Posts Tagged ‘Cardinal Laurent Monsengwo’

RDC-Disparition : le cardinal Laurent Monsengwo inhumé aux côtés de ses prédécesseurs

juillet 21, 2021

La cathédrale Notre-Dame du Congo, à Kinshasa, a reçu, dans son sépulcre, un troisième cardinal en la personne de Laurent Monsengwo Pasinya, cardinal émérite de l’archidiocèse de Kinshasa, décédé le 11 juillet à Versailles, en France.

Des gerbes de fleurs devant la dépuoille du cardinal Monsengwo

L’illustre disparu a été inhumé le 21 juillet dans les nouvelles cryptes aménagées au sein du temple de l’eucharistie pour accueillir un plus grand nombre de corps, en présence de deux chefs d’Etats, en l’occurrence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de la République démocratique du Congo et Denis Sassou N’Guesso  du Congo voisin, à la tête d’une forte délégation de son pays. Laurent Monsengwo Pasinya rejoint ainsi Joseph Albert Malula et Frédéric Etsou Bamungwabi qui reposent, pour l’éternité, au même lieu.

Au troisième et dernier jour de ces cérémonies funéraires, les deux chefs d’Etats ont assisté à la messe de suffrages dite avant l’inhumation. Remplie de l’intérieur et de l’extérieur, la Cathédrale Notre-Dame n’a jamais connu autant d’affluence comme celle constatée le mercredi matin. Calicots, banderoles et autres gadgets à l’effigie du défunt cardinal ont servi de décor aux alentours de l’église qui a connu un dispositif de sécurité maximal. Les fidèles catholiques de Kinshasa et d’autres venus d’ailleurs sont venus nombreux rendre un dernier hommage à cet éminent pasteur qui a dévoué toute sa vie au service des autres.

Après le dépôt des gerbes de fleurs par les ecclésiastiques et d’autres personnalités, une messe a été dite. L’homélie du jour prononcé par l’archevêque de Ouagadougou, Philippe Ouédraogo, a tourné autour de l’œuvre de ce chrétien qui a lutter toute sa vie pour l’épanouissement de l’Eglise du Christ et a contribué à la vulgarisation de l’Evangile pour le bien des peuples du monde. Les témoignages des différents princes de l’Eglise et ceux de plusieurs politiques ont présenté Laurent Monsengwo comme l’exemple vivant de la société moderne et un fervent défenseur des valeurs positives. « Il a consacré sa vie à l’œuvre pastorale pour sauver les âmes et faire profiter à d’autres chrétiens son expérience de la foi », a-t-on révélé.

La veille de cette inhumation, une cérémonie grandiose a eu lieu au parvis du Palais du peuple où une grande messe a été célébrée par le Cardinal Ambongo. Au cours de cette cérémonie solennelle, le cardinal Monsengwo a reçu, à titre posthume, la médaille de Grand Cordon des ordres nationaux Kabila-Lumumba décernée par le président Félix-Antoine Tshisekedi en présence de son homologue congolais Denis Sassou N’Guesso. Salué au superlatif par tous les dirigeants du monde, Laurent Monsengwo Pasinya, avec sa biographie digne d’une brochure, aura marqué son existence par son sens élevé de patriotisme et de serviteur de Dieu. Outre la présence de deux chefs d’Etats, plusieurs officiels des deux rives du fleuve Congo ont assisté à cette circonstance solennelle. L’on peut citer, entre autres, le Premier ministre RD-congolais, Sama Lukonde Jean Michel et les présidents de deux chambres législatives, Mboso Nkodia et Bahati Lukwebo respectivement de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Le cardinal Fridolin Ambongo avait, dans son intervention, la dernière de la cérémonie, remercié les uns et les autres pour leur implication à ce triste évènement. Les deux chefs d’Etats ont été, par ailleurs, retenus parmi les quinze personnalités sélectionnées pour assister à la descente du corps de l’illustre disparu dans la crypte en dehors des caméras, après les absoutes dites par l’archevêque de Kigali, le cardinal Antoine Kambanda.

Rappelons que l’abbé Laurent Monsengwo Pasinya a été ordonné évêque en 1980, il y a quarante et un an, par le Pape Jean-Paul II, à l’esplanade du Palais du peuple, à Kinshasa. Il fut le tout premier exégète africain choisi parmi les neufs cardinaux nommés au sein de la Curie romaine par le pape François. Laurent Monsengwo Pasinya a été archevêque de Kisangani puis Archevêque de Kinshasa.

