Posts Tagged ‘Candidature’

Congo-Bacongo : le fils de Mvouba traité d’Ukrainien ya pamba pamba par les habitants

juillet 2, 2022

Les populations de Bacongo réputées être intransigeantes avec les députés ne laissent pas respirer les 21 candidats qui briguent les deux sièges à pourvoir dans cette circonscription électorale. C’est le fils du président du parlement Vadim Osdet Mvouba qui est le centre de leurs critiques et blagues. Parachuté par son père et le PCT, lui qui n’a jamais vécu dans cet arrondissement est traité d’Ukrainien. Il s’agit là pour les populations de le réduire en rien au moment où les Russes interviennent en Ukraine.

Vadim Osdet Mvouba dont la mère serait Russe est bizarrement traité d’Ukrainien à Bacongo, où les habitants sont contre sa candidature. «  Comment un Ukrainien peut nous représenter au parlement ? » s’indignent les habitants de cet arrondissement des sapeurs qui craignent que son père Isidore Mvouba triche et le donne victorieux.

À Bacongo, les populations refusent d’admettre que Vadim Osdet Mvouba est moitié Russe, pour eux ça serait trop lui donner des points et préfère lui attribuer la nationalité ukrainienne. Le fils de Mvouba est parmi les 21 candidats qui concourent pour les deux sièges de Bacongo.

Dans ses sorties, on peut facilement entendre les habitants lancer des insultes contre lui : «  Ukrainien ya pamba pamba ! Yénda ku Ukraine na Zelensky ! Bika Bacongo yéto ! »(Pauvre ukrainien! Va en Ukraine chez Zelensky! Laisse-nous Bacongo). Plusieurs dignitaires du régime ont laissé leurs enfants postuler pour des sièges de députés ou conseillers municipaux et cela agace la population qui voit une volonté de grand remplacement.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo-Législatives 2022 : Léonidas Mottom Mamoni retiré de la course à Ouesso 2

juillet 2, 2022

Le ministre de l’Administration du territoire, de la Décentralisation et du Développement local, Guy Georges Mbacka, a annoncé dans une décision rendue publique, le 2 juillet, à Brazzaville le retrait de la candidature de Léonidas Carrel Mottom Mamoni du Parti congolais du travail (PCT) aux élections législatives des 4 et 10 juillet dans la deuxième circonscription électorale de Ouesso, département de la Sangha.

Léonidas Carrel Mottom Mamoni/Adiac

«En vertu de la présente décision, le parti qui l’a présenté peut investir un autre candidat avec son suppléant. La présente décision sera notifiée au candidat Léonidas Carrel Mottom Mamoni et au part politique qui l’a investi », a décidé le ministre.

Selon Guy Georges Mbacka, le candidat aux législatives à Ouesso 2 a tenu, au cours de la campagne électorale, des propos qui portent gravement atteinte à l’unité et à la cohésion nationales et enfreint manifestement certaines dispositions de la loi électorale. «Le fief de l’Upads n’est pas dans le département de la Sangha, ni celui du PCAP, du PRL : les neuf circonscriptions du département de la Sangha sont pour les députés du PCT. Seuls ces derniers peuvent être élus dans ce département, pas d’autres. Un ressortissant de la Sangha pourrait-il chercher à se faire élire à Dolisie ou à Mouyondzi ?» déclarait Mottom dans des propos rappelés par le ministre.  

Des déclarations qui sont contraires, d’après la décision du gouvernement, à l’article 27 de la loi électorale qui stipule que les réunions électorales sont pour faire connaître un candidat ou une liste des candidats, de présenter les programmes ou les arguments d’un candidat ou des candidats d’une liste dans les conditions fixées par la loi.

Notons que le candidat a été déjà lâché par le parti qui l’a investi. En effet, dans une déclaration le 1er juillet à Brazzaville, le secrétariat permanent du bureau politique du Comité central du PCT a condamné avec « véhémence » toute attitude et propos non républicains frisant la division, l’ethnocentrisme et le repli identitaire. Il s’est aussi dissocié totalement de ces « comportements rétrogrades » qui divisent le peuple congolais. « C’est ainsi que le secrétariat permanent désapprouve les propos inacceptables tenus par le candidat Léonidas Mottom Mamoni, investi dans la circonscription de Ouesso 2, lesquels propos se détachent de la ligne politique du parti. Il retire, par conséquent, son appui au candidat Léonidas Mottom et rassure l’opinion publique des sanctions disciplinaires qui suivront, conformément aux statuts du PCT », a promis le PCT, attirant l’attention de l’ensemble de ses candidats sur leur tenue exemplaire pendant la période électorale.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Nigeria: cinq choses à savoir sur le candidat du pouvoir Bola Ahmed Tinubu

juin 8, 2022

ÉLECTION. Retour en cinq points sur le parcours de l’influent ex-gouverneur de Lagos, vainqueur de la primaire du parti au pouvoir pour la présidentielle de 2023.

