Posts Tagged ‘Catastrophe’

Inondations en Afrique du Sud: près de 260 morts, une « catastrophe aux proportions énormes »

avril 13, 2022
Inondations en Afrique du Sud: pres de 260 morts, une "catastrophe aux proportions enormes"
Inondations en Afrique du Sud: près de 260 morts, une « catastrophe aux proportions énormes »© AFP/RAJESH JANTILAL

Les inondations dévastatrices en Afrique du Sud, les pires de l’histoire du pays, ont fait près de 260 morts et constituent une « catastrophe aux proportions énormes », selon le président Cyril Ramaphosa en déplacement mercredi à Durban (est), épicentre des intempéries.

Quelque 259 personnes ont été tuées, selon un dernier bilan du bureau de gestion des catastrophes de la province du Kwazulu-Natal (KZN). Les autorités locales ont déclaré faire face à un afflux de corps dans les morgues.

« Le nombre confirmé de personnes ayant péri dans cette catastrophe est de 259 à travers la province », a déclaré à l’AFP Nonala Ndlovu, porte-parole du bureau.

Les précipitations record, qui ont atteint depuis le week-end dernier un niveau jamais enregistré depuis plus de 60 ans dans cette région ouverte sur l’océan Indien, ont laissé derrière elles des paysages dévastés.

« Les ponts se sont effondrés. Les routes se sont effondrées. Des gens sont morts. Notre peuple est blessé. C’est une catastrophe aux proportions énormes », a déclaré le chef de l’Etat.

A certains endroits autour de Durban, les glissements de terrain ont laissé des brèches géantes dans la terre comme fendue par les torrents d’eau. Des dizaines de personnes sont portées disparues, les secouristes ont décrit « un cauchemar ».

Les autorités locales réclament que l’état de catastrophe naturel soit déclaré.

Lors de sa visite, M. Ramaphosa s’est rendu auprès de familles endeuillées. A Clermont, une banlieue pauvre de Durban, il a promis l’aide du gouvernement à un père de famille qui a perdu ses quatre enfants, ensevelis dans l’effondrement d’un pan de leur maison.

Les mains jointes, l’homme a raconté au chef de l’Etat l’eau qui monte au milieu de la nuit, l’électricité coupée, ses enfants endormis dans une autre pièce et qu’il n’a pas réussi à sauver.

Les pluies devraient lentement diminuer dans la soirée, selon les météorologues. Cette région, qui a connu des destructions massives lors d’une vague sans précédent d’émeutes et de pillages en juillet, enregistrait déjà moins de précipitations.

Dans une chaleur humide, certains déblayaient autour de bâtiment effondrés. Sur des routes jonchées de débris, d’autres dispersaient du sable pour combler des trous béants, a constaté un journaliste de l’AFP.

Ecoles dépeuplées

Certaines écoles ont ouvert leur portes mais les bancs sont majoritairement restés vides. A l’école primaire de la banlieue noire d’Inanda, seuls deux élèves sur 48 se sont présentés.

« En 48 heures, il est tombé plus de 450 mm d’eau dans certaines zones », a déclaré à l’AFP Dipuo Tawana, prévisionniste à l’institut météorologique national. Les spécialistes ont comparé le niveau des précipitations à celui « normalement associé aux cyclones ».

L’armée a été mobilisée pour apporter un soutien aérien pendant les évacuations. Des milliers de maisons ont été détruites, au moins 140 écoles ont été touchées, selon les autorités locales.

Depuis plusieurs jours, les principaux axes routiers sont submergés par une mélasse brunâtre, sur laquelle flottent les panneaux et les feux de signalisation.

Des montagnes de branches, bouteilles et déchets ont été charriées sur les plages de Durban habituellement prisées des touristes et des familles.

L’activité portuaire a été suspendue, des conteneurs ont été emportés par les eaux. Des pillages ont été signalés.

Les fortes précipitations ont aussi entraîné des coupures d’électricité et perturbé l’approvisionnement en eau. Les liaisons ferroviaires ont été suspendues et les habitants appelés à éviter tout déplacement.

« Nous savons que c’est le changement climatique qui s’aggrave, on est passé de tempêtes extrêmes en 2017, à des inondations supposées record en 2019 mais clairement dépassées aujourd’hui en 2022 », a mis en garde Mary Galvin, professeur d’études du développement à l’université de Johannesburg.

