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États-Unis: Un conducteur fonce dans un point de contrôle du Capitole et tue un policier

avril 2, 2021

WASHINGTON — Un conducteur a foncé dans un point de contrôle du Capitole des États-Unis, vendredi après-midi, tuant un policier et en blessant un second.

© Fournis par La Presse Canadienne

D’après les faits rapportés par le corps de police particulier du Capitole, à Washington, le suspect, qui a été identifié comme étant Noah Green, 25 ans, serait sorti de son véhicule en brandissant un couteau et des agents auraient alors fait feu.

La chef de police par intérim, Yogananda Pittman, a confirmé en conférence de presse que l’un des agents avait succombé à ses blessures. Le suspect a lui aussi perdu la vie après son arrivée à l’hôpital.

«Je demande simplement au public de garder les policiers du Capitole des États-Unis et leurs familles dans ses prières», a déclaré la chef Pittman.

«Cela a été une période extrêmement difficile pour la police du Capitole des États-Unis après les événements du 6 janvier et maintenant les événements qui se sont produits ici aujourd’hui.»

Les autorités assurent qu’il n’y aurait plus de menace immédiate et qu’il ne semble pas y avoir de lien entre cet incident et l’insurrection de janvier dernier.

La police a identifié l’officier tué comme étant William «Billy» Evans, un vétéran de 18 ans d’expérience qui était membre de l’unité des premiers intervenants du corps policier.

Deux représentants de la loi ont déclaré à l’Associated Press que les enquêteurs pensaient au départ que le suspect avait poignardé l’un des policiers, mais il semble possible que ce ne soit pas le cas. Le policier pourrait être décédé en raison du choc avec le véhicule.

Les deux représentants de la loi n’étaient pas autorisés à discuter publiquement de l’enquête et se sont exprimés sous le couvert de l’anonymat.

La chef par intérim Yogananda Pittman a déclaré que le suspect ne semblait pas avoir été sur le radar de la police et les enquêteurs tentent de comprendre le motif de son geste.

Cette attaque rappelle que le Capitole et les agents chargés de le protéger demeurent des cibles potentielles de violence.

Le président Joe Biden a déclaré dans un communiqué que son épouse et lui avaient le cœur brisé. Il a exprimé ses condoléances à la famille du policier Evans et a ordonné que les drapeaux à la Maison- Blanche soient mis en berne.

L’incident s’est produit à un poste de contrôle près du Capitole au moment où le Congrès américain fait relâche. Cela survient tout de même dans un contexte sous haute tension quelque trois mois après l’invasion de l’enceinte politique survenue le jour de la certification de la victoire électorale du président Joe Biden.

Les environs du Capitole ont été placés en confinement à la suite de la fusillade. Tous les employés ont été avisés qu’ils ne pouvaient plus entrer ni sortir des bâtiments.

L’incident s’est produit à moins d’une centaine de mètres de l’entrée du célèbre immeuble, du côté du Sénat.

Les clôtures qui entravaient la circulation des véhicules près de cet endroit ont été récemment retirées alors que le Capitole commençait à s’ouvrir à nouveau depuis l’émeute du 6 janvier.

Le point de contrôle visé est normalement utilisé par les sénateurs et leur personnel.

Avec La Presse Canadienne

États-Unis: Un homme lourdement armé arrêté près du Capitole

janvier 16, 2021

La police a retrouvé une arme de poing chargée et plus de 500 cartouches de munitions en possession de l’individu, qui cherchait à passer un des nombreux points de contrôles près du Capitole. Il a été arrêté dans la foulée.

Un homme lourdement armé a été arrêté vendredi 5 janvier à Washington alors qu’il cherchait à passer un des nombreux points de contrôles près du Capitole, où Joe Biden prêtera serment dans quelques jours, selon un rapport de la police.

Wesley Allen Beeler, originaire de Virginie, s’est présenté vendredi soir à un point de contrôle à quelques encablures du Capitole, détaille un rapport de police consulté samedi par l’AFP, confirmant une information de CNN. Il était muni d’une fausse accréditation pour la cérémonie d’investiture de Joe Biden.