Avec Adiac-Congo par AD

RDC : la dépouille du cardinal Monsengwo de retour à Kinshasa devant une foule en pleurs

juillet 19, 2021
Le cardinal Laurent Monsengwo, décédé le 11 juillet 2021, ici devant la cathédrale Notre-Dame du Congo après une messe pour les citoyens tués lors de manifestations, à Kinshasa, en RDC, le 9 février 2018.

La dépouille du cardinal Laurent Monsengwo, influent archevêque émérite de Kinshasa, a été rapatriée dimanche dans la capitale de la RDC où prélats, officiels et une foule en larmes étaient venus l’accueillir.

L’émotion était palpable lorsque le corbillard est entré dans l’enceinte de la cathédrale Notre-Dame du Congo, dans le nord de Kinshasa, vers 16h25, amenant le corps du prélat décédé le 11 juillet près de Paris à 81 ans.

Escorté par la police congolaise, le cercueil en bois était accompagné par le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, des religieux et officiels, dont le Premier ministre et les présidents des deux chambres du Parlement, mais également de nombreux fidèles.

« Gardien vigilant et intrépide de la vérité »

Trois mille policiers ont été mobilisés, selon les autorités. Une grande foule a pris d’assaut les abords de la cathédrale où le corps a été exposé pour les cérémonies religieuses. Habillés des tissus frappés à l’effigie du prélat défunt, hommes et femmes de tous âges pleuraient au passage du cercueil.

LA MORT VIENT DE NOUS RAVIR UN MONUMENT DONT KINSHASA ET LA RDC AVAIENT ENCORE BESOIN »

Dans son mot de condoléances prononcé à la fin de la messe, le gouverneur de Kinshasa, Gentiny Ngobila, a évoqué « un moment douloureux », alors que « le corps de Mgr Laurent Monsengwo vient de rejoindre la terre de ses ancêtres ». « La mort vient de nous ravir un monument dont Kinshasa et la RDC avaient encore besoin (…), une figure paternelle, gardien vigilant et intrépide de la vérité », a-t-il ajouté.

Porté par huit prêtres, le cercueil du cardinal Monsengwo a été réintroduit dans le corbillard sous le coup de la fanfare, au rythme d’un cantique marial repris en choeur par la foule. Escorté par la police, le cortège s’est ébranlé vers la morgue de l’hôpital Saint Joseph, à Limete (centre de Kinshasa).

Hommage du pape

Né le 7 octobre 1939 dans la province de Mai-Ndombe (Ouest), Mgr Monsengwo fut l’une des voix critiques à l’égard des différents régimes qui se sont succédé en RDC, celui de Mobutu Sese Seko, Laurent-Désiré Kabila (1997-2001), Joseph Kabila (2001-2019), puis Félix Tshisekedi. Ordonné prêtre en 1963, évêque en 1980 par le pape Jean-Paul II à Kinshasa, fait cardinal par Benoît XVI en 2010, cette grande figure de l’Église catholique africaine avait cédé son fauteuil à la tête de l’archidiocèse de Kinshasa à Mgr Ambongo en novembre 2018. Mgr Monsengwo avait été évacué dans la capitale française pour suivre des « soins appropriés », selon son diocèse.

Mardi, le pape François a rendu un hommage appuyé au prélat défunt, évoquant le « courage » et la « contribution significative » d’un « homme épris de justice, de paix et d’unité » très impliqué dans la vie politique et sociale de la RDC. Exprimant sa tristesse dans un message de condoléances, le souverain pontife a décrit le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya comme un « exégète », un « homme de science » et un « grand homme spirituel (…) attentif aux besoins des fidèles, rempli de courage et de détermination ». Le cardinal Monsengwo avait notamment été un des proches conseillers du pape François jusqu’en décembre 2018.

Par Jeune Afrique avec AFP

RDC-Obsèques du cardinal Monsengwo : le recueillement commence le 13 juillet au chapiteau de GB

juillet 13, 2021

Les funérailles de l’archevêque émérite de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, pourront se dérouler officiellement à partir du 19 juillet. Le rapatriement de sa dépouille mortelle est également prévu le même jour.