Bola Tinubu a domine la politique dans la capitale economique du Nigeria pendant plus de vingt ans.
Bola Tinubu a dominé la politique dans la capitale économique du Nigeria pendant plus de vingt ans.© PIUS UTOMI EKPEI / AFP

« Le parrain », « le faiseur de rois », « le boss » : les surnoms ne manquent pas pour désigner Bola Ahmed Tinubu, homme politique nigérian aussi influent que controversé, désigné mercredi candidat du parti au pouvoir pour la présidentielle de 2023. « Je déclare Bola Ahmed Tinubu comme le candidat présidentiel de notre parti aux prochaines élections de 2023 », a déclaré Atiku Bagudu, responsable de l’élection de la primaire du Congrès des progressistes (APC) organisée à Abuja, la capitale. « Ceux qui ne m’ont pas soutenu, vous n’avez rien à craindre. Je construirai la meilleure nation pour nos enfants », a assuré Bola Ahmed Tinubu après sa victoire.

Ex-gouverneur de Lagos

Ce richissime musulman de 70 ans, ardent défenseur de la démocratie, en exil pendant la dictature militaire des années 1990, a gravi tous les échelons politiques au gré d’accusations de corruption, sans jamais être condamné.

Ancien sénateur puis gouverneur de Lagos, poumon économique du pays le plus peuplé d’Afrique, le chef historique du parti au pouvoir convoite désormais la plus haute marche : devenir président, « l’ambition de toute une vie ». « C’est mon heure, je suis instruit, j’ai de l’expérience. C’est mon tour », a-t-il insisté début juin.

Et en janvier déjà, Bola Ahmed Tinubu glissait devant des journalistes à Abuja : « Je n’ai vu écrit nulle part qu’un faiseur de rois ne peut pas être roi ».

Car cet homme de l’ombre caché sous son chapeau traditionnel yoruba a gardé une influence considérable dans sa région natale du sud-ouest après huit années passées (1999-2007) aux manettes de Lagos, mégalopole de 20 millions d’habitants.

Faiseur de rois

Fin stratège, il a toujours été perçu comme l’homme derrière toutes les nominations politiques dans son fief alors que le clientélisme reste omniprésent au Nigeria, jusqu’à se vanter d’avoir fait élire le président Buhari.

Pour beaucoup, au Nigeria, l’influence du chef historique du Congrès des progressistes (APC) a propulsé M. Buhari président en 2015 et permis sa réélection en 2019. À tort ou à raison, c’est là son plus grand succès qui a accentué son poids sur l’échiquier politique nigérian. D’autant qu’il s’agissait de la première alternance démocratique à la tête du Nigeria, depuis la fin des dictatures militaires et le retour de la démocratie en 1999. En 2015, l’APC a mis fin au règne du Parti démocratique populaire (PDP), au pouvoir depuis 16 ans.

Mais en tant que chef de l’APC, Bola Tinubu est fragilisé par le bilan plus que mitigé du président Buhari, qui termine son deuxième mandat sous le feu des critiques. L’ex-général putschiste n’a pas su enrayer les violences généralisées entre les groupes djihadistes dans le Nord-Est, les bandes criminelles dans le centre et le Nord-Ouest et l’agitation séparatiste dans le Sud-Est.

Sans évoquer le marasme économique et, sur les 220 millions d’habitants, les quelque 80 millions de Nigérians qui vivent encore sous le seuil d’extrême pauvreté. « Le boss » peut donc apparaître comme « appartenant à une vieille classe politique à court d’idées, présent depuis trop longtemps sur la scène politique, ce qui est vu comme une faute », explique Udo Jude Ilo, de l’Open Society Initiative for West Africa (Osiwa).

Surtout après la répression sanglante d’une manifestation pacifique à Lagos en 2020 qui a révélé le fossé entre une jeunesse avide de changement – 60 % des Nigérians ont moins de 25 ans – et une élite âgée, personnifiée par le président (79 ans).

