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Etats-Unis : Décès du financier déchu Bernard Madoff

avril 14, 2021

Le financier Bernard Madoff, à l’origine de la plus grande fraude pyramidale de l’histoire, est décédé dans une prison fédérale américaine, ont confirmé mercredi les autorités pénitentiaires.

Bernard Madoff, vu ici en mars 2009, avait récemment demandé une libération en raison de son état de santé précaire.

© Stephen Chernin/Getty Images Bernard Madoff, vu ici en mars 2009, avait récemment demandé une libération en raison de son état de santé précaire.

Selon des sources carcérales citées par l’Associated press, Bernard Madoff serait mort de causes naturelles à l’âge de 82 ans au Federal Medical Center de Butner, en Caroline du Nord.

L’année dernière, les avocats du financier ont déposé des documents judiciaires pour tenter d’obtenir sa libération dans le cadre de la pandémie de COVID-19, affirmant qu’il souffrait d’une maladie rénale en phase terminale et d’autres problèmes médicaux chroniques. La demande avait été rejetée.

Bernard Madoff a été condamné en juin 2009 à 150 ans de prison après avoir plaidé coupable à 11 chefs d’accusation de fraude et blanchiment d’argent. Il a escroqué des milliers de ses clients et investisseurs qu’il a floués de plusieurs milliards de dollars au fil des années en falsifiant notamment les relevés de leurs placements.

Un administrateur judiciaire nommé par le tribunal a réussi à récupérer plus de 13 milliards de dollars sur les 17,5 milliards que les investisseurs avaient placés dans l’entreprise de Bernard Madoff.

Au moment de son arrestation, de faux relevés de compte indiquaient aux clients que leurs avoirs valaient 60 milliards de dollars.

Bernard Madoff, une figure bien en vue de Wall Street qui fut président du Nasdaq au début des années 1990, utilisait un «montage de Ponzi» pour orchestrer cette fraude à partir de sa société de conseil en investissements.

Un «montage Ponzi» est une structure pyramidale où les investisseurs arrivés en premier sont rémunérés avec l’argent versé par les investisseurs les plus récents, avec promesse de rendements anormalement élevés. C’est ce qu’on appelle dans le langage courant une «pyramide». Connue depuis des décennies, cette pratique est illégale et condamnée par la justice.

Bernard Madoff a grandi dans une famille juive modeste de New York où il a fondé une société de courtage à la fin des années 1950.

Après avoir connu du succès en capitalisant sur le développement de l’informatique, Bernard Madoff a commencé à offrir des services de courtage qui a connu à son tour beaucoup de succès.

Attirés par des promesses de rendements élevés et stables dans un univers boursier par définition volatile et imprévisible, de grandes institutions financières et des particuliers fortunés lui ont confié des milliards de dollars que Madoff utilisait ensuite pour gonfler artificiellement les rendements.

En incluant les faux profits déclarés aux clients, les pertes financières totales liées à cette affaire sont estimées à plus de 65 milliards de dollars.

Avec  CBC/Radio-Canada

Une grande université américaine annule le présentiel une semaine après la reprise

août 17, 2020

 

L’université de Caroline du Nord à Chapel Hill a annoncé lundi le passage aux cours en virtuel pour près de 20.000 de ses étudiants après des dizaines de cas positifs la semaine de la rentrée, se résignant à un choix déjà fait par des centaines d’autres universités. La décision fait écho aux nombreuses villes américaines qui ont opté pour une rentrée hybride (quelques jours par semaine en classe) pour leurs écoles primaires et secondaires, ou 100% virtuelle dans le cas de grandes villes dont Chicago, Houston, Los Angeles et Washington.

177 étudiants de UNC Chapel Hill ayant été testés positifs sont actuellement à l’isolement, et le taux de positivité des tests réalisés sur le campus est passé de 2,8% à 13,6% la semaine dernière par rapport à la semaine précédente, selon une annonce de l’université publique, l’une des plus cotées du pays. 349 étudiants ont été placés en quarantaine. Des foyers ont éclaté dans plusieurs résidences universitaires et dans la maison d’une fraternité, selon le journal étudiant Daily Tar Heel.

