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Les Québécois optent pour la continuité

octobre 3, 2022
François Legault et son épouse Isabelle Brais.

François Legault demeurera premier ministre, selon les prévisions de Radio-Canada. Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

La Coalition avenir Québec (CAQ) remporte les élections et dirigera un autre gouvernement majoritaire, prévoit Radio-Canada. Le parti de François Legault, qui avait remporté le scrutin de 2018, obtient donc un deuxième mandat consécutif. Pour sa part, le Parti libéral du Québec (PLQ) retournera sur les banquettes de l’opposition officielle.

C’est la première fois depuis 2008 qu’une formation politique gagne deux élections générales d’affilée. Et c’est aussi la première fois depuis 1998 que les Québécois confient à un même parti deux mandats majoritaires successifs.

Les sondeurs auront donc vu juste : la CAQ avait été donnée favorite dès le début de la campagne, le 28 août dernier.

Le gouvernement sera une fois de plus dirigé par François Legault qui, selon nos prévisions, sera réélu dans L’Assomption. Et il comptera selon toute vraisemblance sur une équipe encore plus nombreuse que les 76 députés qui siégeaient pour lui au moment de la dissolution de l’Assemblée nationale.

Parmi ces députés se trouve notamment Kateri Champagne Jourdain, dans Duplessis, qui devient la première femme autochtone de l’histoire à faire son entrée au Parlement.

Geneviève Guilbault célèbre avec d'autres militantes.

La vice-première ministre Geneviève Guilbault a été facilement réélue dans Louis-Hébert. Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

Toutefois, la soirée est beaucoup plus difficile pour les autres formations, dont les appuis tournent tous autour de 15 %.

Pour le PLQ, il s’agit du pire score de son histoire. Ses appuis n’étaient jamais tombés aussi bas qu’en 2018, à 25 %. Cela étant, le parti devrait conserver sa place sur les banquettes de l’opposition. Et sa cheffe, Dominique Anglade, devrait, selon nos prévisions, être réélue.

Le Parti québécois (PQ) atteint aussi un niveau plancher, la formation n’ayant jamais récolté moins de 17 % des suffrages, en 2018. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, livre toujours une chaude bataille au député sortant de Camille-Laurin, Richard Campeau.

Quant à Québec solidaire (QS), le parti devrait terminer la soirée avec un score similaire à celui de 2018 en termes de suffrages et des sièges. Ses deux porte-parole, Gabriel Nadeau-Dubois, dans Gouin, et Manon Massé, dans Sainte-Marie–Saint-Jacques, ont été facilement réélus.

Enfin, le Parti conservateur du Québec (PCQ) était en voie ce soir de ne faire élire aucun député. Battu dans Chauveau, son chef, Éric Duhaime, a toutefois promis d’être à nouveau sur les rangs dans quatre ans.

Appelant ses militants à ne pas être trop pessimistes, l’ex-animateur de radio a rappelé que QS n’avait récolté que 4 % des suffrages aux élections de 2007, les premières auxquelles le parti avait participé.

Trudeau félicite Legault

Les bureaux de scrutin ont fermé leurs portes à 20 h. Radio-Canada a fait connaître sa prévision seulement 10 minutes plus tard.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a rapidement publié un communiqué pour offrir ses félicitations à François Legault, se disant impatient de continuer à travailler avec [lui] pour relever les défis qui comptent pour les Québécois et tous les Canadiens.

Il s’agit notamment de favoriser la croissance de l’économie verte, de lutter contre les changements climatiques, de trouver des solutions à la pénurie de main-­d’œuvre, de rendre la vie plus abordable, de favoriser la création de logements abordables, d’investir dans les infrastructures et de bâtir un avenir propre et prospère, a-t-il indiqué.

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a également salué la victoire de son ami François Legault. Continuons à tisser des liens plus profonds entre nos deux provinces et renforçons entre nous les liens économiques qui créent des emplois bien rémunérés, a-t-il tweeté lundi soir.

Près de deux électeurs sur trois ont voté

Le taux de participation final devrait être connu demain matin, mais il oscillait ce soir autour de 63 %, soit un peu moins que les 66,45 % de 2018.

Pas moins de 880 personnes étaient sur les rangs cette année, soit environ sept candidats par circonscription.