Un personnage controversé

D’autant que Bola Tinubu sera opposé pendant la présidentielle à Atiku Abubakar, ancien vice-président âgé de 75 ans et candidat du PDP, principal parti d’opposition. Et dans une vidéo publiée par la presse locale, M. Tinubu lançait à la jeunesse : « Vous aussi vous vieillirez, vous deviendrez président, mais je serai président d’abord. »

« C’est aussi un personnage controversé à cause des allégations de corruption, même s’il a de nombreux partisans qui le considèrent comme un visionnaire », poursuit M. Jude Ilo.

Après avoir quitté ses fonctions de gouverneur de Lagos, M. Tinubu a été mis en examen pour corruption, blanchiment d’argent et pour avoir plus d’une douzaine de comptes à l’étranger, puis innocenté.

Immense fortune

Sa fortune – dont la source et le montant exacts sont inconnus – fait beaucoup parler : il est considéré comme l’un des hommes les plus riches du pays, ayant des parts dans de nombreuses entreprises, des médias à l’aviation, en passant par les hôtels et l’immobilier.

Le très influent ex-gouverneur de Lagos a remporté mercredi la primaire du parti au pouvoir pour la présidentielle de 2023, où il affrontera un autre vétéran de la politique nigériane, Atiku Abubakar, candidat du principal parti d’opposition.

L’insécurité au cœur de la future campagne

La sécurité sera un enjeu majeur de ce scrutin, le pays étant meurtri quasi quotidiennement par des violences criminelles et djihadistes. Le massacre dimanche de 22 personnes dans une église du sud-ouest du pays, région pourtant relativement épargnée par les violences, en est un cruel rappel. « Aucune force destructrice ne peut ramener le Nigeria en arrière », a assuré Bola Tinubu après sa victoire, saluant le travail des forces de sécurité et les appelant à « poursuivre le combat pour la survie de la nation ».

Par Le Point avec AFP

Kenya : la Dame de fer fera-t-elle gagner Raila Odinga ?

juin 4, 2022

Candidat à la présidentielle d’août, Raila Odinga est entré dans l’histoire en faisant d’une femme, Martha Karua, sa colistière. Mais cela sera-t-il suffisant pour lui permettre de l’emporter ?

Raila Odinga et sa nouvelle colistière, Martha Karua (L), à Nairobi le 16 mai 2022. © Tony KARUMBA/AFP

Candidat à la magistrature suprême pour la cinquième fois, Raila Odinga a décidé de frapper fort pour que la victoire ne lui échappe pas une nouvelle fois en août prochain. En désignant l’ancienne ministre de la Justice Martha Karua comme colistière, le candidat entre dans l’histoire de la politique kényane et fait un pari osé alors que son principal adversaire, le vice-président William Ruto, faisait jusqu’à présent la course en tête.

Coup de fouet

Martha Karua pourra compter sur le soutien de l’électorat féminin et sur celui des défenseurs de l’égalité entre les sexes. Mais elle bénéficie aussi d’un ancrage territorial que lorgne le candidat Odinga, autour du Mont Kenya, une région où une grande partie du scrutin va se jouer. À 64 ans, cette avocate à la Haute Cour du Kenya est également connue pour ses positions sans concession contre la corruption.

« L’histoire nous appelle à combler le fossé entre les sexes dans notre pays, a déclaré Raila Odinga en annonçant le nom de sa colistière. L’histoire nous appelle à rendre la pareille aux femmes qui ont lutté et se montrées fidèles. L’histoire nous appelle à désigner notre première femme vice-présidente. »

La désignation de Martha Karua donne déjà un coup de fouet à la campagne de Raila Odinga, que les sondages créditent désormais d’une longueur d’avance. Mais l’intérêt médiatique que suscite l’Iron Lady (la Dame de fer) lui permettra-t-il d’entrer au palais présidentiel ? Rien n’est encore joué.

Martha Karua est immédiatement entrée en action. Portée par un mouvement favorable, elle s’est affichée en compagnie de plusieurs dirigeants politiques de la coalition qui soutient la candidature d’Odinga, Azimio la Umoja One Kenya Alliance. « Je suis venue pour planter les graines, je reviendrai pour arroser les cultures, puis je viendrai pour entretenir la terre et nous récolterons le moment venu », a-t-elle lancé lors d’un déplacement dans le comté de Meru.

Deuxième d’une famille de huit enfants, Martha Karua s’est très tôt forgée une personnalité affirmée. « Elle était dure même quand nous étions enfants, se souvient Jefta Karua, son frère cadet. Elle était un leader qui nous montrait la voie, et il n’y en avait pas deux, juste une. » Elle en découd parfois avec ses professeurs, mais décroche en 1980 un diplôme de droit à l’université de Nairobi puis est admise au barreau un an plus tard.