Seuls 60% des logements universitaires étaient occupés pour cette rentrée, et 30% des étudiants présents physiquement en cours, mais la direction de l’université a annoncé qu’à partir de mercredi, tous les étudiants du premier cycle (undergraduate, les quatre premières années) passeraient en instruction à distance. Selon le site de UNC, cela concerne plus de 19.000 étudiants. En revanche, les étudiants plus avancés, en master, doctorat et programmes professionnels, soit plus de 10.000 personnes, pourront continuer à venir en personne.

«Nous comprenons l’inquiétude et la colère que ces changements provoqueront chez de nombreux étudiants et parents», ont écrit le président de UNC Chapel Hill, Kevin Guskiewicz, et le recteur Robert Blouin. «Mais nous estimons que les données actuelles présentent une situation intenable». Chapel Hill avait travaillé pendant des mois pour concilier pandémie et rentrée en présentiel. Elle avait distribué des kits contenant masques, gel hydroalcoolique, thermomètre et clé sans contact. Les cours avaient été espacés de 30 minutes. Le masque était obligatoire. La configuration des classes avait été aménagée pour permettre la distanciation. Les rassemblements de plus de 10 personnes en intérieur étaient interdits.

Mais c’est la vie en dehors du campus qui semble avoir été hors de portée des administrateurs de l’université: début août ils avaient écrit aux membres des clubs de fraternités et de sororités pour leur reprocher leur mépris des consignes et l’organisation de fêtes, allant jusqu’à les menacer d’expulsion de l’université. Sur près de 3.000 universités et autres établissements d’enseignement supérieur aux Etats-Unis, 30% ont choisi l’enseignement principalement ou totalement en ligne, 15% un modèle hybride, et 23% principalement ou totalement en personne, le reste n’ayant pas encore annoncé le format, selon les statistiques compilées par la College Crisis Initiative

Par Le Figaro avec AFP

Le sud-est des États-Unis menacé par les inondations

septembre 16, 2018

Des habitants pris dans les inondations à Lumberton, en Caroline du Nord, le 15 septembre 2018 après le passage de de l’ouragan Florence sur la côte sud-est américaine / © AFP / Alex EDELMAN

Champs inondés, rivières en crue, routes coupées: une partie du sud-est des Etats-Unis était sous les eaux dimanche après le passage de l’ouragan Florence, qui a fait au moins 15 morts depuis vendredi.

Dix décès dus aux intempéries ont été confirmés par les autorités de Caroline du Nord et cinq par celles de Caroline du Sud.

La tempête Florence a été rétrogradée en dépression tropicale dimanche mais les rafales de vent et les pluies diluviennes tombées depuis vendredi sur les deux Etats du sud-est restent un danger pour la population. Les autorités ont demandé aux habitants des zones à risque d’évacuer vers les centres d’accueil mis en place.

Dimanche après-midi, la rivière Trent débordait au niveau de Pollocksville, en Caroline du Nord, l’Etat le plus touché, coupant le village en deux. Une trentaine de personnes ont été évacuées par la Garde nationale.

– « Jamais comme ça » –

Alors que la pluie venait de s’arrêter après être tombée sans discontinuer ou presque depuis que l’ouragan Florence a touché terre vendredi, Logan Sosebee a sorti son kayak pour transporter des vivres de l’autre côté de la rivière en crue.

« On n’a toujours pas d’eau et d’électricité donc je suis content d’aider quand je le peux, il n’y a que ça à faire », dit-il à l’AFP. « Mais il y a beaucoup de courant, l’eau est montée à 3 ou 4 mètres et ça doit continuer pendant quelques jours », explique-t-il.

Pourtant habitué aux ouragans, il se dit inquiet pour sa maison: « On n’a jamais été inondés comme ça, à part pour Floyd en 1999 ».

Des véhicules pris dans les inondations à Lumberton, en Caroline du Nord, le 15 septembre 2018 après le passage de de l’ouragan Florence sur la côte sud-est américaine / © AFP / Alex Edelman

Le patron de l’Agence fédérale des services d’urgence (Fema), Brock Long, a indiqué que le centre et l’ouest de la Caroline du Nord ainsi que la Virginie n’en avaient pas fini avec les intempéries. « Nous en avons encore pour plusieurs jours », a-t-il dit sur CNN.

