alpes-Maritimes), plusieurs adhérents étaient venus voter dès mercredi matin, comme Paul Zotier qui « ne dispose toujours pas d’Internet » chez lui. « C’est vrai qu’il y avait pas beaucoup de différence » entre les candidats, « cela a été très difficile, j’y ai pensé hier puis toute la nuit, ce (mercredi) matin j’ai pris la décision de celui que je pense être le meilleur », dit à l’AFP Henri Formica.

Côté pratique, le parti a tout fait pour sécuriser le processus, confié à la plateforme Neovote: « Chaque électeur doit fournir un numéro de portable, une adresse mail et une adresse postale pour pouvoir voter », selon le président de LR Christian Jacob.

Le vote s’annonce très ouvert, chacun des quatre « gros » candidats pouvant prétendre au second tour, d’autant que l’approche du congrès a attiré de nouveaux adhérents.

Au total, 140.000 personnes pourront voter, très loin des quelque 4 millions d’électeurs de 2016, mais il s’agissait alors d’une primaire ouverte où chacun, moyennant 2 euros et une profession de foi, pouvait voter.

Avant la fin de la campagne officielle, mardi soir, les candidats avaient eu une dernière occasion d’exposer leurs programmes lors d’un débat télévisé et de tenter de faire oublier l’irruption d’Eric Zemmour dans la campagne.

« Il n’a pas la stature pour rassembler les Français », a lancé Xavier Bertrand, tandis que Michel Barnier estimait qu' »il faut du sérieux, de la dignité, du respect ». Valérie Pécresse a raillé la « fébrilité » du polémiste d’extrême droite, qu’elle oppose à une droite « de retour ».

Distancés par Macron et l’extrême droite

Si cette candidature d’Eric Zemmour n’est pas une surprise, la date semble avoir été choisie à dessein pour parasiter le scrutin LR, d’autant que le candidat identitaire tiendra un meeting dimanche au Zénith, au lendemain des résultats du congrès.

LR doit aussi convaincre alors qu’une partie de son électorat pourrait être tentée par la macronie: mercredi, le maire de Nice Christian Estrosi, qui a claqué la porte du parti en mai, a rejoint Horizons, le mouvement de l’ancien Premier ministre Edouard Philippe (ex-LR lui aussi). C’est « la seule organisation » pouvant « légitimement revendiquer l’héritage du RPR, de l’UMP et des Républicains », s’est justifié M. Estrosi.

LR reste distancé dans les sondages par Emmanuel Macron et l’extrême droite, mais espère qu’une dynamique s’enclenchera une fois son candidat désigné.

A l’approche du scrutin, les réunions publiques, interviews et annonces de soutien se sont multipliées, chacun jetant ses dernières forces dans la bataille pour tenter de convaincre les indécis, en jouant chacun sa carte: rassemblement pour Xavier Bertrand, compétence pour Valérie Pécresse, sérieux pour Michel Barnier, rupture pour Eric Ciotti…

Le quatrième et dernier débat a aussi été l’occasion de parler de leur programme au-delà de l’immigration et de l’insécurité qui ont dominé la campagne.

Pas de différences « insurmontables »

Michel Barnier a ainsi prôné une « grande politique familiale », Xavier Bertrand une aide au logement pour les soignants en zone tendue, Valérie Pécresse le recrutement de 25.000 soignants, et Philippe Juvin l’obligation de passer un an dans les déserts médicaux.

« Il y a peut être des différences entre nous mais rien n’est insurmontable », a affirmé Michel Barnier, qui a toutefois critiqué plusieurs propositions de Valérie Pécresse.

Les candidats sont astreints au silence jusqu’à l’annonce des résultats jeudi. Ils devront de nouveau se mettre en retrait jeudi à 23H59, jusqu’à ce que le nom du vainqueur soit dévoilé samedi.

Par Le Point avec AFP

France: Eric Zemmour officialise sa candidature à l’élection présidentielle

novembre 30, 2021

Le polémiste d’extrême droite a annoncé sa décision dans une vidéo publiée, mardi, sur les réseaux sociaux, en lisant un texte aux accents dramatiques.

