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Québec: Le nouveau programme de l’UQTR en biochimie du cannabis peu populaire

septembre 13, 2019
© La semaine verte
 

Le nouveau programme de baccalauréat en biochimie du cannabis de l’UQTR n’a reçu que 6 inscriptions.

Plusieurs potentiels étudiants avaient pourtant manifesté leur intérêt lors du lancement du programme en février.

: »Ça fait des années qu’on te paie des études, tu ne vas pas aller étudier pour faire de la recherche dans le cannabis. On ne t’a pas payé tes études pour que tu fasses pousser du pot » », »text »: »J’avais gardé les coordonnées de certains, que j’ai appelés. Ils m’ont dit : \ »Non, moi mes parents veulent pas.\ » Ils leur ont dit : \ »Ça fait des années qu’on te paie des études, tu ne vas pas aller étudier pour faire de la recherche dans le cannabis. On ne t’a pas payé tes études pour que tu fasses pousser du pot\ » »}, »lang »:{« value »: »fr », »label »: »Français »}} » lang= »fr »>J’avais gardé les coordonnées de certains, que j’ai appelés. Ils m’ont dit : « Non, moi mes parents veulent pas. » Ils leur ont dit : « Ça fait des années qu’on te paie des études, tu ne vas pas aller étudier pour faire de la recherche dans le cannabis. On ne t’a pas payé tes études pour que tu fasses pousser du pot », relate le professeur responsable du programme Hugo Germain.

Le professeur de biochimie à l'UQTR, Hugo Germain.

Le professeur de biochimie à l’UQTR, Hugo Germain.
 

Le chercheur croit que ses collègues et lui ont sous-estimé l’impact des préjugés sur les inscriptions.

Je pense qu’il y a une question d’acceptabilité sociale que nous n’avions pas anticipée. C’est vraiment une formation rigoureuse. Nous, c’est de la chimie et de la biochimie, indique M. Germain.

Un secteur en effervescence

Peu de recherches ont jusqu’ici été faites sur le cannabis en raison de sa prohibition. Or, ce secteur est en pleine effervescence. Le professeur de l’UQTR a d’ailleurs reçu des appels d’entreprises déjà intéressées à embaucher les étudiants, alors que ceux-ci viennent tout juste de commencer leur formation. Les six étudiants sont d’ailleurs assistants de recherche à l’institution.

Marc-Antoine Simon avait terminé sa deuxième année du baccalauréat en biochimie de la santé à l’Université de Sherbrooke. Lors d’un stage à Shawinigan, il a découvert le nouveau programme de biochimie du cannabis à l’UQTR.

Marc-Antoine Simon est étudiant au baccalauréat en biochimie du cannabis à l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Marc-Antoine Simon est étudiant au baccalauréat en biochimie du cannabis à l’Université du Québec à Trois-Rivières.
 

Enthousiasmé à l’idée de travailler dans un domaine où tout est à découvrir, il a changé d’université. Ses parents étaient toutefois opposés à sa décision au premier abord.

Au début, c’était vraiment un non catégorique, raconte-t-il. S’en est suivi une longue discussion pour amener mes arguments et amener les arguments du programme. C’est ça qu’il faut faire avec un nouveau programme, pour le faire connaître et que le monde soit moins craintif avec ça , soutient M. Simon.

Un travail de vulgarisation à faire

Le directeur du laboratoire en sciences analytiques agroalimentaires de l’Université Dalhousie, Sylvain Charlebois, n’est pas surpris de ce manque d’engouement. Le chercheur a réalisé un sondage en avril qui démontrait que l’appui à cette substance est en baisse au pays.

C’est un secteur qui est peut-être moins compris aussi. C’est pas juste une question de produire du cannabis, il y a aussi le volet distribution, les produits comestibles, les crèmes, les produits pharmaceutiques, les produits médicaux, énumère M. Charlebois.

Le professeur entend bien former les chercheurs de demain dans ce domaine d’avenir.

Par Catherine Bouchard

Canada/Cannabis: une seule dose pourrait nuire au développement cognitif des ados

mai 29, 2019
© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc
 

MONTRÉAL — Une seule dose de cannabis pourrait potentiellement nuire au développement cognitif des adolescents, prévient une nouvelle étude réalisée à l’Université de Montréal.