« Nous nous attendons à de gros dégâts », a-t-il lancé, précisant que des barrages risquaient d’être menacés à cause de la montée des eaux.

Le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, a souligné que des zones habituellement hors de danger pouvaient être inondées.

« Soyez prêts à vous rendre dans des lieux sécurisés si on vous dit d’évacuer », a-t-il déclaré en conférence de presse à l’adresse de la population. Selon lui, 15.000 personnes se sont réfugiées dans les 150 centres d’accueil mis en place dans tout l’Etat.

Les sauveteurs ont secouru plus de 900 habitants des inondations alors qu’environ 700.000 foyers restaient sans électricité, a-t-il souligné.

– Des pillages signalés –

« Nous voulons éviter les tragédies », a affirmé pour sa part le gouverneur de Caroline du Sud, Henry McMaster. « Si vous vivez dans une zone à risque, il faut partir », a-t-il lancé lors d’une conférence de presse.

Après Florence, des habitants de New Bern constatent les dégâts / © AFP / Katharyn Gillam

Le président américain Donald Trump a salué sur Twitter « les sauveteurs et les forces de l’ordre (qui) travaillent vraiment dur » pour aider la population. « Quand l’eau aura reflué, ils accélèreront encore le rythme », a-t-il ajouté.

Dans les villes frappées par la tempête, plusieurs cas de pillages ont été signalés et la police de Wilmington, en Caroline du Nord, a annoncé avoir arrêté cinq personnes qui s’en étaient pris à un supermarché.

La tempête a fait « des dégâts importants » dans l’est de l’Etat, a précisé le gouverneur Cooper. « Il y a beaucoup de terres agricoles sous l’eau dans le sud-est de l’Etat. Je suis inquiet des conséquences pour les cultures et les fermes », a-t-il dit après avoir survolé la zone.

L’industrie agricole, le plus gros secteur économique de l’Etat, a été « durement frappée » par Florence, a renchéri le sénateur de Caroline du Nord, Thom Tillis.

« En termes d’impact économique pour la reconstruction, nous parlons en milliards de dollars », a-t-il estimé sur Fox News.

Sur la côte de Caroline du Sud, la station balnéaire de Myrtle Beach tentait de reprendre une vie normale. Victor Shamah, le propriétaire du Bowery bar, a décidé d’ouvrir car « les gens veulent manger, boire, et il n’y avait rien ».

Romandie.com avec(©AFP / (16 septembre 2018 22h59)

États-Unis: Un « gros bruit », et un arbre abattu par l’ouragan tue une mère et son bébé

septembre 14, 2018

Un arbre a chuté sur une maison de Wilmington (Caroline du Nord) le 14 septembre 2018, tuant une mère et son bébé / © AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

« J’ai entendu un gros bruit », raconte un voisin de la maison où une mère et son bébé ont perdu la vie à Wilmington, en Caroline du Nord, après la chute d’un arbre vendredi matin lors du passage de l’ouragan Florence.

Un cordon de plastique jaune de la police entoure le numéro 24 de la Mercer Avenue, dans un quartier résidentiel de la ville portuaire du sud-est des Etats-Unis.

La petite maison de plain-pied aux murs de brique rouge semble quasiment intacte depuis la rue, mais l’arrière offre une perspective bien différente.

Un arbre énorme s’est abattu au petit matin lorsque l’ouragan Florence est arrivé avec fracas sur la côte est américaine avec des vents soufflant jusqu’à 150 km/h.

Un pan de mur complètement effondré, laissant entrevoir quelques effets personnels, témoigne de la violence du choc.

Des pompiers prient lors d’une intervention pour dégager un arbre qui a tué dans sa chute une mère et son bébé, le 14 septembre 2018 à Wilmington (Caroline du Nord) / © AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

Les pompiers n’ont pas ménagé leurs efforts, sous une pluie battante, pour extraire les victimes prises au piège sous les branches.

