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France: Rachida Dati mise en examen dans l’affaire Carlos Ghosn

juillet 27, 2021

L’ancienne ministre de la justice et actuelle maire (LR) du 7e arrondissement de Paris a été mise en examen pour « corruption passive par personne investie d’un mandat électif public au sein d’une organisation internationale » et « recel d’abus de pouvoir ».

L’ex-garde des sceaux et maire (LR) du 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati, le 3 juin 2020.
L’ex-garde des sceaux et maire (LR) du 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati, le 3 juin 2020. THOMAS SAMSON / AFP

L’ancienne ministre de la justice Rachida Dati a été mise en examen dans l’enquête sur ses prestations de conseil auprès de l’ex-PDG de l’alliance Renault-Nissan Carlos Ghosn, a-t-on appris, mardi 27 juillet, du Parquet national financier (PNF), confirmant une information du Canard enchaîné et de Franceinfo.

L’actuelle maire (Les Républicains) du 7e arrondissement de Paris avait initialement échappé à ces poursuites en novembre, à l’issue d’un premier interrogatoire de seize heures devant les juges d’instruction, qui l’avaient alors placée sous le statut intermédiaire de témoin assisté.

Huit mois plus tard, Mme Dati a, finalement, été reconvoquée pour une journée d’interrogatoire et mise en examen pour « corruption passive par personne investie d’un mandat électif public au sein d’une organisation internationale », en l’occurrence le Parlement européen, où elle était élue, et « recel d’abus de pouvoir ». Joints par l’Agence France-Presse, ses avocats Olivier Baratelli, Olivier Pardo et Francis Teitgen n’ont pas souhaité réagir.

Emploi de complaisance

Trois juges d’instruction sont chargés depuis l’été 2019 de mener cette enquête sur des contrats conclus par la filiale néerlandaise de l’alliance Renault-Nissan, RNBV, avec Rachida Dati et le criminologue Alain Bauer, lorsque Carlos Ghosn était encore PDG du groupe. Selon une source proche du dossier, Mme Dati, qui nie toute irrégularité, aurait touché 900 000 euros d’honoraires en tant qu’avocate entre 2010 et 2012 alors qu’elle était, à l’époque, aussi, députée européenne.

Une enquête préliminaire avait été, auparavant, ouverte par le PNF, après une plainte déposée le 17 avril 2019 par une actionnaire de Renault. Cette plainte visait Rachida Dati, Alain Bauer, mais aussi Carlos Ghosn et son épouse.

La justice cherche notamment à savoir si les revenus de Mme Dati correspondent à des activités déterminées ou s’il s’agissait d’un emploi de complaisance ayant pu masquer des activités de lobbying, interdites pour les députés européens.Article réservé à nos abonnés Lire aussi  L’empire souterrain de Carlos Ghosn

Des faits prescrits selon la défense

L’équipe de défense de Mme Dati répond qu’aucun élément de sa rémunération n’a été dissimulé et que, par conséquent, la prescription de trois ans pour ces délits est acquise depuis 2017. Or, le parquet national financier (PNF) n’a ouvert l’information judiciaire qu’en 2019, après avoir reçu une plainte d’une actionnaire de Renault.

Les avocats observent, par ailleurs, que ni le Parlement européen, ni la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, ni le ministère public n’ont décidé de la poursuivre alors même que des accusations de conflits d’intérêts la visant ont été relayées par la presse entre 2009 et 2015.

En mars, les avocats de Mme Dati avaient formellement demandé aux juges de constater la prescription des faits. Mais, les magistrates n’ayant pas suivi leur argumentation, il revient désormais à la cour d’appel de trancher cette question.

Avec Le Monde

Au Japon, deux Américains condamnés à de la prison pour avoir aidé Carlos Ghosn à fuir

juillet 19, 2021

Les deux hommes, un père et son fils, avaient été arrêtés en mai 2020 aux Etats-Unis, puis extradés au Japon en février 2021. Ils ont respectivement été condamnés à vingt-quatre et vingt mois de prison.

