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Canada-Québec: Quiétude et histoire au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap

juin 26, 2021

 

CHRONIQUE / La période des vacances estivales se déroulera encore cette année au Québec et, principalement pour certains, en Mauricie et au Centre-du-Québec. Tout comme vous, nos journalistes sillonneront les villes et villages pour découvrir les plus beaux attraits de la région. Ils ont donc décidé de prendre la plume, une fois par semaine, pour vous partager leurs découvertes du moment. Tous les samedis, un journaliste vous proposera son coup de cœur de la dernière année afin de vous inspirer pour votre prochaine escapade en solo, en famille ou en couple. Pleins feux sur un endroit à découvrir ou à redécouvrir…

La basilique Notre-Dame-du-Cap devant les jardins.

© FRANÇOIS GERVAIS La basilique Notre-Dame-du-Cap devant les jardins.

Aussi longtemps que je me souvienne, j’ai accompagné mes grands-parents au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. Faut dire que j’habitais tout proche. Mon grand-père Marcel arrivait de Saint-Tite avec sa grosse voiture du début des années 80 et on allait se balader au sanctuaire. Enfant, je ressentais la magnificence des lieux, avec les grands arbres des jardins et l’imposante basilique. Sentiment qui m’habite toujours aujourd’hui.

Les visiteurs non croyants du sanctuaire, dont je fais partie, désolé grand-maman Jeannine, sont impressionnés par le parc et ses statues, mais aussi par l’architecture et l’histoire du site. Les croyants vivent quant à eux l’expérience plus intérieurement dans ce sanctuaire où les pèlerins convergent depuis si longtemps. Personne n’est insensible à la beauté des lieux.

«Les gens du coin se sont approprié les jardins comme un lieu de promenade. Les gens viennent chercher ici une certaine quiétude. Ça fait partie de l’expérience du sanctuaire», note Martin Yelle, directeur de mission au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

Tous les résidents présents ou passés du secteur Cap-de-la-Madeleine, voire Sainte-Marthe-du-Cap, vous le diront: une balade au sanctuaire est un incontournable des chaudes soirées d’été. Bordés par le fleuve, les jardins sont superbes une fois la nuit tombée.

En temps normal, le deuxième plus grand sanctuaire dédié à Marie en Amérique du Nord attire chaque année plus de 430 000 visiteurs. Se rendre au sanctuaire durant le Festival de l’Assomption, c’est plonger dans un bouillon de cultures unique en région.

«On n’escompte toutefois pas revoir de gros groupes en autobus avant 2022», mentionne Martin Yelle.

«La pandémie nous a obligés à réfléchir. On veut vraiment axer sur l’accueil des petits groupes, des visiteurs et des familles. Par exemple, une famille peut venir avec les grands-parents pour une visite au sanctuaire.»

Les jardins du sanctuaire sont prisés par les promeneurs pour leur quiétude.

© FRANÇOIS GERVAIS Les jardins du sanctuaire sont prisés par les promeneurs pour leur quiétude.

Comme l’été dernier, le sanctuaire espère donc recevoir la visite de touristes québécois intéressés par l’aspect patrimonial du site. Un musée sur l’histoire du sanctuaire dont l’église de 1720, que tout le monde appelle le petit sanctuaire, est proposée cette année aux visiteurs. On peut y découvrir certains des plus anciens artefacts conservés depuis des générations dans les caves du sanctuaire.

«Nous avons des objets qui remontent à la période de la Nouvelle-France, comme la cloche originale du sanctuaire de 1713 fondue par un monsieur Latour de Beauport. À part la cloche de l’église de Beauport qui est au Musée de la Civilisation à Québec, je crois que c’est la deuxième plus vieille cloche complète qui reste au Québec», mentionne Martin Yelle.

«Nous avons aussi la cloche à mains en fonte que les Jésuites utilisaient. Ça date d’avant la construction de l’ancienne église. Ça remonte environ à 1660.»

