Posts Tagged ‘Casque bleu’

RDC: l’armée congolaise affirme avoir retrouvé le corps d’un Casque bleu

décembre 4, 2019

L’armée congolaise a affirmé ce mercredi avoir retrouvé le corps d’un Casque bleu de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) près de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo.

«Les Forces armées de la République démocratique du Congo ont partagé ces informations avec nous et nous allons suivre ce dossier conformément à nos procédures», a indiqué de son côté un porte-parole de la mission de l’ONu (Monusco). L’armée congolaise affirme avoir retrouvé le corps une date non précisée dans la région de Beni, où elle a annoncé le 30 octobre des opérations contre les groupes armés, en particulier les Forces démocratiques alliées (ADF). Les Casques bleus ont annoncé depuis lundi qu’ils s’étaient joints à ses opérations, avec leurs éléments de la brigade d’intervention dans la région (Afrique du Sud, Tanzanie, Malawi).

«Dans un camp des ADF conquis par l’armée, nous avons retrouvé les restes d’un Casque bleu tombé au champ d’honneur», a déclaré le général Léon-Richard Kasonga, porte-parole de l’armée congolaise, lors d’une conférence de presse. «On a ramassé sa carte militaire (…) Je ne pourrais pas m’avancer sur sa nationalité. L’ONU elle-même se chargera de la donner». Côté ONU, on indique que «le pays d’origine et la famille doivent être officiellement informés et l’identification va prendre du temps». «Donc on ne va rien confirmer avant longtemps».

1000 civils massacrés par les ADF

D’origine ougandaise, les ADF sont accusées du massacre de plus de 100 civils dans la région de Beni, en représailles des opérations militaires congolaises. Ces massacres ont provoqué des émeutes d’habitants contre les autorités et les Casques bleus, accusés de ne rien faire. Des sources de la société civile ont accusé les ADF d’avoir tué onze personnes, neuf hommes et deux femmes, dans la nuit de lundi à mardi dans le village d’Orototo, dans le territoire de Beni. «Nous avons enterré les 11 cadavres aujourd’hui en brousse vers 11h», a déclaré David Muwaz, président de la société civile de la chefferie de Batalinga. L’armée congolais n’a pas voulu confirmer. Au total les ADF auraient massacré plus de 1000 civils dans la région de Beni depuis 2014.

Quinze casques bleus tanzaniens ont été tués par les ADF en décembre 2017 dans l’attaque de leur base en territoire de Beni. En décembre 2018, sept autres Casques bleus ont été tués dans une embuscade tendue par des ADF.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Centrafrique: combats à Bambari, un Casque bleu tué

juin 11, 2018

Bangui – Un Casque bleu burundais a été tué dimanche soir à Bambari, dans le centre de la Centrafrique, lors d’affrontements entre des hommes armés et des soldats de l’ONU et de l’armée centrafricaine, selon des sources onusiennes concordantes.

Le militaire burundais de la Minusca a été tué durant les combats et un soldat des Forces armées centrafricaines (Faca) blessé, a indiqué à l’AFP une source onusienne à Bambari sous couvert d’anonymat.

L’information a été confirmée à l’AFP par une autre source onusienne à Bangui.

Les combats ont pris place entre 17H00 et 20H00 (16H00 et 19H00 GMT) dimanche, selon la source onusienne à Bambari.

Un convoi des Faca, en route vers Bangassou (sud-est) où l’armée centrafricaine va être redéployée selon l’ONU, a été pris dans les combats à Bambari.

Le convoi a été attaqué par des combattants du groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC), selon une source de la gendarmerie de Bambari à l’AFP, qui ajoute que plusieurs membres du groupe ont été tués durant les combats.

Depuis début mai, Bambari a plusieurs fois été théâtre d’affrontements. Mi-mai, l’ONU avait affirmé avoir repris « le contrôle de la ville » après que l’UPC ait attaqué plusieurs institutions – gendarmerie, commissariat, base de la Minusca.

Les locaux de neuf ONG et ceux de la Commission nationale des réfugiés (CNR) ont été pillés en mai dans la ville, selon l’ONU.