Arme chargée et 500 cartouches de munitions

La police a retrouvé une arme de poing chargée et plus de 500 cartouches de munitions en possession de l’individu. Sur son pick-up blanc, plusieurs autocollants défendant le droit au port d’armes: «S’ils viennent prendre vos armes, filez leur vos balles d’abord.» Il a été arrêté dans la foulée.

En réaction au violent assaut contre le Capitole par des partisans pro-Trump le 6 janvier, Washington a pris ces derniers jours des allures de camp retranché avec ses blocs de béton et ses fils barbelés.

Les autorités craignent de nouveaux troubles en marge de la prestation de serment de Joe Biden. D’ordinaire, la cérémonie d’investiture est l’occasion pour des centaines de milliers d’Américains d’affluer tous les quatre ans dans la capitale, s’arracher des produits dérivés en tous genres à l’effigie de leur président, avant de le regarder prêter serment sur les marches du Capitole. Mais la fête aura cette année un goût particulier: le «National Mall», l’immense esplanade au pied du Capitole, sera fermé au public. Seules les personnes dûment accréditées seront autorisées à pénétrer dans la zone où patrouillent des milliers de militaires.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Biden condamne une « insurrection » à Washington

janvier 6, 2021

BIDEN CONDAMNE UNE "INSURRECTION" À WASHINGTON

© Reuters/KEVIN LAMARQUE 

WASHINGTON (Reuters) – Les forces de l’ordre s’efforçaient d’évacuer mercredi le Capitole envahi dans l’après-midi par des centaines de partisans de Donald Trump qui sont parvenus à interrompre la procédure de certification qui devait aboutir à l’officialisation de la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle de novembre dernier.

Galvanisés par l’intervention de Donald Trump lors d’une manifestation organisée à Washington, des centaines de contestataires ont franchi le maigre cordon de sécurité qui protégeait le bâtiment où se réunissaient les élus américains qui ont, dans la foulée, interrompu leurs travaux.

L’un des manifestants est parvenu jusqu’au siège habituellement occupé par le président du Sénat d’où il hurlé que « Trump a gagné cette élection ».

Pour Joe Biden, qui a remporté l’élection du 3 novembre avec 7 millions de voix d’avance, le comportement des manifestants est sans contestation possible « à la limite de la sédition ».

« Ce n’est pas une manifestation, c’est une insurrection », a déclaré l’ancien vice-président.

« Je demande à cette foule de se retirer et de laisser la démocratie faire son oeuvre », a ajouté Joe Biden, priant au passage le président en exercice de se présenter à la télévision pour que « cesse le siège ».

« INSURRECTION A WASHINGTON APRES LES ENCOURAGEMENTS DE TRUMP »

Réagissant dans une vidéo publiée sur Twitter, Donald Trump a réaffirmé que sa victoire lui avait été volée tout en demandant à ses partisans de quitter les lieux.

« Vous devez rentrer chez vous, nous avons besoin de paix », a-t-il dit.

Réunis en Congrès, la Chambre des représentants et le Sénat américains avaient ouvert plus tôt la procédure visant à certifier le résultat du vote des grands électeurs qui a abouti en décembre à la désignation de Joe Biden comme vainqueur de la présidentielle de novembre.

Plusieurs élus républicains, appartenant tant à la Chambre qu’au Sénat, avaient ont prévenu qu’ils entendaient contester ce résultat et jouer leur dernière carte pour empêcher Joe Biden de succéder à Donald Trump, qui affirme depuis deux mois qu’on lui a volé sa victoire sans l’avoir jamais prouvé.

Leurs travaux ont été interrompus lorsqu’une foule d’émeutiers s’est approchée du Capitole avant d’y pénétrer, conduisant des policiers acculés à sortir leurs armes à feu. Selon plusieurs médias américains des coups de feu ont été tirés et une personne, au moins, a été blessée.

Sur CNN, où peu de commentateurs cachent leur hostilité à l’encontre de Donald Trump, des journalistes médusés ont évoqué une « tentative de coup d’Etat » et accusé le président américain d’être responsable et d’avoir encouragé l’insurrection.