Ce nouveau musée regroupe ainsi quelques objets étonnants qui nous en apprennent davantage sur les origines de Cap-de-la-Madeleine, alors que les Jésuites y avaient établi une mission. Le peu de temps que j’ai été secouriste bénévole pour l’Ordre de Malte dans les années 90 et que j’avais accès à ce qu’il y avait derrière les portes «Réservé aux employés», je rêvais de tomber sur la pièce où étaient entreposés depuis 300 ans les trésors du sanctuaire… mais ce n’est malheureusement jamais arrivé.

À deux pas du sanctuaire, on découvre la maison Rocheleau, aussi appelée le manoir des Jésuites. Construite en 1742, elle est une des dernières survivantes, avec le petit sanctuaire, de l’ancien bourg de Cap-de-la-Madeleine. Entièrement restaurée à son aspect du régime français, elle est ouverte aux visiteurs.

Ce secteur est si riche en histoire que la direction du Sanctuaire s’attend bien à ce que les travaux majeurs d’aménagement prévus dans les prochaines années entraînent des découvertes archéologiques. Des fouilles sont d’ailleurs prévues.

Malgré les consignes sanitaires en place, le sanctuaire proposera tout au cours de l’été, mais surtout lors du Festival de l’Assomption, une programmation culturelle «diversifiée et à la hauteur».

«Nous sommes prêts. La programmation sera annoncée prochainement. Et le thème de cette année sera ‘‘Vivre autrement’’», explique Martin Yelle. «Ça nous amène à réfléchir sur l’adaptation postpandémie et ce que ça nous impose comme changements.»

La beauté des jardins du sanctuaire est par contre fragile. Les majestueux ormes et frênes sont attaqués les uns après les autres par la maladie hollandaise et l’agrile. Certains de ces colosses sont morts et devront être abattus. Le lac de Marie est aussi mal en point. Mais heureusement, le reboisement des jardins permet d’entrevoir encore bien des promenades familiales dans ce magnifique lieu… comme dans le temps avec Marcel et Jeannine.

Par Gabriel Delisle – Le Nouvelliste 

Canada-Québec: Un réseau de trafic de stupéfiants démantelé en Mauricie

juin 3, 2021

Un réseau de trafic de stupéfiants qui opérait dans les secteurs de Trois-Rivières et Shawinigan a été démantelé tôt jeudi matin par l’Escouade régionale mixte (ERM) Mauricie qui a procédé à des perquisitions et des arrestations en la matière. Résultat de l’opération d’envergure, 40 perquisitions, ainsi que 12 arrestations de personnes qui seraient impliquées dans un réseau de trafic de stupéfiants ont été effectuées.

40 perquisitions et 12 arrestations ont été effectuées tôt jeudi matin afin de démanteler un réseau de trafic de stupéfiants, notamment sur le boulevard Sainte-Madeleine, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

© François Gervais 40 perquisitions et 12 arrestations ont été effectuées tôt jeudi matin afin de démanteler un réseau de trafic de stupéfiants, notamment sur le boulevard Sainte-Madeleine, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

L’opération qui a mobilisé 150 policiers de différentes unités de la Sûreté du Québec et de la Direction de la police de Trois-Rivières s’est déroulée dans les secteurs de Trois-Rivières, Shawinigan, Saint-Tite, Saint-Boniface et Batiscan.

Selon La Presse, la résidence du Hells Angels de Trois-Rivières, René Monfette, à Saint-Boniface, et celle de l’aspirant membre Jean-Claude Binet, à Trois-Rivières, font partie des habitations visitées par les policiers. L’arrestation des deux motards ne serait toutefois pas prévue.

Il s’agit d’une opération majeure qui fait suite à une perquisition qui avait été réalisée en février 2021. À ce moment, plusieurs éléments de preuve avaient été saisis.

Cependant, cette vaste opération de démantèlement survenue jeudi matin découle d’une enquête amorcée en 2019 grâce à des informations du public.