Michael Taylor photographié à l’aéroport d’Istanbul, le 17 janvier 2020
Michael Taylor photographié à l’aéroport d’Istanbul, le 17 janvier 2020 HANDOUT / AFP

Deux Américains ont été condamnés, lundi 19 juillet, à deux ans de prison pour le premier, un an et huit mois pour le second, par un tribunal à Tokyo. Il leur est reproché d’avoir aidé Carlos Ghosn à fuir le Japon fin 2019.

Michael Taylor, soixante ans, qui a écopé de la peine la plus lourde, et son fils Peter Taylor, vingt-huit ans, étaient jugés depuis le mois dernier à Tokyo dans cette affaire retentissante, ayant ridiculisé les autorités japonaises. Tous deux avaient reconnu les accusations pesant contre eux et s’étaient excusés devant la cour, disant regretter leurs actes. Ils avaient aussi assuré n’avoir pas agi par appât du gain.

Carlos Ghosn avait réussi à fuir le Japon, caché dans un caisson de matériel audio. Au début du mois de juillet, le parquet avait requis deux ans et dix mois de prison contre Michael Taylor, ancien membre des forces spéciales américaines, et deux ans et demi pour son fils. Leurs avocats avaient plaidé pour des peines avec sursis, arguant notamment que Carlos Ghosn était le principal instigateur de toute l’opération, et que les Taylor avaient déjà passé dix mois en détention provisoire aux Etats-Unis avant d’être extradés au Japon.

500 000 dollars en bitcoins

Résidant en permanence au Liban depuis sa fuite, l’ancien grand patron de Nissan et Renault est hors de portée de la justice japonaise car le pays n’extrade pas ses ressortissants. Les Taylor avaient été arrêtés aux Etats-Unis en mai 2020, puis extradés au Japon en mars de cette année pour y être jugés. Un autre complice présumé, un homme d’origine libanaise du nom de George-Antoine Zayek, est toujours recherché.

Le juge principal, Hideo Nirei, a souligné lundi qu’il s’agissait d’un « crime grave », car la perspective de voir un jour M. Ghosn jugé au Japon s’est évaporée. « Les deux accusés ont mené à bien une fuite à l’étranger sans précédent » et ont joué un rôle proactif dans cette opération, a poursuivi le juge. M. Nirei a aussi estimé que les complices avaient été motivés par de l’argent, et non parce que Michael Taylor a, via son épouse, de lointaines relations de parenté avec la famille de M. Ghosn au Liban.

Les Taylor avaient reçu de l’entourage de M. Ghosn plus de 860 000 dollars pour préparer et financer l’opération, la moitié environ ayant servi à louer des jets privés. Ils avaient ensuite touché l’équivalent de 500 000 dollars en bitcoins pour payer leurs frais d’avocats, selon les enquêteurs.

Procès en cours

A la fin de l’année 2019, Carlos Ghosn était en liberté sous caution à Tokyo. Il avait l’interdiction de quitter le Japon dans l’attente d’un procès pour malversations financières présumées quand il était à la tête de Nissan. M. Ghosn a toujours clamé son innocence sur ce dossier.

Le 29 décembre 2019, après avoir voyagé incognito de Tokyo à Osaka en shinkansen, le train à grande vitesse japonais, il s’était caché dans un gros caisson percé de petits trous discrets pour lui permettre de respirer. M. Ghosn avait ainsi échappé aux contrôles à l’aéroport international du Kansai. Les contrôles de bagages n’étaient à l’époque pas obligatoires pour des passagers embarquant à bord d’un jet privé.

Dans la foulée, le Franco-libano-brésilien avait rejoint Beyrouth via Istanbul à bord de jets privés loués pour l’occasion. En février, trois personnes avaient été condamnées à plus de quatre ans de prison chacune par un tribunal d’Istanbul, en Turquie, dans cette affaire : un responsable d’une société turque de locations de jets, ainsi que deux pilotes.

