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Fête de Saint Jean-Marie Vianney, le saint curé d’Ars en France: la figure du Cardinal Émile Biayenda à l’honneur

août 3, 2020

Le Cardinal Pietro Parolin examinant la soutane portée par le Cardinal Emile Biayenda le jour de son assassinat

A l’occasion de la commémoration du 161e anniversaire de la mort du Saint Curé d’Ars, le diocèse de Belle-Ars, qui est sous la responsabilité pastorale de Mgr Pascal Roland, organise une série d’activités du 3 au 4 août 2020. A cet effet, l’évêque du lieu a bien voulu associer à ces festivités deux éminentes personnalités de l’Eglise, notamment, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Saint Siège et Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville.

Au terme de ces deux journées méditatives, l’on procédera à l’inauguration et à la bénédiction de la première étape du parcours, dénommé «Parcours Biayenda» et du futur Mbongui qui certainement portera le même nom.

Selon le programme établi pour la circonstance, la fête du Saint Curé d’Ars débutera dans l’après-midi du 3 août à 16h00 par la conférence-débats qu’animera au foyer sacerdotal Mgr Anatole Milandou, sur le thème: «L’incidence de la figure du Curé d’Ars dans les diocèses du Congo» ou «Emile Cardinal Biayenda, le Saint Curé d’Ars africain». Cette conférence sera suivie de la messe pour les vocations que présidera Mgr Pascal Roland, à 17h00. Dans la soirée, le programme prévoit à 20h30, une adoration et la confession individuelle dans l’église Notre-Dame de la Miséricorde. Une nuit d’adoration clôturera les activités du premier jour.

Dans la matinée du 4 août, après l’office des Laudes, à 10h00, le Cardinal Pietro Parolin présidera en compagnie d’autres évêques, une messe solennelle en l’honneur de Saint Jean Marie Vianney, «Le Saint Curé d’Ars» et du Cardinal Emile Biayenda, «Le Saint Curé d’Ars africain ».

Pour mémoire, rappelons que lors de son séjour à Brazzaville du 1er au 4 février 2017, le secrétaire d’Etat du Saint siège qui connaît bien la figure du Cardinal Emile Biayenda, avait écrit dans le livre d’or placé dans l’appartement du Cardinal Emile Biayenda: «Je suis très touché par cette visite à la cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville, au tombeau et dans l’appartenant où il vécut. Je prie pour que son exemple de pasteur puisse inspirer toujours les ministres de l’Eglise et sa mort être la semence d’une récolte abondante de l’Evangile en ce beau pays», fin de citation.

Dans l’après-midi du 4 août, le secrétaire d’Etat donnera une conférence sur le thème: «Le Pape François et les prêtres en chemin avec le peuple de Dieu», toujours dans la même église. A 17h00, Le cardinal Parolin procédera à l’inauguration et la bénédiction du parcours Biayenda et du futur Mbongui.

Si aujourd’hui, le diocèse de Belle-Ars a beaucoup d’estime pour le cardinal Emile Biayenda, c’est parce que de son vivant, il a aimé Saint Jean Marie Vianney, «le Saint Curé d’Ars». Emile Biayenda avait fait d’Ars son deuxième diocèse, car il s’y rendait souvent. Il avait pris Saint Jean Marie Vianney comme son modèle et son inspirateur.

Un parcours dédié au cardinal Emile Biayenda

Pourquoi un parcours, à l’intérieur du sanctuaire, dédié au cardinal Emile Biayenda, archevêque de Brazzaville, au Congo, décédé en 1977, et dont la cause de canonisation est en cours. Le lien entre le prélat congolais et le sanctuaire français remonte à la période de ses études, lorsqu’il s’asseyait sur les bancs de l’Institut catholique de Lyon. Il se rendait alors régulièrement à Ars pour approfondir la spiritualité de saint Jean-Marie Vianney. Après son retour au Congo, il faisait toujours une étape au sanctuaire d’Ars à chaque fois qu’il voyageait en France.

Pour l’évêque de Belle-Ars, Mgr Pascal Roland: «lorsque des frères prêtres africains m’ont fait découvrir Emile Biayenda; lorsque j’ai réalisé qu’il s’agissait là d’un beau témoin de notre temps, pour le Congo et pour toute l’Eglise; lorsque j’ai vu mes frères attachés à faire avancer la cause de béatification et de canonisation, je me suis rapidement senti appelé à les soutenir dans leur démarche. J’ai hâte avec eux que soit reconnu officiellement le premier saint du Congo et le premier saint cardinal africain!»
Si Saint Jean-Marie Vianney, dit le Curé d’Ars ou le saint Curé d’Ars, né le 8 mai 1786 à Dardilly (près de Lyon), et mort le 4 août 1859 à Ars-sur-Formans (Ain), Béatifié le 8 janvier 1905, a été déclaré, «Patron des prêtres de France». Il est canonisé en 1925 par Pie XI.

Par contre, Emile Cardinal Biayenda lui, est né en 1927 et assassiné le 22 mars 1977. Avant même que le processus de sa cause de béatification et de canonisation soit achevé, sa figure a été jugée «belle et digne d’être portée à la connaissance de l’Afrique et du monde» et sera considérée comme un modèle de foi à suivre par les Prélats.