« Ils sont là, ils font face à beaucoup de stress. Ils ne savent même pas ce qui est arrivé à leur propre maison ou à leur propre famille. C’est une situation difficile pour tout le monde », relève Buddy Marinette, chef des pompiers de la ville.

Selon lui, le quartier ne se trouvait pas dans une zone d’évacuation obligatoire.

Ses hommes, les traits tirés, viennent de se rassembler en cercle, un genou à terre, tête baissée, pour un poignant moment de recueillement.

Les zones placées en alerte à cause de l’ouragan Florence, au 14 septembre à 15H00 GMT / © AFP / Simon MALFATTO

« Nous les laissons souffler un peu pour le moment, ils en ont besoin », ajoute leur responsable, qui n’a pas souhaité confirmer lui-même ce que son visage fermé laissait supposer.

C’est la police de Wilmington qui a fait savoir sur Twitter dans l’après-midi qu' »une mère et son bébé ont été tués par la chute d’un arbre sur leur maison », tandis que le père, blessé, a été transporté à l’hôpital.

– « Un gros bruit » –

« L’électricité venait de sauter, vers 6H30. J’ai entendu un gros bruit peu après. J’ai mis le nez à la porte pour voir ce qu’il se passait, mais il faisait encore très noir », raconte Adam Sparks, un voisin.

Une mère et sa fille se réconfortent après avoir appris le drame de leurs amis dans une maison de Wilmington (Caroline du Nord), le 14 septembre 2018 / © AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

Ce n’est qu’environ une heure plus tard, lorsque les camions de pompiers ont afflué dans la rue, qu’il a compris que quelque chose de grave s’était produit en face de chez lui.

« La plupart du voisinage avait évacué. Seuls moi, eux et quelques voisins avions décidé de rester », poursuit-il.

« Qui pouvait se préparer à ça? C’est le scénario catastrophe. Les arbres derrière leur maison sont très grands et très vieux. Il y a toujours des risques avec des arbres de ce genre », raconte-t-il.

Un autre voisin, Franco Hendrickson, se trouvait là quand des proches des victimes sont arrivés sur les lieux du drame en fin de matinée.

« Je pense qu’on leur avait déjà dit ce qu’il s’était passé », confie-t-il. « Et voir leur immense douleur était déchirant. Nous étions très, très tristes ce matin avec ma compagne ».

Aucun des voisins rencontrés ne connaissait personnellement la famille. Elle venait à peine de s’installer, avec son bébé de « quelques mois », dans cette petite maison.

Romandie.com avec(©AFP / (15 septembre 2018 02h16)

Plusieurs morts et des habitants pris au piège par l’ouragan Florence

septembre 14, 2018

Un monospace abandonné dans une rue inondée près de New Bern (Caroline du Nord), le 14 septembre 2018 pendant l’ouragan Florence / © AFP / Logan Cyrus

L’ouragan Florence a fait vendredi ses premiers morts sur le côte atlantique des Etats-Unis, dont une femme et son bébé, accompagné par des vents qui ont déraciné des arbres et des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations, avec des dizaines d’habitants pris au piège.

Au moins quatre décès ont été confirmés de sources officielles.

Le président américain Donald Trump se rendra « en début ou milieu de semaine prochaine » dans les régions affectées, a annoncé la Maison Blanche.

Accompagné de pluies torrentielles et de vents violents, l’oeil de l’ouragan a touché terre près de Wrightsville Beach (Caroline du Nord) à 07H15 (11H15 GMT), avec des vents jusqu’à 150 km/h, selon le centre national des ouragans (NHC).

Florence a toutefois faibli en intensité dans l’après-midi et a été rétrogradé en tempête tropicale, avec des vents détectés à 110 km/h.

Mais son amplitude et sa très lente avancée –6 km/h– dans les terres inquiète les autorités.

Dans son bulletin de 20H00 (00H00 GMT), le NHC a mis en garde contre une forte marée nocturne, poussée par le vent, sur la côte et des « inondations catastrophiques attendues sur des zones de Caroline du Nord et Caroline du Sud ».

Dans la ville portuaire de Wilmington, en Caroline du Nord, des arbres ont été déracinés, des panneaux renversés et des vitres brisées sous la force du vent et des trombes d’eau. De nombreux transformateurs électriques ont explosé.

