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Présidentielle congolaise : des observateurs de la CEEAC en place

mars 14, 2016

 

Une mission d’observateurs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), conduite par le Dr Pierre Siméon Athomo-Ndong, séjourne à Brazzaville en vue de superviser l’élection présidentielle congolaise dont le premier tour est prévu dimanche prochain, a-t-on appris, lundi, de source proche de la Commission nationale électorale indépendante(CNEI).
Arrivée depuis jeudi, cette mission a commencé à noué des contacts avec les autorités congolaise en charge de l’organisation du scrutin, la société civile ainsi que les candidats ou leurs représentants.

Pour une meilleure appréciation de la situation sur le terrain, cette mission aura aussi des contacts avec les organisations internationales impliquées dans le processus électoral en cours, notamment l’Union africaine (UA) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Les observateurs de la CEEAC seront rejoints par ceux de l’UA et les diplomates de l’Union européenne accrédités au Congo qui devront se mouvoir pour assurer l’observation du scrutin présidentiel à travers le pays.

A quatre jours de la fin de la campagne électorale fixée au 18 mars à minuit, les neuf candidats se sont éparpillés à l’intérieur du Congo pour aller à la pêche aux voix.

Les candidats sont Guy-Brice Parfait Kolelas, Pascal Tsaty-Mabiala, Jean Marie Michel Mokoko, André Okombi Salissa, Sassou Nguesso, Claudine Munari, Michel Mboussi Ngouari et Anguios Nganguia Engambé.

Apanews.net

Deux chefs d’Etat sur onze participent au sommet de la CEEAC à Libreville

novembre 26, 2015

 CEEAC-Sommet-1

Photo @ Gabonactu.com

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Deux chefs d’Etat sur onze participent mercredi à Libreville au sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), consacré à la sortie de crise en Centrafrique.

Denis Sassou Nguesso du Congo Brazzaville et Ali Bongo Ondimba du Gabon sont les deux présents. Les autres chefs d’Etat ont délégué dans la capitale gabonaise des plénipotentiaires pour représenter valablement leur pays. Le Burundi a dépêché sur place son Vice-président de la République. La Centrafrique a envoyé son Premier ministre. Ces deux pays sont pourtant à l’ordre du jour de cette rencontre.

La Guinée Equatoriale est représentée par son Président de l’Assemblée nationale. L’Angola, le Cameroun, le Tchad et la RD Congo par leur ministre des Affaires étrangères. Le Rwanda par son ministre de la Sécurité.

Gabonactu.com n’a pas obtenu les titres et fonctions du représentant de Sao Tome & Principe. Ce pays dispose à Libreville d’un ambassadeur.

Le sommet d’une journée, est consacré au processus électoral en Centrafrique, à la crise poste électorale au Burundi et à la lutte contre le terrorisme avec notamment les incursions meurtrières des terroristes de Boko Haram au Tchad et au Cameroun, deux Etats membres de la région.

Gabonactu.com par Martin Safou

Boko Haram : réunion à huis-clos des dirigeants d’Afrique centrale au Cameroun

février 16, 2015

Photo de famille des chefs d'États à l'ouverture du sommet.
Photo de famille des chefs d’États à l’ouverture du sommet. © DR

Les chefs d’États d’Afrique centrale se sont retrouvés lundi à Yaoundé (Cameroun) pour élaborer une stratégie commune afin d’éradiquer le terrorisme islamiste dans la sous-région.

L’Afrique centrale prépare une riposte commune contre Boko Haram. Réunis autour du président Camerounais Paul Biya le 16 février, les dirigeants de Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) abordent l’épineuse question de la lutte contre la secte islamiste. Sont présents dans la capitale camerounaise, les président Idriss Deby Itno (Tchad), Ali Bongo Ondimba (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo), Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale) et Catherine Samba Panza (Centrafrique). La République démocratique du Congo, Sao Tome et Principe, le Burundi et l’Angola étaient représentés par des membres de leurs gouvernements.