De fait, Donald Trump avait électrisé quelques heures plus tôt la foule réunie non loin de la Maison blanche en dénonçant les médias et Hillary Clinton, son adversaire de la présidentielle de 2016, ou en présentant les victoires électorales démocrates comme des « explosions de conneries ».

Parmi ces manifestants figuraient un certain nombre de membres de groupes d’extrême droite dont certains appartiennent au mouvement des « Proud Boys » dont le chef, Enrique Tarrio, a été mis à l’écart de la capitale américaine par les autorités locales.

Consciente des risques, les autorités de Washington avaient demandé aux partisans du président américain de ne pas se munir d’armes à feu.

Reuters par Patricia Zengerle et Jonathan Landay (Avec Susan Cornwell, Susan Heavey, Richard Cowan et Tim Ahmann; version française Nicolas Delame)

USA: Une statue de Barbara Johns, militante des droits civiques, au Capitole

décembre 21, 2020
USA: UNE STATUE DE BARBARA JOHNS, MILITANTE DES DROITS CIVIQUES, AU CAPITOLE

© Reuters/KEN CEDENO

WASHINGTON (Reuters) – Une statue de Barbara Johns, l’une des figures du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis, va être érigée au niveau de la rotonde du Capitole et remplacer celle du général Robert E. Lee, chef des armées confédérées durant la guerre de Sécession, ont annoncé lundi les autorités.

Barbara Johns avait seulement 16 ans lorsqu’elle a pris la tête d’un mouvement de contestation dans son lycée en Virginie contre la ségrégation raciale dans le système scolaire public américain. Ces différents mouvements ont amené la Cour suprême fédérale à déclarer en 1954 qu’un tel système était illégal.

« Le Congrès poursuivra notre travail pour débarrasser le Capitole des hommages à la haine, alors que nous luttons pour mettre fin au fléau du racisme dans notre pays », a déclaré la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, citée dans un communiqué.

« Il n’y a pas de place pour célébrer le fanatisme de la Confédération au Capitole ou toute autre lieu symbolique dans notre pays. »

Avec Reuters par (Scott Malone; version française Claude Chendjou, édité par Jean-Michel Bélot)

États-Unis: A 106 ans, la mère de John McCain lui fait un adieu stoïque au Capitole

août 31, 2018

Roberta McCain devant le cercueil de son fils, le sénateur américain John McCain, le 31 aout 2018 au Capitole, à Washington / © AFP / Nicholas Kamm

A 106 ans, Roberta McCain a été l’une des premières à s’installer face au cercueil de son fils vendredi au Capitole, frêle silhouette en chaise roulante pourtant fidèle à la force stoïque qu’elle avait montrée en apprenant, il y a cinquante ans, que l’avion de son « Johnny » avait été abattu au Vietnam.

Vêtue d’une fine chemise blanche à pois noirs, chevelure blanche impeccablement coiffée, elle a passé de longues minutes à côté de chaises vides, le regard fixé sur le cercueil drapé du drapeau américain de John McCain, décédé samedi à 81 ans d’un cancer du cerveau.

Habitant à Washington, c’était le premier hommage public qu’elle pouvait lui rendre après les premières cérémonies organisées en Arizona, Etat de l’Ouest américain dont son fils était le sénateur républicain.

Présence imposante pendant toute la cérémonie, c’est elle qui a réconforté sa petite-fille, Meghan McCain, 33 ans, la tenant fermement par la main alors qu’elle pleurait. Puis elle est allée saluer le cercueil, faisant un délicat signe de croix sur sa poitrine, la tête inclinée.

En 1967, elle avait pendant un long moment déjà cru devoir dire ses adieux à son fils.

Pilote de chasse de l’armée américaine, John McCain menait le 23e raid de sa carrière le 26 octobre 1967 lorsque son chasseur A-4 Skyhawk a été abattu au-dessus d’Hanoï, au Vietnam.

Son père, amiral également appelé John McCain, et Roberta sont à Londres et apprennent la nouvelle alors qu’ils s’apprêtent à se rendre à un dîner chez l’ambassadeur d’Iran. Ils le croient mort. Mais pas question d’annuler.