Visite du lieu d’inhumation du cardinal Monsengwo dans la cathédrale Notre-Dame

A l’issue d’une réunion préparatoire de ces obsèques tenue le 12 juillet au centre Lindonge et dirigée par le cardinal Fridolin Ambongo, à laquelle ont pris part le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, la famille du défunt cardinal ainsi que certains membres du comité d’organisation des obsèques, il a été convenu que le cardinal Laurent Monsengwo sera inhumé au sein de la cathédrale Notre-Dame de Lingwala, aux côtés de ses prédécesseurs dont les cardinaux Frédéric Etsou Nzabi et Joseph-Albert Malula.

Juste après, cette réunion du centre Lindonge, le gouverneur Ngobila, le cardinal Ambongo et quelques membres du comité organisateur se sont rendus à la cathédrale pour inspecter le lieu prévu pour l’inhumation du cardinal Monsengwo. Il a été indiqué que les travaux de construction du caveau où reposera l’archevêque émérite pour l’éternité vont débuter dès l’approbation du plan.

Alors que l’Hôtel de ville avait mis à la disposition de la famille du cardinal Monsengwo le chapiteau de l’hôtel Pullman à Gombe, pour le recueillement qui devrait commencer le 13 juillet, ladite famille, après une autre concertation avec l’autorité urbaine, a proposé à l’Hôtel de ville de Kinshasa une relocation de ce lieu de recueillement. A cet effet,  le lieu désigné est le chapiteau de GB dans la concession qui abrite le Super marché Shoprite, sur l’Avenue OUA, à côté de Mino-Congo.

Dans un communiqué de la Cellule de communication du gouverneur Ngobila, il a été indiqué que l’Hôtel de ville de Kinshasa avait rappelé que ce chapiteau a été mis à la disposition des membres de famille, amis et connaissances de l’illustre disparu, en vue de « permettre le recueillement à partir de ce mardi 13 juillet 2021 de 8h à 20h jusqu’à l’arrivée à Kinshasa de la dépouille mortelle de l’archevêque émérite, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, et cela dans le strict respect des gestes barrières ».

Avec Adiac-Congo par Blandine Lusimana

RDC-Violation de l’intimité de Monsengwo : le cardinal Ambongo s’indigne

juillet 8, 2021

L’archevêque métropolitain de Kinshasa exige des enquêtes pour sanctionner les coupables qui ont publié les images intimes de l’archevêque émérite sur son lit de malade en pleine évacuation en France pour des soins.

L’archevêque émérite de Kinshasa, Laurent Mosengwo Pasiny /DR

Le chef des communautés chrétiennes catholiques, en particulier, ainsi que plusieurs Congolais, se sont indignés de la publication sur le Net des photos violant l’intimité du cardinal Laurent Monsengwo Pasinya sur son lit de malade avant son évacuation en France.

Réagissant à cette diffusion dans les réseaux sociaux d’une image très choquante de Laurent Monsengwo en pleine évacuation dans l’avion pour Paris, l’archevêque métropolitain de Kinshasa, le Cardinal Fridolin Ambongo, exige des enquêtes afin que les coupables subissent la rigueur de la loi. « C’est pourquoi son Éminence Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, exige que des enquêtes soient menées pour que les auteurs de cette violation de l’intimité de l’intéressé soient sanctionnés », indique un communiqué signé le 7 juillet par le chancelier, l’abbé Georges Njila. Ce document fait savoir que le cardinal Ambongo invite la communauté à poursuivre ses prières jusqu’au rétablissement de l’archevêque émérite de Kinshasa, qui suit des soins à Paris.

Il est, en effet, rappelé que Laurent Monsengwo a été évacué le 5 juillet dans la soirée par un avion médicalisé. Et c’est depuis le 6 juillet que ces images violant son intimité et le montrant allongé sur son lit de malade à l’aéroport international de N’djili ont été partagées dans les réseaux sociaux. Alors que le 3 juillet, le cardinal Fridolin Ambongo avait invité tous les fidèles à soutenir et accompagner l’archevêque émérite malade par des prières ferventes et intenses.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

RDC: Le cri d’alarme du cardinal Monsengwo

février 23, 2017

Card. Laurent MONSENGWO PASINYA, 2015/Ciric

 Cardinal Laurent Monsengwo, 22 février 2017

Voici le texte intégral de ce message.

> A lire aussi. L’Église catholique congolaise visée par des violences

1. Avec toute la nation et l’ensemble de notre peuple, nous nous inclinons devant la mémoire du président Étienne Tshisekedi, l’icône de la démocratie.