La docteure Patricia Conrod et ses collègues se sont intéressés à la consommation d’alcool et de cannabis de quelque 4000 jeunes qui sont entrés au secondaire dans la grande région de Montréal en 2012 et 2013. Leur consommation a été mesurée et leurs fonctions cognitives évaluées à l’aide de tests informatiques chaque année pendant quatre ans.

La taille de la cohorte a permis aux chercheurs d’utiliser des modèles informatiques très sophistiqués pour étudier la relation entre la consommation de substances et les fonctions cognitives.

Leur conclusion est à la fois simple et effarante: plus un jeune consomme de cannabis, plus ses fonctions cognitives sont diminuées.

«La relation est spécifique au cannabis, a dit la docteure Conrod. Aucun effet supplémentaire relié à l’alcool n’a été détecté sur les fonctions cognitives. En ce moment rien ne porte à croire qu’il existe un niveau de consommation sécuritaire pour les adolescents.»

Plusieurs fonctions cognitives sont affectées par le cannabis, a-t-elle ajouté: le rappel de mémoire, la mémoire de travail, le contrôle inhibiteur, la logique et la résolution de problèmes étaient tous touchés.

Le niveau de contrôle inhibiteur des jeunes de quatrième secondaire qui étaient des consommateurs habituels de cannabis était le même que celui des jeunes de première secondaire qui n’avaient jamais consommé. «En d’autres mots, les consommateurs habituels de cannabis avaient perdu trois ans de développement cognitif à certains niveaux», a dit la chercheuse.

«Le contrôle inhibiteur et la mémoire de travail sont des fonctions très importantes qui sont impliquées dans la prise de décision chez les adultes, dans le contrôle de soi et dans le contrôle du comportement, a expliqué la docteure Conrod. Elles sont aussi impliquées dans les comportements de dépendance.»

Les chercheurs ont également détecté un effet à long terme de l’utilisation du cannabis, à savoir qu’une consommation lors d’une année donnée semblait nuire aux fonctions cognitives l’année suivante.

Faut-il donc en déduire qu’un seul joint fumé cette année pourrait avoir des conséquences jusqu’à l’an prochain?

«Nous ne l’avons pas mesuré, mais en ce moment, ce n’est vraiment, vraiment pas impossible, a dit la docteure Conrod. D’autres études laissent entendre que même une faible exposition au THC pendant l’adolescence peut interférer avec le développement du cerveau.»

Les conclusions de cette étude ont été présentées lors d’un congrès de l’Association canadienne de neuroscience.

La Pressecanadienne.ca par Jean-Benoit Legault

Saisie de 7,4 tonnes de cannabis par les Douanes en Méditerranée

mai 26, 2019

 

Les Douanes, appuyées par la Marine nationale, ont annoncé samedi la saisie de 7,4 tonnes de cannabis sur un bateau rapide, jeudi lors d’une opération en pleine mer Méditerranée, à une centaine de kilomètres des côtes algériennes.

L’opération a permis l’arrestation de trois trafiquants qui se trouvaient à bord. Ils ont été conduits, ainsi que leur embarcation et la drogue, à Toulon, où ils ont été remis à la justice samedi.

Les trois hommes ont été placés en garde à vue.

La drogue, empaquetée dans quelque 230 colis, représente un montant estimé à 52 millions d’euros à la revente. Les enquêteurs étaient samedi en train de constituer les scellés sur les colis de drogue.

Jeudi matin, un avion de surveillance des douanes a repéré l’embarcation suspecte, une vedette bleu foncée difficilement détectable, qui croisait dans les eaux internationales.

Grâce à ses caméras, l’avion a suivi l’embarcation à haute altitude, hors de vue des trafiquants, pour éviter qu’ils ne se sabordent ou qu’ils ne mettent le feu à leur embarcation.

Deux patrouilleurs de la Marine nationale et de la Douane se sont rendus sur les lieux, et dans l’après-midi, l’assaut a été donné par une équipe de 12 militaires et 8 douaniers à bord de canaux pneumatiques rapides.

Les trafiquants, détenteurs de passeports turcs, ont spontanément reconnu transporter de la drogue dans leur embarcation, semble-t-il un ancien bateau de course. «Ils n’étaient pas armés et n’ont pas opposé de résistance», a précisé lors d’une conférence de presse Max Ballarin, directeur des services de garde-côtes des douanes en Méditerranée.