Eric Zemmour a officialisé sa candidature à l'élection présidentielle de 2022 dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, mardi 30 novembre.
Eric Zemmour a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle de 2022 dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, mardi 30 novembre. CAPTURE ÉCRAN YOUTUBE

Après de nombreux déplacements en France et à l’étranger, ces dernières semaines, Eric Zemmour a officialisé, mardi 30 novembre, sa candidature à l’élection présidentielle. Le polémiste d’extrême droite a annoncé sa décision dans une vidéo publiée, mardi à midi, sur les réseaux sociaux. Il sera l’invité du journal télévisé de 20 heures de TF1, mardi soir.

« Il n’est plus temps de réformer la France, mais de la sauver. C’est pourquoi j’ai décidé de me présenter à l’élection présidentielle », a déclaré l’ancien chroniqueur du Figaro et de CNews dans une vidéo de dix minutes, en lisant un texte aux accents dramatiques et nostalgiques, entrecoupé d’images d’archives et de sa campagne sur le 2e mouvement de la 7e Symphonie de Beethoven. Il justifie sa décision ainsi : « Je me suis contenté du rôle de journaliste, d’écrivain, de Cassandre, de lanceur d’alerte. Je croyais alors qu’un politicien allait s’emparer du flambeau que je lui transmettais. Je me disais “à chacun son métier, à chacun son rôle, à chacun son combat”. Je suis revenu de cette illusion. »

Un discours sur fond de théorie raciste du « grand remplacement »

Eric Zemmour, l’air grave, a lu lentement son texte, dans une scénographie copiée sur l’appel du 18 juin du général de Gaulle : un étrange et énorme micro posé sur un bureau, devant une bibliothèque assez sombre, comme dans les allocutions officielles des présidents de la République. Sur le fond, le discours est apocalyptique sur l’état du pays, pendant que défilent des images de violences, puis de son image d’une France rêvée – de Gaulle, Jeanne d’Arc, Napoléon –, ce pays « léger et brillant »« tellement intelligent »« ce pays qui est en train de disparaître ».

Le candidat d’extrême droite a égrené tout au long de sa déclaration des références à la théorie raciste du « grand remplacement ». Après une longue anaphore décrivant la France comme « le pays des chevaliers »« de Victor Hugo »« des barricades et de Versailles », « de Clemenceau », « de Barbara » ou encore « de Jean Moulin », il s’est adressé directement à ceux qui se sentent « étrangers dans [leur] pays ». « Vous êtes des exilés de l’intérieur », leur a-t-il dit.

« L’immigration n’est pas la source de tous nos problèmes même si elle les aggrave tous », a poursuivi le candidat. Il se veut le porte-parole des Français qui sont « méprisés par les puissants, les élites, les bien-pensants, les journalistes, les politiciens, les universitaires, les sociologues, les syndicalistes, les autorités religieuses ». Fustigeant l’Union européenne, « qui ne sera jamais une nation », M. Zemmour promet de « reconquérir » la souveraineté de la France « abandonnée aux technocrates et aux juges européens ».

Face aux « gouvernants de droite comme de gauche », qu’il accuse d’avoir « menti » en « dissimulant la gravité de notre déclassement » et « caché la réalité de notre remplacement », M. Zemmour dit ne pas vouloir laisser le pays se faire « dominer, vassaliser, conquérir, coloniser ». « Nous ne nous laisserons pas remplacer », lance-t-il dans les derniers instants de son adresse.

La vidéo, publiée en live sur YouTube, a cumulé près de 90 000 connexions simultanées. Olivier Ubéda, responsable des événements de son équipe de campagne, a confirmé au Monde que « la vidéo [avait] été tournée il y a deux semaines, dans un endroit privé ».

Le défi des parrainages

A quatre mois et demi de l’élection, l’ancien chroniqueur est donc lancé officiellement après une précampagne électrique, ponctuée de plusieurs polémiques. M. Zemmour, qui a 63 ans, doit tenir son premier véritable meeting de campagne dimanche après-midi, au Zénith de Paris. La Confédération générale du travail (CGT) de Paris, Solidaires Paris et la Jeune Garde antifasciste ont déjà promis une manifestation pour « faire taire Zemmour », à 13 heures au départ de Barbès, dans le 18e arrondissement de la capitale.