En octobre 1967, le journaliste français François Chalais filme John McCain dans un hôpital de Hanoï, quelques jours après sa capture. Il a subi de multiples fractures aux bras et à la jambe, qui ne seront pas soignées correctement par ses geôliers / © Citizenside/AFP /

« Ca ne m’est pas venu à l’esprit. Vous savez, je suis quelqu’un d’assez stoïque », a-t-elle confié au magazine New Yorker en 2005.

Le couple décide de ne rien dire à leurs hôtes.

On lui avait finalement annoncé que John McCain était prisonnier de guerre. « Pouvez-vous croire que ce soit la meilleure nouvelle que j’ai jamais reçue de ma vie? Vous voyez, les choses vous affectent différemment selon les circonstances ».

A propos de cette capture et des cinq ans de captivité de son fils, torturé, elle avait dit simplement au magazine Time: « Mon époux avait choisi sa profession, et Johnny aussi ».

– « Fruits frais et légumes » –

« Ma mère a été élevée pour être une femme forte, déterminée, qui profite entièrement de la vie et a toujours tenté de tirer le meilleur de ses opportunités », avait écrit John McCain.

Roberta McCain, âgée de 106 ans, tient la main de sa petite-fille Meghan lors d’une cérémonie en hommage au sénateur américain John McCain le 31 août 2018 à Washington / © AFP / Nicholas Kamm

Aventurière, Roberta McCain a su en effet savourer ses années. Japon, Inde ou Jordanie, elle aimait à voyager aux quatre coins du monde jusqu’à ses 90 ans passés, souvent avec sa soeur jumelle Rowena, décédée à 99 ans.

Le secret de sa longévité? Roberta McCain l’avait confié il y a déjà dix ans à la chaîne C-Span: « Ne vivre avec rien d’autre que des fruits frais et des légumes ».

Fort caractère, elle n’avait pas hésité très longtemps lorsqu’en France, on lui avait dit qu’elle était trop âgée, à plus de 90 ans, pour louer une voiture. Roberta McCain en avait alors acheté une pour sillonner l’Hexagone avant de la faire envoyer sur la côte est des Etats-Unis… et de traverser le pays jusqu’à San Francisco, selon le New York Times.

Rebelle à 19 ans, elle s’était échappée jusqu’à Tijuana, au Mexique, pour épouser John McCain.

En 2000, elle avait décrit son âme voyageuse à Time comme celle d’une « petite tortue »: « Je prends juste une petite paire de bottes, un imperméable et mes jumelles et je pars ».

Se déclarant, paradoxalement, aussi assez « timide », Roberta McCain avait accompagné son fils sur plusieurs étapes de sa campagne présidentielle en 2008. Elle n’hésitait pas à le réprimander publiquement pour son langage parfois fleuri.

« Cette pauvre âme », avait-elle déclaré au Time. « Je crois vraiment qu’il me ressemble beaucoup… trop sensible ».

Romandie.com avec(©AFP / (31 août 2018 20h40)

John McCain est mort, hommage national aux États-Unis

août 26, 2018

John McCain le 5 septembre 2008 dans le Michigan, alors qu’il était le candidat républicain à la Maison Blanche / © AFP/Archives / Robyn BECK

Les drapeaux étaient en berne dans la capitale américaine dimanche, au lendemain de la mort du sénateur républicain John McCain, ancien pilote pendant la guerre du Vietnam et candidat à la Maison Blanche au parcours politique tumultueux, mais aujourd’hui célébré quasi-universellement.

Le sénateur républicain de l’Arizona est mort samedi après treize mois de lutte contre un cancer du cerveau, et au lendemain de la cessation de son traitement. Il avait 81 ans, et sept enfants, dont trois d’un premier mariage.

Comme pour John F. Kennedy, Ronald Reagan ou Rosa Parks, son cercueil sera exposé dans la rotonde du Capitole à Washington, un honneur réservé à ceux qui ont marqué l’histoire des Etats-Unis.

Selon le New York Times, il sera également présenté au capitole de l’Arizona, cet Etat désertique du sud-ouest qu’il a représenté plus de 35 ans au Congrès.

Les obsèques devraient avoir lieu à la Cathédrale nationale de Washington.

