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France/Incendie de la cathédrale de Nantes: qui est le servant de messe rwandais qui a avoué?

juillet 26, 2020

 

Chargé de fermer la cathédrale, la veille du sinistre, ce bénévole a été mis en examen dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 juillet.

Emmanuel, un bénévole du diocèse de Nantes, est passé aux aveux et a été placé en détention provisoire dans la nuit de samedi 25 à dimanche 26 juillet dans l’enquête sur l’incendie de la cathédrale de Nantes. Selon son avocat, Me Quentin Chabert, «il regrette amèrement les faits et évoquer cela a été pour lui une libération. Mon client est aujourd’hui rongé par le remords et dépassé par l’ampleur qu’ont pris les événements». «C’est quelqu’un qui est apeuré, il est en quelque sorte dépassé», a-t-il ajouté. «Pour le croyant qu’il est, c’est important qu’il ait pu faire preuve de cette force (…)», a souligné l’avocat.

Ce bénévole du diocèse avait déjà passé la nuit de samedi 18 à dimanche 19 juillet en garde à vue dans le cadre de cette enquête. Sa garde à vue avait été prolongée en raison de difficultés de traduction mais il était finalement sorti libre, n’étant, à ce moment-là, en rien soupçonné dans cette affaire.

Cet homme de 39 ans, un Rwandais de confession catholique, «était chargé de fermer la cathédrale vendredi soir [veille de l’incendie] et les enquêteurs voulaient préciser certains éléments de son emploi du temps», avait indiqué le procureur de Nantes, Pierre Sennès. D’autant plus que quelques contradictions avaient pu être constatées dans ses propos.

Il était seul pour fermer les portes à 19 heures, vendredi 17 juillet. Il était donc en possession de toutes les clefs comme les six autres bénévoles qui se relaient tous les jours pour ouvrir et fermer l’édifice. Le magistrat avait souligné cependant à l’occasion de sa première garde à vue que «toute interprétation qui pourrait impliquer cette personne dans la commission des faits [était] prématurée et hâtive». Il avait ajouté que la piste d’un accident, éventuellement électrique, était toujours étudiée au même titre que l’hypothèse criminelle. Désormais, c’est bien cette dernière piste qui est retenue.

Arrivé du Rwanda il y a quelques années, l’homme était suivi et hébergé par le Diocèse, comme d’autres personnes. Il cherchait à faire renouveler son visa et «était en discussion avec la Préfecture sur ce point», selon le procureur. «Je ne crois pas une seconde qu’il aurait pu incendier la cathédrale. C’est un lieu qu’il adore, avait indiqué Jean-Charles Nowak, clerc de la cathédrale. C’est un homme de devoir, très gentil, souriant mais plutôt taiseux. Je sais qu’il a beaucoup de problèmes de santé et qu’il a beaucoup souffert au Rwanda. Il a rendu service au Père Champenois qui n’avait personne pour servir la messe le samedi soir. Il était donc également régulièrement servant de messe». Le recteur de la cathédrale Hubert Champenois avait de son côté déclaré qu’il avait «totalement confiance» en ce bénévole. Ce dernier encourt aujourd’hui pour cette infraction «une peine de 10 ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende».

A propos du bénévole en garde à vue, le recteur de la cathédrale, Hubert Champenois ;  » C’est quelqu’un en qui j’ai totalement confiance comme les six autres bénévoles qui sont avec nous. C’est tombé sur lui car c’est lui qui a fermé la cathédrale  » #Nantes #Cathedralefeu pic.twitter.com/PAVDDxIcCz

— Presse Océan (@presseocean) July 19, 2020

L’organiste Michel Bourcier lui non plus ne semblait pas croire en la culpabilité d’Emmanuel. «On se dit bonjour et bonsoir depuis plusieurs années, confiait-il alors à Ouest-France. Il est extrêmement courtois et c’est un habitué des lieux».

Ce sont des e-mails envoyés à plusieurs membres du diocèse qui auraient justifié la première garde à vue du bénévole. Dans ses écrits, l’homme aurait évoqué son besoin de soutien dans ses démarches, selon Ouest-France, mais aussi son ras-le bol après le non-renouvellement de son visa, écrit Le Parisien, qui ajoute encore que le Rwandais aurait été visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF). D’après une source proche de l’enquête, citée par Ouest-France, l’homme n’en «n’était pas à sa première demande de titre de réfugié». Soutenues par le diocèse, elles auraient pourtant toutes été refusées.