En se déclarant mardi, le polémiste, qui ambitionne de rassembler les électeurs de droite et d’extrême droite, parasite au passage le processus d’investiture en cours au sein des Républicains (LR), qui départagent de mercredi à samedi leurs cinq prétendants. Ceux-là doivent débattre une dernière fois à la télévision mardi soir, juste après le journal télévisé de 20 heures, sur France 2 et France Inter.

M. Zemmour, condamné deux fois pour provocation à la haine raciale, se déclare après avoir conclu, ce week-end, une visite chahutée à Marseille par un échange de doigts d’honneur avec une passante. Un geste « fort inélégant », a-t-il convenu le lendemain.

Stanislas Rigault, qui anime Génération Z, le mouvement de jeunesse du candidat, a reconnu un moment « compliqué » à Marseille. « Ce n’est pas la meilleure période », mais « je ne pense pas que la dynamique va s’essouffler, on a un Zénith qui sera rempli », a-t-il assuré sur BFM-TV. « L’aventure va commencer demain à 12 heures »avait-il tweeté, lundi soir.Lire aussi  Doigt d’honneur d’Eric Zemmour : « fiasco », « disqualifié »… Le geste du polémiste d’extrême droite au centre des critiques

Ne bénéficiant pas du soutien d’un parti, la constitution d’un réseau sur le terrain sera l’un de ses nombreux défis, ne serait-ce que pour récolter les 500 parrainages d’élus nécessaires à une candidature à la présidentielle. Son camp assure s’appuyer sur 250 à 300 promesses de parrainages.

Selon Marine Le Pen, « il n’apporte rien », « écarte et divise »

Réagissant à l’imminence de cette annonce, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a évoqué, mardi matin, au micro d’Europe 1, un candidat putatif qui « s’est vendu comme le [Donald] Trump français ». « C’est un Trump commandé sur [la plate-forme] Wish », a-t-il raillé. Condamnant le geste de M. Zemmour à Marseille, M. Attal a continué : « On ne fait pas des doigts d’honneur aux Français quand on veut être président. »

Fabien Roussel, candidat à l’élection présidentielle du Parti communiste français, a, quant à lui, rappelé qu’il déposerait, jeudi, une résolution à l’Assemblée nationale afin que toute personne condamnée pour incitation à la haine raciale soit rendue inéligible.

La candidate d’extrême droite pour le Rassemblement national, Marine Le Pen, s’en est, elle, pris à M. Zemmour sur le fond pour s’en différencier. « Une partie de son projet est complètement contraire au mien : femmes, économie, immigration. La fermeté n’est pas la brutalité. C’est un polémiste, ce n’est pas un candidat à la présidentielle. Il écarte et divise », a-t-elle ainsi avancé à l’antenne de Sud Radio, avant d’asséner :

« Je ne souhaitais pas qu’il se rallie à moi, je souhaitais qu’il ne soit pas candidat. Il n’apporte rien, il n’a pas de plus-value. La division n’est pas un service à rendre au pays. »

Eric Ciotti, candidat à l’investiture LR, a affirmé que l’officialisation de la candidature de M. Zemmour était « un non-événement ». Si le député des Alpes-Maritimes confirme « partage[r] des points essentiels de ses constats » alors qu’il avait affirmé qu’en cas de second tour entre M. Zemmour et Emmanuel Macron il voterait pour le premier, il a également condamné, mardi, « le débat de violence et de haine » qui entoure, selon lui, le candidat. M. Ciotti a néanmoins déclaré que sa principale différence avec lui était « au sujet de son analyse de l’histoire, notamment sur Pétain » et qu’en tant que « gaulliste » il ne pouvait « en rien la partager ».

Par Le Monde avec AFP

France-« Tout le monde n’est pas capable d’être un homme d’État » : Sarkozy torpille Zemmour

novembre 8, 2021

En visite au Chinese Business Club lundi, l’ancien président n’a pas mâché ses mots au sujet de la très probable candidature du polémiste à l’Élysée.