Un poste de commandement a été érigé jeudi sur la rue P.-Dizy-Montplaisir, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

© François Gervais Un poste de commandement a été érigé jeudi sur la rue P.-Dizy-Montplaisir, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

Selon les informations obtenues en matinée jeudi, le réseau semblait opérer avec un modus operandi bien précis.

«Concernant le trafic de stupéfiants, on parle de trafic lié à certaines drogues et pour conserver l’exclusivité du trafic et du territoire, les têtes dirigeantes remettaient une taxe à un prospect des Hells Angels et lui la remettait ensuite à un membre en règle du chapitre de Trois-Rivières», explique la porte-parole de la SQ, Catherine Bernard.

À cet effet, bien que l’Escouade régionale mixte Mauricie procède régulièrement à des perquisitions en matière de stupéfiants, la sergente Bernard confirme qu’une opération d’une telle ampleur est somme tout assez rare dans la région.

«C’est en effet une opération d’une bonne ampleur pour la région, étant donné que les opérations du réseau se déroulaient spécifiquement à Trois-Rivières et Shawinigan et surtout qu’ils avaient l’exclusivité du territoire.»

Les perquisitions du jour qui se sont somme toute bien déroulées dans le contexte visent entre autres la consolidation de la preuve et la saisie d’éléments utiles à démontrer l’implication de ces suspects dans une organisation criminelle.

La Sûreté du Québec mentionne que toutes les personnes concernées ont été arrêtées lors de l’opération matinale.

Un bilan complet de l’opération sera d’ailleurs transmis par la SQ en fin de journée, jeudi.

Toute information sur des actes criminels ou des événements suspects peut être communiquée à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

Avec Le Nouvelliste par Amélie Houle

Canada/Québec(Trois-Rivières): Les fusions, un travail de longue haleine

mai 22, 2021

Retournons en novembre 2000. C’est à ce moment que le processus de fusion municipale se met réellement en branle au sein de la défunte MRC de Francheville qui regroupait Trois-Rivières, Cap-de-la-Madeleine, Trois-Rivières-Ouest, Pointe-du-Lac, Saint-Étienne-des-Grès, Saint-Louis-de-France, Sainte-Marthe, Champlain, Batiscan, Sainte-Anne-de-la-Pérade, Saint-Maurice, Saint-Luc-de-Vincennes, Saint-Narcisse, Saint-Stanislas, Sainte-Geneviève-de-Batiscan et Saint-Prosper.

Cap-de-la-Madeleine et Trois-Rivières ne font plus qu’un depuis 2001.

© SYLVAIN MAYER Cap-de-la-Madeleine et Trois-Rivières ne font plus qu’un depuis 2001.

Les discussions concernant la répartition des coûts des équipements supralocaux entre Trois-Rivières et ses voisines échouent. C’est la raison pour laquelle le gouvernement prend les moyens afin de régler la question de l’équité fiscale autrement. Mais ce qu’il faut savoir d’abord, c’est que l’idée des regroupements municipaux provient d’une demande des six villes-centres de l’époque, rappelle Louise Harel, alors ministre des Affaires municipales au sein du cabinet Bouchard.

«Quand j’arrive au ministère, on est à la fin de 1998. En 1999, Jean-Paul L’Allier (le maire de Québec) organise une rencontre avec un groupe de maires qui a préparé une argumentation documentée, chiffrée, sur les coûts pour leur ville des frais encourus pour desservir des équipements à des gens qui ne sont pas des contribuables. Ce sont des villes-centres et cette question est au cœur de la dynamique de la réforme municipale. Les grandes villes me disaient: «On a tout en commun, on a des ententes intermunicipales, tout ce qu’il nous reste à mettre en commun, c’est vous qui pouvez le faire.»

Louise Harel, ex-ministre des Affaires municipales du Québec.Louise Harel, ex-ministre des Affaires municipales du Québec.

Ce groupe est composé des maires de Québec, de Montréal, de Sherbrooke, de Chicoutimi, de Hull et de Trois-Rivières. Guy LeBlanc est alors aux commandes de la cité de Laviolette.

