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RDC : pas de consensus sur le choix du président de la commission électorale

août 1, 2021
Le siège de la Ceni à Kinshasa, en 2017.

Chargés de désigner le futur président de la commission électorale en RDC, les huit chefs des confessions religieuses ont achevé des mois de délibérations sans parvenir à s’entendre sur un nom.

Le processus de désignation par les confessions religieuses du président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), relancé en mars après une interruption due à des violences en juillet 2020, s’est conclu sur une « note de manque de consensus », selon le rapport transmis à l’Assemblée nationale.

Griefs contre deux candidats

Ce document, signé par huit chefs religieux, comporte deux points de vue divergents sur le plan « éthique, indépendance et réputation ». « Deux confessions religieuses considèrent que, sur le plan éthique et de l’indépendance, les griefs (informations et allégations) contre deux candidats de la liste (les meilleurs sur le plan technique) affectent leur indépendance et leur crédibilité », peut-on y lire. Ces deux confessions ont donc demandé que les deux candidats en question soient écartés de la course, est-il indiqué sans autre précision.

LE CONTRÔLE DE CETTE STRUCTURE STRATÉGIQUE EST UN ENJEU PRIMORDIAL POUR CONQUÉRIR OU CONSERVER LE POUVOIR EN RDC

En revanche, les six autres confessions religieuses ont estimé que « les griefs relevés contre les deux candidats soit ne sont pas prouvés soit ne concernent pas directement les candidats » et ont appelé au vote, mais le président de la plateforme regroupant les huit chefs religieux n’a pas voulu organiser de vote « dans ces conditions », selon le rapport.

« Pressions et menaces »

Sollicités par l’AFP, les responsables religieux n’ont pas voulu révéler les noms des candidats concernés ni les reproches qui les visent. Le 23 juillet, les chefs religieux avaient « dénoncé des pressions, des intimidations et des menaces de toutes sortes dont sont victimes certains membres de la plateforme pour nous empêcher de faire librement notre travail ».

En RDC, la loi charge huit confessions reconnues de désigner le président de la Céni, choix qui doit ensuite être entériné par l’Assemblée nationale, avant la nomination officielle par le chef de l’État. En juillet 2020, les Églises catholique et protestante avaient mis leur veto au choix de Ronsard Malonda, accusé d’être trop proche de l’ex-président Joseph Kabila. Le contrôle de cette structure stratégique est un enjeu primordial pour conquérir ou conserver le pouvoir en RDC, a souligné dans un récent rapport le Groupe d’experts sur le Congo (GEC), lié à l’Université de New York.

Par Jeune Afrique avec AFP

France: Pécresse officialise à son tour sa candidature pour 2022

juillet 22, 2021
Pecresse officialise a son tour sa candidature pour 2022
Pécresse officialise à son tour sa candidature pour 2022© AFP/Archives/JOEL SAGET

Valérie Pécresse, fraîchement réélue à la tête de l’Ile-de-France, s’est lancée jeudi à son tour dans la course à la présidentielle à droite, une façon de ne pas laisser Xavier Bertrand occuper seul le terrain pendant l’été.

L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy se présente à l’élection présidentielle pour « restaurer la fierté française », a-t-elle dit jeudi dans un entretien au Figaro et le soir sur TF1.

Défendant une droite « ferme sur le régalien, laïque mais aussi écologiste, libérale, pro-entreprise, féministe et sociale », Valérie Pécresse avait pris ses distances avec LR dès 2017 en créant le mouvement Libres !, en opposition au président du parti de l’époque, Laurent Wauquiez, jugé trop populiste.

« Je ne supporte plus qu’on parle au lieu d’agir », affirme l’ex-LR, désireuse de « rompre avec 10 ans de mauvais choix, de demi-mesures, d’indécisions, et en fin de compte l’affaissement de notre pays ».

La candidate à l’Elysée, qui vient d’avoir 54 ans, dit vouloir « faire plutôt que chercher à plaire », après un quinquennat « avec très peu de réformes », et vouloir « remettre le pays en ordre », précisant qu’elle allait maintenant parcourir le pays pendant l’été.

« Sur la sécurité, sur l’ordre sur la justice sur l’immigration, le +en même temps+ ça ne marche pas », a-t-elle affirmé sur TF1 en se présentant comme « plus réformatrice qu’Emmanuel Macron » et ayant « plus d’autorité que Marine Le Pen ».

Réélue en juin à la tête de l’Ile-de-France, elle est la deuxième prétendante à officialiser sa candidature à droite, après son homologue des Hauts-de-France Xavier Bertrand, lui aussi ex-LR, fin mars.