Ces élections mettent un terme à une éreintante campagne de 36 jours. Les prochaines semaines s’annoncent évidemment beaucoup plus calmes que les précédentes. Les députés élus aujourd’hui devraient prêter serment dans deux ou trois semaines. En 2018, le Conseil des ministres avait été présenté 18 jours après les élections.

Encore plus qu’il y a quatre ans, François Legault aura l’embarras du choix, d’autant plus que, selon les prévisions de Radio-Canada, les 25 membres du Cabinet seront de retour au Parlement.

Radio-Canada

Canada-Québec: De nouveaux barrages pour remédier au manque d’électricité, propose la CAQ

septembre 6, 2022
François Legault lors d'un point de presse.

François Legault a annoncé à Bécancour son intention d’augmenter la production d’énergie propre au Québec. Photo : La Presse Canadienne/Jacques Boissinot

Pour pallier le manque d’électricité anticipé d’ici 2030 et réaliser sa promesse d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050, François Legault envisage la construction de nouveaux barrages hydroélectriques au Québec.

L’époque où François Legault, alors nouvellement premier ministre, proposait à son homologue ontarien Doug Ford les surplus d’électricité du Québec est loin derrière. La situation a changé, a insisté mardi le chef caquiste, qui a rappelé que l’électricité viendrait à manquer d’ici 2030.

Pour y remédier, le premier ministre sortant souhaiterait donner à Hydro-Québec le mandat d’étudier la possibilité de construire de nouveaux barrages en sol québécois. M. Legault ramène ici une idée déjà évoquée lors de son arrivée au pouvoir, à l’automne 2018.

Juste pour vous donner un ordre de grandeur, Hydro-Québec produit par année 200 térawattheures [TWh] d’électricité. […] On va en avoir besoin de 100 TWh de plus dans les prochaines années, a déclaré M. Legault.

« On prévoit que d’ici 2050, on va avoir besoin [de l’équivalent] d’un demi Hydro-Québec. »— Une citation de  François Legault, chef de la Coalition avenir Québec

Afin d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050, la Coalition avenir Québec (CAQ) sait qu’elle devra électrifier tous les secteurs d’activité de la province. Ça va nous prendre beaucoup d’électricité pour remplacer les hydrocarbures, a offert M. Legault.

En plus d’alimenter le Québec en entier, Hydro-Québec doit aussi acheminer de l’électricité vers les États voisins avec qui le gouvernement Legault a conclu des ententes.

Sous sa gouverne, le Québec a obtenu deux des plus importants contrats d’approvisionnement en électricité de son histoire, à savoir un projet de 30 milliards de dollars américains avec l’État de New York et la ligne Appalaches-Maine, qui doit permettre à la société d’État d’importer son énergie jusqu’au Massachusetts.

Si la construction de nouveaux barrages hydroélectriques se concrétise, le chef de la CAQ compte en raccourcir les échéanciers, qui sont pour l’instant évalués à une quinzaine d’années. L’élaboration de ces grands chantiers se fera en collaboration avec les communautés autochtones et inuit, a-t-il ajouté.

Questionné sur les lieux où pourraient être aménagées ces nouvelles installations, M. Legault a répondu qu’il reviendrait à Hydro-Québec d’évaluer les meilleurs endroits pour les accueillir. Selon le premier ministre sortant, Hydro-Québec considère déjà quelques alternatives.

La CAQ mise également sur l’efficacité énergétique pour augmenter sa production d’énergie propre. D’ici 2030, la formation politique estime pouvoir obtenir au moins 8 TWh en intensifiant ses efforts en la matière. Dans un prochain mandat, le parti ajouterait aussi 3000 mégawattheures (MW) d’électricité éolienne.

En parallèle de ces mesures, la CAQ promet d’injecter 40 millions de dollars pour financer le projet de la Vallée de la transition énergétique, qui réunit les villes de Trois-Rivières, Shawinigan et Bécancour, afin de favoriser le développement et la fabrication de batteries pour voitures électriques.

M. Legault s’engage en outre à faire passer de 6500 à 21 500 le nombre de bornes de recharge de niveau 2, et de 1000 à 2200 le nombre de bornes rapides pour les voitures électriques d’ici 2026. Dans son Plan pour une économie verte, présenté en 2020, le gouvernement Legault s’était fixé un objectif de 2500 bornes rapides d’ici 2030.

Un gouvernement Legault injecterait 50 millions de dollars pour l’augmentation de bornes de recharge d’un bout à l’autre de la province.