«On a fait pression sur le gouvernement pour changer les lois. J’ai fait plusieurs rencontres avec Lucien Bouchard et Jean-Paul L’Allier était très actif. Il avait la théorie et la pratique. Ce n’était pas seulement de partager les dépenses. Il y avait une vision de ce que devaient être les villes», raconte le maire de Trois-Rivières de 1990 à 2001.

Guy LeBlanc

© FRANÇOIS GERVAIS, Le Nouvelliste Guy LeBlanc

L’idée d’un regroupement municipal avait déjà été évoquée en janvier 1986 par le maire de l’époque, Gilles Beaudoin. Durant un discours devant la Chambre de commerce de Trois-Rivières, il avait parlé d’une fusion entre Trois-Rivières-Ouest, Trois-Rivières et Cap-de-la-Madeleine.

«J’arrive à la Ville de Trois-Rivières en 1984 comme responsable des communications», se souvient François Roy, vétéran des communications. «Le gouvernement du Québec veut mettre de la pression sur cinq responsabilités municipales: l’eau, la neige, les vidanges, la police et les pompiers. Le gouvernement veut que l’eau soit de meilleure qualité, qu’on fasse l’assainissement des eaux usées. Le gouvernement voulait des sites d’enfouissement, qu’on ait des sites de disposition des neiges usées, qu’on ait la même protection policière et pompière partout! Pour ça, il fallait consolider les villes. On s’en allait de plus en plus vers des corporations municipales, des régies. Aussi bien faire une seule Ville.»

François Roy

© SYLVAIN MAYER, Le Nouvelliste François Roy

La situation était semblable du côté de Shawinigan. Les discussions ont été nombreuses et houleuses au sein de la défunte MRC du Centre-de-la-Mauricie concernant le partage des dépenses des équipements supralocaux entre la ville-centre et Shawinigan-Sud, Grand-Mère, Saint-Georges, Saint-Jean-des-Piles, Saint-Gérard-des-Laurentides, Lac-à-la-Tortue, Charette, Saint-Élie-de-Caxton, Saint-Boniface, Saint-Mathieu-du-Parc et Notre-Dame-du-Mont-Carmel. L’idée d’une Ville, une MRC a été évoquée en septembre 1999, mais c’est finalement le regroupement municipal qui a été choisi.

«J’y croyais à la fusion. On était obligé de donner des services. C’était injuste pour Shawinigan de défrayer pour des services que les citoyens de l’extérieur venaient chercher chez nous comme l’aréna (Jacques-Plante), le Centre des arts. Je voulais être équitable pour tout le monde. Les fusions auraient pu être évitées si les municipalités s’étaient mises d’accord pour les équipements supralocaux, mais il n’y a pas eu d’accord. La seule solution était les fusions», déclare Lise Landry, mairesse de l’ancienne Ville de Shawinigan de 1994 à 2001 et première mairesse de la nouvelle Ville de Shawinigan, poste qu’elle a occupé jusqu’en 2009.

Lise Landry

Lise Landry

Moins de villes, plus de responsabilités

Les partisans des fusions voulaient compter sur une plus grande assiette fiscale afin de faire face aux responsabilités toujours plus nombreuses à être confiées aux administrations municipales. Un autre argument était qu’une Ville regroupée allait pouvoir miser sur un solide rapport de force pour discuter avec les gouvernements et n’aurait plus à concurrencer ses voisines lorsqu’une entreprise annonçait son arrivée dans la région.

Yves Lévesque, premier maire de la Ville fusionnée de Trois-Rivières et ancien maire de Trois-Rivières-Ouest, rappelle que les administrations municipales établissaient des programmes de crédits de taxe afin d’inciter les gens à s’établir sur leur territoire.

«On prenait l’argent des contribuables pour se compétitionner entre nous. C’est un non-sens! Le développement économique, ce n’était pas la cause de Trois-Rivières-Ouest, mais de l’ensemble de la région. On avait un taux de chômage élevé. Mais on avait deux autoroutes, un aéroport, deux ports. Il fallait se regrouper.»