« Equipe »

« Personne ne gagnera la présidentielle 2022 seul. On ne peut gagner qu’avec une équipe rassemblée », a prévenu dans un tweet le président de LR Christian Jacob qui avait réuni mardi Mme Pécresse et quatre autres candidats putatifs à la présidentielle.

Tous étaient convenus d’une « candidature unique » de leur camp pour 2022, alors que Xavier Bertrand, absent de cette rencontre, refuse à ce stade de participer à une primaire. Il entend se poser en rassembleur de sa famille politique, au risque d’un bras de fer avec son ancien parti.

Le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, qui avait lui fait acte de candidature pour une primaire à droite, a salué dans la candidature de Mme Pécresse un « signe de la vitalité de la droite ». « La primaire est désormais une évidence », a-t-il tweeté.

« La compétition est toujours saine à condition bien sûr qu’à la fin il n’y ait qu’un seul candidat », a affirmé son homologue à l’Assemblée Damien Abad, qui soutient Xavier Bertrand, redisant ne pas vouloir être « pris en otage par une double candidature ».

M. Abad est réservé sur la primaire, synonyme pour la direction du parti de « machine à perdre ».

« L’heure des femmes »

Valérie Pécresse, pour qui la primaire est au contraire la « seule solution démocratique », affirme au Figaro qu’elle n’en a « pas peur » et « fera tout pour gagner et rassembler ». « Je suis vaccinée contre les divisions de la droite » qui « nous ont fait suffisamment souffrir », a-t-elle dit sur TF1.

Elle avait déjà promis de faire « entendre (sa) voix » au cours de l’été. « L’heure des femmes est venue », avait-elle affirmé dans La Provence début juillet.

Florence Portelli, vice-présidente d’Ile-de-France et soutien de la candidate, a affirmé sur BFMTV que Mme Pécresse était candidate « quoi qu’il arrive » et a fait valoir qu’une femme pouvait accéder à la « tête du pays » et pas seulement être Premier ministre.

Valérie Pécresse a fait son annonce juste après avoir lancé mercredi une grande partie de son programme à la tête de la région. « Toutes les promesses que nous avons faites, il faut les mettre en place très vite », s’est-elle justifiée, accusée par ses opposants de « précipitation ».

Sa candidature à l’Elysée « est la démonstration la plus magistrale » que « la région n’est pour elle qu’un marchepied », a réagi auprès de l’AFP Julien Bayou, secrétaire national d’EELV, candidat malheureux face à elle aux régionales et conseiller francilien.

« Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, qui ont respectivement supprimé 12.500 policiers et gendarmes et 5.000 lits d’hôpitaux, se présentent à l’élection présidentielle pour venir contempler l’ampleur des dégâts qu’ils ont commis comme ministres ? » a demandé Jordan Bardella, numéro deux du RN et lui aussi conseiller d’Ile-de-France.

Par Le Point avec AFP

Canada/Trois-Rivières: Le Parti conservateur fait de nouveau confiance à Yves Lévesque

juin 29, 2021

L’ancien maire et candidat défait aux dernières élections fédérales, Yves Lévesque, tentera à nouveau de se faire élire dans la circonscription de Trois-Rivières sous la bannière conservatrice.

Yves Lévesque sera à nouveau candidat sous la bannière du Parti conservateur du Canada aux prochaines élections fédérales.

© Raphaël Poliquin/Radio-Canada Yves Lévesque sera à nouveau candidat sous la bannière du Parti conservateur du Canada aux prochaines élections fédérales.

Plus tôt cette année, Yves Lévesque avait révélé sur nos ondes son souhait de faire partie de la course. Sa candidature a été confirmée mardi matin.

La conférence de presse a eu lieu à l’Amphithéâtre Cogeco, un projet phare piloté par Yves Lévesque alors qu’il était maire de Trois-Rivières.

C’est la deuxième fois que l’ex-maire tentera d’obtenir un siège à la Chambre de communes. En octobre 2019, Yves Lévesque avait terminé troisième dans la course avec le quart des votes (25,2 %).  La bloquiste Louise Charbonneau avait obtenu 28,5 % des votes, suivie de près par la candidate libérale, Valérie Renaud-Martin, avec 26 % des voix.

L’écart à Trois-Rivières, pour le parti Conservateur, comparé à d’autres régions du Québec, je pense qu’on a très bien scoré», affirme Yves Lévesque.

Il estime que sa défaite en 2019 est attribuable à la position de l’ancien chef conservateur Andrew Sheer sur l’avortement et non à un rejet de sa candidature.

La candidature d'Yves Lévesque a été confirmée mardi, en présence du député conservateur et lieutenant politique du Parti conservateur pour le Québec, Richard Martel.

© Amélie Desmarais/Radio-Canada La candidature d’Yves Lévesque a été confirmée mardi, en présence du député conservateur et lieutenant politique du Parti conservateur pour le Québec, Richard Martel.