«Cette saisie traduit l’importance du trafic de cannabis», qui «inonde le marché» européen et notamment les cités marseillaises, a souligné le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, lors de ce point presse à la base navale de Toulon.

Son parquet et ses magistrats spécialisés de la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) ont été chargés de l’enquête, ouverte initialement à Toulon.

Selon les enquêteurs, le bateau, avec 14.000 litres de carburants dans les réservoirs, faisait probablement route sur un axe qui va des régions de production, au Maroc, à des zones livrées au chaos en Libye, zones dites de «rebond» et qui permettent ensuite de la réexporter vers l’Europe.

«Cette route orientale est plus complexe pour les autorités françaises» qui luttent contre le trafic de stupéfiants, a commenté M. Ballarin.

Cette saisie, rare, se distingue de celles faites sur des navires plus petits, des semi-rigides limités à des distances plus courtes, ou des voiliers, dans la mer d’Alboran entre Maroc et Espagne, a-t-il souligné.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada: Québec recule et permettra de fumer du cannabis dans les parcs

mai 14, 2019

 

© Shutterstock

Le gouvernement de François Legault assouplit sa position et permettra aux consommateurs de cannabis de fumer dans certains endroits publics comme les parcs. Québec se rend compte que son projet de loi resserrant l’encadrement du cannabis, tel que présenté, est littéralement inapplicable puisque l’interdiction de fumer touche tous les endroits publics.

Il s’agit d’un revirement de situation, car le premier ministre François Legault a toujours maintenu la ligne dure à ce sujet. Il en avait d’ailleurs fait une promesse électorale.

Selon plusieurs sources, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, doit proposer au cours des prochains jours des amendements au projet de loi 2 pour donner un peu plus de latitude aux municipalités qui ont fait valoir l’inconséquence du projet de loi.

Si le cannabis est légal depuis huit mois au pays, la CAQ proposait d’en empêcher la consommation presque partout.

Plusieurs municipalités ont demandé au gouvernement des changements au projet de loi.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a fait valoir, lors de la présentation de son mémoire en commission parlementaire en février dernier, que les « restrictions » du projet de loi « soulèvent des difficultés importantes pour Montréal », particulièrement en ce qui a trait à l’application de la loi.

Montréal mettait aussi en doute la capacité des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) de délivrer des constats d’infraction relativement à la consommation de cannabis dans les lieux publics.

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a présenté une position similaire. Le président de l’UMQ, Alexandre Cusson, a réclamé que le gouvernement donne aux municipalités une plus grande autonomie pour encadrer la consommation de cannabis dans les lieux publics. Son appel sera donc entendu.

Âge de consommation maintenu

Mais là s’arrêteront les assouplissements. Ainsi, le gouvernement ne bronche pas sur l’âge légal de consommation du cannabis, qu’il fera passer de 18 à 21 ans, ce qui fera du Québec la province qui aura les règles sur la vente du cannabis les plus strictes du pays.

Ailleurs au Canada, le cannabis est autorisé dès l’âge de 19 ans, sauf en Alberta, où l’âge légal a été fixé à 18 ans.

Avec ces quelques amendements, le gouvernement espère rallier les partis d’opposition et ainsi permettre l’adoption du projet de loi d’ici l’ajournement des travaux parlementaires pour l’été à la mi-juin.

Par La Pressecanadienne.ca avec Martine Biron

Afrique du Sud: la justice décriminalise la consommation du cannabis à titre privé

septembre 18, 2018

Un homme fume de la marijuana devant la Cour constitutionnelle de Johannesburg qui en a autorisé le 18 septembre 2018 la consommation à titre privé. / © AFP / WIKUS DE WET

La justice sud-africaine a légalisé mardi la consommation de la marijuana à titre personnel pour les adultes, épilogue judiciaire d’un dossier qui suscite la polémique depuis des années dans ce pays comme dans le reste du monde.

La loi interdisant la consommation de marijuana à domicile par des adultes est « anticonstitutionnelle et par conséquent nulle », a déclaré le juge Raymond Zondo en lisant le verdict rendu à l’unanimité par la plus haute instance judiciaire d’Afrique du Sud.

« Ce ne sera plus un délit pour un adulte de consommer ou de posséder du cannabis à titre privé pour sa consommation personnelle à domicile », a-t-il ajouté.

La Cour, basée à Johannesburg, a aussi autorisé la culture à domicile de la marijuana et ordonné au Parlement de rédiger dans les deux ans une nouvelle loi conforme à sa décision.