Dimanche, il se montrait coopérant avec les enquêteurs.

Des experts incendie du laboratoire de police scientifique et technique de Paris étaient arrivés dès le soir du sinistre sur place. «Trois points de feu distincts» avaient été constatés par les pompiers. Le bénévole a reconnu avoir allumé les trois feux dans la cathédrale: sur le grand orgue, le petit orgue et dans un panneau électrique, a précisé le procureur de la République de Nantes à Presse-Océan.

L’incendie qui a touché la cathédrale gothique de Nantes, déjà ravagée en 1972 par un incendie ayant brûlé sa charpente, a causé un grand émoi, plus d’un an après le feu à Notre-Dame de Paris. Le premier ministre Jean Castex, accompagné de Gérald Darmanin et Roselyne Bachelot, s’était rendu à Nantes, rendant hommage «au dévouement et au très grand professionnalisme de la grosse centaine de sapeurs-pompiers qui ont été mobilisés dès le début du sinistre et qui l’ont géré avec une efficacité remarquable». L’État «prendra toute sa part» dans la reconstruction, a-t-il assuré.

Par Marie-Estelle Pech et Le Figaro

 

France/Incendie de la cathédrale de Nantes: un homme a été placé en garde à vue

juillet 19, 2020

 

Un ressortissant rwandais de 39 ans a été interpellé le jour de l’incendie. Selon le procureur, rien ne permet pour l’instant de «l’impliquer dans la commission des faits».

Un homme de 39 ans originaire du Rwanda a été arrêté dans le cadre des investigations pour «incendie volontaire» de la cathédrale de Nantes. Interpellé samedi 18 juillet dans la journée, il a été placé en garde à vue.

Les raisons de son arrestation sont pour le moment inconnues. Selon les informations du Figaro, il s’agit d’un réfugié rwandais travaillant pour le diocèse. Il aurait fait part de sa colère concernant son visa expiré.

Selon le parquet, l’homme a été placé en garde à vue du fait d’incohérences découvertes dans son emploi du temps. Le suspect était chargé de fermer la cathédrale la veille de l’incendie. Les enquêteurs souhaitent donc entendre cet homme «sur les conditions de fermeture de la cathédrale».

«À ce stade, il s’agit de vérifications, rien ne permet de l’impliquer dans la commission de l’incendie», a assuré le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès. «Il faut rester prudent quant à l’interprétation de cette garde à vue, c’est une procédure normale», a souligné le magistrat.

Interrogé sur les premiers éléments de l’enquête, le procureur a confirmé l’arrivée samedi après-midi des experts incendie du laboratoire de police scientifique et technique.

Par Le Figaro

 

France: Incendie cathédrale de Nantes

juillet 18, 2020

France: Le feu à la cathédrale de Nantes a été circonscrit, une enquête ouverte pour « incendie volontaire »

juillet 18, 2020

Selon le procureur de la République de Nantes, « trois départs de feu espacés les uns des autres » ont été observés dans la cathédrale. Une centaine de pompiers de Loire-Atlantique ont été dépêchés pour maîtriser l’incendie.

Nantes

Les pompiers tentent de maîtriser l’important incendie qui s’est déclaré à l’intérieur de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, le 18 juillet. SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP

Un incendie impressionnant et une piste criminelle envisagée. Une centaine de pompiers et une quarantaine d’engins ont été dépêchés pour combattre un « feu important » signalé vers 7h45 à l’intérieur de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, samedi 18 juillet. Ils ont réussi à le maîtriser assez rapidement : vers 10 heures, ils ont pu annoncer que l’incendie était « circonscrit ».

Une enquête a été ouverte pour « incendie volontaire », a fait savoir peu après le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès. « L’enquête est ouverte sur la base des constatations effectuées, après découverte de trois départs de feu espacés les uns des autres (…) au niveau du grand orgue, à droite et à gauche de la nef. » « Un expert incendie venu de Paris est attendu sur place cet après-midi », a-t-il encore souligné.