Le même mois, neuf personnes y ont perdu la vie dans des violences inter-communautaires, dont un membre local d’une ONG et un infirmier-accoucheur d’une structure sanitaire de la ville.

Bambari, à cheval entre plusieurs zones d’influences de groupes armés, jouissait jusqu’alors d’un calme relatif depuis l’intervention de la Minusca début 2017 pour en déloger l’UPC qui en avait fait sa base.

Depuis, l’ONU avait fait de Bambari la vitrine de son intervention en Centrafrique, arguant que la ville était « sans arme, ni groupe armé ».

En Centrafrique, l’Etat ne contrôle qu’une maigre partie du territoire national. Les groupes armés s’affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l’or et le bétail.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juin 2018 11h46)                                                        

Centrafrique: un casque bleu mauritanien tué dans l’attaque d’un convoi de l’ONU

mai 17, 2018

Libreville – Un Casque bleu mauritanien a été tué et huit blessés jeudi matin en Centrafrique lors d’une attaque d’un convoi de l’ONU par des milices « antibalaka », a annoncé l’armée mauritanienne, en affirmant que « 40 assaillants » avaient été tués.

« Une patrouille du bataillon mauritanien de maintien de la paix chargée d’escorter un convoi onusien a été attaquée ce matin 17 mai 2018 par les milices antibalaka » au sud de la ville d’Alindao, dans le sud-est de la Centrafrique, a indiqué Nouakchott dans un communiqué.

« Quarante assaillants » ont perdu la vie durant les combats, a ajouté l’armée mauritanienne. Les antibalaka sont des milices autoproclamées d' »autodéfense » peu organisées et implantées localement.

A New York, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné cette attaque dans un communiqué. Il « appelle les autorités centrafricaines à enquêter » sur ces attaques contre les Casques bleus « et à traduire rapidement les responsables en justice », a précisé dans ce communiqué son porte-parole adjoint, Farhan Haq.

C’est le troisième Casque bleu de la Mission de l’ONU dans le pays (Minusca, 10.000 soldats) tué en Centrafrique depuis le début de l’année.

« Cette violence aveugle est inadmissible. Pourquoi s’attaquer à des Casques bleus dont la présence sur le sol centrafricain n’a d’autres objectifs que d’aider le pays à sortir de l’engrenage de la violence et contribuer au retour d’une paix et d’une stabilité durables en République centrafricaine? », s’est insurgé jeudi soir le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RCA, Parfait Onanga-Anyanga, dans un communiqué.

Selon le texte de l’ONU, les Casques bleus mauritaniens escortaient un convoi logistique entre les villes de Kongbo et Alindao quand ils ont été attaqués jeudi matin.

Parmi les huit blessés, tous évacués par la Minusca, cinq sont dans un état grave, selon l’ONU.

La mission onusienne, présente dans le pays depuis 2014, tente de rétablir la sécurité dans un pays où l’Etat ne contrôle qu’une maigre partie du territoire national.

L’armée nationale n’est présente que dans quelques villes, tandis que les groupes armés contrôlent une majorité du pays, où ils combattent pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l’or et le bétail.

Romandie.com avec(©AFP / 17 mai 2018 20h36)                                                        

Centrafrique: enquête de l’ONU sur un Casque bleu soupçonné de trafic de munitions

avril 15, 2018

 

Des Casques bleus à Bangui en 2016. © Jerome Delay/AP/SIPA

La mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) a ouvert une enquête après l’arrestation vendredi d’un Casque bleu soupçonné de s’être livré à un trafic des munitions, a annoncé samedi la mission de l’ONU.

« Un Casque bleu de la Minusca, en tenue civile, a été appréhendé vendredi à Bangui par la gendarmerie centrafricaine, en possession de munitions », selon un communiqué. Une « enquête préliminaire » menée par la Minusca est en cours.

Selon une source militaire, le soldat est soupçonné de trafic de munitions. La tension règne à Bangui depuis plusieurs jours, notamment avec des affrontements entre forces de sécurité et groupes armés.  « La Minusca condamne ce grave manquement présumé aux directives en vigueur en matière de détention et d’usage d’armes et de munitions », ajoute le communiqué.