La fuite de M. Ghosn n’a pas empêché l’ouverture, en septembre 2020, d’un procès pénal à Tokyo au sujet de rémunérations différées totalisant plusieurs dizaines de millions de dollars. Il était censé les toucher ultérieurement, mais sans que cela soit mentionné dans les rapports boursiers du groupe.

Un ancien responsable juridique de Nissan, Greg Kelly, qui avait été arrêté au Japon le même jour que M. Ghosn en novembre 2018, est toujours jugé dans cette affaire et encourt dix ans de prison, voire davantage. Cet Américain de soixante-quatre ans clame son innocence depuis le début, tandis que Nissan, jugé en tant que personne morale, a plaidé coupable. Les réquisitions dans ce procès sont programmées pour le 29 septembre, puis les plaidoiries de la défense pour le 27 octobre.

Par Le Monde avec AFP

Carlos Ghosn condamné aux Pays-Bas à rembourser 5 millions d’euros à Nissan et Mitsubishi

mai 20, 2021

Le montant que l’homme d’affaires doit rembourser est égal aux paiements nets qu’il a reçus de la coentreprise entre avril et novembre 2018, a déclaré le tribunal.Par Le Figaro avec AFP et ReutersPublié il y a 3 heures, mis à jour il y a 2 heures

La justice néerlandaise a condamné Carlos Ghosn à rembourser près de 5 millions d’euros à Nissan et Mitsubishi, a-t-on appris ce jeudi. Ces revenus avaient été versés en 2018 à l’ancien patron de l’Alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi par Nissan-Mitsubishi BV, la coentreprise basée aux Pays-Bas. Or, pour ces entreprises, l’homme d’affaires franco-libanais n’aurait pas dû les toucher.

Ghosn avait porté l’affaire en justice lui-même, exigeant 15 millions d’euros de compensation pour les salaires manqués et les indemnités de départ. Il affirmait que Nissan et Mitsubishi avaient violé la législation du travail néerlandaise lorsqu’ils l’ont licencié de la coentreprise basée à Amsterdam en 2019.

Mais le tribunal de district d’Amsterdam s’est rangé du côté des constructeurs automobiles, déclarant que Ghosn n’avait pas de contrat de travail valide avec la coentreprise : «il manquait la permission nécessaire du conseil d’administration» de Nissan et de Mitsubishi, a déclaré le tribunal dans un communiqué. Le contrat précédent, qui avait débuté en juillet 2012, avait expiré en avril 2018 et Ghosn doit désormais rembourser les salaires qu’il a touchés entre avril et novembre 2018, soit près de cinq millions d’euros.

Ghosn, qui a nié les actes répréhensibles, était président de Nissan et de Mitsubishi et PDG de Renault lorsqu’il a été arrêté au Japon en 2018 pour avoir sous-déclaré son salaire et utilisé les fonds de l’entreprise à des fins personnelles.

Par Le Figaro avec AFP

«Ils m’ont abandonné» : Carlos Ghosn s’en prend à la France

juillet 12, 2020

 

«lls m’ont traité encore moins bien qu’un citoyen français lambda. C’est un point négatif que je retiens à l’encontre de la France», a regretté l’homme d’affaires dans un entretien.

Le gouvernement français aurait-il pu en faire davantage pour aider l’ex-PDG de Renault, Carlos Ghosn, aujourd’hui retranché au Liban ? Dans un entretien accordé à la chaîne Al Arabiya, l’homme d’affaires s’en prend à l’État français, estimant avoir été «abandonné» par les pouvoirs publics. «Le gouvernement français m’a aidé de la même manière qu’ils aideraient n’importe quel citoyen, sans plus», a-t-il jugé.

«Ils m’ont soutenu brièvement, puis ils m’ont abandonné en novembre», a regretté l’homme d’affaires, qui estime ne pas avoir obtenu de traitement de faveur, malgré son rôle d’ancien PDG et sa contribution «majeure» à l’économie française. «Ils m’ont soutenu le premier mois. Je pense que ce soutien aurait dû être meilleur. Un officiel m’a dit que s’il avait été président de la République, il m’aurait fait sortir en 24h. L’ambassadeur américain au Japon a dit à son homologue français que si j’avais été président d’une entreprise américaine, j’aurais été dehors en 24h», s’est-il insurgé.