2. Cependant, ces derniers temps, la situation sécuritaire reste préoccupante en RD-Congo en général, et à Kinshasa en particulier. Il y a un regain de peur, de colère, voire d’incertitude. Nous avons appris avec indignation, le samedi 18 février 2017 l’incendie d’une partie du Grand Séminaire de Malole par des inciviques, qui ont semé la terreur chez les sœurs carmélites voisines dudit séminaire à Kananga, dans la province de Kasaï Central.

On note aussi des propos discourtois à l’endroit des autorités de l’Église catholique (cf. le passage de jeunes gens le mardi 7, le vendredi 10 et le samedi 11 février 2017 à l’archevêché de Kinshasa, créant ainsi une atmosphère de panique). De plus, le dimanche 19 février 2017, la paroisse saint Dominique de Limete a été visitée par une vingtaine de jeunes gens mal intentionnés. Ils ont profané l’église : ils ont renversé le tabernacle, l’autel a été sérieusement saccagé, des bancs ont été cassés, jusqu’à vouloir incendier l’église. Le dégât matériel est important. La communauté des Pères oblats à la 10e rue résidentielle n’a pas été épargnée. Nous stigmatisons et condamnons avec force ces actes qui frisent la barbarie.

3. Ces événements laissent croire que l’Église catholique est visée, de manière intentionnelle, pour torpiller sa mission de paix et de réconciliation, au moment où la Cenco poursuit sa mission de bons offices au centre interdiocésain. En communion avec la Cenco, nous soutenons sa démarche et tous ses efforts pour l’avènement d’un État de droit afin que les institutions destinées à gérer le pays soient mises en place, pour améliorer les conditions de vie du peuple congolais, dont la misère ne fait que s’accentuer, et garantir les libertés fondamentales et la dignité humaine.

4. Pour rappel, la Cenco ne joue qu’un rôle de médiateur. Il appartient aux hommes politiques de reconnaître avec humilité, devant la nation et la communauté internationale, leur velléité politique et la turpitude de leurs choix nombrilistes qui conduisent à l’impasse ou au blocage des institutions. Ils en assumeront la responsabilité devant l’histoire.

5. Nous invitons instamment les uns et les autres à faire preuve de sagesse, de retenue, d’esprit démocratique pour résoudre la question relative à la désignation du premier ministre et aux autres questions connexes, en vue de décanter la crise qui ne fait que durer et risque de mettre en péril la tenue des élections prévues à la fin de cette année selon les accords de la Saint Sylvestre dont le peuple congolais attend urgemment l’application.

6. Avec tous les évêques, nous dénonçons ces actes de violence susceptibles de replonger notre pays dans un chaos indescriptible. Nous invitons les autorités de notre pays à arrêter cette tension et à assurer la protection des biens et des personnes, surtout le patrimoine de l’Église catholique qui est fortement visé.

7. Puisse le Seigneur accorder à notre pays une paix durable dans la justice, la vérité et l’amour du peuple, pour lequel le président Étienne Tshisekedi a combattu sans relâche. Ne souillons pas sa mémoire. Aussi lui rendons-nous un hommage mérité, tout en priant pour son salut éternel.

Que la Vierge Marie, Mère du Rédempteur, Notre-Dame du Congo et Reine de la paix, nous obtienne de son Fils, la paix en abondance.

Cardinal Laurent Monsengwo

Avec Lacroix.com

RD Congo : ce que le cardinal Monsengwo a dit à Kabila, aux opposants et au peuple

décembre 26, 2016

Le cardinal Laurent Monsengwo, le 20 novembre 2010 au Vatican. © Pier Paolo Cito/AP/SIPA

Dans son homélie de Noël, le cardinal congolais Laurent Monsengwo a lancé un message de paix à ses compatriotes et appelé le président Joseph Kabila à ne pas se maintenir au pouvoir par la force.

« Le fait de prendre le pouvoir par les armes ne justifie pas qu’on ne puisse le quitter que par les armes. » Le cardinal Laurent Monsengwo n’y va pas par quatre chemins lorsqu’il faut appeler le chef de l’État congolais, Joseph Kabila, dont le second mandat aurait dû expirer le 19 décembre, à ne pas s’accrocher au pouvoir par la force.