Yves Lévesque, qui a été maire de Trois-Rivières durant 17 ans, affirme avoir toujours la flamme. J’ai des dossiers qui me tenaient à coeur à titre de maire de Trois-Rivières qui n’ont toujours pas été réglés, dit-il. Je suis le même gars, avec la même fougue et la même détermination.»

Mardi matin, il a par ailleurs décoché une flèche à l’endroit du ministre libéral de la Mauricie François-Philippe Champagne en affirmant que le train à grande fréquence *TGF) et le projet d’agrandissement de l’aéroport annoncés lors de la dernière campagne électorale, il y a plus de deux ans, n’ont toujours pas été concrétisés.

La date des prochaines élections fédérales n’est pas encore connue, mais les différents partis présents sur la colline parlementaire sont tous en train de recruter des candidats en vue du déclenchement de la campagne.

Autres potentiels candidats dans Trois-Rivières

La députée du Bloc québécois Louise Charbonneau a déjà annoncé son intention de ne pas se représenter aux élections. Quant à la conseillère municipale Valérie Renaud-Martin, elle vise désormais la mairie de Trois-Rivières.

L’éthicien René Villemure est le seul candidat à l’investiture du Bloc québécois dans la circonscription de Trois-Rivières. Pierre Piché avait annoncé son intention de s’y présenter, mais il a été disqualifié de la course. En entrevue à l’émission Toujours le matin, André Valois a déclaré qu’il songe aussi à briguer l’investiture.

Dans les rangs du Parti libéral du Canada, l’éditorialiste du quotidien Le Nouvelliste, Martin Francoeur, songe à se présenter comme candidat dans la circonscription de Trois-Rivières.

Par  CBC/Radio-Canada avec les informations d’Amélie Desmarais

Élections à Trois-Rivières: Robert Martin candidat dans Marie-de-l’Incarnation

mai 4, 2021

L’ancien journaliste sportif au Nouvelliste, Robert Martin, sera candidat au poste de conseiller municipal dans le district Marie-de-l’Incarnation lors du scrutin du 7 novembre prochain.

Robert Martin sera candidat au poste de conseiller municipal dans le district Marie-de-l’Incarnation lors des prochaines élections municipales.

© STÉPHANE LESSARD Robert Martin sera candidat au poste de conseiller municipal dans le district Marie-de-l’Incarnation lors des prochaines élections municipales.

Robert Martin était candidat aux élections de 2017 dans le district des Estacades, mais avait dû se retirer à quelques semaines du scrutin pour des raisons familiales. Quatre ans plus tard et résident d’un nouveau quartier, il souhaite retourner dans la mêlée.

«Adolescent et jeune adulte, j’ai demeuré à deux reprises dans le district. Et maintenant, j’y habite à nouveau. C’est un secteur que je connais bien et que j’aime bien. J’apprends toujours à le découvrir, il y a de belles choses qui se passent ici», lance-t-il d’emblée en entrevue.

Le manque de logements sociaux dans le district Marie-de-l’Incarnation doit être pris au sérieux, estime Robert Martin. «Plusieurs immeubles ont été rénovés, ce qui a augmenté beaucoup le prix des loyers. Ça n’a pas de bon sens pour un quartier comme ici», affirme-t-il.

«Il s’en fait encore des logements sociaux, mais il faut travailler là-dessus. Un quartier comme ici, le développement social est très important. Mais le quartier a aussi beaucoup changé. L’avenue des Draveurs à Trois-Rivières sur Saint-Laurent n’existait pas il y a quatre ans.»

Au cours des prochains mois, Robert Martin ira à la rencontre des électeurs dans les limites prévues par la Santé publique. Celui qui est reconnu par plusieurs pour son entregent s’attend à connaître une campagne électorale en pandémie plutôt différente que ce à quoi nous sommes habitués.

«On ne peut pas encore faire d’assemblées de cuisine, mais lorsqu’on pourra, ça serait quelque chose d’intéressant», note-t-il.

Journaliste pour la section des sports durant presque toute sa carrière, Robert Martin a été affecté à la couverture du GP3R durant de nombreuses années. Après sa retraite comme journaliste, il a été introduit en 2016 au temple de la renommée de cet événement.

Ces dernières années, le financement de cet événement soulève l’opposition d’élus trifluviens, dont l’actuel conseiller de Marie-de-l’Incarnation, Denis Roy. Ces élus estiment que le GP3R va à l’encontre de la déclaration d’urgence climatique adoptée par le conseil municipal.

« Je suis proévénement. Tout ce qui est bon pour la Ville de Trois-Rivières sur le plan économique je suis favorable», affirme-t-il.