Le drapeau américain en berne sur la Maison Blanche, dimanche 26 août 2018, au lendemain de la mort de John McCain / © AFP / Brendan Smialowski

Les anciens présidents Barack Obama et George W. Bush, un démocrate et un républicain, devraient prononcer des éloges funèbres, à sa demande, selon le Times. Plusieurs médias avaient rapporté il y a plusieurs mois que le sénateur avait expressément demandé à ce que Donald Trump ne participe pas, le vice-président Mike Pence étant prévu à la place.

Il devrait être enterré au cimetière de l’Académie navale d’Annapolis, sur la côte est, où il suivit sa formation militaire initiale.

Ce programme n’a pas été confirmé par le bureau du sénateur.

Il avait lui-même révélé en 2015 l’épitaphe qu’il voulait sur sa pierre tombale: « Il a servi son pays ».

John McCain à Hanoï le 19 octobre 1992 / © AFP/Archives / HOANG DINH Nam

« Patriote », « héros », « combattant », « non conformiste »: les mots des hommages rendus par l’ensemble de la classe politique du pays avaient pour point commun la carrière de l’homme au service de la nation.

« C’est un patriote. Quel que soit le parti, c’est un patriote », a dit Hillary Clinton, dans une interview émue sur CNN.

Un hommage, pourtant, manque à l’appel: celui du président actuel des Etats-Unis.

Donald Trump –John McCain avait dit en 2016 qu’il ne voterait pas pour lui et envers lequel il ne cachait pas son mépris– a tweeté un bref message de condoléances à la famille McCain, mais sans évoquer le parcours de l’homme.

Les dates clés de la vie du sénateur américain John McCain / © AFP / Gal ROMA

« Mes condoléances et mon respect le plus sincère pour la famille du sénateur John McCain. Nos coeurs et nos prières sont avec vous! », a-t-il écrit.

Son épouse Melania, sa fille Ivanka et son vice-président Mike Pence ont, au contraire, salué son service à la nation.

– Réactions internationales –

John McCain était un habitué des capitales étrangères, où il se rendait régulièrement dans le cadre de délégations parlementaires. On l’a vu beaucoup à Bagdad, au Moyen-Orient ou encore à Kiev, où il avait soutenu la « Révolution orange ».

John McCain le 28 octobre 2008 en Pennsylvanie avec sa candidate choisie pour la vice-présidence, Sarah Palin, alors la gouverneure peu connue de l’Alaska / © AFP/Archives / Robyn BECK

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et d’autres dirigeants étrangers ont salué sa mémoire. La chancelière allemande Angela Merkel a rendu hommage à « un défenseur infatigable d’une alliance transatlantique forte ».

Il a « toujours été un excellent interlocuteur pour la France », a dit Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, qui a souligné que McCain s’était rendu au Mali dès les premières semaines de l’opération militaire Serval en 2013 pour rencontrer les forces françaises.

De l’autre côté du Pacifique, le quotidien China Daily l’a qualifié de « titan de la politique américaine » et de « conscience du parti républicain ».

De son vivant, John McCain n’a pas toujours été une figure consensuelle.

Aux primaires présidentielles de 2000, il cultiva une image de républicain centriste au fort franc parler, mais il échoua face à George W. Bush, plus en phase avec l’orthodoxie conservatrice.

Au Sénat, il fut partisan farouche de la guerre d’Irak et regretta le départ des troupes américaines, sous Barack Obama. Sa défense d’une hausse permanente des dépenses militaires était critiquée à droite comme à gauche comme irresponsable budgétairement.

Il est aussi accusé d’avoir mis le pied à l’étrier aux précurseurs de la mouvance conservatrice populiste du Tea Party en choisissant comme colistière Sarah Palin, lorsqu’il fut candidat républicain à la Maison Blanche en 2008 –une décision qu’il finira par regretter.

Mais son engagement contre la torture, pour une réforme de l’immigration favorable aux sans-papiers et pour défendre une tradition politique de civilité l’ont au contraire vu transcender les divisions partisanes habituelles pour s’allier avec des démocrates.