Dans son message lu le 25 décembre dans toutes les paroisses de la RD Congo, l’archevêque de Kinshasa a rappelé au régime en place qu’« il est révolu le temps où l’on cherchait à conserver le pouvoir par les armes, en tuant son peuple, ces jeunes qui ne réclament que leurs droit de vivre un peu plus dignement ».

Des propos qui sonnent comme un soutien on ne peut plus clair du prélat catholique aux mouvements citoyens congolais, la Lucha et Filimbi, engagés dans la lutte pour le respect de la Constitution de la RD Congo. Plusieurs de leurs militants ont été arrêtés ces derniers temps, d’autres contraints à l’exil.

Il n’y a pas de grandeur à manier les armes pour tuer les gens.

Aux premières heures de la fin officielle du second et dernier mandat constitutionnel de Joseph Kabila, des heurts sanglants avaient en effet éclaté entre les manifestants exigeant son départ du pouvoir et des forces de l’ordre qui avaient quadrillé les principales villes du pays : au moins 40 personnes ont été tuées en début de semaine dernière, selon les Nations unies.

« Il est plus facile de tuer que de ne pas tuer. Il est plus facile de céder à la violence que de résister à la force. Il n’y a pas de grandeur à manier les armes pour tuer les gens », lance le cardinal Monsengwo, rappelant l’appel du pape François qui exhorte les Congolais à être des « artisans de réconciliation et de paix ».

« La paix de Noël implique la justice, l’amour, la vérité, sans lesquels on s’expose à des mécontentements, des frustrations, des troubles sinon à des émeutes, contraires à l’harmonie sociale, indispensable à la réconciliation », ajoute-t-il.

Et de conclure : « Celui qui respecte la Constitution n’a rien à craindre de la justice. Celui dont les droits sont bafoués se sent protégé par la même Constitution. »

« Il est révolu le temps où l’on prenait le pouvoir par les armes »

Depuis le 8 décembre, les évêques catholiques tentent de faire parvenir les signataires de l’accord du 18 octobre (le camp de Kabila accompagné d’une frange de l’opposition) et le Rassemblement autour d’Étienne Tshisekedi et Moïse Katumbi à un compromis plus large pour sortir de la crise politique.

Mais ces pourparlers censés se terminer avant Noël n’ont pas toujours abouti. Ils reprendront jeudi 29 décembre au centre inter-diocésain de Kinshasa. La signature de l’accord est finalement prévu le lendemain.

Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula

RDC/Kinshasa: Dernière messe en hommage à Papa Wemba avant son inhumation

mai 4, 2016

Des milliers de Congolais ont rendu mercredi matin un dernier hommage à leur idole, le chanteur Papa Wemba, lors d’une messe en la cathédrale de Kinshasa. Son inhumation est prévue dans l’après-midi dans la périphérie de la capitale.

« Depuis trois jours, comme un seul homme, le peuple congolais », l’Afrique et le monde « pleurent celui qu’il est convenu d’appeler le père de la rumba congolaise », a déclaré lors de cette messe l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, saluant également « les mérites » d’un « vaillant musicien ».

Six évêques, une soixantaine de prêtres, des membres de la famille de Papa Wemba, des officiels, célébrités et anonymes, étaient présents en la cathédrale Notre-Dame du Congo pour cette messe à la mémoire du chanteur.

Avant la célébration, le cardinal Monsengwo, accompagné du président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) Mgr Nicolas Djomo et d’autres évêques, se sont inclinés quelques minutes devant la dépouille du « roi de la rumba congolaise », devant sa veuve en pleurs.

Trois jours de funérailles
Dès l’aube mercredi, des milliers de personnes se sont rassemblées aux abords de la cathédrale pour assister au passage de la dépouille du chanteur. Nombre de fans n’ont pas pu accéder à l’intérieur de la cathédrale déjà bondée.

La dépouille du roi de la rumba congolaise avait été exposée lundi et mardi au Palais du peuple, siège du Parlement où les travaux avaient été suspendus temporairement.

Dès lundi, après le rapatriement du corps d’Abidjan, le chanteur a été décoré de la plus prestigieuse décoration en RDC par le président congolais Joseph Kabila. Durant ces trois jours de funérailles officielles, les hommages se sont succédés.

Né il y a 66 ans dans le centre de la République démocratique du Congo, le chanteur s’est effondré en plein concert en Côte d’Ivoire où il participait au Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua), un quartier populaire d’Abidjan.

Romandie.com