Pendant près de sept ans, elle oeuvre comme magistrate dans divers tribunaux des comtés de Nairobi et de Nakuru, avant de fonder son propre cabinet, Martha Karua & Co. Advocates, qu’elle a dirigé jusqu’en 2002. Elle fait campagne pour le multipartisme sous la présidence de Daniel Arap Moi et rencontre Raila Odeinga pour la première fois en 1990, alors qu’elle accepte de le défendre à la suite de son arrestation. « À l’époque, très peu d’avocats étaient prêts à me représenter, se souvient celui qui est maintenant son colistier. Mais cette femme, qui était une jeune avocate, a dirigé une équipe de 27 personnes pour dénoncer le caractère illégale de ma détention. »

Différends politiques

Le ticket Raila-Karua marque les retrouvailles de deux personnalités politiques qui se sont battues côte à côte au cours des 30 dernières années, mais qui ont souvent été en profond désaccord. Martha Karua a été élue pour la première fois au Parlement en 1992, la même année qu’Odinga. Après avoir été ministre de la Gestion et du Développement des ressources en eau du président Mwai Kibaki, puis ministre de la Justice et des Affaires constitutionnelles à partir de 2003, elle soutient Kibaki face à Odinga lorsqu’il brigue, en 2007, un second mandat.

Après les violences électorales de 2007-2008 (près de 1 500 morts), elle accuse le Mouvement démocratique orange (ODM) d’Odinga de « nettoyage ethnique », mais finit par servir à ses côtés dans le gouvernement d’unité nationale formé peu après pour apaiser les tensions. Elle quittera le gouvernement en avril 2009 après s’être opposée à Kibaki au sujet de nominations judiciaires.

Lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 2013, on lui demande si elle accepterait d’être la colistière d’Odinga. Et de nouveau, elle prend publiquement ses distances : « Je ne partage aucune valeur avec […] Raila Odinga et n’admire pas sa politique, déclare-t-elle. Je lui ai demandé de rentrer chez lui avec le président Kibaki. Tous deux ont été incapables d’éradiquer la corruption dans leurs rangs. » C’est Uhuru Kenyatta qui sera élu.

Neuf ans plus tard, leur relation s’est apaisée. « Je veux qu’elle travaille sur notre Constitution », a annoncé Odinga, dont elle dit désormais qu’il « s’est battu toute sa vie pour les droits des Kenyans et pour la justice sociale. »

Tous deux pensent déjà à l’après. S’il est élu, Odinga préfère éviter d’entretenir des relations tendues avec celle qui serait alors sa vice-présidente. Il ne veut pas se retrouver dans la même configuration politique que Kenyatta. « Comme Joshua dans la Bible, un vice-président doit résoudre les problèmes du président et non lui en poser, a-t-il d’ailleurs prévenu. Ce poste est destiné à alléger le fardeau du président et à faciliter le joug qu’il porte. »

Par Jeune Afrique – avec Son Gatitu, pour The Africa Report

Nigeria : l’ancien vice-président Atiku Abubakar candidat de l’opposition à la présidentielle

mai 29, 2022

L’opposant a été désigné candidat du PDP pour la présidentielle prévue en février 2023. Le parti au pouvoir a lui reporté d’une semaine sa primaire pour la course à la succession de Buhari.

Le candidat de l’opposition Atiku Abubakar le 19 février 2019 lors d’une réunion à Abuja © AFP

« Aujourd’hui nous écrivons l’histoire, une histoire qui, nous le croyons, va apporter des changements fondamentaux », a déclaré Atiku Abubakar à ses partisans réunis à Abuja, où le vote a été organisé ce 28 mai. À 75 ans, ce musulman du nord du pays a été désigné à l’issue d’une primaire du Parti démocratique populaire (PDP) et tentera pour la sixième fois de se faire élire président du pays le plus peuplé d’Afrique.

Le Congrès des progressistes (APC), au pouvoir, tiendra quant à lui sa primaire du 6 au 8 juin pour choisir un candidat devant succéder au président Muhammadu Buhari, qui a annoncé ne pas se représenter après ses deux mandats.

Divisions Nord – Sud

Pour tenter de concilier ce pays extrêmement divisé entre un Nord musulman et un Sud chrétien, et où vivent près de 250 ethnies, une règle tacite prévoit une rotation de la présidence tous les deux mandats entre les candidats du Nord et du Sud. Or, M. Abubakar, ancien chef des douanes et vice-président (1999-2007), est originaire du Nord, tout comme le président Buhari, contrairement à la plupart des principaux candidats de l’APC, originaires du sud.