Radio-Canada par Valérie Boisclair

Canada/Conseil général de la CAQ à Trois-Rivières : François Amalega arrêté deux fois ce week-end

novembre 16, 2021

Un homme de 43 ans a été arrêté deux fois en trois jours par les forces de l’ordre cette fin de semaine pour bris de condition tandis que se terminait le conseil général de la Coalition Avenir Québec (CAQ) à Trois-Rivières.

François Amalega Bitondo lors d'une manifestation anti-vaccin près d'une école secondaire, en septembre dernier. (Archives)

© /Radio-Canada François Amalega Bitondo lors d’une manifestation anti-vaccin près d’une école secondaire, en septembre dernier. (Archives)

Le manifestant François Amalega Bitondo, connu par les services policiers pour avoir enfreint de nombreuses mesures sanitaires, a été arrêté à Shawinigan vendredi pour avoir fait entrave à un agent de la paix, avoir troublé la paix et commis un bris de probation.

Trois jours plus tard, il a encore une fois été arrêté, cette fois pour bris de condition. La cour lui avait défendu de s’approcher à moins de 300 mètres du premier ministre François Legault.

François Amalega Bitondo était demeuré détenu au poste de police de Trois-Rivières jusqu’à sa comparution en cour lundi. Son enquête sur remise en liberté aura lieu mardi. Il reste donc détenu.

François Legault et ses députés ont célébré les 10 ans de la CAQ, lors du conseil général du parti, et ont aussi discuté d’avenir.

Au total, une vingtaine de manifestants étaient présents. L’équipe de contrôle de foule de la police de Trois-Rivières les forçait à circuler.

Avec CBC/Radio-Canada 

Canada-Québec: François Legault attendu à Shawinigan vendredi

novembre 11, 2021

Le passage du premier ministre François Legault à Shawinigan vendredi pourrait venir avec une annonce importante sur le plan économique. Une visite du premier ministre la veille de l’ouverture du conseil général de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui se tiendra du côté de Trois-Rivières et qui marquera les 10 ans d’existence de la formation politique.

Le premier ministre François Legault lors d'une visite à Trois-Rivières (archives).

© Mathieu Potvin/Radio-Canada Le premier ministre François Legault lors d’une visite à Trois-Rivières (archives).

Peu d’informations ont filtré jusqu’à maintenant sur la venue du premier ministre québécois en Mauricie, vendredi. Un cortège de cinq ministres l’accompagneront pour cette annonce nationale qui aura des impacts en Mauricie.

Il s’agit d’une annonce à saveur économique où il sera question d’emploi et de pénurie de main-d’oeuvre. Il faut dire que Shawinigan a connu des années difficiles sur ce plan et c’est sans doute pour cette raison que le gouvernement l’a choisie pour y tenir son point de presse.

Le plus gros événement politique des derniers mois

Par ailleurs, les ministres de la CAQ feront une pierre deux coups pendant leur voyage dans la région. Samedi et dimanche, 850 membres et militants du parti se réuniront au Centre d’événements et de congrès (CECI) de l’hôtel Delta, à Trois-Rivières, pour le conseil général du parti.

Il s’agit du plus gros événement politique au Québec des 18 derniers mois. Dans le but de respecter les mesures sanitaires, la Coalition avenir Québec tiendra son rassemblement dans deux grandes salles, avec de la distanciation. Il y a des activités qui vont se dérouler en virtuel et aussi en présentiel.

Le thème du conseil général est axé sur les régions. La CAQ va se présenter comme le parti qui crée des emplois dans les régions, notamment en Mauricie.

Les propositions abordées seront de nature économique. Il sera question notamment de mieux soutenir les agriculteurs, d’améliorer les infrastructures dans les municipalités et d’encourager l’entrepreneuriat.

Le rassemblement de la Coalition avenir Québec sera le moment de galvaniser les troupes et de permettre aux militants de s’adresser directement au premier ministre.

Avec CBC/Radio-Canada 

Canada-Québec/Protection du français : quand la CAQ enfonce des portes ouvertes

juin 19, 2021

Ottawa veut en faire davantage pour protéger le français. Voilà une bonne nouvelle qui n’a pas l’air de réjouir le ministre Simon Jolin-Barrette. Il suffisait de l’entendre réagir au dépôt du projet de loi C-32 pour comprendre qu’il n’est pas près de sabrer le champagne.