«lls m’ont traité encore moins bien qu’un citoyen français lambda. C’est un point négatif que je retiens à l’encontre de la France», a-t-il ajouté, considérant que le Liban était le «seul gouvernement à ses côtés» durant ces moments difficiles. «La seule personne qui est venue me rendre visite au Japon était l’ancien président Nicolas Sarkozy, qui m’a rencontré une demi-heure à l’ambassade de France au Japon lorsqu’il représentait Emmanuel Macron à la cérémonie organisée pour le nouvel empereur japonais», s’est souvenu l’ex-PDG de Renault.

Sans citer précisément de source, Carlos Ghosn a rapporté que le manque de soutien pouvait aussi s’expliquer par le mouvement des «gilets jaunes» : «On m’a dit qu’il y avait eu une réunion entre le ministre français de l’Économie et deux représentants de Renault. Le ministre a dit qu’ils ne pouvaient plus soutenir Carlos Ghosn parce qu’à cette époque, il y avait le mouvement des ‘gilets jaunes’», a-t-il raconté.

Le flou demeure autour des circonstances de son départ du Japon

L’homme d’affaires a toutefois refusé de préciser davantage les circonstances de son évasion rocambolesque du Japon, expliquant que cela pourrait porter préjudice aux personnes l’ayant aidé. Il ne racontera pas sa fuite avant que ces individus soient hors de danger. «Soyez certain que j’aide tous ceux qui m’ont aidé, autant que je le peux, financièrement et de tous les moyens possibles», a-t-il assuré, sans entrer dans les détails de l’identité des personnes lui ayant prêté main-forte ou des moyens utilisés pour s’enfuir d’Asie.

L’ancien homme fort de l’alliance a toutefois déclaré avoir élaboré lui-même son plan pour quitter le Japon, en bâtissant un «système» lui permettant de communiquer avec des personnes extérieures, malgré la surveillance dont il était l’objet.

«Ils avaient peur de l’alliance entre Renault et Nissan»

Dénonçant de nouveau une «conspiration» menée contre lui, le franco-libanais a répété que sa chute était notamment due à ses plans pour l’alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi. «Ils avaient peur d’un rapprochement entre Renault et Nissan. Ils savent que je suis la seule personne capable de faire ça, parce que je suis habilité par Renault, Nissan et Mitsubishi», a avancé Carlos Ghosn.

Aujourd’hui, Carlos Ghosn explique avoir été lâché par une grande partie de son entourage : «tous ceux autour de moi voulaient mon bonheur. 98% de ces personnes ne me parlent plus, mais 2 à 3% me sont restées loyales. Et, bien entendu, je récompenserai leur loyauté. Ma chute m’a montré qui sont les personnes loyales sur qui je peux compter», a-t-il déclaré. Il a promis de revenir sur les «fausses» accusations portées par les autorités japonaises «dans un livre qui sera publié avant la fin de l’année». Ce dernier devrait contenir des «documents et des témoins» pour appuyer ses déclarations.

Avec Le Figaro par Vladimir Garcin-Berson

 

 

 

 

Le principal avocat de Carlos Ghosn au Japon démissionne

janvier 15, 2020

Le principal avocat de Carlos Ghosn au Japon, Junichiro Hironaka, a remis sa démission suite à la fuite au Liban du président déchu de Nissan, a rapporté jeudi la chaîne de télévision publique japonaise NHK, citant des déclarations du conseil. Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat auprès du cabinet de Hironaka.

Carlos Ghosn, qui a fui fin décembre le territoire japonais pour se réfugier au Liban, pays de son enfance, a dénoncé la semaine dernière depuis Beyrouth un complot le visant et les conditions dans lesquelles il avait été détenu puis assigné à résidence à Tokyo.