Apporter une solution régionale

La nébuleuse islamiste active dans le nord-est du Nigeria, étend son emprise au Cameroun, au Tchad et au Niger depuis quelques mois. « Les islamistes de Boko Haram sont les partisans d’une société obscurantiste et tyrannique qui veulent saper les fondements d’une société moderne et tolérante, garantissant l’exercice des droits de l’homme et la liberté de religion » a indiqué lors de son discours Paul Biya. Il a également invité ses homologues à « éradiquer Boko Haram », rappelant que cette lutte n’était pas « une croisade contre l’islam ».

Le Cameroun et le Tchad sont à ce jour, les deux pays soumis aux assauts meurtriers de la secte nigériane en Afrique Centrale. Début février, ils se sont mis ensemble avec d’autres pays ouest-africains (Niger, Nigeria, Bénin) pour mobiliser 8 700 hommes dans le cadre d’une force multinationale.

Le Tchad en première ligne

L’armée tchadienne apporte son soutien depuis début février au Nigeria et au Cameroun pour repousser les assauts de Boko Haram. Le président Idriss Deby qui préside la CEEAC a appelé à une plus grande mutualisation des efforts contre le groupe islamiste. Il a exhorté ses collègues de l’Afrique centrale, dont les pays ne sont pas encore touchés par les actes terroristes, à manifester leur solidarité agissante envers les voisins les plus exposés aux actions des terroristes.

Idriss Deby invite enfin la communauté internationale à apporter tout son soutien, matériel, diplomatique, financier, logistique et humanitaire aux efforts de la CEEAC.

Dans un discours lu par un représentant, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon, a souligné toutefois qu’une solution purement militaire ne suffirait pas contre le terrorisme. Il a évoqué une approche multidimensionnelle pour répondre aux défis de la stabilisation à long terme, en allusion à l’importance du développement économique et social, dans des régions frappées par une grave crise.

Jeuneafrique.com avec AFP

le Rwanda va réintégrer formellement la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC)

octobre 28, 2014

 

Rwanda Louise Mushikiwabo cAFP

Louise Mushikiwabo est la ministre des Affaires étrangères du Rwanda. © AFP

Sept ans après s’en être retirée, le Rwanda va réintégrer formellement la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), lors d’un sommet prévu les 24 et 25 novembre prochains à N’Djamena.Deux ans et demi après en avoir fait la demande, le Rwanda devrait formellement réintégrer la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement de la région prévu du 24 au 25 novembre à N’Djamena, au Tchad.

Cette annonce a été faite par Louise Mushikiwabo, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, le 27 octobre à Loango, au sud de la République du Congo, lors d’un exercice militaire organisé par la CEEAC auquel elle était invitée à assister – une première depuis le retrait de Kigali en 2007.

« On avait suspendu notre participation parce que depuis le génocide de 1994 le Rwanda est un pays en reconstruction. Donc, on a pensé qu’on ne pouvait pas contribuer pleinement à la CEEAC », a expliqué Louise Mushikiwabo, citée par l’AFP. Mais « le Rwanda est désormais un pays qui est très loin de la tragédie, qui s’est stabilisé et [est] prêt à contribuer à la CEEAC », a-t-elle poursuivi.

Logique économique

Ce retour témoigne plus simplement de la volonté du Rwanda de renforcer ses liens économiques avec les pays membres de cette Communauté.

Pour rappel, lors de son retrait en 2007, Kigali semblait clairement décidé à privilégier ses liens avec une autre organisation régionale : la Communauté est-africaine (CEA).

Un choix expliqué par le fait que 70 % du commerce extérieur du pays « se faisait déjà avec les États membres de cette communauté » et que « toutes [ses] marchandises transitaient par cette communauté », pour reprendre les motifs avancés alors par Charles Murigandé, l’un des prédécesseurs de Louise Mushikiwabo aux Affaires étrangères. Cette stratégie s’est avérée payante, puisque au sein de la CEA, Kigali – alliée le plus souvent au Kenya et à l’Ouganda – a pu réaliser des avancées extraordinaires en matière de coopération dans le domaine des infrastructures, des télécoms et de la libéralisation commerciale.