Dans l’enceinte du tribunal, des dizaines de partisans de la légalisation ont applaudi à tout rompre ce jugement historique, tandis qu’à l’extérieur plusieurs d’entre eux profitaient déjà de la décision en fumant sans retenue.

En 2017, un tribunal de la province du Cap occidental (sud) avait déjà jugé anticonstitutionnelle l’interdiction faite aux adultes de consommer du cannabis à domicile. Cette décision avait de fait décriminalisé l’usage de cette drogue dans la province.

Mais les ministères de la Justice, de la Police, de la Santé et du Commerce avaient saisi la Cour constitutionnelle, estimant qu' »il y avait une preuve objective des effets négatifs du cannabis ».

– « Grande victoire » –

Face au gouvernement, des consommateurs de marijuana avaient défendu son usage, arguant que l’interdiction du cannabis « s’immisçait de façon injustifiable dans la sphère privée » et contrevenait ainsi à leurs droits constitutionnels.

La consommation de cannabis / © AFP / John SAEKI, Laurence CHU, Adrian LEUNG

La justice leur a donné raison mardi. Son jugement ne décriminalise toutefois pas l’usage de la marijuana en public, ni sa commercialisation.

« L’herbe est légale maintenant », pouvait-on lire sur des panneaux brandis par des manifestants fous de joie devant le tribunal.

« Je suis heureux. Je ne serai plus poursuivi pour possession » de marijuana, s’est réjoui Ruaan Wilson, 29 ans, entre deux bouffées. « Maintenant, la police peut se concentrer sur les vraies drogues et les criminels », a-t-il estimé.

« Je fume depuis 1968 et aujourd’hui ce jugement sèche mes larmes et celles de tous les rastas », a réagi Girma Anbessa, Sud-Africain de 60 ans.

La possession, la culture et la consommation de marijuana – même en petite quantité – étaient jusqu’à présent interdites et passibles de peines de prison.

« Ce jugement aurait du être rendu depuis longtemps », a réagi Moses Mayekiso, président du parti du Changement démocratique africain. La marijuana a « le pouvoir d’aider la population, économiquement et sur le plan médical », a-t-il ajouté.

– Antidouleur –

La Cour constitutionnelle aurait dû aller plus loin, a cependant estimé Jeremy Acton, du parti Dagga en Afrique du Sud qui défend les droits des consommateurs de cannabis. « Ce n’est pas assez. On devrait également être autorisé à avoir du cannabis en public », a-t-il déclaré.

Af. du Sud: l’usage du cannabis à titre privé décriminalisé / © AFP / Zama Luthuli

Dans le monde, le statut légal de l’usage du cannabis varie grandement. Au Portugal par exemple, sa possession et sa consommation sont largement décriminalisées, tandis qu’en Arabie saoudite, les consommateurs encourent la peine de mort.

La décision de la Cour constitutionnelle sud-africaine s’inscrit dans la droite ligne des recommandations de l’ONU, qui en 2016 avait appelé les Etats à « réexaminer leurs politiques et leurs pratiques » en matière de cannabis après des décennies de répression.

Pour Phephsile Maseko, de l’organisation sud-africaine des médecins traditionnels, le jugement rendu mardi est « une grande victoire non seulement pour les praticiens de santé mais aussi pour nos patients ».

« Nous utilisons le cannabis pour l’anxiété, les coliques chez les enfants. On l’utilise aussi comme antiseptique, le tout en secret depuis des années. Maintenant on va pouvoir développer la plante et créer de nouveaux médicaments sans peur d’être stigmatisés », a estimé Mme Maseko.

La communauté scientifique demeure, elle, divisée sur les bienfaits médicaux du cannabis.

En 2017, l’Académie américaine des sciences avait proposé une synthèse de plus de 10.000 travaux parus sur les effets de la plante. Si elle est efficace pour réduire la douleur dans certains cas, avait-elle estimé, trop de zones d’ombre demeurent encore sur son impact.

Romandie.comavec(©AFP / (18 septembre 2018 14h21)

Le Canada fixe au 17 octobre la légalisation du cannabis

juin 20, 2018

La consommation et la culture du cannabis deviendront légales au Canada le 17 octobre / © AFP/Archives / PHILIPPE HUGUEN

La consommation et la culture du cannabis deviendront légales au Canada le 17 octobre, faisant du pays le premier du G7 à autoriser cette drogue douce, cinq ans après que l’Uruguay soit devenu le premier pays au monde à légaliser de la sorte.