Par Le Figaro avec Reuters

La ministre de la Justice nippone veut une comparution de Ghosn au Japon

janvier 8, 2020

La ministre japonaise de la Justice a de nouveau rejeté jeudi les critiques de Carlos Ghosn contre le système pénal japonais et dit «fortement» souhaiter qu’il comparaisse au Japon. «Je veux qu’il vienne affronter réellement la justice japonaise, mais il a fui, alors même qu’il n’était pas enfermé, qu’il pouvait voir librement ses avocats. Une telle attitude est inqualifiable», s’est agacée Masako Mori lors d’un point de presse exceptionnellement long à Tokyo.

«Dans tous les cas, son évasion n’est pas justifiable», a-t-elle poursuivi. «Si l’accusé Ghosn a quelque chose à dire sur son affaire pénale, qu’il présente ses arguments ouvertement devant un tribunal japonais et apporte des preuves concrètes. J’espère sincèrement que le prévenu Ghosn déploiera tous les efforts possibles pour faire valoir son point de vue dans le cadre d’une procédure pénale équitable au Japon et qu’il viendra le faire devant un tribunal japonais», a-t-elle répété.

«Mon impression est qu’il n’y avait rien de probant durant cette conférence», a-t-elle encore ajouté, en faisant référence à la conférence de presse du Franco-libano-brésilien la veille à Beyrouth, très suivie par les médias internationaux. Selon la ministre, les propos mercredi de Carlos Ghosn à Beyrouth déforment la perception du système judiciaire japonais, une réplique identique à celle du parquet de Tokyo qui avait publié un communiqué dès la fin de la conférence de presse du grand patron déchu de Renault et Nissan.

Alors qu’il attendait au Japon son procès pour diverses malversations financières présumées, Carlos Ghosn a fui fin décembre au Liban, brisant l’interdiction formelle de quitter l’archipel nippon où il était libre sous caution depuis avril dernier.

Par Le Figaro avec AFP

Interpol émet un mandat d’arrêt international contre Carlos Ghosn

janvier 2, 2020

Le Liban a reçu jeudi 2 janvier un mandat visant l’ancien patron de l’Alliance Renault-Nissan, qui s’est enfui du Japon où il était détenu.

L'industriel est aujourd'hui au Liban, pays dont il est originaire.
L’industriel est aujourd’hui au Liban, pays dont il est originaire. ERIC PIERMONT / AFP

Les autorités libanaises ont reçu jeudi 2 janvier un mandat d’arrêt international d’Interpol visant Carlos Ghosn. «Le parquet général […] a reçu une notice rouge d’Interpol concernant le dossier Carlos Ghosn», a indiqué jeudi le ministre libanais de la Justice, Albert Sarhane, cité par l’agence de presse officielle ANI. Au terme d’une fuite rocambolesque, l’ex-patron de Renault-Nissan est arrivé lundi au Liban , où son lieu de résidence reste inconnu.

Interpol n’émet pas de mandats d’arrêt et ne peut déclencher ni enquêtes ni poursuites, mais les pays membres et les tribunaux internationaux peuvent demander la publication de «notices rouges». Ces avis de recherche internationaux s’appuient sur des mandats d’arrêt nationaux, dont les informations qu’ils contiennent sont transmises aux autres membres via une base de données sécurisée.

Pas de poursuites au Liban

Les autorités libanaises avaient déjà annoncé que Carlos Ghosn était entré «légalement» dans le pays, avec un passeport français et une carte d’identité libanaise, selon une source à la présidence. De son côté, la Sûreté générale avait assuré que rien n’imposait «l’adoption de procédures à son encontre» ni «l’exposait à des poursuites judiciaires» au Liban. Le ministère libanais des Affaires étrangères avait rappelé qu’il n’existait pas d’accords de «coopération judiciaire» ou d’extradition avec le Japon.

Carlos Ghosn, qui fut le chef d’entreprise le mieux payé au Japon, y a été arrêté fin 2018. Il fait l’objet de quatre inculpations dans ce pays: deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières par Nissan (qui est aussi poursuivi sur ce volet), et deux autres pour abus de confiance aggravé.