Yves Lévesque

© STÉPHANE LESSARD, Le Nouvelliste Yves Lévesque

Guy LeBlanc était un partisan d’un regroupement de Trois-Rivières avec Trois-Rivières-Ouest et Cap-de-la-Madeleine. Il avait d’ailleurs exprimé sa vision d’une future grande ville lors de différents événements avant sa nomination à la présidence de la Commission municipale du Québec, ce qui a entraîné sa démission à titre de maire de Trois-Rivières en avril 2001.

«J’ai toujours cru qu’on était plus forts ensemble que divisés. C’était essentiellement ça, ma vision. On partageait beaucoup de choses ensemble. Tu peux vivre au Cap et travailler à Trois-Rivières-Ouest.»

«Le fait d’être regroupé amène des moyens financiers plus grands», exprime Alain Croteau, dernier maire de Cap-de-la-Madeleine, candidat défait à la mairie de Trois-Rivières en 2001 et conseiller municipal de 2009 à 2013. «Les moyens financiers et le poids de la Ville et du maire sont plus grands quand tu veux aller de l’avant avec des projets majeurs comme l’Amphithéâtre. Avant, il fallait se concerter, il fallait se parler entre maires, vendre l’idée au conseil et revenir avec une entente. Maintenant, ce n’est plus nécessaire.»

Alain Croteau

© SYLVAIN MAYER, Le Nouvelliste Alain Croteau

Si M. Croteau estime que cet aspect est un des avantages du regroupement, il rejette l’idée que durant son mandat à la mairie de Cap-de-la-Madeleine, de 1993 à 2001, sa Ville ait livré une concurrence à Trois-Rivières pour convaincre une entreprise de s’installer à l’est de la rivière Saint-Maurice plus qu’à l’ouest. France Beaulieu, dernière mairesse de Saint-Georges et conseillère municipale dans la nouvelle Ville de Shawinigan de 2001 à 2009, s’interroge aussi sur tout ce qui s’est raconté concernant les fusions municipales et le développement économique. «Je n’adhère pas à l’argument du fait d’être plus fort ensemble, d’arrêter les chicanes de voisin.»

Défusion

Mme Beaulieu avait causé tout un remous dans la vie politique shawiniganaise en 2004 lorsqu’elle avait signé le registre sur les défusions municipales, un processus mis de l’avant par le nouveau gouvernement de Jean Charest.

Le geste avait fait grand bruit à l’époque: comment une conseillère municipale d’une Ville nouvellement unifiée pouvait-elle prôner son démantèlement?

«J’étais grandement interpellée par mes citoyens. On était une municipalité avec de l’action et les citoyens se demandaient si on avait été oubliés! J’ai signé le registre par respect pour les citoyens.»

France Beaulieu

© SYLVAIN MAYER, Le Nouvelliste France Beaulieu

Le mouvement de défusion a manqué de gaz, si bien que Shawinigan est toujours formée de sept localités.

«Ça a été difficile au départ, mais la fusion s’est bien passée. La population a eu le choix de se défusionner et ça n’a pas marché», dit Lise Landry, d’autre part persuadée qu’une ville unifiée est nécessaire pour faire du développement économique.

Trois-Rivières n’a pas été touchée par un mouvement de défusion. La nouvelle Ville de La Tuque, formée à la suite du décret adopté par le gouvernement du Québec en mars 2003, n’a pas vécu longtemps sous cette forme. Lac-Édouard et La Bostonnais ont retrouvé leur autonomie en 2004, laissant La Tuque avec Parent et La Croche.

Avec  Martin Lafrenière – Le Nouvelliste 

Pluie : l’eau monte dans le sous-sol de résidents du Cap-de-la-Madeleine

mars 28, 2021

D’ici lundi matin, jusqu’à 40 millimètres de pluie seront tombés sur la Mauricie. Bien que les impacts sur les cours d’eau ne se fassent pas encore beaucoup sentir, des résidents du secteur Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières, ont vu l’eau monter dans leur sous-sol.