Le grand orgue a « complètement disparu »

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GDN_FRANCE-FIRE-NANTES-CATHEDRAL_0718_1B.JPG »> L’intérieur de la cathédrale de Nantes, ravagé par un incendie, le 18 juillet. STEPHANE MAHE / REUTERS

Le feu a principalement endommagé le grand orgue « qui semble être entièrement détruit. La plate-forme sur laquelle il se situe est très instable et menace de s’effondrer », a déclaré le directeur départemental des pompiers, le général Laurent Ferlay, lors d’un point-presse devant la cathédrale.

L’administrateur diocésain, le père François Renaud, en charge de la cathédrale en raison d’une vacance du siège épiscopal, a pu rentrer avec les pompiers à l’intérieur de la cathédrale et a déclaré que « le grand orgue avait complètement disparu ». « C’est très impressionnant et c’est une perte inestimable », a-t-il ajouté, ému.

« La console de l’orgue de chœur a disparu en fumée et les stalles en bois attenantes. Derrière le grand orgue, il y a des vitraux d’origine qui ont tous volé en éclats. C’est une verrière complète du XVIe. »

En revanche, « on n’est pas dans scénario “Notre-Dame de Paris” » a souligné M. Ferlay, précisant que la toiture « refaite en armature béton, n’est pas touchée ». Le 15 avril 2019, la célèbre cathédrale de la capitale avait été ravagée par un incendie, qui a détruit sa toiture.

Castex, Darmanin et Bachelot sur place

Le premier ministre, Jean Castex, a adressé dans un Tweet son « soutien » et sa « profonde gratitude » aux sapeurs-pompiers mobilisés pour combattre l’incendie. « Aux Nantais, dont je partage l’émotion, je veux dire ma solidarité », a-t-il ajouté. Il a annoncé se rendre sur place, en compagnie des ministres de l’intérieur, Gérald Darmanin, et de la culture, Roselyne Bachelot.

« Soutien à nos sapeurs-pompiers qui prennent tous les risques pour sauver ce joyau gothique », a, de son côté, tweeté Emmanuel Macron.

Après Notre-Dame, la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, au cœur de Nantes, est en flammes. Soutien à nos sapeur… https://t.co/NQPU6t6nQf

— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)

Déjà un important incendie en 1972

Ce n’est pas la première fois que cette cathédrale au cœur de Nantes est touchée par un incendie. Le 28 janvier 1972, le toit de la cathédrale gothique Saint-Pierre-et-Saint-Paul, construite entre le XVe et le XIXe siècle, avait été ravagé par les flammes. Le sinistre s’était déclaré à la suite de travaux effectués par un couvreur.

La cathédrale de Nantes n’avait pu être rendue au culte qu’en mai 1985, après plus de treize ans de travaux.

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GDN_FRANCE-FIRE-NANTES-CATHEDRA Intervention des pompiers à la cathédrale de Nantes, le 18 juillet. STEPHANE MAHE / REUTERS

En 2015, toujours à Nantes, un autre édifice catholique avait été touché par un incendie spectaculaire qui avait détruit les trois quarts du toit de la basilique Saint-Donatien-et-Saint-Rogatien, un édifice religieux du XIXe siècle.

 

Le Monde avec AFP

France/Notre-Dame: le parvis de la cathédrale va rouvrir

juin 9, 2019

Parvis

La réouverture à la circulation de la rue de la Cité pourrait prochainement intervenir selon la Préfecture de police. Bertrand GUAY / AFP

Le parvis de Notre-Dame pourrait rouvrir la semaine prochaine a annoncé vendredi la mairie du 4e arrondissement de Paris sur son site, près de deux mois après l’incendie de la cathédrale.

Un taux de plomb supérieur au niveau réglementaire a été détecté dans le sang d’un enfant vivant sur l’Île de la Cité. L’Agence régionale de santé francilienne a invité les femmes enceintes et les plus jeunes à procéder à des tests sanguins. La dépollution au plomb du site était réalisée cette semaine «par une société mandatée par l’État». «À l’issue de ce travail, de nouveaux prélèvements de plomb seront réalisés pour vérifier les effets de ces mesures avant que le parvis ne soit rouvert.», a ajouté la mairie.