Le Casque bleu appartient au contingent gabonais, selon une source militaire. « L’État membre du Casque bleu concerné sera notifié de cet incident en vertu des procédures en cours », selon le texte.

Annonce du retrait de 450 soldats gabonais

Le Gabon avait annoncé le 10 mars le retrait de ses quelque 450 soldats de la mission de l’ONU en Centrafrique, à la suite « des manquements constatés dans ce contingent » car il y aurait eu « des problèmes d’équipement et d’abus sexuels », selon un responsable à New York.

Cette décision du Gabon tombe mal pour l’ONU et sa mission en Centrafrique, qui a été renforcée à l’automne 2017 avec 900 hommes par le Conseil de sécurité de l’ONU pour faire face à une dégradation de la situation sécuritaire. La Minusca, a besoin « de plus de muscle », avait déclaré à l’AFP un responsable au siège de l’ONU.

Opération militaire dans le quartier du PK5 à Bangui

Les Casques bleus ont tiré pour se défendre contre des « assaillants », lors d’affrontements meurtriers mardi 10 avril à Bangui.

La Minusca a voulu « se protéger et protéger la population » en ripostant contre des « assaillants » lors de combats meurtriers mardi, deux jours après le début d’une opération militaire dans le quartier du PK5 à Bangui visant à déloger des groupes armés, a indiqué jeudi son porte-parole, Vladimir Monteiro.

Le 3 avril un Casque bleu rwandais avait été tué dans des affrontements à Bangui qui avaient fait 19 morts et plusieurs blessés.

Jeuneafrique.com

Centrafrique: un Casque bleu marocain tué dans une attaque à Bangassou

mai 13, 2017

Un soldat des Nations Unis en faction à Bangui, le 14 février 2017 / © AFP/Archives / ISSOUF SANOGO

Un Casque bleu marocain a été tué samedi dans l’attaque contre le quartier musulman de Bangassou, ville du sud-est de la Centrafrique près de laquelle cinq autres soldats des Nations unies ont été tués ces derniers jours, a indiqué samedi à l’AFP la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

« Pendant la nuit, une coalition, avec entre autres des éléments anti-Balaka, a attaqué des civils et le camp de la Minusca. Il y a plusieurs victimes civiles. Nous confirmons la mort d’un Casque bleu marocain », a affirmé le directeur de la communication de la Minusca, Hervé Verhoosel.

« Une opération militaire est en cours. Il y a encore des échanges de coup de feu entre la force (onusienne) et la coalition. Un hélicoptère est utilisé (par la Minusca) », a poursuivi M. Verhoosel.

L’attaque a visé « en particulier les musulmans, dans le quartier de Tokoyo », a précisé la Minusca dans un communiqué.

« D’après des informations préliminaires, des civils ont fui vers la mosquée, l’église catholique et l’hôpital de MSF. Il est encore difficile d’évaluer la situation humanitaire à Bangassou. Mais des sources crédibles confirment un nombre indéterminé de victimes civiles », ajoute le communiqué.

Lundi, cinq Casques bleus avaient trouvé la mort dans l’attaque de leur convoi par un groupe armé à 20 km de Bangassou, ville à quelque 470 km à l’est de Bangui, sur la frontière avec la République démocratique du Congo.

Un Cambodgien avait été tué dans l’échange de feu lors de cette attaque déjà attribuée par la Minusca à des anti-Balaka.

Enlevés par les assaillants, quatre autres Casques bleus -trois Cambodgiens et un Marocain- ont été retrouvés morts dans les jours suivants, « sauvagement assassinés », d’après la Minusca. Les Cambodgiens appartenaient au contingent du génie.

La Centrafrique a basculé dans le chaos en 2013 après le renversement de l’ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka pro-musulmans, entraînant la contre-offensive de groupes anti-Balaka majoritairement chrétiens.

L’opération militaire française Sangaris (décembre 2013-octobre 2016) et l’intervention des Nations unies ont permis la fin des massacres de masse, l’élection du président Faustin-Archange Touadéra et un retour au calme à Bangui. Dans l’intérieur du pays, des groupes armés se battent toujours pour le contrôle des ressources (or, diamant, bétail…).