Des pompiers s’activent à dégager un arbre qui a fait deux morts en tombant sur une maison de Wilmington (Caroline du Nord), le 14 septembre 2018 / © AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

– « Scénario catastrophe » –

La police de la ville a annoncé qu’une femme et son bébé avaient été tués lorsqu’un arbre est tombé sur leur maison. Le père a été blessé et hospitalisé.

Des pompiers ont oeuvré toute la matinée devant cette maison de plain-pied dont un pan de mur s’est complètement effondré sous la violence du choc.

« Il y avait beaucoup de craquements, les arbres tremblaient », a raconté à l’AFP Shane Wilson, un voisin.

« La plupart du voisinage avait évacué. Seuls moi, eux et quelques voisins avions décidé de rester », a précisé un autre voisin, Adam Sparks.

« Qui pouvait se préparer à ça? C’est le scénario catastrophe. Les arbres derrière leur maison sont très grands et très vieux. Il y a toujours des risques avec des arbres de ce genre », a-t-il expliqué.

Une autre femme, malade, est décédée car les secours n’ont pas pu parvenir jusqu’à elle à cause des arbres bloquant les rues, selon une porte-parole du comté de Pender. Elle a succombé à une crise cardiaque, d’après les médias locaux.

L’ouragan Florence souffle dans les rues de Wilmington (Caroline du Nord), le 14 septembre 2018 / © AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

Roy Cooper, gouverneur de Caroline du Nord, a indiqué dans un communiqué qu’une autre personne avait trouvé la mort dans le comté de Lenoir en branchant un générateur.

Selon les médias locaux, un homme de 77 ans est décédé dans le même comté après avoir été emporté par une rafale de vent.

Les autorités ont mis en garde les habitants contre tout relâchement alors que les pluies torrentielles se déverseront pendant de longues heures sur les mêmes régions.

« Nous sommes encore en plein dans la tempête et, si elle ne vous a pas atteints, elle le fera », a mis en garde M. Cooper, lors d’une conférence de presse. Auparavant, il s’était dit « très inquiet du fait que des localités entières puissent être détruites ».

Les rivières devraient frôler voire battre des records de crue et inonder à l’intérieur des terres.

A la confluence des rivières Neuse et Trent et proche d’un estuaire, la ville touristique de New Bern, environ 30.000 habitants, a été frappée par des inondations soudaines dans la nuit de jeudi à vendredi qui ont piégé des centaines de personnes.

Des pluies de cette intensité n’arrivent « qu’une fois tous les mille ans », a lancé Roy Cooper, soulignant que le niveau des rivières « va monter pendant des jours ».

L’ouragan Florence déferle sur la côte est américaine / © AFP / Kate Gillam, Gianrigo Marletta

– 680.000 foyers sans électricité –

Environ 1,7 million d’habitants avaient été sommés de se mettre à l’abri, loin du littoral. Mais beaucoup n’ont pas suivi cette consigne.

Et certaines zones inondées sont trop dangereuses pour que « nos secouristes interviennent », a expliqué Jeff Byard, responsable de l’Agence fédérale de gestion des urgences (Fema), qui a mobilisé 1.200 personnes pour les opérations de recherche et de secours.

Des volontaires, comme la « Cajun Navy » venue de Louisiane avec leurs bateaux à fond plat, apportent également leur aide.

Plus de 680.000 personnes étaient privées d’électricité vendredi après-midi en Caroline du Nord, qui compte environ dix millions d’habitants, selon les services d’urgence.

Quelque 20.000 personnes avaient trouvé refuge vendredi dans plus de 150 centres d’accueil de cet Etat.

Un couvre-feu a été instauré dans plusieurs localités de la côte atlantique pour éviter les pillages.

La tempête doit s’enfoncer vers l’intérieur des terres jusqu’à samedi avant de virer dimanche vers le nord, selon le NHC, avec une « perte importante d’intensité ».