Ces progrès ont souvent été obtenus en se basant sur un noyau de pays volontaires au sein de l’organisation régionale, sans attendre – ni même requérir – l’appui unanime de tous les États membres.

Relations compliquées

En réintégrant la CEEAC, le Rwanda devrait accroître son influence sur les politiques commerciales de l’organisation et renforcer ses échanges avec ses États membres. Il est peu probable, toutefois, que la coopération décentralisée qui a fait le succès de la CEA emporte l’adhésion d’une organisation qui compte nombre de pays avec lesquels Kigali entretient des relations notoirement difficiles. Pour réussir son retour, le pays dirigé par Paul Kagamé devra déployer une délicate stratégie diplomatique et économique.

Jeuneafrique.com PAR Joël Té-Léssia

Centrafrique : nouveau sommet de l’Afrique centrale lundi au Tchad

octobre 20, 2013
De jeunes hommes armés patrouillent près d'une maison incendiée à Bogangolo, le 11 octobre 2013. © Pacome Pabandji/AFP

De jeunes hommes armés patrouillent près d’une maison incendiée à Bogangolo, le 11 octobre 2013. © Pacome Pabandji/AFP

Les chefs d’Etat ou de gouvernement des dix pays membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) tiennent lundi à N’Djamena un nouveau sommet extraordinaire consacré à la crise centrafricaine, a annoncé dimanche la CEEAC.

Convoqué par le chef d’Etat tchadien Idriss Déby Itno – président en exercice de la CEEAC et dont le pays joue un rôle politique et militaire majeur chez son voisin centrafricain -, « le sommet sera principalement consacré à la situation en RCA » (République centrafricaine), a indiqué le secrétariat général de l’organisation, sans communiquer la liste des participants.

Selon le secrétariat général, « la Centrafrique est le principal objet du sommet de N’Djamena et c’est le cinquième sommet extraordinaire de la CEEAC » consacré à la situation en Centrafrique depuis le début de la crise qui a abouti au renversement du régime du président François Bozizé le 24 mars par la coalition rebelle Séléka dirigée par Michel Djotodia, investi président de transition le 18 août.

Depuis, la population du pays, livrée aux exactions de bandes armées et à des violences intercommunautaires, « vit une tragédie », a averti samedi une mission d’urgence des agences d’aide de l’ONU.

Terreur

Une force africaine (Misca) devant à terme compter 3.600 hommes est en cours de déploiement dans le pays pour tenter d’y rétablir la sécurité et de désarmer les combattants incontrôlés qui sèment la terreur.

De son côté, la France – ancienne puissance coloniale – a un contingent de 400 soldats qui contrôle l’aéroport de Bangui. Paris est également monté en première ligne au Conseil de sécurité de l’ONU pour obtenir un renforcement du mandat de la force africaine et se dit prêt à augmenter le nombre de ses troupes dans le pays.

La CEEAC regroupe 10 Etats, dont la Centrafrique et – à l’exception du Soudan – tous ses voisins: Tchad, Cameroun, Congo, RDCongo. Le Burundi – qui a proposé en juillet de fournir des troupes à la force africaine – est également membre, tout comme le Gabon, qui a un contingent de 600 hommes dans la Misca.

Les autres membres sont l’Angola, la Guinée équatoriale et l’archipel de Sao Tomé et Principe.

Jeuneafrique.com avec AFP

Centrafrique: Djotodia a prêté serment comme nouveau président

août 18, 2013

BANGUI – Michel Djotodia qui a pris le pouvoir le 24 mars à Bangui a prêté serment dimanche devant la Cour constitutionnelle pour devenir le sixième président centrafricain, a constaté un correspondant de l’AFP.

Il aura la lourde tâche de rétablir la sécurité dans un pays qui s’enfonce dans la violence et d’organiser des élections d’ici 18 mois.