À la demande du recteur de la cathédrale Monseigneur Chauvet, «un lieu de recueillement sera installé sur le parvis de Notre Dame, dès la réouverture du parvis». Il s’agira d’un «sanctuaire marial» organisé «autour d’une reproduction de la statue de la Vierge du pilier destiné à accueillir fidèles et visiteurs.», a ajouté la mairie. La réouverture à la circulation de la rue de la Cité pourrait prochainement intervenir selon la préfecture de police.

Par Le Figaro.fr

Allemagne: la police tire sur un forcené dans la cathédrale de Berlin

juin 3, 2018

 

/ © dpa/AFP / Paul Zinken

La police a grièvement blessé par balle dimanche un forcené armé d’un couteau qui avait fait irruption en hurlant dans la cathédrale protestante de Berlin, lors d’un incident sans arrière-plan « terroriste » selon les autorités.

Un policier participant à l’intervention a lui aussi été atteint par un projectile tiré par l’un de ses collègue, mais n’a été que légèrement blessé.

Vers 16H00 (14H00 GMT) la police est intervenue après avoir été alertée d’un incident par le personnel de l’église, très fréquentée par les fidèles et les touristes.

Un homme de 53 ans, de nationalité autrichienne, s’y trouvait armé d’un couteau « en train de crier et de causer des dégâts », a indiqué la police dans un communiqué publié dans la soirée.

– Blessé aux jambes –

Les fidèles et touristes qui se trouvaient dans l’édifice ont été évacués.

Les forces de l’ordre ont tenté en vain de neutraliser l’agresseur avec du gaz irritant, l’exhortant à lâcher son couteau.

Finalement, ils lui ont fait face près de l’autel et lui ont tiré dessus. « L’homme a été blessé aux jambes par un tir d’un policier », a expliqué un porte-parole.

L’homme a été hospitalisé et opéré, selon la même source. Il n’a pas pu être immédiatement entendu.

Lors de la fusillade, l’un des policier présents a aussi été légèrement blessé par un tir d’un de ses collègues, qui a ricoché. Il a toutefois pu quitter l’hôpital dans la soirée.

Selon des témoins, cités par les médias allemands, le forcené donnait l’impression d’une grande « confusion ».

« Nous n’avons en l’état aucune indication montrant qu’il puisse s’agir de près ou de loin d’un acte à motivation terroriste ou islamiste de la part de cet homme », a souligné un porte-parole de la police.

La cathédrale luthérienne de Berlin (Berliner Dom), située dans le centre historique de la capitale allemande, est l’une des principales attractions touristiques de la ville. Elle fut construite entre 1894 et 1905 sous le règne de l’empereur Guillaume II, qui était aussi gouverneur suprême de l’Eglise protestante de Prusse.

Plusieurs milliers de personne visitent ou se recueillent chaque jour dans cet édifice, situé près des principaux musées berlinoise.

– Contexte tendu –

L’AFP a constaté sur place que plusieurs policiers munis d’armes automatiques patrouillaient les environs. L’entrée de l’édifice est restée pendant plusieurs heures bloquée par des cordons de police.

Plusieurs témoins de la scène ont reçu un soutien psychologique de la part des secours, selon les médias allemands.

Si la police a vite écarté la piste d’un attentat, l’incident intervient dans un contexte tendu en Allemagne.

Les autorités allemandes sont sur le qui-vive depuis un an et demi en raison de plusieurs attentats islamistes perpétrés ou envisagés dans le pays, notamment celui au camion-bélier revendiqué par le groupe Etat islamique qui a fait 12 morts en décembre 2016 sur un marché de Noël à Berlin.

Cet attentat s’était produit près d’une église.

Romandie.com avec(©AFP / 03 juin 2018 23h19)

RDC: tensions à la cathédrale de Kinshasa à la veille d’une marche anti-Kabila

février 24, 2018

Photo prise le 12 janvier 2012 de la cathédrale Notre-Dame du Congo à Kinshasa / © AFP/Archives / JUNIOR D.KANNAH

Cathédrale envahie, barrages policiers, message de fermeté : la tension montait samedi soir à Kinshasa à quelques heures d’une manifestation des catholiques contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila en République démocratique du Congo.

Les autorités de la ville de Kinshasa ont interdit samedi l’organisation de la marche prévue pour dimanche dans la capitale, comme ils avaient interdit les précédentes.