Le projet de loi 96, visant à renforcer et à protéger la langue française au Québec, a été annoncé en grande pompe par François Legault et Simon Jolin-Barrette.

© Sylvain Roy Roussel/Radio-Canada Le projet de loi 96, visant à renforcer et à protéger la langue française au Québec, a été annoncé en grande pompe par François Legault et Simon Jolin-Barrette.

Et pour cause : après le Parti libéral du Québec, c’est au tour du Parti libéral du Canada de doubler la CAQ. Non seulement approuve-t-il la démarche du gouvernement Legault pour protéger le français, mais la ministre Mélanie Joly a clairement laissé entendre mardi qu’elle souhaitait s’aligner sur le projet de loi 96 (PL96).

Résultat : la CAQ, qui se targue d’être le parti de la fierté nationale retrouvée, jusqu’à mettre son poing sur la table pour protéger la langue française, se retrouve à défendre des mesures qu’aucun de ses adversaires ne trouve, finalement, trop audacieuses.

C’est peut-être là le prix à payer pour un gouvernement qui a autant fait grimper les attentes par rapport à son projet de loi. Pendant près d’un an, le ministre Jolin-Barette s’est affairé à convaincre à peu près tout le monde que le français était en danger, et qu’il faudra agir vigoureusement pour freiner son déclin.

Force est de constater qu’il y est – trop – bien parvenu : le projet de loi qu’il a présenté ne semble pas même rassasier ceux qu’il avait lui-même mis en appétit. En témoigne le dernier sondage Léger sur la question, commandé par le Parti québécois, qui indique que si plus de 64 % des Québécois estiment que le français est en déclin, seulement le quart pensent que la réforme proposée par la CAQ pourra renverser la tendance.

Pas d’inquiétudes chez les libéraux fédéraux

Dans la capitale fédérale, on se défend de vouloir projeter la question linguistique dans un débat électoral. La réforme de la loi sur les langues officielles, explique un conseiller du gouvernement, est une intention formulée bien avant l’arrivée de la CAQ à Québec et du Bloc à Ottawa. Un remède surtout à des années de négligence des gouvernements précédents.

De toute façon, les troupes de Justin Trudeau ne semblent pas convaincues que la question linguistique puisse leur rapporter beaucoup de votes, ou de sièges.

Cela ne veut pas dire qu’on n’a pas surveillé attentivement ce que faisait Québec. C’est sûr que ça nous inquiétait», affirme une source proche du dossier. Finalement, on a vite déterminé pouvoir vivre avec» le projet de loi de Simon Jolin-Barrette, même en ce qui concerne les changements proposés à la Constitution.

Seul point de discorde : les obligations linguistiques imposées aux entreprises de compétence fédérale installées au Québec. Ottawa est disposé à appliquer dans ces entreprises des règles similaires à ce qui est prévu dans le projet de loi 96, mais pas question de les assujettir à la loi 101 comme le demande le gouvernement Legault. Pour l’instant, Ottawa ne voit pas comment le différend pourrait se transformer en conflit majeur.

Eux [le gouvernement Legault] n’ont pas le capital légal pour s’en prendre à nous et nous n’avons pas le capital politique pour aller contre eux», indique une source. En fin de compte, si l’intention des deux gouvernements est de protéger le français, on trouvera sûrement un terrain d’entente. Si le ton monte, c’est que l’un des deux cherche à exploiter la question à des fins politiques.

Un projet de loi à renforcer

Québec se prépare déjà à corriger le tir. Plusieurs sources confirment que le ministre Jolin-Barrette devrait profiter des consultations de l’automne pour donner plus de mordant à son projet de loi.

Il ne serait donc pas question de jeter du lest, ou de faire des concessions au nom de la recherche du consensus. Au contraire, la CAQ devrait hausser le ton, ce qui n’aurait rien d’étonnant, si elle souhaite toujours se présenter comme le protecteur de l’identité québécoise en année préélectorale.

D’ailleurs, le ministre lui-même s’est dit disposé à bonifier le PL96 avec des propositions des partis d’opposition. Il a donné l’exemple de l’obligation pour les étudiants des cégeps anglophones de réussir un minimum de trois cours en français pour obtenir leur diplôme, une avenue intéressante» selon lui.