«Le grand prix évidemment, ça cause des gaz à effet de serre. Mais on ne peut pas mettre la charrue avant les bœufs. Le visage du GP3R va changer avec la plus grande présence des véhicules électriques sur les routes et les circuits de courses. On va diminuer beaucoup l’impact.»

Avec  Gabriel Delisle – Le Nouvelliste 

Présidentielle au Tchad : Saleh Kebzabo, principal opposant d’Idriss Déby Itno, retire sa candidature

mars 2, 2021
l’opposant tchadien Saleh Kebzabo a retiré sa candidature à la présidentielle du 11 avril 2021.

Le principal opposant au Tchad, Saleh Kebzabo, a retiré lundi sa candidature de la présidentielle du 11 avril en accusant le président Idriss Déby Itno, grand favori pour un sixième mandat, d’intimider ses rivaux par l’usage de la force.

Candidat malheureux à quatre reprise contre Idriss Déby ItnoSaleh Kebzabo a annoncé son retrait au lendemain d’une sanglante tentative d’arrestation par l’armée de Yaya Dillo Djerou, autre candidat déclaré, qui s’est soldée par la mort d’au moins trois personnes : sa mère et deux militaires. Condamnant « l’attaque militaire du domicile de M. Yaya Dillo Djerou », le député de l’opposition a dénoncé « le climat d’insécurité qui entachera certainement la campagne électorale pour les candidats qui vont affronter M. Déby, lequel dirige le Tchad d’une main de fer depuis plus de 30 ans.

Et Saleh Kebzabo, invoquant « une militarisation évidente du climat politique », a annoncé le retrait de sa candidature, « pour ne pas avoir à servir de caution à la mascarade qui se prépare sur une grande échelle ».

Cet ancien journaliste, arrivé troisième à la présidentielle de 1996, s’était rallié au chef de l’État au second tour, avant d’entrer dans son gouvernement. Il y enchaînera les portefeuilles jusqu’à sa rupture avec Idriss Déby Itno en 1999, qu’il affrontera encore sans succès aux présidentielles de 2001, 2006 et 2016. Dimanche, la police épaulée par des militaires lourdement armés et des blindés ont tenté d’arrêter l’opposant et candidat déclaré Yaya Dillo à son domicile de N’Djamena, en vertu de deux mandats d’amener de la justice pour « diffamation et injures » à l’égard de l’épouse du chef de l’État.

Le gouvernement accuse Yaya Dillo Djerou

Le mouvement de Yaya Dillo Djerou, le Front nouveau pour le changement (FNC), a assuré dans un communiqué que cinq membres de la famille de l’opposant, dont sa mère, ont été tués par un corps d’élite de l’armée qui ont « défoncé son portail avec un char blindé ». Une version contredite lundi par le ministre des Affaires étrangères Amine Abba Sidick devant le corps diplomatique : « un tir de l’intérieur visant les forces de l’ordre a atteint mortellement la mère de Yaya Dillo », a-t-il affirmé, ajoutant que deux militaires ont été tués dans un blindé dans la cour de l’opposant.

Selon le ministre, « Dillo et cinq hommes armés de fusils de guerre » ont ouvert le feu sur les forces de l’ordre dès leur arrivée. Puis un blindé léger est entré dans la cour du domicile et a été pris d’assaut, deux membres de l’équipage ont été tués. Dans la cohue, les soldats « ont laissé partir des civils » et Yaya Dillo Djerou « s’est probablement échappé en se cachant parmi eux », a assuré le ministre. « Sa position demeure inconnue », a confirmé lundi le procureur de la République de N’Djamena Youssouf Tom.

Ancien chef rebelle et membre de la même ethnie zaghawa que Déby, Yaya Dillo Djerou avait rallié en 2007 le président tchadien, dont il était devenu ministre avant d’occuper plusieurs postes de conseiller à la présidence. Il fut ensuite représentant du Tchad à la Commission des États de l’Afrique centrale (Cemac) jusqu’en 2020, avant de rejoindre l’opposition.

Internet restreint

Lundi, quelques blindés et des membres de la garde présidentielle et de la gendarmerie étaient encore positionnés près du domicile de Yaya Dillo Djerou. L’accès à internet mobile, quasiment impossible dimanche, était encore fortement perturbé lundi.

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement interdit systématiquement et réprime durement toute manifestation de l’opposition et de la société civile qui réclament « l’alternance et plus de justice sociale ». Amnesty international a dénoncé des « restrictions non nécessaires et disproportionnées du droit à la liberté de réunion pacifique » et des « arrestations arbitraires ».

Outre Idriss Déby Itno, une quinzaine de personnes ont annoncé leur intention de déposer leur candidature à la présidentielle, mais la Cour suprême doit publier dans les jours qui viennent la liste de celles officiellement retenues.