En 2019, des inondations dans la région et la province voisine du Cap-Oriental avaient déjà fait 70 morts et dévasté plusieurs villages côtiers dans des coulées de boue.

Par Le Point avec AFP

20 ans après la pire catastrophe aérienne de l’avion civile suisse

septembre 2, 2018

Berne (awp/ats) – C’est la pire catastrophe aérienne dans l’histoire de l’aviation civile suisse. Dans la nuit du 2 au 3 septembre 1998, un avion de Swissair reliant New York à Genève s’abîmait au large des côtes canadiennes près d’Halifax, tuant 215 passagers provenant de 22 pays et 14 membres de l’équipage.

Le vol était assuré par un avion McDonnell Douglas MD-11 construit en 1991 et baptisé « Vaud ». Il décolle à 20h18 de l’aéroport JFK de New York, mais s’écrase après deux heures treize de vol, à huit kilomètres des côtes de la Nouvelle-Ecosse (Canada). Tous ses occupants sont morts sur le coup.

Les causes de l’incendie à l’origine du crash n’ont pas été déterminées avec certitude. Un arc électrique sur un câble du système de divertissement en a entraîné d’autres jusqu’à provoquer un début d’incendie. Le feu s’est ensuite propagé à des matériaux d’isolation thermique et acoustique situés au-dessus du plafond à l’arrière et à droite du poste de pilotage.

Incendie incontrôlable

A l’époque, aucun détecteur de fumée ou dispositif d’extinction n’était installé à cet endroit. Les deux pilotes ne pouvaient donc que sentir ou voir l’incendie. Au moment où ils se sont aperçus que quelque chose brûlait, il était déjà trop tard pour maîtriser le feu.

Les instruments de vol ont arrêté de fonctionner et les pilotes, encore diminués par la fumée et la chaleur, ont perdu la maîtrise de l’appareil qui a percuté l’eau. Ce déroulement des faits a été établi par le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) dans un rapport publié le 27 mars 2003, après quatre ans et demi d’investigations. Les autorités canadiennes ont récupéré plus de 98% de l’appareil, soit deux millions de pièces.

Onde de choc

Le même jour, l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC) publiait cinquante consignes contraignantes pour les MD-11 de Swissair. Elles ont toutes été appliquées. La moitié de ces recommandations concernent les systèmes de câblage. D’autres portent sur le remplacement des matelas d’isolation recouverts de PET et des lampes de lecture de l’équipage.

L’annonce du crash a secoué toute la Suisse, peu habituée à ce genre de catastrophe. A l’époque, la nouvelle paraissait inconcevable, a rappelé en 2008 lors de la cérémonie des dix ans du crash l’aumônier catholique Claudio Cimaschi. Le choc de l’époque réapparaît de manière sourde, déclarait-il. Sur l’autel de l’église, 229 roses avaient été déposées en souvenir des victimes de la pire catastrophe aérienne suisse.

D’autres accidents

Seuls deux autres accidents de Swissair ont véritablement marqué les esprits. Le 4 septembre 1963, une caravelle en feu s’est écrasée à Dürrenäsch (AG) tuant les 80 passagers et membres d’équipage. L’enquête révélera qu’en raison du brouillard au décollage, le pilote a roulé trop longtemps et que le train d’atterrissage a pris feu.

Le 21 février 1970, un Coronado reliant Zurich à Tel Aviv est la cible d’un attentat à la bombe. Les 47 occupants meurent après que leur avion se soit écrasé dans une forêt à Würenlingen (AG). L’attentat est attribué à des groupes terroristes palestiniens

D’autres compagnies suisses ont aussi été victimes de crash. En avril 1967, après avoir été touché par la foudre, un Britannia de Globe-Air s’écrase contre une montagne à Nicosie (Chypre) faisant 126 victimes. En décembre 1977 à Funchal (île de Madère), une Super-Caravelle de la SATA tombe en mer 4 km avant le début de la piste. Bilan: 36 morts et 21 rescapés.

