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Québec/Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu : deux suspects arrêtés, le confinement est levé

novembre 11, 2022

Les forces de l’ordre évacuent peu à peu les centaines d’étudiants et de membres du personnel qui se trouvent encore dans les locaux du cégep.

Un véhicule de police.

Les forces de l’ordre ont arrêté deux suspects après l’établissement d’un important périmètre autour du cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu. Photo : Radio-Canada/Mathieu Wagner

Les étudiants et membres du personnel ont commencé à quitter les locaux du cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie, où ils étaient confinés depuis vendredi matin, à la suite d’une intervention policière ayant mené à l’arrestation de deux suspects.

Selon la police, un homme âgé de 19 ans et portant une veste pare-balles, au comportement suspect, a ainsi été interpellé peu de temps avant 10 h.

Deux sacs ont été retrouvés à ses côtés. Ceux-ci ont été fouillés par les autorités.

La porte-parole du Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu, Barbara Anne-Dion, a confirmé que la deuxième personne arrêtée était une femme mineure, et qu’elle avait elle aussi été maîtrisée par les policiers aux alentours de 10 h.

Personne n’a été blessé.

Une femme enceinte a été évacuée en ambulance, par mesure de précaution, a fait savoir la police.

Les étudiants et le personnel ont reçu un message d’alerte, peu de temps après 9 h, vendredi matin, leur intimant de se réfugier dans des locaux et d’éteindre les lumières. Plusieurs centaines de personnes se trouvent toujours dans les locaux du cégep, en attendant l’occasion d’être évacués par la police.

Chaque personne et chaque véhicule sera fouillé par les autorités, a-t-on précisé.

Toutes les activités de la journée ont été annulées, a fait savoir plus tôt la directrice générale du cégep, Nathalie Beaudoin.

Avec Radio-Canada

Canada-Québec: Une première rentrée « normale » dans les cégeps

août 22, 2022
Des étudiants devant le pavillon des sciences du Cégep de Sherbrooke.

Le Cégep de Sherbrooke va accueillir à partir de lundi près de 5600 étudiants. Son directeur général, Éric Gagné, assure que l’établissement aura assez d’enseignants pour offrir les cours. Photo : Radio-Canada/Brigitte Marcoux

C’est jour de rentrée ce lundi dans les 48 cégeps du Québec. Et c’est aussi la première rentrée qui se passe sous le signe de la normalité, les mesures sanitaires ayant été levées au cours des derniers mois. Mais la pénurie d’enseignants et de logements pour les étudiants teinte également cette journée remplie de fébrilité.

Le retour à la routine et à la normale réjouit le directeur général du Cégep de Sherbrooke, Éric Gagné. Ça fait du bien de voir du mouvement sur notre campus, ajoute-t-il.

Cet automne, ce sont 5600 étudiants qui vont fréquenter le Cégep de Sherbrooke, indique M. Gagné. Et dans l’éventualité d’une nouvelle vague de la COVID-19 durant la session, un plan de recul, de repli a été prévu, s’il fallait retourner à distance pour poursuivre les enseignements et limiter les effets sur les étudiants.

Mais deux situations préoccupent davantage M. Gagné. S’il assure qu’il y aura un professeur dans chaque classe, la pénurie d’enseignants dans le réseau collégial demeure criante. Il manquait pourtant un enseignant en technique informatique, mais la solution du collège a été de faire appel à un retraité. On règle la pénurie d’enseignants, insiste-t-il toutefois.

On a presque tous nos profs, affirme le directeur général du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, Sylvain Blais. Cependant, l’établissement a pris la décision plus tôt en juillet d’accélérer le partage avec le Cégep de Baie-Comeau pour la nouvelle technique en pharmacie, faute d’avoir réussi à recruter un pharmacien d’institution pour assurer la formation. Dans ce cas, certains cours seront offerts à distance; et du soutien et des appariteurs seront offerts aux étudiants de l’Abitibi-Témiscamingue.

Aussi, la pénurie de logements frappe chacune des régions du Québec, et Sherbrooke n’y échappe pas. Pour les étudiants sans logis, M. Gagné note qu’aucun élève du Cégep de Sherbrooke ne se trouve dans cette situation, mais il précise qu’il y a une liste d’attente pour la résidence étudiante.

Les trois campus du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue (à Rouyn-Noranda, Amos et Val-d’Or) sont dotés de résidences étudiantes qui disposent de 388 oreillers, lance M. Blais, mais la crise qui est vécue dans le sud est la même qui existe en Abitibi-Témiscamingue.