L’éventuelle candidature d’Éric Zemmour à l’élection présidentielle de 2022 se précise. « Tout est en place », a-t-il en tout cas glissé sur BFMTV. Sa potentielle entrée en jeu, à six mois du scrutin, fait grincer des dents à droite. À commencer par Nicolas Sarkozy, en visite au Chinese Business Club, lundi 8 novembre. Interrogé au sujet d’Éric Zemmour, l’ancien président n’a pas mâché ses mots, d’après des propos rapportés par BFMTV.

Pour Nicolas Sarkozy, « tout le monde n’est pas capable d’être un homme d’État ». Peu disert sur l’ambition élyséenne d’Éric Zemmour, l’ex-locataire de l’Élysée a clarifié sa position envers l’essayiste, en tournée promotionnelle pour son nouveau livre autoéditéLa France n’a pas dit son dernier mot. « Toute parole ne se vaut pas. […] Le droit à la parole n’existe pas. Ça se mérite. Tu veux monter sur scène ? OK, c’est 40 ans de cicatrices », a-t-il estimé lors de son déplacement au Chinese Business Club à Paris.

« Peut-être n’avez-vous pas entendu ce qu’il a dit de Pétain »

D’après BFMTV, Éric Zemmour aurait songé à officialiser sa candidature à la magistrature suprême à l’occasion du 51e anniversaire de la mort du général de Gaulle, à Colombey-les-Deux-Églises. L’ex-chroniqueur de CNews revendique une proximité avec le premier président de la Ve République. Un héritage gaulliste que Nicolas Sarkozy a balayé d’un revers. « Les candidats se réclament de ce qu’ils veulent. Et quand on n’a pas beaucoup de racines, on essaye de s’en donner. Et plus on est hors-sol, plus on essaye de se raccrocher à un courant politique », a-t-il taclé, considérant que comparer Éric Zemmour à de Gaulle est « fort, très fort ».

À plusieurs reprises, Éric Zemmour a prétendu que le maréchal Pétain avait « protégé des juifs français ». Des propos polémiques sur lesquels est revenu Nicolas Sarkozy. « Peut-être n’avez-vous pas entendu ce qu’il a dit de Pétain. Je ne suis pas sûr que le général de Gaulle aurait forcément apprécié ce qu’il a dit de Pétain », a fait savoir l’ancien président de la République. Le petit-fils du général de Gaulle s’est d’ailleurs exprimé sur la position d’Éric Zemmour, au micro de LCI. « Dire que Pétain a sauvé des familles juives, déjà ça me choque en tant que Français », a lâché Pierre de Gaulle, dimanche, sur le plateau de Darius Rochebin.

Avec Le Point

Présidentielle en Gambie : six candidatures validées

novembre 7, 2021
Adama Barrow lors du forum économique Russie-Afrique, à Sotchi, en octobre 2019 © Valery Sharifulin/TASS/Sipa USA/SIPA

Quinze dossiers de candidature à l’élection présidentielle prévue le 4 décembre ont été rejetés et six autres validés, dont celui du président sortant, Adama Barrow.

« La plupart des dossiers (rejetés) ne remplissent pas les exigences constitutionnelles », a déclaré Makan Khan, porte-parole de la Commission électorale indépendante (CEI), interrogé par l’AFP. Il a cité parmi les manquements le non-respect du parrainage par des électeurs.

L’article 47 du code électoral stipule que chaque candidat doit soumettre une liste de parrainage d’au moins 200 électeurs inscrits dans chaque circonscription. Parmi les dossiers qui n’ont pas été acceptés, huit ont été présentés par des candidats indépendants, selon le porte-parole de la CEI.

L’ombre de Yahya Jammeh

Six dossiers ont été validés, dont ceux du président sortant Adama Barrow du National People’s Party (NPP) et d’Ousainou Darboe du Parti démocratique unifié (UDP). Les autres sont Mama Kandeh du Congrès démocratique de la Gambie, Halifa Sallah de l’Organisation démocratique du peuple pour l’indépendance et le socialisme (PDOIS), ainsi que les indépendants Essa Mbaye Faal et Abdoulie Ebrima Jammeh.

Le président Barrow, 56 ans, a déclaré officiellement sa candidature à sa propre succession jeudi, à quelques jours du démarrage officiel de la campagne électorale, le 9 novembre. L’élection du 4 décembre, la première depuis le départ de Yahya Jammeh, est considérée comme un test de la transition démocratique du pays.