Avec La Semaine Africaine par Grégoire YENGO DIATSANA

Congo/Archidiocèse de Brazzaville: Une salle consacrée aux archives du Cardinal Émile Biayenda a été inaugurée

juillet 22, 2020

Salla

Pendant  la bénédiction de la salle

La partie archives qui présentait encore des faiblesses, ne sera plus qu’un souvenir dépassée. Le 18 juillet dernier une cérémonie de bénédiction de la salle aménagée pour celle-ci dans le palais épiscopal a été inaugurée et béni par Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville, qui avait à ses côtés  Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, archevêque coadjuteur et M. l’abbé Albert Nkoumbou, vice-postulateur de la Cause du Cardinal Emile Biayenda.

Ils étaient une quinzaine de personnes à prendre part à cette cérémonie compte tenu des mesures barrières édictées par la pandémie du coronavirus à la résidence épiscopale de l’archevêché de Brazzaville. Parmi eux, Mgr Francisco Escalante Molina, nonce apostolique au Gabon et au Congo, accompagné de son secrétaire Mgr Giuseppe Commisso, de sœur Brigitte Yengo, administratrice des biens de la Cause, de l’abbé Michel Bordan Bébert Kimbouani Ntsoki, chancelier de Brazzaville, Grégoire Yengo Diatsana, secrétaire du Conseil de coordination pour la Cause de Béatification et de Canonisation du Cardinal Emile Biayenda, de quelques prêtres, religieuses et laïcs de l’archidiocèse de Brazzaville. Cette cérémonie a connu deux parties, celle des allocutions suivie de la bénédiction de la salle et l’ouverture de la malle restée scellée depuis le 14 juin 2003.

Après le mot de M. l’abbé Urgel Babika, modérateur du jour et administrateur de la cathédrale Sacré-Cœur qui, avec des mots simples, a circonscrit l’évènement et donné lecture du programme de cette retrouvaille. Par la suite, il a dirigé la prière d’ouverture.
Pour la partie des allocutions, c’est le vice postulateur, M. l’abbé Albert Nkoumbou, qui a été le premier à prendre la parole pour résumer en quelques lignes, le travail effectué jusque-là par le Conseil de Coordination qu’il a dirigé. Il a aussi fait un rappel du passage à Brazzaville du Pape Jean Paul II, ainsi que de sa prière dite devant la tombe du Cardinal Emile Biayenda, le 5 mai 1980 en la Cathédrale Sacré-Cœur. Le vice-postulateur a saisi l’occasion pour stigmatiser toutes les rumeurs fantaisistes autour de cette cause. «Je ne sais pas pour quelle fin, Mgr l’Archevêque et moi-même aurions-nous le plaisir de boycotter le processus de ladite cause», a-t-il décrié. Concernant cette salle aménagée, le vice-postulateur de dire: «cette salle que va bénir Mgr l’Archevêque, ne sera pas ouverte à la portée de tout le monde. C’est une salle des archives qui nous servira de conserver selon les règles de l’art les documents du Cardinal tel que nous le demandent ceux qui ont en main cette cause à Rome», a-t-il martelé.

Avant la bénédiction de la salle, sœur Brigitte Yengo, en sa qualité d’administratrice des biens, de façon sommaire a donné quelques informations sur ce qui va se faire.
Prenant la parole à son tour, Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville, a dit en substance: «Lors de mon voyage à Rome en février 2020, de tous les contacts que j’avais eus, il ressort que la figure du Cardinal Emile Biayenda a été jugée «belle et digne d’être portée à la connaissance de l’Afrique et du monde», surtout en ce moment où l’Eglise est chahutée. Mais il reste les détails techniques d’une procédure qui a aussi ses «puristes méticuleux». Ainsi, la partie archives a présenté quelques faiblesses, en ce qu’elles ne sont pas triées et présentées avec méthode, puis numérotées», a-t-il fait avoir. «Personne ne peut nous imputer le tort pour la simple raison, aucune instruction ne nous avait été donnée au départ. Maintenant que la salle a été trouvée, il nous faut classer les archives pour que ce travail acquière plus d’authenticité. Ce travail, nous devons le faire!. Voilà le motif qui nous rassemble aujourd’hui», a-t-il rappelé. Outre cela, Mgr Anatole Milandou a profité de cette occasion pour informer les participants sur l’existence de deux comptes bancaires du Cardinal Emile Biayenda à Rome qui désormais seront gérés par la Sœur Brigitte Yengo, nommée administratrice des biens de la Cause. Contrairement aux rumeurs qui ont circulé à travers le pays. «Nous avons un peu d’argent dans ces deux comptes qu’il faudra bien sûr alimenter pour les besoins du travail qui est en train de se faire à Rome».

C’est seulement après ces allocutions que les participants se sont déplacés vers la salle des archives où Mgr l’Archevêque a procédé à la bénédiction des locaux et à l’ouverture de la malle scellée depuis le 14 juin 2003, lors de la cérémonie de clôture des auditions des témoins dans le procès diocésain d’instruction de la Cause de Béatification et de Canonisation du Serviteur de Dieu Emile Cardinal Biayenda.

Enfin, la signature du procès-verbal a sanctionné cette cérémonie.

Rappelons que les auditions des témoins au procès diocésain présenté par le vice-postulateur se sont tenues du 21 septembre 2002 au 1er juin 2003, sous la direction du juge délégué en la personne de l’abbé Antoine Matékandi, entouré de l’abbé Mesmin-Prosper Massengo, promoteur de justice, du père Cyriaque Onuha, notaire actuaire, de l’abbé Adrien Batantou, et de M. Simon Milongo, d’heureuse mémoire, notaires adjoints.

Avec La Semaineafricaine par Ya GREY