M. Djotodia a prêté serment sur la Charte de transition, document qui fait office de Constitution depuis le renversement de François Bozizé. La cérémonie à l’Assemblée nationale s’est déroulée en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, et du Tchadien Idriss Déby Itno, président en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC).

Moi, Michel Djotodia Am Non Droko, je jure devant Dieu et devant la nation, d’observer scrupuleusement la charte constitutionnelle de transition, de garantir l’indépendance et la pérennité de la République, de sauvegarder l’intégrité du territoire, de préserver la paix, de consolider l’unité nationale, d’assurer le bien-être du peuple centrafricain, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge, sans aucune considération d’ordre ethnique, régional, religieux et professionnel, a déclaré le nouveau chef de l’Etat.

Cette prestation de serment clôt l’organisation du nouveau dispositif institutionnel de transition à Bangui, après la création d’un Parlement provisoire, le Conseil national de transition (CNT), et d’une Cour constitutionnelle de transition.

La mise en place de ces organes avait été réclamée par les chefs d’Etat de la CEEAC lors d’un sommet en avril pour donner une assise juridique au nouveau régime.

La prestation de serment du nouveau président ouvre également une période 18 mois au terme de laquelle M. Djotodia s’est engagé à organiser des élections générales.

Dans un communiqué, le Front pour le retour à l’ordre constitutionnel en Centrafrique (Frocca) de M. Bozizé a qualifié la prestation de serment de mascarade.

Cette prestation de serment est illégitime car M. Djotodia ne doit sa place qu’à la force des kalachnikovs et des mercenaires étrangers, accuse son texte.

François Bozizé, renversé en mars par la rébellion Séléka, se trouve actuellement en France.

La tâche du nouveau président s’annonce particulièrement lourde car la Centrafrique s’enfonce jour après jour dans la violence avec des exactions perpétrées contre la population par des combattants issus des rangs de la coalition rebelle Séléka qui a pris le pouvoir le 24 mars.

Même si des tirs d’orgine indéterminée ont encore été entendus dans la nuit de samedi à dimanche à Bangui, la situation semble se stabiliser dans la capitale où une force africaine a commencé à se déployer. En province, en revanche, des zones entières échappent au contrôle des nouvelles autorités, la population vivant dans un climat permanent de peur créé par des combattants, selon l’ONU.

Romandie.com avec (©AFP / 18 août 2013 14h28)

Centrafrique : le président annonce un nouveau gouvernement « d’ici 72 heures »

juin 2, 2013
Michel Djotodia a annoncé la formation d'un nouveau gouvernement. Michel Djotodia a annoncé la formation d’un nouveau gouvernement. © AFP

Le président de la transition en Centrafrique, Michel Djotodia, a annoncé samedi soir qu’un nouveau gouvernement serait nommé dans son pays « d’ici 72 heures », a-t-on appris dimanche de source présidentielle.

« Il va falloir mettre en place un nouveau gouvernement et c’est ce à quoi s’attèle le Premier ministre, Nicolas Tiangaye, qui a entrepris les consultations. Ce gouvernement sera mis en place d’ici 72 heures et tiendra compte de toutes les entités du pays », a-t-il déclaré à Oyo, au Congo, à plus de 400 km au nord de Brazzaville. Michel Djotodia – chef de la rébellion Séléka qui a renversé fin mars le président François Bozizé – s’est exprimé après un long entretien avec son homologue congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise en Centrafrique. Il était arrivé à Oyo vendredi pour une visite de 48 heures.

Les chefs d’Etat de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), réunis en avril à N’Djamena sur la crise centrafricaine, avaient demandé la formation d’un gouvernement de transition représentant toutes les tendances de la vie politique du pays. Le Premier ministre centrafricain a entamé lundi les consultations en vue de former un nouveau gouvernement d’union nationale pour normaliser la situation dans son pays, dont la capitale Bangui souffre d’insécurité depuis que la Séléka a chassé François Bozizé, le 24 mars. « Nous avons mis en place un mécanisme pour permettre le cantonnement de nos troupes dans les différentes préfectures et nous avons fait nôtre le devoir de démilitariser Bangui. Nous espérons que cela se fera totalement d’ici deux à trois semaines », a indiqué Michel Djotodia.