La sécurité sera un enjeu majeur de l’élection de février 2023 car le pays est en proie à une insécurité généralisée. L’armée nigériane est déployée sur de multiples fronts, notamment dans le nord-est, théâtre d’une insurrection jihadiste depuis plus de 10 ans et dans le nord-ouest où des bandes criminelles pillent, kidnappent et tuent les habitants.

La cherté de la vie, un enjeu du scrutin

Depuis son retour à un régime civil en 1999, après une dictature militaire, le Nigeria a organisé six élections nationales qui ont souvent été entachées de fraudes, de difficultés techniques, de violences et de contestations juridiques. La plus grande économie d’Afrique, affaiblie par l’impact de la pandémie de Covid-19, subit désormais les retombées de la guerre en Ukraine, qui ont fait grimper les prix des carburants et des denrées alimentaires sur tout le continent.

Au moins 31 personnes ont été tuées samedi lors d’une bousculade survenue dans le sud du Nigeria durant une distribution de nourriture organisée par une Eglise, a déclaré la police. Ces dernières années, le Nigeria a connu plusieurs tragédies lors de bousculades liées à des distributions de nourriture, notamment en 2021 lors d’une opération organisée par une agence humanitaire dans l’Etat du Borno, dans le nord du pays, où sept femmes sont décédées après avoir été piétinées par la foule.

Avec Jeune Afrique

Nigeria : un présidentiable marié à une fillette de 13 ans

mai 16, 2022

Sani Yerima, ancien gouverneur de Zamfara qui vient de se lancer dans la course à la magistrature suprême, a justifié son union avec une enfant sur Channels TV cette semaine.

Les féministes considèrent que les unions avec des enfants sont implicitement légitimées au Nigeria. © Damien Glez

Dans la perspective du scrutin pour la magistrature suprême de 2023, c’est la foire d’empoigne avant la foire d’empoigne, le dévoilement des ambitions – ou des renoncements, comme celui de Goodluck Jonathan – avant la campagne électorale. Avant que les partis politiques puis les autorités ne se prononcent sur la validité de chaque candidature, les parcours professionnels et les vies privées des « candidables » sont passés à la moulinette des médias et de l’opinion. Début mai, Sani Yerima informait de son ambition présidentielle le chef de l’État sortant, Muhammadu Buhari, auquel il avait concédé, en 2007, le flambeau de leur formation, le All Nigeria Peoples Party (ANPP).

Promoteur de la charia

Aujourd’hui âgé de 61 ans, l’ancien gouverneur de l’État nordiste de Zamfara remet le couvert après douze ans passés au Sénat. Resté célèbre pour avoir été le premier à promouvoir le système de la charia dans la zone qu’il gouverna entre 1999 à 2007, il est interrogé en particulier sur son expérience dans l’application du droit musulman. Lors d’une émission diffusée la semaine dernière sur Channels TV, le candidat à la candidature a eu à s’expliquer sur son choix d’épouser, en 2009, une Égyptienne de 13 ans.

Pas déstabilisé pour deux sous, le politicien est resté droit dans les bottes qu’il avait enfilées il y a bien des années. Lui qui considérait, en 2013 sur la même chaîne de télévision, que « la maturité pour le mariage était déterminée par les parents de la fille », s’est cette fois arc-bouté sur des considérations légales. « Il n’y a pas de loi au Nigeria qui détermine quand et comment vous vous mariez. Les musulmans ont la charia. Les chrétiens, je ne sais pas. » Et d’ajouter, stoïque : « Si j’avais fait quelque chose de mal, j’aurais été traduit en justice. »

Mariage avec des enfants légitimés

Certes, les militants des droits de l’enfant s’étaient insurgés lors de son mariage. Certes, le comité sénatorial chargé de la révision de la Constitution avait suggéré, en 2013, que soit supprimé un article indiquant que « toute femme mariée est réputée être majeure », entorse au fait que « le terme majeur désigne l’âge de 18 ans et plus ». Mais la recommandation n’avait pas obtenu le nombre de voix requis par la Constitution pour être validée…

Si l’article incriminé concerne la renonciation à la citoyenneté et non la définition formelle de l’âge minimum du mariage, les féministes considèrent que les unions avec des enfants sont implicitement légitimées au Nigeria. Le hashtag #ChildNotBride (« enfant pas mariée ») a été lancé, ainsi qu’une pétition en ligne, à l’ONU, qui a recueilli plus de 20 000 signatures. Sans succès majeur : seuls 23 des 36 États du Nigeria ont adopté la loi de 2003 sur les droits de l’enfant qui fixe l’âge du mariage à 18 ans.