Le Premier ministre libéral Justin Trudeau en a fait l’annonce après que les deux chambres du Parlement canadien ont voté cette semaine le projet de loi du gouvernement.

« Nous nous sommes engagés à améliorer notre système pour mieux protéger nos jeunes et priver d’argent le crime organisé », a déclaré le Premier ministre à la séance des questions à la Chambre des Communes.

M. Trudeau a justifié le délai avant l’entrée en vigueur de la loi par le fait que les provinces, qui devront organiser la vente dans des magasins autorisés, avaient demandé plus de temps pour le faire.

« On a écouté les provinces qui nous demandent plus de temps pour l’implanter, c’est pour ça que nous acceptons les demandes des provinces et on va légaliser à partir du 17 octobre 2018 », a-t-il dit.

La prohibition du cannabis est en vigueur depuis 1923 au Canada, mais le gouvernement autorisait depuis 2001 son usage thérapeutique.

Concrètement, d’ici le 17 octobre, rien ne change, le cannabis demeurera illégal, à moins d’être autorisé à des fins médicales ou scientifiques.

Pour la suite, les adultes ayant au moins 18 ou 19 ans, selon la province ou le territoire, pourront légalement acheter, cultiver et consommer une quantité limitée de cannabis.

Chaque ménage canadien pourra faire pousser jusqu’à quatre plants chez lui et une personne pourra détenir en public jusqu’à 30 grammes de cannabis légal, a précisé le gouvernement.

– ‘Ne conduisez pas en planant

Le Premier ministre, qui avait avoué en 2013 avoir déjà fumé « cinq ou six fois » un joint avec des amis, a justifié la légalisation par la nécessité de sortir les trafiquants du marché et de protéger les jeunes.

« Notre approche, centrée sur la santé publique, protégera mieux nos jeunes, détrônera le marché illégal et fournira aux adultes une source légale de cannabis de qualité contrôlée », a souligné pour sa part Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé.

La consommation de cannabis / © AFP / John SAEKI, Laurence CHU, Adrian LEUNG

« La sensibilisation du public demeurera la clé de voûte de nos efforts pour aider les Canadiens à bien s’informer sur le cannabis et à faire des choix éclairés », a-t-elle ajouté.

« La conduite sous l’influence de la drogue, y compris du cannabis, ainsi que le transport transfrontalier de cannabis sont déjà illégaux et ils le demeureront », a averti de son côté Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique.

« La conduite sous l’influence de la drogue est extrêmement dangereuse et elle peut ruiner votre vie en un clin d’oeil: ne conduisez pas en planant », a-t-il averti.

Justin Trudeau est persuadé qu’après le Canada, d’autres grands pays vont suivre.

Certains pays occidentaux « reconnaissent que le Canada est en train d’être audacieux (…) et reconnaissent l’honnêteté » du pays, qui avoue que le système répressif actuel « ne fonctionne pas pour empêcher nos jeunes d’avoir un accès facile au cannabis », avait déclaré à l’AFP Justin Trudeau en mai.

– 400 millions de dollars –

Au passage, le gouvernement canadien va encaisser des recettes fiscales sur un marché estimé à 6 à 7 milliards de dollars canadiens (3,9 à 4,5 milliards d’euros).

Pour chaque gramme de cannabis vendu à un prix inférieur ou égal à 10 dollars, un droit d’accise d’un dollar canadien (0,65 euro) sera collecté avec une répartition entre l’État fédéral (un quart) et les provinces. A cela s’ajoutent les taxes à la consommation fédérales et provinciales allant au total de 10% à 15% environ selon les provinces.

Le ministre des Finances Bill Morneau table sur une manne fiscale de l’ordre de 400 millions de dollars canadiens, avec l’objectif de garder des prix bas pour se « débarrasser du marché noir ».

Il reviendra d’ici le 17 octobre aux provinces d’organiser la vente de cannabis dans des magasins autorisés, parfois sur le mode actuel des boutiques de vente d’alcool contrôlées par les pouvoirs publics.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2018 23h22)

Canada: les députés votent la légalisation du cannabis

juin 18, 2018

Rassemblement à l’occasion de la Journée internationale du cannabis devant le Parlement canadien à Ottawa, le 20 avril 2016 / © AFP/Archives / Chris Roussakis

Les députés canadiens ont adopté lundi le projet de loi pour légaliser le cannabis, ce qui ferait du Canada le premier pays du G7 à autoriser la consommation libre de cette drogue douce.