Appui de Brazzaville

Selon une source diplomatique, « Michel Djotodia est venu solliciter l’appui du Congo dans la résolution de la situation instable » que vit la Centrafrique. Il a « déjà fait le tour de plusieurs autres capitales de la région », a-t-elle ajouté. Lundi, le président Sassou Nguesso a annoncé le déploiement en urgence de 200 militaires congolais à Bangui pour que son contingent atteigne 350 hommes sur place. Ce contingent fait partie des troupes de la CEEAC qui doivent passer à terme à 2.000 hommes, contre 700 actuellement.

Début mai, Brazzaville a abrité la première réunion du Groupe de contact international sur la Centrafrique, qui a proposé la création d’un fonds pour financer les élections prévues après la période de transition de 18 mois à Bangui.

Jeuneafrique.com avec AFP

Sommet de la CEEAC : l’UA souhaite des élections en Centrafrique dans un délai d’un an

avril 3, 2013

Des rebelles de la Séléka à Berengo, près de Bangui, le 1er avril 2013. Des rebelles de la Séléka à Berengo, près de Bangui, le 1er avril 2013. © AFP/Patrick Fort

La réunion extraordinaire chefs d’État d’Afrique centrale consacrée à la Centrafrique s’est ouverte, mercredi 3 avril, à N’Djamena. Un grand oral pour Nicolas Tiangaye, le Premier ministre du nouvel homme fort de Centrafrique, Michel Djotodia.

C’est sans le nouvel homme fort du pays, Michel Djotodia, mais avec son Premier ministre Nicolas Tiangaye, que la réunion extraordinaire des chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), consacrée à la Centrafrique, s’est ouverte mercredi 3 avril à N’Djamena. Dix jours à peine après la prise de pouvoir à Bangui par les rebelles de la Séléka, la présence d’un leader dont le régime n’est pas reconnu par la communauté internationale et le pays suspendu des instance de l’Union africaine, aurait sans doute fait tâche.

Convoqué par le dirigeant tchadien Idriss Deby Itno, qui préside l’instance régionale, le sommet a débuté par un huis clos. Ses acteurs : les présidents congolais, Denis Sassou Nguesso, béninois, Thomas Yayi Boni (non membre de la Ceeac), gabonais, Ali Bongo Ondimba et équato-guinéen, Téodoro Obiang Nguema, tous arrivés dans la matinée dans la capitale tchadienne.

Invité à se joindre aux discussions, le président sud-africain Jacob Zuma en personne a fait le déplacement avec trois de ses ministres (Relations internationales et Coopération, Défense, Sécurité d’État), signe de l’importance de cette épineuse affaire pour l’Afrique du Sud. Au moins 13 soldats sud-africains ont en effet été tués, le 24 mars, par la rébellion qui faisait alors son entrée dans Bangui, quelques heures avant le renversement du régime de François Bozizé.

Côté centrafricain, l’ancien Premier ministre et opposant Martin Ziguélé, ainsi que le très médiatique porte-parole de la Séléka, Éric Massi, qui n’avait pas été convié aux Accords de Libreville en janvier, sont également présents.

Légitimer le nouveau régime

Au programme des discussions figure la délicate question de « l’habillage constitutionnel » qui devra donner un semblant de légitimité au nouveau régime centrafricain. La communauté internationale, à qui la Centrafrique a demandé une aide d’urgence, devrait presser Michel Djotodia d’exiger des garanties quant à son départ du pouvoir, annoncé pour 2016, voire devrait accélérer la transition censée mener à des élections libres et transparentes.