Yahya Jammeh, défait en décembre 2016 par Adama Barrow, a conservé un soutien considérable qui pose la question du maintien de son influence. Le NPP de Barrow a ainsi formé une alliance électorale avec l’APRC de Jammeh en septembre, une décision considérée comme un stratagème électoral par certains et dénoncée par les militants des droits humains. Jammeh a par la suite rejeté cette décision – qui, selon lui, avait été prise à son insu – et ses partisans ont créé un parti rival.

Par Jeune Afrique avec AFP

Jeux du Canada : un deuxième bassin verrait le jour à l’UQTR

octobre 25, 2021

« Je vous apprends que c’est officiel qu’on va avoir deux piscines » dans le dossier de candidature conjoint de Shawinigan et Trois-Rivières pour obtenir les Jeux du Canada en 2029 ou en 2033, a annoncé lundi matin le président du comité responsable de la candidature, Claude Villemure, à l’émission Toujours le matin.

Un 2e bassin devrait voir le jour du côté des installations de L'université du Québec à Trois-Rivières.

© Jef Fortier/Radio-Canada Un 2e bassin devrait voir le jour du côté des installations de L’université du Québec à Trois-Rivières.

Cette piscine de réchauffement d’une longueur de 25 mètres serait construite au Centre de l’activité physique et sportive de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Celle-ci serait adjacente à la piscine de 50 mètres déjà existante et qui servirait de bassin de compétition.

On ne peut pas traverser la rue, il faut vraiment que je sois adjacent. Il faut que les athlètes qui s’échauffent puissent tout de suite entrer dans l’eau de la piscine de 50 mètres, c’est fait de cette façon-là», a expliqué M. Villemure. [Pour] nous, les coûts seraient moindre de rajouter la piscine sur une piscine qui est déjà existante.»

Des discussions avec l’UQTR avaient été entreprises avant l’arrivée du nouveau recteur Christian Blanchette. Claude Villemure est toutefois convaincu que le recteur, avec les subventions [disponibles], va être très enthousiaste à le faire».

Ces installations feraient partie du legs que les villes hôtesses doivent laisser selon les standards de l’organisation des Jeux du Canada. Un legs, c’est de montrer que les Jeux du Canada sont passés dans la région et ce legs-là, le comité veut qu’il soit à l’UQTR, parce qu’on vise aussi d’avoir les villages des athlètes à l’UQTR, ça aussi on est en train de négocier ça», a ajouté le président du comité pour la candidature conjointe de Shawinigan et Trois-Rivières.

D’autres installations dans la mire

Puisque les Jeux du Canada dépassent largement les activités qui ont cours dans une piscine, le comité étudie présentement d’autres sites qui pourraient accueillir des compétitions.

Les épreuves d’aviron pourraient se dérouler au bassin de Shawinigan, celles de voile au lac Saint-Pierre, de volleyball de plage probablement» sur le bord du lac à la Tortue sur l’ancienne Plage-Idéale et la majorité des sports intérieurs au Colisée Vidéotron, a énuméré Claude Villemure.

C’est d’ailleurs à cet endroit que pourraient se tenir les cérémonies d’ouverture ou de clôture des Jeux. Si Trois-Rivières accueille les cérémonies d’ouverture, Shawinigan accueillerait celles de clôture ou l’inverse, a précisé M. Villemure.

Le fait d’accueillir les Jeux du Canada ouvrirait ensuite la porte pour d’autres compétitions d’envergure. Si on fait ça, par exemple le bassin à l’UQTR, c’est toutes les compétitions après qu’on peut recevoir. Ça amène du monde, ça stimule l’économie, mais on est tellement au début du dossier», a-t-il poursuivi.

Le comité saura bientôt si le Québec est toujours dans la course, puisque la province doit encore accepter la candidature et est toujours en attente de la décision du Nouveau-Brunswick d’accueillir ou non les Jeux.

Claude Villemure assure que la candidature de Shawinigan et Trois-Rivières a reçu tous les appuis nécessaires jusqu’ici, autant du provincial que du fédéral.

Avec CBC/Radio-Canada