Romandie.com avec(AWP / 02.09.2018 13h35)                                                        

Catastrophe évitée après la dispute en plein ciel de deux pilotes irakiens

juillet 26, 2018

Les 150 passagers ont bien failli ne jamais arriver à Bagdad, à cause d’une dispute entre pilote et co-pilote / © AFP/Archives / SABAH ARAR

L’avion d’Iraqi Airways a décollé sans encombre de Machhad en Iran. Mais ses 150 passagers ont bien failli ne jamais arriver à Bagdad, à cause d’une dispute entre pilote et co-pilote, apparemment… pour un plateau-repas!

Médias et réseaux sociaux irakiens se sont immédiatement saisis de l’affaire, avec horreur ou ironie, poussant la compagnie nationale à se fendre d’un communiqué d’explication.

« Ce sont des pilotes ou des chauffeurs de minibus? », faisait mine de s’interroger une internaute, en référence à ces conducteurs connus pour rouler à toute allure et qui sont le cauchemar des autres automobilistes.

« Le ministère des Transports a ouvert une enquête avec les deux pilotes qui se sont disputés en vol », a indiqué Iraqi Airways mercredi soir dans un communiqué qui ne précise pas quand l’incident a eu lieu.

La compagnie ne donne pas non plus la raison de la discorde sur ce vol qui avait à son bord 157 passagers ainsi que les membres d’équipage.

Mais dans une lettre adressée à sa hiérarchie consultée par l’AFP, le co-pilote affirme que, alors que l’avion était en vol, « le ton est monté avec le pilote parce qu’il refusait qu’une hôtesse m’amène un plateau-repas sous prétexte que je ne lui en avais pas demandé l’autorisation ».

Après avoir pris son propre repas, poursuit-il, le pilote « a utilisé un vocabulaire inapproprié » puis l’a « frappé et insulté, ce qui a provoqué la venue d’un membre de la sécurité ».

Les deux hommes ont cependant réussi à faire atterrir l’avion mais une fois l’appareil posé à Bagdad, « le pilote a de nouveau porté coups et insultes ». Face à cela, plaide-t-il, « j’ai dû me défendre ».

Iraqi Airlines indique avoir suspendu les deux hommes et promet qu’ils « ne pourront échapper aux sanctions les plus dures (…) comme l’interdiction de voler à vie ».

Romandie.com avec(©AFP / 26 juillet 2018 14h49)

Irma: Macron défend son gouvernement à St-Martin et St-Barthélemy

septembre 12, 2017

Emmanuel Macron sur le tarmac de l’aéroport de Pointe-a-Pitre avant d’embarquer dans l’hélicoptère qui doit le mener sur les iles de Saint-Barthélemy et Saint-Martin, le 12 septembre 2017. / © POOL/AFP / Christophe Ena

Emmanuel Macron, au chevet des iles Saint-Barthélemy et Saint-Martin dévastées par l’ouragan Irma, a défendu l’action de l’exécutif face aux critiques et promis une reconstruction exemplaire, avec pour priorité le « retour à la vie normale ».

M. Macron a atterri peu avant 10h00 (heure locale) à Saint-Martin, où il doit rencontrer des sinistrés de l’ouragan, avant de se rendre à Saint-Barthélemy. Il doit ensuite passer la nuit à Saint-Martin avant de rentrer mercredi matin en Guadeloupe, pour « aller auprès des victimes et faire le point avec les élus ».

« Le retour à la normale est la priorité absolue », avait auparavant lancé le chef de l’Etat depuis le tarmac de l’aéroport de Pointe-à-Pitre, accompagné des ministres des Outre-mer, de l’Education, et de la Santé. Il a évoqué un bilan revu à la hausse de « onze morts » et « plusieurs blessés et disparus » après le passage d’Irma.

Défendant l’action du gouvernement en amont et en aval, critiquée par une partie de l’opposition mais aussi des sinistrés sur place, M. Macron a assuré que son équipe « a répondu dès que l’information a été donnée, donc plusieurs jours avant, et constamment tout au long de cette crise ».

Face aux critiques, le chef de l’Etat a appelé à l »union nationale ». Il s’est cependant dit « favorable » à une commission d’enquête parlementaire pour juger l’action du gouvernement, « mais au bon moment ».

Condamnant également des « débordement inacceptables » suite à la catastrophe, le président a annoncé un « retour à l’ordre public ». Il sera mardi soir « au côté des forces de l’ordre en patrouille » à Saint-Martin.