Un haut responsable de l’Union africaine (UA) a jugé que la Séléka devait organiser des élections dans un délai d’un an. « La transition ne doit pas durer trois ans, on doit faire une courte transition. Et les bonnes transitions sont celles qui ne durent pas », a déclaré à l’AFP le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, Ramtane Lamamra. Selon une source diplomatique, la mise en place d’« un Conseil national de transition dirigé par Michel Djotodia » pourrait redonner « un peu de légalité internationale » au nouveau régime.

Reste à savoir si Djotodia est prêt à faire des concessions. « Il ne faudrait pas qu’on [le] déshabille ou [l’] humilie. Il ne faut pas oublier qu’il y a 3 000 (rebelles de la coalition) Séléka en ville », relève une source proche du gouvernement.

Le sommet intervient alors que le rôle du Tchad dans la chute de François Bozizé semble se confirmer. Le président déchu a lui-même accusé mardi, sur BBC Afrique, N’Djamena de l’avoir lâché. Selon lui, des forces spéciales tchadiennes ont « mené l’opération du dimanche » 24 mars et « attaqué la base des Sud-Africains ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Centrafrique: échec possible des pourparlers de paix

janvier 10, 2013
Centrafrique:  échec possible des pourparlers de paix Centrafrique: échec possible des pourparlers de paix © AFP

Un sérieux échec menaçait jeudi les cruciaux pourparlers de paix centrafricains de Libreville, en l’absence de concessions du pouvoir et des rebelles qui continuent d’exiger le départ du président François Bozizé et sa traduction devant la Cour pénale internationale.

Interrompues sans accord mercredi vers minuit, après 12 heures de discussions, les négociations ont repris jeudi matin, selon un responsable de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), organisatrice de cette tentative de sortie d’une profonde crise politico-militaire dans l’un de ses plus pauvres Etat-membres.

Le président Bozizé, très fragilisé face à la rébellion du Séléka qui a enlevé en quelques semaines la majeure partie du pays, est attendu en début d’après-midi à Libreville pour un sommet des chefs d’Etat de la région, selon la même source.

Ses homologues congolais, Denis Sassou Nguesso, médiateur dans ce conflit, et tchadien Idriss Deby sont arrivés jeudi matin, a constaté l’AFP. Idriss Deby, président en exercice de la CEEAC, avait en 2003 aidé Bozizé à prendre le pouvoir par un coup d’Etat à Bangui.

Les médiateurs espèrent au moins obtenir un cessez-le-feu.

 » Le cessez-le-feu est très important, il pourrait aider à calmer l’anxiété des gens qui ont vraiment peur (. . . ). Que les forces se retirent sur des positions neutres et que les gens puissent revenir chez eux », a déclaré la Représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine, Margaret Vogt.

« C’est un objectif très modeste, ensuite on pourra parler du reste », a-t-elle ajouté.

« Le gouvernement centrafricain ne veut rien entendre des revendications des rebelles, ces négociations vont accoucher d’une souris », estimait mercredi soir, pessimiste, un responsable de la CEEAC.

Le Seleka a clairement répété son leitmotiv : le départ de Bozizé, lequel refuse catégoriquement, estimant qu’il a « perdu une bataille mais pas la guerre ».

« Il n’y a pas d’autre alternative, rien que le départ de Bozizé. L’unique mal des Centrafricains, c’est Bozizé, c’est tout », a déclaré un porte-parole de la rébellion, Florian Ndjadder.

Dans un mémorandum présenté mercredi aux participants en début de séance, la coalition rebelle demandait « la reconnaissance » par François Bozizé « et son régime de leur défaite militaire et leur abdication dans l’intérêt du peuple centrafricain ». Elle recommande même au chef de l’Etat de « se trouver une terre d’asile ».

Le Séléka exige aussi « qu’une procédure soit engagée devant la Cour pénale internationale de la Haye contre François Bozizé ».

La rébellion, étayant sa demande de rapports d’Amnesty International sur les violations des droits en Centrafrique, accuse le président de « faits de crimes de guerre et crimes contre l’humanité », en lui reprochant « arrestations, détentions et séquestrations arbitraires, enlèvements, disparitions, assassinats et exécutions sommaires ».