Romandie.com avec(©AFP / 13 mai 2017 16h03)                

Centrafrique: un cinquième Casque bleu retrouvé mort (ONU)

mai 11, 2017

Bangui – L’ONU a annoncé jeudi la mort d’un cinquième Casque bleu en Centrafrique, trois jours après l’attaque d’un de ses convois par un groupe armé dans ce pays toujours très instable, où de nouveaux affrontements ont fait de nombreuses victimes.

« Le Casque bleu marocain qui avait été porté disparu a maintenant été trouvé mort », a indiqué à la presse le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric au siège à New York.

Quatre soldats cambodgiens ont également été tués dans cette attaque, la plus meurtrière contre la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) depuis son déploiement en 2014 lors des combats entre groupes armés Séléka pro-musulmans et anti-Balaka majoritairement chrétiens.

Le convoi a été arrêté par un barrage lundi soir dans le sud-est près de Bangassou, en provenance de Rafai le long de la frontière avec la République démocratique du Congo, a précisé la Minusca qui attribue l’ouverture des hostilités à un groupe anti-Balaka.

Un Casque bleu cambodgien a été tué dans l’échange de coups de feu, de même que huit assaillants, d’après la force onusienne. Dix Casques bleus ont été blessés, dont neuf marocains.

Trois autres Casques bleus cambodgiens, « appréhendés » par les assaillants lors de l’attaque, ont été retrouvés morts mardi, « sauvagement assassinés », avait indiqué la Minusca.

Par ailleurs, des combats entre anti-Balakas et une faction de l’ex-Séléka, l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), ont fait plusieurs morts parmi les civils ces derniers jours à Alindao dans le centre du pays, selon des sources concordantes.

Ces affrontements mardi ont fait 37 morts et de nombreux blessés dont des civils, d’après un bilan de la Croix-Rouge centrafricaine, qui évoque également 3.000 déplacés.

« Nous n’avons pas de bilan officiel pour Alindao mais regrettons vivement la présence d’enfants-soldats dans la région, y compris dans les rangs de l’UPC. La situation dans la région est préoccupante », a pour sa part indiqué le porte-parole de la Minusca, Hervé Verhoosel.

Le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, doit assister à un hommage vendredi à Bangui aux cinq Casques bleus tués. M. Lacroix doit aussi rencontrer des dirigeants du pays pour leur exprimer son « fort soutien à la mission de maintien de la paix de l’ONU ».

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et le Conseil de sécurité ont fermement condamné l’attaque et demandé que les responsables soient traduits en justice.

La Centrafrique a basculé dans le chaos en 2013 après le renversement de l’ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka pro-musulmans, entraînant la contre-offensive de groupes anti-balaka majoritairement chrétiens.

L’opération militaire française Sangaris (décembre 2013-octobre 2016) et l’intervention des Nations unies ont permis la fin des massacres de masse, l’élection du président Faustin-Archange Touadéra et un retour au calme à Bangui, mais pas dans l’intérieur du pays où des groupes armés se battent pour le contrôle des ressources (or, diamant, bétail…).

Un premier bataillon de 650 soldats centrafricains a été présenté jeudi matin à Bangui aux autorités après avoir été entraîné pendant plusieurs mois par une mission militaire de l’Union européenne, a-t-on appris auprès de cette mission.

La mission EUTM-RCA tente de restructurer l’infanterie et le commandement des anciennes forces armées centrafricaines (FACA), qui se sont effondrées lors du conflit commencé en 2013.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mai 2017 20h36)                                            

Est de la RDC : 5 rebelles, un Casque bleu et un policier tués

décembre 19, 2016

Goma (RD Congo) – Cinq rebelles, un Casque bleu sud-africain et un policier congolais ont été tués lundi matin dans des combats à Butembo, à la suite de l’attaque d’une milice contre cette ville de l’Est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de sources concordantes.

L’attaque a notamment visé la prison de cette ville du nord de la province troublée du Nord-Kivu. Le bilan des morts a été confirmé par le porte-parole de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), les autorités locales, et une source policière.

Elle est survenue à la veille de la fin du mandat du président congolais Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, et qui entend se maintenir au pouvoir jusqu’à l’élection d’un successeur, contre l’avis d’une coalition d’opposition qui demande sa démission et l’instauration d’un régime politique de transition jusqu’à la prochaine présidentielle.