Par Jeune Afrique avec AFP

Appel à candidature Prix voix d’Afrique : les candidats ont jusqu’au 31 janvier pour s’inscrire

janvier 3, 2021

Prix voix d’Afrique est un concours d’écriture ouvert à toute personne majeure et de moins de 30 ans résidant dans un pays d’Afrique et n’ayant jamais publié .

 

L’affiche du concours prix voix d’Afrique, deuxième édition /DR

Les organisateurs dudit concours invitent chaque participant à rédiger un roman en français, de 300 000 signes maximum, qui reflète la situation d’un pays, une actualité politique, économique ou sociale ou des textes plus intimistes.

Le concours Prix voix d’Afrique est initié par les éditions JC Lattès et RFI, en partenariat avec la Cité internationale des arts, c’est un nouveau prix littéraire destiné à faire émerger les jeunes écrivains d’expression française du continent africain. Un prix pour soutenir et mettre en lumière les nouvelles voix littéraires africaines.

Les candidats ont jusqu’au 31 janvier 2021 pour s’inscrire et déposer leur manuscrit.  L’inscription au concours se fait sur le site https://prix-rfi.editions-jclattes.fr/ via un formulaire à remplir. Les participants peuvent déposer leur texte sur le site ou l’écrire en ligne.  Les membres du jury choisiront le lauréat sur la base des critères ci-après : l’originalité des textes composant le manuscrit, le style de l’auteur, le ton du roman, l’adéquation au sujet de l’appel à manuscrits, la qualité littéraire. Ils se réuniront en avril 2021 pour sélectionner le manuscrit lauréat.

 Le concours est limité à un manuscrit par participant (même nom, même adresse). Chaque participant garantit que le manuscrit qu’il soumet au concours ne fait pas l’objet d’un contrat, notamment un contrat d’édition papier ou un contrat d’édition numérique, un contrat d’option, un contrat d’adaptation audiovisuelle, et qu’il n’est pas couvert par un droit de préférence, notamment vis-à-vis d’un éditeur.

 Le candidat doit également garantir que le manuscrit soumis est constitué de textes originaux, ils ne portent pas atteinte aux droits de tiers. Dès lors que le candidat a déposé son manuscrit sur la plate-forme, il s’engage à ne pas le proposer à des tiers (éditeur, producteur, etc.) et à ne pas en négocier les droits pendant toute la durée du concours et ce, jusqu’à la désignation du gagnant et tant que les négociations sont en cours avec les éditions JC Lattès.

Les participants autres que le lauréat recouvrera l’intégralité de leurs droits sur le manuscrit, et pourront en proposer l’exploitation littéraire ou audiovisuelle à toute personne qu’ils souhaitent. Le roman lauréat ou la lauréate sera désigné en mars prochain par un jury de professionnels, pour une publication prévue en septembre prochain. Il bénéficiera d’une résidence à la Cité internationale des arts à Paris, partenaire du prix.

Le gagnant bénéficiera avant la publication de son roman, d’un travail d’édition de son texte avec les éditions JC Lattès. A ce titre, le vainqueur s’engage à collaborer activement avec l’équipe éditoriale dans les travaux préalables à l’édition de son roman afin que la publication de celui-ci se fasse dans les meilleures conditions.

Pour participer, les candidats doivent créer leur compte en cliquant sur « Je participe ». Télécharger vos manuscrits ou rédigez-les en ligne directement, publiez vos textes dès qu’ils sont prêts ou attendez le 31 janvier 2021, si vous souhaitez que personne ne le lise avant.

Rappelons que le Prix voix d’Afrique est à sa deuxième édition.  Après le roman « Abobo Marley » du jeune ivoirien Yaya Diomandé ,  lauréat de  la première édition.  Qui sera le prochain gagnant ? vous souhaitez écrire votre premier roman ?  N’hésitez pas, lancez-vous, c’est peut-être vous la nouvelle voix d’Afrique.

Avec Adiac-Cono par Rosalie Bindika 

Présidentielle en Centrafrique : la candidature de François Bozizé invalidée par la Cour constitutionnelle

décembre 3, 2020
François Bozizé, lors du dépôt de sa candidature, le 9 novembre 2020.

La Cour constitutionnelle a invalidé la candidature de François Bozizé à la présidentielle prévue le 27 décembre prochain. Quatre autres candidats ont été recalés.

L’ancien président centrafricain, chassé du pouvoir en 2013 par la rébellion de l’ex-Séléka, ne pourra pas participer à la présidentielle. La Cour constitutionnelle a annoncé l’invalidation de la candidature de François Bozizé, de même que celle de quatre autres candidats à la magistrature suprême, ce jeudi 3 décembre à la mi-journée.