Le texte législatif a été adopté à 205 voix contre 82 et a été renvoyé au Sénat, qui l’avait amendé. En vertu de la constitution, le Sénat peut retarder l’adoption d’un projet de loi mais pas la bloquer.

Une fois cette réforme adoptée par la chambre haute, elle devra recevoir la sanction royale (signature du décret d’application). Une légalisation effective est attendue début septembre.

Le gouvernement libéral avait rejeté la semaine dernière 13 des 46 amendements proposés par le Sénat qui avait approuvé le projet de loi la semaine précédente au terme de sept mois d’étude.

L’un de ces amendements aurait laissé le choix aux provinces d’interdire la culture du cannabis à domicile, comme souhaitent le faire le Manitoba et le Québec. Mais le gouvernement s’y est fermement opposé.

« On reconnaît qu’il y a diverses perspectives à travers le pays mais nous avons fait les études et les consultations par rapport à la culture à domicile », avait déclaré le Premier ministre Justin Trudeau en justifiant la décision du gouvernement d’autoriser la culture de quatre plants de cannabis au maximum par personne.

« Dans trois ans, on pourra réviser ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas » dans la loi, avait-il dit.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juin 2018 22h52)

Pour Trudeau, légaliser le cannabis au Canada va faire boule de neige

mai 11, 2018

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau répond aux questions de journalistes de l’AFP à Ottawa, le 9 mai 2018. / © AFP / Lars Hagberg

La légalisation du cannabis au Canada, effective « dans l’été », est suivie de près par les alliés d’Ottawa qui pourraient rapidement s’en inspirer, a déclaré Justin Trudeau dans un entretien exclusif à l’AFP.

Promesse de campagne, cette mesure va faire du Canada le premier pays du G7 à autoriser la production, le commerce et la consommation de cette drogue douce, cinq ans après l’Uruguay, premier Etat de la planète à l’avoir fait.

Le Sénat canadien devrait adopter une version finale du projet de loi début juin pour une entrée en vigueur attendue « pendant l’été », a dit le Premier ministre canadien.

« Il y a beaucoup d’intérêt de nos alliés pour ce que l’on fait, ils reconnaissent que le Canada est en train d’être audacieux (…) et reconnaissent notre honnêteté, quand on avoue que le système actuel ne fonctionne pas pour empêcher nos jeunes d’avoir un accès facile au cannabis », a-t-il relevé, un mois avant le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du G7 au Canada.

« Dans beaucoup de pays, notamment au Canada, il est plus facile (pour un mineur, NDLR) d’acheter un joint que d’acheter une bière. Ca n’a aucune logique! Et, en plus, c’est une source de revenus épouvantables pour le crime organisé », a poursuivi M. Trudeau.

Son gouvernement libéral veut croire « qu’en contrôlant et en réglementant la vente de cannabis, on va pouvoir mieux protéger nos communautés, mieux protéger nos jeunes », a expliqué le Premier ministre.

« Les alliés auxquels j’ai parlés sont intéressés de voir comment ça va se passer (…) avant de se lancer », a noté M. Trudeau, sans préciser à quels pays il faisait référence. « Si ça fonctionne bien, et je m’attends à ce que ça fonctionne bien, ça me surprendrait énormément qu’ils tardent beaucoup à étudier quel modèle pourrait fonctionner pour eux », a-t-il dit.

Une fois que le gouvernement fédéral aura légalisé le cannabis, les provinces et territoires canadiens auront la tâche d’en organiser le commerce. L’Ontario et le Québec, qui représentent plus des deux tiers de la population canadienne, ont déjà prévu un encadrement strict par des entreprises publiques spécialisées.

En termes de valeur, la production de « l’industrie du cannabis égale l’industrie de la bière » et est « plus grande que l’industrie du tabac », selon des statistiques officielles évaluant à 5,7 milliards de dollars canadiens (3,7 milliards d’euros) les dépenses des Canadiens en cannabis en 2017.