Romandie.com avec(©AFP / (26 août 2018 15h37)

États-Unis: les services fédéraux ferment faute de budget

janvier 20, 2018

Le Capitole, le 19 janvier 2018 à Washington, où le Sénat a échoué à trouver un compromis pour éviter la fermeture partielle des services fédéraux / © Getty/AFP / Aaron P. Bernstein

Un an jour pour jour après l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, les Etats-Unis sont entrés samedi dans une période de turbulences avec la fermeture partielle de l’administration fédérale après l’échec d’un vote crucial sur le budget au Sénat.

Malgré d’intenses tractations, la majorité républicaine, l’opposition démocrate et la Maison Blanche n’ont pu s’entendre sur un budget, même temporaire, qui aurait permis d’éviter ce « shutdown » entré en vigueur à 00H00 (05H00 GMT).

Républicains et démocrates se sont rejeté la responsabilité de cet échec, Donald Trump accusant l’opposition de faire passer « les immigrants illégaux » avant l’armée ou la sécurité des frontières alors que les démocrates ont indiqué qu’ils n’accepteraient de voter pour un texte que s’il pérennise la régularisation de 690.000 jeunes immigrés au statut précaire, les « Dreamers ».

« Les démocrates sont bien plus préoccupés par les immigrants illégaux que par notre grande Armée ou la Sécurité à notre dangereuse frontière Sud », a-t-il tweeté à l’aube. « Ils auraient pu facilement conclure un accord mais ils ont préféré jouer la carte du +shutdown+ à la place ».

La fermeture de l’administration « était 100% évitable », a affirmé le patron des sénateurs républicains, Mitch McConnell.

« Ce sera appelé le Trumpshutdown car personne, personne ne mérite autant que le président Trump d’être jugé responsable de la situation dans laquelle nous nous trouvons », lui a répondu le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer.

Les républicains, majoritaires avec 51 sièges au Sénat, n’ont obtenu que 50 voix, loin des 60 voix (sur 100) nécessaires à une extension pour quatre semaines, jusqu’au 16 février, du budget fédéral.

Il s’agit du premier « shutdown » depuis octobre 2013, sous l’administration Obama, qui avait duré 16 jours. Il se traduira par la mise au chômage technique sans paie de plus de 850.000 employés fédéraux considérés comme « non essentiels » au fonctionnement de l’administration.

Il était impossible de savoir combien de temps durerait cette nouvelle fermeture, les tractations entre les deux partis devant très vite reprendre. Une nouvelle réunion du Sénat, destinée à adopter une extension du budget jusqu’au 8 février, était prévue samedi.

Chuck Schumer a demandé au président de convoquer d’urgence une réunion à la Maison Blanche avec les leaders des deux partis pour trouver un compromis.

– En attendant lundi –

Les premiers effets du « shutdown » devraient se faire sentir lundi. Les activités de nombreuses agences fédérales, comme les services fiscaux, seront réduites mais les services de sécurité seront globalement épargnés. Les 1,4 million de militaires américains poursuivront leurs opérations mais sans être payés.

« Il y a des soldats américains qui s’apprêtent à passer six mois au Koweït et qui s’inquiètent de ne pas être payés tout de suite. C’est inconcevable », a déclaré le vice-président Mike Pence en escale à Shannon (Irlande), où il a croisé des militaires américains en transit vers des missions à l’étranger.

Vendredi, M. Trump avait pourtant évoqué une « excellente réunion préliminaire » avec Chuck Schumer à la Maison Blanche, laissant espérer un accord de dernière minute.

Le sénateur démocrate a accusé le milliardaire de faire la girouette alors qu’un accord était à portée de main.

La Chambre des représentants, à forte majorité républicaine, avait approuvé jeudi soir l’extension provisoire du financement de l’Etat fédéral, qui prévoyait également de prolonger pour six ans le programme d’assurance santé destiné aux enfants pauvres (Chip), une demande des démocrates.

Au-delà d’un budget temporaire, le quatrième depuis septembre, la majorité républicaine souhaite adopter un budget 2018 définitif de plusieurs centaines de milliards de dollars qui dope notamment les dépenses militaires, une promesse de campagne de M. Trump.