Romandie.com avec(©AFP / (15 septembre 2018 02h51)

L’ouragan Florence s’abat sur la côte atlantique américaine

septembre 14, 2018

Wilmington (Etats-Unis) – L’ouragan Florence s’est abattu vendredi matin sur la côte atlantique américaine, amenant des pluies diluviennes poussées par des vents violents risquant de provoquer des inondations « catastrophiques » selon les autorités.

« L’ouragan Florence a touché terre près de Wrightsville Beach, en Caroline du Nord, à 07H15 (11H15 GMT) avec des vents maximum estimés à 150 km/h », a annoncé le Centre national des ouragans (NHC) dans un tweet.

L’impact de l’ouragan a été précédé par des vents violents tourbillonnants qui ont commencé à souffler peu après 5H00 locales (09H00 GMT), projetant des trombes d’eau dans tous les sens et faisant s’envoler débris et panneaux de signalisation.

La ville portuaire de Wilmington, en Caroline du Nord, s’était réveillée au son de plusieurs détonations, possiblement de transformateurs électriques ayant explosé, selon un journaliste de l’AFP sur place.

L’ouragan reste dangereux même s’il a été rétrogradé en catégorie 1 sur l’échelle Saffir-Simpson qui en compte cinq, a averti le NHC.

Il doit décharger vendredi ses pluies torrentielles pendant de longues heures avant de s’enfoncer samedi à l’intérieur des terres, accentuant le risque d’inondations et de crues soudaines, selon la météo américaine.

Florence « se déplace vers l’Ouest à 9 km/h », a précisé le Centre des ouragans dans son point de 08H00 (12H00 GMT). « Un affaiblissement graduel est prévu plus tard aujourd’hui (vendredi) et ce (vendredi) soir ».

En Caroline du Nord, près de 300.000 foyers étaient déjà privés d’électricité, et les services d’urgence tentaient de secourir des centaines de personnes bloquées chez elles par des inondations dans la ville de New Bern.

« Cette tempête sera destructrice », a prévenu le gouverneur de Caroline du Nord Roy Cooper. « Des effets catastrophiques seront ressentis ».

« Le plus important, c’est l’eau, avait affirmé jeudi Steve Goldstein, responsable de l’Agence fédérale océanique et atmosphérique (NOAA), alors que les vagues portées par la marée ont commencé à submerger le rivage en soirée. « La menace des vents s’est un peu éloignée mais cela reste un ouragan très dangereux et puissant ».

Environ 1,7 million de personnes ont été sommées de se mettre à l’abri, loin du littoral.

– Couvre-feu –

A plusieurs centaines de kilomètres au sud, la célèbre station balnéaire de Myrtle Beach, en Caroline du Sud, s’est aussi transformée en ville-fantôme: rues désertes, stations-essence fermées et fenêtres calfeutrées. Mais certains habitants ont ignoré les appels à évacuer la zone.

Un couvre-feu a été instauré, comme dans plusieurs autres localités de la côte atlantique et les autorités avaient appelé la population à évacuer dès mardi. Pour ceux qui n’ont pas voulu ou pu partir, plusieurs centres d’accueil ont été mis en place.

Une équipe de volontaires a fait le voyage depuis la Louisiane, victime de graves inondations en 2016, pour participer aux opérations de secours. « Nous sommes venus pour aider, pour faire dans d’autres régions ce que nous avons appris à faire quand la majorité de l’Etat a été inondé », a expliqué à l’AFP Rob Gaudet, l’un des fondateurs de l’association Cajun Navy.

Selon le service national météorologique (NWS), environ 4,9 millions de personnes devraient subir des précipitations de plus de 25 cm dans les cinq prochains jours.

« Les inondations à l’intérieur des terres sont très meurtrières et c’est ce qui va arriver », a averti Brock Long, chef de l’Agence fédérale des situations d’urgence (Fema).

« L’infrastructure va être endommagée, le courant va être coupé, a-t-il poursuivi. Cela pourrait durer des jours, voire plusieurs semaines ».

Au total, entre un et trois millions d’usagers pourraient être victimes de coupures de courant dans les deux Etats de Caroline, a indiqué le fournisseur d’électricité Duke Energy, basé dans la région. Près de 3.000 électriciens de tout le pays étaient arrivés jeudi en renfort des 20.000 professionnels réquisitionnés pour rétablir le courant une fois le gros de la tempête passée, a indiqué la compagnie sur Twitter.