Emmanuel Macron a également annoncé un retour de la distribution d’eau potable sur le territoire « à partir du 20 », mais temporairement en « quantité moins importante que ce qu’il y avait avant l’ouragan ». Il a également promis que « d’ici la fin de semaine dans tous les points sensibles », l’électricité serait restaurée, notant que « 50% des foyers » ont retrouvé le téléphone.

Enfin concernant les écoles, le chef de l’Etat a souhaité que certaines ouvrent « dès la semaine prochaine, même pour quelques heures ». Des « tentes gonflables » seront livrées pour assurer des cours. Il vise un retour à la normale « d’ici à la Toussaint » pour l’ensemble des élèves.

Un délégué interministériel a été nommé pour assurer la coordination de la reconstruction.

– ‘4-5 jours sans aide’ –

Les ponts aériens et maritimes ont repris pour évacuer les plus vulnérables et acheminer du fret et des vivres. Environ 85 tonnes de nourriture, un million de litres d’eau et 2,2 tonnes de médicaments ont déjà été transportés.

À Saint-Martin, la population se pressait à l’aéroport pour quitter l’île.

« Je ne retournerai pas à Saint-Martin », a affirmé le correspondant de l’AFP, Laurent Czerniejewski, marqué par le passage d’Irma et ses conséquences apocalyptiques.

Des listes de tous ceux qui veulent partir seront « constituées », avec une priorité donnée « aux personnes les plus fragiles et dont les logements seraient inhabitables », a précisé la veille le Premier ministre Edouard Philippe.

Air France a annoncé mardi la mise en place d’un vol supplémentaire jeudi entre Pointe-à-Pitre et Paris, en plus du vol quotidien, pour « renforcer le rapatriement des sinistrés ».

Lundi, 278 rescapés sont arrivés à Roissy. « On est restés quatre, cinq jours sans aide, à se défendre tout seuls contre des gens armés », a raconté Fabrice, propriétaire de restaurant à Saint-Martin. « La gestion de l’État français? Je suis vraiment désolé, mais zéro. On n’a pas du tout été soutenus », a-t-il insisté.

Une porte-parole de la gendarmerie a évoqué « 23 arrestations depuis le 7 septembre », liées à des pillages. Le couvre-feu interdisant toute circulation entre 19H00 et 07H00 reste en vigueur à Saint-Martin jusqu’à mercredi.

Irma a fait au moins onze morts et plusieurs disparus dans les îles françaises, quatre dans la partie néerlandaise, selon le dernier bilan. Au total, 27 personnes sont mortes dans les Caraïbes.

L’ouragan, rétrogradé en tempête tropicale par les météorologues américains, a fait deux victimes en Floride et dix à Cuba.

Romandie.com avec(©AFP / 12 septembre 2017 17h48)                

Colombie: les enfants morts, blessés, perdus, l’autre drame de Mocoa

avril 4, 2017

 

Les funérailles d’une victime de la coulée de boue au cimetière de Mocoa, le 3 avril 2017 en Colombie / © AFP / LUIS ROBAYO

Yulieth Rosero vient d’enterrer sa soeur mais ne peut s’abandonner au chagrin: elle cherche encore un neveu disparu et prend soin d’un autre blessé dans la coulée de boue qui a ravagé Mocoa, endeuillant la Colombie.

Dans cette ville du sud amazonien, où le débordement de trois rivières a fait au moins 273 morts et 220 disparus tard vendredi soir, un drame dépasse les autres: celui des enfants emportés par le torrent de boue et de rochers, blessés, traumatisés, perdus ou sans abri.

La catastrophe a tué 43 petits. Yulieth prie pour que son neveu, Juan David Rueda, âgé de sept ans, ne s’ajoute pas au bilan.

Elle garde espoir: son nom figurait sur une liste d’enfants transférés dans un hôpital de Neiva, à 320 km de Mocoa. Mais là, elle a perdu sa trace: « On m’a dit qu’il n’y était pas », a-t-elle déclaré à l’AFP.

Selon un porte-parole de la Croix-Rouge colombienne, « il n’y encore pas de chiffres des enfants disparus » dans la tragédie qui a aussi fait 262 blessés.

Yulieth parcourt les rues de Mocoa à moto, avec le papa de l’enfant, demandant aux gens de diffuser sa photo et son histoire.

– Enfants terrifiés la nuit –

« C’est un garçon blond, maigrichon, aux yeux clairs et aux grandes oreilles », décrit-elle pendant qu’une amie prend soin du frère de Juan David, âgé de trois ans.