Cette problématique est aussi rencontrée par les étudiants étrangers. M. Blais mentionne que son institution d’enseignement accueille 150 étudiants étrangers, dont 40 nouveaux qui ont leur rentrée cette semaine, et la situation qu’ils vivent au niveau du logement ne diffère pas d’ailleurs.

Selon la Fédération des cégeps, ce sont 175 000 étudiants qui sont inscrits à l’enseignement régulier dans la province, dans l’un des 9 programmes de formation préuniversitaires et des 133 programmes de formation technique. Les cégeps emploient environ 26 000 personnes, dont 17 000 enseignants.

Rentrée sportive

L’allègement des mesures sanitaires fait aussi des heureux dans les équipes sportives. Déjà là, avec la rentrée, de voir des sourires, ça faisait du bien au moral cet automne, commente l’entraîneur-chef des Diablos du Cégep de Trois-Rivières, François Dussault.

Il rappelle que tous les entraînements de l’équipe de football avaient lieu avec un masque. Il affirme ainsi que diriger l’équipe pas de masque, ça fait beaucoup de bien.

Si les joueurs ont un engouement pour la rentrée scolaire, c’est que le retour au sport organisé sans plusieurs des mesures sanitaires est une bénédiction pour eux. Il y avait des règles sanitaires spécifiques par programme durant la pandémie. Chaque établissement avait ses propres mesures, notamment sur l’accueil des spectateurs qui assistaient aux événements.

C’était énormément de logistique, avoue M. Dussault, mais jouer fait beaucoup de bien, note-t-il. Je crois que la pandémie a fait ressortir que le sport est important pour les jeunes, ajoute M. Dussault.

Il concède toutefois que la pandémie a eu des effets sur l’entraînement et la préparation physique des joueurs, mais que le retour aux pratiques typiques va les aider à progresser.

Une pénurie de main-d’œuvre dans le secteur touristique

La rentrée dans les cégeps ne fait pourtant pas que des heureux. Le directeur général de Tourisme Chaudière-Appalaches, Richard Moreau, croit qu’il faudrait différer la rentrée pour combler la pénurie de personnel dans l’industrie touristique.

C’est une idée lancée comme ça, concède-t-il toutefois. M. Moreau n’a pas de chiffres précis sur la main-d’œuvre qui est étudiante dans le réseau collégial, mais il l’évalue à 20 % ou 25 %.

Il insiste sur le fait que le mois d’août est le mois le plus fort de l’été, et que la main-d’œuvre étudiante est précieuse en temps de pénurie.

Il déplore que la rentrée dans les cégeps ne se fasse pas en même temps que dans les universités. Selon lui, les familles visitent moins les régions à partir de cette date, et que les autres travailleurs sont fatigués, car ils doivent prolonger leur période de travail.

Il demande donc un effort collectif. M. Moreau croit qu’il serait possible de jouer sur le mois de janvier, un moment où le commerce de détail connaît une baisse de ses activités.

Il recommande également d’étaler la semaine de relâche durant l’hiver pour favoriser l’industrie touristique, plutôt qu’une semaine où tous les étudiants sont en congé en même temps.

Radio-Canada avec des informations de Brigitte Marcoux

Canada-Québec: Un nombre record d’étudiants au Cégep de Drummondville

août 22, 2022
Des étudiants devant l'entrée du Cégep de Drummondville à la rentrée.

Les cours débutent le 22 août au Cégep de Drummondville, avec un nombre record d’étudiants pour la session d’automne (archives). Photo : Photo Fournie/Cégep de Granby

C’est jour de rentrée ce lundi pour un peu plus de 3000 étudiants au Cégep de Drummondville. Il s’agit d’un record pour l’institution.

Le Cégep de Drummondville attribue ce succès à une meilleure communication avec les potentiels étudiants de la région et à son recrutement à l’international.

Le Cégep a déployé des efforts pour recruter des étudiants à l’étranger en vue de cette nouvelle année scolaire, affirme le directeur général du Cégep de Drummondville, Pierre Leblanc. Une mission a notamment été menée en France.

On commence à voir des résultats et ça va continuer, on va développer beaucoup l’international, a-t-il déclaré en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Le Cégep a aussi mis une attention particulière à bien informer les gens qui proviennent de son bassin naturel d’étudiants. Environ 82 % de nos étudiants viennent de la MRC de Drummondville, a affirmé lundi le directeur général du Cégep de Drummondville, Pierre Leblanc.