Selon nos informations, confirmées par le  Kwa na Kwa (KNK), parti de l’ancien président, la Cour a estimé que les sanctions des Nations unies dont François Bozizé fait l’objet étaient incompatibles avec une candidature à la présidence.

« Mandat d’arrêt international »

« Le candidat fait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé contre lui le 31 mars 2014 » devant la justice de son pays, notamment « pour assassinats, arrestations, séquestrations, détentions arbitraires et tortures », a précisé la Cour. L’instance a également souligné que, « selon les termes » d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, « le candidat fait l’objet de sanctions, renouvelées le 28 juillet 2020 » et qu’il « déroge au critère de bonne moralité inscrit dans le Code électoral ».

Les Nations unies n’ont pas réagi officiellement à cette annonce. Contacté par Jeune Afrique, le Sénégalais Mankeur Ndiaye, qui dirige la mission onusienne en Centrafrique, affirme cependant « suivre de près » la situation.

Quatre autres candidatures rejetées

Les quatre autres candidatures rejetées sont celles de Jean-Michel Mandaba, Bertrand Bali Kemba, Freddy Michael Guele-Gongassoua et Armel Sayo, pour des motifs de corruption et d’appartenance à des groupes armés. Des arguments qui avaient déjà été mis en avant par la Cour constitutionnelle pour justifier sa décision, le 28 novembre, de rejeter plusieurs candidatures aux élections législatives qui se tiendront à la même date que la présidentielle.

L’ancien président centrafricain, qui vivait en exil depuis sa chute en 2013, était rentré dans son pays le 16 décembre 2019 en toute discrétion. Il a cependant très rapidement reconquis sa place sur la scène politique centrafricaine, avant de déclarer officiellement sa candidature, en juillet dernier.

Avec Jeune Afrique par Pacôme Pabandji – à Bangui

Présidentielle au Niger : sa candidature rejetée, que va faire Hama Amadou ?

novembre 14, 2020
Hama Amadou, à Paris, le 15 septembre 2015.

La Cour constitutionnelle du Niger a annoncé vendredi 13 novembre la liste des candidatures validées pour l’élection présidentielle dont le premier tour doit avoir lieu le 27 décembre. Sans surprise, l’opposant Hama Amadou n’y figure pas.

L’issue ne faisait que peu de doutes. Certes, samedi 7 novembre, dans les travées du stade Seyni Kountché de Niamey, alors qu’Hama Amadou tenait un impressionnant meeting, ses partisans faisaient encore mine d’espérer.  Mais cela n’aura pas suffi : sa candidature pour la présidentielle a été rejetée par la Cour constitutionnelle.

« La Cour déclare inéligible à l’élection présidentielle Hama Amadou du Moden Fa Lumana », a annoncé vendredi 13 novembre le président de la Cour, Bouba Mahamane. Celui-ci, qui a fait l’annonce lors d’une audience au siège de son institution à Niamey, n’a pas explicité la raison de ce rejet.

Le couperet de l’article 8

L’explication est cependant connue de tous au Niger. Hama Amadou, ancien Premier ministre et ex-président de l’Assemblée nationale, avait été condamné en 2017 à un an de prison dans une affaire de « supposition d’enfants », dite des « bébés importés ». Une condamnation que l’intéressé a toujours qualifiée de politique.

Si Hama Amadou avait bénéficié en mars d’une grâce présidentielle alors qu’il purgeait sa peine, il n’en restait pas moins, selon la Cour constitutionnelle, concerné par l’article 8 de l’actuel code électoral. Or, celui-ci stipule que toute personne condamnée à au moins un an de prison ne peut être autorisée à se présenter à une élection.

Les avocats d’Hama Amadou ont ces derniers mois tout tenté pour échapper à l’invalidation de la candidature. Ils ont notamment mis en avant le fait que leur client n’aurait pas été déchu de ses droits civils et politiques par la justice. Une partie de l’opposition réclamait quant à elle une modification du code électoral. Mais la majorité présidentielle est restée sourde à leur revendication et la Cour a choisi de rejeter les arguments de l’opposant.

« Une décision politique »

« La Cour n’a fait que lire l’article 8. On ne peut pas modifier ou interpréter une loi en fonction de telle ou telle personne », se réjouit un cadre du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS, au pouvoir). « C’est une décision politique à laquelle nous nous attendions », déplore un proche d’Hama Amadou. « La Cour a prouvé qu’elle n’était pas indépendante et qu’elle était sous l’influence du PNDS », ajoute notre source.

Hama Amadou, qui avait ces dernières semaines débuté une campagne remarquée pour la présidence, n’a pas encore officiellement réagi à son éviction, même si plusieurs faux messages lui étant attribués circulent sur les réseaux sociaux. Selon nos informations, l’ancien Premier ministre a quitté le Niger pour le Nigeria dans la matinée du vendredi 13 novembre, avant même la décision de la Cour.