Faute d' »itinéraire à suivre, la ville ne saurait prendre acte de votre manifestation parce que ne pouvant en garantir un encadrement efficient », a écrit le gouverneur de Kinshasa André Kimbuta aux organisateurs, le Comité laïc de coordination (CLC).

Dans la matinée, M. Kimbuta avait invité les organisateurs de la marche à une séance de travail en vue d’examiner son itinéraire. Cette rencontre n’a finalement pas eu lieu.

Pour ajouter à la confusion, en fin de journée, plusieurs centaines de militants du parti présidentiel ont envahi l’enceinte de la cathédrale de Kinshasa, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Nous sommes venus prendre possession de la cathédrale Notre-Dame du Congo pour participer à la messe de dimanche (…) et défendre la patrie », a déclaré à l’AFP Papy Pungu, le président des jeunes leaders du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).

« Nous passerons la nuit ici », a-t-il précisé, alors que la présence des ces militants coiffés pour la plupart de bérets rouges a créé un climat de panique à Lingwala, un quartier du nord de Kinshasa.

« Ils sont venus à bord de plusieurs bus Transco (la compagnie publique de transport en commun), ils ont envahi la grotte de la Vierge, c’est de la provocation », a réagi sur place Félicité Mbula, une fidèle de la paroisse.

« L’église est fermée, nous n’avons pu avoir la messe ce soir », a-t-elle déploré.

Ces militants du PPRD « prétendent venir prier dimanche, mais on ne passe pas la nuit dans nos paroisses », a jugé Antoine Bokoka, responsable du service du protocole paroissial. Ils ont finalement quitté le lieu aux environs de 20h00 après une négociation avec la police.

– ‘Objectif zéro mort’ –

Le CLC a le soutien de l’épiscopat, qui a demandé aux Congolais de « demeurer debout et vigilants ».

Dans la capitale, le climat est tendu, avec des barrages, où les policiers fouillent les véhicules et contrôlent les identités des passagers.

Les précédentes marches du comité laïc de coordination, qui avaient été interdites par les autorités, les 31 décembre et 21 janvier, avaient été réprimées à balles réelles, faisant une quinzaine de morts d’après l’Église, deux selon les autorités.

Le gouverneur « n’a pas pris acte de la marche de demain (dimanche) et nous a instruit de prendre des dispositions pour sécuriser la population et faire échec à quiconque tentera de troubler l’ordre public », a déclaré à des journalistes le général Sylvano Kasongo, chef de la police de Kinshasa.

« L’objectif c’est (d’avoir) zéro mort », a ajouté cet officier, visé par une plainte pour « assassinat » à l’occasion de la répression de la marche du 21 janvier.

« J’ai dit aux policiers de ne pas tirer sur la population civile. Nous avons d’autres méthodes pour maintenir l’ordre public. On a le matériel non létal, on a pas droit de tirer sur la population à balles réelles. Nous serons stricts mais courtois », a assuré le général Kasongo.

Kinshasa a estimé samedi que l’Église se livrait à un « activisme politique partisan », selon un compte rendu publié à l’issue d’un conseil des ministres tenu par le président Kabila.

Des membres du clergé « coalisés avec une frange radicalisée de l’opposition et des groupes subversifs dits +citoyens+ (…) incitent depuis peu la population au soulèvement », estime le gouvernement.

Le 26 janvier, le président Joseph Kabila avait déjà critiqué l’ingérence de l’Église catholique dans les affaires politiques en RDC lors de sa conférence de presse : « Rendons à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ».

Les catholiques demandent à M. Kabila, dont le deuxième et dernier mandat s’est achevé en décembre 2016, de déclarer publiquement qu’il ne se représentera pas à la prochaine présidentielle prévue le 23 décembre 2018.

Romandie.com avec(©AFP / 24 février 2018 23h06)                

Congo: Incendie à la Cathédrale de Brazzaville

avril 19, 2017
Incendie dans l’enceinte de la Paroisse Cathédrale Sacré-cœur plus précisément vers le bâtiment de EAD, la librairie où l’on vend des articles religieux à pris feu cet après midi.