Un chien sauveteur recherche des victimes de la coulée de boue, le 3 avril 2017 à Mocoa, en Colombie / © AFP / LUIS ROBAYO

Elle n’a interrompu sa quête que pour enterrer lundi sa soeur Deisy, qui n’avait que 26 ans.

« Le petit-frère, William, je l’ai trouvé. Il est vivant. Il est choqué, blessé, n’a plus de vêtements, mais il va bien », assure cette jeune femme brune de 23 ans, à la peau claire.

A l’Institut de technologie, où a été aménagé le plus grand des refuges pour les sinistrés des quelque 45.000 affectés de la zone de Mocoa, il y a des enfants partout.

Le père Omar, prêtre des quartiers les plus affectés, y déplore le manque de « psychologues spécialisés dans les catastrophes ».

« L’Institut colombien du bien-être familial (ICBF) fait un travail titanesque. Il y a des orphelins, beaucoup d’enfants morts », ajoute-t-il néanmoins.

Sur ordre du président Juan Manuel Santos, la directrice de l’ICBF, Cristina Plazas, s’est rendue sur place lundi.

A l’extérieur, sous une grande tente, des animateurs organisent des activités pour les plus petits et viennent en aide aussi aux adultes qui recherchent leurs proches.

Des membres de la Défense civile évacuent le corps d’une victime de la coulée de boue, le 3 avril 2017 à Mocoa, en Colombie / © AFP / LUIS ROBAYO

Les enfants de l’épouse d’Alexander Otero, âgés de trois et sept ans, courent avec d’autres dans le refuge, certains brandissant des ballons de baudruche, d’autres une poupée sauvée de la boue.

– Conditions sanitaires inquiétantes –

« A cette heure, les enfants ont l’air bien, stables mais, la nuit, ils ont peur », dit M. Otero, 41 ans, à propos de ces petits qu’il a élevés.

« Ils sont affectés et terrifiés, demandant quand il va y avoir d’autres éboulements. J’ai traversé la boue et les rochers avec eux, à deux heures et demi du matin », raconte cet homme inquiet de leur équilibre psychologique et qui ne sait « où aller ».

Delsy Chindoy, mère seule de trois enfants de onze, neuf et cinq ans, craint elle pour la santé de sa famille. « Nous sommes correctement nourris. Mais la propreté c’est pas ça. Les toilettes sont dans un état lamentable », décrit cette mère de 37 ans, qui distribue des masques aux enfants pour leur éviter d’attraper des maladies.

En face d’elle, une institutrice de l’école Pie XII de Mocoa refuse de donner son nom mais montre une liste de ses 25 élèves.

« Tous les enseignants, nous cherchons nos enfants pour savoir comment ils vont. Je sais que 15 d’entre eux sont bien et tente de contacter les autres. Mais, comme le téléphone ne fonctionne pas, je suis venue jusqu’ici (…) Quand je suis entrée dans le refuge, j’en ai vu deux et j’ai pleuré de joie », dit-elle.

Un peu plus loin, deux bambins de sept ans discutent devant une des salles de classe transformées en dortoirs. « Ta maison s’est écroulée? », demande le garçon. « Celle de mon papa, non », répond la fillette. « Tu as pris des vêtements? », demande-t-il encore, en montrant un tas de grands sacs de plastique noir remplis de dons.

Romandie.com avec(©AFP / 04 avril 2017 11h36)

La Colombie cherche les survivants de la catastrophe de Mocoa

avril 2, 2017

 

Les rues de Mocoa, en Colombie, le 2 avril 2017, au lendemain d’une gigantesque coulée de boue / © AFP / LUIS ROBAYO

La Colombie est engagée dans une course contre la montre pour retrouver des survivants de la gigantesque coulée de boue qui a fait au moins 200 morts et dévasté la ville de Mocoa, dans le sud.

Modestes masures écrasées sous une avalanche de rochers et de troncs d’arbres, habitants désespérés cherchant leurs proches dans les décombres envahis de boue, soldats portant des enfants en larmes entre les carcasses de véhicules… Mocoa n’était dimanche que désolation.