Quid de la suite ?

À Niamey, sa prochaine première prise de parole est très attendue, à la fois par ses militants, ses alliés et ses adversaires. Faisant partie de la coalition de l’opposition Cap21 – qui regroupe les principaux opposants et qu’il espérait mener lui-même à la victoire -, Hama Amadou doit désormais choisir s’il soutient ou non un autre candidat.

IL N’A PAS LES MOYENS D’EMPÊCHER L’ÉLECTION DE SE TENIR

« Cela fait des mois que tous se demandent ce qu’il fera si son dossier n’est pas validé », explique un membre de la coalition. « On attend. Soit il conteste la décision et engage un rapport de force avec le PNDS pour continuer de jouer sa carte personnelle, soit il fait campagne avec l’opposition pour quelqu’un d’autre », détaille un autre opposant.

« Il a fait monter la pression ces dernières semaines pour effrayer la Cour, mais cela n’a pas fonctionné. Il n’a pas les moyens d’empêcher l’élection de se tenir », croit savoir notre source au PNDS. « Il y a un risque de tensions. Hama Amadou peut chercher à lancer un bras-de-fer avec le pouvoir, notamment à Niamey, où son parti est très présent, mais c’est un jeu dangereux », analyse cependant un diplomate en poste au Niger.

Trente candidatures validées

Ce même 13 novembre, la Cour constitutionnelle a également rejeté onze autres candidats, lesquels n’avaient pour la plupart pas pu prouver le bon versement de la caution de 25 millions de francs CFA requise pour chaque dossier. La Cour a en revanche validé trente candidatures.

L’ancien ministre de l’Intérieur Mohamed Bazoum (PNDS) – dont l’éligibilité était contestée par ses adversaires au motif qu’il ne pourrait pas prouver être né au Niger de parents nigériens – fait figure de favori. Salou Djibo, Seïni Oumarou, Mahamane Ousmane, Ibrahim Yacouba et Albadé Abouba seront ses principaux concurrents.

Avec Jeune Afrique par Mathieu Olivier

Côte d’Ivoire: Alassane Ouattara candidat à la présidentielle du 31 octobre

août 6, 2020

Alassane Ouattara, au palais présidentiel le 29 mai 2020.

Alassane Ouattara, au palais présidentiel le 29 mai 2020. © DR / Présidence de la République ivoirienne.

 

Dans un discours à la nation prononcé ce jeudi, le chef de l’État ivoirien a officialisé son intention de briguer un troisième mandat.

Alassane Ouattara a finalement choisi les célébrations du soixantième anniversaire de l’indépendance de son pays pour se déclarer. « Je suis candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2020 », a annoncé le chef de l’État ivoirien, ce 6 août, lors de son traditionnel discours à la nation. Pour l’occasion, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) avait mobilisé ses militants dans différents endroits d’Abidjan.

Lors de ce discours de 25 minutes, ADO a justifié sa décision de revenir sur son choix initial de ne pas briguer un troisième mandat. « J’avais fait part, le 5 mars dernier, à toute la nation de ma volonté de ne pas faire acte de candidature et de passer la main à une nouvelle génération. J’avais commencé à organiser mon départ, planifier ma vie après la présidence, relancer les activités de ma fondation », a-t-il rappelé.

Cas de force majeur

Mais, a expliqué Alassane Ouattara, le décès soudain le 8 juillet d’Amadou Gon Coulibaly, candidat et dauphin désigné, a tout changé. « Face à ce cas de force majeur, j’ai décidé de répondre favorablement à l’appel de mes concitoyens. Cette décision, mûrement réfléchie, est un devoir que j’accepte dans l’intérêt supérieur de la nation », a-t-il précisé, présentant même ce choix comme « un sacrifice ».

Pour justifier son choix, ADO s’est érigé en garant de la paix et de la sécurité

Écartant tout possible report de la présidentielle – « Il est impératif que l’échéance électorale soit respectée » -, ADO a évoqué « le calendrier serré » et s’est érigé en garant de la paix et de la sécurité pour justifier ce choix controversé.

Cette annonce est loin d’être une surprise, tant elle se dessinait depuis les obsèques d’Amadou Gon Coulibaly à Korhogo, le 17 juillet. Des appels pour réclamer sa candidature ont été suscités, alors que des démarches pour obtenir les parrainages citoyens – désormais nécessaires pour se présenter à la magistrature suprême – étaient entamées.

Plusieurs délégations de rois et de chefs traditionnels ont aussi défilé au domicile d’Alassane Ouattara, dans le quartier de la Riviera Golf, à Abidjan. Le 1er août, le président y a reçu les anciens chefs de guerre de la rébellion qui l’a porté au pouvoir en 2011, leur annonçant sa volonté de briguer un troisième mandat.