Plus de 1.000 vols ont déjà été annulés en raison de l’ouragan, selon les médias américains.

Romandie.com avec(©AFP / 14 septembre 2018 12h33)                                                        

USA: mort de l’influent prédicateur évangéliste Billy Graham (famille aux médias)

février 21, 2018

Washington – L’influent prédicateur évangéliste américain Billy Graham, interlocuteur incontournable des présidents des Etats-Unis pendant plusieurs décennies, est décédé à 99 ans, a annoncé mercredi sa famille à plusieurs médias américains.

Selon sa famille, William Franklin Graham Jr est décédé mercredi matin chez lui en Caroline du Nord (sud-est des Etats-Unis).

Il avait eu une révélation religieuse à 16 ans et, grâce à son charisme, sa voix de stentor et ses prêches fougueux, il avait très vite attiré les foules.

Des années 1940 au milieu des années 2000, il multiplie les prêches aux quatre coins de la planète, y compris en URSS et en Chine. Et même deux fois, en 1992 et 1994, en Corée du Nord.

De la reine Elizabeth –il est représenté dans la série « The Crown » sur Netflix– au pape Jean-Paul II, en passant par Mère Teresa, il rencontre tous les grands de ce monde.

Mais son influence est surtout importante auprès des présidents américains qu’il cotoie, sans exception, depuis Harry Truman jusqu’à Barack Obama. George W. Bush a même confié avoir arrêté de boire et « trouvé le chemin de Dieu » grâce à lui.

Romandie.com avec(©AFP / 21 février 2018 13h59)                                            

Décès dans une prison américaine de l’islamiste égyptien Omar Abdel-Rahman

février 18, 2017

Washington – L’islamiste égyptien, le « cheikh aveugle » Omar Abdel-Rahman, condamné à la prison à vie aux Etats-Unis pour terrorisme est décédé samedi de « causes naturelles » à l’âge de 78 ans dans une prison de Caroline du Nord, a annoncé le ministère américain de la Justice.

Ce dirigeant jihadiste non-voyant, qui souffrait de diabète, avait été condamné en 1995 pour des complots visant à attaquer des cibles à New York et à assassiner l’ancien président égyptien Hosni Moubarak. Il a aussi été cité comme inspirateur des premiers attentats contre le World Trade Center à New York en 1993.

D’après un communiqué du ministère de la Justice, Omar Abdel-Rahman est décédé samedi vers 05H40 locales (10H40 GMT) « de causes naturelles après une longue bataille contre le diabète et une maladie coronarienne ».

En Egypte, son fils Mohamed Omar a confirmé à l’AFP la mort de son père.

« Nous avons contacté les autorités égyptiennes et américaines pour rapatrier » son corps, a-t-il déclaré.

Omar Abdel-Rahman avait dirigé le groupe islamiste radical Gamaa Islamiya en Egypte avant d’émigrer aux Etats-Unis où il avait été emprisonné en 1993 et condamné en 1995 à la prison à vie pour complot en vue de perpétrer des attentats.

Surnommé le « cheikh aveugle », Omar Abdel-Rahman était né en 1938 et avait aussi été cité comme inspirateur de l’attentat contre le World Trade Center à New York en 1993, qui avait fait six morts et un millier de blessés.

Fin 2006, les autorités américaines s’étaient alarmées de sa santé chancelante, souffrant déjà de diabète et de problèmes cardiaques, et le FBI avait dit craindre à l’époque des représailles « terroristes » en cas de décès.

En 2012, le président égyptien islamiste de l’époque Mohamed Morsi avait souhaité qu’Omar Abdel-Rahman puisse purger sa peine dans son pays pour des « raisons humanitaires » et dans le cadre d’un éventuel « échange de prisonniers » avec les Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2017 19h02)             

Hillary Clinton tente de panser les plaies de la communauté noire

octobre 2, 2016

Dénonçant le racisme et appelant au calme, Hillary Clinton s’est rendue dimanche dans une église noire de Charlotte, en Caroline du Nord. Cette ville était récemment secouée par des manifestations et des incidents après la mort d’un Afro-américain tué par la police.