Est-ce qu’il pourrait raffermir sa position en ce qui concerne le statut bilingue des municipalités? Une source proche du dossier le pense. D’autres espèrent encore que le gouvernement limite davantage l’accès au cégep anglophone.

Rassurer les anglophones

La communauté anglophone pourrait-elle devenir la principale ligne de fracture entre l’offre de Québec et celle d’Ottawa? Une chose est certaine, les inquiétudes des Anglo-Québécois pourraient donner du fil à retordre au gouvernement Legault, qui a pourtant fait de son mieux pour ne pas les froisser avec son projet de loi.

Le cabinet Trudeau, pour sa part, prépare ce terrain depuis des mois. Des rencontres ont eu lieu avec les intervenants à plusieurs reprises, les ministres ont envoyé des émissaires sur le terrain. Après tout, plusieurs élus libéraux dépendent du vote anglophone pour être réélus.

En coulisses, on pense avoir calmé les craintes. Je ne pense pas qu’on aura besoin de faire du outreach dans Outremont», lance une source. Les anglophones ne sont pas fâchés contre nous, ils sont fâchés contre Québec.»

Comme il l’avait fait pour la laïcité, François Legault a affirmé à plusieurs reprises qu’il voulait que sa réforme de la loi 101 soit modérée. Il court maintenant le risque à vouloir satisfaire tout le monde de ne contenter personne. En politique comme ailleurs, qui trop embrasse mal étreint.

Avec  Alex Boissonneault, Daniel Thibeault 

Canada-Québec: La ministre caquiste Marie-Eve Proulx démissionne

mai 4, 2021

QUÉBEC — La ministre déléguée au Développement économique régional, Marie-Ève Proulx, a démissionné mardi, selon ce que rapporte Radio-Canada.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

Elle était dans la controverse depuis plusieurs mois: plus d’une dizaine de personnes dans son entourage avaient démissionné ou avaient été licenciées.   

Lundi, Mme Proulx avait laissé entendre que la toute dernière démission survenue parmi son personnel, soit son attachée de presse, était une affaire de régie interne et qu’elle ne souhaitait pas commenter.  

Le vendredi 9 avril, elle devait comparaître au Tribunal administratif du travail pour répondre à deux plaintes d’un ex-employé de son bureau de circonscription, une pour harcèlement psychologique et une autre pour congédiement pour cause de maladie ou d’accident.

Une entente à l’amiable était finalement intervenue et la ministre n’avait pas eu à comparaître.

La ministre est députée de Côte-du-Sud. 

Avec Patrice Bergeron, La Presse Canadienne

Québec: La CAQ formera un gouvernement majoritaire

octobre 1, 2018

 

Le chef de la CAQ, François Legault
© Jacques Nadeau Le Devoir Le chef de la CAQ, François Legault
À 22 h 30, la Coalition Avenir Québec (CAQ) forme un gouvernement majoritaire avec 69 élus et une avance dans 4 circonscriptions supplémentaires, pouvant rêver de 73 députés au total.

« Merci ! Merci ! Merci ! » a lancé François Legault sur Twitter, sa première réaction. Il est toujours attendu au rassemblement caquiste à Québec.

« Je dois accepter la responsabilité du résultat de ce soir », a déclaré le premier ministre sortant, Philippe Couillard, devant ses militants peu avant 22 h. Sa réflexion sur son avenir politique « sera courte, quelques jours au maximum », a-t-il ajouté.

« Je veux féliciter M. Legault pour sa victoire nette, sans ambiguïté », a aussi dit le chef libéral, disant terminer son mandat « la tête haute, très haute ». « Je laisse le Québec en bien meilleur état que je l’ai trouvé en 2014 ».

Chez les caquistes, la victoire est totale, la vague ayant déferlé dans toutes les régions. Plusieurs des candidats vedettes, dont Sonia Lebel et Danielle McCann, sont élus. Le parti a aussi relevé le défi d’une percée à Montréal avec Chantal Rouleau dans Pointe-aux-Trembles. Pendant ce temps, le PQ et le PLQ enregistrent les pires résultats de leur histoire en terme de pourcentage du vote.

L’analyse de Michel David

À cette heure, les libéraux avaient sécurisé 28 circonscriptions, et étaient en tête dans 3 autres. Le chef libéral Philippe Couillard est réélu dans Roberval. Carlos Leitão et Gaétan Barrette sont réélus, tout comme Sébastien Proulx.