Pour les caciques du RHDP, la candidature d’Alassane Ouattara était la seule capable de maintenir l’unité au sein du parti au pouvoir. La seule capable de lui permettre de demeurer aux affaires. La mort d’Amadou Gon Coulibaly a réveillé les appétits et relancé les guerres d’égo.

Réconciliation

Lors de son discours, ADO a annoncé vouloir renforcer ses actions en faveur de la réconciliation. Mais, alors que plusieurs observateurs imaginaient des mesures d’apaisement envers Guillaume Soro, dont plusieurs partisans sont emprisonnés depuis la fin de l’année 2019, le chef de l’État a seulement accordé une grâce collective à quelque 2 000 personnes condamnées pour des infractions mineures.

Alassane Ouattara n’a pas non plus évoqué le cas de Laurent Gbagbo. L’ancien président cherche en effet à regagner la Côte d’Ivoire dans l’attente de la fin de la procédure qui le vise devant la Cour pénale internationale (CPI), mais ses démarches pour obtenir un nouveau passeport sont pour le moment restées lettres mortes.

Jeudi, dans la matinée, des dizaines de jeunes dénonçant le retrait du nom de Laurent Gbagbo de la liste électorale ont manifesté devant la Commission électorale indépendante (CEI). Les manifestants ont brûlé des pneus, la police a fait usage de gaz lacrymogènes et le calme est revenu à la mi-journée. Une dizaine de personnes ont été interpellées. Des incidents qui, selon de nombreux observateurs, risquent de se multiplier d’ici à l’élection, dont le premier tour est prévu le 31 octobre.

Si le chef de l’État et ses partisans estiment que le changement de Constitution en 2016, après sa réélection, lui donne légalement le droit de se présenter, l’opposition soutient que la limite de deux mandats demeure et entend contester bruyamment sa candidature.

Avec Jeune Afrique par Vincent Duhem

Côte d’Ivoire: Pascal Affi N’Guessan candidat des « rénovateurs » du FPI

août 2, 2020

Pascal Affi N'Guessan, à Abidjan en mars 2016 (archives).

Pascal Affi N’Guessan, à Abidjan en mars 2016 (archives). © Corentin Fohlen/ Divergence pour JA

 

Pascal Affi N’Guessan s’est déclaré candidat à la présidentielle prévue en octobre prochain. L’ancien proche de Laurent Gbagbo s’est prononcé samedi, à l’issue d’un congrès de la branche du FPI qu’il dirige.

« Je suis candidat pour gagner et nous allons gagner parce que le RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, le parti au pouvoir) a échoué, est exténué, obligé d’appeler ADO (le président Alassane Dramane Ouattara) au secours », a déclaré Pascal Affi N’Guessan, à l’issue d’un congrès extraordinaire d’une branche du Front populaire ivoirien (FPI).

« Rénovateurs » face aux « GOR »

« Mon ambition est de fermer la sanglante parenthèse de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire, ponctuée par des crises post électorales depuis 2000 », a poursuivi l’ancien chef de gouvernement (2000-2003) de Laurent Gbagbo.

Depuis le transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI en 2011, le FPI s’est scindé en deux factions. Ancien proche de l’ex-président ivoirien, Pascal Affi N’Guessan, 67 ans, dirige l’une des ailes du parti fondé par son ancien mentor avec qui il entretient de longue date des relations tendues, celle des « rénovateurs », qui participent à la vie politique et qui ont pris le contrôle légal du parti.

En face, les historiques, les « GOR » – « Gbagbo ou rien » – , qui ont boycotté depuis lors les scrutins en l’absence de l’ex-président, dont ils ont le soutien.

Affi N’Guessan était arrivé en deuxième position avec 9,29% des suffrages, lors de la présidentielle de 2015, largement remportée par Alassane Ouattara.

Jeu politique bouleversé

Le jeu politique a été bouleversé en Côte d’Ivoire par la mort inattendue début juillet du candidat du parti au pouvoir, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

Mercredi, pressé par son parti de se présenter à l’élection présidentielle d’octobre pour une troisième mandat, Alassane Ouattara au pouvoir depuis 2011, a différé sa décision, invoquant le temps du deuil après la mort de son dauphin Amadou Gon Coulibaly.

L’ex-président Henri Konan Bédié, 86 ans, a été désigné le 27 juillet avec 99,7% des voix candidat à la présidentielle du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principal mouvement d’opposition.

Près d’une semaine auparavant, l’ex-ministre des Affaires étrangères Marcel Amon Tanoh, ancien proche du président Ouattara, s’est également déclaré candidat à la présidentielle.

Par Jeune Afrique avec AFP