Par Le Figaro avec AFP et Reuters

Carlos Ghosn avait un passeport français sur lui, sept personnes interpellées en Turquie

janvier 2, 2020
Carlos Ghosn arrive au tribunal de Tokyo, le 24 juin 2019
Carlos Ghosn arrive au tribunal de Tokyo, le 24 juin 2019 afp.com/Kazuhiro NOGI

 

Des arrestations ont eu lieu ce jeudi en Turquie après la fuite de l’ex-PDG de Renault-Nissan et une enquête a été ouverte par le pays.

 

Une perquisition a eu lieu jeudi au domicile provisoire de Carlos Ghosn à Tokyo et plusieurs personnes ont été interpellées en Turquie, où une enquête est ouverte pour comprendre comment l’ex-patron a réussi à s’enfuir au Liban en passant par Istanbul, a rapporté la chaîne d’information NTV.

Selon l’agence de presse DHA, la police turque a interpellé et placé en garde à vue sept personnes, dont quatre pilotes, soupçonnées d’avoir aidé l’ex-patron à se rendre au Liban depuis un aéroport d’Istanbul, où il avait atterri en provenance du Japon.

Pour sa fuite, il est en effet soupçonné d’avoir emprunté un jet privé parti de l’aéroport du Kansai, dans l’ouest du pays. Or un avion de ce type a décollé le 29 décembre vers 23h de cette infrastructure en direction d’Istanbul, ont indiqué des médias japonais.

D’après le quotidien turc Hürriyet, Carlos Ghosn aurait ensuite atterri à l’aéroport Atatürk, aujourd’hui fermé aux vols commerciaux mais encore utilisé par des appareils privés, et d’en être reparti vers le Liban peu de temps après à bord d’un autre jet privé

Deux passeports français, dont un sur lui

Et Carlos Ghosn est soupçonné par les procureurs japonais d’avoir utilisé à son arrivée un deuxième passeport français en sa possession. L’homme d’affaires avait en effet deux passeports français, dont un sur lui dans une sacoche fermée à clef, a affirmé ce jeudi à l’AFP une source proche du dossier, confirmant des informations de la chaîne publique japonaise NHK.

Une autorisation exceptionnelle du tribunal lui permettait d’en avoir un sur lui, enfermé dans une sorte d’étui (boîte ou sacoche, le type n’est pas précisé] qui restait en sa possession mais dont la clef (un code secret) était également détenu par ses avocats, a expliqué la même source.

Ce document lui tenait lieu de visa de court séjour dans l’archipel et il devait donc l’avoir à portée de main pour ses déplacements internes, a expliqué la même source.

En cas de contrôle, il devait contacter l’avocat détenteur du code pour que celui-ci se déplace [il ne pouvait se contenter de donner le code par téléphone à un policier], a précisé la source, indiquant que de telles dispositions ne concernaient pas que Carlos Ghosn, mais aussi d’autres personnes libérées sous caution.

Les circonstances de son départ du Japon toujours obscures

Ce passeport, Carlos Ghosn ne l’a pas utilisé pour partir, car les autorités japonaises n’ont pas de données informatiques indiquant qu’il se serait présenté sous sa réelle identité aux contrôles aux frontières du Japon avant son départ, dans aucun des aéroports du pays. Et au Japon, les contrôles d’entrée et sortie du territoire sont toutes enregistrées dans un système informatique, avec qui plus est prise de photo et empreintes digitales pour les étrangers.

Il est donc soupçonné d’avoir employé un « moyen illégal » de sortie du territoire [sous une autre identité ou en échappant aux contrôles], souligne la chaîne publique de télévision NHK citant des sources proches des enquêteurs.

Par hypothèse, il aurait pu se trouver dans des bagages non passés aux rayons X, ce qui est possible dans le cas d’un avion privé, ou avoir bénéficié d’une aide diplomatique pour éviter les contrôles habituels, expliquent des médias nippons.

En revanche, ce deuxième passeport français aurait pu être sorti de force de son étui et présenté à son arrivée pour les formalités habituelles.