Sani Yerima a pu profiter de cette faille légale pour épouser une fille de 13 ans. Reste à savoir si sa réputation l’empêchera d’obtenir l’investiture de son parti pour la présidentielle…

Damien Glez

Avec Jeune Afrique par Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

Côte d’Ivoire : Drogba, Diabaté, Diallo, Kouakou… Six candidats en lice pour la tête de la FIF

avril 11, 2022

Six prétendants à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), prévue le 23 avril, ont officiellement déposé leur candidature, dont l’ancien attaquant vedette Didier Drogba, a annoncé la direction de la FIF dimanche.

De gauche à droite, Idriss Diallo, Sory Diabaté et Didier Drogba. © DR / Fédération ivoirienne de football.

« Le dépôt de candidature à la présidence de la Fédération ivoirienne de football est clos. Six candidats ont été enregistrés : Yatte Ellele Jean-Baptiste, Arnaud Aka, Laurent Kouakou, Idriss Diallo, Sory Diabaté et Didier Drogba », a déclaré Mariam Dao Gabala, présidente du Comité de normalisation de la FIF, lors d’une conférence de presse.

« Enfin nous y voilà ! »

Didier Drogba est venu déposer sa candidature plus tôt dans l’après-midi au siège de la fédération. « Enfin nous y voilà ! J’ai hâte que la campagne démarre. Faites-moi confiance pour donner vie au football ivoirien si je suis élu », a-t-il déclaré, vantant une candidature « d’unité ». Malgré son statut, il n’est pas forcément favori, faute de soutiens suffisants au sein des clubs ivoiriens.

Cette élection a déjà été maintes fois reportée depuis 2020, en raison d’un imbroglio sur le système de parrainage pour les candidats. La FIF avait été mise sous tutelle en décembre 2020 par la Fifa qui a installé un « Comité de normalisation » pour tenter de régler cette crise.

« Nous sommes prêts pour ces élections et nous devons montrer une bonne image de la Côte d’Ivoire à travers un scrutin apaisé. Je demande aux uns et aux autres de ne pas en rajouter », a déclaré dimanche Mariam Dao Gabala. Cette dernière doit quitter son poste à l’issue de l’élection du nouveau président, le 23 avril.

Par Jeune Afrique avec AFP

Bourses d’études Mistral

mars 11, 2022

La campagne de candidature au programme de bourses Mistral, en France, pour l’année 2022-2023 est ouverte. La date limite de réception des candidatures en ligne est fixée au 25 mars.

Le programme de bourses d’excellence Mistral est destiné aux étudiants étrangers de très bon niveau inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur à l’étranger et qui souhaitent poursuivre des études à l’Université d’Avignon en vue de l’obtention d’un master.

Critères d’éligibilité

Avignon Université conditionne l’octroi des bourses Mistral aux étudiants dont la candidature respecte les critères d’éligibilité suivants :

  • Être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur à l’étranger au moment du dépôt de candidature.
  • Avoir un très bon dossier universitaire et satisfaire aux critères académiques et linguistiques fixés par l’équipe pédagogique de la formation concernée à l’université d’Avignon.
  • Ne pas avoir interrompu ses études depuis plus d’un an.
  • Se porter candidat à une inscription en master 1 ou 2 à Avignon Université pour l’année universitaire 2022-2023.
  • Ne pas déjà résider en France.
  • Avoir moins de 28 ans au 1ᵉʳ octobre 2022.
  • Ne jamais avoir postulé pour des bourses d’excellence Mistral (sauf dans le cas d’un renouvellement).
  • Ne pas bénéficier d’une autre bourse d’études pour la formation demandée. En cas d’obtention d’une bourse autre que la bourse Mistral, le candidat devra en informer Avignon Université dans les plus brefs délais et renoncer à la bourse Mistral.

Procédure de candidature aux bourses Mistral

Le candidat originaire de pays à procédure CEF (voir ci-dessous) doit, tout d’abord, constituer au préalable un dossier électronique CEF puis déposer une demande aux bourses Mistral.

Pour constituer ce dossier électronique, le candidat doit se renseigner auprès de l’espace Campus France de son pays d’origine : https://www.campusfrance.org/fr/espaces. Il doit indiquer en premier choix le master d’Avignon Université pour lequel il demande une bourse Mistral.