« Je suis une grand-mère et comme toutes les grands-mères, je suis inquiète pour la sécurité de mes petits-enfants », a déclaré la candidate démocrate à la Maison Blanche. « Mais mes inquiétudes ne sont pas les mêmes que celles des grands-mères noires », a-t-elle ajouté.

« Mes petits-enfants étant blancs, et étant les petits-enfants d’un ancien président et d’une secrétaire d’Etat, nous devons être honnêtes et reconnaître qu’ils n’éprouveront pas la même peur que celle décrite par les enfants ayant témoigné devant le conseil municipal », a-t-elle poursuivi.

Mme Clinton faisait allusion au récent témoignage d’une fillette de 9 ans qui a dit aux élus locaux, en larmes, qu’elle avait l’impression d’être traitée différemment parce qu’elle était noire.

Hillary Clinton est revenue sur la mort d’un Afro-américain de 43 ans tué le 20 septembre dernier à Charlotte dans des circonstances confuses, alors qu’il sortait d’un véhicule et était cerné par des policiers. La police dit avoir trouvé sur place un pistolet chargé. Un couvre-feu avait été décrété durant trois nuits après des manifestations. La visite de Mme Clinton, d’abord prévue dimanche dernier, avait été repoussée à la demande de la maire de Charlotte.

Les souffrances perdurent
« Cela fait 12 jours que cet homme a été tué », a indiqué Hillary Clinton. « Nous ne connaissons pas encore tous les détails de l’incident, mais nous savons que cette communauté et cette famille continuent de souffrir ».

Pendant la campagne pour la présidentielle, la candidate démocrate a maintes fois légitimé les griefs de la communauté noire envers la police, accusée de brutalités et de violences disproportionnées à leur égard. « Nous pouvons admettre qu’il existe une discrimination implicite sans vilipender les policiers », a dit dimanche Mme Clinton.

Elle a dénoncé, sans nommer son adversaire républicain pour la Maison Blanche Donald Trump, ceux « qui exploitent les peurs des gens, quitte à déchirer encore plus notre pays. Ils disent que tous nos problèmes seraient résolus facilement avec plus d’ordre public, comme si le racisme systémique n’existait pas dans notre pays ».

Romandie.com avec(ats / 02.10.2016 19h53)

USA: un homme tue trois étudiants musulmans sur un campus en Caroline du Nord

février 11, 2015

Washington – La police américaine a arrêté un homme accusé d’avoir tué trois étudiants musulmans, dont un mari et sa femme, dans la ville universitaire de Chapel Hill en Caroline du Nord (sud-est), ont annoncé mercredi des médias locaux.

Le tireur, un homme de 46 ans identifié comme Craig Stephen Hicks, a été incarcéré à la prison du comté de Durham. La police n’a pas expliqué à ce stade quelles étaient ses motivations.

Les trois victimes ont été identifiées comme Deah Shaddy Barakat, 23 ans, sa femme Yusor Abu-Salha, 21 ans, et la soeur de celle-ci, Razan Abu-Salha, 19 ans, selon le journal local The le Chapel Hill News and Observer.

Le tireur s’est rendu de lui-même à la police après la fusillade qui s’est déroulée mardi soir à proximité du campus de la célèbre université de North Carolina.

Selon les médias locaux, Deah Barakat était étudiant en deuxième année de faculté dentaire. Sa femme comptait débuter son cursus dans la même filière à la rentrée prochaine. Razan Abu-Salha était étudiante à l’université de North Carolina.

Une page Facebook a été créée en mémoire des victimes (Our three winners) sur laquelle on voit une photo d’elles souriantes, apparemment prise lors d’une cérémonie de remise de diplômes. Les deux jeunes femmes portent un foulard, et l’une d’elles a également un traditionnel chapeau de diplômé.

La police locale a diffusé un communiqué dans lequel elle confirme les trois morts. Elle ajoute détenir et interroger une personne d’intérêt et précise qu’il n’y a plus de danger pour le public.

Romandie.com avec(©AFP / 11 février 2015 13h43)