Les démocrates veulent la régularisation de 690.000 « Dreamers », arrivés clandestinement aux Etats-Unis quand ils étaient enfants et expulsables depuis l’abrogation par M. Trump du programme Daca, datant de l’administration Obama, qui leur offrait un statut de résident temporaire. Le président Trump a donné au Congrès jusqu’au 5 mars pour légiférer.

– Qui paiera les dégâts ? –

Et au-delà du budget, les parlementaires pensent aux élections de mi-mandat en novembre.

Les démocrates estiment que les républicains qui ont tous les leviers du pouvoir –Maison Blanche, Chambre des représentants, Sénat– seront tenus pour responsables de la paralysie et paieront le prix fort.

Les républicains espèrent se servir du « shutdown » pour punir les sénateurs démocrates qui brigueront un nouveau mandat dans dix Etats remportés par Donald Trump à la présidentielle. Quatre d’entre eux, selon les médias, ont d’ailleurs voté avec les républicains vendredi soir.

Mais selon un sondage du Washington Post et d’ABC publié vendredi, 48% des Américains estiment que les républicains seraient responsables d’un éventuel blocage, contre 28% pour les démocrates.

Romandie.com avec(©AFP / 20 janvier 2018 13h14)                

USA: un suspect arrêté pour avoir foncé sur une voiture de police près du Capitole

mars 29, 2017

Washington – Un suspect a foncé mercredi sur une voiture de police près du Capitole à Washington puis a tenté de renverser plusieurs autres policiers à pied avant d’être interpellé, a annoncé la police.

Des coups de feu « ont apparemment été tirés » par la police du Capitole, siège du Congrès américain, « mais personne n’a été touché », a précisé la police de Washington. « L’individu a été interpellé », a précisé une porte-parole.

La police du Capitole, qui assure la sécurité du Congrès et de ses alentours, n’avait pas encore livré sa version des faits.

L’incident s’est produit sur l’avenue Independence, qui borde le périmètre du Capitole et un grand bâtiment annexe où les parlementaires ont leurs bureaux. La présence policière est constante dans cette zone, avec de nombreux agents à pied, en voiture ou à bicyclette.

Mercredi dernier, un attentat à la voiture-bélier a fait quatre morts et plus de 50 blessés à Londres près du Parlement britannique.

Romandie.com avec(©AFP / 29 mars 2017 16h19)

USA: protestant contre la corruption, un homme atterrit en hélicoptère au Capitole

avril 15, 2015

Washington – Un homme protestant contre la corruption du système politique américain a été arrêté mercredi après avoir atterri avec un mini-hélicoptère sur une pelouse en contrebas du Capitole, siège du Congrès à Washington, déclenchant une alerte de sécurité.

La police du Capitole a confirmé qu’elle avait arrêté le pilote. Une équipe de déminage avec un robot a brièvement examiné le petit engin, de type girodyne, qui n’a qu’un simple siège avec une hélice et un rotor.

Le survol de la zone entourant le Capitole, au coeur de la capitale des Etats-Unis, est strictement interdit, et le reste de la région fait l’objet de fortes restrictions, les avions devant obtenir une autorisation préalable.

C’est la seconde alerte aérienne semblant surprendre les forces de l’ordre en trois mois dans la capitale.

En janvier, un homme a perdu le contrôle de son drone d’environ 60 centimètres, qui s’est écrasé dans les jardins de la Maison Blanche. Le Capitole et la Maison Blanche sont situés à environ deux kilomètres de distance.

Selon le journal de Floride (sud-est) Tampa Bay Times, qui a interviewé en longueur et filmé le pilote avant son acte, il s’agit d’un facteur de Floride de 61 ans, nommé Doug Hughes, qui avait détaillé son projet au cas où il serait tué dans l’incident.

L’objectif était de commettre un acte de désobéissance civile et d’interpeller les parlementaires américains sur la corruption suscitée par la dérèglementation croissante du financement électoral.

Il entendait livrer une lettre à chacun des 535 élus américains. Le Congrès est en session cette semaine.

Le but principal, plutôt que d’alerter le Congrès qui est déjà au courant de tout ça, était d’attirer l’attention des Américains pour qu’ils réfléchissent à quoi faire, a expliqué à CNN un homme présenté comme un ami de Doug Hughes, Michael Shanahan.