Liste des pays à procédure CEF : Algérie, Arabie saoudite, Argentine, Bénin, Brésil, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Chili, Chine, Colombie, Comores, Congo-Brazzaville, Corée du Sud, Côte d’Ivoire, Djibouti, Égypte, États-Unis, Gabon, Guinée, Haïti, Inde, Indonésie, Iran, Japon, Koweit, Liban, Madagascar, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie, Mexique, Niger, Nigéria, Pérou, République Démocratique du Congo, Russie, Sénégal, Singapour, Taiwan, Tchad, Togo, Tunisie, Turquie et Vietnam.

Le candidat originaire d’un autre pays envoie sa candidature directement à Avignon Université.

Constitution du dossier de candidature

Le formulaire ainsi que le CV et la lettre de motivation doivent impérativement être rédigés en langue française. Les autres documents doivent être en langue française ou à défaut en langue anglaise. L’absence d’une seule pièce constitutive du dossier entraînera le rejet du dossier :

  1. L’attestation d’inscription en cours dans un établissement d’enseignement supérieur à l’étranger au moment du dépôt de candidature (ou de l’année universitaire précédente pour les candidats ayant interrompu leurs études depuis moins d’un an) ;
  2. Les copies de tous les diplômes obtenus depuis la fin des études secondaires ;
  3. Les copies des relevés de notes obtenues au cours des études supérieures accompagnées d’un descriptif du système de notation utilisé dans le pays d’origine ;
  4. Une preuve du niveau de français du candidat (niveau B2 minimum) ;
  5. Une lettre de recommandation d’un enseignant de l’université d’origine du candidat ;
  6. Une lettre de motivation du candidat en langue française pour intégrer le Master choisi à Avignon Université, en précisant également son projet professionnel ;
  7. Un curriculum vitæ actualisé en langue française ;
  8. Le formulaire de candidature Mistral rempli, daté et signé ;
  9. L’identifiant CEF pour les étudiants ressortissants des pays concernés par la procédure Campus France.

Les candidatures se font en ligne et les documents requis doivent etre en format numérique, en un PDF unique.

Les dossiers reçus après la date limite, incomplets, envoyés sous une autre forme ou par une voie différente que celle indiquée ci-dessus sont irrecevables et ne seront pas traités.

Avec Adiac-Congo par Concoursn

Macron va annoncer sa candidature jeudi soir dans une « Lettre aux Français »

mars 3, 2022
Macron va annoncer sa candidature jeudi soir dans une "Lettre aux Francais"
Macron va annoncer sa candidature jeudi soir dans une « Lettre aux Français »© AFP/Ludovic MARIN

Emmanuel Macron va annoncer sa candidature à l’élection présidentielle dans une « Lettre aux Français » qui sera mise en ligne ce jeudi soir, a-t-on appris auprès de son équipe de campagne, confirmant les informations de plusieurs médias.

Mobilisé par la guerre en Ukraine, le chef de l’Etat aura attendu le dernier moment pour officialiser sa candidature à un second mandat, que les candidats doivent formaliser avant vendredi 18H00.

Ce texte devrait être mis en ligne vers 20H30 sur les sites des quotidiens de la presse régionale.

A 38 jours du premier tour, M. Macron va ainsi devenir officiellement président-candidat et pourra donner le coup d’envoi à une campagne perturbée par le conflit, qui sera aussi l’une des plus courtes jamais effectuée par un président sortant.

M. Macron se déclare plus tard que deux de ses prédécesseurs candidats à un second mandat, Jacques Chirac en 2002 et Nicolas Sarkozy en 2012, qui s’étaient tous deux déclarés à deux mois du scrutin. François Mitterrand en 1988 et Charles de Gaulle en 1965 avaient attendu encore plus longtemps, à quasiment un mois du premier tour.

Cette attente a été vivement dénoncée par les rivaux du président sortant.

L’invasion de l’Ukraine, a-t-il lui-même reconnu mercredi soir dans une allocution sur cette crise, « vient percuter notre vie démocratique et la campagne électorale ».

Cette guerre a aussi un impact sur les sondages, qui montrent qu’elle favorise le sortant, comme c’est souvent le cas en période de crise.

Ainsi, depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie il y a huit jours, il a gagné plusieurs points dans les intentions de vote, les sondages le donnant à 27-28 %, soit une dizaine de points devant sa rivale d’extrême droite, Marine Le Pen (RN), qui creuse l’écart avec Valérie Pécresse (LR) et Eric Zemmour (Reconquête !). La majorité des Français approuvent son action depuis le début du conflit, selon les sondages.