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Côte d’Ivoire: Un homme armé fait irruption dans la cathédrale de Bouaké

avril 11, 2017

 Un soldat ivoirien se tient à l'extérieur de la cathédrale de Bouaké. AFP/ PHOTO GEORGES GOBET

Un soldat ivoirien se tient à l’extérieur de la cathédrale de Bouaké. AFP/ PHOTO GEORGES GOBET

Le personnel de la cathédrale Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Bouaké, dans le centre de la Côte d’Ivoire, est encore sous le choc de l’incident qui s’est déroulé jeudi 6 avril. Ce jour-là, à 11 heures, un homme armé s’est introduit dans les locaux de l’archevêché réclamant 12 millions de francs CFA. Jeune soldat démobilisé, il réclamait cette somme à Mgr Paul Syméon Ahouanan, archevêque de Bouaké et président de la commission nationale pour la réconciliation et l’indemnisation des victimes des crises survenues en Côte d’Ivoire (Conariv), organisme créé en 2015.

L’archevêque étant absent, l’ancien combattant s’en est pris au prêtre présent sur les lieux. Ce dernier s’est aussitôt réfugié dans son bureau. Le jeune homme a alors tiré sur la porte du bureau avant de prendre la fuite. Par chance, le prêtre n’a pas été touché. L’ex-combattant, retranché dans une salle de la cathédrale, a finalement été arrêté par les gendarmes dépêchés sur place.

Désarmement

Cet incident s’inscrit dans un contexte relativement tendu en Côte d’Ivoire, où des mutineries ont secoué le pays en janvier. Ces mouvements de protestation des soldats avaient commencé à Bouaké puis s’étaient répandus comme une traînée de poudre dans plusieurs autres villes. À peine réglés, ils avaient cédé la place à un ensemble de grèves et mouvements d’humeur dans tout le pays.

Cette intrusion à la cathédrale de Bouaké pose la question du sort des soldats démobilisés dans le pays, à travers le processus de « désarmement, démobilisation et réinsertion » (DDR), qui a pris fin en 2015. Lors des mutineries du mois de janvier, un militaire expliquait à Jeune Afrique : « A Bouaké il [le DDR] a été bâclé parce que les autorités voulaient aller vite. Résultat, dans le Nord, les ex-combattants ont encore leur kalachnikov, ils commettent des braquages et, quand nos unités sont envoyées, elles essuient des tirs. »

Lacroix.com par Lucie Sarr (à Abidjan)

RDC/Kinshasa: Dernière messe en hommage à Papa Wemba avant son inhumation

mai 4, 2016

Des milliers de Congolais ont rendu mercredi matin un dernier hommage à leur idole, le chanteur Papa Wemba, lors d’une messe en la cathédrale de Kinshasa. Son inhumation est prévue dans l’après-midi dans la périphérie de la capitale.

« Depuis trois jours, comme un seul homme, le peuple congolais », l’Afrique et le monde « pleurent celui qu’il est convenu d’appeler le père de la rumba congolaise », a déclaré lors de cette messe l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, saluant également « les mérites » d’un « vaillant musicien ».

Six évêques, une soixantaine de prêtres, des membres de la famille de Papa Wemba, des officiels, célébrités et anonymes, étaient présents en la cathédrale Notre-Dame du Congo pour cette messe à la mémoire du chanteur.

Avant la célébration, le cardinal Monsengwo, accompagné du président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) Mgr Nicolas Djomo et d’autres évêques, se sont inclinés quelques minutes devant la dépouille du « roi de la rumba congolaise », devant sa veuve en pleurs.

Trois jours de funérailles
Dès l’aube mercredi, des milliers de personnes se sont rassemblées aux abords de la cathédrale pour assister au passage de la dépouille du chanteur. Nombre de fans n’ont pas pu accéder à l’intérieur de la cathédrale déjà bondée.

La dépouille du roi de la rumba congolaise avait été exposée lundi et mardi au Palais du peuple, siège du Parlement où les travaux avaient été suspendus temporairement.

Dès lundi, après le rapatriement du corps d’Abidjan, le chanteur a été décoré de la plus prestigieuse décoration en RDC par le président congolais Joseph Kabila. Durant ces trois jours de funérailles officielles, les hommages se sont succédés.

Né il y a 66 ans dans le centre de la République démocratique du Congo, le chanteur s’est effondré en plein concert en Côte d’Ivoire où il participait au Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua), un quartier populaire d’Abidjan.

Romandie.com