Sous le ciel gris, plus d’un millier de secouristes s’activaient pour tenter de retrouver des survivants de la catastrophe qui a dévasté tard vendredi soir cette localité de 40.000 habitants, chef-lieu du Putumayo, depuis privée d’électricité et d’eau courante.

Plus de sept tonnes de matériel médical et d’approvisionnement en eau et en électricité ont été expédiées à Mocoa et 1.292 effectifs du Système national de gestion des risques de catastrophe (SNGRD) « travaillent à l’opération #TodosconMocoa » (Tous avec Mocoa) », a précisé cet organisme public dans un communiqué.

Mocoa, en Colombie, le 2 avril 2017, au lendemain d’une gigantesque coulée de boue / © AFP / LUIS ROBAYO

Des quartiers entiers, pour la plupart habités par nombre des 6,9 millions de déplacés du conflit armé qui déchire la Colombie depuis plus d’une demi-siècle, ont été ravagés.

Les pluies torrentielles, dues au phénomène climatique El Niño, et qui affectent depuis plusieurs semaines la région des Andes, dont aussi le Pérou et l’Equateur, ont provoqué le débordement des rivières Mocoa, Mulato et Sangoyaco, en surplomb de Mocoa.

Dans son dernier bilan, la Croix-Rouge a fait état de 200 morts dans cette tragédie, ainsi que de 203 blessés, certains souffrant de graves traumatismes crâniens, et d’un nombre encore indéterminé de disparus, précédemment évalué à environ 150.

– Rivière en furie –

Les commerces ont été fermés après « des pillages de lieux vendant de l’eau », a indiqué un pompier, David Silva.

« Nos coeurs sont avec les familles des victimes et les personnes affectées par cette tragédie », a tweeté le président Juan Manuel Santos, qui a pris sur place la direction des secours et déclaré l’état de « calamité publique » pour les « accélérer ».

Une rue de Mocoa, en Colombie, le 2 avril 2017, au lendemain d’une gigantesque coulée de boue / © AFP / LUIS ROBAYO

De nombreux rescapés lui ont raconté qu’ils s’étaient juchés sur les toits parce que l’eau leur arrivait jusqu’au cou. Lina Marcela Morales cherchait samedi cinq de ses proches qui « dormaient et n’ont pas eu le temps de sortir de leur maison, déjà inondée », selon son récit diffusé par la présidence.

« On pouvait entendre le bruit que faisait la rivière et c’est pour ça que ma famille est sortie, parce qu’on a su que la coulée arrivait », a décrit à un photographe de l’AFP Harvey Gomez, un fonctionnaire de 38 ans.

– « Pas préparés » –

La Colombie en deuil, plus de 200 morts dans une coulée de boue / © AFP / Luis Robayo, Farid Addala

« Les gens ne savent que faire », « on n’était pas préparés » à une telle catastrophe, a déclaré par téléphone à l’AFP Hernando Rodriguez, un habitant retraité de 69 ans.

Dans la soirée de vendredi, il est tombé 130 millilitres de pluie, soit 30% de la moyenne mensuelle à Mocoa. « C’est une tragédie sans précédent », a déclaré la gouverneure du Putumayo, Sorrel Aroca, à W Radio.

Les pluies sur Mocoa devraient aller « en décroissant progressivement » à partir de dimanche, a précisé Diego Suarez, de l’Institut d’hydrologie, de météorologie et d’études environnementales de Colombie (Ideam).

La France, l’Union européenne, l’Allemagne, l’Espagne, le Brésil, l’Equateur et le Venezuela, parmi d’autres, ont exprimé leur solidarité.

Le pape François s’est dit dimanche, lors d’une messe à Carpi (nord de l’Italie, une région frappée en 2012 par un séisme meurtrier) « profondément affligé par la tragédie qui frappe la Colombie ».

Le « changement climatique génère des dynamiques et nous en voyons les graves résultats en termes d’intensité, de fréquence et de magnitude (…) comme à Mocoa », a regretté le chef de la délégation de l’ONU en Colombie, Martin Santiago.

Les pluies dans la région andine du nord-ouest de l’Amérique latine ont aussi provoqué des inondations au Pérou, avec 101 morts et plus de 900.000 sinistrés, et en Equateur, qui déplore 21 morts et 1.280 sinistrés.