Avant le début de cette crise, il était déjà haut dans les intentions de vote, largement devant ses adversaires, récoltant aussi les fruits de sa gestion de la crise sanitaire du Covid-19 et de sa politique du « quoi qu’il en coûte », globalement saluée par les Français.

Malgré cette annonce à venir, M. Macron restait focalisé jeudi sur la crise internationale et s’est encore entretenu pendant une heure et demie avec Vladimir Poutine jeudi matin, bien loin des déplacements de campagne sur le terrain que son parti avait planifiés avant la crise.

Cette annonce ne sera en rien une surprise puisque lui-même y a fait plusieurs fois allusion et que toute son équipe de campagne ne cachait pas que tout était prêt. Toute la classe politique, majorité comme oppositions, l’attendait pour que cette campagne bousculée par l’actualité et jusqu’ici menée en l’absence du favori des sondages, démarre pleinement.

A 44 ans (depuis le 21 décembre), celui qui était devenu en 2017 le plus jeune président de la Ve République repart en campagne avec l’expérience d’un premier mandat secoué par les crises, notamment celles des « gilets jaunes » et du Covid-19, et mainternant par la guerre en Ukraine.

S’il sort gagnant au soir du second tour, le 24 avril, il aura réalisé un pari jamais réalisé dans l’Histoire de la Ve République: être réélu au suffrage universel direct sans sortir d’une période de cohabitation, comme l’avaient fait François Mitterrand et Jacques Chirac.

Mais sa position de favori reste fragile. Comme en témoignent les sondages récents qui le donnent gagnant au second tour contre tous ses adversaires, y compris la mieux placée Marine le Pen, mais avec une avance moindre qu’en 2017.

En coulisses, la macronie s’organise depuis des semaines, entre récolte de fonds pour financer la campagne, tracts, porte-à-porte, création de comités de soutiens et tribunes dans la presse d’élus pour un second mandat. En raison de la guerre qui a accaparé son agenda et domine tous les sujets dans les médias, il a annulé – ou reporté – un premier meeting qui était prévu à Marseille ce week-end.

Par Le Point avec AFP

Présidentielle : les Français mettent la pression sur Emmanuel Macron

février 10, 2022

Selon un sondage pour « Le Figaro », plus de deux Français sur trois souhaitent que le chef de l’État se déclare dès maintenant candidat.

Ira ou n’ira pas ? Pour l’heure, Emmanuel Macron n’a encore rien dévoilé officiellement de ses intentions de briguer un second mandat. Ce qui semble agacer un bon nombre de Français qui souhaitent que le chef de l’État se positionne clairement dès maintenant. Jeudi 10 février, selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro, ils sont ainsi 68 %, soit plus de deux Français sur trois, à vouloir que l’actuel locataire de l’Élysée clarifie ses intentions et ce, dès à présent.

Pourquoi ? Dans un souci d’équité principalement. Pour 71 % des sondés, l’opposition politique à Emmanuel Macron a raison : il mènerait actuellement une campagne présidentielle financée par l’État. Dans le détail, précise le quotidien, 93 % des sympathisants du parti Reconquête ! d’Éric Zemmour pensent de la sorte, de même que 88 % des sympathisants RN. A contrario, chez LREM, ils ne sont que 34 % à être d’accord avec le reproche formulé par l’opposition.

Une candidature pour un second mandat pas très plébiscitée

Les déplacements du chef de l’État à travers la France, alors que la campagne présidentielle chez ses concurrents a commencé depuis des semaines, agacent passablement l’opposition. Et les accusations pleuvent : Emmanuel Macron profiterait d’une étiquette de président-candidat lors de ses déplacements, mais sans que les dépenses engagées ne soient considérées comme des frais de campagne. Chez LR, on a récemment estimé que la plaisanterie avait assez duré. Le 11 janvier dernier, le patron du parti Christian Jacob avait ainsi saisi la Commission nationale des comptes de campagnes, ainsi que l’Arcom (anciennement connu sous le nom de CSA) sur le sujet.

Le 10 février au matin, RTL rapportait que le président de la République n’aurait pas prévu de faire une quelconque annonce officielle de candidature avant le 19 février. Mais pour beaucoup de sondés par Odoxa, le doute est levé : 87 % des personnes interrogées pensent qu’Emmanuel Macron sera bel et bien candidat. Pourtant, seule une minorité de 43 % des sondés semble souhaiter une telle candidature.

Avec Le Point