Car le patron déchu est bien entré au Liban avec un passeport français, selon des documents des autorités aéroportuaires que l’AFP a pu voir.

L’un des avocats de Carlos Ghosn, Junichiro Hironaka, avait assuré mardi que son équipe de défense possédait bien les trois passeports (français, brésilien et libanais) de leur client, mais n’avait alors pas évoqué de deuxième passeport français. On ignorait à ce stade quand et selon quelles modalités ce passeport lui avait été délivré.

Pas extradé s’il vient en France

L’ex-PDG de Renault-Nissan, qui préparait son procès devant débuter dans l’année au Japon, a confirmé mardi se trouver au Liban d’où il promet de parler « librement » aux médias prochainement, provoquant la consternation à Tokyo.

La secrétaire d’État française à l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, a confirmé ce jeudi matin sur BFMTV que Carlos Ghosn ne serait pas extradé s’il venait en France : « Si M. Ghosn venait en France, nous ne l’extraderons pas, parce que la France n’extrade jamais ses nationaux ; donc nous appliquons à M. Ghosn comme à Monsieur tout le monde les mêmes règles du jeu mais cela ne nous empêche pas de penser qu’il n’a pas à se soustraire à la justice japonaise », a-t-elle dit à propos de l’ex-patron de Renault-Nissan.

Par LEXPRESS.fr avec AFP

Carlos Ghosn tiendra une conférence de presse le 8 janvier

janvier 1, 2020

L’ancien patron de Renault-Nissan est arrivé au Liban lundi 30 décembre après avoir fui le Japon.

Le 8 novembre 2018.
Le 8 novembre 2018. Ludovic MARIN / AFP

Selon un de ses avocats, Carlos Ghosn, l’ancien patron de Renault-Nissan, tiendra une conférence de presse mercredi 8 janvier à Beyrouth.

Le sexagénaire a atterri au Liban lundi 30 décembre après avoir fui Tokyo, au Japon, où il était assigné en résidence depuis le mois d’avril dans l’attente de ses procès.

Selon Reuters, qui cite deux membres de l’entourage de l’ex-dirigeant, la fuite de Carlos Ghosn aurait été orchestrée par une société de sécurité privée.

«Je suis à présent au Liban. Je ne suis plus l’otage d’un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité», avait écrit Ghosn lundi dans un communiqué.

Par Le Figaro avec Reuters

Ghosn est arrivé légalement à Beyrouth, selon la diplomatie libanaise

décembre 31, 2019

Selon la Direction générale de la sûreté générale du Liban, l’ancien patron ne sera pas inquiété par la justice.

Des membres des forces armées libanaises entrent dans la résidence de Carlos Ghosn, dans le quartier d'Achrafiyeh à Beyrouth, ce mardi 31 décembre 2019.
Des membres des forces armées libanaises entrent dans la résidence de Carlos Ghosn, dans le quartier d’Achrafiyeh à Beyrouth, ce mardi 31 décembre 2019. ANWAR AMRO/AFP

Carlos Ghosn est entré légalement au Liban, où il ne sera pas inquiété par la justice, a fait savoir mardi 31 décembre la Direction générale de la sûreté générale, citée par l’agence de presse libanaise NNA. Une information confirmée par le ministère des Affaires étrangères du pays.

Le patron déchu de Renault et de Nissan a annoncé mardi avoir fui le Japon pour le Liban, disant refuser d’être «otage» d’un système judiciaire japonais «partial» l’accusant de malversations financières.

Plus tôt ce mardi, la chaîne libanaise MTV citant une source officielle annonçait que Carlos Ghosn est entré au Liban à l’aide d’un passeport français.

Cette source avait déclaré que le Liban traitait Carlos Ghosn, arrivé lundi à Beyrouth, conformément aux «accords internationaux». L’un de ses avocats au Japon a pourtant déclaré à la presse que les trois passeports de Carlos Ghosn, qui possède les nationalités française, libanaise et brésilienne, étaient toujours aux mains de ses défenseurs.

Le Figaro.fr avec Reuters