Romandie.com avec(©AFP / 02 avril 2017 17h06)

Iran: des ministres dressent un sombre tableau de la situation économique et sociale

juin 7, 2016

Téhéran – Les ministres iraniens de l’Industrie et de l’Intérieur ont dressé un sombre tableau de la situation économique et sociale de leur pays, lundi et mardi devant les députés réunis à Téhéran.

En hausse graduelle dans le secteur industriel et minier entre 2000 et 2011, l’investissement a baissé depuis 2012, a déclaré mardi devant le Parlement Mohammad Reza Nematzadeh, ministre de l’Industrie. Et ce manque d’investissement a conduit à une catastrophe dans le secteur industriel, a-t-il affirmé.

Il a souligné les efforts du gouvernement pour ralentir cette tendance, indiquant que 12 projets industriels avec des investissements étrangers d’un montant de 500 millions de dollars (439 millions d’euros), ont été approuvés depuis l’entrée en vigueur, mi-janvier, de l’accord nucléaire entre l’Iran et les grandes puissances. L’accord a permis la levée de la plupart des sanctions économiques qui asphyxiaient l’économie iranienne.

Concernant la prospérité économique, l’Iran se classe 106ème sur 129 pays, ce qui est le signe d’un problème, a également estimé M. Nematzadeh. Il existe des indicateurs dans le monde pour être classé parmi les pays industriels émergents et actuellement on ne peut pas y parvenir, a-t-il ajouté en notant que le taux de croissance était en baisse, moins de 1% en 2015.

Selon le président Hassan Rohani, 30 à 50 milliards de dollars (28 à 45 milliards d’euros) de capitaux étrangers sont nécessaires pour parvenir à terme à une croissance de 8%.

Mais le ministre de l’Intérieur, Abdolreza Rahmani-Fazli, a estimé lors d’une réunion en province que les ressources intérieures du pays sont insuffisantes pour atteindre une croissance de 8%. Avec les ressources actuelles, on peut seulement avoir une croissance de 1,5 à 3%.

Selon lui, avec une telle croissance, le chômage et l’inflation vont doubler à court terme, nous avons besoin d’investissements étrangers. Il a chiffré à 3,5 millions le nombre de chômeurs en Iran, soit plus de 11% de la population active. J’ai moi-même trois chômeurs diplômés de l’université à la maison, a-t-il affirmé.

Notant que des membres du gouvernement avaient estimé que l’Iran était sorti de la récession, Mohammad Reza Bahonnar, responsable conservateur et ancien vice-président du Parlement, a ironiquement demandé au gouvernement de montrer à la population le chemin de la sortie de la récession (…) qui reste toujours très importante.

Romandie.com avec(©AFP / 07 juin 2016 12h28)

Congo: Catastrophe manqué d’Écair à Paris

mai 28, 2016
Catastrophe manquée de l’avion Ecair, ce matin sur le territoire Français. Ecair a failli crasher ce matin à Paris à cause d’une fuite de kérosène en l’air. En ce moment ils sont entrain de le rafistoler pour qu’il reprenne son vol.

Rappelant aussi aux Congolais que l’avion qui a failli crashé ce matin est le dernier long courrier de la compagnie.

Ecair en faillite ?

Christel Nguesso et sa bande composés de Innocent DIMI ont bouffé 500 milliards de Frs CFA versé à Ecair par l’état Congolais et ils n’ont plus d’avion. Innocent DIMI, le comptable mafieux de Christel Nguesso et sa fameuse société écran << La financière >> demandent aux Congolais d’investir 60 milliards de Frs CFA pour sauver Ecair. Mais les administrateurs de la compagnie refusent de mettre la main dans la poche. Ils demandent la justification des premiers fonds alloués par l’État.

Ref-Image : Innocent DIMI, le mafieux de « La financière » et Mme Fatima Beyinda Moussa, patronne incompétente de la compagnie Ecair.

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Un puissant séisme fait trembler des immeubles à Taïwan

mars 26, 2013

TAIPEI – Un puissant séisme a fait trembler des immeubles dans la capitale taïwanaise Taipei mercredi, et a été ressenti sur tout le territoire, selon des journalistes de l’AFP et des agences gouvernementales.

Aucun bilan humain ni matériel n’était immédiatement disponible après la secousse survenue à 10H03 (02H03 GMT) et dont l’épicentre a été localisé dans le comté de Nantou (centre) à 15 kilomètres de profondeur, selon l’agence météorologique taïwanaise.