Aux environ de 06h00 (04h00 GMT), les assaillants, présumés maï-maï, ont lancé une attaque contre la prison, et différents endroits de Butembo a déclaré à l’AFP le colonel Félix-Prosper Basse, porte-parole de la Monusco.

Les Casques bleus et FARDC [l’armée congolaise] ont repoussé l’attaque, tuant cinq parmi les assaillants [mais] un policier congolais et un Casque bleu du contingent sud-africain ont péri, a-t-il ajouté.

Le Casque bleu a succombé à ses blessures lors de l’évacuation, a précisé le colonel Basse, indiquant que deux autres soldats sud-africains avaient été blessés.

La Monusco condamne cette attaque (…) qui n’entame en rien sa volonté avec les FARDC de traquer tous les groupes armés qui écument l’est congolais depuis plus de vingt ans, a-t-il encore dit.

Ville de 1,1 million d’habitants, Butembo a vu apparaître récemment des milices maï-maï aux motivations confuses. Selon des habitants, certains combattants de ces groupes armés ont affirmé vouloir chasser du pouvoir le président Kabila.

La RDC a été ravagée par deux guerres entre 1996 et 2003, dont le détonateur ont été les provinces du Nord et du Sud-Kivu, qui restent aujourd’hui déchirées par la violence des conflits armés et des milices.

Romandie.com avec(©AFP / 19 décembre 2016 13h45)        

Mali: un Casque bleu togolais et 2 civils tués, 7 Casques bleus blessés dans une attaque

novembre 6, 2016

Bamako – Un Casque bleu togolais et deux civils ont été tués dimanche dans l’attaque d’un convoi de Casques bleus près de Douentza, dans le centre du Mali, a annoncé la Mission de maintien de la paix de l’ONU au Mali (Minusma).

Sept casques bleus togolais ont été blessés, dont trois grièvement, a ajouté dans un communiqué la Minusma, qui est forte de 11.000 hommes dans le pays. Le Casque bleu togolais tué a succombé à ses blessures.

Une mine ou un engin explosif artisanal (IED) a explosé au passage d’un convoi des Casques bleus. L’explosion, qui a eu lieu vers 10H30 locales, a été suivie par des tirs des assaillants à 45 km au nord de la ville de Douentza, dans la région de Mopti, précise le texte.

Une enquête de la gendarmerie malienne sera ouverte sur la présence de civils qui suivaient le convoi des Casques bleus au moment de l’attaque, selon le communiqué.

La Minusma condamne dans les termes les plus fermes cette attaque lâche et ignoble et appelle à déployer tous les efforts nécessaires pour en identifier les responsables et les traduire en justice. La Minusma réitère sa détermination à continuer son appui au Mali et son peuple conformément à son mandat, ajoute le texte.

Par ailleurs, dans la région de Tombouctou, des hommes armés ont attaqué dans la nuit de samedi à dimanche un camp de l’armée malienne, brûlant et emportant du matériel militaire, selon des sources locale et sécuritaire.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a appelé dimanche le président malien Ibrahim Boubacar Keïta à prendre les initiatives nécessaires pour faire avancer la paix dans le nord du Mali, toujours instable.

Malgré l’intervention militaire internationale en cours depuis 2013, qui avait chassé les groupes jihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du Mali en 2012, ceux-ci restent actifs, des zones entières échappant encore au contrôle des forces maliennes et de l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / 06 novembre 2016 21h00)

Centrafrique: un Casque bleu rwandais tue 4 compagnons d’armes avant d’être abattu

août 8, 2015

Bangui – Un Casque bleu rwandais a tué quatre de ses compagnons d’armes et en a blessé huit autres, lors d’une fusillade au sein de leur contingent samedi à Bangui, avant d’être abattu, a-t-on appris auprès de plusieurs sources militaires.

C’est un soldat rwandais qui a pris son arme et il a tiré sur ses compagnons avant d’être abattu. Il y a eu cinq morts et huit blessés. C’est la première fois que cela arrive à la Minusca, a affirmé à l’AFP une source proche de la Mission de l’ONU en Centrafriqu (Minusca).