Québec solidaire remporte son pari de doubler sa députation, avec 9 candidats élus et 1 en avance. Les porte-paroles Gabriel Nadeau-Dubois dans Gouin et Manon Massé dans Sainte-Marie-Saint-Jacques sont élus. La candidate solidaire Catherine Dorion a fait la première percée du parti à Québec en ravissant Taschereau, suivie de Sol Zanetti dans Jean-Lesage. Le tout à l’instar de Christine Labrie dans Sherbrooke, elle aussi élue.

Premier parmi les chefs à prononcer un discours, le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois a déclaré, devant les militants chauffés à bloc : « Ce soir nous avons franchi la ligne d’arrivée. Plus personne au Québec ne peut dire que nous ne jouons pas dans la même ligue […] C’est un pas de géant pour le monde ordinaire d’ici. »Le Parti québécois affiche 6 candidats élus seulement et 4 en avance. Le chef du Parti Québécois Jean-François Lisé, a dû céder la victoire au solidaire Vincent Marissal. Les piliers Pascal Bérubé et Véronique Hivon sont élus.

La victoire reste à être attribuée dans 11 circonscriptions seulement. Québec solidaire lutte pour la victoire dans Rouyn-Noranda-Témiscamingue, où Émilise Lessard-Therrien a une mince avance sur Jérémy G. Bélanger de la CAQ. La CAQ est en avance dans Abitibi-Ouest et Labelle, suivie de près par le Parti québécois. Le PLQ se battait toujours pour ravir Gaspé.

Ambiance dans les différents rassemblements

« On a gagné ! On a gagné ! » scandaient les militants caquistes rassemblés au centre des congrès de Québec à l’annonce du résultat à 20 h 31 par le réseau TVA. La garde rapprochée du chef caquiste a été la première surprise par l’annonce de victoires en cascades dans les 30 minutes qui ont suivi la fermeture des bureaux de vote. « L’avenir est à nous », a lancé le député réélu de Lévis, François Paradis, « Ça commence maintenant ! », a-t-il ajouté devant une foule en liesse.

« Nous avons incarné le changement. Nous devrons livrer le changement », a lancé le député réélu de La Peltrie, Éric Caire. Il s’est dit persuadé que François Legault sera « un grand premier ministre ».

Seule une poignée de militants étaient arrivés au rassemblement libéral quand les grands réseaux de télévision ont annoncé la victoire de la Coalition avenir Québec de François Legault, quelque 15 minutes après la fermeture des bureaux de scrutin. Dans la salle presque vide de l’hôtel du Jardin à Saint-Félicien, le silence des quelques militants abasourdis était quasi-total. Sur les écrans de télévision, les cartes du Québec se coloraient en bleu pâle, à une vitesse beaucoup plus rapide que celle qu’avaient même imaginée les plus pessimistes. Même la victoire de la recrue libérale Marwah Rizqy dans la circonscription de Saint-Laurent est passée inaperçue. La salle est restée silencieuse lorsque le visage de la jeune fiscaliste est apparu sur les écrans.

À L’Olympia à Montréal, la foule de militants de Québec solidaire (QS) est agitée depuis que QS a confirmé sa percée à l’extérieur de Montréal. Cris et applaudissements se font entendre depuis le début de cette soirée durant laquelle la formation de gauche envisage faire plusieurs percées.

Sans surprise, l’ambiance était funéraire au rassemblement du Parti québécois, à l’Usine C (Montréal). Les rares militants présents à 21 h regardaient les écrans avec un air incrédule, sonnés malgré que la défaite était annoncée par les sondages. Son ampleur n’était pas attendue. « Peu importe les résultats ce soir, on est ici pour se donner un élan pour la suite », a dit l’animateur (Fabien Dupuis) de la soirée dans sa première intervention.

Et quand les écrans géants ont montré les militants caquistes célébrer la victoire à Québec, les organisateurs péquistes ont tout simplement coupé le son des téléviseurs pour plutôt diffuser une chanson de Daniel Boucher.

Si la tendance ne change pas, le PQ pourrait même perdre le statut de parti reconnu par l’Assemblée nationale.

Le devoir.com par Amélie Daoust-Boisvert avec Guillaume Bourgault-Côté, Améli Pineda, Marie-Michèle Sioui et Marco Bélair-Cirino