En ouverture de la rencontre à la Cité de la démocratie, le ministre congolais des Affaires étrangères qui dirige la réunion, Basile Ikouébé, avait appelé rebelles et opposition à « s’en tenir aux règles de l’Union africaine par rapport au changement de régime », allusion à l’exigence de la rébellion que Bozizé parte.

Dans son mémorandum, le Séléka reproche de nouveau au pouvoir le non-respect de divers accords de paix signés entre le gouvernement et les rébellions, notamment l’accord de paix global de Libreville de 2008. Les débats devaient porter principalement sur la renégociation de ces accords de paix.

Les accords de Libreville comprenaient la mise en place d’un programme de Désarmement, démobilisation, réinsertion en faveur des anciens rebelles qui, selon eux, n’a jamais été respecté.

M. Ikouébé a en effet demandé « aux uns et aux autres, surtout à l’opposition et aux groupes armés de respecter les engagements pris par les chefs d’Etats à N’Djamena, d’axer leurs discussions sur les accords de 2008 de Libreville ».

Le 21 décembre, les chefs d’Etats de la CEEAC, réunis dans la capitale tchadienne, avaient demandé à la rébellion de quitter les zones occupées. En l’absence de cessez-le-feu, le Séléka avait cependant continué sa progression en balayant l’armée régulière.

Jeuneafrique.com avec AFP

Centrafrique : débuts des négociations entre Bangui et les rebelles à Libreville

janvier 9, 2013
Le chef de la coalition rebelle Séléka, Michel Djotodia (d), arrive à Libreville le 7 janvier. Le chef de la coalition rebelle Séléka, Michel Djotodia (d), arrive à Libreville le 7 janvier. © AFP

Les pourparlers entre le régime du président François Bozizé, la rébellion du Séléka et l’opposition ont débuté mercredi 9 janvier à Libreville, sous l’égide des pays d’Afrique centrale. Le chef de l’État centrafricain n’est pas présent à la table des négociations.

Après plusieurs jours de retard, les négociations centrafricaines entre le pouvoir du président Bozizé, les rebelles de la coalition du Séléka et les membres de l’opposition ont commencé mardi à Libreville. La délégation rebelle, qui s’est fait attendre plus d’une heure, a finalement rejoint les autres délégations arrivées à la Cité de la démocratie où se tiennent les pourparlers.

Les débats vont principalement porter sur la renégociation des accords de paix signés entre 2007 et 2011 – notamment ceux de 2008 – entre le pouvoir centrafricain et la rébellion du Séléka. Les rebelles ont pris les armes le 10 décembre dernier et conquis une majeure partie du pays, en appelant au respect de ces accords.

« Je demande aux uns et aux autres, surtout à l’opposition et aux groupes armés de respecter les engagements pris par les chefs d’Etats à N’Djamena, d’axer leurs discussions sur les accords de 2008 de Libreville, et de s’en tenir aux règles de l’Union africaine par rapport au changement de régime », a déclaré à l’ouverture de la rencontre le ministre congolais des Affaires étrangères Basile Ikouébé, qui dirige les pourparlers.

Programme DDR

Le 21 décembre, les présidents de la Communauté économiques des États d’Afrique centrale (CEEAC), réunis à N’Djamena, avaient demandé à la rébellion de quitter les zones occupées depuis le 10 décembre. En l’absence de cessez-le-feu, le Séléka avait cependant continué sa progression jusqu’aux portes de Bangui.

Les précédents accords de Libreville comprenaient notamment la mise en place d’un programme de « Désarmement, démobilisation, réinsertion (DDR) » qui selon la rébellion n’a jamais été respecté.

À l’issue d’une progression fulgurante, le Séléka avait demandé à François Bozizé de quitter le pouvoir, ce qu’il refuse de faire.

Jeuneafrique.com avec AFP