Le Cégep de Drummondville accueille précisément 3048 étudiants pour la session d’automne 2022, ce qui représente 25 personnes de plus que l’an dernier. Près de la moitié d’entre eux se trouvent dans le secteur technique, 40 % dans le secteur préuniversitaire et 10,4 % en Tremplin DEC. Ce lundi, environ 1000 personnes font leur entrée au Cégep en première session d’un programme.

Des mesures pour contrer la pénurie de logements

Comme plusieurs autres villes du Québec, Drummondville est frappée par le manque de logements. Au printemps dernier, on voyait les choses venir, on se disait qu’on allait frapper un mur, donc on a fait preuve de créativité, d’originalité, a expliqué Pierre Leblanc au micro de Marie-Claude Julien.

Le Cégep a conclu des ententes avec des propriétaires et fait appel à la population. On a demandé à des familles si elles étaient intéressées à louer des chambres pour les étudiants et ça a aidé énormément, dit-il.

Autre nouveauté cette année, le Cégep a mis sur pied un bazar pour aider les étudiants. Ils peuvent y acheter des meubles, de la vaisselle ou des vêtements usagers en échange de contributions volontaires.

Ça a répondu à un besoin très important, affirme le directeur général du Cégep. Le bazar se termine mercredi

Radio-Canada avec Marilyn Marceau

Canada-Québec: De la guerre aux bancs d’école, des Ukrainiens entament leur francisation

juillet 13, 2022

Des Ukrainiens s’initient au français à Trois-RivièresDes étudiants sont assis à leur pupitre dans une salle de classe.

Le reportage de Raphaël Brouillette Photo : Radio-Canada

L’école de francisation du Cégep de Trois-Rivières a reçu une première vague d’étudiants ukrainiens. Plusieurs exilés de guerre ayant trouvé refuge dans la région ont commencé, lundi, leur cours de français.

Dans la classe de Joanne Leblanc, plus de la moitié des élèves sont Ukrainiens. Ils suivront un cours intensif d’une durée de 11 semaines, où du matin au soir, ils apprendront les bases du français.

C’est tout l’alphabet et les prononciations, explique la formatrice Joanne Leblanc. Ce que plusieurs immigrants ne savent pas c’est qu’il y a le français et le québécois. Lire, écrire et parler sont des choses bien différentes. On leur montre le français écrit et on transforme les ‘’je suis’’ en ‘’j’suis’’. 

Parmi les étudiants ukrainiens, il y a Natalya Harasymchuk. Natalya veut apprendre le français pour s’intégrer, mais aussi par respect pour sa terre d’accueil. C’est pour le moment en anglais qu’elle nous l’exprime. 

C’est une nécessité de maîtriser le français ici, reconnaît-elle. Je pense que c’est une façon de respecter tout le monde. C’est un peu difficile, mais c’est intéressant. 

Elle, son mari et leur fils vivent chez une famille québécoise depuis leur arrivée en sol canadien au début du mois de juin. L’Ukrainienne en profite pour répéter ses nouvelles notions de français avec sa famille d’accueil, dans l’espoir de retourner promptement à son premier amour professionnel. 

J’espère qu’on va apprendre le français rapidement. Je suis une enseignante et j’aimerais travailler dans ce domaine. J’aimerais enseigner aux enfants , explique-t-elle.

L’avantage de la région comme terre d’accueil

Le mari de Natalya mise, lui aussi, sur le cours de francisation pour retrouver son ancienne profession de camionneur. L’apprentissage de la langue est pour eux un défi de taille, mais selon Joanne Leblanc, ils la parleront plus vite en demeurant dans une région comme en Mauricie, où le français est la langue d’usage au travail. 

On sait qu’à Montréal, on peut vivre en anglais. De ce que les étudiants me disent, parler en anglais à Trois-Rivières, c’est plus difficile. Ils doivent apprendre le français , explique-t-elle.

S’il sont jumelés avec des personnes qui parlent beaucoup en français, ça pourrait venir assez naturellement, confirme Sandra Ranaivoarivelo, agente de francisation à l’École de français du Cégep de Trois-Rivières. J’ai des Ukrainiens qui sont déjà assez avancés. 

Les formatrices croient donc que les conditions sont propices à l’intégration de Natalya et sa famille. Il s’agit pour eux d’un passage obligé, car il est encore trop tôt pour envisager un retour à la contrée d’origine. En Ukraine, c’est très dangereux. On veut se développer ici, pour un certain temps. Et la suite, la vie nous le dira. 

Par Radio-Canada avec les informations de Raphaël Brouillette