J’exige une réforme et je déclare une rébellion d’électeur d’une manière conforme à la description par Jefferson des droits dans la déclaration d’indépendance, a écrit l’homme dans ses lettres, selon le Tampa Bay Times.

Sur un site présenté comme le sien, thedemocracyclub.org, Doug Hughes avait annoncé ses intentions. Je n’ai aucune tentation ou intention violente. Un avion ultra-léger ne pose aucune menace physique majeure.

Au journal local, l’homme avait également expliqué qu’il prévoyait de prévenir les autorités en avance. Sur son site, il affirme en fait avoir envoyé un message à info@barackobama.com, qui n’est pas géré par la Maison Blanche mais par l’organisation héritière de la campagne de Barack Obama.

La police du Capitole n’a ni confirmé ni infirmé avoir été mise au courant en avance.

L’engin semble être du type Bensen, un appareil ultra-léger qui ne requiert pas d’immatriculation par l’aviation civile américaine (FAA). Il peut voler à 105 km/h, mais son autonomie en vol est limitée à environ 90 minutes.

Il est créé expressément pour des vols de loisirs à basse altitude, a expliqué à l’AFP Dick Knapinski, porte-parole de l’Association des aéronefs expérimentaux (Experimental Aircraft Association), dans le Wisconsin (nord).

Romandie.com avec(©AFP / 15 avril 2015 22h33)

USA: un homme se suicide près du Capitole

avril 11, 2015

Washington – Un homme s’est suicidé samedi à proximité du Congrès américain dans la capitale fédérale Washington, entraînant une courte fermeture du Capitole, a indiqué la police.

Selon la police, l’homme qui portait une pancarte réclamant une justice sociale a sorti une arme avec laquelle il s’est suicidé, au niveau de la partie ouest du Capitole, le bâtiment qui abrite le Congrès qui ne siège pas actuellement.

Kim Dine, le chef de la police du Capitole, a déclaré que ce geste n’avait pas de lien avec le terrorisme, refusant de fournir l’identité de l’homme et le motif de son acte.

Nous savons de qui il s’agit, mais nous devons évidemment vérifier ça, a déclaré M. Dine.

Il a également affirmé qu’aucun coup de feu n’avait été tiré par ses hommes et a précisé que le sac-à-dos et un étui appartenant à l’homme avaient été examinés, avant que le bâtiment du Congrès et le centre des visiteurs situé à proximité ne soient rouverts.

L’incident a eu lieu juste après 13H00 locales (17H00 GMT) et la réouverture des bâtiments est intervenue près de trois heures plus tard.

Le Congrès, situé à l’une des extrémités du National Mall, immense rectangle de verdure qui relie Capitol Hill au mémorial Lincoln trois kilomètres plus loin, en passant par la Maison Blanche, et tout au long duquel sont disséminés des monuments en hommage à des anciens combattants, à des héros américains et de nombreux musées.

Des centaines de touristes s’y retrouvent chaque jour, et en particulier ce week-end, où se déroule le Festival des cerisiers japonais en fleurs, un événement qui attire chaque année des milliers de personnes.

Les services de sécurité de Washington ont été récemment éclaboussés par une série de ratés.

Le mois dernier, la police avait ouvert le feu sur deux hommes travestis en femmes qui tentaient de pénétrer en voiture dans l’enceinte du quartier général hyper-sécurisé de la NSA près de Washington. L’un des deux individus avait été tué et le second blessé, ainsi qu’un policier de l’agence de surveillance.

En septembre dernier, un ancien militaire ayant combattu en Irak avait réussi à s’introduire dans la Maison Blanche, la résidence du président Barack Obama, en escaladant une grille du bâtiment. Muni d’un couteau pliable dans sa poche, il avait traversé plusieurs salles avant d’être arrêté.

Deux mois après cette spectaculaire intrusion, le directeur par interim du Secret Service, la police d’élite chargée de la protection du président américain, avait reconnu devant le Congrès que son service avait failli à sa réputation.

Romandie.com avec(©AFP / 12 avril 2015 02h27)