Romandie.com avec (©AFP / 11 mai 2018 13h22)                

Une star-up canadienne brasse de la bière au cannabis

mai 4, 2018

Une entreprise canadienne entreprend de brasser la première bière parfumée au cannabis du monde / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / JUSTIN SULLIVAN

Surfant sur la dépénalisation imminente du cannabis au Canada, une jeune entreprise et une université ont entrepris de brasser ce qu’elles décrivent comme la première bière du monde parfumée à cette drogue douce. « Buzz » rapide garanti.

Province Brands of Canada a reçu une subvention de 300.000 dollars canadiens (195.218 euros) de la province d’Ontario (centre) pour créer une boisson « hautement enivrante » qui soit moins dangereuse que l’alcool, selon les termes de la société établie à Toronto.

Elle s’est associée, pour la partie recherche et développement, au Loyalist College de Belleville, en Ontario, dont le centre de recherche sur le cannabis est conventionné par le gouvernement fédéral.

Comme d’autres entreprises locales, la start-up parie sur la popularité des produits comestibles à base de cannabis, dans la foulée de la dépénalisation de cette drogue par le gouvernement de Justin Trudeau, attendue au courant de l’été.

Néanmoins la commercialisation des dérivés, telles que les pâtisseries, friandises ou boissons à base de marijuana ne devrait pas être autorisée avant la deuxième moitié de 2019.

Le dirigeant de Province Brands of Canada, Dooma Wendschuh, veut croire que, dans le sillage du recul du tabagisme, les consommateurs canadiens recherchent des manières alternatives de consommer du cannabis.

« Nous essayons donc d’adapter (notre produit) aux habitudes sociales comme le fait d’avoir une conversation autour d’un verre », a expliqué vendredi à l’AFP M. Wendschuh, notant que les substances psychoactives les plus populaires, l’alcool et le café, se consomment déjà quasi-uniquement sous forme de boisson.

Il ne fut pas simple de trouver la bonne recette de cette bière, note M. Wendschuh: « nous avons consulté plusieurs maîtres brasseurs et au début, l’idée de faire de la bière à partir de la plante de cannabis les faisait bien rigoler ».

Parmi les problèmes à surmonter: le fait que le cannabis prend plus de temps à faire de l’effet sur l’organisme lorsqu’il est digéré, plutôt que fumé. L’effet peut ainsi prendre deux heures à être ressenti lorsque que le cannabis est mangé ou bu, alors que l’effet de l’alcool peut être ressenti quelques minutes après la fin de son verre.

Sans donner de précision, citant des enjeux stratégiques, le patron du brasseur canadien assure que ce problème a été résolu et que sa boisson libère les effets psychotiques du cannabis rapidement après avoir été ingurgitée.

Romandie.com avec (©AFP / 04 mai 2018 23h35)                

Le Zimbabwe légalise la production du cannabis à des fins médicales

avril 28, 2018

Un fumeur de cannabis, le 20 avril 2018 à Ottawa au Canada / © AFP/Archives / Lars Hagberg

Le Zimbabwe a décidé de légaliser la production sur son territoire de cannabis à des fins médicinales ou scientifiques, selon un décret du ministre de la Santé paru au Journal officiel.

La marijuana était jusque là tolérée dans le pays en petites quantités pour la médecine traditionnelle, notamment pour traiter l’asthme, l’épilepsie ou pour… accélérer la pousse des cheveux.

La production et l’utilisation de grandes quantités étaient punies de peines allant jusqu’à douze ans de prison.

Le nouveau texte permet dorénavant aux citoyens zimbabwéens ou aux entreprises dûment établies dans le pays de solliciter un permis de production d’une validité de cinq ans auprès du ministère de la Santé sous strictes conditions.

« Le demandeur doit préciser la quantité maximale, exprimée en poids net en grammes, du cannabis frais, séché ou sous forme d’huile qu’il s’engage à produire, sous quelle pédiode, ainsi que le nombre maximal de plants qu’il vendra », stipule le décret.

Les producteurs qui ont l’intention de « posséder, produire, vendre, fournir, transporter ou livrer du cannabis en plus d’un seul point » devront demander un autre permis, précise-t-il.

L’usage médical du cannabis se développe dans certains pays du monde afin de soulager les souffrances dues aux cancers, au sida ou à d’autres pathologies.

L’Uruguay est devenu en décembre 2013 le premier pays au monde à légaliser la production, la distribution et la consommation du cannabis à des fins récréatives.

Romandie.com avec(©AFP / 28 avril 2018 14h51)