Le Centre américain de géophysique (USGS) a mesuré le séisme à 6,0 de magnitude, l’agence météo nationale à 6,1.

Le comté de Nantou avait été l’épicentre en septembre 1999 d’un tremblement de terre de magnitude 7,6 qui avait fait 2.400 morts, la catastrophe naturelle la plus meurtrière de l’histoire récente de l’île.

Taïwan, situé à la jonction de deux plaques tectoniques, est régulièrement frappé par des séismes.

Début mars, un séisme de magnitude 5,6 avait également secoué des bâtiments à Taipei, sans faire ni victimes ni dégâts matériels.

Romandie.com avec (©AFP / 27 mars 2013 03h46)

« Alors, je me suis préparé à mourir », raconte un ex-otage japonais d’In Aménas |

janvier 21, 2013
 

'Alors, je me suis préparé à mourir', raconte un ex-otage japonais d'In Aménas « Alors, je me suis préparé à mourir », raconte un ex-otage japonais d’In Aménas © AFP

« Alors, je me suis préparé à mourir », a raconté un ex-otage japonais qui a survécu à l’enfer d’In Aménas, ce site gazier du sud algérien théâtre d’une spectaculaire prise d’otages par des islamistes qui s’est terminée dans le sang.

Cet ex-otage, dont le nom n’a pas été révélé, a détaillé son calvaire dans le quotidien en anglais Daily Yomiuri, par le biais d’un porte-parole de la compagnie japonaise JGC Corp pour laquelle il travaillait en Algérie.

Mercredi à l’aube: l’employé quitte la base de vie avec d’autres travailleurs dans un convoi de bus. Direction: le site gazier à quelque trois kilomètres. Il fait encore nuit.

05H30: le convoi est attaqué par des hommes armés. Le chauffeur du bus tente de faire un demi-tour en catastrophe pour retourner vers la base de vie. Mais une roue se détache: tout le monde se rue dehors et court vers la base.

Le Japonais s’enferme à double tour dans sa chambre et éteint tout de suite la lumière. Des assaillants défoncent la porte, le menottent et l’embarquent.

Peu après, il se retrouve avec d’autres étrangers, otages comme lui.

Selon son témoignage rapporté par Takeshi Endo, quelques « militants » parlent en arabe à des collègues à lui. Peu après, deux d’entre eux sont abattus sous ses yeux. Il ne précise pas leur nationalité.

« Alors, je me suis préparé à mourir », a-t-il raconté.

On l’emmène avec un Philippin dans un véhicule, conduit par un assaillant. Un autre monte la garde à l’arrière. Le Japonais voit quelques étrangers au sol. Apparemment ils sont déjà morts, selon lui.

Retour vers le site gazier. Les coups de feu repartent. Il se dit que cette fois ce sont peut-être les forces algériennes, ou les agents de sécurité du site qui viennent à leur secours. Le camion est mitraillé, le pare-brise vole en éclats.

Le Japonais se plaque au sol, son collègue philippin, raconte-il, tremble de tous ses membres.

Peu après les islamistes abandonnent le véhicule et s’enfuient. Le Japonais en profite pour sortir et se cacher sous un camion tout près de là. Il n’en bougera pas pendant des heures.

Dehors, la bataille fait rage autour de lui. De son abri il voit passer un bus rempli d’otages, certains portant l’uniforme de la JGC Corp.

Finalement, à la nuit tombée, il décide de sortir de sa cachette et s’enfonce dans l’obscurité en direction du désert.

Au bout d’une heure de marche il sera finalement récupéré par des forces algériennes.

Il fait partie des employés de la JGC Corp dont on est sûr qu’ils ont survécu à l’enfer d’In Aménas. Dix-sept salariés (10 Japonais et 7 étrangers) sont encore portés manquants et selon des témoins, neuf employés japonais de la compagnie auraient été tués froidement par les islamistes.

Samedi soir, après la fin de l’assaut final, le ministère algérien de l’Intérieur a fait état de 23 morts étrangers et Algériens, ainsi que de 32 assaillants tués par l’armée. Un bilan qui pourrait s’alourdir, notamment du côté des employés du site, selon le ministre de la Communication.

Dimanche, on a retrouvé 25 corps d’otages.

Jeuneafrique.com avec AFP