Une fusillade, a confirmé un officier centrafricain sous couvert d’anonymat, a éclaté samedi à la base du contingent rwandais, faisant au moins cinq morts (dont le tireur, NDLR) et huit blessés parmi les soldats. C’est un soldat qui a ouvert le feu sur ses compagnons d’armes pour des raisons qu’on ignore encore.

Le commandement rwandais au sein de la Minusca n’était pas joignable dans l’immédiat pour confirmer cette information.

Il s’agit du plus grave incident survenu au sein de la force onusienne depuis son déploiement en septembre 2014. En décembre 2013, des échanges de tirs avaient opposés soldats tchadiens et burundais de la force africaine de maintien de la paix (Misca) depuis remplacée par la Minusca, sans faire de victimes.

La Minusca, qui compte actuellement 10.800 hommes, comprend des contingents issus du Burundi, du Cameroun, du Congo, de RD-Congo, de Guinée Equatoriale, du Gabon, du Rwanda, du Maroc, du Sénégal, du Pakistan, et d’Indonésie, appuyés par la force française Sangaris déployée fin 2013 pour enrayer les massacres entre communautés chrétiennes et musulmanes.

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, a plongé la Centrafrique dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960.

Les autorités de transition mises en place lorsque la Séléka a été chassée du pouvoir par l’intervention militaire française et internationale début 2014, peinent à relever ce pays déjà meurtri par des années de troubles et rébellions.

Romandie.com

Mali : attaque contre le camp de l’ONU à Kidal, un Casque bleu tchadien tué

janvier 17, 2015

Un Casque bleu de la Minusma à Kidal, le 27 juillet 2013.
Un Casque bleu de la Minusma à Kidal, le 27 juillet 2013. © AFP

Le camp de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) à Kidal, dans l’extrême nord-est du pays, a été samedi la cible d’une nouvelle attaque au cours de laquelle un Casque bleu tchadien a été tué, a indiqué une source à la Minusma.

Tôt samedi matin à Kidal, « le camp de la Minusma a été attaqué par les terroristes. Ils ont d’abord lancé un camion suicide vers une entrée du camp. Ensuite, ils ont attaqué. Les soldats de la Minusma ont riposté. Malheureusement, un soldat tchadien de la Minusma a été tué, un autre blessé », a déclaré cette source, travaillant à la Minusma dans cette ville à plus de 1.500 km au nord-est de Bamako.

« C’est la première fois que les forces de la Minusma interviennent aussi énergiquement pour faire repousser une attaque », a-t-elle souligné. Plus de dix obus, selon cette source, ont été tirés contre le camp lors de l’assaut.

Coups de feu nourris

Un habitant de Kidal joint par l’AFP a affirmé avoir entendu samedi matin des « coups de feu nourris vers le camp de la Minusma », avec « des tirs et des contre-tirs », sans être en mesure d’en identifier les sources. Ces échanges de tirs poussaient les résidents à rester calfeutrés chez eux.

La Minusma, qui a pris en juillet 2013 le relais d’une force panafricaine pour contribuer à la stabilisation du Mali, a perdu ces derniers mois plusieurs Casques bleus dans les attaques, qui ont également causé de nombreux blessés dans ses rangs.

Le 9 janvier, sept Casques bleus sénégalais avaient été blessés lorsque leur véhicule a sauté sur un engin explosif à Kidal, selon la Minusma, qui avait dénoncé une « attaque terroriste » contre ses forces. Les violences, qui étaient généralement localisées dans les trois régions administratives formant le Nord, sont également été enregistrées depuis début janvier dans des régions du centre du pays. Vendredi, des jihadistes ont attaqué la ville de Ténenkou, dans la région de Mopti, où l’armée malienne a riposté.

Au moins deux militaires maliens y ont été tués, selon une autorité locale et une source au sein de la Minusma. La semaine dernière, des combattants islamistes avaient tenté sans succès d’attaquer Ténenkou mais avaient réussi à frapper d’autres localités de la région voisine de Ségou: Nampala et Dioura, y faisant au moins 12 morts (onze soldats et un civil), d’après des sources concordantes.
Jeuneafrique.com avec AFP