Andréanne Deslauriers avait de l’eau dans une seule pièce de son logement, mais maintenant, plusieurs centimètres inondent tout son sous-sol.

© /Radio-Canada Andréanne Deslauriers avait de l’eau dans une seule pièce de son logement, mais maintenant, plusieurs centimètres inondent tout son sous-sol.

Ces résidents de la rue Beauchemin vivent cette situation depuis le mois de décembre. Ils estiment que la Ville en est responsable après avoir effectué des travaux. Mais depuis vendredi, la situation s’est aggravée.

Andréanne Deslauriers avait de l’eau dans une seule pièce de son logement, mais maintenant, plusieurs centimètres inondent tout son sous-sol. Elle a passé la fin de semaine à déplacer ses meubles et ses biens.

«On est pas mal inquiété par ça. On va voir ça en allant se coucher, en se levant le matin, la nuit des fois on se réveille on va voir de quoi ça a l’air et on ne peut pas laisser fonctionner la pompe parce que le moteur va brûler. Ce n’est pas une sump pump, c’est une pompe de surface», dit-elle.

Son propriétaire lui fournira un petit entrepôt temporaire pour s’assurer que ses effets personnels puissent rester au sec. Cependant, elle sent que la situation commence à inquiéter les parents des enfants de sa garderie en milieu familial.Dans sa maison où elle tient une garderie familiale, Andréanne Deslauriers accueille plusieurs jeunes enfants.

© Jean-François Fortier/Radio-Canada Dans sa maison où elle tient une garderie familiale, Andréanne Deslauriers accueille plusieurs jeunes enfants.

Pour sa part, le voisin immédiat d’Andréanne Deslauriers, Maxime Bouchard, craint pour la santé de ses enfants, notamment de sa fille de 4 ans qui est asthmatique, puisqu’il dit que des odeurs commencent à émaner dans son sous-sol.

Il précise qu’en quatre ans dans ce logement, il n’avait jamais vu une goutte d’eau, avant les travaux de la Ville. Maxime Bouchard craint que la situation ne soit pas réglée avant la fin de l’été.

Selon des résidents, c'est à la suite de travaux effectués sur le réseau d'égouts de la Ville que de l'eau a commencé à s'infiltrer dans leur sous-sol.

© Jean-François Fortier/Radio-Canada Selon des résidents, c’est à la suite de travaux effectués sur le réseau d’égouts de la Ville que de l’eau a commencé à s’infiltrer dans leur sous-sol.

Ils estiment être huit familles touchées par ce problème. Les locataires et les propriétaires sont toujours en attente d’une réponse de la Ville. Pour le moment, les autorités municipales n’ont pas répondu aux demandes d’entrevue de Radio-Canada.

La sécurité civile aux aguets

Le niveau de plusieurs cours d’eau et du fleuve Saint-Laurent continue de monter, alors que le plus fort des précipitations est toujours à venir. La sécurité civile s’attend à ce que le niveau de l’eau grimpe au cours des 24 à 48 prochaines heures.

«On n’est pas vraiment en alerte, on a connu pire vraiment en 2017 et 2019. Mais quand même, il ne faut pas baisser les bras, il ne faut pas dire qu’il n’y aura rien. Il faut vraiment vérifier et vraiment être vigilants et vérifier à l’heure près, si on peut dire. Mais pour ce soir et cette nuit, on n’est pas vraiment inquiets», indique le conseiller en sécurité civile, Bernard Létourneau.

Le lac Saint-Pierre a dépassé 2,4 mètres en fin de journée dimanche, ce qui représente le seuil de surveillance du ministère de la Sécurité publique. Ce dernier prévoit que le niveau de l’eau franchira le seuil d’inondation mineure entre lundi et mardi.

Il est toujours possible de suivre le niveau des différents cours d’eau de la région sur le site du ministère.

Par Radio-Canada avec les informations de Pascale Langlois